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mercredi 28 décembre 2011

L'armée cachait depuis 18 mois un accident de transport nucléaire

http://www.rue89.com/2011/12/16/larmee-cachait-depuis-18-mois-un-accident-de-transport-nucleaire-227580

L'accident était vraiment trop gênant, alors l'armée a préféré le dissimuler. Le quotidien La Marseillaise révèle vendredi qu'en juin 2010, un camion de transport nucléaire a eu un accident sur la base aérienne d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Son conducteur, qui roulait en excès de vitesse, a voulu éviter un autre militaire qui faisait son footing. Trois personnes ont été blessées.

Selon les autorités, le camion ne contenait pas d'ogive nucléaire. Mais ce véhicule spécialisé, d'une valeur de 50 millions d'euros, est hors d'usage. La grande muette n'a pas dissimulé les choses à moitié : alors que le chauffeur, un caporal-chef de 28 ans qui sera jugé en janvier, n'était pas habilité à piloter l'engin, ses supérieurs l'ont autorisé après l'accident, avec effet rétroactif...

De même, l'armée n'aurait donné une existence officielle à « l'escadron de transport de matériels spécialisés », impliqué dans cet accident du 9 juin 2010, que le 7 avril 2011, en l'ajoutant à la liste des unités militaires dont les missions exigent, pour des raisons de sécurité, le respect de l'anonymat des personnels.

Le Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense, Bernard Dupraz, cité par la Marseillaise, a reconnu que l'affaire décelait « des choses inacceptables ».
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C'est à rapprocher des essais militaires au large de Toulon par grande tempête alors que des vagues déferlentes dévastaient la plage de Cannes

mardi 6 décembre 2011

Les négociations avec l'Iran échappent à une fin prématurée


Les négociations entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de Téhéran se heurtent à l'intransigeance des deux parties mais reprennent ce samedi après avoir échappé à une fin prématurée.

Catherine Ashton, haute représentante de la diplomatie européenne, a convaincu la délégation iranienne de ne pas quitter Istanbul, a dit un diplomate occidental.

Le groupe des Six - Allemagne, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine, Etats-Unis - ne s'attendent pas pour autant à des avancées majeures, l'Iran se refusant à envisager de suspendre l'enrichissement d'uranium. Les puissances occidentales soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce dont Téhéran se défend, affirmant vouloir utiliser l'énergie atomique pour produire de l'électricité.

Les deux jours de discussions d'Istanbul constituent le prolongement d'entretiens qui se sont déroulés le mois dernier à Genève, les premiers à se tenir en plus d'un an. "Nous étions préparés à la possibilité d'un potentiel effondrement" des pourparlers, a dit un diplomate occidental, saluant la ligne dure adoptée par Ashton et l'unité des Six. "Elle semble avoir réussi à réduire le fossé et les Iraniens semblent négocier positivement avec elle", a dit un autre diplomate.

Le Conseil national de sécurité iranien a publié un communiqué repris par la télévision iranienne dans lequel il fait état d'une "atmosphère positive" lors de la première journée de discussions, vendredi.

ÉCHANGE

L'un des collaborateurs à Istanbul du négociateur iranien Saeed Jalili a fixé lors de la réunion les limites que Téhéran n'entend pas laisser franchir. "Nous n'admettrons aucune discussion à la réunion d'Istanbul sur le gel ou la suspension des activités iraniennes d'enrichissement (de l'uranium)", a dit Abolfazl Zohrevand. "Jusqu'ici cette question n'a pas été abordée, n'a pas été soulevée ou mentionnée par l'autre partie", a-t-il ajouté. "Il ne peut être question de discuter des droits nucléaires de l'Iran."

Durant leur entretien d'une heure et demie, Ashton et Jalili sont restés sur leurs positions. La diplomate britannique avait pour objectif de le convaincre d'accepter une série de réunions bilatérales, en particulier avec les Etats-Unis avec lesquels l'Iran n'entretient pas de relations depuis trente ans. Washington se dit prêt à débattre avec Téhéran. "Nous avons fortement mis en avant le fait que nous voudrions entamer ce processus", a dit Ahston. "Nous n'avons pas encore réussi à entrer dans les détails."

Ashton a ébauché une possible nouvelle offre d'échange de combustible nucléaire mais ne l'a pas encore formulée, l'Iran posant comme condition la suspension des sanctions économiques.

Cette offre consisterait à transférer à l'étranger du combustible faiblement enrichi en échange de combustible nucléaire enrichi à 20% pour alimenter un réacteur de recherches médicales à Téhéran.

Le but serait de faire sortir d'Iran assez d'uranium faiblement enrichi pour éviter que Téhéran en accumule des quantités suffisantes pour se doter de l'arme atomique.

L'Iran en avait accepté le principe en octobre 2009, avant de faire marche arrière quelques semaines plus tard. Depuis lors, les stocks iraniens d'uranium faiblement enrichi ont doublé et Téhéran a commencé à purifier de l'uranium à 20%.

On estime que les 1.200 kg évoqués en 2009 correspondent en gros à la quantité de combustible nécessaire à la fabrication d'une bombe, à condition qu'il soit enrichi à plus de 90%.

Les grandes puissances estiment dès lors que tout futur échange devra porter sur des quantités supérieures à ces 1.200 kg.

L'Iran s'en tient à la proposition initiale. Avec Simon Cameron-Moore; Nicole Dupont et Clément Guillou pour le service français

source : http://fr.news.yahoo.com/4/20110122/twl-iran-nucleaire-negociations-bd5ae06.html

publié sur romandie blog le 22/01/2011 13:31

dimanche 4 décembre 2011

Nucléaire : Hillary Clinton "s'inquiète" de la résistance de Pyongyang

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a dénoncé jeudi en Thaïlande le refus de la Corée du Nord de se dénucléariser, alors que Pyongyang excluait tout retour aux pourparlers tant que Washington ne mettra pas fin à sa politique "hostile".


Photographe : Pornchai Kittiwongsakul AFP :: La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une conférence de presse dans un hôtel de Phuket (Thaïlande), le 23 juillet 2009.
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photo : Pornchai Kittiwongsakul , AFP
"La délégation nord-coréenne n'a offert qu'un refus insistant de reconnaître que la Corée du Nord était engagée sur le mauvais chemin", a estimé Mme Clinton en marge d'un Forum sur la sécurité (ARF) de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean). "Ils n'ont manifesté aucune volonté de poursuivre sur la voie de la dénucléarisation et c'est inquiétant".

L'ARF regroupe les dix pays de l'Asean (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge) et 17 pays ou bloc dont les Etats-Unis, la Chine et l'Union européenne. Leurs chefs de la diplomatie étaient réunis sur l'île de Phuket, dans le sud de la Thaïlande.

Pour tenter de convaincre la Corée du Nord, la responsable américaine a avancé la perspective d'"une aide énergétique et économique significative".

Mais Pyongyang a jugé son offre "absurde" et laissé peu d'espoir d'un retour aux pourparlers à Six (les deux Corées, Chine, Japon, Russie, Etats-Unis) sur sa dénucléarisation. Un responsable présent à Phuket, Ri Hung-Sik, a affirmé que le dialogue ne reprendrait pas tant que Washington n'abandonnerait pas "sa politique hostile".

Depuis Pyongyang, le régime s'en est même directement pris à la secrétaire d'Etat, une femme "inintelligente" et "vulgaire", qui "tantôt ressemble à une écolière, tantôt à une retraitée allant faire des courses".

Les Etats-Unis ont retourné le compliment. "Ce qui est vulgaire, c'est que le gouvernement nord-coréen choisisse de récolter des missiles plutôt que de quoi nourrir sa population", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

"Et ce qui est inintelligent, c'est la voie que la Corée du Nord a apparemment choisie: c'est une voie sans issue qui condamne les Nord-Coréens à un avenir funeste".

Pyongyang a quitté la table des pourparlers après avoir été condamné par l'ONU pour un tir de fusée en avril. Depuis, le régime communiste a procédé à un deuxième essai nucléaire et des tirs de missiles, déclenchant une nouvelle résolution de l'ONU que Mme Clinton à demandé à l'ARF de fermement appliquer.

Adoptée le 12 juin, la résolution 1874 prévoit un système renforcé d'inspection des cargaisons aériennes, maritimes et terrestres à destination ou en provenance de Corée du Nord et un élargissement de l'embargo sur les armes.

La secrétaire d'Etat s'est félicitée d'avoir été entendue par de "nombreux" pays, y compris la Birmanie, sur cet appel à un respect des sanctions.

Plus tôt dans la semaine, Mme Clinton avait fait part de ses inquiétudes sur une possible coopération nucléaire entre Pyongyang et la junte au pouvoir en Birmanie.

Le chapitre birman était également à l'agenda des ministres de l'ARF.

Mercredi, les Etats-Unis ont redemandé à la junte birmane de libérer l'opposante Aung San Suu Kyi incarcérée depuis mi-mai pour violation de son assignation à résidence.

Avant de repartir, Mme Clinton a encore convenu de réunions annuelles entre son pays et quatre riverains du Mékong -- Thaïlande, Vietnam, Laos et Cambodge -- en vue d'une coopération en matière de ressources hydrauliques.

Le Mékong est considéré comme l'un des fleuves à la biodiversité la plus vaste du monde. Mais des organisations écologistes craignent qu'une cascade de projets de barrages ne mettent cette richesse en péril.

Le grand-frère nord-coréen guide la Birmanie sur la voie du nucléaire

Le juillet 2009 : 6H57 http://www.liberation.fr/monde/0101577801-le-grand-frere-nord-coreen-guide-la-birmanie-sur-la-voie-du-nucleaire

PHILIPPE GRANGEREAU

Pyongyang fournirait clandestinement à la dictature militaire son savoir-faire en infrastructures et en technologies en échange de matières premières.

La Birmanie s’est trouvée un modèle : la Corée du Nord. La coopération entre ces deux dictatures extrêmes et isolées, en butte aux sanctions internationales, n’a cessé de s’approfondir ces dernières années. La junte birmane fournit à Pyongyang des matières premières dont elle regorge, en échange d’armement, d’infrastructures militaires souterraines, de missiles et peut-être même de savoir-faire nucléaire.

En novembre, le numéro 3 birman, le général Thura Shwe Mann, a effectué une visite secrète en Corée. A l’issue d’une tournée dans une usine de missiles Scud D et E, et d’une promenade à travers un complexe souterrain dissimulant avions, tanks, missiles, armes chimiques et nucléaires, il a signé un mémorandum de coopération militaire. «Les dirigeants militaires birmans sont très inspirés par la manière dont la Corée du Nord tient en respect les Etats-Unis, en partie grâce à son programme nucléaire», explique Bertil Lintner, auteur d’un livre sur la Corée du Nord et ses voisins (1).

Le programme nucléaire birman remonte à 1956. Il a été suspendu en 1962, puis relancé en 2000 avec la signature d’un accord avec la Russie pour la construction d’un réacteur d’uranium à eau légère de 10 mégawatts. Un expert de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) reconnaît qu’un tel réacteur «peut donner du plutonium militaire», mais assure qu’il est «très difficile de l’extraire». «Nous avons inspecté pour la dernière fois la Birmanie en 2001, afin d’examiner son degré de préparation pour la construction d’un réacteur», explique pour sa part Greg Webb, un porte-parole de l’AIEA joint à Vienne, siège de l’agence.

Clandestin. Rangoun dispose d’un savoir-faire nucléaire indubitable. Depuis 2001, plusieurs centaines de techniciens birmans ont été formés dans des centrales russes. «Il semble cependant, malgré un second accord de principe avec la Russie en 2007, que le projet de réacteur en soit resté là, pour des raisons économiques», dit Webb. En clair : Rangoun n’avait pas assez d’argent… La junte a pourtant de quoi dépenser (lire ci-contre). Si tout paraît gelé, accuse l’opposition birmane en exil, c’est qu’un programme clandestin a été lancé à l’insu de l’AIEA. «Les projets nucléaires clandestins de la junte birmane sont près d’être achevés, grâce au concours de centaines de techniciens nord-coréens», affirme le site Democracyforburma. Une zone proche de la ville de Maymyo aurait été choisie pour loger ce réacteur secret, qui serait «presque fini». Les opposants en veulent pour preuve les expulsions forcées de milliers d’habitants de la région. Un barrage destiné à fournir de l’eau pour les circuits de refroidissement serait «à moitié achevé». L’uranium nécessaire serait extrait d’une mine située à Lashio, dans le nord du pays.

«Il est très difficile d’obtenir des informations fiables sur la Birmanie, et beaucoup de rumeurs circulent, quand il ne s’agit pas de désinformation pure et simple», commente Andrew Selth, universitaire australien expert de l’armée birmane. Selth reconnaît toutefois que «de tous les pays d’Asie du Sud-Est, la Birmanie est celui qui a le plus de raison stratégique de lancer un programme nucléaire militaire».

Les Etats-Unis, eux, soupçonnent une coopération illicite. La marine américaine a pris en chasse, la semaine dernière, un vieux cargo nord-coréen rouillé, le Kam Nam 1, suspecté de transporter des «armes de destruction massive» à destination de la Birmanie. Le Kam Nam 1 a finalement fait demi-tour mardi, pour des raisons inconnues. Outre des faux dollars et des cigarettes de contrebande, la Corée du Nord a par le passé exporté des missiles en Iran et au Pakistan, et sa technologie nucléaire en Syrie. En septembre 2007, l’aviation israélienne avait bombardé en Syrie un site soupçonné par l’AIEA d’héberger un réacteur construit par la Corée du Nord.

En attendant la bombe, la Birmanie se contente d’un savoir-faire nord-coréen plus conventionnel. Plusieurs sites d’informations dissidents ont publié, le mois dernier, des photos d’un réseau de tunnels stratégiques que la Corée du Nord a commencé à bâtir en 2003 dans le plus grand secret sous la nouvelle capitale birmane, Naypyidaw, construite loin de tout centre urbain. Ce réseau de 600 à 800 galeries souterraines, qui comprend des salles de réunion ainsi que des couloirs où des véhicules peuvent circuler, est destiné à protéger la junte d’attaques aériennes et de soulèvements populaires prodémocratiques tel que celui qui, en 1988, faillit renverser le pouvoir militaire à Rangoun.

«Seuls contre tous». Experte en souterrains, la Corée du Nord a percé chez elle, depuis les années 50, une constellation de tunnels et d’entrepôts enfouis. Le défunt Grand Leader Kim Il-sung s’était bâti de véritables Versailles souterrains. Il a même fait forer un «Palais des cadeaux»: des centaines de pièces reliées par des dizaines de kilomètres de galeries creusées dans la roche, où de rares touristes peuvent contempler des milliers de présents offerts à la dynastie nord-coréenne par Staline, Ceaucescu, Mao…

L’axe stratégique entre la Birmanie et la Corée du Nord est assez improbable. En 1983, Kim Jong-il, l’actuel leader nord-coréen, avait ordonné un attentat à la bombe contre le président sud-coréen alors en visite dans la capitale birmane. La bombe explosa devant le monument aux morts de Rangoun. Elle rata de peu le président Chun Doo-hwan, mais tua quatre ministres de son cabinet et dix-sept autres personnes. Les relations diplomatiques entre Rangoun et Pyongyang furent immédiatement rompues.

Les pourparlers reprirent néanmoins dans les années 90. «Les Nord-Coréens et les Birmans réalisèrent alors qu’ils avaient beaucoup de choses en commun, par exemple leur attitude à l’égard du monde extérieur. Tous les deux doivent survivre économiquement et politiquement, seul contre tous, expliquait récemment Bertil Lintner sur les ondes de Radio Free Asia. Alors, les relations se sont petit à petit améliorées, et les premières cargaisons d’armes nord-coréennes ont commencé à arriver en Birmanie, vers la fin des années 90.»

(1) Frères de sang: le monde criminel en Asie, le grand leader et le cher leader. Non publié en France.

Le nucléaire nord-coréen domine les échanges Corée du Sud-ASEAN

Les dirigeants du Sud-Est asiatique ont commencé à arriver dimanche dans l'île sud-coréenne de Jeju, à la veille de l'ouverture d'un sommet Corée du Sud-ASEAN cannibalisé par la menace nucléaire de la Corée du Nord voisine. Signe de la nervosité de Séoul, un missile sol-air pointant vers le nord a été installé devant le palais des congrès. Lire la suite l'article

Avec son deuxième essai nucléaire et ses tirs expérimentaux de missiles à courte portée, Pyongyang a bousculé le programme essentiellement économique de ce sommet de deux jours, prévu depuis des mois pour marquer le 20e anniversaire des relations entre l'ASEAN (Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) et la Corée du Sud.

La réunion a beau être organisée dans la ville sud-coréenne la plus éloignée de la Corée du Nord, à Seogwipo, sur la côte sud de l'île de Jeju, elle-même située à la pointe sud du pays, le dispositif de sécurité est impressionnant.

Environ 5.000 policiers, dont quelque 200 commandos, ont été déployés autour du palais des congrès à l'architecture de verre et d'acier, tandis que la marine, les forces spéciales et des patrouilles aériennes surveillent la zone. Des laboratoires ambulants d'analyse chimique sont également sur place, ont précisé les autorités.

Les premières déclarations du Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva et du président sud-coréen Lee Myung-bak à l'issue d'un entretien dimanche ont été pour dénoncer les agissements de la Corée du Nord. L'essai nucléaire souterrain du 25 mai nuit "à la paix et la stabilité, non seulement de l'Asie de l'Est mais aussi du monde entier", ont-ils déclaré, cités par le porte-parole présidentiel sud-coréen Lee Dong-kwan.

Les deux hommes sont d'accord pour exercer une pression diplomatique qui amène Pyongyang à respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et à "retourner promptement aux négociations à six" (avec la Corée du Sud, le Japon, les Etats-Unis, la Chine et la Russie) sur son désarmement nucléaire.

La Corée du Nord a quitté les pourparlers le mois dernier après avoir exigé en vain des excuses du Conseil de sécurité pour avoir condamné son tir de fusée du 5 avril. Ce lancement, présenté par le régime communiste comme une opération du programme spatial civil, est soupçonné d'être en réalité un tir expérimental de missile à longue portée.

Pyongyang avait entamé sa dénucléarisation en échange d'une importante aide énergétique à la suite des accords de Pékin en 2007, mais le processus s'était rapidement enrayé. Après l'affaire de la fusée le mois dernier, le régime a menacé de relancer son principal réacteur nucléaire et de réaliser de nouveaux essais de missiles.

Même la Chine, principale alliée de Pyongyang, et la Russie ont condamné l'essai nucléaire et les tests de missiles de la semaine dernière, unissant leurs voix à celles des autres membres du Conseil de sécurité. Ce dernier travaille désormais à un projet de résolution durcissant les sanctions déjà adoptées contre le régime nord-coréen après le premier essai en octobre 2006.

De l'autre côté de la frontière nord-coréenne, Séoul s'inquiète d'autant plus des activités de son voisin que ce dernier a déclaré caduc l'armistice de 1953, et que des responsables sud-coréens ont affirmé samedi avoir repéré sur les images de satellites espions des signes suggérant la préparation d'un tir de missile à longue portée.

Pyongyang s'en est déjà pris à des cibles sud-coréennes par le passé. On lui impute une tentative d'assassinat contre le président Chun Doo-hwan en Birmanie en 1983 et un attentat à la bombe contre un avion de la Korean Air qui avait tué les 115 personnes à bord en 1987. Le régime nord-coréen a cependant largement renoncé à ce genre de pratiques depuis une vingtaine d'années. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090531/twl-asean-coree-nord-nucleaire-2f4e741.html

publié sur romandie blog le 1/06/2009 00:46

Le Pakistan se dit proche de gagner dans la vallée de Swat

Le gouvernement pakistanais estime que l'offensive contre les taliban dans la vallée de Swat devrait être conclue d'ici deux à trois jours et pourrait ensuite viser le Waziristan, où des combats ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche.

L'armée a lancé il y a un mois sa plus importante opération contre les activistes islamistes, dont l'influence croissante dans le nord-ouest du pays a alimenté des craintes quant à la stabilité de cette puissance nucléaire et alliée des Etats-Unis.

L'offensive s'est pour l'heure concentrée sur la vallée de Swat, distante d'une centaine de kilomètres à peine de la capitale Islamabad, où les taliban avaient effectué une percée.

Au lendemain de la reprise de Mingora, principale ville de cette vallée, des combats ont eu lieu au Sud-Waziristan, région frontalière de l'Afghanistan et bastion des taliban et d'Al Qaïda.

Les Etats-Unis et le gouvernement de Kaboul exhortent depuis longtemps les autorités pakistanaises à nettoyer cette zone d'où l'insurrection prépare et conduit ses attaques en Afghanistan.

Des militants ont attaqué samedi soir un camp paramilitaire à Jandola, à environ 80 km de Wana, plus grande ville du Sud-Waziristan, ont rapporté des responsables de la sécurité.

"Les militants sont venus en nombre, ont attaqué le camp et les affrontements ont duré huit heures. Au moins 40 insurgés ont été tués et quatre soldats ont péri", a dit un responsable du renseignement sous le sceau de l'anonymat.

Un porte-parole de l'armée a confirmé que les rebelles avaient été repoussés au terme d'une intense fusillade et a parlé d'une quinzaine de militants et de trois soldats tués.

"AU BORD DE LA REDDITION"

Le Pakistan connaît depuis mi-2007 un regain de violences islamistes qui visent le plus souvent les forces de sécurité ou des cibles occidentales et gouvernementales.

Depuis le début de l'offensive dans la vallée de Swat, fin avril, au moins huit attentats à la bombe ont été commis dans diverses villes du pays et les taliban ont menacé de nouvelles actions.

L'opération militaire à Swat a poussé quelque 2,4 millions de civils à fuir les combats, selon les autorités qui doivent gérer une crise humanitaire d'ampleur.

Le sort des déplacés et la multiplication des attentats pourrait aliéner la population mais le gouvernement semble déterminé, selon les analystes, à gagner la bataille de Swat.

L'armée a fait état d'une progression majeure samedi en annonçant la reprise de Mingora, et un haut responsable gouvernemental a estimé dimanche que deux à trois jours seraient encore nécessaires pour regagner le contrôle de la vallée.

"Il ne reste plus que 5% à 10% de la mission à effectuer, et nous espérons que d'ici deux à trois jours les poches de résistance seront nettoyées", a dit Syed Athar Ali, secrétaire à la Défense. "Ils sont au bord de la reddition."

Le général Athar Abbas, porte-parole de l'armée, s'est montré plus prudent, estimant qu'il était difficile de donner un délai compte tenu de la taille de la région.

Selon le secrétaire à la Défense, le gouvernement est prêt à pourchasser les taliban s'ils venaient à se réfugier dans d'autres zones.

"Si les terroristes et les militants vont vers d'autres sanctuaires et refuges, bien sûr la menace sera prise en considération, a-t-il déclaré. Toute opération sera sujette aux décisions politiques."

En marge d'une réunion sur la sécurité régionale à Singapour, il a en outre assuré que l'arsenal nucléaire de son pays était en sécurité et, avec l'aide des alliés occidentaux, ne risquait pas de tomber entre "de mauvaises mains".

Les Occidentaux ont plusieurs fois exprimé leurs craintes de voir les activistes islamistes s'emparer des ressources nucléaires du Pakistan.

La sécurité de cette technologie est un sujet sensible depuis qu'Abdul Qadeer Khan, le "père" de la bombe pakistanaise, a reconnu avoir cédé des informations à la Corée du Nord, à l'Iran et la Libye en 2004.

Avec Saeed Azhar, version française Grégory Blachier

http://fr.news.yahoo.com/4/20090531/twl-pakistan-swat-41953f5.html

publié sur facebook le 1/06/2009 00:41

dimanche 27 novembre 2011

Accident du Nerpa, sous-marin nucléaire russe : l'enquête met en cause un membre d'équipage du sous-marin

Accident du Nerpa: l'enquête met en cause un membre d'équipage du sous-marin

Un membre d'équipage a été mis en cause jeudi dans l'accident du sous-marin nucléaire russe Nerpa qui a provoqué la mort de 20 personnes, une conclusion jugée trop rapide par ses camarades et plusieurs experts, inquiets qu'il ne devienne un bouc-émissaire

Sur fond de retour de guerre des étoiles, ce dernier incident dans un sous-marin nucléaire russe vient réveiller les vieux démons que l'on croyait à jamais endormis.

"L'enquête a établi qu'un membre d'équipage, un matelot, a fait fonctionner le système anti-incendie à bord du sous-marin, sans autorisation et sans aucune raison", a déclaré un porte-parole du comité d'enquête, Vladimir Markine, cité par l'agence Ria-Novosti.

"Ce matelot a déjà avoué sa faute", a-t-il ajouté. L'inculpé, dont ni le nom ni l'âge n'ont été révélés, encourt jusqu'à sept ans de prison pour "violation des règles de navigation ayant entraîné la mort par imprudence" de plusieurs personnes. Les victimes, trois officiers et 17 civils, ont été asphyxiées en inhalant du fréon émis par le déclenchement intempestif du système anti-incendie. Selon les autorités, aucun incendie ne s'était déclaré à bord. Le sous-marin, tout juste achevé, effectuait des tests en mer du Japon et comptait de nombreux ingénieurs et techniciens à bord.

"L'enquête se poursuit", a indiqué M. Markine.Le ministère de la Défense a appelé pour sa part à ne pas tirer de conclusions prématurées. "Il faut d'abord attendre le résultat de l'enquête", a déclaré le chef de l'état-major russe, le général Nikolaï Makarov, cité par Ria Novosti.

Plusieurs experts et collègues du sous-marinier mettent d'ores et déjà en doute la version officielle.

"Nous ne croyons pas qu'il ait pu intentionnellement ou accidentellement déclencher le système anti-incendie. Je sers depuis longtemps avec lui, depuis 2003. Ce n'est pas un débutant. C'est un spécialiste compétent", a déclaré un officier du Nerpa à l'agence Interfax.

"Nous ne croyons pas qu'il soit coupable et craignons qu'il puisse faire des aveux sous la pression", a-t-il ajouté, sous couvert de l'anonymat. "Ils l'ont emmené hier soir pour un interrogatoire, et depuis il n'est pas revenu", a-t-il dit.

"Ce sera absolument injuste si un matelot est désigné comme le seul coupable de l'accident", estime l'expert militaire indépendant Alexandre Golts. Pour lui, "ses supérieurs devaient prévenir toute action fautive".

"En Russie, on a toujours tendance à chercher un bouc émissaire", renchérit un autre expert, Pavel Felgenhauer. Or "c'est un manque vital de cadres qualifiés en Russie depuis l'éclatement de l'URSS qui est à l'origine de la plupart des catastrophes", estime-t-il.

Parmi les victimes du Nerpa figure un spécialiste du chantier naval où le submersible avait été construit.

L'homme était âgé de 73 ans, un fait qui illustre parfaitement le problème de la formation des cadres, selon M. Felgenhauer. "Même le Kremlin dénonce les défaillances dans ce système", ajoute l'expert.

Un membre de la Chambre Civile de Russie, organe consultatif auprès de la présidence, l'avocat Anatoli Koutcherena, s'est dit pour sa part "inquiet de la rapidité avec laquelle le comité d'enquête a déterminé le coupable".

"Le coupable de la tragédie a déjà été annoncé. Mais que faire avec les fonctionnaires qui auraient dû assurer l'application de toutes les règles dans l'exploitation du submersible ?", s'interroge M. Koutcherena, cité par l'agence Interfax.

L'un des concepteurs du Nerpa, Mikhaïl Kheïfits, a pour sa part dénoncé un manque de financement de la part de l'Etat lors de la construction du sous-marin, dans une interview jeudi au quotidien Novaïa Gazeta. "La liste des spécialistes qui s'occupaient de l'équipement (du Nerpa) a changé à plusieurs reprises", dit-il. Le quotidien populaire russe Tvoï Den expliquait jeudi le grand nombre de morts par le fait que plusieurs masques respiratoires à bord du Nerpa étaient "défectueux". "Certaines victimes trouvées à bord du submersible portaient des masques respiratoires, mais ces appareils ne fonctionnaient pas", a assuré au quotidien le survivant Dmitri Oussatchev.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081113/twl-accident-du-nerpa-l-enquete-met-en-c-d9fddae.html

publié sur romandie blog le Accident du Nerpa, sous-marin nucléaire russe : l'enquête met en cause un membre d'équipage du sous-marin

vendredi 18 novembre 2011

L'extermination nucléaire rendue respectable par le New York Times

Le 18 juillet 2008, le New York Times a publié un article de l'historien juif israélien, le Professeur Benny Morris, recommandant une attaque israélienne nucléaire génocidaire contre l'Iran avec la possibilité de tuer 70 millions d'Iraniens – 12 fois le nombre de victimes juives de l'Holocauste nazi. « Les dirigeants de l'Iran feraient bien de repenser leur jeu et de suspendre leur programme nucléaire. S'ils ne le font pas, le mieux qu'ils puissent espérer c'est que l'attaque d'Israël contre leurs installations nucléaires avec des armes conventionnelles détruira celles-ci. Cela voudrait dire sûrement des milliers de victimes iraniennes et une humiliation internationale. Mais l'alternative c'est un Iran transformé en désert nucléaire. » Morris fait régulièrement des conférences, il est aussi consultant auprès des institutions politiques et militaires israéliennes et à de ce fait un accès unique auprès des planificateurs militaires stratégiques israéliens. La recommandation de Morris et son soutien public à une expulsion massive et brutale de tous les Palestiniens est de notoriété publique. Malgré ses prises de position génocidaires, cela ne l'a pas empêché de recevoir de nombreuses récompenses universitaires. Ses écrits et points de vue sont publiés en Israël dans les journaux et magazines les plus importants. Les positions de Morris ne sont pas de vaines rodomontades d'un psychopathe marginal, comme en témoigne son article d'opinion récemment publié dans le New York Times. Que nous révèle la publication par le New York Times d'un article qui appelle à l'incinération nucléaire de 70 millions d'Iraniens et à la contamination d'environ un billion de personnes du Moyen Orient à l'Asie et l'Europe, sur la politique et culture US ? Car c'est le NYT qui informe les « classes éduquées » des US, publie des suppléments du dimanche, des pages littéraires et éditoriales et qui sert de « conscience morale » pour d'importants secteurs de l'élite culturelle, économique et politique. Le NYT offre une certaine respectabilité au meurtre de masse, exprimé par les points de vue de Morris et dont ils ne pourraient pas bénéficier si, disons, ils étaient publiés dans des hebdomadaires ou mensuels néo cons. Le fait que le NYT considère la perspective d'une extermination israélienne de millions d'Iraniens comme faisant partie du débat politique au Moyen Orient révèle à quel point le Zionisme-Fascisme a infecté les « hauts « cercles culturels et journalistiques des Etats Unis. Il est vrai que c'est le développement logique de l'acceptation publique par le NYT du blocus économique par Israël pour affamer 1.4 millions de Palestiniens à Gaza ; la dissimulation par le Times de l'influence de l'organisation Israélo sioniste AIPAC sur l'attaque lancée par les US contre l'Irak conduisant au meurtre de plus d'un million d'Irakiens. Le Times donne le ton pour toute la scène culturelle de New York, qui privilégie les intérêts israéliens, au point de les assimiler au discours politique US non seulement dans leurs violations routinières des lois internationales, mais leurs menaces, en fait promesses de dévaster d'immenses zones de la terre dans leur poursuite de suprématie régionale. La volonté du NYT de publier un article recommandant un génocide ethnocide, nous montre la force des liens entre un journal pro israélien « institutionnel libéral » et la droite totalitaire israélienne. C'est comme si en publiant cela le NYT considérait que les points de vue des nazis non juifs étaient inacceptables, mais que les points de vue et politiques judéo fascistes nécessitaient un examen attentif et une possible mise en application. L'article de Morris « d'extermination nucléaire » dans le New York Times n'a provoqué aucune opposition des 52 présidents des plus importantes Organisations Juives Américaines (PMAJO) car, dans leur bulletin quotidien, Daily Report, elles ont fréquemment publié des articles par des israéliens et des sionistes américains, préconisant une attaque nucléaire israélienne et ou US contre l'Iran. En d'autres termes, les points de vue totalitaires de Morris font partie de la Matrix culturelle profondément enracinée dans les réseaux organisationnels sionistes et leurs « influence » étendue dans les cercles culturels et politiques US. Ce que le Times a fait en publiant l'article démentiel de Morris a sorti le discours génocidaire des cercles d'influence limités sionistes, et l'a placé dans le champ traditionnel de lecture de millions de lecteurs américains. Mis à part une poignée d'écrivains (non juifs et juifs) qui publient sur des sites marginaux, il n'y a aucune condamnation politique ou morale émanant de tout le monde littéraire, politique et journalistique, à cet affront à notre humanité. Aucune tentative n'a été faite de lier les politiques totalitaires génocidaires de Morris aux menaces publiques officielles d'Israël et aux préparations pour une guerre nucléaire. Il n'y a aucune campagne anti nucléaire menée par nos intellectuels ayant le plus d'influence sur l'opinion publique pour dénoncer l'état (Israël) et ses intellectuels connus qui préparent une guerre nucléaire qui peut potentiellement exterminer plus de dix fois le nombre de juifs massacrés par les Nazis. Une incinération nucléaire de la nation iranienne est l'équivalent israélien des chambres à gaz d et fours crématoires d'Hitler, écrit en grosses lettres. L'extermination est la dernière étape du Sionisme : sur la base de la doctrine dominer le Moyen Orient ou ruiner l'air et la terre de la planète. C'est le message clair de Benny Morris (et de ses sponsors officiels israéliens) qui, comme Hitler, lance des ultimatums aux Iraniens, « rendez vous ou vous serez détruits » et qui menace les US, joignez vous dans le bombardement de l'Iran ou sinon vous devrez affronter une catastrophe écologique et économique mondiale. Que Morris soit complètement, carrément et cliniquement fou ne fait aucun doute. Le New York Times, en publiant ses divagations génocidaires fournit de nouveaux signes prouvant comment la puissance et la richesse ont contribué à la degenerescence de la vie intellectuelle et culturelle juive aux Etats Unis. Pour comprendre les dimensions de cette décadence nous avons seulement besoin de comparer le brillant écrivain juif allemand tragi romantique, Walter Benjamin, fuyant désespèremment l'avancée de la terreur totalitaire nazie, à la recommandation criminelle de l'écrivain juif israélien, Benny Morris, d'une terreur nucléaire sioniste, publié dans le New York Times. La question de la puissance sioniste en Amérique n'est pas seulement une question d'influence du « lobbying », sur les décisions du Congrès et de la Maison Blanche concernant l'aide étrangère fournie à Israël. Ce qui est en jeu actuellement, ce sont les questions liées, celle de la recommandation d'une guerre nucléaire par laquelle 70 millions d'Iraniens sont menacés d'extermination et la complicité des médias de masse US qui fournissent une plateforme, voire une certaine respectabilité politique pour un meurtre de masse et une contamination mondiale. Contrairement au passé nazi, nous ne pouvons pas affirmer, comme l'ont fait les bons allemands « que nous ne savions pas « ou « qu'on ne nous a pas prévenu », parce que cela a été écrit par un universitaire israélien notoirement connu et cela a été publié dans le New York Times. Article original en anglais, The New York Times: Making Nuclear Extermination Respectable, 30 juillet 2008 Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org. James Petras est l'auteur du livre « Zionism, Militarism And the Decline of U.S Power (Clarity Press Atlanta ) " publié en Août 2008. Articles de James Petras publiés par Mondialisation.ca

jeudi 17 novembre 2011

L'Iran tire des missiles en pleine crise sur le nucléaire

Par Farhad POULADI AFP - 9/07/2008 21:20

TEHERAN (AFP) - Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique de Téhéran, ont tiré mercredi un missile capable d'atteindre Israël, provoquant l'inquiétude internationale au moment où Américains et Israéliens n'écartent pas l'option militaire dans la crise du nucléaire iranien.

Selon la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam, neuf missiles ont été lancés dans le cadre de manoeuvres, notamment un "Shahab 3 équipé d'une charge conventionnelle, d'un poids d'une tonne et d'une portée de 2.000 km", soit deux fois la distance séparant la frontière ouest de l'Iran d'Israël.

La chaîne iranienne en anglais Press-TV a diffusé des images du lancement du Shahab 3 dans une zone désertique non identifiée d'Iran.

Selon l'agence Fars, le missile, dont les premiers tests remontent à 2006, emportait une "tête à fragmentation" permettant d'effectuer "une sorte de bombardement (...) des bases militaires, des lieux de regroupement des soldats et des navires ennemis".

Ces tirs interviennent dans une période de tension croissante avec l'Occident alors que Téhéran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium soupçonné de servir des ambitions militaires.

Du sommet du G8 au Japon, les Etats-Unis ont demandé la fin du programme de missiles balistique de Téhéran, qui selon eux "peuvent être utilisés comme vecteur militaire pour une éventuelle arme nucléaire".

"La production de missiles balistiques par l'Iran constitue une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et est totalement incompatible avec les obligations de l'Iran" envers la communauté internationale, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

"C'est la preuve que la menace d'un missile iranien n'est pas le fruit de l'imagination", a renchéri la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice en visite en Bulgarie, en référence au projet américain d'installer un bouclier antimissile en Europe de l'Est.

Israël, assurant ne rechercher "ni le conflit ni les hostilités avec l'Iran", a exprimé ses inquiétudes. "Personne au sein de la communauté internationale ne devrait rester indifférent aux programmes nucléaire et balistique iraniens", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, Mark Regev.

La France a accueilli "avec préoccupation" l'annonce du tir du missile iranien, estimant que ces essais ne "peuvent que renforcer les inquiétudes de la communauté internationale". L'Allemagne a pour sa part appelé Téhéran à renoncer à "toute tentative d'intimidation". Berlin a regretté un "geste de mauvaise volonté" de l'Iran alors que les grandes puissances examinent la réponse iranienne à une offre de coopération en échange de la suspension de ses activités nucléaires les plus sensibles.

Selon l'agence Fars, le haut représentant diplomatique de l'Union européenne Javier Solana se rendra le 19 juillet en Iran pour discuter de ce dossier. La porte-parole de M. Solana, Cristina Gallach, s'est refusée à confirmer cette date, parlant seulement d'une rencontre avec des responsables iraniens "avant la fin du mois de juillet".

Les Gardiens de la révolution ont commencé lundi des manoeuvres intitulées Grand Prophète III dont l'objectif est d'améliorer leurs "capacités de combat".

Des navires britanniques et américains avaient de leur côté achevé mardi cinq jours de manoeuvres dans le Golfe visant à protéger des installations pétrolières, selon la 5e flotte américaine basée à Bahreïn.

Le chef d'état-major de l'armée iranienne avait averti samedi que son pays fermerait le détroit d'Ormuz, à l'entrée du Golfe, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si ses intérêts étaient en jeu.

Mardi, l'Iran avait menacé de "mettre le feu" à Tel-Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe en cas d'attaque contre ses installations nucléaires.

Washington a minimisé ces menaces et répété mardi vouloir régler le conflit par la voie diplomatique. Mais les Etats-Unis, comme Israël, n'ont pas exclu un recours à la force pour empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080709/twl-iran-politique-nucleaire-armee-prev-c80dbcf.html

mercredi 2 novembre 2011

Russie et Bangladesh signent un accord sur une centrale nucléaire

12:34 02/11/2011MOSCOU, 2 novembre - RIA Novosti


La Russie et le Bangladesh ont signé mercredi un accord intergouvernemental portant sur la construction de la première centrale nucléaire bangladaise, a annoncé à RIA Novosti un porte-parole du groupe nucléaire public russe Rosatom.


L'accord prévoit la construction de deux réacteurs d'une puissance totale de 2.000 mégawatts à Ruppur, dans l'ouest du pays.

Le site nucléaire correspondra à tous les standards internationaux, a assuré Sergueï Kirienko, PDG de Rosatom.

Alexandre Gloukhov, dirigeant de la société russe Atomstroyexport chargée de construire les sites nucléaires à l'étranger, avait annoncé aux journalistes qu'un accord entre les deux pays serait conclu avant la fin de l'année.