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jeudi 29 décembre 2011

Turquie: 35 Kurdes tués par l'armée, le parti au pouvoir admet une possible erreur

Alors qu'une bavure provoque la mort de soldats français en Afghanistan, à la frontière turque lors d'un raid aérien des villageois pris pour des soldats sont tués.
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Trente-cinq villageois kurdes ont été tués mercredi soir à la frontière turco-irakienne lors de raids de l'aviation turque et le parti au pouvoir à Ankara a admis une possible erreur, indiquant que les victimes étaient des trafiquants.

"Selon les premières informations que nous avons reçues, ces gens étaient des trafiquants et non des terroristes", c'est-à-dire des rebelles séparatistes avec lesquels ils ont été confondus, a déclaré devant la presse à Ankara Hüseyin Celik, vice-président du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).

"Au nom de mon parti, je souhaite exprimer notre consternation, notre tristesse pour la mort de 35 de nos citoyens", a-t-il dit.

"S'il y a une erreur, une bavure, soyez rassurés, l'affaire ne sera pas enterrée. La Turquie est un Etat de droit", a dit M. Celik, indiquant croire, d'après les premiers éléments de l'enquête, qu'il semblait s'agir d'"un accident d'opération" militaire.

Le gouvernement ne s'est pas exprimé sur l'incident.

Selon les autorités locales, les victimes, des jeunes pour la plupart, se livraient avec des mules et des ânes à une contrebande de cigarettes entre l'Irak et la Turquie, pays voisins.

Toutefois, l'armée a annoncé que son opération visait des séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) qui tentaient de s'infiltrer en Turquie.

"La zone où se sont produits les faits est celle de Sinat-Haftanin, située dans le nord de l'Irak, qui n'abrite pas de population civile et où se trouvent des bases de l'organisation terroriste", le PKK, a indiqué l'état-major dans un communiqué en ligne.

Les avions turcs ont pilonné cette zone après que des drones eurent signalé "un mouvement vers notre frontière", a précisé l'armée.

Il s'agit de l'incident le plus grave de ces dernières années impliquant des civils dans le conflit kurde en Turquie.

Selahattin Demirtas, chef du BDP (Parti pour la paix et la démocratie), principale formation pro-kurde de Turquie, a dénoncé un "massacre", assurant que l'ensemble des victimes étaient des civils.

Une vingtaine de corps ont été recensés dans le village d'Ortasu, proche de la frontière avec l'Irak.

La télévision locale a diffusé des images montrant des cadavres recouverts de couvertures et allongés à même le sol sur une colline enneigée tandis que des gens se massaient autour d'eux en criant et en pleurant.

Les corps ont été transférés à Uludere, à une vingtaine de kilomètres de l'Irak, pour y être autopsiés.

Le BDP a organisé une manifestation qui a réuni plus de 2.000 personnes sur la place centrale de Taksim (partie européenne) à Istanbul pour protester contre le raid de l'armée. Ce rassemblement a dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre.

Les manifestants, dont certains portaient des photos des cadavres de victimes du raid aérien, ont scandé des slogans favorables au PKK et à son chef emprisonné, Abdullah Öcalan.

Des heurts se sont également produits à Diyarbakir et Sirnak, deux villes du sud-est anatolien peuplé en majorité de Kurdes, où les manifestants ont jeté des pierres et des coktails molotov sur la police qui a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, selon des sources locales de sécurité.

Un porte-parole du PKK en Irak, Ahmet Deniz, a affirmé que les victimes étaient des trafiquants et que "le gouvernement turc était au courant" de leurs activités.

"Notre parti n'a pas de base dans cette zone", a-t-il dit à l'AFP avant de condamner "un massacre" visant, selon lui, le peuple kurde.

L'armée turque, qui bombarde régulièrement les repaires du PKK dans le Kurdistan irakien, fait face depuis l'été à une flambée de violence des rebelles qui utilisent leur bases arrières en Irak pour lancer des attaques contre des objectifs en territoire turc, près de la frontière.

Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris les armes en 1984 et le conflit a fait au moins 45.000 morts.
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Les manifestants ont défilé
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/manifestation-a-istanbul-apres-le-raid-aerien-sur-un-village-kurde_1066293.html

samedi 3 décembre 2011

Les civils, victimes de l'offensive contre les talibans au Pakistan

De nombreux civils auraient été tués dans la vallée de Swat et les régions voisines, en raison des combats entre l'armée et les talibans dans cette zone du nord-ouest du Pakistan. On ignore combien ont péri, mais les témoignages se multiplient sur les souffrances endurées par les habitants.

Moabullah raconte avoir transporté une trentaine de corps, souvent déchiquetés, à l'aide d'une brouette pour les amener dans un cimetière. Il est l'un des nombreux habitants à avoir fui la région pour gagner hôpitaux et camps de réfugiés.

Les récits des réfugiés, comme ceux des travailleurs humanitaires et des personnels hospitaliers, laissent penser que les civils paient un lourd tribut aux combats, notamment aux raids aériens menés par l'armée. Il n'existe aucun décompte indépendant du nombre de morts. Des ONG comme la Croix-Rouge internationale et Human Rights Watch soulignent qu'il leur sera impossible de recenser les tués tant qu'elles ne seront pas autorisées à pénétrer dans la majeure partie de la zone de guerre, qui s'étend sur 10.360 kilomètres carrés.

Reste que les "dommages collatéraux" subis par les civils pourraient éroder le soutien populaire dont bénéficie l'armée et même générer de la sympathie pour l'insurrection.

"Les pertes civiles sont beaucoup plus élevées que celles de l'armée ou des talibans", affirme Ali Bakt, l'un des nombreux témoins interrogés par l'Associated Press dans la région. M. Bakt, qui a gagné un hôpital de Peshawar après avoir fui le bastion taliban de Peochar, explique que les deux camps tirent des obus de mortier, une arme peu précise qui tombe souvent à côté de la cible visée.

"C'est bien d'agir contre les talibans, mais il y a un problème pour les civils", remarque de son côté Yusuf, un jeune homme de 21 ans qui a fui les combats dans le district de Buner. Dans un cas, les corps de dix tués n'ont pas pu être ramassés pendant trois jours à cause des combats, dit-il.

Un homme âgé souffrant apparemment de malnutrition et respirant à peine est allongé sur un lit d'hôpital. Nawab Ali, son neveu, raconte qu'ils ont fui leur domicile de Mingora, principale ville de la vallée de Swat, en enfreignant le couvre-feu imposé par l'armée. Ils n'avaient plus de nourriture et plus beaucoup d'eau.

"Les gens partaient à pied", dit-il. "Nous sommes arrivés près du village d'Abwa lorsque l'armée nous a tiré dessus. Six personnes ont été tuées et sept autres blessées", explique Ali, précisant que ce sont des civils cherchant à fuir qui ont été frappés. Quatre femmes ont été tuées, dont la mère d'un bébé de quatre mois, ajoute-t-il.

Les interviews menées par l'AP suggèrent que des "bavures" ont notamment eu lieu après que les habitants eurent bravé le couvre-feu pour fuir, souvent poussés par le désespoir en raison d'un manque de nourriture, d'eau ou d'aide médicale.

La plupart des témoins imputent les pertes civiles aux raids aériens et aux tirs de missiles de l'armée. Ils expliquent avoir été, soit pris dans les combats, soit pris pour cible parce qu'ils avaient violé le couvre-feu.

Mais des habitants ont également raconté, en particulier à Mingora, que les talibans refusaient de laisser partir les civils car ils voulaient les utiliser comme boucliers humains, rapporte Ali Dayan Hasan, représentant de Human Rights Watch au Pakistan.

M. Hasan évoque un témoignage selon lequel les talibans auraient égorgé un homme qui avait parlé à des soldats. La victime aurait affirmé avoir raconté aux militaires qu'il n'y avait pas de combattant islamiste dans son village, mais les insurgés ne l'auraient pas cru.

L'offensive lancée par l'armée le mois dernier dans le but de reprendre la région aux talibans a provoqué la fuite d'environ 1,5 million de personnes. Dans les zones auxquelles il a eu accès, comme Dagar et Buner, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a soigné environ 240 blessés de guerre.

A l'hôpital Lady Reading de Peshawar, la majorité des blessés viennent de Swat, Dargai, Buner et Dir, les zones où se sont déroulés les combats les plus violents. Récemment, l'établissement a reçu en une semaine une cinquantaine de victimes.

Fazl-ur-Rahman, qui a fui le district de Dir, raconte que 350 maisons dans son village ont été détruites. Ce qui, ajoute-t-il, donne une idée du nombre de morts.

Un autre réfugié, Sirajuddin, dit avoir fui le 20 mai le village de Gumbatmera, dans la vallée de Swat, après qu'un raid aérien de l'armée eut détruit de nombreuses maisons. "Ce que je sais, c'est que dans les maisons détruites il y a des gens qui sont morts", dit-il. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090527/twl-pakistan-swat-civils-2f4e741.html

publié le 28/05/2009 00:21 sur romandie blog

mercredi 16 novembre 2011

Guerre en Afghanistan

Paris va muscler ses forces en Afghanistan
lundi 24 mars 2008
JEAN-DOMINIQUE MERCHET

La France s’apprête à envoyer des renforts militaires en Afghanistan où 40 combattants liés aux talibans ont été tués samedi. En s’engageant plus encore dans la guerre contre les talibans, Paris répondra aux demandes fermes et réitérées des Etats-Unis et de l’Otan. Le quotidien britannique The Times affirmait samedi que la France allait dépêcher «un peu plus de 1 000 hommes dans l’est» du pays.

Cette information n’a pas été confirmée officiellement, mais il s’agit d’un secret de Polichinelle (lire le blog «Secret Défense» de Libération.fr du 10 février 2008). Mais Nicolas Sarkozy entend s’assurer l’exclusivité de cette déclaration, à l’occasion du sommet de l’Otan qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, en Roumanie. Après avoir sérieusement hésité durant la campagne électorale sur la conduite à tenir, le chef de l’Etat a finalement opté pour un retour en force sur la scène afghane. Lors de sa visite éclair effectuée le 22 décembre, il avait affirmé qu’«il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, que nous ne pouvons, que nous ne devons pas perdre.»

Paras. Le détail du renforcement du dispositif militaire français n’est peut-être pas encore totalement arrêté. Il fait l’objet de discussions avec les alliés, et d’abord avec les Etats-Unis. Paris entend en effet que cet «effort militaire s’inscrive dans le cadre d’une politique globale d’aide à la reconstruction» du pays, comme Sarkozy l’a exprimé dans une lettre à ses homologues de l’Otan, début mars. La diplomatie française souhaite que la communauté internationale ne se contente pas d’envoyer un signal guerrier, mais qu’elle s’engage plus avant dans la stabilisation de l’Afghanistan, plus de six ans après la chute des talibans. Quoi qu’il en soit, des militaires français partiront bientôt rejoindre leurs 1 500 camarades déjà présents sur le terrain. Il s’agira essentiellement d’un bataillon parachutiste d’environ 700 hommes, déjà désigné comme «réserve stratégique». Devrait s’y ajouter un groupement de forces spéciales d’environ 200 hommes et, sans doute, des équipes supplémentaires chargées de former et d’encadrer l’armée afghane. Un renforcement des moyens aériens - de six à neuf avions - n’est pas exclu.

Le doute subsiste sur leur destination exacte. Actuellement, les Français sont présents dans la région de Kaboul et seuls leurs avions sont basés dans le sud, la région la plus dangereuse, sous commandement britannique. Les militaires semblent privilégier l’option d’un engagement dans l’est, en secteur «américain», le long de la frontière avec le Pakistan.

A l’écart. Les Français sont en Afghanistan depuis 2002. Contrairement à d’autres pays de l’Otan (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada ou Pays-Bas), ils ont été tenus à l’écart des affrontements sérieux au sol. Les forces spéciales ont même été rapatriées fin 2006, alors que, dans le Sud, la guerre gagnait en intensité. En revanche, l’aviation n’a cessé de participer aux frappes. Ainsi, au cours du second semestre 2007, environ 20 bombes françaises ont été larguées chaque mois.

http://www.liberation.fr/actualite/monde/317300.FR.php

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éditos, posts et reportagLes es du 22 mars

Mots-clés : usa

Pendant que ces petits camarades démocrates s'étripent, John McCain peaufine sa stature de présidentiable. Après Bagdad, l'autre étape à risque de sa tournée était Paris. Comme tout bon Républicain qui se respecte, big Mac n'est en effet pas fan des froggies. Mais avec l'ami des Américains, Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, les relations sont en bonne passe de s'améliorer. Du moins, est-ce le pari que fait la presse.

C'est l'occasion pour la presse de publier une série de portraits sur ce candidat bien moins médiatique de ce côté-ci de l'Atlantique. Il ne jouit pas de l'aura positive de Barack Obama, ou même des époux Clinton. Mais à la fin du marché, quand on fait les comptes, c'est bien lui qui risque de ravir la Maison Blanche n'en déplaise aux pronostiqueurs hexagonaux enfiévrés par l'Obamania.


McCain, candidat en tournée ( JDD )
A Paris, le candidat républicain peaufine son image de présidentiable ( Les Echos )
John McCain, le rebelle qui rêve de la Maison Blanche ( Le Figaro )
McCain l'obstiné, de Hanoï à Washington ( Libération )
John McCain, un faucon en Europe ( The Independant, via Courrier International )
La grossière gaffe de John McCain sur l'Irak et l'Iran ( americapolyphony )
Comment Sarkozy l'Américain a séduit McCain le francophobe ( rue89 )

http://larevuedeweb.viabloga.com/news/usa-2008-mccain-et-sarkozy-font-ami-ami

mardi 25 octobre 2011

une armée de 60 000 shiites armés grâce à l'intervention américaine voulue par l'intercession divine de G.W. Bush

Le gouvernement irakien appelle les milices à suivre l'exemple de l'Armée du Mahdi



http://fr.news.yahoo.com/


AP. Vendredi 31 août 2007 : 19 H 46

BAGDAD - Le gouvernement irakien a salué la décision de l'imam chiite radical Moqtada al-Sadr de suspendre les activités de sa milice, l'Armée du Mahdi, durant six mois, et a appelé les autres groupes armés à en faire autant.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki estime que la décision prise mercredi par le chef de la plus grosse milice chiite du pays va dans le sens de "l'affirmation de la sécurité et de la stabilité" dans le pays.

Le gouvernement al-Maliki ajoute que l'initiative de l'Armée du Mahdi offre "une bonne chance" de "suspendre les opérations des autres milices" en vue de rétablir "l'intégrité et la souveraineté de l'Irak".

La décision de l'imam al-Sadr fait suite à deux jours de violents affrontements dans la ville sainte de Kerbala. Les forces de l'ordre ont accusé les miliciens de l'Armée du Mahdi d'avoir attaqué des membres de la Brigade Badr, la branche armée du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak (CSRII).

Sur le terrain, les violences se poursuivent. Vendredi, l'armée américaine a ainsi annoncé la mort de deux de ses soldats dans deux attaques séparées mercredi dans la province sunnite insurgée d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a annoncé l'armée américaine, vendredi.

Ces deux décès portent à au moins 79 le nombre de soldats américains tués en août, soit un de plus que le bilan de juillet qui était le plus bas pour l'année.

-->Bagdad -- L'annonce mercredi par le jeune chef chiite Moqtada al-Sadr d'une trêve de six mois et d'une restructuration de son mouvement, l'Armée du Mehdi, illustre sa volonté de préserver sa crédibilité comme acteur politique central sur la scène irakienne.

Le chef de l'Armée du Mehdi «est un redoutable politique, très avisé et calculateur», estime Adel Darwish, expert du Moyen-Orient et basé à Londres.

«Il va rester calme pendant six mois ou un an», pronostique M. Darwish, «mais on peut s'attendre à ce que, très discrètement, il redevienne actif». Notamment lors du départ des troupes britanniques de la région chiite de Bassora et, «à plus long terme, après l'inévitable retrait américain», où il pourra alors faire ce qu'il veut, assure l'analyste.

Moqtada al-Sadr a ordonné mercredi à ses quelque 60 000 miliciens de l'Armée du Mehdi de suspendre pour six mois leurs activités après avoir été mis en cause dans des heurts qui ont fait plus de 50 morts dans la ville sainte de Kerbala la veille.

Démentant toute implication dans ces violences, il s'est cependant engagé à purger le bras armé de son mouvement des groupes indisciplinés qui échappent à son autorité et entament la crédibilité de sa formation, la plus populaire au sein de la communauté chiite, majoritaire en Irak.

Depuis des mois, les formation chiites en Irak se sont lancées dans une féroce concurrence pour le contrôle de la communauté, notamment le parti Dawa, du premier ministre Nouri al-Maliki, et son allié, le Conseil suprême islamique irakien (CSII), en lutte contre l'Armée du Mehdi.

Des groupes liés à l'Armée du Mehdi ont également fait sécession pour organiser séparément des attaques visant la communauté sunnite, faisant ombrage à l'autorité de Sadr et à la crédibilité de son organisation.

Les nouvelles violences de Kerbala «sont une gêne pour Moqtada Sadr», juge Joost Hiltermann, spécialiste de l'Irak pour l'organisation International Crisis Group (ICG). «Il ne veut pas être vu en train de combattre des chiites à quelques mètres des mausolées de l'imam Hussein et de l'imam Abbas», lieux saints du chiisme.

«L'Armée du Mehdi compte trop d'éléments incontrôlés dans ses rangs, et Sadr veut s'en débarrasser tout en reprenant le contrôle total de sa milice», explique M. Hiltermann, assurant qu'il s'agit pour le leader chiite d'un problème purement interne.

Pour autant, Sadr n'a pas l'intention de dissoudre ou de démanteler la milice. «Sadr a besoin de l'Armée du Mehdi. Tant qu'il peut jouer de la violence, les autres partis reconnaîtront sa légitimité», souligne M. Hiltermann, montrant du doigt son double jeu militaire et politique.

Toujours selon ce responsable d'ICG, Moqtada al-Sadr conserve pour principal objectif politique la mission de révolution sociale que s'était fixée son père, le grand ayatollah Mohammed Sadek Sadr : défendre et parler au nom des classes laborieuses chiites.

Son but à long terme «est toujours d'affronter l'establishment chiite pour assurer à la majorité populaire une part du gâteau».

A trop armer les uns contres les autres, la politique américaine s'autodétruit elle-même. Mais comme dans la série culte, les messages s'autodétruisent immédiatement pour ne garder en mémoire que le dernier message, qui lui-même s'autodétruira, etc.

Aux veilleurs de faire que les messages ne s'autodétruisent pas...

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Le gouvernement irakien appelle les milices à suivre l'exemple de l'Armée du Mahdi

http://fr.news.yahoo.com/
Vendredi 31 août 2007 : 19 H 46

BAGDAD - Le gouvernement irakien a salué la décision de l'imam chiite radical Moqtada al-Sadr de suspendre les activités de sa milice, l'Armée du Mahdi, durant six mois, et a appelé les autres groupes armés à en faire autant.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki estime que la décision prise mercredi par le chef de la plus grosse milice chiite du pays va dans le sens de "l'affirmation de la sécurité et de la stabilité" dans le pays.

Le gouvernement al-Maliki ajoute que l'initiative de l'Armée du Mahdi offre "une bonne chance" de "suspendre les opérations des autres milices" en vue de rétablir "l'intégrité et la souveraineté de l'Irak".

La décision de l'imam al-Sadr fait suite à deux jours de violents affrontements dans la ville sainte de Kerbala. Les forces de l'ordre ont accusé les miliciens de l'Armée du Mahdi d'avoir attaqué des membres de la Brigade Badr, la branche armée du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak (CSRII).

Sur le terrain, les violences se poursuivent. Vendredi, l'armée américaine a ainsi annoncé la mort de deux de ses soldats dans deux attaques séparées mercredi dans la province sunnite insurgée d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a annoncé l'armée américaine, vendredi.

Ces deux décès portent à au moins 79 le nombre de soldats américains tués en août, soit un de plus que le bilan de juillet qui était le plus bas pour l'année.

-->Bagdad -- L'annonce mercredi par le jeune chef chiite Moqtada al-Sadr d'une trêve de six mois et d'une restructuration de son mouvement, l'Armée du Mehdi, illustre sa volonté de préserver sa crédibilité comme acteur politique central sur la scène irakienne.

Le chef de l'Armée du Mehdi «est un redoutable politique, très avisé et calculateur», estime Adel Darwish, expert du Moyen-Orient et basé à Londres.

«Il va rester calme pendant six mois ou un an», pronostique M. Darwish, «mais on peut s'attendre à ce que, très discrètement, il redevienne actif». Notamment lors du départ des troupes britanniques de la région chiite de Bassora et, «à plus long terme, après l'inévitable retrait américain», où il pourra alors faire ce qu'il veut, assure l'analyste.

Moqtada al-Sadr a ordonné mercredi à ses quelque 60 000 miliciens de l'Armée du Mehdi de suspendre pour six mois leurs activités après avoir été mis en cause dans des heurts qui ont fait plus de 50 morts dans la ville sainte de Kerbala la veille.

Démentant toute implication dans ces violences, il s'est cependant engagé à purger le bras armé de son mouvement des groupes indisciplinés qui échappent à son autorité et entament la crédibilité de sa formation, la plus populaire au sein de la communauté chiite, majoritaire en Irak.

Depuis des mois, les formation chiites en Irak se sont lancées dans une féroce concurrence pour le contrôle de la communauté, notamment le parti Dawa, du premier ministre Nouri al-Maliki, et son allié, le Conseil suprême islamique irakien (CSII), en lutte contre l'Armée du Mehdi.

Des groupes liés à l'Armée du Mehdi ont également fait sécession pour organiser séparément des attaques visant la communauté sunnite, faisant ombrage à l'autorité de Sadr et à la crédibilité de son organisation.

Les nouvelles violences de Kerbala «sont une gêne pour Moqtada Sadr», juge Joost Hiltermann, spécialiste de l'Irak pour l'organisation International Crisis Group (ICG). «Il ne veut pas être vu en train de combattre des chiites à quelques mètres des mausolées de l'imam Hussein et de l'imam Abbas», lieux saints du chiisme.

«L'Armée du Mehdi compte trop d'éléments incontrôlés dans ses rangs, et Sadr veut s'en débarrasser tout en reprenant le contrôle total de sa milice», explique M. Hiltermann, assurant qu'il s'agit pour le leader chiite d'un problème purement interne.

Pour autant, Sadr n'a pas l'intention de dissoudre ou de démanteler la milice. «Sadr a besoin de l'Armée du Mehdi. Tant qu'il peut jouer de la violence, les autres partis reconnaîtront sa légitimité», souligne M. Hiltermann, montrant du doigt son double jeu militaire et politique.

Toujours selon ce responsable d'ICG, Moqtada al-Sadr conserve pour principal objectif politique la mission de révolution sociale que s'était fixée son père, le grand ayatollah Mohammed Sadek Sadr : défendre et parler au nom des classes laborieuses chiites.

Son but à long terme «est toujours d'affronter l'establishment chiite pour assurer à la majorité populaire une part du gâteau».

A trop armer les uns contres les autres, la politique américaine s'autodétruit elle-même. Mais comme dans la série culte, les messages s'autodétruisent immédiatement pour ne garder en mémoire que le dernier message, qui lui-même s'autodétruira, etc.

Aux veilleurs de faire que les messages ne s'autodétruisent pas...

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http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4835

WSWS, 13 mars 2007.

La semaine passée, les forces gouvernementales américaines et irakiennes ont commencé à patrouiller régulièrement dans la banlieue ouvrière densément peuplée et à forte concentration chiite de Sadr City. Plus de 1 200 soldats ont investi ce secteur de Bagdad depuis dimanche, fouillant les habitations et établissant des points de contrôle pour les véhicules. À ce jour, ils n’ont rencontré aucune résistance.

L’entrée des Etats-Unis dans Sadr City revêt une grande importance. C’était un des principaux objectifs du déploiement de plus de 17 000 soldats américains supplémentaires à Bagdad. Ces renforts avaient été annoncés par le président George Bush le 10 janvier. Après avoir fait avancer ses troupes, l’intention du commandant américain en Irak, le général David Petraeus, est d’établir des bases permanentes et d’imposer un contrôle américain à plus de deux millions de personnes habitant ce district.

Une étape potentiellement explosive de l’« intensification militaire » de Bush en Irak est ainsi commencée. Sadr City a dans les faits été une zone interdite pour l’armée américaine, à cause de l’opposition de masse de la classe ouvrière irakienne à l’occupation américaine. Sadr City est le bastion du mouvement fondamentaliste chiite dirigé par l’imam Moqtada al-Sadr, qui a établi sa popularité auprès des masses dans les années 1990 en s’opposant à la fois au régime baasiste de Saddam Hussein et aux sanctions onusiennes contre l’Irak. Après l’invasion américaine de 2003, les partisans d’al-Sadr ont rapidement pris le contrôle des banlieues chiites de l’est de Bagdad et formé une aile armée, la milice de l’Armée du Mahdi.

En avril 2004, en réponse aux provocations calculées des autorités de l’occupation américaine, des milliers de combattants de l’Armée du Madhi ont pris les armes et mené des batailles sanglantes contre l’armée américaine dans Sadr City ainsi que dans les villes du Sud, Karbala et Najaf. Les combats se sont conclus par un accord négocié dans lequel les dirigeants sadristes ont accepté de participer au régime fantoche des Etats-Unis à Bagdad. Le contrôle de Sadr City a été laissé à l’Armée du Mahdi et à la police gouvernementale loyale à Sadr.

Des centaines de millions de dollars ont depuis été dépensés dans la banlieue pour des projets économiques, en paiement aux sadristes pour avoir mis fin à leur courte rébellion. Avec 30 députés, les sadristes sont apparus en 2006 comme la plus grande faction au sein de la coalition chiite qui domine le parlement irakien. Ils ont obtenu six ministères dans le gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki.

L’Armée du Mahdi a été impliquée l’an dernier dans une guerre civile avec les opposants musulmans sunnites de l’occupation américaine et du gouvernement chiite. La milice serait à la tête des nombreux escadrons de la mort chiites qui pratiquent des assassinats sectaires et des expulsions de la population sunnite de la ville.

La hiérarchie sadriste a démontré qu’elle était prête à s’accommoder de la transformation de l’Irak en un pays satellite des Etats-Unis. Néanmoins, des appels à la destruction de son influence politique et à l’élimination de l’Armée du Mahdi n’ont cessé de se faire entendre dans les milieux politiques et militaires américains.

Les récriminations envers les sadristes découlent principalement du caractère explosif de sa base sociale. Les travailleurs et les pauvres de Sadr City sont violemment opposés à la présence de troupes étrangères et aux plans visant à laisser l’industrie pétrolière nationalisée être exploitée par les grandes corporations transnationales de l’énergie. Cette hostilité de classe est attisée par le chômage, la malnutrition et l’insuffisance chronique des services et infrastructures. Sadr et ses lieutenants expriment périodiquement ces sentiments de masse par des dénonciations de l’occupation américaine et des appels de pure forme à un échéancier pour le retrait des troupes américaines.

Washington craint que, du fait des tensions si intenses dans Sadr City, l’occupation américaine ne se trouve confrontée à une autre rébellion de la classe ouvrière et des pauvres chiites, dans des conditions où ses forces militaires se sont avérées incapables réprimer l’insurrection dans les zones à prédominance sunnite. L’Armée du Mahdi, qui comprend entre 10 000 et 60 000 combattants potentiels, est perçue comme une menace inacceptable.

Les demandes de répression contre les sadristes se sont intensifiées au moment où l’administration Bush accélère ses préparatifs d’une guerre contre l’Iran chiite. Une attaque américaine contre leurs coreligionnaires pourrait très bien provoquer un soulèvement des chiites irakiens. L’« intensification militaire » à Bagdad est, à bien des égards, une frappe préventive visant à affaiblir l’Armée du Mahdi et positionner l’armée américaine dans Sadr City pour toute confrontation avec la milice.

Jeudi, le Pentagone a annoncé qu’il avait approuvé une demande d’envoi de 2 200 policiers militaires américains en Irak afin d’aider à gérer les milliers de futurs prisonniers résultant de l’intensification des opérations dans Sadr City. En janvier, le gouvernement irakien avait soutenu que plus de 400 miliciens sadristes étaient détenus. Il n’y a pas eu par la suite d’autres rapports sur l’étendue des opérations contre la milice.

Depuis sa nomination au poste de premier ministre, Maliki a subi d’immenses pressions pour donner son accord à une répression contre les sadristes - qui étaient auparavant ses principaux alliés dans la coalition chiite. Son refus persistant, durant toute la deuxième moitié de 2006, d’accéder à ces demandes avait provoqué une série de fuites et de déclarations indiquant que l’administration Bush et son ambassadeur en Irak, Zalmay Khalilzad, planifiaient activement sa destitution. En novembre dernier, lorsque Maliki avait ordonné aux troupes américaines de retirer les barrages routiers qu’elles avaient installés sur les principales routes menant à Sadr City, l’éventualité d’un coup d’Etat était alors plus que jamais sur toutes les lèvres.

Le premier ministre irakien a depuis reculé. Son gouvernement a autorisé l’entrée des forces américaines dans le bastion sadriste et aussi demandé que trois brigades kurdes du nord de l’Irak soient envoyées pour prendre part aux opérations à Bagdad. De nombreuses unités de l’armée irakienne sont composées de soldats chiites qui pourraient se mutiner si on leur ordonnait de combattre dans Sadr City.

La direction du mouvement sadriste a aussi manœuvré pour éviter une confrontation. En février, Sadr a ordonné à son mouvement de ne pas s’opposer à l’entrée des troupes américaines et gouvernementales dans Sadr City. L’Armée du Mahdi, selon des reportages en provenance de Sadr City, s’est effectivement terrée. Les soldats américains qui sont entrés dans ce secteur de la ville la semaine passée n’ont pas vu trace des miliciens qui occupaient il y a peu des positions bien défendues aux intersections et dans les principaux édifices. Le déploiement initial aurait été négocié avec le maire de Sadr City. Des rumeurs circulent selon lesquelles de nombreux dirigeants sadristes auraient quitté le pays pour l’Iran, le Liban ou d’autres pays du Moyen-Orient.

Toutefois, le calme actuel pourrait ne pas durer longtemps. Sadr, qui n’avait pas fait d’apparition publique depuis plus de trois semaines, a émis une déclaration jeudi de Najaf appelant ses partisans à utiliser l’occasion offerte par la fête religieuse de vendredi pour « exiger que l’occupant quitte notre cher Irak pour que nous puissions vivre en tout indépendance et stabilité ».

Plusieurs rapports indiquent que le gouvernement Maliki se prépare à agir contre les dirigeants du mouvement sadriste. Cette semaine, un conseiller du premier ministre a informé Associated Press que Maliki avait l’intention de congédier les ministres sadristes du gouvernement. Le site Internet arabe KarbalaNews.net a rapporté que le gouvernement irakien prépare des mandats d’arrêt contre plusieurs parlementaires sadristes, les accusant de diriger la violence sectaire. La dernière fois que l’occupation américaine avait tenté de marginaliser les sadristes remonte à mars 2004. Un mandat d’arrêt avait alors été émis contre Moqtada al-Sadr et le journal du mouvement avait été fermé. Il s’en était suivi un soulèvement armé à Bagdad et dans des villes du sud du pays.

Il se peut qu’il y ait un motif supplémentaire à l’opération américaine à Sadr City. Parmi les prétextes fabriqués par Washington pour une guerre contre l’Iran, on trouve les allégations non prouvées du gouvernement américain selon lesquelles Téhéran fournit les milices chiites en armes et en explosifs utilisés dans des attaques contre les troupes américaines. Toute cache d’armes trouvée dans Sadr City pourrait ainsi être utilisée pour accroître les tensions avec l’Iran et justifier les demandes de riposte militaire américaine.

James Cogan, candidat du PES à Heffron dans les élections du NSW


- Article original paru le 10 mars 2007.


Source : WSWS www.wsws.org