Paris va muscler ses forces en Afghanistan
lundi 24 mars 2008
JEAN-DOMINIQUE MERCHET
La France s’apprête à envoyer des renforts militaires en Afghanistan où 40 combattants liés aux talibans ont été tués samedi. En s’engageant plus encore dans la guerre contre les talibans, Paris répondra aux demandes fermes et réitérées des Etats-Unis et de l’Otan. Le quotidien britannique The Times affirmait samedi que la France allait dépêcher «un peu plus de 1 000 hommes dans l’est» du pays.
Cette information n’a pas été confirmée officiellement, mais il s’agit d’un secret de Polichinelle (lire le blog «Secret Défense» de Libération.fr du 10 février 2008). Mais Nicolas Sarkozy entend s’assurer l’exclusivité de cette déclaration, à l’occasion du sommet de l’Otan qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, en Roumanie. Après avoir sérieusement hésité durant la campagne électorale sur la conduite à tenir, le chef de l’Etat a finalement opté pour un retour en force sur la scène afghane. Lors de sa visite éclair effectuée le 22 décembre, il avait affirmé qu’«il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme, que nous ne pouvons, que nous ne devons pas perdre.»
Paras. Le détail du renforcement du dispositif militaire français n’est peut-être pas encore totalement arrêté. Il fait l’objet de discussions avec les alliés, et d’abord avec les Etats-Unis. Paris entend en effet que cet «effort militaire s’inscrive dans le cadre d’une politique globale d’aide à la reconstruction» du pays, comme Sarkozy l’a exprimé dans une lettre à ses homologues de l’Otan, début mars. La diplomatie française souhaite que la communauté internationale ne se contente pas d’envoyer un signal guerrier, mais qu’elle s’engage plus avant dans la stabilisation de l’Afghanistan, plus de six ans après la chute des talibans. Quoi qu’il en soit, des militaires français partiront bientôt rejoindre leurs 1 500 camarades déjà présents sur le terrain. Il s’agira essentiellement d’un bataillon parachutiste d’environ 700 hommes, déjà désigné comme «réserve stratégique». Devrait s’y ajouter un groupement de forces spéciales d’environ 200 hommes et, sans doute, des équipes supplémentaires chargées de former et d’encadrer l’armée afghane. Un renforcement des moyens aériens - de six à neuf avions - n’est pas exclu.
Le doute subsiste sur leur destination exacte. Actuellement, les Français sont présents dans la région de Kaboul et seuls leurs avions sont basés dans le sud, la région la plus dangereuse, sous commandement britannique. Les militaires semblent privilégier l’option d’un engagement dans l’est, en secteur «américain», le long de la frontière avec le Pakistan.
A l’écart. Les Français sont en Afghanistan depuis 2002. Contrairement à d’autres pays de l’Otan (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada ou Pays-Bas), ils ont été tenus à l’écart des affrontements sérieux au sol. Les forces spéciales ont même été rapatriées fin 2006, alors que, dans le Sud, la guerre gagnait en intensité. En revanche, l’aviation n’a cessé de participer aux frappes. Ainsi, au cours du second semestre 2007, environ 20 bombes françaises ont été larguées chaque mois.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/317300.FR.php
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éditos, posts et reportagLes es du 22 mars
Mots-clés : usa
Pendant que ces petits camarades démocrates s'étripent, John McCain peaufine sa stature de présidentiable. Après Bagdad, l'autre étape à risque de sa tournée était Paris. Comme tout bon Républicain qui se respecte, big Mac n'est en effet pas fan des froggies. Mais avec l'ami des Américains, Nicolas Sarkozy, à l'Elysée, les relations sont en bonne passe de s'améliorer. Du moins, est-ce le pari que fait la presse.
C'est l'occasion pour la presse de publier une série de portraits sur ce candidat bien moins médiatique de ce côté-ci de l'Atlantique. Il ne jouit pas de l'aura positive de Barack Obama, ou même des époux Clinton. Mais à la fin du marché, quand on fait les comptes, c'est bien lui qui risque de ravir la Maison Blanche n'en déplaise aux pronostiqueurs hexagonaux enfiévrés par l'Obamania.
McCain, candidat en tournée ( JDD )
A Paris, le candidat républicain peaufine son image de présidentiable ( Les Echos )
John McCain, le rebelle qui rêve de la Maison Blanche ( Le Figaro )
McCain l'obstiné, de Hanoï à Washington ( Libération )
John McCain, un faucon en Europe ( The Independant, via Courrier International )
La grossière gaffe de John McCain sur l'Irak et l'Iran ( americapolyphony )
Comment Sarkozy l'Américain a séduit McCain le francophobe ( rue89 )
http://larevuedeweb.viabloga.com/news/usa-2008-mccain-et-sarkozy-font-ami-ami
mercredi 16 novembre 2011
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