samedi 3 décembre 2011

Difficile concorde entre les parlements de tous pays et toutes tendances politiques et religieuses

Assassinat du chef du Front de la concorde en Irak

Le chef du Front de la concorde, principal groupe parlementaire sunnite en Irak, a été assassiné vendredi par un homme armé d'un pistolet et d'une grenade, ont annoncé la police et un responsable de ce parti.

Ce meurtre, qui coïncide avec des négociations entre les partis avant les élections législatives programmées pour janvier, pourrait nuire aux efforts de réconciliation entre les communautés religieuses.

Le scrutin parlementaire est considéré comme une étape capitale dans la perspective d'un Irak où sunnites, chiites et kurdes pourraient vivre en paix après les années de bain de sang consécutives à l'invasion américaine de 2003.

Haris al Oubaïdi, qui était également membre de la commission parlementaire des droits de l'homme, a été tué alors qu'il se trouvait dans la mosquée Al Chaouaf, dans l'ouest de Bagdad.

"Il était dans la mosquée. Un homme lui a tiré dessus avec un pistolet et a lancé une grenade dans sa direction à l'intérieur de la mosquée Al Chaouaf", a dit un porte-parole du Front de la concorde.

"Al Qaïda est peut-être derrière cet événement, ou un autre groupe armé. Cela montre que la situation sécuritaire reste précaire et dangereuse. Le gouvernement se doit de garantir davantage la sécurité", a-t-il ajouté.

Les circonstances de l'assassinat ont fait l'objet de plusieurs témoignages contradictoires.

Un témoin a déclaré que l'agresseur était un kamikaze qui a couru vers Oubaïdi, l'a agrippé avant de déclencher une ou plusieurs grenades qu'il portait sur lui.

La police a déclaré que l'attaque avait fait six morts dont l'agresseur. Selon elle, l'assassin a ouvert le feu à l'aveugle sur les fidèles avant de faire sauter une grenade. L'agresseur était âgé de 15 à 18 ans et a atteint Oubaïdi de deux balles dans la tête, a ajouté la police.

"Les assassinats de dirigeants politiques ont un effet énorme sur la paix dans le pays. Ces actes visent à attiser les tensions religieuses entre sunnites et chiites, et aussi entre factions sunnites rivales", souligne Hazim al Nouaimi, politologue à l'université de Bagdad.

Le Premier ministre Nouri al Maliki a mis en garde jeudi contre le risque d'une montée de la violence avant les élections législatives. Le retrait des troupes de combat américaines des centres urbains, qui doit s'achever à la fin du mois, est une autre source potentielle de tensions.

Avec Walid Ibrahim, Khalid al Ansary, Muhanad Mohamed, Mohamed Abbas, version française Pierre Sérisier, Jean-Stéphane Brosse - Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090612/twl-irak-violence-38cfb6d.html

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Arabie saoudite-Iran, la rivalité cordiale

Les Iraniens votent vendredi (12 juin) pour élire leur président. Mais pour l'Arabie saoudite, peu importe quAhmadinejad obtienne ou non un second mandat. Le régime wahhabite est condamné à composer avec la puissance militaire et démographique de son rival chiite, jusquà pousser son roi à se balader main dans la main avec le président iranien pendant le pèlerinage de La Mecque.

La question clé des relations entre les deux pays est celle de la minorité chiite, présente dans la province Est de l'Arabie saoudite, une région considérée comme la plus grande réserve du pétrole au monde. Marginalisés depuis l'institutionnalisation du wahhabisme dans le Royaume, les chiites d'Arabie se sont révoltés en 1979, en réaction à la révolution iranienne. Une «Intifada» qu'ils commémorent aujourd'hui chaque année, et qui témoigne, comme leurs rassemblements de plus en plus réguliers, de leurs difficultés à exister au sein du Royaume. Troisième volet de notre série sur l'élection iranienne vue par les Arabes.

mediapart

http://fr.news.yahoo.com/70/20090612/twl-arabie-saoudite-iran-la-rivalit-cord-3d40b91.html

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Grosse surprise au Liban. La majorité sortante, conduite par Saad Hariri et soutenue par les grandes puissances occidentales, a remporté les élections législatives de dimanche. Alors qu’elle semblait dans une passe difficile, minée par les clivages internes, usée par quatre années de pouvoir dans un contexte chaotique, la coalition du 14 Mars a déjoué toutes les prévisions en remportant la majorité absolue des sièges au Parlement, soit 71 députés sur les 128 que compte l’Assemblée. Une victoire nette qui place la coalition antisyrienne en position de diriger le Liban pour une nouvelle mandature, mais elle va devoir composer avec une opposition qui, tout en reconnaissant sa défaite, demande déjà à être considérée comme un partenaire à part entière dans la gestion du pays. «Le Liban ne peut être gouverné qu’à travers une coopération entre les formations politiques, a déclaré le porte-parole et député du Hezbollah, Hassan Fadlallah. Ce qui nous importe, c’est que le Liban ouvre une nouvelle page, basée sur le partenariat, la coopération et la compréhension.»

Chrétiens. De compréhension, il n’en a pourtant guère été question au cours de ces dernières années. Les relations entre l’opposition, formée des deux grands partis chiites (Amal et Hezbollah) et du Courant patriotique libre du général chrétien Michel Aoun, et la majorité - emmenée par le parti sunnite de Saad Hariri, allié à différents partis chrétiens et au druze Walid Joumblatt - se sont progressivement détériorées pour dégénérer en affrontements armés dans l’ensemble du pays en mai 2008. Après l’accord de Doha, qui a mis fin à la crise, chaque camp considérait ces élections comme la bataille qui prouverait qu’il était le plus fort dans le pays.

«Grâce à Dieu, les résultats seront excellents le 7 juin», affirmait le général Aoun quelques jours avant l’échéance. L’ancien chef de l’armée était persuadé de rafler la mise dans les circonscriptions chrétiennes qui l’avaient largement soutenu lors des législatives de 2005. Cette année, elles étaient en position de faire pencher la balance en faveur de l’un ou l’autre bloc, dès lors que les communautés sunnites et chiites se rangeaient massivement derrière la majorité pour la première et l’opposition pour la seconde. Le succès du général dans ces régions aurait donné la victoire à l’ensemble de sa coalition. Aujourd’hui, la défaite de son groupe est avant tout la sienne. «Les chrétiens sont fondamentalement attachés à l’indépendance du pays et à l’Etat de droit, estimait hier un partisan de la coalition du 14 Mars. Ils ont sanctionné les alliances contre-nature de Aoun.»

En 2006, le leader maronite avait signé un document d’entente avec le Hezbollah, appuyé par l’Iran et la Syrie. Devant les bureaux de vote, de nombreux électeurs affirmaient être venus déposer un bulletin contre «l’avancée de Téhéran et Damas au Liban» et contre «l’arsenal du parti chiite dont la branche armée devrait être intégrée à l’armée». A l’issue du scrutin, le chef chrétien dispose malgré tout d’un bloc conséquent à l’Assemblée, mais ne peut plus se présenter comme le leader incontestable de sa communauté. D’autant plus qu’un certain nombre de ses députés sont passés sur le fil grâce aux voix du Hezbollah.

«Blocage». Si les listes de la majorité sortante l’ont emporté, ses leaders doivent à présent se pencher sur la formation d’un nouvel exécutif. Mais, même vaincue, l’opposition veut la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale dans lequel elle disposerait, à nouveau, d’une minorité de blocage. Une aberration pour le camp du 14 Mars qui estime que la majorité doit diriger et que ce type de formule ne peut que nuire à la bonne gouvernance du pays en entraînant des blocages systématiques. Mais la coalition du 14 Mars a-t-elle le choix ? En 2008, le Hezbollah, qui réclamait déjà un gouvernement d’union nationale, avait imposé par la force de ses armes un remaniement. Aujourd’hui, des analystes redoutent la répétition de ce scénario si la majorité refusait de céder. Pour l’instant, elle ne semble pas favorable à cette formule. «Je dis non à la minorité de blocage», a déclaré hier soir le druze Walid Joumblatt, qui se prononce en revanche pour la participation du Hezbollah au gouvernement.

Autre point de litige : les armes du Parti de Dieu. Les élus de la majorité souhaitent que les combattants chiites soient intégrés à l’armée. Réponse du député Hezbollah Mohammed Raad : l’arsenal de la «résistance» est un sujet «non négociable». En d’autres termes, le dialogue de sourds a déjà repris au Liban. Et une nouvelle crise politique n’est pas à exclure.

http://www.liberation.fr/monde/0101572356-reelection-surprise-de-la-majorite-antisyrienne-au-liban

publié sur romandie blog le 12/06/2009 17:02

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