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jeudi 23 février 2012

Afghanistan : quand t'en sortiras-tu ?

Les taliban appellent les soldats afghans à cibler l’Otan
Terrorisme jeudi 23 février 2012

Les taliban ont appelé jeudi les membres des forces de sécurité afghanes à retourner leurs armes contre les soldats étrangers sous commandement de l’Otan.

« L’Emirat islamique d’Afghanistan appelle tous les jeunes présents dans l’appareil de sécurité du régime de Kaboul à accomplir leur devoir religieux et national en retournant leurs armes contre les envahisseurs infidèles étrangers », peut-on lire dans un communiqué publié.

Cet appel survient alors que les violences liées à la profanation d’exemplaires du Coran sur la base américaine de Bagram ont pris un tour nouveau jeudi, un soldat afghan ouvrant le feu sur des militaires occidentaux et faisant deux morts.

Le gouvernement américain et le commandement des forces de l’Otan en Afghanistan ont présenté des excuses après que des ouvriers agricoles ont retrouvé les restes calcinés d’exemplaires du Coran en ramassant les poubelles de la base aérienne de Bagram, située à environ une heure de voiture au nord de Kaboul.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Les-taliban-appellent-les-soldats-afghans-a-cibler-l-Otan_6346-2047698-fils-tous_filDMA.Htm

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/02/23/corans-buules-du-rififi-en-kapisa-aussi.html

23.02.2012Corans brûlés: du rififi en Kapisa aussi. La FOB de Nijrab sous pression... (actualisé)



De nouvelles émeutes antiaméricaines ont éclaté ce jeudi en Afghanistan, pour la troisième journée consécutive (cliquer ici pour voir une vidéo prise à Jalalabad). Dans la nuit de lundi à mardi, des exemplaires du Coran, confisqués à des détenus de la prison de la base américaine de Bagram, à 60 km au nord-est de Kaboul, avaient été incinérés parce que, selon des responsables à Washington, ils servaient à faire passer des messages entre prisonniers. Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont déjà fait une douzaine de morts afghans et deux soldats US tués par un soldat afghan.

La Kapisa, zone de déploiement française, n’est pas épargnée par ces manifestations. Mercredi, plusieurs centaines de manifestants (des milliers selon les talibans) ont défilé dans le district d’Alasay, en exigeant le départ des troupes étrangères. Ce jeudi, comme la veille, des manifestants ont tenté de prendre à partie les Français de la base de Nijrab mais les forces de l'ordre afghanes les auraient refoulés (info confirmée par des sources afghanes qui parlent d'une vingtaine de blessés afghans). Selon le porte-parole du gouverneur de la province, pour tenter de ramener le calme, le général Palasset, qui commande la TF La Fayette, avait rencontré, un peu plus tôt, des dirigeants locaux et leur avait présenté les excuses de l'Isaf. Pas suffisant visiblement...

Et les talibans viennent d'entrer dans la danse: "Notre peuple courageux doit cibler les bases militaires des forces occupantes, leurs convois militaires", a déclaré un porte-parole des talibans, Zabihullah Muhajid, dans un communiqué. Les Afghans "doivent tuer (les Occidentaux), les frapper, les capturer pour leur passer l'envie d'oser à nouveau profaner le livre sacré", a-t-il ajouté.

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Comme je l'écrivais sur la page du groupe facebook "anti-chétiens ou non", https://www.facebook.com/#!/groups/185372694868072/274839375921403/ le 18 février suite à l'arrestation d'un marocain :

l'article sur orange actu :
Etats-Unis: un Marocain arrêté près du Congrès où il voulait perpétrer un attentat
Un Marocain de 29 ans soupçonné de vouloir perpétrer un attentat-suicide contre le Congrès à Washington a été arrêté vendredi dans un parking proche, porteur d'une bombe qu'il croyait prête à exploser mais qui avait été rendue inutilisable par le FBI qui le surveillait depuis des mois.
Amine El Khalifi, un immigré marocain vivant illégalement aux Etats-Unis, était muni d'une arme automatique et portait une veste contenant des explosifs que lui avaient fourni des agents fédéraux qui s'étaient fait passer pour des membres d'Al-Qaïda.

"L'arme et la bombe avaient été rendues inoffensives par les forces de l'ordre et ne constituaient pas une menace pour la population", a indiqué le ministère américain de la Justice.

L'homme, habitant Alexandria (Virginie, est), dans la banlieue de Washington, a été interpellé dans un parking près du Capitole, siège du Congrès, où "il avait l'intention d'abattre des gens et de faire exploser la bombe", a ajouté le ministère dans un communiqué.

Le président Barack Obama avait été informé jeudi du projet d'arrestation, selon la Maison blanche.

Quelques heures après son interpellation, M. El Khalifi a été inculpé de "tentative d'utilisation d'arme de destruction massive contre la propriété des Etats-Unis". Il encourt la prison à perpétuité.

"Amine El Khalifi cherchait à se faire exploser dans le bâtiment du Capitole", a affirmé le procureur fédéral Neil MacBride qui l'a inculpé. Il "croyait qu'il travaillait avec Al-Qaïda et avait conçu lui-même le projet, les cibles et les méthodes".

Le FBI, la police fédérale américaine, a indiqué que le suspect était sous sa filature depuis des mois. "Cette arrestation est le résultat d'une opération secrète pendant laquelle le suspect a été surveillé de près", a déclaré une porte-parole du FBI.

Selon l'acte d'accusation, le suspect avait été signalé aux autorités en janvier 2011 et, alors qu'il cherchait à "être associé à un groupe extrémiste armé", il avait été présenté en décembre 2011 à un agent du FBI, travaillant sous le nom de "Youssouf", qu'il croyait être membre d'Al-Qaïda.

A plusieurs reprises, il lui avait confié son "désir de mener une opération dans laquelle il utiliserait une arme et tuerait des gens face à face", ajoute le communiqué du ministère.

Parmi les cibles possibles, le suspect aurait cité des installations militaires, une synagogue ou encore un restaurant fréquenté par des responsables militaires.

Le 15 janvier 2012, il aurait indiqué qu'il voulait finalement s'en prendre au Capitole à la date du 17 février, selon l'acte d'accusation.

Il se serait ensuite rendu plusieurs fois en repérage au Capitole et aurait demandé à l'agent du FBI ayant déguisé son identité de faire exploser à distance la bombe qu'il portait "en cas de problème avec les agents de sécurité".

Vendredi des agents du FBI "camouflés" se trouvaient avec Khalifi dans le parking où le suspect a pris possession de l'arme automatique MAC-10 et "revêtu une veste contenant ce qu'il pensait être une bombe en état de fonctionnement".

Il s'est alors dirigé vers le Capitole "où il avait l'intention de tirer sur les gens et de faire exploser la bombe" mais il a été arrêté avant de quitter le parking.

"Cette affaire souligne la menace persistante que représentent pour nous les extrémistes violents venus de l'intérieur", a déclaré la ministre adjointe de la Justice chargée de la Sécurité nationale, Lisa Monaco, qui s'est félicitée que cette tentative ait été "contrecarrée avant de faire du mal à quelqu'un".

"A aucun moment le public ou le personnel du Congrès n'ont été en danger", a ajouté la police chargée de la sécurité au Congrès.

La sénatrice Susan Collins, membre de la commission sur la Sécurité nationale du Sénat, a jugé "alarmante" la "nature effrontée de cette tentative d'attentat prenant pour cible le bâtiment du Capitole avec l'objectif de tuer des innocents et de profaner un symbole de notre démocratie".

"Cette tentative d'attentat semble être un nouvel exemple de la radicalisation d'extrémistes tentant d'attaquer les Américains à l'intérieur de nos frontières", a-t-elle ajouté.

L'élue a parlé "d'une recrudescence importante" de ce type d'attaques. 36 projets d'attentats menés par des Américains ou des résidents permanents aux Etats-Unis ont été déjoués de mai 2009 à février 2012, contre 21 entre 2001 et 2009, a-t-elle précisé en citant un rapport du Congrès.

http://actu.orange.fr/une/etats-unis-un-marocain-arrete-pres-du-congres-ou-il-voulait-perpetrer-un-attentat-afp_487682.html

Mes commentaires :
Alors qu'il a été démontré que le FBI lui-même a armé al-qaeda et Ben Laden, que les attentats du 11 septembre étaient prévus mais que la sécurité a rien fait pour les arrêter voilà que le FBI nous montre une nouvelle fois ses méthodes de travail identiques dans le monde entier voilà ce que que m'inspirent ces événements le jour où tous les américains implorent dieu sur toutes leurs pages FB :

« Tous les chrétiens du monde entier, plus particulièrement ceux des USA qui jurent pour tous leurs acte de la vie sur la Bible, s'exposent à la sévére justice de Dieu qui reconnaîtra les siens :
Je leur demande détudier la Bible au lieu de la survoler. Notamment le passage 1 Rois 21 : Dieu condamne celui qui fait condamner autrui sur un témoignage fictif.

Quelles sont donc ces manières d'abuser le...s plus faibles pour les faire condamner ? Tout l'inverse de ce qui est écrit dans la Bible.
Si les musulmans s'amusaient à monter des plans pour montrer que les chrétiens veulent les faire condamner comment ces chrétiens réagiraient-ils ?

Ce n'est pas parce que les chrétiens s'estiment plus intelligents qu'ils doivent jouer avec les pauvres d'esprit et surtout quand ils sont d'une religion différente de la leur ! Mat 5.3 "Heureux les pauvres d'esprit"
Si l'Eglise s'occupati des pauvres il n'y en aurait plus (Act 4.34) Tout l'inverse de ce que font les Chrétiens et le FBI.»

il a été démontré que les Talibans savent coopérer quand on les prend au sérieux en leur faisant confiance comme cela se faisait avant les attentats du 11 septembre 2001 et l'assassinat de Massoud. Tandis que si on les prend à rebrousse poi...ls ils deviennent rebelles et partent dans des plans stratégiques d'attentat. Exactement ce que viennent de démontrer à nouveau le FBI. S'ils avaient cherché à appliquer la loi en renvoyant le clandestin par exemple, en ne cherchant pas à le faire accomplir un attentat, il serait reparti d'où il vient, il aurait repris une vie normale. Il aurait travaillé, et comme le dit la Bible ACT 4.34 : il n'y aurait plus de pauvres avec l'Eglise qui s'occupe des pauvres (qu'il soient pauvres d'esprit ou d'économies) . Si les plus riches donnent les moyens aux plus pauvres de devenir riches (d'esprit et de finances) il n'y aura plus de pauvres. Mais les chrétiens n'appliquent pas les textes de la Bible. On se demande pourquoi ils jurent sur elle si c'est pour ne pas la respecter.
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Quelques jours plus tôt c'était notre cher président Sarkozy qui convoquait le président afghan pour demander des garanties sur la sécurité de nos soldats après la mort de quatre d'entre eux. L'excuse était la video montrant des américains urinant sur des cadavres de talibans

http://www.france24.com/fr/20120127-afghanistan-france-rencontre-karzai-sarkozy-retrait-soldats-francais-armee-militaire-otan-mission-diplomatie
(voir les 2 videos dans le corps de l'article)

Hamid Karzaï a rencontré ce vendredi Nicolas Sarkozy, une semaine après le meurtre en Kapisa de quatre militaires français par un soldat afghan. À cette occasion, le président français a annoncé le retrait anticipé des troupes en Afghanistan

Alors que la mort de quatre soldats français le 20 janvier a jeté un froid sur les relations entre Paris et Kaboul, le président afghan Hamid Karzaï a effectué vendredi 27 janvier une visite officielle dans la capitale française. Nicolas Sarkozy, réagissant au drame, avait brandi la menace d’un retrait anticipé des troupes françaises, initialement prévu d’ici 2014, "si les conditions de sécurité [n’étaient] pas clairement établies." Depuis 2004, 82 soldats français sont morts en Afghanistan. Le chef de l'État a finalement annoncé, à l'issue d'un entretien avec son homologue afghan sur la signature d’un traité d’amitié et de coopération, d'avancer le retrait total des troupes à fin 2013.

Une manœuvre électorale ?

En pleine campagne électorale, la question du retrait des soldats a été reprise par le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, qui promet pour sa part un départ d’ici la fin 2012.

"La décision est purement liée à l’environnement de campagne électorale actuelle, ce ne sont pas pour des raisons stratégiques," regrette Olivier Guillard, directeur de recherche à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques) et directeur de l’information chez Crisis Consulting. Ce dernier illustre son propos en s'appuyant sur un récent sondage, selon lequel plus de 8 Français sur 10 seraient défavorables au maintien d’un dispositif français aussi important en Afghanistan.

Un point de vue contrebalancé par Pierre Conesa, auteur de "La fabrication de l’ennemi, ou Comment tuer avec sa conscience pour soi", qui se dit favorable à un départ "quasi-immédiat" d’Afghanistan. "Que cela soit dans une perspective électorale ou non, il faut absolument prendre des mesures de sécurité pour les soldats," commente-il.

"Il n’y a aucune maîtrise sur la stratégie d’ensemble. De plus, notre présence a suscité au sein de la population afghane des réactions très négatives." (L’auteur du meurtre des quatre militaires français a dit avoir réagi à la diffusion d’images montrant des soldats américains urinant sur des cadavres d’Afghans, NDLR.)

Sur quelque 3 600 soldats présents en Afghanistan, un millier devrait rentrer au pays d’ici la fin de l’année de 2012. Un départ qui pourrait être accéléré, avec le rapatriement de contingents tout au long de l’année, selon Mathieu Mabin, spécialiste de politique internationale, notamment celle de l’Afghanistan, à FRANCE 24.

Par Matthieu MABIN

Un retrait complexe

Toutefois, le départ des soldats n’est pas la partie la plus corsée de l’affaire. Le matériel militaire (environ 2 000 véhicules divers et de très nombreux containers) qui devra regagner les hangars français nécessite des méthodes de transport contraignantes. D’autant que la route terrestre passant par le Pakistan, la moins coûteuse, est fermée suite à une bavure militaire des États-Unis ayant causé la mort de 24 soldats pakistanais.

Patrick de Gmeline, historien militaire, auteur de "Se battre pour l'Afghanistan - Soldats de montagne contre les talibans", confirme la difficulté matérielle d’un départ précipité et ajoute que le coût d’un tel rapatriement est estimé à environ 200 millions d’euros.

AFGHANISTAN
La coopération de la France avec l'armée afghane remise en question

"Il ne faut pas non plus oublier que la France a des obligations vis-à-vis de ses alliés. Si la France décidait d’accélérer le retour de ses troupes et de se séparer des décisions prises avec les États-Unis, cela l’obligerait à sortir de l’Otan avec toutes les difficultés que cela entrainerait."

Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, n’a d’ailleurs pas tardé à réagir en appelant, jeudi 26 janvier, la France à maintenir ses opérations de formation et d'aide au combat en Afghanistan jusqu’à la date prévue.

Pour ce qui est de la capacité de l’Afghanistan à assurer sa propre sécurité, Olivier Guillard va même jusqu’à juger qu’un départ en 2014 serait encore trop tôt. "Sans faire basculer le bourbier afghan d’un côté ou de l’autre, le départ précipité des soldats français de la zone de la Kapisa, critique pour la sécurité de Kaboul, aurait un impact local non négligeable," explique-t-il, "sans parler de l’image de la France auprès des alliés qui en sortirait ternie. "



"La fabrication de l'ennemi : ou comment tuer avec sa conscience pour soi", de Pierre Conesa, éd. Robert Laffont (2011)
"Se battre pour l'Afghanistan, soldats de montagne contre les talibans", de Patrick de Gmeline, éd. Presses de la Cité (2010)
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video des soldats américains urinant sur les combattants talibans
http://www.seneweb.com/news/commentaire/des-marines-pissent-sur-des-cadavres-afghans_n_57420_c_1371742.html
http://www.youtube.com/watch?v=WGXdTZQWtgA

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Il est vrai que les élections sont l'occasion de passe d'armes. Le présidentiable socialiste ayant évoqué le retrait des troupes, il se pourrait bien que... le candidat Sarkozy a déjà démontré sa propension à utiliser les évènemts à son avantage arguat du fat qu'il est prompt à réagir... s'il s'avèrait que les causes et les remèdes ne sont que des scenarii préparés à la façon stratégie militaire (n'oublions pas l'implication des soldats religieux dans les conflits armés) nous aurions une autre lecture de tout ce qui se passe. Le nom de Sarkozy est cité dans les ventes d'armes au Pakistan... et surtout le dernier épisode en date quand le président faisait rapatier de toute urgence son fils en falcon ne peut qu'interpeller :
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version des faits selon le figaro.fr (l'homme a travaillé au Pakistan ce qui est déjà un élément suspect)

http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/22/01003-20120122ARTFIG00063-afghanistan-paris-rassure-washington-sur-ses-intentions.php
Afghanistan : Sarkozy décidera ou non d'un retrait anticipé

Mis à jour le 22/01/2012 à 16:35 | publié le 22/01/2012 à 11:07 Réactions (165)
Gérard Longuet s'est entretenu, samedi, avec le commandant de la 3e brigade de l'Armée nationale afghane (ANA), dont dépend l'unité basée à Gwan où s'est déroulée la fusillade. Crédits photo : JOEL SAGET/AFP

RecommanderIl reviendra au chef de l'Etat de «tirer les conséquences» de l'attaque de vendredi et de décider ou non d'un retrait , a rappelé le Quai d'Orsay, alors que les Etats-Unis se montrent circonspects. L'auteur de l'attentat dit avoir été motivé par la vidéo montrant des abus commis par des G.I.

• Paris se démarque de Washington et rappelle que la décision d'un éventuel retrait appartient à Nicolas Sarkozy. Cette mise au point survient quelques heures après la publication d'un communiqué du département d'Etat américain, qui suggérait que Paris ne procéderait pas à un retrait anticipé de ses 3600 militaires

«M. Juppé a informé Mme Clinton des décisions prises par le président de la République le 20 janvier: suspension des opérations de formation et d'appui à l'armée nationale afghane, envoi du ministre de la Défense et du chef d'état-major des Armées en Afghanistan», écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué. «Au vu de leur rapport, le président de la République tirera toutes les conséquences de l'attentat perpétré contre nos forces par un membre de l'armée nationale afghane».

Un communiqué, diffusé cette nuit par les États-Unis, semblait suggérer que la perspective d'un retrait s'éloignait. Hillary Clinton et Alain Juppé «sont tombés d'accord samedi soir pour que les États-Unis et la France travaillent avec les partenaires de l'Isaf (la mission de l'Otan) et le gouvernement afghan afin d'assurer la solidité et l'efficacité continues de la mission», écrivait le département d'Etat américain. Déjà vendredi, Hillary Clinton avait exprimé son scepticisme sur la probabilité d'un retrait avancé des Français avant la date butoir 2014. «Je n'ai aucune raison de penser que la France ne va pas continuer à prendre part au processus délicat de transition en cours», avait déclaré la chef de la diplomatie américaine. La France représente le troisième plus important contingent étranger derrière ceux des États-Unis et des Britanniques.

Sur le terrain, c'est Gérard Longuet, qui est chargé d'évaluer la dangerosité de la mission de formation des soldats afghans par les militaires français. Arrivé samedi en Afghanistan, le ministre de la Défense s'entretient ce dimanche avec le président afghan Hamid Karzaï et les ministres afghans de la Défense et de l'Intérieur. Il doit également discuter avec le général John Allen, commandant de l'Isaf, le bras armé de l'Otan en Afghanistan, et le général Olivier de Bavinchove, chef d'état-major de l'Isaf. A son retour, Gérard Longuet devra rendre compte au président Sarkozy des mesures que les autorités afghanes s'engagent à prendre pour assurer la sécurité du contingent français.

• Le tireur motivé par une vidéo montrant des abus de soldats américains. Le soldat qui a abattu alors qu'ils étaient désarmés et en train de courir les quatre militaires français, a agi après avoir visionné la vidéo montrant des soldats américains uriner sur des cadavres d'Afghans, ont révélé des sources sécuritaires.

Agé de 21 ans, l'homme, identifié comme Abdul Mansour, a été arrêté après le drame. Selon une source sécuritaire, le tueur «n'avait aucun contact direct avec les talibans mais qu'il ne les haïssait pas non plus». Mais le ministre de la Défense Gérard Longuet affirmait, dimanche matin, à l'issue d'une discussion avec un gradé afghan qu'il s'agissait d'un «taliban infiltré de longue date». Déserteur de l'armée afghane (ANA), il se serait après un passage au Pakistan, réengagé dans les rangs de l'ANA. Il était depuis environ deux mois dans l'unité de Gwan où les Français officiaient en tant qu'instructeurs.

Même confusion du côté des insurgés quant à leurs liens avec Abdul Mansour. Samedi, un porte-parole des talibans avait revendiqué à Reuters l'attaque de vendredi. Outre l'auteur de la fusillade, les talibans assuraient avoir gagné à leur cause plusieurs personnes «occupant des postes importants» et promettaient d'autres attaques. Depuis la diffusion de cette vidéo montrant des GI américains se soulageant sur des cadavres, le recrutement de volontaires est devenu très aisé, mettait-il en garde. Toutefois, les rebelles interrogés par l'AFP soutiennent eux ne pas être à l'origine de l'attaque.

• Honneurs militaires sous la neige. Les honneurs militaires aux quatre soldats français tombés ont été rendus sous la neige dimanche en fin de matinée, avant que les cercueils des défunts ne soient embarqués dans l'avion du ministre de la Défense Gérard Longuet pour arriver en soirée à Paris.

La cérémonie s'est déroulée sous très haute sécurité à l'aéroport militaire de Kaboul (Kaia). Gérard Longuet, le général Allen, commandant de l'Isaf, et le général Olivier de Bavinchove, chef d'état-major de l'Isaf y assistaient en compagnie d'environ 700 militaires. «Vous êtes morts sous la perfidie d'un lâche. L'ennemi n'hésite pas à recourir aux pires traîtrises. Votre mission était symbolique: vivre avec les soldats afghans, les instruire et non vous en protéger», a regretté le général de Bavinchove, seule personnalité à prendre la parole.

Après que la Marseillaise eut été chantée, les cercueils ont été transportés jusqu'à l'avion blanc de la République française. Gérard Longuet, après avoir serré les mains des aumôniers catholique et protestant présents, est ensuite monté dans l'aéronef, suivi par le reste de la délégation.

• Les proches des victimes appellent à un retrait anticipé. «[Nos soldats] n'ont rien à faire là-bas. Ils n'ont qu'à laisser [les Afghans] s'entre-tuer», a confié à Europe 1 la veuve d'un des hommes tués vendredi. «Qu'ils rendent les pères à leurs enfants, à ceux qui ont encore la chance d'avoir un père. Ma fille de 14 mois ne verra plus jamais le sien», a-t-elle plaidé. «Il n'est pas mort au combat, il a simplement été mis à mort par un seul homme qu'ils étaient en train de former pour qu'il se défende», a-t-elle insisté.

La soeur de ce même soldat a elle expliqué à RTL «ne pas comprendre pourquoi la France laisse ses hommes» en Afghanistan. «Mon frère aurait dû rentrer dans trois semaines. J'ai la haine, contre le gouvernement, contre les gens qui prennent des décisions. Cela fait des années qu'on est là-bas et ils ne veulent rien savoir.» «C'est de la faute de Nicolas Sarkozy si mon frère est décédé. Il doit enlever tout le monde d'Afghanistan dès que possible: tous ces jeunes, ces maris, ces frères. Il n'y a pas d'amélioration, c'est de pire en pire».

• Quel calendrier pour un retrait? Si jamais les autorités françaises décidaient effectivement d'un retrait anticipé, celui-ci risquerait de prendre du temps, jugent plusieurs journalistes spécialisés dans les questions de défense. Les talibans s'étant rapprochés des bases françaises, il faudra dégager puis surveiller l'accès aux routes que les convois emprunteront. Le rapatriement des troupes pourrait prendre plusieurs mois, si ce n'est un an

lundi 5 décembre 2011

Imbroglio sur le dossier Afghan

Alors que la conférence sur la situation en Afghanistan se tient à Londres les Talibans invoquent leur maintient de la djihad. Devant la recrudescence des rebellions des Talibans qui cause des pertes conséquentes parmi la coalition (mines artisanales meurtrières cachées en bordure des routes) la communauté internationale s'affaire.

paru sur Orange.fr : http://actu.orange.fr/a-la-une/afghanistan-les-talibans-nient-une-rencontre-avec-l-onu-en-vue-de-pourparlers_486021.html

Afghanistan: les talibans nient une rencontre avec l'ONU en vue de pourparlers

Les talibans ont réfuté samedi dans un communiqué la tenue, courant janvier à Dubaï, d'une rencontre avec un émissaire de l'ONU en vue de pourparlers de paix en Afghanistan.

"Le conseil de l'émirat islamique de l'Afghanistan réfute avec fermeté les rumeurs rapportées par certains médias internationaux concernant la tenue de pourparlers entre Kai Eide et des représentants de l'émirat islamique d'Afghanistan", indique le communiqué.

Les talibans ont également de nouveau dénoncé "une propagande des forces d'invasion contre le jihad (guerre sainte) et les Moujahidine".

Jeudi, en marge de la conférence internationale sur l'Afghanistan à Londres, un responsable de l'ONU avait affirmé que le chef de la mission de l'ONU en Afghanistan, Kai Eide, avait rencontré des membres actifs des talibans à Dubaï courant janvier en vue de pourparlers de paix.

"Les talibans ont fait une offre à l'envoyé spécial pour parler de pourparlers de paix", avait affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

à lire aussi
dans actualité :
Afghanistan: le président Karzaï propose argent et travail aux talibans qui déposeront les armes
Les talibans ont porté la guerre dans le centre de Kaboul
Ce dernier n'avait pu dire quels membres des talibans avaient participé à cette rencontre mais avait assuré qu'elle avait eu lieu à la demande des rebelles.

Lors de la conférence de Londres sur l'avenir de son pays, le président afghan Hamid Karzaï a présenté cete semaine un plan de "réconciliation" avec les talibans, proposant argent et travail aux insurgés repentis.

"Nous devons tendre la main à tous nos compatriotes, en particulier nos frères désabusés qui ne sont pas membres d'Al-Qaïda ou d'une autre organisation terroriste", avait lancé M. Karzaï.

Le Conseil du commandement des talibans afghans lui avait immédiatement opposé une cinglante fin de non-recevoir.

"Les tentatives de l'ennemi d'acheter les moudjahidine en leur offrant de l'argent et des emplois pour qu'ils abandonnent le jihad sont vaines", avait indiqué le Conseil du commandement des talibans afghans dans un communiqué mis en ligne mercredi sur un site islamiste et cité par le centre de surveillance de sites islamistes SITE Intelligence.

publié sur romandie blog le 30/01/2010 12:33

dimanche 4 décembre 2011

L'Italie dément avoir payé des talibans en Afghanistan

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20091015.FAP8314/litalie_dement_avoir_paye_des_talibans_en_afghanistan.html

Asie-Pacifique

AP | 15.10.2009 | 12:40
Le gouvernement italien a démenti jeudi des informations du "Times" de Londres selon lesquelles ses services secrets avaient payé plusieurs milliers de dollars à des chefs talibans pour maintenir la sécurité dans une région afghane qui était contrôlée par des Italiens.

Le "Times" affirme que l'Italie n'a pas prévenu ses alliés, induisant en erreur les Français, qui ont pris la relève dans le district de Surobi (à l'est de Kaboul) mi-2008, pensant que cette zone n'était pas dangereuse. Peu après, dix soldats français avaient été tués dans une embuscade. Le "Times" cite des sources militaires occidentales, dont de hauts responsables de l'OTAN.

Le porte-parole de l'OTAN, James Appathurai, a refusé de commenter ces informations.

A Paris, le contre-amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées, a affirmé qu'entre les Français, les Italiens et les Turcs, qui surveillent la région de Kaboul, il y avait une relation "de confiance" et de "transparence".

"Le gouvernement Berlusconi n'a jamais autorisé, ni permis aucune forme de paiement à des membres de l'insurrection talibane", souligne un communiqué des services du président du Conseil italien Silvio Berlusconi, qualifiant ces informations de "complètement infondées" et précisant que les autorités n'étaient pas au courant d'un tel paiement effectué par le gouvernement précédent.

Berlusconi a remporté les élections en avril 2008, remplaçant un gouvernement de centre-gauche dirigé par Romano Prodi.

Selon le communiqué, pendant le premier semestre 2008, le contingent italien a subi plusieurs attaques, notamment dans le district de Surobi où un soldat a été tué en février 2008.

Le ministre de la Défense Ignazio La Russa a affirmé que le journal britannique avait "recueilli des bêtises".

A l'été 2008, "j'étais ministre depuis peu de temps, je n'ai jamais reçu des informations des services secrets faisant état de paiement aux chefs des talibans", a-t-il précisé.

La Russa a affirmé que l'attitude bienveillante envers les Italiens servant en Afghanistan était due au "comportement de notre armée, qui est très différente de celle d'autres contingents".

"Ils ont toujours montré qu'ils étaient proches des gens et ils obtiennent la même chose en retour", a-t-il observé, faisant référence aux soldats italiens. "Relier tout cela à la mort de soldats français (...) semble être une absurdité pour moi".

L'Italie dispose d'environ 2.800 soldats basés à Herat et à Kaboul, la capitale. AP

En ce mois d'août 2009 la polémique autour du réseau al qaëda enfle et plusieurs disparitions de chefs talibans

Le samedi 1er août 2009

Polémique en Grande-Bretagne : un député de l’opposition vient de demander au gouvernement l’ouverture d’une enquête sur une probable infiltration de terroristes liés à Al Qaeda au sein du prestigieux MI 5, l’agence de sécurité intérieure. L’information est parue ce samedi matin en une du Daily Telegraph. Selon Patrick Mercer, l’affaire aurait débuté juste après les attentats de Londres le 7 juillet 2005. A l‘époque, les services de renseignements britanniques ont recruté des agents pour mieux infiltrer Al Qaeda. Or, selon les informations de Patrick Mercer, six de ces recrues auraient passé du temps dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Le ministère britannique de l’intérieur n’a pas commenté ces allégations.

http://fr.euronews.net/2009/08/01/des-terroristes-d-al-qaeda-au-sein-du-mi5/

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Lundi Lundi 3 août 2009

Un attentat à la bombe ce matin à Hérat dans l’ouest de l’Afghanistan. Au moins douze personnes ont été tuées dont deux policiers, trente autres ont été blessées.
L’engin explosif, une bombe télécommandée, était dissimulé dans une poubelle en bord de route. Il a été déclenché à une heure d’affluence dans un quartier très fréquenté du centre-ville.

Cette attaque a été revendiquée par les talibans. Elle intervient après un regain de violences meurtrières ce week-end. Neuf soldats étrangers, dont six Américains, ont péri au combat.

Moins de trois semaines avant les élections présidentielle et provinciales du 20 août, les violences se sont accrues en Afghanistan. Les talibans se sont jurés de faire échouer le processus démocratique

http://fr.euronews.net/2009/08/03/attentat-en-afghanistan/

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AFGHANISTAN. La flambée de violences qui s'abat sur le pays fait craindre que les insurgés ne découragent les électeurs, posant ainsi le problème de la crédibilité du scrutin

Lundi 03 Aout 2009

Les talibans veulent saboter le scrutin

Adix-sept jours des élections, les talibans multiplient attaques et menaces pour empêcher les Afghans d'aller voter. Ils ciblent les forces étrangères chargées d'assurer la sécurité et la tenue du scrutin. Cinq soldats de l'Otan, dont trois Américains, ont été tués hier dans des attaques. Ces pertes s'ajoutent aux quatre militaires morts samedi, dont le soldat français du 3e régiment d'infanterie de marine, de Vannes.

" En tant qu'Afghans et en tant que musulmans, tous les Afghans doivent boycotter ce processus américain mensonger. Au lieu de se rendre aux bureaux de vote factices, ils doivent rejoindre les rangs du djihad et libérer leur pays occupé par les envahisseurs " : le message des talibans vendredi dernier dans un communiqué signé " l'Émirat islamique d'Afghanistan " est clair. Leur but : faire dérailler le processus électoral car ils ne veulent ni d'une " marionnette américaine " à la tête du pays, ni d'un gouvernement mis en place par Washington, ni d'une " démocratie ". Nul hasard, donc, à ce qu'à l'approche du jour J, le 20 août, ils multiplient les attaques et instaurent un climat de peur maximal.

28 000 bureaux de vote

" Depuis le début, nous avons dit que nous nous attendions que les rebelles profitent de cette période électorale pour faire passer leur message. Ils ne veulent pas voir ce gouvernement réussir, ni que les gens aillent voter ", dixit le commandement des forces américaines. Et l'émissaire américain Richard Holbrooke d'ajouter depuis Kaboul, samedi dernier : " Tenir ces élections pendant une guerre va être extraordinairement difficile car elles sont confrontées à des défis nombreux et complexes. "

Alors que les Américains mènent toujours leur opération " Poignard " dans la province d'Helmand, où pullulent les talibans et le trafic d'opium, que celle des Britanniques, " Griffes de panthère ", a pris fin la semaine dernière, que les 700 soldats français basés dans la vallée de Kapisa (aux portes de Kaboul) mènent des opérations de reconnaissance et de sécurisation des bureaux de vote, les troupes de l'Otan continuent, elles, leurs opérations sur l'ensemble du territoire pour permettre la tenue de ces élections dans les 28 000 bureaux de vote.

Une sécurité compromise

Haroun Mir, analyste afghan, affirme que " ni le gouvernement afghan, ni les forces de la coalition n'auront assez de personnel pour assurer la sécurité de ces bureaux. Les problèmes de sécurité dans le Sud et l'Est compromettent fortement le scrutin, et les Afghans auront trop peur d'y aller, sachant les risques qu'ils prendront ce jour-là ". Le général Khodaidad, en charge de la lutte contre la drogue, est encore plus pessimiste : " Nous avons très peu de temps pour pacifier un minimum le pays. Ce sera difficile de faire participer les gens au vote. "

C'est surtout dans le Sud que les talibans sont une menace. Ils veulent empêcher les Pachtounes (ethnie majoritaire et qui pèse pour 60 % de la population afghane) d'aller voter, " car un faible taux de participation pourrait entraîner un déséquilibre ethnique dans le décompte au niveau national, et en les tenant (NDLR : les Pachtounes) ainsi à l'écart, les talibans s'assurent que le gouvernement sera considéré comme non représentatif ", poursuit Haroun.

Ces élections, pour autant qu'elles se déroulent, suscitent de toute façon très peu d'enthousiasme. Hamid Karzai est candidat à sa propre succession et peut, en sécurité depuis son palais présidentiel, faire sa campagne télévisée auprès de la population. Ce qui n'est pas le cas de ses deux rivaux, Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, sur qui les insurgés font peser de telles menaces qu'ils ne peuvent se déplacer et gagner les zones rurales.

Au final, une poignée à peine de 12 millions d'électeurs aura eu connaissance des candidats autres que Karzai. Et ils ne se déplaceront sans doute pas pour réélire un président qu'ils jugent corrompu, à la solde des Américains, et un " problème " plus qu'une solution

Auteur : Pauline Garaude

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/666285/mil/4950879.html

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samedi 8 août 2009 à 21H15

Le chef des taliban pakistanais tué, son successeur aussi

La querelle a opposé Hakimullah Mehsud, l'un des chefs militaires les plus puissants des zones tribales de la frontière pakistano-afghane, et Wali-ur-Rehman, ancien porte-parole de Baitullah Mehsud, a déclaré à Reuters le ministre pakistanais de l'Intérieur Rehman Malik.

"Nous avons des informations faisant état de la mort de l'un d'entre eux. Lequel a été tué ? On ne le saura que plus tard", a-t-il ajouté, mais les chaînes de télévision pakistanaises avancent déjà qu'il s'agit de Hakimullah Mehsud, le favori.

Mais la télévision d'Etat a rapporté par la suite que les deux hommes pourraient avoir trouvé la mort durant la fusillade qui les a opposés à propos de la succession de Baitullah.

Hakimullah Mehsud avait un peu plus tôt téléphoné aux journalistes pour démentir samedi la mort de Baitullah Mehsud, assurant qu'il s'agissait d'une annonce "ridicule" attribuable à des services de renseignement étrangers, a rapporté le site internet en ourdou de la BBC.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a toutefois jugé "quasi certain" qu'il soit mort. "Ses propres partisans le disent. Des gens ont assisté à son enterrement et sont témoins", a-t-il dit à la BBC.

Certains analystes pensent que le démenti d'Hakimullah Mehsud n'avait d'autre but que de gagner du temps en attendant que la succession soit réglée. Mais celle-ci paraît avoir mal tourné.

Qureshi avait prédit que la disparition de Baitullah Mehsud, "un grand succès pour les forces qui combattent l'extrémisme et le terrorisme au Pakistan", allait semer la discorde et le désarroi dans les rangs des taliban.
Baitullah Mehsud s'était proclamé fin 2007 chef des taliban pakistanais, qui regroupent une douzaine de factions islamistes armées.

Les gouvernements occidentaux attendent, quant à eux, de voir si le nouveau chef des taliban pakistanais continuera à se focaliser sur la lutte contre le gouvernement d'Islamabad ou cherchera à venir en aide à leurs coreligionnaires afghans.

Zeeshan Haider, version française Marc Delteil

La querelle a opposé Hakimullah Mehsud, l'un des chefs militaires les plus puissants des zones tribales de la frontière pakistano-afghane, et Wali-ur-Rehman, ancien porte-parole de Baitullah Mehsud, a déclaré à Reuters le ministre pakistanais de l'Intérieur Rehman Malik.

"Nous avons des informations faisant état de la mort de l'un d'entre eux. Lequel a été tué ? On ne le saura que plus tard", a-t-il ajouté, mais les chaînes de télévision pakistanaises avancent déjà qu'il s'agit de Hakimullah Mehsud, le favori.

Mais la télévision d'Etat a rapporté par la suite que les deux hommes pourraient avoir trouvé la mort durant la fusillade qui les a opposés à propos de la succession de Baitullah.

Hakimullah Mehsud avait un peu plus tôt téléphoné aux journalistes pour démentir samedi la mort de Baitullah Mehsud, assurant qu'il s'agissait d'une annonce "ridicule" attribuable à des services de renseignement étrangers, a rapporté le site internet en ourdou de la BBC.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a toutefois jugé "quasi certain" qu'il soit mort. "Ses propres partisans le disent. Des gens ont assisté à son enterrement et sont témoins", a-t-il dit à la BBC.

Certains analystes pensent que le démenti d'Hakimullah Mehsud n'avait d'autre but que de gagner du temps en attendant que la succession soit réglée. Mais celle-ci paraît avoir mal tourné.

Qureshi avait prédit que la disparition de Baitullah Mehsud, "un grand succès pour les forces qui combattent l'extrémisme et le terrorisme au Pakistan", allait semer la discorde et le désarroi dans les rangs des taliban.
Baitullah Mehsud s'était proclamé fin 2007 chef des taliban pakistanais, qui regroupent une douzaine de factions islamistes armées.

Les gouvernements occidentaux attendent, quant à eux, de voir si le nouveau chef des taliban pakistanais continuera à se focaliser sur la lutte contre le gouvernement d'Islamabad ou cherchera à venir en aide à leurs coreligionnaires afghans.

Zeeshan Haider, version française Marc Delteil

http://fr.news.yahoo.com/4/20090808/twl-pakistan-taliban-mehsud-41953f5.html

Le Pakistan se dit proche de gagner dans la vallée de Swat

Le gouvernement pakistanais estime que l'offensive contre les taliban dans la vallée de Swat devrait être conclue d'ici deux à trois jours et pourrait ensuite viser le Waziristan, où des combats ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche.

L'armée a lancé il y a un mois sa plus importante opération contre les activistes islamistes, dont l'influence croissante dans le nord-ouest du pays a alimenté des craintes quant à la stabilité de cette puissance nucléaire et alliée des Etats-Unis.

L'offensive s'est pour l'heure concentrée sur la vallée de Swat, distante d'une centaine de kilomètres à peine de la capitale Islamabad, où les taliban avaient effectué une percée.

Au lendemain de la reprise de Mingora, principale ville de cette vallée, des combats ont eu lieu au Sud-Waziristan, région frontalière de l'Afghanistan et bastion des taliban et d'Al Qaïda.

Les Etats-Unis et le gouvernement de Kaboul exhortent depuis longtemps les autorités pakistanaises à nettoyer cette zone d'où l'insurrection prépare et conduit ses attaques en Afghanistan.

Des militants ont attaqué samedi soir un camp paramilitaire à Jandola, à environ 80 km de Wana, plus grande ville du Sud-Waziristan, ont rapporté des responsables de la sécurité.

"Les militants sont venus en nombre, ont attaqué le camp et les affrontements ont duré huit heures. Au moins 40 insurgés ont été tués et quatre soldats ont péri", a dit un responsable du renseignement sous le sceau de l'anonymat.

Un porte-parole de l'armée a confirmé que les rebelles avaient été repoussés au terme d'une intense fusillade et a parlé d'une quinzaine de militants et de trois soldats tués.

"AU BORD DE LA REDDITION"

Le Pakistan connaît depuis mi-2007 un regain de violences islamistes qui visent le plus souvent les forces de sécurité ou des cibles occidentales et gouvernementales.

Depuis le début de l'offensive dans la vallée de Swat, fin avril, au moins huit attentats à la bombe ont été commis dans diverses villes du pays et les taliban ont menacé de nouvelles actions.

L'opération militaire à Swat a poussé quelque 2,4 millions de civils à fuir les combats, selon les autorités qui doivent gérer une crise humanitaire d'ampleur.

Le sort des déplacés et la multiplication des attentats pourrait aliéner la population mais le gouvernement semble déterminé, selon les analystes, à gagner la bataille de Swat.

L'armée a fait état d'une progression majeure samedi en annonçant la reprise de Mingora, et un haut responsable gouvernemental a estimé dimanche que deux à trois jours seraient encore nécessaires pour regagner le contrôle de la vallée.

"Il ne reste plus que 5% à 10% de la mission à effectuer, et nous espérons que d'ici deux à trois jours les poches de résistance seront nettoyées", a dit Syed Athar Ali, secrétaire à la Défense. "Ils sont au bord de la reddition."

Le général Athar Abbas, porte-parole de l'armée, s'est montré plus prudent, estimant qu'il était difficile de donner un délai compte tenu de la taille de la région.

Selon le secrétaire à la Défense, le gouvernement est prêt à pourchasser les taliban s'ils venaient à se réfugier dans d'autres zones.

"Si les terroristes et les militants vont vers d'autres sanctuaires et refuges, bien sûr la menace sera prise en considération, a-t-il déclaré. Toute opération sera sujette aux décisions politiques."

En marge d'une réunion sur la sécurité régionale à Singapour, il a en outre assuré que l'arsenal nucléaire de son pays était en sécurité et, avec l'aide des alliés occidentaux, ne risquait pas de tomber entre "de mauvaises mains".

Les Occidentaux ont plusieurs fois exprimé leurs craintes de voir les activistes islamistes s'emparer des ressources nucléaires du Pakistan.

La sécurité de cette technologie est un sujet sensible depuis qu'Abdul Qadeer Khan, le "père" de la bombe pakistanaise, a reconnu avoir cédé des informations à la Corée du Nord, à l'Iran et la Libye en 2004.

Avec Saeed Azhar, version française Grégory Blachier

http://fr.news.yahoo.com/4/20090531/twl-pakistan-swat-41953f5.html

publié sur facebook le 1/06/2009 00:41

samedi 3 décembre 2011

Les civils, victimes de l'offensive contre les talibans au Pakistan

De nombreux civils auraient été tués dans la vallée de Swat et les régions voisines, en raison des combats entre l'armée et les talibans dans cette zone du nord-ouest du Pakistan. On ignore combien ont péri, mais les témoignages se multiplient sur les souffrances endurées par les habitants.

Moabullah raconte avoir transporté une trentaine de corps, souvent déchiquetés, à l'aide d'une brouette pour les amener dans un cimetière. Il est l'un des nombreux habitants à avoir fui la région pour gagner hôpitaux et camps de réfugiés.

Les récits des réfugiés, comme ceux des travailleurs humanitaires et des personnels hospitaliers, laissent penser que les civils paient un lourd tribut aux combats, notamment aux raids aériens menés par l'armée. Il n'existe aucun décompte indépendant du nombre de morts. Des ONG comme la Croix-Rouge internationale et Human Rights Watch soulignent qu'il leur sera impossible de recenser les tués tant qu'elles ne seront pas autorisées à pénétrer dans la majeure partie de la zone de guerre, qui s'étend sur 10.360 kilomètres carrés.

Reste que les "dommages collatéraux" subis par les civils pourraient éroder le soutien populaire dont bénéficie l'armée et même générer de la sympathie pour l'insurrection.

"Les pertes civiles sont beaucoup plus élevées que celles de l'armée ou des talibans", affirme Ali Bakt, l'un des nombreux témoins interrogés par l'Associated Press dans la région. M. Bakt, qui a gagné un hôpital de Peshawar après avoir fui le bastion taliban de Peochar, explique que les deux camps tirent des obus de mortier, une arme peu précise qui tombe souvent à côté de la cible visée.

"C'est bien d'agir contre les talibans, mais il y a un problème pour les civils", remarque de son côté Yusuf, un jeune homme de 21 ans qui a fui les combats dans le district de Buner. Dans un cas, les corps de dix tués n'ont pas pu être ramassés pendant trois jours à cause des combats, dit-il.

Un homme âgé souffrant apparemment de malnutrition et respirant à peine est allongé sur un lit d'hôpital. Nawab Ali, son neveu, raconte qu'ils ont fui leur domicile de Mingora, principale ville de la vallée de Swat, en enfreignant le couvre-feu imposé par l'armée. Ils n'avaient plus de nourriture et plus beaucoup d'eau.

"Les gens partaient à pied", dit-il. "Nous sommes arrivés près du village d'Abwa lorsque l'armée nous a tiré dessus. Six personnes ont été tuées et sept autres blessées", explique Ali, précisant que ce sont des civils cherchant à fuir qui ont été frappés. Quatre femmes ont été tuées, dont la mère d'un bébé de quatre mois, ajoute-t-il.

Les interviews menées par l'AP suggèrent que des "bavures" ont notamment eu lieu après que les habitants eurent bravé le couvre-feu pour fuir, souvent poussés par le désespoir en raison d'un manque de nourriture, d'eau ou d'aide médicale.

La plupart des témoins imputent les pertes civiles aux raids aériens et aux tirs de missiles de l'armée. Ils expliquent avoir été, soit pris dans les combats, soit pris pour cible parce qu'ils avaient violé le couvre-feu.

Mais des habitants ont également raconté, en particulier à Mingora, que les talibans refusaient de laisser partir les civils car ils voulaient les utiliser comme boucliers humains, rapporte Ali Dayan Hasan, représentant de Human Rights Watch au Pakistan.

M. Hasan évoque un témoignage selon lequel les talibans auraient égorgé un homme qui avait parlé à des soldats. La victime aurait affirmé avoir raconté aux militaires qu'il n'y avait pas de combattant islamiste dans son village, mais les insurgés ne l'auraient pas cru.

L'offensive lancée par l'armée le mois dernier dans le but de reprendre la région aux talibans a provoqué la fuite d'environ 1,5 million de personnes. Dans les zones auxquelles il a eu accès, comme Dagar et Buner, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a soigné environ 240 blessés de guerre.

A l'hôpital Lady Reading de Peshawar, la majorité des blessés viennent de Swat, Dargai, Buner et Dir, les zones où se sont déroulés les combats les plus violents. Récemment, l'établissement a reçu en une semaine une cinquantaine de victimes.

Fazl-ur-Rahman, qui a fui le district de Dir, raconte que 350 maisons dans son village ont été détruites. Ce qui, ajoute-t-il, donne une idée du nombre de morts.

Un autre réfugié, Sirajuddin, dit avoir fui le 20 mai le village de Gumbatmera, dans la vallée de Swat, après qu'un raid aérien de l'armée eut détruit de nombreuses maisons. "Ce que je sais, c'est que dans les maisons détruites il y a des gens qui sont morts", dit-il. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090527/twl-pakistan-swat-civils-2f4e741.html

publié le 28/05/2009 00:21 sur romandie blog

Les talibans du Pakistan diffusent une vidéo de l'otage polonais décapité

http://fr.news.yahoo.com/2/20090208/twl-les-talibans-du-pakistan-diffusent-u-5fb7533.html

le 08.02.2009 à 23 H 48

Des militants du Mouvement des talibans pakistanais ont diffusé dimanche une vidéo aux images crues, visionnée par l'AFP, de la décapitation de l'otage polonais qu'ils affirment avoir tué parce qu'Islamabad a refusé de libérer des rebelles détenus

La diffusion de ces images intervient au lendemain de l'annonce, par un porte-parole des talibans, de la décapitation de Piotr Stanczak, capturé le 28 septembre dernier dans le nord-ouest du Pakistan.

Le Polonais avait été enlevé par des hommes armés qui avaient tué son chauffeur et son garde du corps dans la ville d'Attock, située en bordure de l'Indus, où il travaillait pour une compagnie pétrolière.

La vidéo montre Stanczak en tenue traditionnelle pakistanaise, assis les jambes croisées sur un tapis.

L'otage polonais fait une brève déclaration en anglais en réponse aux questions posées par ses ravisseurs, qui exigent que Varsovie retire les quelque 1.100 militaires polonais déployés en Afghanistan.

Sur la séquence suivante, Stanczak est assis dans la même position, mais ses yeux sont bandés. Un homme masqué le décapite avec un couteau, tandis que deux autres hommes, postés derrière lui, pointent des fusils d'assaut AK-47 en direction de sa tête.

Un militant masqué explique alors que Stanczak a été tué car les prisonniers talibans n'ont pas été relâchés et prévient que d'autres otages étrangers pourraient connaître le même sort. Ce militant ne fait pas mention d'autres otages.

Plusieurs étrangers, dont un Américain, se trouvent entre les mains de ravisseurs au Pakistan.

Une bannière noire avec l'inscription : "Tehrik-e-Taliban Pakistan, Darra Adam Khel" apparaît sur la vidéo. Darra Adam Khel est une ville située près de Peshawar.

La décapitation de l'otage polonais avait été annoncée la veille par un responsable du Tehrik Taliban Pakistan (Mouvement des Talibans du Pakistan, TTP) de Baïtullah Mehsud, chef des talibans pakistanais qui ont fait allégeance au réseau d'Oussama ben Laden.

Baïtullah Mehsud a été accusé par les Etats-Unis et le Pakistan d'être le cerveau de l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto en décembre 2007.

L'exécution de Piotr Stanczak a eu lieu dans le district tribal du Waziristan du Sud, le bastion de Baïtullah Mehsud, avait déclaré samedi par téléphone à l'AFP un porte-parole du TTP.

Les ravisseurs de l'otage polonais avaient réclamé la libération de 30 combattants islamistes détenus au Pakistan, dont un cadre pakistanais d'Al-Qaïda expert en confection de vestes bourrées d'explosifs, selon un haut responsable des services de sécurité.

Les talibans avaient ensuite revu leurs exigences à six puis quatre libérations, et au paiement d'une rançon.

Piotr Stanczak, qui travaillait pour la société pétrolière polonaise Geofizyka Krakow, avait été enlevé près d'Attock, à environ 110 kilomètres à l'ouest d'Islamabad, non loin des zones tribales où l'armée affronte des talibans pakistanais alliés à leurs pairs afghans et à Al-Qaïda.

Le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Jacek Najder avait déclaré auparavant dimanche que les autorités polonaises n'avaient "toujours pas de confirmation définitive de la mort" de Piotr Stanczak.

http://www.tvagri.com/azf/forum/index.php/topic,2.msg384.html#msg384

autres exmples de lien de la CIA avec al Qaëda

vendredi 18 novembre 2011

Afghanistan: civils tués par l'Otan, soldats tué par des insurgés

Afghanistan: 4 civils tués par l'Otan dans des combats avec des insurgés

KABOUL (AFP) - La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan a reconnu dimanche avoir tué quatre civils au cours de combats avec des insurgés dans un bastion des talibans, dans le sud de l'Afghanistan.

"Une unité de l'Isaf a accidentellement tué quatre civils et en a blessé trois au cours d'un engagement avec des insurgés", a annoncé l'Isaf dans un communiqué. La bavure a eu lieu samedi dans le district de Sangin, dans la province d'Helmand, un bastion des talibans dans le sud du pays. "Une patrouille a identifié des insurgés armés sur le toit d'un bâtiment se préparant à ouvrir le feu et pour se défendre, les soldats de l'Isaf ont tiré trois roquettes qui ont toutes atteintes leur objectif", a expliqué l'Isaf. "A l'insu de la patrouille, des civils se trouvaient à l'intérieur du bâtiment", a-t-elle ajouté. Les trois blessés, parmi lesquels deux enfants grièvement atteints, ont été soignés dans une infirmerie de l'Isaf, selon le communiqué. "L'Isaf regrette profondément cette tragédie, quand des femmes et des enfants sont tués et blessés", a ajouté l'Isaf, précisant qu'une enquête avait été ouverte. Les forces étrangères en Afghanistan sont régulièrement accusées de provoquer la mort de civils dans leurs combats ou bombardements contre les insurgés. Le président Hamid Karzaï et les autorités afghanes lancent régulièrement des appels à la prudence aux forces internationales, avertissant que de telles bavures risquent de retourner la population contre les soldats étrangers et le gouvernement. En juillet, deux frappes aériennes des forces internationales avaient tué 64 civils, pour la plupart des femmes et des enfants venant assister à un mariage, dans les provinces du Nouristan et de Nangarhar (est), selon des commissions d'enquête des autorités afghanes. Le 7 août, la coalition avait annoncé la mort de quatre femmes et d'un enfant dans la province de Ghazni (centre), présents dans un bâtiment à partir duquel des hommes armés avaient ouvert le feu contre des soldats. Au cours des quatre premiers mois de l'année 2008, environ 200 civils afghans ont été tués par les forces internationales, la plupart dans des frappes aériennes, avait indiqué à la mi-mai un rapporteur spécial de l'ONU, Philip Alston. Dans le même temps, 300 civils ont été tués lors d'attaques des talibans, les trois quarts au cours d'attentats suicide, selon lui. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en novembre 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Opération "Liberté immuable").

Un soldat de l'Isaf (g) et un soldat afghan le 29 mai 2008 à Kaboul

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080817/twl-afghanistan-violences-2elead-3caf257.html

http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/afghanistan-photos.html?imageUrl=/afp/20080817/r_p_afp_wl_afghan/pwl-afghanistan-violences-2-30d06e7986060
publié le 19/08/2008 00:42 sur le blog de romandie blog
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Nouvel assaut taliban contre une base américaine
KHOST, Afghanistan (Reuters) - Un trentaine de taliban, dont six kamikazes, ont pris d'assaut la principale base américaine dans le sud-est de l'Afghanistan dans la nuit de lundi à mardi, rapportent des responsables afghans et de l'Otan

Des militaires de l'Otan affrontaient encore dans la matinée quelques combattants taliban, repoussés dans les maisons d'un village voisin, a rapporté le gouverneur de la province de Khost, où s'est déroulée l'attaque. Ces combats ont fait deux morts et trois blessés parmi les civils, a-t-il ajouté.

Lundi, un attentat suicide avait causé la mort de dix civils afghans aux portes de cette même base, le Camp Salerno, situé à proximité de la frontière pakistanaise.

"Depuis, un affrontement s'est poursuivi entre l'Otan et les taliban. Six taliban ont été tués après avoir fait exploser les charges qu'ils avaient sur eux. Deux enfants ont été tués et deux autres, ainsi qu'une femme, ont été blessés", a rapporté le gouverneur provincial, Arsala Jamal.

L'Otan a repoussé les taliban vers un village voisin, dont plusieurs maisons ont été la cible de frappes aériennes, ont indiqué des habitants.

"Il y avait jusqu'à six kamikazes à pied. Certains ont pu se faire exploser à l'extérieur de la base et d'autres ont été tués par nos hommes", a déclaré un porte-parole de la mission de l'Otan, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).

"Les combats se poursuivent. il n'y a pas de victimes de notre côté", a-t-il ajouté.

Elyas Wahdat, version française Gregory Schwartz
publié le 19/08/2008 11:01 sur romandie blog
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Afghanistan: dix soldats français tués, une base américaine attaquée
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080819/twl-afghanistan-otan-france-violences-2e-3caf257.html

Carte de localisation des attaques contre des soldats français et contre une base américaine

KABOUL (AFP) - Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors de combats contre les talibans, a-t-on appris mardi de source proche de la présidence française.

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait dès mardi soir en Afghanistan.

Les soldats ont péri lors d'affrontements déclenchés par une "embuscade tendue par les talibans", qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, a précisé cette source à Paris.

La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan avait indiqué auparavant que des soldats étaient engagés dans un "incident majeur" dans la province de Kaboul.

Un officier afghan interrogé sous couvert de l'anonymat avait pour sa part indiqué que dix soldats français avaient été tués et vingt blessés lors de ces affrontements dans le district de Saroubi, à quelque 50 km de la capitale afghane.

Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan dans le district de Saroubi.

"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed.

"L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués", a-t-il ajouté.

Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.

Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril.

Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.

A Kaboul, l'ossature de la présence française est constituée par le Régiment de marche du Tchad, basé à Noyon (Oise, nord de la France). La France a pris le 5 août le commandement de la région "capitale", assuré à tour de rôle par la France, l'Italie et la Turquie, qui disposent chacun d'un bataillon déployé à Kaboul et dans sa région proche.

Depuis fin 2001 et sans compter les morts de lundi et mardi, quatorze militaires français sont morts en Afghanistan dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier en date avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.

Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires. La plupart d'entre eux ont été victimes de bombes improvisées.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

Par ailleurs, la base américaine Salerno située à proximité de la ville de Khost, à quelque 30 km de la frontière avec le Pakistan, a fait l'objet d'une nouvelle attaque dès l'aube, au lendemain d'un attentat suicide qui y avait fait 10 tués civils.

"D'après les premiers rapports, quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.

"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zaher Azimi, a affirmé que 13 "terroristes" avaient été tués dans l'attaque de la base. "Une unité de commando s'est déployée et a repoussé les assaillants. Six commandos ont été blessés", a-t-il précisé.

Pour sa part, l'Isaf a fait état de sept insurgés tués.

"Les forces de l'Isaf ont identifié un groupe d'insurgés se préparant à attaquer la base et ont ouvert le feu contre eux. Des hélicoptères ont ensuite pris à partie les insurgés alors qu'ils tenaient de s'enfuir", a indiqué la force dans un communiqué.

"Aucun membre de l'Isaf n'a été blessé dans l'attaque", a-telle précisé.

Zabihullah Mujahed a revendiqué cette nouvelle attaque au nom des talibans. "Un groupe de 30 moujahidine équipés d'armes à feu et de vestes bourrées d'explosifs ont attaqué la base américaine de Khost, tuant de nombreux américains", a-t-il déclaré.
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Afghanistan: les soldats français ont été victimes d'une "vraie embuscade", selon le général Georgelin

Par Julien Proult AP -

PARIS - Les soldats français tués lundi à l'est de Kaboul en Afghanistan, ont été victimes d'une "vraie embuscade, bien montée" par une centaine d'insurgés lors d'une mission de reconnaissance classique, a expliqué mardi le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major. Neuf d'entre eux sont morts au tout début des combats, tandis que le dernier a péri dans l'accident d'un véhicule blindé qui tentait de récupérer les blessés quelques heures plus tard.

Les affrontements ont eu lieu sur la route qui traverse du nord au sud la vallée de l'Uzbin, dans le district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul, à environ 2.000m d'altitude, a indiqué le général Georgelin lors d'une conférence de presse à Paris. "C'est une piste extrêmement rocailleuse, ce n'est pas une route aménagée, c'est une piste enlacée. Il faisait une chaleur suffocante, de l'ordre de 30 degrés, dans une atmosphère extrêmement poussiéreuse", a-t-il expliqué.

La bataille s'est engagée vers 13h30 locales lundi, lorsqu'arrivé à proximité d'un col, "le chef de section, comme il est normal en reconnaissance d'infanterie, a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître à pied le col lui-même", a affirmé le chef d'état-major.

C'est à ce moment-là "qu'un élément des forces insurgées s'est manifesté et a frappé. C'est au cours de cet incident à 13h30 qu'ont été tués (...) les neuf soldats français dont nous avons à déplorer la perte", a souligné le général Georgelin. A partir de là s'est engagée "une série de combats qui a duré jusqu'à tard le soir".

Les talibans ont d'abord "pris à partie la base d'appui qu'avait laissée le chef de section en arrière de cet élément avant (...) puis, plus tard, s'en sont pris à la deuxième section, qui était donc sur cette route sur laquelle ils étaient engagés", selon le chef d'état-major.

La SRR (Section de réaction rapide) de la base avancée de Surobi a alors été appelée en renfort, tandis que "les appuis aériens ont été apportés par la coalition avec les A-10 américains".

Les combats se sont étirés jusque dans la nuit, et "ce n'est que vers 2h qu'on a pu dresser un bilan complet", a souligné Jean-Louis Georgelin. "Ce qui a été extrêmement difficile, à partir de la tombée de la nuit, c'est de récupérer l'ensemble des blessés, l'ensemble des éléments de la section qui ont été dispersés lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri de l'embuscade".

C'est lors de ces opérations de sauvetage que le dixième soldat français est mort: son véhicule blindé s'est retourné sous l'effondrement de la route, "vers 5h30" locales mardi matin.

Selon le ministre de la Défense Hervé Morin, "il semblerait qu'il n'y ait aucun mort pour les forces spéciales américaines, ni pour l'armée nationale afghane" qui accompagnaient les troupes françaises dans leur mission. Il y aurait en revanche "quelques blessés qui sont légers".

Dans les rangs des assaillants, au nombre d'"une petite centaine", on compte "une trentaine de morts et une trentaine de blessés", d'après Hervé Morin. A Kaboul, le général Mohammad Zahir Azimi, porte-parole du ministère afghan de la Défense, a fait état de la mort de "27 ennemis" dans l'accrochage. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080819/twl-afghanistan-france-soldats-embuscade-fcd69a8.html
publié le 19/08/2008 15:02 sur romandie blog

lundi 24 octobre 2011

Les Français dans le guêpier Afghan

09/11/2006 - © Le Point - N°1782


Trafiquants de drogue, talibans et seigneurs de la guerre mènent une guérilla farouche contre les forces de l'Isaf, auxquelles appartiennent des soldats français. Les Occidentaux peinent à contrôler la situation et sont contraints de redéfinir leur engagement dans ce pays. Reportage.

L es soldats arrivant à l'aéroport militaire de Kaboul sont prévenus : les drapeaux des pays membres de l'Otan composant l'International Security Assistance Force (Isaf) sont généralement en berne. Chaque fois qu'un soldat de l'Isaf est tué, ils sont descendus à mi-mât. Depuis juillet, ils n'ont atteint que durant trois jours le sommet de leurs hampes... Un symbole emblématique d'une situation militaire qui ne cesse de se dégrader. Depuis fin juillet, l'Isaf est chargée de la sécurité de la zone sud de l'Afghanistan, la plus dangereuse. Trafiquants de drogue, talibans et autres seigneurs de la guerre organisent la résistance. Les forces de l'Isaf subissent aussi leurs assauts dans l'est du pays, frontalier du Pakistan. Un officier britannique estime qu'il ne s'agit pas d'un hasard mais d'une stratégie concertée. Des signes très inquiétants dans un pays qui, au fil des siècles, a mis à la porte tous ceux qui avaient prétendu le conquérir.

Aux 30 000 hommes de l'Isaf s'ajoutent 8 000 Américains de l'opération Enduring Freedom. Les Russes, qui furent ici jusqu'à 140 000, n'ont pas pu tenir. Les Occidentaux feront-ils mieux ?

Le problème du général français Frank Le Bot, commandant les forces de l'Isaf déployées dans Kaboul et sa région, c'est que la capitale est enchâssée dans la région de l'Est et se transforme vite en caisse de résonance. L'instabilité s'accroît. « En août et surtout en septembre , dit-il, nous avons connu les engins explosifs bricolés qui explosent au bord des routes, les roquettes, les attaques suicides. Mais les choses se sont calmées depuis la fin du ramadan. » Jusqu'à quand ? Le général s'inquiète : « On est arrivés avec des certitudes et un projet d'avenir imposé, dans un pays féodal vivant au début du Moyen Age. On ne peut pas gommer une civilisation. Je crains le rejet. »

Chacun sait ici que la capitale afghane est vulnérable. Trop peu nombreuses, les troupes de l'Isaf et l'armée nationale afghane délaissent les régions du Wardak et du Logar, au sud-ouest de la ville, tout en sachant fort bien que dans ce sanctuaire les insurgés s'organisent. Et les soldats de l'Isaf se sentent de plus en plus menacés. A Kaboul, les véhicules militaires ne peuvent plus circuler que par deux, leurs occupants (deux au minimum) tenant leur arme chargée à la main, non sans porter en permanence un casque lourd et un gilet pare-balles. Les sorties en ville sont quasi interdites et la fréquentation des restaurants locaux n'est plus qu'un souvenir... Cependant, les Français ne renoncent pas à leur effort, comme est venu le rappeler durant le long week-end de la Toussaint le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin. Après une visite éclair aux 200 commandos des forces spéciales déployés dans la région de Jalalabad et qui rentreront au début de 2007, il est venu à Kaboul tenir un discours réaliste au gros millier de soldats français présents dans la capitale : « L'insécurité grandit. Dans ces cas-là, il faut serrer les rangs et donner l'image de soldats déterminés. Nous pouvons être confrontés à des situations difficiles. »

Le lieutenant Olivier Aguillon, 27 ans, chef de section au 126e régiment d'infanterie de Brive-la-Gaillarde, part patrouiller dans le 17e district de Kaboul, avec une douzaine d'hommes à bord de deux VAB (véhicules de l'avant blindé). « C'est sur la route que nous sommes le plus vulnérables », confirme-t-il. Les ordres sont stricts. Dès que les blindés sont coincés plus de deux secondes dans la circulation, ils se dégagent le plus rapidement possible. Pour éviter d'être la cible d'un attentat suicide... A l'arrivée dans la zone de patrouille, un quartier gris construit par les Soviétiques et principalement occupé par des fonctionnaires, des policiers attendent les Français pour faire, en leur compagnie, une longue patrouille à pied. Sans indifférence ni curiosité, la population ne réagit que peu à cette présence, et un jet de pierre par un enfant passera pour un « petit geste d'excitation ». Sans plus.

L'exemple américain

A cette mission de sécurité générale confiée aux Français s'en ajoute une autre : la formation des officiers de l'armée afghane dans le cadre de l'opération Epidote. Or les troupes de l'armée nationale afghane (Ana) désorientent quelque peu leurs instructeurs. Durant les opérations Medusa et Mountain Fury qui se sont déroulées durant l'été contre les talibans, essentiellement dans le sud du pays, puis pendant l'opération Oqab, en cours dans tout l'Afghanistan, les constatations ont été identiques. Patron d'Epidote, le colonel Franz Chapuis analyse : « Ils ont un très bon comportement au combat, mais ne manoeuvrent pas au sens occidental du terme et ne savent pas agir avec l'artillerie et les blindés. » Pour la plupart, les stagiaires de l'école d'officiers sont d'anciens moudjahidin désormais intégrés dans l'Ana. Combattants aguerris, souvent quadragénaires, ils ont vaincu les 140 000 Russes qui occupaient leur pays, puis les talibans qui leur succédèrent. Avec, c'est vrai, l'aide déterminante des Américains. Dans cette école, ils viennent aujourd'hui apprendre à faire la guerre comme les Français, et surtout comme les GI. Car ici le manuel scolaire est le « Field Manual » de l'armée américaine, et chaque bataillon afghan de 400 hommes compte 6 ou 7 conseillers américains.

En début de semaine, les officiers stagiaires sont allés passer deux jours sur le terrain d'entraînement. Directement arrivé des écoles de formation d'officiers de l'armée de terre de Coëtquidan (Morbihan), le capitaine Jean-Claude Missonier fait face à une classe studieuse de plusieurs dizaines d'officiers. Assisté d'un interprète, il dissèque leur comportement devant le tableau : « Cette section est partie trop vite. Avant de monter à l'assaut de la position ennemie, je dois remettre mon groupe en place. » Le cours sera mis à profit, dans quelques semaines, par ceux des stagiaires qui seront affectés dans le sud du pays, au front, contre les talibans. Leur seule expérience, c'est l'offensive. Pour le colonel Haqmal Babagul, qui les dirige, « tout est nouveau pour eux. Ils ne connaissent pas la tactique ». Le capitaine Missonier résume : « Ils savent amener leurs hommes au combat, mais doivent maintenant apprendre à revenir avec eux. Il faut les calmer. Ces gens ignorent la peur ! » L'ambition des Français consiste donc à apprendre à leurs collègues afghans à canaliser leur ardeur pour les rendre capables d'agir au sein d'une force internationale comme l'Isaf. Lui aussi formateur, le lieutenant-colonel Vincent Lamauve précise : « Individuellement, ils savent se battre et ont le sens du terrain. Mais ils ont des difficultés pour coordonner leurs actions, pour combattre collectivement. Notre plus gros effort porte sur la capacité d'anticipation. Car ils ne prévoient jamais l'action suivante... » Le colonel Babagul développe : « C'est la conséquence de trente années de guerre. Ils ne savent utiliser ni l'artillerie ni les chars. La seule chose qui compte pour eux, c'est l'AK-47. Je parle des vrais combats... »

L'armée afghane ne compte que 28 000 hommes, et chacun s'interroge à Kaboul sur la manière dont elle atteindra en 2009 l'effectif de 70 000 prévu par les accords de Bonn.

Pourtant, son renforcement devient impératif, car l'Isaf peine à contenir des talibans de plus en plus vindicatifs. Ces derniers mènent contre elle la seule guerre qu'ils connaissent : celle des guérilleros et des partisans. Les escarmouches sporadiques ont désormais laissé place à de vraies batailles rangées. Les petits groupes de 10 ou 15 talibans sont souvent complétés par des unités de combat comptant une centaine d'hommes, ou davantage. Les récentes offensives ont été contrées grâce à l'aviation et aux hélicoptères. Dans les années 80, c'est également de cette manière que les Russes ont contenu les moudjahidin. Jusqu'à ce que ces derniers soient dotés de missiles antiaériens par la CIA... Personne à Kaboul ne parierait sur le fait que les talibans et les seigneurs de la guerre enrichis par l'opium ne disposeront jamais de missiles antiaériens. Pour l'instant, ils se lancent dans une tactique à l'irakienne, avec des bombes télécommandées placées au bord des routes et des attentats suicides. L'Isaf a perdu 45 soldats en 2006, et 55 autres, dont 6 Français des forces spéciales, sont morts dans l'opération Enduring Freedom. Cela risque fort, hélas, de n'être qu'un début...

Le retour des talibans 25/05/2006 - © Le Point - N°1758

C e sont les combats les plus violents en Afghanistan depuis la chute des talibans. Attentats-suicides, exécutions, batailles rangées : les turbans noirs signent dans le sud du pays leur retour en force. Des combats qui opposent la milice à l'armée afghane et aux troupes alliées. Deux soldats français appartenant aux forces spéciales (200 commandos installés à Spin Boldak, près de la frontière pakistanaise) ont ainsi trouvé la mort. « Nous allons connaître six mois difficiles », déclarait récemment un responsable du détachement français au sein de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité), forte de 9 000 hommes.

Les raisons d'un tel déferlement de violences ? La frustration des populations pachtounes, majoritaires en Afghanistan, les carences de l'aide internationale et la corruption. Les miliciens islamistes, eux, profitent des royalties du trafic de drogue, dans un pays qui menace de basculer dans l'« irakisation ». Et bénéficient de complicités actives au Pakistan. Caché dans les montagnes méridionales, le mollah Omar l'avait annoncé : « Avec les attentats-suicides, l'Afghanistan sera bientôt un four brûlant pour les étrangers. »

22h57

05/08/2007 - © Reuters - Le point.fr

Hamid Karzaï reçu deux jours à Camp David par George Bush

La reconstruction, difficile, de l'Afghanistan et la menace que représentent les sanctuaires d'Al Qaïda et des taliban au Pakistan seront au menu des discussions, ces dimanche et lundi, à Camp David, entre le président américain George Bush et le dirigeant afghan Hamid Karzaï.

Le dossier des 21 otages sud-coréens retenus depuis plus de deux semaines par les taliban sera également évoqué par les deux dirigeants qui débuteront dimanche leurs discussions.

Deux des membres du groupe de bénévoles évangélistes ont été exécutés par leurs ravisseurs et la Corée du Sud a demandé instamment aux Etats-Unis et à l'Afghanistan de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour obtenir la libération des otages.

Des responsables américains ont indiqué que les discussions entre les deux hommes se concentreraient sur la stratégie à adopter en Afghanistan, qui connaît depuis 18 mois un regain de violences sans précédent depuis le renversement du régime taliban, fin 2001, par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Karzaï doit arriver dimanche après-midi dans la résidence présidentielle. Les deux hommes tiendront une conférence de presse commune lundi à 11h25 (15h25 GMT).

Karzaï, qui a survécu à trois tentatives d'assassinat, est considéré comme un allié stratégique des Etats-Unis et bénéficie du soutien du Congrès américain comme de l'administration Bush.

Il a cependant éprouvé des difficultés à bâtir un gouvernement solide dans un pays marqué par des rivalités entre tribus rivales et par la puissance de chefs de guerre dans certaines provinces.

L'AFGHANISTAN, VICTIME DE LA GUERRE EN IRAK ?

Le président afghan est confronté à de nombreuses difficultés à commencer par les attentats suicide perpétrés par les taliban, la hausse du nombre de civils tués dans les opérations militaires de l'Otan et de la coalition internationale et l'essor de la production d'opium.

La situation difficile que connaît l'Afghanistan alimente les critiques de ceux qui estiment que la guerre en Irak a détourné les Etats-Unis de la lutte contre les taliban et Al Qaïda.

Un rapport des services secrets américains rendu public en juillet leur a fourni des arguments supplémentaires. Il établit que l'organisation Al Qaïda et les taliban ont gagné en puissance et entraînent de nouvelles recrues dans la région pakistanaise du Waziristan, près de la frontière afghane.

George Bush a plusieurs fois fait le lien entre la guerre en Irak et le combat international contre Al Qaïda pour tenter de démontrer que l'implication des Etats-Unis en Irak ne les empêchait pas de s'attaquer efficacement au problème du terrorisme international, en Afghanistan notamment.

"L'Afghanistan et l'Irak ne s'excluent pas l'un l'autre dans le cadre de la guerre contre le terrorisme", a déclaré Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison blanche.

Ces derniers jours, l'Afghanistan et son voisin pakistanais se sont invités dans la campagne américaine pour l'investiture démocrate, l'un des principaux candidats, Barack Obama, ayant déclaré que s'il était élu, il intensifierait la lutte contre Al Qaïda, en menant au besoin des frappes au Pakistan, avec ou sans l'autorisation des autorités pakistanaises.

http://www.tv5.org/ 05/08/2007 20h48

Talibans, otages, drogue et Iran au menu de la rencontre Bush-Karzaï à Camp David

Le président afghan Hamid Karzaï, confronté à l'épineuse crise des otages sud-coréens et à l'opposition des talibans, est arrivé dimanche à Camp David pour des entretiens avec le président George W. Bush centrés sur la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue.

Près de six ans après l'intervention américaine, les discussions devraient aborder la sécurité alors que les talibans contrôlent toujours une bonne partie du pays et que la production d'opium risque de battre un nouveau record en 2007.

Mais à la suite des déclarations de M. Karzaï à la chaîne de télévision américaine CNN dans un entretien diffusé dimanche, l'Iran pourrait aussi être l'un des sujets abordés par les deux hommes.

"Jusqu'à présent, l'Iran a été une aide et une solution", a déclaré le président afghan.

"Nous avons des relations très très bonnes, très très étroites" avec l'Iran, qui "a été un soutien pour l'Afghanistan, dans notre processus de paix et dans la lutte contre le terrorisme et contre le trafic de drogue", a insisté M. Karzaï.

Ces déclarations divergent fortement de la ligne affichée par le gouvernement américain, qui accuse l'Iran de financer le terrorisme, d'armer les insurgés en Irak et en Afghanistan, et de chercher à fabriquer la bombe atomique.

"L'Iran joue sur les deux tableaux dans les rues d'Afghanistan. Je pense qu'ils agissent pour aider le gouvernement afghan. Je pense qu'ils agissent pour aider les talibans, y compris en fournissant des armes", a ainsi déclaré sur CNN le ministre américain de la Défense, Robert Gates.

Le président afghan souhaite aussi aborder la question des victimes civiles de la guerre dans son pays, où les forces de la coalition, parmi lesquelles 27.000 Américains, s'appuient beaucoup sur des frappes aériennes.

Depuis le début de l'année, plus de 600 civils ont été tués dans les violences, dont environ la moitié ont été victimes de "dommages collatéraux" des forces internationales, des drames qui rendent les forces occidentales de plus en plus impopulaires et érodent la crédibilité de M. Karzaï.

Les deux présidents consacreront aussi une part importante de leurs discussions à la crise des otages sud-coréens. Séoul a appelé les Etats-Unis à intervenir, et un responsable de l'ambassade sud-coréenne à Kaboul a espéré dimanche que la rencontre donne "quelque chose de positif".

Les talibans retiennent en otage 21 travailleurs humanitaires sud-coréens, membres d'une église évangélique, enlevés le 19 juillet. Ils ont déjà tué deux autres membres du groupe et exigent la libération de prisonniers afghans en échange de celle des otages.

Mais Kaboul, très critiqué par Washington pour avoir accepté un tel échange de prisonniers en mars dernier, refuse désormais "par principe" de céder aux demandes des preneurs d'otages.

"Nous allons tout essayer pour qu'ils soient libérés en toute sécurité", a déclaré M. Karzaï à CNN, tout en précisant que son gouvernement refuserait toute concession susceptible d'encourager d'autres prises d'otages à l'avenir.

Sur le front de la drogue, une nouvelle production record est attendue cette année dans les régions du sud de l'Afghanistan, contrôlées par les talibans qui financent une partie de leur activité avec ce trafic.

L'an passé, Hamid Karzaï avait rejeté un projet américain qui prévoyait de répandre des herbicides sur les champs de pavot, une mesure néfaste pour le bétail, les autres cultures et l'eau potable.

MM. Bush et Karzaï doivent donner lundi une conférence de presse conjointe.








mercredi 19 octobre 2011

LE LOBBY AMERICAIN DE L'ARMEMENT ENTRETIENDRAIT LES TENSIONS ENTRE L'OTAN ET LES TALIBANS POUR DES RAISONS ECONOMIQUES

Une sale besogne menée avec la régularité d'une horloge suisse


Source http://www.ledevoir.com/

Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)

Envoyé Le jeudi 14 juin 2007 10:00

L'OTAN est armé par le lobby américain de l'armement, les Talibans sont armées par des sous sous contractuels du lobby américain de l'armement.

Le lobby américain de l'armement a besoin d'un retour d'investissement durable pour que cette petite guerre soit rentable. Il faut donc équiper et maintenir en action des forces suffisamment considérables pour que cette guerre soit économiquement viable. Il faut aussi attiser la haine des Talibans pour maintenir un taux d'actions belligérantes justifiant, à la fois le déploiement des troupes et à la fois leurs actions militaires soutenues. Le mauvais traitement des prisonniers Talibans est nécessaire et joue ce rôle.

Il ne faut pas détruire les Talibans (génocide) mais maintenir une tension suffisante pour contenir la combustion du bruleur. Ce n'est pas la peur du génocide qui retient l'OTAN mais la peur de la cessation subite du conflit. Il faudrait alors déclencher la guerre d'Iran bien que ni l'opinion internationale, ni les forces armées ne sont prêtes pour à se déployer dans ce secteur.

Harper est un allié de Bush financé par le Lobby de l'Armement. Dans ce dossier, il ne représente pas le Canada mais les intérêts des républicains et conservateurs dans le maintien des conflits armés à teneur économique dans le monde.

Harper ne se soucie pas :

- De la réputation du Canada

- De la vie de nos jeunes canadiens envoyés se faire tuer

- De la vérité en chambre face à ce conflit

- Du bien-ëtre du peuple afghan et de sa survie

Il fait calmement sont travail pour le lobby de l'armement et son représentant George W. Bush en :

- Désinformant le parlement canadien

- Mentant aux soldats canadiens et leurs familles

- Collaborant avec Karzaï (un autre pantin du Lobby) pour qu'une apparence d'oeuvre humanitaire soit maintenue de façon soutenable pour le maintien de l'opinion mondiale

On peut sur prendre Harper à mentir presque quotidiennement dans ce dossier. En fait Harper utilise une stratégie bipartite :

- Par action : mensonge et maintien des efforts de guerre canadiens tant au niveau budgétaire que des effectifs

- Par omission : en maintenant les médias à l'écart et en s'abstenant de poser des gestes de gestion démocratique des informations afin de ne pas nuire au déroulement du conflit

Harper noie constamment le poisson et maintien un floue artistique suffisant pour empêcher les médias d'avoir une prise solide tant documentaire que stratégique dans ce dossier. Cette stratégie conservatrice est très efficace puisque dans les faits le conflit perdure et des citoyens canadiens offrent inutilement leur vies dans cette affaire.

N'ayant pas de prise sur Harper, les médias doivent faire pression sur l'opposition car les députés du NPD, du BLOC et du PARTI LIBÉRAL sont tout aussi au courant de cette stratégie conservatrice que les médias le sont. Ils se confinent dans une confortable position de dénonciateurs doux et mielleux : certes ils dénoncent mais... visant eux aussi le maintien de leurs sièges, ne s'opposent pas à la puissance du lobby de l'armement et du pétrole dans ce dossier.

Dans son ensemble, le Canada maintient une position d'acquiescement soumis car l'ère des Démocrates n'étant pas encore venue dans le Monde (la France venant tout juste de virer aux tenants du lobby), ils ne se sentent pas une äme de missionnaires pour la paix. Nous vivons donc dans un début de paradigme qui manque son départ : parce que personne n'a le courage d'être un politicien des temps actuels. Tous sont rivés aux valeurs et aux champs de force du paradigme précédent. Il en est de mëme dans le dossier de l'environnement et dans le dossier de la nouvelle économie.

L'avenir nous met en retard et les grands cataclysmes environnementaux et économiques à venir vont surprendre ces incompétents au détriment des populations civiles mondiales.

Comme tant d'autres citoyens, je sais que j'appartiens au nouveau paradigme. Je suis même probablement un des nouveaux politiciens de ce nouveau paradigme. Mais je ne connais aucun moyen actuellement d'agir pour le rétablissement de la paix mondiale et la prise en charge des moyens que je connais et des solutions que je possède face aux impasse politiques, environnementales et économiques que nous imposent ceux du pouvoir en nous isolant et en nous empêchant d'avoir accès à la vie politique de notre pays. Nous sommes méticuleusement et très efficacement isolés et maintenus à l'écart des grands partis politiques : ils n'en veulent pas 20, ils n'en veulent pas 10, ils n'en veulent aucun qui pense comme nous. La population ne sachant pas que nous existons croit que l'impasse politique qu'on lui impose soit le seul horizon déployé pour le futur de l'Humanité.

Pierre Castonguay


Le point de vue canadien différe de celui du secrétaire d'Etat adjoint américain

Dans le même temps nous pouvons lire sur le Monde édition du 14 juin 2007 (Nicolas Bourcier)

L'Iran arme les talibans, selon le secrétaire d'Etat adjoint américain

POUR la première fois, un haut responsable de l'administration Bush accuse nommément l'Iran de fournir des armes aux talibans en Afghanistan. Au cours d'une conférence de presse organisée à Paris, mardi 12 juin, Nicholas Burns, secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires politiques, a reproché à Téhéran de « transférer actuellement » du matériel militaire aux combattants rebelles afghans, soulignant le sentiment d'inquiétude qui prévaut à Washington au sujet de l'évolution de la situation militaire dans le pays.

Si l'on continue de lire les papiers récents comme celui-ci sur http://www.matin.qc.ca/ le 8 juillet 2007 nous pouvons conclure que les tensions ne s'amenuisent pas, bien au contraire.

Dans la lutte qui oppose talibans et militaires occidentaux en Afghanistan, le bilan des morts civiles constitue aussi une arme de propagande, d'autant plus qu'il est généralement très difficile de vérifier ces informations.

Ainsi, des Anciens ont affirmé samedi que 108 civils, dont des femmes et des enfants, avaient été tués dans des bombardements dans l'ouest, tandis que dans le nord-est des villageois faisaient état de 25 Afghans tués par des frappes aériennes, certains étant enterrés vivants lors des funérailles d'autres victimes dans un cimetière.

Des responsables américain et de l'OTAN ont déclaré ne disposer d'aucune information étayant ces allégations. Selon un militaire américain, des combattants talibans ont ordonné aux habitants de signaler la mort de civils dans les combats, même si c'était faux.

Même les responsables afghans qui ont relayé ces affirmations samedi ne pouvaient confirmer: ces décès se seraient produits dans des régions dangereuses et reculées, inaccessibles aux journalistes et autres investigateurs indépendants étant donné les combats et les routes fermées.

L'ONU non plus n'a pas pu vérifier les derniers bilans, reconnaît Adrian Edwards, porte-parole des Nations unies en Afghanistan, qui accuse les talibans d'utiliser des boucliers humains. "Si des chiffres sortent rapidement, à mon avis, il faut les prendre avec des pincettes. Mais cela n'aide pas non plus si les informations mettent deux ou trois semaines à sortir", explique-t-il.

Dans la province occidentale de Farah, le chef du conseil provincial, Abdul Qadir Daqeq, précise que les Anciens du district de Bala Baluk ont déposé à son bureau une lettre faisant état de la mort jeudi et vendredi de 108 civils. Trente-trois militants auraient également été tués, et onze policiers ont été retrouvés décapités.

"La zone est sous le contrôle de l'ennemi. Personne ne peut se rendre à Bala Baluk pour savoir quel est le nombre exact de victimes. Je ne peux pas, les organisations humanitaires ne peuvent pas, les responsables du gouvernement ne peuvent pas", déplore M. Daqeq.

A l'OTAN, le commandant John Thomas, porte-parole, affirme que les bombardements aériens étaient nécessaires pour soutenir les forces afghanes dans la province de Farah, mais que les autorités ne disposent d'"aucune information" étayant les allégations sur les victimes civiles. Il a déclaré que des efforts importants étaient déployés pour "déplacer les civils des zones de combat avant le début de ceux-ci".

Dans la province de Kunar, dans le nord-est, le gouverneur Shelzai Dedar a appris de villageois que 25 civils auraient été tués pendant des combats qui ont par ailleurs coûté la vie à deux militaires de l'OTAN et deux soldats afghans ces derniers jours. Le gouverneur Dedar rapporte aussi la mort de 20 militants, alors que le ministère de la Défense en signale 37. D'autres responsables gouvernementaux croient savoir que des civils ont péri dans une frappe aérienne à Wata Pur.

Ce à quoi le commandant Thomas répond que l'OTAN est "aussi certain qu'on peut l'être dans les circonstances actuelles de n'avoir tiré que sur des positions rebelles dans un secteur isolé, et que les seuls tués sont des insurgés". Il assure que les autorités sont "réellement intéressées" par toute information susceptible de confirmer les signalements de décès parmi les civils.

Le président Hamid Karzai déplore régulièrement la mort de civils, et d'après un décompte de l'ONU et de l'agence Associated Press, les forces américaines et de l'OTAN ont fait davantage de victimes civiles que les talibans depuis le début de l'année. Environ 600 civils ont été tués par les deux camps.

Le lieutenant-colonel Rob Pollack, sur la principale base américaine, à Bagram, affirme que les talibans se battent dans des zones habitées car les décès de civils alimentent le rejet des forces étrangères. Le dédommagement des familles des victimes pourrait aussi inciter à la dénonciation de morts civiles fictives, estime-t-il.

Mais Qari Yousef Ahmadi, qui se présente comme un porte-parole des talibans, assure que les milices fondamentalistes ne se battent jamais dans des maisons civiles et ne forcent pas les villagois à signaler des victimes.

Reste que plus de 3.100 personnes, des talibans pour la plupart, sont mortes dans les violences liées à l'insurrection en 2007, selon les calculs de l'AP basés sur les déclarations officielles occidentales et afghanes

A mon humble avis, mieux vaudrait tenter des développements économiques autres que ceux de l'armement. Mais ceci n'est pas l'objectif du lobby américain. Il faudrait très certainement trouver un lobby de compensation.... pour dévier de cet objectif qui ne rend pas la vie belle à vivire et encore moins à imaginer.

Pour tout complément d'information il est possible de suivre ce lien : http://www.afghana.org/html/article.php?sid=2417 ou celui-ci : http://www.afghana.org/html/article.php?sid=1515