dimanche 4 décembre 2011

Le nucléaire nord-coréen domine les échanges Corée du Sud-ASEAN

Les dirigeants du Sud-Est asiatique ont commencé à arriver dimanche dans l'île sud-coréenne de Jeju, à la veille de l'ouverture d'un sommet Corée du Sud-ASEAN cannibalisé par la menace nucléaire de la Corée du Nord voisine. Signe de la nervosité de Séoul, un missile sol-air pointant vers le nord a été installé devant le palais des congrès. Lire la suite l'article

Avec son deuxième essai nucléaire et ses tirs expérimentaux de missiles à courte portée, Pyongyang a bousculé le programme essentiellement économique de ce sommet de deux jours, prévu depuis des mois pour marquer le 20e anniversaire des relations entre l'ASEAN (Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) et la Corée du Sud.

La réunion a beau être organisée dans la ville sud-coréenne la plus éloignée de la Corée du Nord, à Seogwipo, sur la côte sud de l'île de Jeju, elle-même située à la pointe sud du pays, le dispositif de sécurité est impressionnant.

Environ 5.000 policiers, dont quelque 200 commandos, ont été déployés autour du palais des congrès à l'architecture de verre et d'acier, tandis que la marine, les forces spéciales et des patrouilles aériennes surveillent la zone. Des laboratoires ambulants d'analyse chimique sont également sur place, ont précisé les autorités.

Les premières déclarations du Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva et du président sud-coréen Lee Myung-bak à l'issue d'un entretien dimanche ont été pour dénoncer les agissements de la Corée du Nord. L'essai nucléaire souterrain du 25 mai nuit "à la paix et la stabilité, non seulement de l'Asie de l'Est mais aussi du monde entier", ont-ils déclaré, cités par le porte-parole présidentiel sud-coréen Lee Dong-kwan.

Les deux hommes sont d'accord pour exercer une pression diplomatique qui amène Pyongyang à respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et à "retourner promptement aux négociations à six" (avec la Corée du Sud, le Japon, les Etats-Unis, la Chine et la Russie) sur son désarmement nucléaire.

La Corée du Nord a quitté les pourparlers le mois dernier après avoir exigé en vain des excuses du Conseil de sécurité pour avoir condamné son tir de fusée du 5 avril. Ce lancement, présenté par le régime communiste comme une opération du programme spatial civil, est soupçonné d'être en réalité un tir expérimental de missile à longue portée.

Pyongyang avait entamé sa dénucléarisation en échange d'une importante aide énergétique à la suite des accords de Pékin en 2007, mais le processus s'était rapidement enrayé. Après l'affaire de la fusée le mois dernier, le régime a menacé de relancer son principal réacteur nucléaire et de réaliser de nouveaux essais de missiles.

Même la Chine, principale alliée de Pyongyang, et la Russie ont condamné l'essai nucléaire et les tests de missiles de la semaine dernière, unissant leurs voix à celles des autres membres du Conseil de sécurité. Ce dernier travaille désormais à un projet de résolution durcissant les sanctions déjà adoptées contre le régime nord-coréen après le premier essai en octobre 2006.

De l'autre côté de la frontière nord-coréenne, Séoul s'inquiète d'autant plus des activités de son voisin que ce dernier a déclaré caduc l'armistice de 1953, et que des responsables sud-coréens ont affirmé samedi avoir repéré sur les images de satellites espions des signes suggérant la préparation d'un tir de missile à longue portée.

Pyongyang s'en est déjà pris à des cibles sud-coréennes par le passé. On lui impute une tentative d'assassinat contre le président Chun Doo-hwan en Birmanie en 1983 et un attentat à la bombe contre un avion de la Korean Air qui avait tué les 115 personnes à bord en 1987. Le régime nord-coréen a cependant largement renoncé à ce genre de pratiques depuis une vingtaine d'années. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090531/twl-asean-coree-nord-nucleaire-2f4e741.html

publié sur romandie blog le 1/06/2009 00:46

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