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dimanche 4 décembre 2011

Les Britanniques encore en Afghanistan en 2050 ?

08/08/2009 13:30 CET

Et si la Grande-Bretagne avait encore un rôle à jouer en Afghanistan dans 30 ou 40 ans ? C’est l’idée avancée par le futur chef de l‘état-major britannique. Le général Sir David Richards qui prendra ses fonctions dans quelques jours estime que l’engagement militaire dans le pays ne devrait être nécessaire qu‘à moyen terme mais qu’il faudra ensuite aider les autorités à gouverner sans doute jusqu’en 2050.

Dans une interview accordée au Times le futur chef de l’armée britannique prévient que le départ des troupes britanniques n’est pas imminent, il déclare qu’il n’y a aucune chance que l’OTAN retire ses forces avant que les forces de sécurité afghanes ne soient prêtes à prendre la relève.

Ces déclarations interviennent au moment où un sondage révèle que deux tiers de la population britannique est favorable à un désengagement militaire d’ici un an. Quelques 9 000 soldats britanniques sont déployés en Afghanistan soit le contingent le plus important après les Etats-Unis. Depuis quelques semaines la pression s’est accrue sur le Premier Ministre Gordon Brown après la mort de 22 soldats en juillet, le mois le plus meurtrier pour les Britanniques depuis le début de l’intervention occidentale fin 2001.

http://fr.euronews.net/2009/08/08/les-britanniques-encore-en-afghanistan-en-2050/

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Afghanistan et Russie: les deux priorités du nouveau patron de l’Otan



Détermination pour l’Afghanistan et pragmatisme pour la Russie. Anders Fogh Rasmussen, le tout nouveau secrétaire général de l’Otan a donné les grandes lignes de son programme ce lundi au siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles. L’ancien Premier ministre danois succède au Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer.

Alors que le conflit se durcit en Afghanistan avec les talibans, il insiste sur le rôle des Afghans. "Les Afghans doivent prendre la responsabilité première de la sécurité sur la plupart du territoire national. Je veux être clair, j’ai dit la responsabilité première pour les Afghans. L’Otan doit et sera là en soutien."

Deuxième priorité pour Rasmussen, les relations entre l’Otan et la Russie, qui se sont tendues l‘été dernier lors du conflit avec la Géorgie. "Je pense que nous devons développer une coopération pratique dans un certain nombre de domaines, tout en insistant, évidemment, sur le respect par la Russie de ses obligations internationales, dont le respect de la souveraineté et de l’intégrité de ses voisins".

L'armée britannique évacue son QG de Bassora, dans le sud de l'Irak

LE MONDE | 31.07.09 | 11h39

C'est une décision hautement symbolique. Les troupes britanniques sont en train de quitter la dernière ville où elles étaient présentes en Irak. Elles ont commencé, dimanche 2 septembre, à se retirer de leur base du palais de Bassora, deuxième localité du pays. L'opération ne devrait pas prendre plus d'un ou deux jours. Les 550 soldats stationnés dans leur quartier général au coeur de la grande cité du Sud irakien sont redéployés sur l'aéroport, situé à 25 km et où se trouvent les quelque 5 000 hommes opérant encore dans le pays.

Le retrait a été annoncé par le général Mohan Tahir, chef des forces de sécurité de la province. Les troupes irakiennes, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, contrôlent désormais le palais de Bassora. L'opération a été confirmée par un porte-parole du premier ministre britannique, Gordon Brown. La base évacuée abritait les logements de militaires et de diplomates depuis l'invasion du pays, en 2003.

Regroupé totalement à l'aéroport, le contingent britannique continuera à jouer un rôle de "supervision". Il entraînera et conseillera la 10e division irakienne. Il l'épaulera si nécessaire lors d'opérations ponctuelles. Ce repli devrait permettre, comme prévu, de réduire à 5 000 le nombre total de soldats d'ici à décembre.

L'opération comporte bien sûr un risque : laisser le champ libre aux nombreuses milices chiites qui se disputent le contrôle de la ville. L'armée irakienne pourra-t-elle ou voudra-t-elle les tenir en respect ? Le retrait du palais de Bassora marque une étape nouvelle et significative dans la poursuite de la réduction de l'engagement britannique en Irak. Au nombre de 18 000 en mai 2003, après la chute de Saddam Hussein, et de 7 000 au début de 2007, les soldats ne sont plus que 5 500 aujourd'hui. Ils ont évacué trois provinces en un an.

Gordon Brown se refuse toujours, cependant, à fixer un calendrier de retrait, de peur de "miner le travail magnifique" des troupes en Irak, a-t-il souligné, il y a quelques jours, dans sa réponse à une lettre de Sir Menzies Campbell, chef du Parti des démocrates libéraux (LibDem), hostile à la guerre. Ce dernier a accueilli la nouvelle du retrait de Bassora comme la preuve que l'armée britannique ne peut plus jouer un "rôle efficace" sur le terrain.

L'évolution de la situation lui donne largement raison. Les relations entre les soldats, accueillis avec une certaine sympathie en 2003, et les civils se sont gravement dégradées après une série d'incidents en 2005. La surenchère entre les milices chiites, entraînées ou soutenues par l'Iran voisin, le noyautage par elles de la police et le manque d'autorité du pouvoir central ont placé les Britanniques face à des attaques au coût humain toujours plus fort et jugé de plus en plus intolérable par l'opinion. Londres a perdu 159 soldats en Irak.

En cautionnant un désengagement progressif, quoique prudent, Gordon Brown tient compte aussi des voeux de l'état-major, inquiet des tensions subies par une armée aux effectifs insuffisants et désireux de puiser en Irak les troupes qui lui permettront de "mettre le paquet" en Afghanistan, dans une guerre à ses yeux beaucoup plus légitime.

Les anciens chefs militaires ne se gênent plus maintenant pour critiquer ouvertement l'allié américain. "Il n'y a aucun doute, avec le recul, que le plan américain pour l'après-guerre était défectueux, et nombre d'entre nous le pressentaient à l'époque", a déclaré, dimanche, au Sunday Mirror le général Tim Cross. Cet officier supérieur était le plus haut gradé britannique chargé de la planification de l'après-guerre. Il met en cause directement l'ancien ministre de la défense américain, Donald Rumsfeld : "Dès le tout début, nous étions très préoccupés par le manque de précision du plan pour l'après-guerre. Rumsfeld n'a pas voulu entendre ce message. Les Américains étaient convaincus que l'Irak s'en sortirait assez rapidement comme une démocratie stable."

Même son de cloche du côté du général à la retraite Sir Mike Jackson, chef de l'armée au moment de l'invasion. "M. Rumsfeld est l'une des personnes les plus responsables de la situation actuelle en Irak", écrit-il dans son autobiographie, dont des extraits ont été publiés par le Daily Telegraph. Le général y qualifie la politique américaine de "faillite intellectuelle". Réagissant à ce jugement, l'ancien ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton, accuse le général de donner "une version de l'Histoire appuyée par aucune preuve".

Les politiques sont aussi montés au créneau. Des Browne et David Miliband, ministres de la défense et des affaires étrangères, ont jugé "déplacées" les remarques d'un général américain à la retraite faisant état de la "frustration" des Etats-Unis face à la dégradation de la sécurité autour de Bassora. "Les troupes britanniques ont-elles échoué ? demandent les ministres, dans une tribune au Washington Post : la réponse est non. Il n'y a aucune insurrection antigouvernementale à Bassora, et très peu d'indications d'une présence d'Al-Qaida dans le sud de l'Irak."

Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 04.09.07.
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http://www.lemonde.fr/international/article/2009/07/31/l-armee-britannique-evacue-son-qg-de-bassora-dans-le-sud-de-l-irak_950604_3210.html#xtor=AL-32280184

dimanche 27 novembre 2011

Les Américains remplaceront les Britanniques à Bassorah

Les troupes américaines remplaceront les quelque 4.000 soldats britanniques qui doivent quitter Bassorah d'ici la fin du mois de mai, indique le général Ray Odierno, patron des forces américaines et alliées en Irak. Parallèlement, un compromis a été trouvé dimanche au Parlement irakien en vue d'adopter un texte prévoyant le maintien en Irak des forces étrangères jusqu'en juillet 2009.

Dans un entretien accordé samedi soir à l'Associated Press, le général Odierno déclare envisager de transférer le QG d'une brigade ou d'une division, soit une centaine de personnes, ainsi qu'un nombre indéterminé d'hommes de combat à Bassorah.

Ville portuaire du sud de l'Irak, Bassorah est la deuxième agglomération du pays. Elle constitue l'un des centres névralgiques de l'industrie pétrolière irakienne. Actuellement, ce sont les forces britanniques qui assurent la sécurité dans toute sa région.

A Bagdad, les principaux partis représentés au Parlement sont parvenus dimanche à un accord sur la présence des troupes étrangères sur le territoire national. Les soldats autres qu'américains pourront rester jusqu'en juillet 2009. C'est la teneur de la résolution qu'ils ont convenu d'adopter lundi.

Un accord séparé avait été conclu pour les troupes américaines le 4 décembre. Ces dernières peuvent rester dans le pays jusqu'en 2011. Mais les dispositions de l'accord, qui entre en vigueur le 1er janvier, donne à Bagdad un contrôle strict sur les près de 150.000 soldats américains postés sur son territoire.

D'après Abbas al-Bayati, de l'Alliance chiite irakienne unie, "les chefs des groupes politiques sont parvenus à la décision d'approuver le projet de résolution" sur la présence des troupes étrangères, et les parlementaires voteront sur ce texte lundi. Si la loi est adoptée, elle "donnera au gouvernement l'autorité de garder certaines troupes à des fins d'entraînement", a-t-il ajouté.

Le Parlement irakien a déjà rejeté un compromis de ce type à deux reprises. Si un texte n'est pas adopté avant l'expiration du mandat de l'ONU le 31 décembre, la présence de ces troupes étrangères n'aura plus aucune justification légale.

Londres a déjà fait savoir que les troupes britanniques se retireraient de Bassorah avant la fin du mois de mai 2009. Et le général Odierno a expliqué que les troupes américaines les remplaceraient. "Ce sera une présence plus petite qu'actuellement", a-t-il précisé après avoir été informé par le général britannique Andy Salmon de la situation dans la région et des préparatifs du retrait britannique.

"Nous croyons qu'il est important de maintenir une présence ici parce que nous pensons que Bassorah est une ville importante et qu'il est essentiel que nous y conservions une forme de contrôle", a estimé le général Odierno.

Une fois ce transfert effectué, les troupes américaines auront l'entière responsabilité, aussi bien dans la région de Bassorah que dans le reste du pays, d'assister et de former les forces de sécurité irakiennes.

Le général Odierno a par ailleurs répondu au commandant des Marines, le général James Conway, qui avait évoqué dans un entretien à l'AP l'hypothèse d'un retrait de ses 22.000 hommes de la province d'Anbar (ouest), relativement calme, au profit d'un redéploiement en Afghanistan. "Toute décision sur la structure des forces en Irak sera prise par moi-même", a martelé le général Odierno, affirmant qu'aucune décision n'avait encore été prise pour la province d'Anbar.

Le patron des forces américaines et alliées en Irak veut avant tout s'assurer que les élections régionales du 31 janvier prochain se déroulent bien, et que les perdants reconnaissent pacifiquement leur défaite. Il envisage de prendre une décision sur l'avenir des forces américaines en Irak seulement deux mois après ce scrutin. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081221/twl-irak-forces-etrangeres-synthese-1def439.html
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Les forces américaines, elles, peuvent rester en Irak jusqu'à la fin 2011, en vertu d'un accord de sécurité signé entre les gouvernements de Washington et de Bagdad le 4 décembre dernier et qui entre en vigueur au 1er janvier. Les près de 150.000 militaires américains actuellement déployés en Irak sont placés sous la supervision de Bagdad.

Le député Abbas al-Bayati de l'Alliance irakienne unifiée, chiite, a déclaré dimanche que le Parlement, après avoir rejeté le texte pour la deuxième fois samedi, avait accepté de transformer le projet de loi en simple résolution parlementaire pouvant être adopté par la majorité simple. De cette façon, la forte opposition d'une minorité de députés chiites est balayée. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081221/twl-irak-forces-etrangeres-1def439.html

publié sur romandie blog le 21/12/2008 23:16

Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l'opium

http://www.alterinfo.net/Afghanistan-comment-les-britanniques-et-Cheney-protegent-l-opium_a23269.html?PHPSESSID=87f326fc85277c56b390e050212fb7ea
Un article publié par Le Figaro du 23 août fait le bilan de l’échec du gouvernement Karzaï dans la lutte antidrogue, en s’appuyant sur les déclarations de Thomas Schweich, ancien coordinateur de la lutte antinarcotique pour les autorités américaines (secrétaire adjoint du Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs).


Joint par Le Figaro, Schweich a confirmé ses propos au vitriol publiés le mois dernier dans le New York Times Magazine « Is Afghanistan a Narco-State ». Pour lui, la lutte anti-drogue est « un échec complet jusqu’ici » dont les talibans tirent le plus grand bénéfice.

Si en 2006, les autorités afghanes annonçaient une production d’opium en baisse, Schweich n’était pas dupe et anticipait que la production allait exploser. En effet, en 2007, l’Afghanistan s’est hissé au chiffre record de 93% de la production mondiale d’héroïne.

Dès 2006, Schweich s’est entretenu avec le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld, le secrétaire d’Etat à la Défense de l’époque, pour les avertir de cette réalité et ses conséquences militaires.

Le premier responsable désigné par Schweich : « le président afghan Karzaï lui-même » est entièrement corrompu et soucieux de garder des bonnes relations avec ses pairs pachtouns du Helmand au sud du pays, dont il compte obtenir le soutien lors des présidentielles de 2009.

Mais selon le responsable, ce « narco-état » afghan, « se repaît de la pusillanimité du Pentagone » écrit Le Figaro. Si le quotidien français adopte un ton diplomatique, l’article du responsable américain n’y va pas de main morte quand il affirme que le « Pentagone était hostileà la mission antidrogue ».

Schweich rapporte que le Lieutenant Général Karl Eikenberry, en charge des opérations de l’armée américaine en Afghanistan, a affirmé à Anne Patterson, du Bureau of International Narcotics (BIN) que certes, la drogue était une chose mauvaise, mais que d’après les ordres reçus, la drogue n’était pas la priorité de l’armée US en Afghanistan.

Patterson, ex-ambassadrice américaine en Colombie, lui a rappelé alors que les FARC Colombiens finançaient leur guérilla avec l’argent de la cocaïne. Eikenberry a répondu que le Pentagone avait une stratégie « séquentielle » : « battre les talibans, et laisser quelqu’un d’autre régler la question de la drogue », alors même que l’argent de la drogue finance directement les talibans.

Cependant, raconte Schweich, « les militaires anglais étaient encore plus hostiles que les militaires américains à la mission antidrogue. Les forces britanniques – basées au Helmand – ont même parachuté des tracts et ont acheté des annonces à la radio pour faire savoir aux criminels locaux que le déploiement de l’armée anglaise ne faisait pas parti de l’opération anti-drogue. J’ai dû prendre un vol pour Bruxelles afin de montrer un de ces tracts au Commandement des forces de l’OTAN pour mettre fin à cette campagne d’information contreproductive… »


Schweich a dénoncé le fait que les Britanniques ont fait pression sur les autorités américaines afin qu’elles ne s’avancent pas dans un combat efficace. Le Major Général Britannique Peter Gilchrist, ancien commandant adjoint des forces alliées en Afghanistan et actuellement stationné à Washington, lui a signifié que son plan « n’était pas acceptable » pour l’Angleterre.

« L’Angleterre, écrit Schweich, apparemment rejointe par la Suède (qui déploie moins de 500 hommes dans des régions où il n’y a aucune culture de pavot), a envoyé des lettres à Karzaï pour lui sommer de rejeter des éléments fondamentaux du plan américain ».

Thomas Schweich dit pourtant avoir essayé de convaincre ses interlocuteurs afghans de soutenir une campagne d’éradication aérienne du pavot, seule à même, selon lui, si elle est combinée avec des mesures d’aide aux cultures vivrières, de produire des résultats. Karzaï s’y serait opposé avec la dernière énergie.


Schweich fait aussi voler en pièces le mythe qui dit que le pavot constitue la seule ressource traditionnelle des « pauvres paysans afghans ». Il indique notamment que 80% des terres utilisées pour la culture du pavot dans le sud, sont des cultures nouvelles. Depuis deux ans, c’est l’opium qui est venu y remplacer les cultures traditionnelles de légumes, du coton et du blé. En dépit des prix record des céréales, les grands producteurs d’opium ont surtout profité de la complaisance politique et de l’absence de toute opposition pour démarrer des productions à grande échelle.

Cette analyse a été confirmée début 2008 par un rapport de l’ONU qui démontre que la culture du pavot décroît dans les régions pauvres tandis qu’elle s’accroît dans les régions riches !

Pour creuser le sujet : focus



Jeudi 28 Août 2008
http://www.solidariteetprogres.org

publié sur romandie blog le 5/09/2008 13:37