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vendredi 1 juin 2012

Bush condamné pour crimes de guerre par contumace (Foreign Policy Journal)

Yvonne Ridley

C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre. Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,
Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
Francisboyle458c-37def.jpg« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
- Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
- Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
- Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
- Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Traduction GV
http://www.foreignpolicyjournal.com/2012/05/12/bush-convicte...
Version française : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article128025
source :  http://www.legrandsoir.info/bush-condamne-pour-crimes-de-guerre-par-contumace-foreign-policy-journal.html

dimanche 18 décembre 2011

L'armée américaine a quitté l'Irak neuf ans après l'avoir envahi

L'armée américaine a quitté dimanche à l'aube l'Irak, près de neuf ans après l'avoir envahi et renversé le dictateur Saddam Hussein, laissant ce pays riche en pétrole plongé dans une grave crise politique.
Le dernier convoi composé de 110 véhicules transportant environ 500 soldats appartenant en grande majorité à la 3ème brigade de la 1ère division de cavalerie a traversé la frontière à 07H30 (04H30 GMT). Le dernier véhicule est passé huit minutes plus tard.

Il y a huit ans et neuf mois, les forces américaines l'avaient franchie dans l'autre sens lors de l'"Opération Iraqi Freedom" qui devait se révéler être la guerre la plus controversée depuis celle du Vietnam, un demi-siècle plus tôt.

L'armée américaine, qui a compté jusqu'à 170.000 hommes au plus fort de la lutte contre l'insurrection, a abandonné 505 bases. Il ne restera plus que 157 soldats américains chargés d'entraîner les forces irakiennes et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade.

Le dernier convoi a quitté la base Imam Ali pour les Irakiens, et Camp Adder pour les Américains, près de Nassiriya vers 2H30 (samedi 23H30 GMT) en empruntant une route déserte de 350 km pour rejoindre le Koweït.

"Nous avons pris en main cette base", a déclaré fièrement à l'AFP, le général irakien Sattar Jabbar al-Ghizi, en charge de la protection du camp.

"Je me sens vraiment bien" lâche le sergent Duane Austin, 27 ans qui a effectué trois rotations en Irak. "Il est temps de rentrer à la maison où m'attendent une femme et deux enfants", confie-t-il. "C'est quand même agréable de savoir que c'est vraiment fini". Certains soldats applaudissaient visiblement soulagés.

Des soldats se demandent comment les Irakiens réagiront en découvrant le départ des Américains.

Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé le 21 octobre, le retrait total des troupes.

Les Américains laissent un pays plongé dans une crise politique, avec la décision du bloc laïque Iraqiya de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre à partir de samedi sa participation aux travaux du Parlement.

Second groupe parlementaire avec 82 députés contre 159 à l'Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites, il a dressé un réquisitoire contre "l'exercice solitaire du pouvoir" du Premier ministre Nouri al-Maliki.

"Cette manière d'agir pousse les gens à vouloir se débarrasser de la main de fer du pouvoir central d'autant que la Constitution les y autorise", faisant allusion aux récents votes en faveur de l'autonomie des provinces à majorité sunnite d'al-Anbar, Salaheddine et Diyala.

S'estimant lésés par le gouvernement à majorité chiite, les sunnites, jadis partisans d'un Etat centralisé, sont aujourd'hui portés par un mouvement centrifuge à vouloir gérer leurs régions de manière autonome, comme les Kurdes, ce qui comporte un risque d'éclatement du pays.

Si l'Irak exporte environ 2,2 millions de b/j, lui rapportant 7 milliards de dollars par mois, les services de base comme la distribution d'électricité et l'eau potable sont toujours défectueux.

Mais les Irakiens interrogés étaient satisfaits du départ. "Je suis fier comme chaque Irakien doit l'être", déclare Safa, un boulanger de 26 ans à Karrada, dans le centre de Bagdad.

"Les Américains ont renversé Saddam Hussein, mais notre vie depuis s'est dégradée", a-t-il ajouté.

Désormais, les 900.000 éléments des forces irakiennes auront la lourde tâche d'assumer seuls la sécurité alors que les insurgés, notamment Al-Qaïda, bien qu'affaiblis, peuvent encore faire couler le sang. Ils devront aussi empêcher la résurgence des milices et une réédition d'une guerre confessionnelle entre chiites et sunnites qui avait fait des dizaines de milliers de morts en 2006 et 2007.

Ainsi s'achève une invasion lancée sans l'aval de l'ONU pour trouver des armes de destruction massives que Saddam Hussein aurait cachées. Il s'est avéré depuis que celles-ci n'existaient pas.

Cette occupation en 2003, qui deviendra à partir de 2005 une "présence étrangère requise par le gouvernement irakien", aura été fort onéreuse.

Le Pentagone a alloué près de 770 milliards de dollars en neuf ans alors que 4.474 soldats américains sont morts, dont 3.518 tués au combat. Plus de 32.000 militaires américains ont par ailleurs été blessés. Par ailleurs? depuis mars 2003, les pertes civiles s'étaleraient entre 104.035 et 113.680, selon l'organisation britannique IraqBodyCount.org.

jeudi 8 décembre 2011

Deux guerres qui génèrent des monstres

Voici deux articles dans leur intégralité

EN IRAK

29.04.2011
Les armes américaines ont pacifié Falloujah…
et empoisonné peut-être toute une génération
Dans son dernier Discours sur l’état de l’Union, le président Obama a déclaré que «la guerre en Irak touchait à sa fin», du moins pour les Américains qui rentrent «la tête haute» parce que «nous avons rempli nos engagements».
Pour des millions d’Irakiens, cependant, la guerre est loin d’être terminée.

Pour un nombre croissant de familles des villes qui ont été presque complètement détruites pendant les années d’insurrection et de contre-insurrection, la crise ne fait que commencer. Nous ne pourrons à nouveau garder «la tête haute» en politique étrangère que si nous assumons la responsabilité du rôle que nous avons joué dans cette guerre. Comme l’a déclaré un Irako-Américain à TAC Presse, «le fait que nous n’y faisions pas attention ne signifie pas que le reste du monde n’y fait pas attention.»

Selon des enquêtes et des témoignages de ces dernières années, à Falloujah, ville irakienne qui a été quasiment anéantie lors de deux offensives importantes en 2004, on enregistre un taux stupéfiant de malformations chez les nouveau-nés. La situation rappelle des informations en provenance de Bassora qui ont commencé à circuler après la guerre du Golfe de 1991.

La liste des horreurs fait froid dans le dos: bébés à deux têtes, tête anormalement grosse, œil unique au milieu du front, absence d’yeux, lésions cérébrales, membres absents ou supplémentaires, malformations cardi­aques, absence d’organes génitaux, tumeurs. Après avoir visité une clinique de Falloujah en mars de l’année dernière, le reporter de la BBC John Simpson a déclaré ceci: «On nous a détaillé le cas de quantité d’enfants présentant de graves anomalies congénitales. On m’a montré une photo d’un bébé à trois têtes». Plus tard, au principal hôpital de la ville financé par les Etats-Unis, «un flot de parents est arrivé» avec des enfants présentant des anomalies des membres et des affections de la colonne vertébrale ainsi que «d’autres problèmes». On dit que les autorités de Falloujah ont déconseillé aux femmes d’avoir des enfants.

Le Dr Ayman Qais, directeur du centre hospitalier de Falloujah, a déclaré au «Guardian» qu’il voyait deux bébés malades par jour alors qu’il n’en voyait que deux tous les quinze jours en 2008. «La plupart des malformations concernent la tête et la moelle épinière mais on observe aussi de nombreuses atteintes des membres inférieurs. Il y a également une nette augmentation des cas d’enfants de moins de deux ans atteints de tumeurs au cerveau. C’est maintenant un foyer de tumeurs multiples.»

Les photos et les vidéos aisément accessibles sur Google sont atroces.

Mais rien n’est simple dans cette question. Les scientifiques, les médecins et les humanitaires s’accordent en général pour condamner la guerre. La présence de tant d’armes, de déchets et de décombres ainsi que de ­fosses de brûlage sur les bases américaines, de même que les incendies de puits de pétrole, ont laissé derrière eux un héritage toxique qui empoisonne l’air, l’eau et le sol irakiens. Ajoutez à cela des armes très controversées dont les Etats-Unis ont simplement laissé entendre qu’ils les avaient utilisées, comme celles à l’uranium appauvri et vous obtiendrez un paysage potentiellement radioactif à l’origine d’enfants condamnés à mourir et de morts-nés.
«Je crois que nous avons détruit l’Irak», déclare le Dr Adil Shamoo, biochimiste à l’Université du Maryland spécialisé en ­éthique médicale et en politique étrangère. Pour cet Irako-Américain, relier la situation sanitaire dégradée de l’Irak aux bombardements incessants de ses villes et aux sé­quelles polluantes des combats et de l’occupation est une simple question de bon sens.

Le Département de la Défense américain est d’un autre avis. Il rejette l’idée que l’armée soit responsable des maladies chro­niques, des malformations congénitales et des taux élevés de cancers dans les populations locales et chez les soldats américains exposés aux mêmes agents sur le théâtre des opérations. (Les responsables du Pentagone n’ont pas répondu aux appels téléphoniques et aux courriels concernant les accusations spécifiques portées dans cette affaire.)

Cela dit, le gouvernement irakien a fait peu de choses pour s’attaquer à la crise sanitaire de Falloujah et d’ailleurs. Les autorités n’ont pas les moyens et ne veulent apparemment pas lutter contre la pollution aux alentours des agglomérations alors que de nombreux Irakiens réclament à cor et à cri de l’eau potable et des soins médicaux de base.

«Ce n’est pas même sur leur radar», déclare Geoff Millard, ancien combattant de la guerre en Irak qui a participé cet hiver à une mission humanitaire de l’organisation Iraqi Health Now qui collecte des fonds pour les hôpitaux, les cliniques et les camps de réfugiés. «Si l’on a une démocratie mature avec un gouvernement stable, on peut commencer à penser à l’impact sur l’environnement. On n’en parle pas quand on a des escadrons de la mort qui sévissent dans les rues.»

Toutefois, une étude conjointe des ministères irakiens de l’environnement, de la santé et de la science a identifié l’été dernier 40 sites contaminés par des niveaux élevés de radioactivité et de dioxines, résidus de trois décennies de guerre. Des esprits critiques estiment à plusieurs centaines le nombre de ces sites.

Les zones entourant des villes comme Falloujah et Bassora représentent 25% des sites contaminés. La pollution de Bassora remonte au moins à 1982, lorsque l’Opération Ramadan, la plus importante bataille terrestre de la guerre Iran-Irak – dans laquelle les Etats-Unis étaient aux côtés de l’Irak, lui fournissant, pour des milliers de milliards de dollars, des armes, du matériels «à double usage» (civil et militaire), des entraînements et du soutien – a fait trembler le désert situé autour de la ville. Mais au cours des 20 années qui ont suivi la première guerre du Golfe, Bassora a enregistré une nette augmentation des maladies infantiles. Selon des chercheurs de l’University of Washington School of Public Health, le taux de leucémies infantiles a doublé à Bassora entre 1993 et 2007.

«Il s’agit là d’une grave crise de santé publique qui mérite l’attention du monde entier. Nous avons besoin de recherches indépendantes et impartiales sur les causes possibles de l’épidémie» a déclaré le toxicologue Mazhgan Savabieasfahani, co-auteur du très récent rapport sur les malformations congénitales à Falloujah.
Mais il est difficile de découvrir la source du fléau. L’Irak est passé maître en matière d’incurie environnementale. Ainsi, des rapports indiquent que les déchets de l’industrie lourde, du tannage, des usines de peinture et des hôpitaux, même les eaux usées, continuent d’être déversés dans le Tigre et l’Euphrate et à contaminer l’eau potable. Pourtant on ne peut guère douter du nombre des victimes qu’ont faites 30 ans de guerre et de sanctions économiques. La réalité des ravages de la guerre est évidente lorsqu’on regarde des photos de bébés qui n’ont presque plus rien d’humain, de malheureux effroyablement maigres, affaiblis par leurs malformations.

Que s’est-il passé à Falloujah?
En décembre, un rapport de l’International Journal of Environmental Research and Public Health précisait que depuis 2003, on observait à Falloujah des «malformations congénitales» chez 15% des nouveau-nés. Les déficiences cardiaques sont les plus nombreuses, suivies des malformations du tube neural, qui provoquent des malformations irréversibles et parfois mortelles comme des anencéphalies (absence de parties du cerveau et du crâne à la naissance).

A titre de comparaison, ces graves malformations congénitales n’affectent qu’environ 3% des nouveau-nés aux Etats-Unis et 6% en moyenne dans le monde.

L’étude de décembre concerne les naissances au centre hospitalier de Falloujah durant le premier semestre de 2010. En mai, elle a trouvé que 15% des 547 nouveau-nés présentaient des malformations congénitales. Ce mois-là, il y a eu également 76 fausses couches, 60 naissances de prématurés et un enfant mort-né. Les chercheurs ont obtenu les mêmes chiffres pour les quatre premiers mois de 2010.

Les chercheurs ont étudié l’histoire sanitaire de quatre familles de Falloujah: quatre pères, chacun ayant deux femmes, et leurs 39 enfants. Parmi ceux-ci, 3 avaient été des fausses couches, 3 étaient morts-nés, 8 présentaient des anomalies congénitales et des malformations du squelette et 3, des mêmes parents, souffraient d’une leucémie. ­Toutes ces naissances anormales avaient eu lieu après 2003, à l’exception d’un enfant né avec une leucémie en 2002 et 2 fausses couches pour une mère en 1995.

Selon le rapport, «le moment d’apparition des anomalies congénitales fait penser ­qu’elles sont peut-être liées à l’exposition à long terme à la contamination due à la guerre. De nombreux agents contaminants connus peuvent affecter le développement normal de l’embryon et du fœtus». Le rapport suggère également que des métaux comme l’uranium appauvri associés à des armes «enrichies» ou «ciblées» sont «susceptibles de provoquer des malformations congénitales» mais il insiste sur le fait que des recherches sont encore nécessaires pour établir l’existence d’une cause directe.

Un autre article récent intitulé «Cancer, Infant Mortality and Birth Sex-Ratio in Fallujah, Iraq, 2005–2009», publié en juillet par l’International Journal of Environmental and Public Health, relate les résultats d’une enquête porte-à-porte effectuée auprès de 4843 habitants de 711 maisons de Falloujah. Conscients des limites de ce genre d’enquête – on ne peut pas vérifier les réponses de manière indépendante, par exemple – les auteurs ont tout de même obtenu trois résultats incontestables: a) une diminution significative de 18% des naissances de garçons dans le groupe après 2004; b) un pic de mortalité infantile: 13% de morts-nés en 2009 et 2010 (contre 2% en Egypte et 1,7% en Jordanie); c) entre 2005 et 2010, la fréquence des cancers liés à l’exposition aux radiations, en particulier des leucémies, est «alarmante» en comparaison des taux observés en Egypte et en Jordanie. (Les auteurs précisent que l’Irak n’a toujours pas de statistiques offici­elles sur les cancers.)

Selon les auteurs, «les faits rapportés ici ne donnent aucune indication sur l’identité de l’agent ou des agents qui a ou ont provoqué cette augmentation de cas de maladies et bien que nous ayons attiré l’attention sur l’usage de l’uranium appauvri comme agent potentiel, il existe d’autres possibilités». A vrai dire, les autres agents contaminants potentiels sont nombreux, mais l’uranium appauvri a été longtemps un des principaux suspects.

L’uranium appauvri
L’uranium appauvri (UA) est un métal radioactif lourd, dense, extrêmement toxique régulièrement utilisé par l’armée pour ses qualités hautement protectrices et son pouvoir de pénétration. Les chars Abrams et les véhicules de combat Bradley en contiennent dans leur blindage et leurs munitions.

En plus de leur pouvoir de pénétration en profondeur, les armes à l’UA peuvent causer plus de dommages encore car elle ­mettent instantanément le feu à leurs cibles. Selon GlobalSecurity.org: «Dès l’impact sur une cible dure (par exemple un char), le pénétrateur peut produire dans le véhicule touché un nuage de poussière d’UA qui s’enflamme spontanément, déclenchant un incendie qui augmente le dommage causé à la cible.»
Après la bataille, les carcasses des chars et les restes de munitions à l’UA qui ont ou n’ont pas explosé produisent des radiations tandis que les microparticules du métal lourd se mêlent à la poussière et peuvent ainsi parcourir de longues distances dans l’atmosphère. Selon les médecins et les scientifiques spécialistes de l’environnement, cette poussière peut être mortelle quand elle est inhalée.

Tout en minimisant les dangers des radiations externes d’UA, l’étude effectuée en 1994 par l’US Army Environmental Policy Institute, suite à la crainte que les soldats de la guerre du Golfe aient été contaminés lors de «tirs amis», a admis que l’UA représentait un risque toxicologique lorsqu’il était inhalé et que «son utilisation sur les champs de bataille avait un impact sur l’environnement». Mais il recommandait finalement de poursuivre l’étude et de gérer les risques plutôt que de renoncer à l’utilisation de l’UA.

Les Etats-Unis ont abandonné environ 320 tonnes d’UA sur les champs de bataille après la première guerre du Golfe. Les attaques à l’UA leur ont conféré un net avantage sur les Irakiens en détruisant environ 4000 de leurs chars de combat, dont beaucoup polluent encore le désert. «Les particules invisibles produites quand ces munitions ont frappé et ont brûlé sont encore «chaudes». Elles font réagir les compteurs Geiger et restent collées aux chars, contaminant le sol et polluant le vent du désert, comme elles le feront pendant des 4,5 milliards d’années qu’il faudra à l’UA pour perdre la moitié seulement de sa radioactivité», a écrit Scott Peterson dans le «Christian Science Monitor».

Plus tard Peterson a prouvé la présence d’UA à Bagdad après la guerre de 2003 en vérifiant avec un compteur Geiger des «points chauds» autour des débris de bataille. Il a noté aussi que l’Armée de l’air avait reconnu que ses Warthog A-1 avaient effectué quelque 300 000 tirs pendant la phase «Choc et stupeur» de l’invasion. En général, chaque bombe incendiaire hautement explosive des canons de 30 mm des avions A-1 est constituée de 5 projectiles à l’UA.

«On n’a pas dit aux enfants de ne pas jouer avec les débris radioactifs», écrit Peterson. Il n’a vu qu’un site où les troupes américaines avaient placé des avertissements écrits à la main en arabe pour que les Irakiens ne s’en approchent pas. «Là, une flèche à l’UA de 3 pieds sur un obus de 120 millimètres a été repérée qui produisait des radiations dépassant 1300 fois le niveau normal. Le compteur Geiger a vu son staccato se transformer en un gémissement strident.»

Il n’a pas été possible de se faire une idée exacte de l’utilisation de l’UA par les forces américaines en Irak en 2003. Mais les mili­taires n’ont pas toujours gardé le silence. Selon le chercheur californien Dan Fahey, à la veille de la guerre, le Pentagone se livrait à sa propre propagande en faveur de l’UA. «La campagne avait deux buts: justifier l’utilisation des munitions à l’UA en tant que nécessité militaire et écarter les inquiétudes concernant la santé et les effets sur l’environnement», a écrit Fahey en 2005.

En effet, dans un communiqué de presse datant du 18 mars 2003, soit deux jours avant l’invasion, le colonel James Naughton de l’U. S. Army Material Command se vantait de ce que les Irakiens «ne souhaitaient plus avoir affaire à l’UA car nous les avions mis dans la merde en 1991» en attaquant leurs chars. «Leurs soldats ne peuvent vraiment pas trouver drôle l’idée de devoir utiliser des chars pratiquement similaires à part quelques légères améliorations et de monter de nouveau sur des chars Abrams.»

Ce genre de propos cessa après la campagne «Choc et stupeur». Dès lors, les officiels se contentèrent de dire que l’exposition à l’UA n’était pas responsable de graves problèmes de santé en Irak. Confronté aux ­preuves d’anomalies congénitales à Falloujah, le porte-parole du Pentagone Michael Kilpatrick a déclaré l’année dernière à la BBC: «Aucune étude n’a jusqu’à présent relevé de problèmes environnementaux provoquant des problèmes sanitaires spécifiques.»


Le Pentagone s’est appuyé sur des ­études choisies, comme celle accomplie par l’Agence internationale de l’énergie ato­mique (AIEA) en 2010, qui a examiné le sol, l’eau et la végétation dans quatre régions – incluant Bassora mais pas Falloujah – et a conclu que «les doses de radiations d’UA ne repré­sentent pas de risque radiologique pour la population sur les quatre sites étudiés dans le sud de l’Irak». Le rapport considère que l’UA a été effectivement utilisé partout dans cette guerre.


Il est intéressant de constater que tant l’AIEA que l’Armée ont admis qu’il était important de manipuler les fragments ­d’armes et les débris de véhicules comme des déchets radioactifs. «On nous a expressément recommandé de ne pas grimper sur les chars qui ont été pilonnés», a déclaré Geoff Millard, jeune soldat qui a reçu en 2000 de brèves instructions concernant l’UA.


La composition exacte des munitions utilisées pendant la bataille de Falloujah vers la fin de 2004 reste inconnue. Mais l’ampleur de la pollution peut être évaluée en considérant l’importance des bombardements. Selon Rebecca Grant, dans son article paru dans l’Air Force Magazine en 2005, les Etats-Unis ont effectué des attaques aériennes impitoyables lors de la première bataille de Falloujah de mars à septembre 2004 et ont déclenché une seconde phase en novembre. Elle décrit un «rythme régulier d’attaques aéri­ennes» lors d’une «chasse à l’homme» surtout urbaine utilisant des hélicoptères de combat AC-130 et des avions à voilure fixe même après qu’on ait dit très tôt aux commandants de réduire l’allure en raison de préoccupations politiques à propos des les dommages collatéraux. Les jets F-15 descendaient en piqué pour mitrailler les insurgés afin de couvrir les marines chargés de coincer les insurgés traqués par des missiles guidés par GPS telles les nouvelles bombes 500-lb GBU-38 JDAM (Joint Direct Attack Munition) qui pouvaient attaquer directement des bâtiments au milieu de zones très peuplées.


Ce dont Grant ne tient pas compte, c’est de l’utilisation de l’UA et du phosphore blanc qui, une fois au contact du corps humain, brûle complètement les chairs ­jusqu’à l’os. Une année après que des médecins de ­Falloujah aient commencé à parler de ces brûlures révélatrices, un porte-parole du Pentagone a admis dans une interview accordée à la BBC que le phosphore blanc avait été effectivement «utilisé comme une arme incendiaire contre les combattants ennemis» en 2004. (Au départ, les militaires avaient insisté sur le fait qu’il n’avait été utilisé que pour l’éclairage des champs de bataille.)


«Une fois qu’ils ont commencé, rien ne les a plus arrêtés», a déclaré le journaliste d’investigation Dahr Jamail, qui était dans la zone de Falloujah à la fin de 2004. Il a dit à TAC Press qu’il n’était pas surpris par les malformations congénitales observées aujourd’hui à Falloujah, ayant vu les conséquences de l’utilisation de l’UA qui a probablement été utilisé en «grandes quantités».


Il n’y a pas de consensus parmi les chercheurs quant à ses effets sur le développement reproducteur à Falloudjah, mais il existe une abondance de données à étudier. La communauté scientifique peut faire valoir une décennie d’études concernant les effets préjudiciables de l’UA sur la santé, notamment un rapport de 2006 qui montre que l’exposition à l’UA a provoqué des disruptions gé­niques chez des rats de laboratoire et que des expériences similaires suggèrent que l’exposition à l’UA pourrait être responsable d’un faible poids à la naissance et de malformations du squelette.

Autres agents contaminants
Le problème lorsqu’on essaye d’identifier un facteur primaire contribuant aux malformations congénitales en Irak est que le pays est un vrai chaudron de contamination. Outre l’eau polluée, il existe partout des fumées provenant de l’incinération de déchets sur les bases américaines ainsi que les incendies d’oléoducs et de gazoducs qui ponctuent le paysage. (Pas moins de 469 de ces incendies, surtout occasionnés par des insurgés, ont été enregistrés entre 2003 et 2008.) Les chercheurs militaires ont aussi pensé à des métaux lourds, naturels ou non, contenus dans la poussière soulevée dans le désert après tant de batailles creusant des cratères dans la terre.


Saddam lui-même a utilisé des armes chimiques contre son peuple et on dit qu’il a ordonné à ses hommes fuyant l’invasion de 2003 de saboter la vieille usine de traitement des eaux de Qarmat Ali, juste au nord de Bassora où le Tigre et l’Euphrate se ren­contrent, en versant dans l’eau une poudre anticorrosive contenant d’énormes quantités de chrome hexavalent, substance chimique connue pour provoquer le cancer.


Certains des soldats de l’Oregon ­National Guard qui, plus tard, ont travaillé et vécu dans cette usine et avaient reçu l’assurance du fournisseur de l’armée Kellogg, Brown and Root que Qarmat Ali était un lieu sûr, sont maintenant si malades qu’ils peuvent à peine marcher. «C’est notre Agent Orange», a déclaré le vétéran Scott Ashby au journal The Oregonian en 2009, faisant allusion à l’herbicide répandu de 1961 à 1971 par les forces américaines sur de vastes zones de la campagne vietnamienne. En 2003, une étude de l’Université de Columbia a estimé à plus de 4,5 millions le nombre de personnes qui y ont été exposées. Le gouvernement du Viêt Nam a estimé les conséquences à 480 000 morts et à 500 000 personnes atteintes de malformations congénitales. Les vétérans américains ont dû déposer plainte devant la justice pour attirer l’attention sur les maladies dues à l’exposition à l’UA.


Dans un certain sens, ce qui arrive partout en Irak est l’Agent Orange du XXIe siècle. Comme au Viêt Nam, une génération plus tôt, les Américains se sont hâtés de se retirer affectivement d’Irak, considérant la guerre comme une bévue juste destinée aux livres d’histoire. Ignorant les «plaintes» de ses compteurs ­Geiger moraux, le public américain cache avec soin les photographies de bébés irakiens atteints de malformations à côté des souvenirs estompés d’enfants vietnamiens et de vétérans américains affectés par les produits chimiques des champs de bataille. La dénégation collective s’est révélée être le meilleur ami de l’Empire, tout comme une désastreuse politique dans le Sud-Est asiatique a ouvert la voie à une catastrophe de 30 ans. •

Source: Cet article a paru initialement dans The American Conservative (www.amconmag.com)
(Traduction Horizons et débats)

Les coûts de la guerre
ef. Dans son discours à la nation du 28 mars, le président américain Obama a dévoilé que la guerre contre l’Irak avait coûté environ un billion de dollars. Une somme qu’on ne peut plus dépenser pour une autre guerre.
Mais il ne s’est pas exprimé sur la façon dont les calculs ont été faits et si, au fond, on pouvait établir un bilan économique d’une guerre.

Est-ce qu’on peut faire un bilan et calculer en dollars le prix d’une vie humaine, des blessures, des humiliations, de la peur et de la terreur, d’une culture et d’une nature détruites à jamais, des chances perdues vers un avenir plus lumineux pour la génération actuelle et des générations futures …?

Ce qu’on peut chiffrer, ce sont les ­sommes d’argent qui ont été dépensées dans les finances des Etats directement pour la guerre, le matériel, la solde des soldats, pour les mercenaires étrangers, de même les contributions aux familles des victimes de guerre, pour le soin des blessés et des vétérans. Mais il importe d’intégrer dans ce calcul les sommes que les Etats-Unis devraient payer en tant que responsables de la guerre – pour la restitution des biens concrets détruits par cette guerre, les coûts de la reconstruction etc. etc.

Il ne faut pas s’étonner que les indications sur les sommes avancées pour la guerre d’Irak soient tellement diffé­rentes les unes des autres. Le «Center for Defense Information» américain estime que les dépenses du budget du gouvernement américain des années 2003 à 2011 s’élèvent à 802 milliards de dollars. Le «Center for Stategic and International Studies» (CSIS) à Washington, dont les calculs circulent dans le Congrès américain, a calculé dans une étude d’Octobre 2010 («Grand Strategy in the Afghan, Pakistan and Iraq War: The End of State Fallacy») pour les années 2001 à 2011 853 milliards de dollars. La «Brookings Institution» américaine à publié dans son «Iraq Index» du 31 mars 2011 un montant de plus d’un billion de dollars … Joseph E. Stiglitz et Linda J. ­Bilmes ont calculé en 2008 dans leur livre «Die wahren Kosten des Krieges. Wirtschaftliche und politische Folgen des Irak-Konflikts» (Les véritables coûts de la guerre. Conséquences économiques et politiques du conflit d’Irak.)

2 billions de dollars.
Quand George W. Bush est devenu président des Etats-Unis en 2001, la dette étatique se montait à 5,7 billions de dollars. Jusqu’aujourd’hui, la dette a augmenté jusqu’à 14 billions de dollars. Plus d’un demi billion est dépensé par les Etats-Unis depuis plusieurs années pour leur armée et pour leurs guerres. Il faudrait donc des propositions raisonnables pour réduire ces dettes étatiques tellement lamentables. Le résultat n’en serait pas le démantèlement social, mais une aubaine pour l’humanité. A quand la réflexion concernant cette problématique?

http://www.alterinfo.net

EN AFGHANISTAN


VICTIMES DES MUNITIONS A L'URANIUM EN AFGHANISTAN


Une autre révélation en Afghanistan, ne provenant pas cette fois des aveux de l’Otan ou de fuites militaires mais d’un médecin ayant été dans ce pays.

Selon un rapport datant du 23 mars 2010, les afghans ont déclaré être la cible d’attaque de bombes au phosphore blanc et a l'uranium appauvri, armes étant interdits d’utilisation par convention mondial. Ils ont ainsi publié sur leur site des photos de nouveau-nés prises par le Médecin Mohammad Daud Miraki, un célèbre chercheur afghan, anthropologue, et sociologue.

Il a visité l'Afghanistan afin se renseigner sur la situation après l’arrivé américaine en l'Afghanistan et il y a trouvé des enfants difformes victimes de munitions à l'uranium.

Les bombes utilisées n’ont pu l’être que par les seuls ayant la technologie et les moyens nécessaires afin de les transporter et les victimes accusent clairement les bombardiers américains. Il déclare aussi que la majorité des cas de bébés difformes ont été trouvés dans les régions parlant le Pashtu.

Depuis huit l’arrivé de la coalition en l'Afghanistan, plus d'une centaine de milliers d'Afghans ont perdu leurs vies dans des bombardements aériens et des attaques au sol.

Les afghans ont déclaré :

« Aucune nuit se passe sans que les force d'opérations spéciales américaines, rejoint par la CIA et les agents de Black Water lancer des raids sur des maisons de civils et tue des gens innocents dont des enfants, des femmes et des vieillards.

Des agents de renseignement américains, équipés d'armes sophistiquées ont violé les droits de l'homme en Afghanistan en tuant des civils en toute impunité.

Nous appelons tous les anthropologues à se présenter et exposer la brutalité de l'invasion des troupes américaines engagées sous le nom de guerre contre le terrorisme. Il en est de la responsabilité de tous les écrivains, hommes d'État, et de toute les personnalités éprissent de liberté afin de sauver la dignité et les valeurs humaines.»

Déclaration du docteur Mohammad Daud Miraki :

« L'Afghanistan est devenu un nom sinistre qu’on ne peut décrire, par conséquent, j'ai décidé d'illustrer ce désastre à travers ces photos de bébés nés difformes. »


Voici l’intégral des photos sur ce document, attention les images sont vraiment terrifiante…:

http://www.casimages.com/f.php?f=110619104848533261.doc

source : http://www.lepost.fr/article/2011/06/19/2527309_victimes-des-munitions-a-l-uranium-en-afghanistan.html

mercredi 7 décembre 2011

Qui avait dit que la guerre en Irak visait à mettre la main sur les réserves de pétrole ?

Londres a discuté la guerre en Irak avec les majors pétrolières
Une «guerre pour du pétrole», pour les deuxièmes plus grosses réserves d’or noir au monde: cette image à laquelle est associée l’invasion alliée en Irak en 2003 se révèle partiellement confirmée par le quotidien britannique The Independent, qui dévoile des documents gouvernementaux selon lesquels Londres a discuté les sujets énergétiques avec les majors du secteur avant l’opération. Des pièces obtenues grâce à une demande faite au nom du Freedom of Information Act par l'activiste Greg Muttitt.

En octobre 2002, la baronne Symons, ministre du Commerce extérieur, rencontre ainsi les dirigeants de BP, Shell et British Gas, venus lui faire part de leurs inquiétudes d’être évincés par les entreprises américaines voire par le français Total, déjà présent dans le pays. Le compte rendu de l’entretien précise:

«La baronne Symons a convenu qu’il serait difficile de justifier que les entreprises britanniques soient perdantes en Irak alors que le Royaume-Uni a lui-même manifesté un soutien remarquable au gouvernement américain pendant la crise.»

Des mémos d’octobre et novembre du ministère des Affaires étrangères expliquent que BP veut «désespérément s’introduire en Irak et s’inquiète de tractations politiques qui pourraient le priver de cette opportunité», le Foreign Office affirmant:

«Nous sommes déterminés à décrocher une juste part du gâteau pour les entreprises britanniques dans l’Irak de l’après-Saddam.»

The Independent rappelle que Shell avait décrit en 2003 des informations faisant état de discussions avec le gouvernement de «hautement erronées», que BP avait démenti tout «intérêt stratégique» en Irak et que Tony Blair avait estimé que la «théorie du complot pétrolier» était «la plus absurde qui soit». Le quotidien évalue aujourd’hui à plus de 400 millions de livres sterling (450 millions d’euros) le profit annuel réalisé dans le champ pétrolier de Rumaila par BP et le chinois CNPC, qui y ont une entreprise commune.

L’agence Reuters, qui relaie les révélations de The Independent, n’a pu obtenir de réaction ni des entreprises citées ni du gouvernement, mais rappelle que la décision de Tony Blair de participer à l’intervention américaine en Irak «a été la plus controversée de ses dix ans de mandat» et a entraîné «des divisions en interne [plusieurs ministres avaient démissionné, ndlr], des manifestations massives et des accusations selon lesquelles il a trompé les Britanniques sur les causes de la guerre, les armes de destruction massive n’ayant pas été trouvées».



Photo: le président de BP Irak, Michael Townshend, lors d'une visite sur le site de Rumaila, en mai 2010. REUTERS/Atef Hassan.
source : http://www.slate.fr/lien/37049/angleterre-irak-petrole-bp
publié sur romandie blog le 19/04/2011 13:07

mardi 6 décembre 2011

Irak: nouveau témoignage de Tony Blair devant la commission d'enquête

L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair a affirmé vendredi "regretter profondément" les pertes humaines causées par la guerre en Irak lors d'une audition de quatre heures devant la commission d'enquête britannique sur le conflit.

M. Blair avait été très critiqué pour avoir laissé entendre lors de sa première audition devant la même commission il y a un an qu'il ne regrettait pas d'avoir engagé la Grande-Bretagne dans cette guerre.

"Cela a été compris comme le fait que je n'avais pas de regret sur les pertes de vies humaines", a-t-il déclaré vendredi d'une voix apparemment émue. "Je veux dire clairement que, bien sûr, je regrette profondément les pertes de vies humaines, que ce soit dans nos propres forces armées, celles d'autres pays, parmi les civils qui ont aidé les gens en Irak ou parmi les Irakiens eux-mêmes."

Dans l'assistance, des proches de soldats britanniques morts en Irak ont réagi avec colère. "Trop tard, trop tard", ont crié certains, en réaction aux regrets exprimés par l'ancien Premier ministre. Deux femmes ont tourné le dos à Tony Blair avant de quitter la salle.

"Vos mensonges ont tué mon fils", a lancé Rose Gentle, dont le fils a été tué à Bassorah en 2006, alors que M. Blair terminait son audition. "Vous êtes une honte pour (...) notre pays", a crié de son côté Reg Keys, dont le fils est mort en 2003 en Irak.

M. Blair est revenu vendredi devant la commission d'enquête sur la guerre en Irak à la suite des doutes soulevés par des témoins concernant certaines de ses déclarations lors de sa première audition il y a près d'un an. L'ancien dirigeant avait alors fermement défendu sa décision controversée d'entrer dans le conflit avec les Etats-Unis en 2003.

Tony Blair est arrivé plusieurs heures avant de témoigner devant les cinq membres de la commission alors qu'une centaine de manifestants étaient rassemblés devant le centre de conférence Queen Elizabeth II à Londres pour dénoncer sa décision d'engager la Grande-Bretagne dans la guerre.

Vêtu d'un costume bleu sombre, l'ex-chef du gouvernement a adressé un large sourire à la commission en début de témoignage et a répondu aux questions avec assurance.

L'ancien Premier ministre avait témoigné le 29 janvier 2010 devant la commission, niant notamment avoir conclu un accord "secret" avec George W. Bush en 2002 pour entrer en guerre en cas d'échec de la diplomatie. AP

source : http://fr.news.yahoo.com/3/20110121/twl-gb-irak-enquete-blair-1def439.html

publié sur romandie blog le 22/01/2011 03:01

dimanche 4 décembre 2011

L'armée britannique évacue son QG de Bassora, dans le sud de l'Irak

LE MONDE | 31.07.09 | 11h39

C'est une décision hautement symbolique. Les troupes britanniques sont en train de quitter la dernière ville où elles étaient présentes en Irak. Elles ont commencé, dimanche 2 septembre, à se retirer de leur base du palais de Bassora, deuxième localité du pays. L'opération ne devrait pas prendre plus d'un ou deux jours. Les 550 soldats stationnés dans leur quartier général au coeur de la grande cité du Sud irakien sont redéployés sur l'aéroport, situé à 25 km et où se trouvent les quelque 5 000 hommes opérant encore dans le pays.

Le retrait a été annoncé par le général Mohan Tahir, chef des forces de sécurité de la province. Les troupes irakiennes, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, contrôlent désormais le palais de Bassora. L'opération a été confirmée par un porte-parole du premier ministre britannique, Gordon Brown. La base évacuée abritait les logements de militaires et de diplomates depuis l'invasion du pays, en 2003.

Regroupé totalement à l'aéroport, le contingent britannique continuera à jouer un rôle de "supervision". Il entraînera et conseillera la 10e division irakienne. Il l'épaulera si nécessaire lors d'opérations ponctuelles. Ce repli devrait permettre, comme prévu, de réduire à 5 000 le nombre total de soldats d'ici à décembre.

L'opération comporte bien sûr un risque : laisser le champ libre aux nombreuses milices chiites qui se disputent le contrôle de la ville. L'armée irakienne pourra-t-elle ou voudra-t-elle les tenir en respect ? Le retrait du palais de Bassora marque une étape nouvelle et significative dans la poursuite de la réduction de l'engagement britannique en Irak. Au nombre de 18 000 en mai 2003, après la chute de Saddam Hussein, et de 7 000 au début de 2007, les soldats ne sont plus que 5 500 aujourd'hui. Ils ont évacué trois provinces en un an.

Gordon Brown se refuse toujours, cependant, à fixer un calendrier de retrait, de peur de "miner le travail magnifique" des troupes en Irak, a-t-il souligné, il y a quelques jours, dans sa réponse à une lettre de Sir Menzies Campbell, chef du Parti des démocrates libéraux (LibDem), hostile à la guerre. Ce dernier a accueilli la nouvelle du retrait de Bassora comme la preuve que l'armée britannique ne peut plus jouer un "rôle efficace" sur le terrain.

L'évolution de la situation lui donne largement raison. Les relations entre les soldats, accueillis avec une certaine sympathie en 2003, et les civils se sont gravement dégradées après une série d'incidents en 2005. La surenchère entre les milices chiites, entraînées ou soutenues par l'Iran voisin, le noyautage par elles de la police et le manque d'autorité du pouvoir central ont placé les Britanniques face à des attaques au coût humain toujours plus fort et jugé de plus en plus intolérable par l'opinion. Londres a perdu 159 soldats en Irak.

En cautionnant un désengagement progressif, quoique prudent, Gordon Brown tient compte aussi des voeux de l'état-major, inquiet des tensions subies par une armée aux effectifs insuffisants et désireux de puiser en Irak les troupes qui lui permettront de "mettre le paquet" en Afghanistan, dans une guerre à ses yeux beaucoup plus légitime.

Les anciens chefs militaires ne se gênent plus maintenant pour critiquer ouvertement l'allié américain. "Il n'y a aucun doute, avec le recul, que le plan américain pour l'après-guerre était défectueux, et nombre d'entre nous le pressentaient à l'époque", a déclaré, dimanche, au Sunday Mirror le général Tim Cross. Cet officier supérieur était le plus haut gradé britannique chargé de la planification de l'après-guerre. Il met en cause directement l'ancien ministre de la défense américain, Donald Rumsfeld : "Dès le tout début, nous étions très préoccupés par le manque de précision du plan pour l'après-guerre. Rumsfeld n'a pas voulu entendre ce message. Les Américains étaient convaincus que l'Irak s'en sortirait assez rapidement comme une démocratie stable."

Même son de cloche du côté du général à la retraite Sir Mike Jackson, chef de l'armée au moment de l'invasion. "M. Rumsfeld est l'une des personnes les plus responsables de la situation actuelle en Irak", écrit-il dans son autobiographie, dont des extraits ont été publiés par le Daily Telegraph. Le général y qualifie la politique américaine de "faillite intellectuelle". Réagissant à ce jugement, l'ancien ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton, accuse le général de donner "une version de l'Histoire appuyée par aucune preuve".

Les politiques sont aussi montés au créneau. Des Browne et David Miliband, ministres de la défense et des affaires étrangères, ont jugé "déplacées" les remarques d'un général américain à la retraite faisant état de la "frustration" des Etats-Unis face à la dégradation de la sécurité autour de Bassora. "Les troupes britanniques ont-elles échoué ? demandent les ministres, dans une tribune au Washington Post : la réponse est non. Il n'y a aucune insurrection antigouvernementale à Bassora, et très peu d'indications d'une présence d'Al-Qaida dans le sud de l'Irak."

Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 04.09.07.
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http://www.lemonde.fr/international/article/2009/07/31/l-armee-britannique-evacue-son-qg-de-bassora-dans-le-sud-de-l-irak_950604_3210.html#xtor=AL-32280184

L'armée irakienne prend le contrôle du camp des Moudjahidine du peuple, au moins 260 blessés

Au moins 260 personnes ont été blessées mardi dans des affrontements qui ont opposé les Moudjahidine du Peuple, des opposants au régime de Téhéran, et les forces de sécurité irakiennes lors de l'assaut de leur camp dans le nord de l'Irak, selon la police.

Les affrontements se sont poursuivis pendant plusieurs heures avant que les forces de sécurité ne parviennent à prendre le contrôle du camp, selon les deux parties.

Selon la police de Diyala, 200 membres des Moujahidine du Peuple (OMPI) ont été blessés ainsi que 60 membres des forces de sécurité, dont 20 grièvement. Elle a précisé qu'une cinquantaine d'habitants du camp avaient été arrêtés.

"Cent-cinquante habitants du camp (dans le nord de l'Irak) ont été blessés, dont deux par balles", a de son côté indiqué Shahriar Kia, un porte-parole des Moudjahidine, joint par téléphone dans le camp.

"Nous craignons qu'ils remettent les personnes arrêtées au régime iranien", a-t-il ajouté, précisant que les forces irakiennes avaient pris le contrôle total du camp.

En milieu d'après-midi, l'armée irakienne a tenté de prendre le contrôle de la sécurité du camp, aux mains des forces américaines depuis 2003, mais ont dû faire face à une forte résistance des habitants du camp, qui s'est transformée en émeutes quand les soldats irakiens ont pénétré par la force.

Le général de la police de Diyala, Abdel Hussein al-Chammari, s'est rendu dans la soirée dans le camp pour négocier avec les Moudjahidine et trouver un issue pacifique.

"Après l'échec des négociations avec les Moudjahidine pour y entrer pacifiquement, l'armée irakienne a pénétré en force dans le camp Ashraf et elle contrôle désormais totalement l'intérieur et les entrées du camp", avait indiqué une source militaire à Baqouba, dans la province de Diyala.

Selon un porte-parole de l'armée irakienne à Diyala qui a requis l'anonymat, "deux bataillons de 400 hommes chacun, l'un venant de Diyala et l'autre de la (province méridionale de) Bassorah sont entrés dans le camp sur ordre du cabinet du Premier ministre Nouri al-Maliki".

Selon un responsable de la police de la province, les habitants du camp ont tenté de s'opposer avec des armes blanches et les forces de sécurité ont réagi avec le même type d'armement et en utilisant des matraques électriques.

"Il y a eu quinze blessés dans leurs rangs, dont trois graves, et nous avons procédé à cinq arrestations", avait-t-il dit.

Cette décision de contrôler le camp, a indiqué le porte-parole militaire, s'inscrit dans le cadre de l'accord de sécurité signé en novembre entre Washington et Bagdad et qui en transfert l'autorité aux forces irakiennes.

Pour sa part, l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI) a affirmé dans un communiqué que "les forces de police irakiennes ont lancé à 15H00 (12H00 GMT) une attaque sur Ashraf en tirant des gaz lacrymogènes alors que des bulldozers de la police ont démoli le portail d?entrée et des forces ont attaqué de divers côtés le camp pour y pénétrer".

"La Résistance iranienne tient les forces américaines responsables de la protection des résidents d?Ashraf et appelle le Secrétaire général de l?ONU et toutes les organisations des droits de l'Homme à intervenir immédiatement pour stopper l?attaque des forces irakiennes", ajoute le communiqué.

Situé à une centaine de km au nord de Bagdad et seulement 80 km de la frontière iranienne, le camp, qui abrite 3.500 personnes, a été construit dans les années 1980 afin d'y accueillir les Moudjahidine. Ils ont été désarmés en 2003 par les forces américaines lors de l'invasion de l'Irak.

Le 1er janvier 2009, les États-Unis ont transféré au gouvernement irakien la responsabilité de la protection du camp sur la base de garanties qu'ils disaient avoir reçues de Bagdad.

http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/L-armee-irakienne-prend-le-controle-du-camp-des-Moudjahidine-du-peuple-au-moins-260-blesses.html

publié sur romandie blog le 28/07/2009 23:03

Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive

Dimanche 19 juillet 2009 20 H
REUTERS / Djamal al Badrani

Un différend entre Arabes sunnites et Kurdes divise la province irakienne de Ninive et exacerbe des tensions qui menacent la stabilité à long terme du pays.

Les conseillers kurdes d'une partie de la province boycottent tout contact avec son gouverneur arabe, Assil al Noudjaïfi et ils ont menacé dimanche de former un conseil provincial dissident si leur désaccord avec le gouverneur n'est pas réglé.

Ces conseillers occupent 16 des 37 sièges de Ninive.

Les Kurdes considèrent qu'une partie de la province de Ninive, où les Arabes sont majoritaires, fait partie de leur berceau historique et ils veulent qu'elle soit incluse dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Ils accusent Noudjaïfi de les avoir marginalisés au conseil provincial depuis son élection, en janvier.

"Si aucune solution n'est trouvée, nous serons contraints de former un conseil de Ninive pour administrer les 16 circonscriptions administratives", a déclaré le conseiller kurde Derrman Khitari, ajoutant qu'il demanderait au gouvernement central de transférer une partie du budget de Ninive.

MÉDIATION

Les tensions à Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, l'ont transformée en un endroit violent, alors que la plus grande partie du pays jouit d'un calme relatif qu'elle n'avait plus connu depuis des années.

Les Kurdes refusent de participer au nouveau gouvernement provincial à dominante arabe et plusieurs villes kurdes ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas le nouveau gouvernement de Mossoul.

Le gouverneur arabe prend soin d'éviter les régions à dominante kurdes en raison des problèmes de sécurité.

Les Arabes avaient boycotté les précédentes élections provinciales, en 2005, mais à la suite des élections du 31 janvier dernier, ils ont cessé d'être sous-représentés et détiennent à nouveau le pouvoir dans la province de Ninive.

Depuis lors, les Kurdes accusent Noudjaïfi de les marginaliser.

Ce dernier a rappelé qu'il était habilité à dissoudre tout conseil provincial qui violerait la Constitution, mais il a ajouté qu'il restait ouvert au dialogue.

Une délégation de personnalités chiites appartenant au mouvement de l'imam Moktada Sadr a ouvert une médiation mais elle n'a pas encore abouti.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel au dialogue.

Avec Mohammed Abbas et Khalid al Ansary à Bagdad, version française Nicole Dupont

http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/twl-irak-mossoul-38cfb6d.html

Plusieurs corps retrouvés morts dans des circonstances étranges dont la torture

Le 13 juillet 2009 à 5H
Le fantôme biblique de Seth refait surface : Une femme baîllonnée retrouvée dans le conduit d'aération d'un gratte-ciel new-yorkais

Une femme de ménage qui avait disparu mardi dernier dans un gratte-ciel truffé de caméras de sécurité de Manhattan a été retrouvée morte, attachée, bâillonnée, et un crucifix en or collé sur la bouche, dans un conduit d'air conditionné.

La police a retrouvé le corps samedi à la hauteur du 12e étage, dans une pièce de service, après quatre jours de fouilles des quelque 37.160 mètres carrés de l'immeuble, à la recherche de Eridania Rodriguez, une Dominicaine de 46 ans.

L'autopsie a permis d'établir qu'elle était morte étouffée par le ruban adhésif qui la bâillonnait, a précisé la porte-parole du service de santé, Ellen Bokavore. La femme avait les mains liées derrière le dos, les pieds attachés et la bouche entravée. Le pendentif pendait dans sa bouche, mais il aurait pu simplement être pris par le ruban adhésif. "Nous n'avons pas pu déterminer s'il était placé là intentionnellement ou non" a noté le porte-parole de la police, Paul Browne. La femme était dans ses vêtements de travail et portait la trace d'un coup à la tête. Ses chaussures ont été retrouvées plus loin dans le conduit d'aération.

Depuis mardi, les personnes travaillant dans ce gratte-ciel se demandaient comment une telle disparition pouvait avoir eu lieu dans leur immeuble. Cette tour située à quelques centaines de mètres du site du World Trade Center est soumise à des mesures de sécurité drastiques depuis le 11-Septembre.

Les caméras de surveillance avait noté l'entrée de la femme dans l'immeuble, et vu qu'elle tournait autour des bureaux, mais sans jamais la voir ressortir. Elle n'avait pas non plus effectué son travail au 26e étage. Son chariot de nettoyage avait été abandonné au 8e étage et ses vêtements courants restaient dans son casier. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090713/twl-usa-gratte-ciel-meurtre-224d7fb.html

Cette découverte se produit alors que les médias dévoilent les tortures de la CIA

Voir la new sur reopen911.info

La CIA a crucifié un prisonnier à la prison d’Abu Ghraib près de Bagdad, selon un rapport publié dans le magazine The New Yorker.

"Un médecin légiste a trouvé qu’il (le prisonnier) avait principalement été crucifié; il est mort d’asphyxie après avoir été pendu par les bras, encagoulé, avec des côtes cassées," écrit Jane Mayer dans l’édition du 22 juin du magazine. "Les pathologistes militaires ont classé l’affaire comme étant un homicide." La date du meurtre n’a pas été communiquée.

"Aucune accusation criminelle n’a jamais été portée contre aucun officier de la CIA impliqué dans le programme de torture, malgré le fait qu’au moins trois prisonniers interrogés par le personnel de l’agence soient morts des suites de mauvais traitements," écrit Mayer.

Un précédent rapport de John Hendren dans le Los Angeles Times indiquait d’autres meurtres par torture et l’association Human Rights First ("Droits de l’Homme D’abord", NDT) dit que près de 100 prisonniers sont morts pendant leur détention en Irak et en Afghanistan.

Hendren a rapporté qu’un ‘Manadel Jamadi’ [un autre prisonnier torturé à mort, NDT] est mort à la prison d’Abu Ghraib " de blessures par objet contondant" compliquées "d’une respiration compromise" tandis "qu’il était avec des Navy SEALS et d’autres troupes d’opérations spéciales". Une autre victime, Abdul Jaleel, est morte bâillonnée et enchaînée à la porte de sa cellule avec les mains au-dessus de la tête. Et un autre prisonnier, le major général Abid Mowhosh, ancien commandant de la défense aérienne de l’Irak, "est mort d’asphyxie par étouffement et compression thoracique" à Qaim, en Irak.

"Il est indéniable que des interrogatoires U.S. ont provoqué des décès," déclare Anthony Romero, le directeur exécutif de l’ACLU (Union Américaine pour les Libertés Civiles). "Des fonctionnaires de haut rang qui étaient au courant des tortures et n’ont rien fait et ceux qui ont créé et soutenu ces politiques doivent rendre des comptes. L’Amérique doit arrêter de se voiler la face et s’occuper du scandale de la torture." Au moins des douzaines de détenus aux mains des Américains sont morts, et l’homicide est soupçonné. Déjà en mai 2004, le Pentagone avait concédé la mort d’au moins 37 prisonniers sous sa garde en Irak et en Afghanistan et avait demandé des enquêtes.

Nathaniel Raymond, de l’association Physicians for Human Rights ("Médecins pour les Droits de l’Homme", NDT) a déclaré au New Yorker, "nous ne savons toujours pas combien de détenus se trouvaient dans des prisons secrètes, ni qui ils étaient. Nous ne connaissons pas pleinement le rôle de la Maison-Blanche ou de la CIA. Nous avons besoin d’un rapport complet, surtout qu’il concerne les professionnels de la santé."

Des notes de justice récemment divulguées contiennent de nombreuses références à du personnel médical de la CIA participant à des séances d’interrogatoire musclées, a-t-il dit. "Ce sont eux qui concevaient, légitimaient et implémentaient," disait Raymond. "On peut soutenir que c’est le plus grand scandale médico-éthique de l’histoire américaine. Il nous faut des réponses."

L’ACLU a obtenu ses informations du Pentagone grâce à un procès pour la ‘Liberté de l’Information’. Les documents reçus comprenaient 44 autopsies et rapports de décès en plus d’un résumé des rapports d’autopsie de personnes capturées en Irak et en Afghanistan. Une déclaration de l’ACLU précisait, "cela ne couvre qu’une partie des Irakiens et des Afghans qui sont morts en détention sous juridiction américaine. " (italiques ajoutées).

La torture par la CIA a été facilitée par la possibilité, pour l’Agence, de cacher des prisonniers dans des ’sites noirs’ tenus secrets aux yeux de la Croix-Rouge, de ne pas enregistrer les prisonniers et de les détenir pendant des années sans porter d’accusations ou leur fournir un avocat.

Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Right Watch, a accusé l’administration Obama de "prendre en considération la détention préventive," écrivit Mayer du New Yorker. Roth dit que cette tactique imite l’approche abusive de l’administration Bush."

Tout indique que Panetta, le directeur de la CIA, n’a nullement l’intention de traîner devant la justice les fonctionnaires de la CIA impliqués dans la torture systématique de prisonniers. Panetta a dit à Mayer, "Je vais laisser aux gens le bénéfice du doute…S’ils font le boulot pour lequel ils sont payés, je ne peux pas demander grand-chose de plus."

Ces sentiments différent nettement de ceux que Panetta a énoncés dans un article publié l’année dernière dans le numéro de janvier du Washington Monthly : "Soit l’on croit en la dignité de la personne, aux règles de la loi et à l’interdiction des punitions cruelles et inhabituelles, soit l’on n’y croit pas. Il n’y a pas de juste milieu."

Un moyen de savoir qui dirige vraiment un pays est de voir quelles personnes, s’il y en a, sont au-dessus de la loi. Dans l’administration Obama, comme dans les précédentes, cela inclut les employés de la CIA. Les crucifixions qu’ils ont exécutées au Moyen-Orient diffèrent au moins par un aspect important de celles décrites dans le Nouveau Testament: Jésus Christ a eu droit à un procès.


par Sherwood Ross, le 28 juin 2009 pour Citizens For Legitimate Government
Traduction par Perry pour ReOpenNews


(Sherwood Ross rapportait autrefois pour des principaux quotidiens et des services en ligne. Pour le contacter ou pour contribuer à son service de nouvelles contre la guerre: http://www.reopen911.info/News/2009/07/12/la-cia-a-crucifie-un-prisonnier-a-la-prison-dabu-ghraib/)

http://www.reopen911.info/News/2009/07/12/la-cia-a-crucifie-un-prisonnier-a-la-prison-dabu-ghraib/
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Nous nous souvenons du jeune homme qui reçu à la tête un coup d'objet tranchant pour avoir refusé de donnr une cigarette à son agresseur alors qu'il enlaçait amoureusement sa jeune copine sur les côteaux d'une ville dans le midi de la France. Le chiffre 7 apparaît à nouveau ce 7.7.2009 à New York une dominicaine a également été frappée à la tête et retrouvée, dans une bouche d'aération, baïllonnée une croix pendant sur sa bouche.

retour sur le procès AVIGNON (AP) -- Pourquoi Hamadi Ed-Debch, un jeune Marocain de 21 ans, a-t-il sauvagement tué Romain Benavent, un adolescent de 14 ans, de deux coups de hachette, le 17 juillet 2004 ? La question va tarauder pendant quatre jours les jurés de la cour d'assises du Vaucluse où le procès d'Hamadi Ed-Debch s'est ouvert mardi...

L'accusé comparaît jusqu'à vendredi pour "meurtre avec préméditation, vol sous la menace d'une arme et vol avec effraction".
Depuis deux ans, le meurtre de ce garçon sans histoire sur l'île de la Barthelasse, à Avignon, reste inexpliqué. Pendant l'instruction, Hamadi Ed-Debch n'a pas livré les ressorts de ce crime commis après sept mois d'une vie d'errance en Espagne, puis dans le sud de la France. L'accusé a soutenu avoir agi ainsi, parce que Romain aurait refusé de lui donner une cigarette et lui aurait "mal parlé". Il s'est contenté de dire que c'est "son destin". Il a prétendu ne pas être bien "dans sa peau" et "dans sa tête" depuis le décès de son père quelques mois plus tôt.
21 mai 2006
La cour d’assises du Vaucluse a condamné vendredi soir Hamadi Ed-Debch, un Marocain de 21 ans, accusé d’avoir donné la mort à coups de hachette à Romain Benavent, un adolescent de 14 ans, le 17 juillet 2004 à Avignon, à 25 années de réclusion criminelle.

Les jurés l’ont reconnu coupable de meurtre avec préméditation. A cette peine, ils ont ajouté une mesure de sûreté des deux tiers, ce qui signifie que l’accusé ne pourra pas envisager la moindre libération conditionnelle avant un délai de 18 ans. Enfin, la cour d’assises a prononcé à l’encontre du jeune Marocain une interdiction définitive du territoire français.

De violents incidents se sont produits à l’issue du verdict. Des échauffourées ont éclaté entre les diverses parties au procès. Les deux avocats de la défense, Mes Michel Pezet et Fabien Perez, ont essuyé des insultes, tandis que certains proches de la victime scandaient des appels à la peine de mort et dénonçaient "une immense injustice".

AP

Le meurtrier à la hachette devant la justice
lefigaro.fr (Avec AP et AFP)
16 mai 2006, (Rubrique France)

Pourquoi Hamadi Ed-Debch, un jeune Marocain de 21 ans, a-t-il sauvagement tué Romain Benavent, un adolescent de 14 ans, de deux coups de hachette, le 17 juillet 2004 ? La question va tarauder pendant quatre jours les jurés de la cour d'assises du Vaucluse, où le procès du meurtrier s’ouvre mardi.

Le drame avait fait la une des journaux, il y a deux ans : Romain Benavent, 14 ans, avait été tué, sans raisons apparente, à coups de hachette par Hamadi Ed-Debch, près d’Avignon. Mardi s’ouvre le procès du jeune Marocain de 21 ans qui comparaît jusqu'à vendredi pour « meurtre avec préméditation, vol sous la menace d'une arme et vol avec effraction ».

Depuis deux ans, le meurtre de Romain, sur l'île de la Barthelasse, reste inexpliqué. Le 17 juillet 2004, la route du jeune adolescent de 17 ans croise celle d’Hamadi Ed-Debch sur un chemin de terre fermé à la circulation. Ce dernier s'approche de lui et de sa camarade Marion, 13 ans, pour leur demander une cigarette. « Désolé, on ne fume pas », répond Romain au jeune homme, qui poursuit alors sa route. Une demi-heure plus tard, il repasse devant les deux adolescents qui discutent, assis sur la digue. Hamadi Ed-Debch revient une troisième fois vers Romain et Marion. Mais cette fois-ci, il tient à la main une hachette qu'il vient de voler. Il en porte deux coups par derrière à la tête de sa victime. Romain Benavent s'effondre. Il est tué sur le coup. L'arme à la main, le meurtrier se lance alors à la poursuite de la jeune fille qui s'enfuie, la rattrape et l’oblige à l'aider à démarrer le deux-roues de Romain. Il l’abandonne ensuite en état de choc.

La fuite

Le jeune marocain prend alors la fuite sur la motocyclette de sa victime. Les enquêteurs retrouveront sa trace le 28 juillet au centre de rétention de Sète, où il a été placé dans l'attente de sa reconduite à la frontière. Cinq jours plus tôt, à Aigues-Mortes dans le Gard, il a commis une tentative de vol, mais il s'est trahi en confiant à l'un de ses co-détenus qu'il est l'auteur du meurtre du jeune Romain. L'accusé avait déjà été interpellé à Marseille et placé en rétention administrative. Mais le Maroc ne l'ayant pas identifié comme l'un de ses ressortissants, il avait été remis en liberté le 16 juillet 2004, soit la veille du crime.

Mobile mystérieux

Pendant l'instruction, Hamadi Ed-Debch n'a pas expliqué les raisons de ce crime, commis après sept mois d'une vie d'errance en Espagne, puis dans le sud de la France. L'accusé a soutenu avoir agi ainsi, parce que Romain aurait refusé de lui donner une cigarette et lui aurait « mal parlé ». Il s'est contenté de dire que c'était « son destin ». Il a prétendu ne pas être bien « dans sa peau » et « dans sa tête » depuis le décès de son père quelques mois plus tôt.

Le 10 janvier 2005, pendant sa détention provisoire au centre pénitentiaire du Pontet dans le Vaucluse, Hamadi Ed-Debch a tenté de se suicider. Il a aussi essayé de s'évader à deux reprises les 16 et 17 janvier suivants lors d'une hospitalisation et le 10 avril 2005 depuis la cour de promenade de la prison de Lyon (Rhône). Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

La famille septique

« C'est une épreuve supplémentaire, mais c'est le moyen d'accompagner Romain jusqu'au bout, que les gens puissent connaître le gamin qu'il était », a déclaré l'avocat de la famille de Romain, à son arrivée au Palais de justice. Me Marc Geiger a ajouté qu'il ne s'attendait pas à avoir une explication de la part de l'assassin présumé, ne voulant pas « que la famille arrive ici avec l'espoir d'en avoir une ».

http://www.lefigaro.fr/france/20060516.WWW000000293_le_meurtrier_a_la_hachette_devant_la_justice.html



Meurtre de Romain Benavent: le parquet fait appel
Hamadi Ed-Debch, a été condamné vendredi à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Romain Benavent survenu sur l'île de la Barthelasse à Avignon (Vaucluse) en juillet 2004. Cette décision a provoqué la colère des parents et des amis du jeune garçon qui n'avait que 14 ans au moment du drame. Hier, le parquet a fait appel de la condamnation du jeune marocain. L'avocat général a expliqué que "la justice a une fonction d'apaisement. Au regard des incidents qui se sont produits vendredi soir, cette fonction n'a pas été remplie". Romain Benavent avait été assassiné parce qu'il avait refusé de donner une cigarette à son agresseur.

http://scenedecrime.blogs.com/scenedecrime/2006/05/meurtre_de_roma.html

L'assassin de Romain ne sera pas rejugé en appel
Publié le mercredi 31 octobre 2007 à 05H48
Le Parquet se désiste de son appel à l'encontre d'Hamadi Ed Debch

Hamadi Ed Debch (casqué et revêtu d'un gilet pare balle lors de la reconstitution judiciaire) ne sera pas rejugé en appel. Il a été condamné en mai 2006 à 25 ans de réclusion.

© JEROME REY


A un mois du procès d'Hamadi Ed Debch devant la Cour d'assises du Gard, le Parquet s'est désisté de l'appel du verdict rendu en mai 2006 par la Cour d'assises du Vaucluse : reconnu coupable de l'assassinat de Romain Benavent, 14 ans, Hamadi Ed Debch, âgé de 20 ans, a été condamné à la peine de 25 ans de réclusion criminelle avec une mesure de sûreté des deux tiers et une interdiction définitive du territoire national.

Après le prononcé du verdict, des incidents avaient éclaté dans la salle des pas perdus du tribunal où les avocats de la défense avaient été violemment pris à partie. Le procureur Raymond Morey, qui avait réclamé la peine maximum de réclusion à perpétuité avec une mesure de sûreté de 22 ans, avait relevé appel dans "un souci d'apaisement".

Au cours du procès qui a duré quatre jours, l'accusé- un sujet marocain en séjour irrégulier- n'a pas livré les raisons de son passage à l'acte meurtrier. Le 17 juillet 2004, Romain Benavent, qui discutait avec son amie Marion sur une digue de l'Ile de la Barthelasse, derrière le domicile de son oncle, a été tué de deux coups de hache. Le coupable sera interpellé quelques jours plus tard alors qu'il se trouvait en attente d'expulsion au centre de rétention administratif de Sète.

Hier, le Procureur Morey a indiqué que la décision de désistement avait été prise "en concertation avec les avocats des parties civiles". "Il n'apparaît pas opportun de revenir sur un plan judiciaire sur ce terrible dossier. Il y a une dimension humaine exceptionnelle et nous ne pouvions imposer cette nouvelle épreuve aux familles des victimes".

Les parents désemparés

Un élément important aurait toutefois joué dans cette prise de décision: si les experts psychiatres qui avaient examiné Ed Debch lors de l'instruction ont conclu qu'il était accessible à une sanction pénale, un courrier de l'administration pénitentiaire, adressé au président de la Cour d'assises d'appel, fait état de troubles psychiatriques de ce détenu depuis son incarcération.

Cet élément a contribué sans aucun doute à la décision du parquet qui, sans présumer des résultats d'une contre-expertise, évite ainsi une possible décision d'acquittement. Me Lemaire nous a fait part du soulagement de Marion mais, comme M e Geiger, il exprime le désarroi des parents:

"Mes clients ont le sentiment d'être des marionnettes dans les mains de la justice. Ils ne voulaient pas d'un second procès puis ils se sont remotivés. Un de leurs proches s'est rendu au Maroc pour obtenir des renseignements sur le passé de l'accusé. Ils n'auront pas les réponses aux questions qui les hantent".
http://www.laprovence.com/articles/2007/10/31/148038-UNKNOWN-L-assassin-de-Romain-ne-sera-pas-rejuge-en-appel.php
voir en complément sur wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_la_Barthelasse
Hamadi Debche avait été libéré la veille de ce meurtre du centre de rétention d´Arenc, à Marseille, car le consulat du Maroc avait refusé de délivrer le sauf-conduit nécessaire aux autorités françaises pour l´expulser.
www.lexpress.fr via googlenews
http://forum.doctissimo.fr/viepratique/Actualites/meurtre-barbare-romain-sujet_2450_1.htm
Le 19 mai 2006
http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3302294,00.html )

Hamadi Debche, un Marocain de 21 ans, comparaît depuis mardi matin devant la cour d'assises du Vaucluse pour l'assassinat toujours inexpliqué du jeune Romain,


un adolescent de 15 ans tué à coups de hachette en juillet 2004 à Avignon. Hamadi Debche, né en mars 1985 au Maroc dans une région très rurale et défavorisée, a reconnu l'homicide volontaire mais a nié avoir prémédité son acte. Il affirme s'être senti "insulté" par la victime et invoque les effets de l'alcool ou "le destin" pour minimiser sa responsabilité. L'accusé doit répondre durant quatre jours d'homicide volontaire avec préméditation et vol sous la menace d'une arme.

La petite amie laissée sous le choc

Après sept mois d'errance en Espagne et dans le sud de la France, le périple de Hamadi Debche, clandestin et vagabond vivant de la générosité de passants ou de vols, l'avait conduit sur l'île sur le Rhône de la Barthelasse, face aux remparts d'Avignon, dans l'après-midi du 17 juillet 2004. Le long d'une digue où Romain Benavent se promène avec sa petite amie Marion, âgée de 13 ans à l'époque, l'assassin présumé les aborde. Selon le récit de Marion, l'homme ne parle manifestement pas français car il leur demande une cigarette par gestes, en portant ses doigts à sa bouche. "Désolé, on ne fume pas", répond Romain à Debche qui poursuit sa route, à pied. Il repasse devant eux une demi-heure plus tard, sans adresser la parole aux deux adolescents qui discutent, assis sur la digue.

Un peu plus tard, Marion voit soudain Romain s'effondrer. Sans comprendre immédiatement qu'il vient d'avoir le crâne fendu par deux coups de hachette, elle se retourne et aperçoit Debche qui tient l'arme à la main. Elle s'enfuit mais tombe. L'homme la rattrape, brandissant la hachette qu'il a dérobée dans une cabane à outils voisine. Par gestes, il lui fait comprendre qu'il veut le deux-roues de Romain et l'oblige, sous la menace mais sans violence, à l'aider à démarrer l'engin, abandonnant la jeune fille en état de choc. Marion prévient par téléphone les parents de Romain qui se précipitent sur les lieux. En vain car l'autopsie a prouvé que la victime avait été tuée sur le coup. Debche prend la fuite, jetant au passage la hachette dans un verger de l'île. Il abandonne la moto, en panne, à seulement quelques kilomètres de là.

Interpellé cinq jours plus tôt

Les enquêteurs ont retrouvé sa trace le 28 juillet au centre de rétention de Sète (Hérault) où il avait été placé en attente de sa reconduite à la frontière. Interpellé cinq jours plus tôt à Aigues-Mortes (Gard) pour tentative de vol, il se prévalait d'une fausse identité mais s'était trahi en confiant être l'auteur du meurtre de Romain à l'un de ses co-détenus qui l'avait dénoncé. Ses empreintes digitales ont achevé de le confondre avant que les policiers n'obtiennent ses aveux.

L'accusé avait déjà été interpellé à Marseille et placé en rétention administrative durant 17 jours. Mais il n'avait pu être expulsé car le consulat du Maroc ne l'avait pas reconnu comme sujet de ce pays. Il avait donc été remis en liberté le 16 juillet, la veille du meurtre. Issu d'une famille de paysans sans terre vivant dans une grande précarité, Debche n'a quasiment jamais été scolarisé et a commencé à travailler dès l'âge de six ans, d'abord en gardant des moutons puis comme employé dans des plantations de cannabis. Malgré sa personnalité très fruste, il est doté de "bonnes capacités intellectuelles" et ne souffre d'aucun trouble psychique ou mental, selon les experts. En janvier 2005, Debche a tenté de se pendre dans sa cellule.
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Nous nous souvenons qu'une jeune étudiante a connu la mort de manière analogue dans un parc londonien (je ne retrouve plus les liens de cette affaires, si vous en avez connaissance merci de nous la communiquer). Nous pouvons également rapprocher cet événement à celui pour lequel un procès vient d'avoir lieu à Londres suite au massacre contre deux étudiants français le 27 juin 2008. Ce procès a été l'occasion de faire le bilan et de constater que des meurtriers restent en liberté au Royaume Uni (le meurtrier de Romain était lui aussi en liberté alors qu'il avait déjà inquiété)
j'ai reproduit ces informations ici : http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-PL97Q4Q1fqtpay0uB14GFA--?cq=1
Nous nous rappelons également la mort du jeune Ilan Halimi mort dans d'atroces soufrances sous la torture et le procès qui a lieu en ce moment en France où l'auteur du meurtre ignoble plaide "qu'il préfère vivre un jour comme un lion que plusieurs comme un mouton" . Voir l'article de France 24 qui nous rappelle le mécontement des magistrats suite à l'ingérence de la garde des seaux pour faire pression ouvertement sur le parquet (poussée par la pression des asocations juives)
http://www.france24.com/fr/20090713-alliot-marie-ministre-justice-demande-appel-verdict-proces-jeune-halimi-gang-barbares-antisemitisme
Un second procès devrait être organisé pour 14 des 25 condamnés dans l'affaire de l'enlèvement, de la séquestration et de l'assassinat en 2006 du jeune juif Ilan Halimi, à la demande du ministère de la Justice.

"Ce matin, j'ai demandé au procureur général de la cour d'appel de Paris de faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions de l'avocat général", a déclaré la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie.

Obéissant à sa consigne, le parquet de Paris a dit lundi avoir lancé cette démarche, qui devrait déboucher sur un nouveau procès en assises. Il va ainsi à l’encontre de l’avis de Philippe Bilger, le magistrat qui représentait l'accusation au procès.

On se sent rassuré qu’elle ait réagi aussi rapidement et qu’elle aille dans notre sens", a déclaré sur FRANCE 24 immédiatement après Yaël Halimi, la sœur d’Ilan.

Les proches dénoncent un verdict trop clément

Le verdict prononcé vendredi dernier condamne le principal auteur des faits, Youssouf Fofana, à la réclusion à perpétuité, assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans.

Parmi ses complices, la jeune fille ayant servi d'"appât" pour attirer Ilan Halimi dans un guet-apens a été condamnée à neuf ans de prison, avec l'excuse de minorité au moment des faits. Contre elle, le parquet avait demandé entre 10 et 12 ans de prison.

Les principaux acolytes de Youssouf Fofana, Samir Aït Abdelmalek et Jean-Christophe Sombou, ont respectivement été condamnés à 15 et 18 ans de réclusion, alors que 20 ans avaient été requis.

La famille de la victime ainsi que des organisations juives contestent ce verdict et appellent à manifester lundi soir. Elles jugent trop clémentes les peines prononcées contre les complices de Youssouf Fofana.

"Quand on connaît les tortures qu’Ilan a subies pendant trois semaines, […] les peines qui ont été demandées ne sont pas suffisantes, déplore Yaël Halimi. On espère qu’un nouveau procès sera organisé et que l’affaire sera rejugée plus sévèrement."

samedi 3 décembre 2011

Difficile concorde entre les parlements de tous pays et toutes tendances politiques et religieuses

Assassinat du chef du Front de la concorde en Irak

Le chef du Front de la concorde, principal groupe parlementaire sunnite en Irak, a été assassiné vendredi par un homme armé d'un pistolet et d'une grenade, ont annoncé la police et un responsable de ce parti.

Ce meurtre, qui coïncide avec des négociations entre les partis avant les élections législatives programmées pour janvier, pourrait nuire aux efforts de réconciliation entre les communautés religieuses.

Le scrutin parlementaire est considéré comme une étape capitale dans la perspective d'un Irak où sunnites, chiites et kurdes pourraient vivre en paix après les années de bain de sang consécutives à l'invasion américaine de 2003.

Haris al Oubaïdi, qui était également membre de la commission parlementaire des droits de l'homme, a été tué alors qu'il se trouvait dans la mosquée Al Chaouaf, dans l'ouest de Bagdad.

"Il était dans la mosquée. Un homme lui a tiré dessus avec un pistolet et a lancé une grenade dans sa direction à l'intérieur de la mosquée Al Chaouaf", a dit un porte-parole du Front de la concorde.

"Al Qaïda est peut-être derrière cet événement, ou un autre groupe armé. Cela montre que la situation sécuritaire reste précaire et dangereuse. Le gouvernement se doit de garantir davantage la sécurité", a-t-il ajouté.

Les circonstances de l'assassinat ont fait l'objet de plusieurs témoignages contradictoires.

Un témoin a déclaré que l'agresseur était un kamikaze qui a couru vers Oubaïdi, l'a agrippé avant de déclencher une ou plusieurs grenades qu'il portait sur lui.

La police a déclaré que l'attaque avait fait six morts dont l'agresseur. Selon elle, l'assassin a ouvert le feu à l'aveugle sur les fidèles avant de faire sauter une grenade. L'agresseur était âgé de 15 à 18 ans et a atteint Oubaïdi de deux balles dans la tête, a ajouté la police.

"Les assassinats de dirigeants politiques ont un effet énorme sur la paix dans le pays. Ces actes visent à attiser les tensions religieuses entre sunnites et chiites, et aussi entre factions sunnites rivales", souligne Hazim al Nouaimi, politologue à l'université de Bagdad.

Le Premier ministre Nouri al Maliki a mis en garde jeudi contre le risque d'une montée de la violence avant les élections législatives. Le retrait des troupes de combat américaines des centres urbains, qui doit s'achever à la fin du mois, est une autre source potentielle de tensions.

Avec Walid Ibrahim, Khalid al Ansary, Muhanad Mohamed, Mohamed Abbas, version française Pierre Sérisier, Jean-Stéphane Brosse - Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090612/twl-irak-violence-38cfb6d.html

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Arabie saoudite-Iran, la rivalité cordiale

Les Iraniens votent vendredi (12 juin) pour élire leur président. Mais pour l'Arabie saoudite, peu importe quAhmadinejad obtienne ou non un second mandat. Le régime wahhabite est condamné à composer avec la puissance militaire et démographique de son rival chiite, jusquà pousser son roi à se balader main dans la main avec le président iranien pendant le pèlerinage de La Mecque.

La question clé des relations entre les deux pays est celle de la minorité chiite, présente dans la province Est de l'Arabie saoudite, une région considérée comme la plus grande réserve du pétrole au monde. Marginalisés depuis l'institutionnalisation du wahhabisme dans le Royaume, les chiites d'Arabie se sont révoltés en 1979, en réaction à la révolution iranienne. Une «Intifada» qu'ils commémorent aujourd'hui chaque année, et qui témoigne, comme leurs rassemblements de plus en plus réguliers, de leurs difficultés à exister au sein du Royaume. Troisième volet de notre série sur l'élection iranienne vue par les Arabes.

mediapart

http://fr.news.yahoo.com/70/20090612/twl-arabie-saoudite-iran-la-rivalit-cord-3d40b91.html

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Grosse surprise au Liban. La majorité sortante, conduite par Saad Hariri et soutenue par les grandes puissances occidentales, a remporté les élections législatives de dimanche. Alors qu’elle semblait dans une passe difficile, minée par les clivages internes, usée par quatre années de pouvoir dans un contexte chaotique, la coalition du 14 Mars a déjoué toutes les prévisions en remportant la majorité absolue des sièges au Parlement, soit 71 députés sur les 128 que compte l’Assemblée. Une victoire nette qui place la coalition antisyrienne en position de diriger le Liban pour une nouvelle mandature, mais elle va devoir composer avec une opposition qui, tout en reconnaissant sa défaite, demande déjà à être considérée comme un partenaire à part entière dans la gestion du pays. «Le Liban ne peut être gouverné qu’à travers une coopération entre les formations politiques, a déclaré le porte-parole et député du Hezbollah, Hassan Fadlallah. Ce qui nous importe, c’est que le Liban ouvre une nouvelle page, basée sur le partenariat, la coopération et la compréhension.»

Chrétiens. De compréhension, il n’en a pourtant guère été question au cours de ces dernières années. Les relations entre l’opposition, formée des deux grands partis chiites (Amal et Hezbollah) et du Courant patriotique libre du général chrétien Michel Aoun, et la majorité - emmenée par le parti sunnite de Saad Hariri, allié à différents partis chrétiens et au druze Walid Joumblatt - se sont progressivement détériorées pour dégénérer en affrontements armés dans l’ensemble du pays en mai 2008. Après l’accord de Doha, qui a mis fin à la crise, chaque camp considérait ces élections comme la bataille qui prouverait qu’il était le plus fort dans le pays.

«Grâce à Dieu, les résultats seront excellents le 7 juin», affirmait le général Aoun quelques jours avant l’échéance. L’ancien chef de l’armée était persuadé de rafler la mise dans les circonscriptions chrétiennes qui l’avaient largement soutenu lors des législatives de 2005. Cette année, elles étaient en position de faire pencher la balance en faveur de l’un ou l’autre bloc, dès lors que les communautés sunnites et chiites se rangeaient massivement derrière la majorité pour la première et l’opposition pour la seconde. Le succès du général dans ces régions aurait donné la victoire à l’ensemble de sa coalition. Aujourd’hui, la défaite de son groupe est avant tout la sienne. «Les chrétiens sont fondamentalement attachés à l’indépendance du pays et à l’Etat de droit, estimait hier un partisan de la coalition du 14 Mars. Ils ont sanctionné les alliances contre-nature de Aoun.»

En 2006, le leader maronite avait signé un document d’entente avec le Hezbollah, appuyé par l’Iran et la Syrie. Devant les bureaux de vote, de nombreux électeurs affirmaient être venus déposer un bulletin contre «l’avancée de Téhéran et Damas au Liban» et contre «l’arsenal du parti chiite dont la branche armée devrait être intégrée à l’armée». A l’issue du scrutin, le chef chrétien dispose malgré tout d’un bloc conséquent à l’Assemblée, mais ne peut plus se présenter comme le leader incontestable de sa communauté. D’autant plus qu’un certain nombre de ses députés sont passés sur le fil grâce aux voix du Hezbollah.

«Blocage». Si les listes de la majorité sortante l’ont emporté, ses leaders doivent à présent se pencher sur la formation d’un nouvel exécutif. Mais, même vaincue, l’opposition veut la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale dans lequel elle disposerait, à nouveau, d’une minorité de blocage. Une aberration pour le camp du 14 Mars qui estime que la majorité doit diriger et que ce type de formule ne peut que nuire à la bonne gouvernance du pays en entraînant des blocages systématiques. Mais la coalition du 14 Mars a-t-elle le choix ? En 2008, le Hezbollah, qui réclamait déjà un gouvernement d’union nationale, avait imposé par la force de ses armes un remaniement. Aujourd’hui, des analystes redoutent la répétition de ce scénario si la majorité refusait de céder. Pour l’instant, elle ne semble pas favorable à cette formule. «Je dis non à la minorité de blocage», a déclaré hier soir le druze Walid Joumblatt, qui se prononce en revanche pour la participation du Hezbollah au gouvernement.

Autre point de litige : les armes du Parti de Dieu. Les élus de la majorité souhaitent que les combattants chiites soient intégrés à l’armée. Réponse du député Hezbollah Mohammed Raad : l’arsenal de la «résistance» est un sujet «non négociable». En d’autres termes, le dialogue de sourds a déjà repris au Liban. Et une nouvelle crise politique n’est pas à exclure.

http://www.liberation.fr/monde/0101572356-reelection-surprise-de-la-majorite-antisyrienne-au-liban

publié sur romandie blog le 12/06/2009 17:02

dimanche 27 novembre 2011

Troisième procès pour "Ali le chimique"

Déjà condamné par deux fois à mort, le cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al Madjid, surnommé "Ali le chimique", a comparu à nouveau devant un juge, cette fois pour l'assassinat par le gaz de 5.000 Kurdes en 1988 à Halabja.

Il a déjà été condamné à mort le 2 décembre par le Haut Tribunal irakien pour avoir écrasé dans le sang la révolte des chiites du Sud après la guerre du Golfe de 1991.

Madjid avait été condamné à la pendaison l'an dernier pour la mort de dizaines de milliers de Kurdes irakiens lors de l'opération "Anfal" ("Butin de guerre") en 1988 dans des villages du nord du pays.

C'est cette dernière opération, où du gaz toxique avait été utilisé, qui avait valu à Madjid son surnom d'"Ali le chimique".

Des centaines de Kurdes ont manifesté dimanche à Halabja pour réclamer l'exécution d'"Ali le chimique", retardée en raison de divergences au sein du gouvernement.

Madjid est jugé en compagnie de trois autres cadres du régime de Saddam Hussein, un ex-ministre de la Défense et deux responsables des services de renseignement. Le président du tribunal est un chiite, le juge Mohammed al Ouraïbi, qui a déjà condamné à deux reprises le cousin de l'ancien dictateur.

Le Haut Tribunal a été mis en place en 2003 pour juger les anciens responsables du régime de Saddam Hussein, y compris ce dernier, exécuté en décembre 2006 pour crimes contre l'humanité pour le meurtre de 148 villageois chiites exécutés après une tentative d'assassinat l'ayant visé à Doudjaïl.

La réputation de cruauté de Madjid envers les opposants au régime lui a valu d'être plus craint encore que Saddam Hussein, dont la vidéo de la pendaison, filmée par téléphone portable, a choqué la communauté sunnite d'Irak.

Selon l'organisation Human Rights Watch, 290.000 personnes ont disparu sous le régime de Saddam Hussein, dont beaucoup ont été inhumés dans des fosses communes.

Missy Ryan, version française Pascal Liétout

publié sur romandie blog le 21/12/2008 23:26