décidemment cette bavure à la frontière turko-irakienne continue de faire des remous. Cette femme dont il est question dans le thème de notre président Nicolas Sarkozy est peut-être Valérie Boyer qui a fait voter la loi contre la négation du génocide arménien laquelle a provoqué les ruptures diplomatiques entre la France et la Turquie. A-t-elle des accointances avec l'armée de l'air ? En tous cas c'est encore à Marseille que les kurdes ont manifesté pour lutter contre l'acte militaire turc
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Turquie: Erdogan regrette la mort de 35 kurdes inhumés dans leurs villages
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a regretté vendredi la mort dans un raid aérien de 35 contrebandiers kurdes confondus avec des rebelles kurdes à la frontière turco-irakienne, alors que les séparatistes ont appelé au "soulèvement" et que les victimes étaient inhumées.
"Le résultat est malheureux et affligeant", a déclaré M. Erdogan qui a présenté devant la presse à Istanbul ses condoléances aux proches des victimes.
"Selon les images (de drones) un groupe de 40 personnes se trouvait dans la zone. Impossible de dire de qui il s'agissait (...) Plus tard, il a été déterminé qu'il s'agissait de contrebandiers transportant des cigarettes, et du carburant à dos de mules", a-t-il dit, dans sa première réaction à la bavure militaire.
M. Erdogan a tenté de justifier le raid par le fait que dans le passé les rebelles avaient emprunté le même chemin pour transporter à dos de mules leurs armes et munitions afin d'attaquer des postes militaires.
Des milliers de Kurdes en colère ont enterré les jeunes victimes du bombardement et ont conspué M. Erdogan, le qualifiant de meurtrier.
La foule endeuillée a accompagné dans un convoi de voitures et d'ambulances les cercueils des victimes depuis la bourgade d'Uludere, où les corps ont été autopsiés et où un service funèbre a été célébré à la mosquée, jusqu'au cimetière du village de Gülyazi, près de la frontière irakienne.
A l'issue du défilé des véhicules, au son des avertisseurs, l'assemblée funèbre a scandé "Erdogan est un assassin".
"C'était une jeune pousse, nous n'avons pas pu la cultiver", s'est lamentée la mère de Vedat Encu, âgé de 13 ans.
"Je veux dire au chef d'état-major que mon fils est un martyr est qu'il ne portait aucune arme", a hurlé le père de l'adolescent décédé.
"Erdogan, imbécile, Öcalan aura ta peau", a clamé la foule, invoquant la vengeance du chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les corps ont été déposés dans une vaste fosse commune.
Plusieurs députés du Parti de la Paix et de la démocratie (BDP), la principale formation pro-kurde de Turquie, étaient présents, de même que les symboles du PKK.
L'armée, après avoir initialement annoncé que son opération visait des rebelles qui tentaient de s'infiltrer en Turquie depuis l'Irak, a elle aussi présenté vendredi des condoléances, un geste inhabituel équivalant à la reconnaissance d'une erreur.
Le PKK a pour sa part appelé les Kurdes au soulèvement et dénoncé un acte intentionnel de l'armée.
"Nous appelons le peuple du Kurdistan (...) à réagir contre ce massacre et à demander des comptes à ses auteurs en se soulevant", a déclaré Bahoz Erdal, un des cadres de la branche armée du PKK, dans un communiqué.
Le PKK utilise le terme kurde de "serhildan" (soulèvement) pour désigner des actions de protestation violente, impliquant des heurts avec la police, et de désobéissance civile.
Des heurts entre manifestants kurdes et policiers se sont déjà produits jeudi à Istanbul et dans plusieurs villes du Sud-Est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes.
Plusieurs centaines de manifestants ont brûlé vendredi le drapeau turc à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan d'Irak, tandis que dans la ville de Souleimaniye, un rassemblement similaire a également réuni des centaines de personnes.
L'armée turque, qui bombarde régulièrement les repaires du PKK en Irak, affronte depuis l'été une flambée de violence des rebelles qui utilisent leurs bases arrières en Irak pour lancer des attaques en territoire turc.
Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris les armes en 1984 et le conflit a fait au moins 45.000 morts.
source : actu-orange.fr
Une video
http://actu.orange.fr/revue/actualite-sociale/des-centaines-de-kurdes-manifestent-a-marseille-contre-la-mort-de-35-civils-en-turquie-82908/
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http://www.opex360.com/2011/12/30/meprise-de-laviation-turque-pres-de-la-frontiere-avec-le-kurdistan-irakien/
Méprise de l’aviation turque près de la frontière avec le Kurdistan irakien
30 décembre 2011 – 17:54 Au cours de l’été dernier, l’armée turque a repris ses opérations contre les positions occupées au Kurdistan irakien par le PKK, le parti séparatiste kurde par ailleurs considéré comme étant un mouvement terroriste par les Etats-Unis, ce qui permet à ces derniers d’apporter une aide à Ankara en matière de renseignement pour le combattre.
Ces opérations au Kurdistan irakien ont été décidées après plusieurs incidents au cours desquels une quarantaine de membres des forces de sécurité turques ont été tués par des activistes appartenant au PKK.
Jusqu’en septembre dernier, les frappes aériennes réalisées par l’aviation turque auraient « neutralisé » environ 260 membres du parti séparatiste kurde, qui compte près de 2.000 membres repliés au Kurdistan irakien, territoire à partir duquel ils mènent leurs actions en Turquie. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu : « Ceux qui ne s’écartent pas du terrorisme en paieront le prix ».
C’est donc dans ce contexte qu’une nouvelle frappe aérienne a été effectuée par des avions F-16, dans la nuit du 28 au 29 décembre, près de la localité d’Ortasu, située dans la sud-est de la Turquie et proche de la frontière avec le Kurdistan irakien.
Selon l’armée turque, des gardes-frontières avaient été placés en alerte sur la foi d’informations des services de renseignement, annonçant une attaque imminente du PKK. L’attaque a été lancée après que des drones ont repéré un groupe d’une quarantaine d’individus allant d’Irak vers la Turquie. Et 35 d’entre eux ont été tués.
Seulement, les personnes bombardées n’étaient pas des séparatistes kurdes… « Ces gens n’étaient pas des terroristes, mais faisaient de la contrebande » a admis Huseyin Celik, le vice-président du parti de la Justice et du Développement (AKP), le parti au pouvoir à Ankara.
« La plupart des victimes étaient des jeunes âgés de moins de 30 ans. Certains étaient des fils de villageois qui ont aidé les forces turques dans leur combat contre les séparatistes kurdes du PKK » a-t-il encore ajouté. « S’il y a eu une erreur, une faute, elle ne sera pas escamotée, et le nécessaire sera fait » a-t-il prévenu, tout en indiquant que cela ne remettrait pas en cause « la détermination de l’Etat » contre la rébellion kurde.
« Le résultat est malheureusement malencontreux et affligeant » a commenté Recep Tayyip Erdogan, qui a présenté ses condoléances aux proches des victimes. « Selon les images, un groupe de 40 personnes se trouvait dans la zone. Impossible de dire qui elles sont (…) Après, il a été déterminé qu’il s’agissait de contrebandiers transportant des cigarettes, du carburant à dos de mule » a-t-il expliqué. Et à l’intention de la presse turque, qui n’a pas ménagé ses critiques, il a déclaré qu’ »aucun Etat ne bombarde son peuple délibérément ».
En attendant, cette bavure a, comme l’on pouvait s’y attendre, provoqué la colère des Kurdes. Plusieurs manifestations ont eu lieu à Istanbul, des villes du sud-est anatolien et même au Kurdistan irakien où le drapeau turc a été brûlé, à Erbil.
Et le PKK souffle sur les braises. « Nous appelons le peuple du Kurdistan (…) à réagir contre ce massacre et à demander des compter à ses auteurs en se soulevant », a ainsi déclaré, par voie de communiqué, un des cadres du mouvement séparatiste.
Depuis 1984, année à partir de laquelle le PKK apris les armes, le conflit avec Ankara a fait au moins 45.000 morts.
Affichage des articles dont le libellé est Turquie. Afficher tous les articles
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vendredi 30 décembre 2011
jeudi 29 décembre 2011
Turquie: 35 Kurdes tués par l'armée, le parti au pouvoir admet une possible erreur
Alors qu'une bavure provoque la mort de soldats français en Afghanistan, à la frontière turque lors d'un raid aérien des villageois pris pour des soldats sont tués.
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Trente-cinq villageois kurdes ont été tués mercredi soir à la frontière turco-irakienne lors de raids de l'aviation turque et le parti au pouvoir à Ankara a admis une possible erreur, indiquant que les victimes étaient des trafiquants.
"Selon les premières informations que nous avons reçues, ces gens étaient des trafiquants et non des terroristes", c'est-à-dire des rebelles séparatistes avec lesquels ils ont été confondus, a déclaré devant la presse à Ankara Hüseyin Celik, vice-président du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).
"Au nom de mon parti, je souhaite exprimer notre consternation, notre tristesse pour la mort de 35 de nos citoyens", a-t-il dit.
"S'il y a une erreur, une bavure, soyez rassurés, l'affaire ne sera pas enterrée. La Turquie est un Etat de droit", a dit M. Celik, indiquant croire, d'après les premiers éléments de l'enquête, qu'il semblait s'agir d'"un accident d'opération" militaire.
Le gouvernement ne s'est pas exprimé sur l'incident.
Selon les autorités locales, les victimes, des jeunes pour la plupart, se livraient avec des mules et des ânes à une contrebande de cigarettes entre l'Irak et la Turquie, pays voisins.
Toutefois, l'armée a annoncé que son opération visait des séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) qui tentaient de s'infiltrer en Turquie.
"La zone où se sont produits les faits est celle de Sinat-Haftanin, située dans le nord de l'Irak, qui n'abrite pas de population civile et où se trouvent des bases de l'organisation terroriste", le PKK, a indiqué l'état-major dans un communiqué en ligne.
Les avions turcs ont pilonné cette zone après que des drones eurent signalé "un mouvement vers notre frontière", a précisé l'armée.
Il s'agit de l'incident le plus grave de ces dernières années impliquant des civils dans le conflit kurde en Turquie.
Selahattin Demirtas, chef du BDP (Parti pour la paix et la démocratie), principale formation pro-kurde de Turquie, a dénoncé un "massacre", assurant que l'ensemble des victimes étaient des civils.
Une vingtaine de corps ont été recensés dans le village d'Ortasu, proche de la frontière avec l'Irak.
La télévision locale a diffusé des images montrant des cadavres recouverts de couvertures et allongés à même le sol sur une colline enneigée tandis que des gens se massaient autour d'eux en criant et en pleurant.
Les corps ont été transférés à Uludere, à une vingtaine de kilomètres de l'Irak, pour y être autopsiés.
Le BDP a organisé une manifestation qui a réuni plus de 2.000 personnes sur la place centrale de Taksim (partie européenne) à Istanbul pour protester contre le raid de l'armée. Ce rassemblement a dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre.
Les manifestants, dont certains portaient des photos des cadavres de victimes du raid aérien, ont scandé des slogans favorables au PKK et à son chef emprisonné, Abdullah Öcalan.
Des heurts se sont également produits à Diyarbakir et Sirnak, deux villes du sud-est anatolien peuplé en majorité de Kurdes, où les manifestants ont jeté des pierres et des coktails molotov sur la police qui a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, selon des sources locales de sécurité.
Un porte-parole du PKK en Irak, Ahmet Deniz, a affirmé que les victimes étaient des trafiquants et que "le gouvernement turc était au courant" de leurs activités.
"Notre parti n'a pas de base dans cette zone", a-t-il dit à l'AFP avant de condamner "un massacre" visant, selon lui, le peuple kurde.
L'armée turque, qui bombarde régulièrement les repaires du PKK dans le Kurdistan irakien, fait face depuis l'été à une flambée de violence des rebelles qui utilisent leur bases arrières en Irak pour lancer des attaques contre des objectifs en territoire turc, près de la frontière.
Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris les armes en 1984 et le conflit a fait au moins 45.000 morts.
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Les manifestants ont défilé
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/manifestation-a-istanbul-apres-le-raid-aerien-sur-un-village-kurde_1066293.html
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Trente-cinq villageois kurdes ont été tués mercredi soir à la frontière turco-irakienne lors de raids de l'aviation turque et le parti au pouvoir à Ankara a admis une possible erreur, indiquant que les victimes étaient des trafiquants.
"Selon les premières informations que nous avons reçues, ces gens étaient des trafiquants et non des terroristes", c'est-à-dire des rebelles séparatistes avec lesquels ils ont été confondus, a déclaré devant la presse à Ankara Hüseyin Celik, vice-président du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).
"Au nom de mon parti, je souhaite exprimer notre consternation, notre tristesse pour la mort de 35 de nos citoyens", a-t-il dit.
"S'il y a une erreur, une bavure, soyez rassurés, l'affaire ne sera pas enterrée. La Turquie est un Etat de droit", a dit M. Celik, indiquant croire, d'après les premiers éléments de l'enquête, qu'il semblait s'agir d'"un accident d'opération" militaire.
Le gouvernement ne s'est pas exprimé sur l'incident.
Selon les autorités locales, les victimes, des jeunes pour la plupart, se livraient avec des mules et des ânes à une contrebande de cigarettes entre l'Irak et la Turquie, pays voisins.
Toutefois, l'armée a annoncé que son opération visait des séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) qui tentaient de s'infiltrer en Turquie.
"La zone où se sont produits les faits est celle de Sinat-Haftanin, située dans le nord de l'Irak, qui n'abrite pas de population civile et où se trouvent des bases de l'organisation terroriste", le PKK, a indiqué l'état-major dans un communiqué en ligne.
Les avions turcs ont pilonné cette zone après que des drones eurent signalé "un mouvement vers notre frontière", a précisé l'armée.
Il s'agit de l'incident le plus grave de ces dernières années impliquant des civils dans le conflit kurde en Turquie.
Selahattin Demirtas, chef du BDP (Parti pour la paix et la démocratie), principale formation pro-kurde de Turquie, a dénoncé un "massacre", assurant que l'ensemble des victimes étaient des civils.
Une vingtaine de corps ont été recensés dans le village d'Ortasu, proche de la frontière avec l'Irak.
La télévision locale a diffusé des images montrant des cadavres recouverts de couvertures et allongés à même le sol sur une colline enneigée tandis que des gens se massaient autour d'eux en criant et en pleurant.
Les corps ont été transférés à Uludere, à une vingtaine de kilomètres de l'Irak, pour y être autopsiés.
Le BDP a organisé une manifestation qui a réuni plus de 2.000 personnes sur la place centrale de Taksim (partie européenne) à Istanbul pour protester contre le raid de l'armée. Ce rassemblement a dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre.
Les manifestants, dont certains portaient des photos des cadavres de victimes du raid aérien, ont scandé des slogans favorables au PKK et à son chef emprisonné, Abdullah Öcalan.
Des heurts se sont également produits à Diyarbakir et Sirnak, deux villes du sud-est anatolien peuplé en majorité de Kurdes, où les manifestants ont jeté des pierres et des coktails molotov sur la police qui a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau, selon des sources locales de sécurité.
Un porte-parole du PKK en Irak, Ahmet Deniz, a affirmé que les victimes étaient des trafiquants et que "le gouvernement turc était au courant" de leurs activités.
"Notre parti n'a pas de base dans cette zone", a-t-il dit à l'AFP avant de condamner "un massacre" visant, selon lui, le peuple kurde.
L'armée turque, qui bombarde régulièrement les repaires du PKK dans le Kurdistan irakien, fait face depuis l'été à une flambée de violence des rebelles qui utilisent leur bases arrières en Irak pour lancer des attaques contre des objectifs en territoire turc, près de la frontière.
Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris les armes en 1984 et le conflit a fait au moins 45.000 morts.
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Les manifestants ont défilé
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/manifestation-a-istanbul-apres-le-raid-aerien-sur-un-village-kurde_1066293.html
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dimanche 27 novembre 2011
Vladimir Poutine montre les dents à la France et l'OTAN
L’agression de la Syrie par l’OTAN pourrait déraper en un conflit de grande ampleur
Par Gilles Munier
samedi 26 novembre 2011, par Comité Valmy
Destroyer anti-sou-marin Amiral Chabanenko
---------------------------------------------------------------------------La presse israélienne s’est inquiétée de la présence en Méditerranée de plusieurs navires de guerre russes (1), mais ce n’est rien à côté de ceux qui se profilent à l’horizon (2). Le porte-avions Maréchal Kouznetsov a quitté Mourmansk le 13 novembre. A bord, une trentaine d’avions de chasse et des d’hélicoptères, des missiles à capacité nucléaire d’une portée de 550 km. Le destroyer anti-sous-marin Amiral Chabanenko fait partie de l’escadre qui l’accompagne. Après des exercices en mer de Barentz, le Kouznetsov a pris la direction de la Méditerranée orientale via l’Atlantique nord. Il devrait mouiller à Tartous mi-janvier, où il sera sans doute rejoint par des éléments de la flotte russe de la mer Noire, comme cela a été le cas en 2008. L’attaque de la Syrie par l’OTAN – France et Turquie en tête - a pour objectif le renversement du président Bachar al-Assad et la mise hors-la-loi du parti Baas syrien. Abdelhalim Khaddam, ancien vice-président syrien réfugié à Paris, ou Rifaat al-Assad, autre ancien vice-président, réfugié en Espagne, qui complotent concurremment pour s’emparer de la direction du parti, se bercent d’illusions s’ils croient que les Frères Musulmans laisseraient l’un d’entre eux accéder au pouvoir.
Vladimir Poutine :
Que la France s’occupe de ses oignons !
Nicolas Sarkozy n’a tiré aucun d’enseignement des conséquences catastrophiques provoquées par l’effondrement du régime libyen. Il s’apprête à reconnaître officiellement le CNS (Conseil National Syrien) qui devraitemménager dans les locaux de l’ambassade, rue Vanneau. Le Canard enchaîné a révélé que des instructeurs du Service action de la DGSE, du COS (Commandement des opérations spéciales) et du MI6 britannique forment les extrémistes armés de l’Armée syrienne libre (ASL) à la guérilla urbaine, au Liban et en Turquie (3). Des livraisons d’armes sont effectuées clandestinement. Si la Ligue Arabe le demande – Alain Juppé fait tout pour cela - la France s’associera aux sanctions imposées au peuple syrien, notamment en suspendant ses transactions financières et commerciales, et les vols vers Damas et Alep. Les Syriens résidant en France, pro-Assad ou simplement opposés à l’agression de leur pays, seront inquiétés, expulsés ou assignés à résidence. La diabolisation du régime baasiste et ses déficiences en matière de communication médiatique sont telles qu’il ne faut pas s’attendre à ce que le mouvement anti-guerre mobilise de grandes foules, sauf si la guerre dérape en conflit de grande ampleur.
A Moscou, le 18 novembre dernier, Vladimir Poutine a dit clairement à François Fillon qu’en Syrie la France ferait mieux « de s’occuper de ses oignons » (4). Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, a qualifié de « provocations politiques à l’échelle internationale » (5), les pressions exercées par les Occidentaux sur l’opposition syrienne pour qu’elle dénigre les réformes démocratiques initiées par le président Bachar al-Assad et ses offres de dialogue. Espérons que la présence de la flotte russe en Méditerranée sera suffisante pour calmer les ardeurs guerrières de Nicolas Sarkozy et des faucons de l’OTAN.
(1) Report : Russia warships to enter Syria waters in bid to stem foreign intervention (Haaretz – 18/11/11)
http://www.haaretz.com/news/middle-east/report-russia-warships-to-enter-syria-waters-in-bid-to-stem-foreign-intervention-1.396359
(2) Le porte-avions Maréchal Kouznetsov se prépare à croiser dans les eaux chaudes.
http://www.rusnavyintelligence.com/article-le-porte-avions-russe-amiral-kouznetsov-se-prepare-a-croiser-dans-les-eaux-chaudes-85433995.html
(3) Une intervention « limitée » préparée par l’OTAN en Syrie, par Claude Angeli (Le Canard Enchaîné - 23 /11/11)
(4) Syrie : Moscou invite la France à s’occuper de ses « oignons ».
http://www.rtl.fr/actualites/international/article/syrie-moscou-invite-la-france-a-s-occuper-de-ses-oignons-7736233227
(5) Syrie : Moscou dénonce des « provocations » occidentales
http://fr.rian.ru/world/20111121/192063188.html
Gilles Munier
Samedi 26 novembre 2011
http://www.france-irak-actualite.com/
Par Gilles Munier
samedi 26 novembre 2011, par Comité Valmy
Destroyer anti-sou-marin Amiral Chabanenko
---------------------------------------------------------------------------La presse israélienne s’est inquiétée de la présence en Méditerranée de plusieurs navires de guerre russes (1), mais ce n’est rien à côté de ceux qui se profilent à l’horizon (2). Le porte-avions Maréchal Kouznetsov a quitté Mourmansk le 13 novembre. A bord, une trentaine d’avions de chasse et des d’hélicoptères, des missiles à capacité nucléaire d’une portée de 550 km. Le destroyer anti-sous-marin Amiral Chabanenko fait partie de l’escadre qui l’accompagne. Après des exercices en mer de Barentz, le Kouznetsov a pris la direction de la Méditerranée orientale via l’Atlantique nord. Il devrait mouiller à Tartous mi-janvier, où il sera sans doute rejoint par des éléments de la flotte russe de la mer Noire, comme cela a été le cas en 2008. L’attaque de la Syrie par l’OTAN – France et Turquie en tête - a pour objectif le renversement du président Bachar al-Assad et la mise hors-la-loi du parti Baas syrien. Abdelhalim Khaddam, ancien vice-président syrien réfugié à Paris, ou Rifaat al-Assad, autre ancien vice-président, réfugié en Espagne, qui complotent concurremment pour s’emparer de la direction du parti, se bercent d’illusions s’ils croient que les Frères Musulmans laisseraient l’un d’entre eux accéder au pouvoir.
Vladimir Poutine :
Que la France s’occupe de ses oignons !
Nicolas Sarkozy n’a tiré aucun d’enseignement des conséquences catastrophiques provoquées par l’effondrement du régime libyen. Il s’apprête à reconnaître officiellement le CNS (Conseil National Syrien) qui devraitemménager dans les locaux de l’ambassade, rue Vanneau. Le Canard enchaîné a révélé que des instructeurs du Service action de la DGSE, du COS (Commandement des opérations spéciales) et du MI6 britannique forment les extrémistes armés de l’Armée syrienne libre (ASL) à la guérilla urbaine, au Liban et en Turquie (3). Des livraisons d’armes sont effectuées clandestinement. Si la Ligue Arabe le demande – Alain Juppé fait tout pour cela - la France s’associera aux sanctions imposées au peuple syrien, notamment en suspendant ses transactions financières et commerciales, et les vols vers Damas et Alep. Les Syriens résidant en France, pro-Assad ou simplement opposés à l’agression de leur pays, seront inquiétés, expulsés ou assignés à résidence. La diabolisation du régime baasiste et ses déficiences en matière de communication médiatique sont telles qu’il ne faut pas s’attendre à ce que le mouvement anti-guerre mobilise de grandes foules, sauf si la guerre dérape en conflit de grande ampleur.
A Moscou, le 18 novembre dernier, Vladimir Poutine a dit clairement à François Fillon qu’en Syrie la France ferait mieux « de s’occuper de ses oignons » (4). Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, a qualifié de « provocations politiques à l’échelle internationale » (5), les pressions exercées par les Occidentaux sur l’opposition syrienne pour qu’elle dénigre les réformes démocratiques initiées par le président Bachar al-Assad et ses offres de dialogue. Espérons que la présence de la flotte russe en Méditerranée sera suffisante pour calmer les ardeurs guerrières de Nicolas Sarkozy et des faucons de l’OTAN.
(1) Report : Russia warships to enter Syria waters in bid to stem foreign intervention (Haaretz – 18/11/11)
http://www.haaretz.com/news/middle-east/report-russia-warships-to-enter-syria-waters-in-bid-to-stem-foreign-intervention-1.396359
(2) Le porte-avions Maréchal Kouznetsov se prépare à croiser dans les eaux chaudes.
http://www.rusnavyintelligence.com/article-le-porte-avions-russe-amiral-kouznetsov-se-prepare-a-croiser-dans-les-eaux-chaudes-85433995.html
(3) Une intervention « limitée » préparée par l’OTAN en Syrie, par Claude Angeli (Le Canard Enchaîné - 23 /11/11)
(4) Syrie : Moscou invite la France à s’occuper de ses « oignons ».
http://www.rtl.fr/actualites/international/article/syrie-moscou-invite-la-france-a-s-occuper-de-ses-oignons-7736233227
(5) Syrie : Moscou dénonce des « provocations » occidentales
http://fr.rian.ru/world/20111121/192063188.html
Gilles Munier
Samedi 26 novembre 2011
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