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jeudi 29 décembre 2011

L'aviation soudanaise accusée d'avoir tué 17 civils

Mis à jour le 29.12.11 à 22h04
Les forces armées sud-soudanaises ont accusé jeudi l'aviation du Soudan d'avoir tué 17 civils du Sud au cours de raids opérés ces deux derniers jours et ont dit avoir placé leurs troupes en état d'"alerte maximum" dans la zone frontalière contestée.

Le porte-parole militaire du Soudan, Al Saouarmi Khalid, a rejeté l'accusation en assurant que les forces de Khartoum n'avaient effectué aucun bombardement au Soudan du Sud.

Le Sud a fait sécession en juillet aux termes d'un accord de paix qui a mis fin en 2005 à des décennies de guerre civile avec le Nord, mais les deux parties continuent de s'opposer sur des questions clés comme le pétrole, la région contestée d'Abyei et le tracé de leur frontière commune.

Chaque partie accuse l'autre de soutenir des rebelles réfugiés sur le territoire voisin, et leurs troupes se sont affrontées ce mois-ci dans une zone convoitée par les deux pays.

Selon Philip Aguer, porte-parole de l'armée du Sud, les forces de Khartoum ont poursuivi jeudi des raids aériens pour la deuxième journée consécutive.

"On fait état de 17 personnes tuées" dans l'Etat du Bahr el Ghazal occidental, a-t-il dit. Comme on observe des signes de mouvements de forces terrestres, nous avons donné pour consigne à nos forces de se placer en état d'alerte maximum".

Le porte-parole du Nord a dit que cette accusation ne contenait "aucun fondement de vérité".

"Nous ne sommes pas entrés au Soudan du Sud, nous n'y avons bombardé aucun endroit et n'y avons aucun objectif", a dit Saouarmi Khalid.

Par ailleurs, Khartoum a annoncé jeudi avoir porté plainte contre le Soudan du Sud auprès du Conseil de sécurité de l'Onu en affirmant qu'environ 350 combattants rebelles de la région occidentale du Darfour avaient franchi la frontière avec le Soudan du Sud.

"Le Soudan a demandé à la communauté internationale de faire pression sur le Soudan du Sud pour l'empêcher de fournir de l'aide à cette force, pour la désarmer et transférer ceux que nous recherchons devant la justice du Soudan", indique dans un communiqué El Obeid Moraouah, porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères.

—Reuters
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Insertion tardive après avoir constaté que le thème astral du président arkozy présentait des mauvais aspects avec l'aviation et que celui de Xavier Dupont de Ligonnès montrait de bons aspects entre sa maison des relations et de celle des services qu'il rend... décidemment, s'il y avait un lien entre ces événements (raid aérien à la frontière turque également) et des relations de ces personnes (probablement des membres de groupes religieux ou sectes locales)...

samedi 3 décembre 2011

Les civils, victimes de l'offensive contre les talibans au Pakistan

De nombreux civils auraient été tués dans la vallée de Swat et les régions voisines, en raison des combats entre l'armée et les talibans dans cette zone du nord-ouest du Pakistan. On ignore combien ont péri, mais les témoignages se multiplient sur les souffrances endurées par les habitants.

Moabullah raconte avoir transporté une trentaine de corps, souvent déchiquetés, à l'aide d'une brouette pour les amener dans un cimetière. Il est l'un des nombreux habitants à avoir fui la région pour gagner hôpitaux et camps de réfugiés.

Les récits des réfugiés, comme ceux des travailleurs humanitaires et des personnels hospitaliers, laissent penser que les civils paient un lourd tribut aux combats, notamment aux raids aériens menés par l'armée. Il n'existe aucun décompte indépendant du nombre de morts. Des ONG comme la Croix-Rouge internationale et Human Rights Watch soulignent qu'il leur sera impossible de recenser les tués tant qu'elles ne seront pas autorisées à pénétrer dans la majeure partie de la zone de guerre, qui s'étend sur 10.360 kilomètres carrés.

Reste que les "dommages collatéraux" subis par les civils pourraient éroder le soutien populaire dont bénéficie l'armée et même générer de la sympathie pour l'insurrection.

"Les pertes civiles sont beaucoup plus élevées que celles de l'armée ou des talibans", affirme Ali Bakt, l'un des nombreux témoins interrogés par l'Associated Press dans la région. M. Bakt, qui a gagné un hôpital de Peshawar après avoir fui le bastion taliban de Peochar, explique que les deux camps tirent des obus de mortier, une arme peu précise qui tombe souvent à côté de la cible visée.

"C'est bien d'agir contre les talibans, mais il y a un problème pour les civils", remarque de son côté Yusuf, un jeune homme de 21 ans qui a fui les combats dans le district de Buner. Dans un cas, les corps de dix tués n'ont pas pu être ramassés pendant trois jours à cause des combats, dit-il.

Un homme âgé souffrant apparemment de malnutrition et respirant à peine est allongé sur un lit d'hôpital. Nawab Ali, son neveu, raconte qu'ils ont fui leur domicile de Mingora, principale ville de la vallée de Swat, en enfreignant le couvre-feu imposé par l'armée. Ils n'avaient plus de nourriture et plus beaucoup d'eau.

"Les gens partaient à pied", dit-il. "Nous sommes arrivés près du village d'Abwa lorsque l'armée nous a tiré dessus. Six personnes ont été tuées et sept autres blessées", explique Ali, précisant que ce sont des civils cherchant à fuir qui ont été frappés. Quatre femmes ont été tuées, dont la mère d'un bébé de quatre mois, ajoute-t-il.

Les interviews menées par l'AP suggèrent que des "bavures" ont notamment eu lieu après que les habitants eurent bravé le couvre-feu pour fuir, souvent poussés par le désespoir en raison d'un manque de nourriture, d'eau ou d'aide médicale.

La plupart des témoins imputent les pertes civiles aux raids aériens et aux tirs de missiles de l'armée. Ils expliquent avoir été, soit pris dans les combats, soit pris pour cible parce qu'ils avaient violé le couvre-feu.

Mais des habitants ont également raconté, en particulier à Mingora, que les talibans refusaient de laisser partir les civils car ils voulaient les utiliser comme boucliers humains, rapporte Ali Dayan Hasan, représentant de Human Rights Watch au Pakistan.

M. Hasan évoque un témoignage selon lequel les talibans auraient égorgé un homme qui avait parlé à des soldats. La victime aurait affirmé avoir raconté aux militaires qu'il n'y avait pas de combattant islamiste dans son village, mais les insurgés ne l'auraient pas cru.

L'offensive lancée par l'armée le mois dernier dans le but de reprendre la région aux talibans a provoqué la fuite d'environ 1,5 million de personnes. Dans les zones auxquelles il a eu accès, comme Dagar et Buner, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a soigné environ 240 blessés de guerre.

A l'hôpital Lady Reading de Peshawar, la majorité des blessés viennent de Swat, Dargai, Buner et Dir, les zones où se sont déroulés les combats les plus violents. Récemment, l'établissement a reçu en une semaine une cinquantaine de victimes.

Fazl-ur-Rahman, qui a fui le district de Dir, raconte que 350 maisons dans son village ont été détruites. Ce qui, ajoute-t-il, donne une idée du nombre de morts.

Un autre réfugié, Sirajuddin, dit avoir fui le 20 mai le village de Gumbatmera, dans la vallée de Swat, après qu'un raid aérien de l'armée eut détruit de nombreuses maisons. "Ce que je sais, c'est que dans les maisons détruites il y a des gens qui sont morts", dit-il. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090527/twl-pakistan-swat-civils-2f4e741.html

publié le 28/05/2009 00:21 sur romandie blog

vendredi 18 novembre 2011

Afghanistan: civils tués par l'Otan, soldats tué par des insurgés

Afghanistan: 4 civils tués par l'Otan dans des combats avec des insurgés

KABOUL (AFP) - La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan a reconnu dimanche avoir tué quatre civils au cours de combats avec des insurgés dans un bastion des talibans, dans le sud de l'Afghanistan.

"Une unité de l'Isaf a accidentellement tué quatre civils et en a blessé trois au cours d'un engagement avec des insurgés", a annoncé l'Isaf dans un communiqué. La bavure a eu lieu samedi dans le district de Sangin, dans la province d'Helmand, un bastion des talibans dans le sud du pays. "Une patrouille a identifié des insurgés armés sur le toit d'un bâtiment se préparant à ouvrir le feu et pour se défendre, les soldats de l'Isaf ont tiré trois roquettes qui ont toutes atteintes leur objectif", a expliqué l'Isaf. "A l'insu de la patrouille, des civils se trouvaient à l'intérieur du bâtiment", a-t-elle ajouté. Les trois blessés, parmi lesquels deux enfants grièvement atteints, ont été soignés dans une infirmerie de l'Isaf, selon le communiqué. "L'Isaf regrette profondément cette tragédie, quand des femmes et des enfants sont tués et blessés", a ajouté l'Isaf, précisant qu'une enquête avait été ouverte. Les forces étrangères en Afghanistan sont régulièrement accusées de provoquer la mort de civils dans leurs combats ou bombardements contre les insurgés. Le président Hamid Karzaï et les autorités afghanes lancent régulièrement des appels à la prudence aux forces internationales, avertissant que de telles bavures risquent de retourner la population contre les soldats étrangers et le gouvernement. En juillet, deux frappes aériennes des forces internationales avaient tué 64 civils, pour la plupart des femmes et des enfants venant assister à un mariage, dans les provinces du Nouristan et de Nangarhar (est), selon des commissions d'enquête des autorités afghanes. Le 7 août, la coalition avait annoncé la mort de quatre femmes et d'un enfant dans la province de Ghazni (centre), présents dans un bâtiment à partir duquel des hommes armés avaient ouvert le feu contre des soldats. Au cours des quatre premiers mois de l'année 2008, environ 200 civils afghans ont été tués par les forces internationales, la plupart dans des frappes aériennes, avait indiqué à la mi-mai un rapporteur spécial de l'ONU, Philip Alston. Dans le même temps, 300 civils ont été tués lors d'attaques des talibans, les trois quarts au cours d'attentats suicide, selon lui. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en novembre 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Opération "Liberté immuable").

Un soldat de l'Isaf (g) et un soldat afghan le 29 mai 2008 à Kaboul

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080817/twl-afghanistan-violences-2elead-3caf257.html

http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/afghanistan-photos.html?imageUrl=/afp/20080817/r_p_afp_wl_afghan/pwl-afghanistan-violences-2-30d06e7986060
publié le 19/08/2008 00:42 sur le blog de romandie blog
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Nouvel assaut taliban contre une base américaine
KHOST, Afghanistan (Reuters) - Un trentaine de taliban, dont six kamikazes, ont pris d'assaut la principale base américaine dans le sud-est de l'Afghanistan dans la nuit de lundi à mardi, rapportent des responsables afghans et de l'Otan

Des militaires de l'Otan affrontaient encore dans la matinée quelques combattants taliban, repoussés dans les maisons d'un village voisin, a rapporté le gouverneur de la province de Khost, où s'est déroulée l'attaque. Ces combats ont fait deux morts et trois blessés parmi les civils, a-t-il ajouté.

Lundi, un attentat suicide avait causé la mort de dix civils afghans aux portes de cette même base, le Camp Salerno, situé à proximité de la frontière pakistanaise.

"Depuis, un affrontement s'est poursuivi entre l'Otan et les taliban. Six taliban ont été tués après avoir fait exploser les charges qu'ils avaient sur eux. Deux enfants ont été tués et deux autres, ainsi qu'une femme, ont été blessés", a rapporté le gouverneur provincial, Arsala Jamal.

L'Otan a repoussé les taliban vers un village voisin, dont plusieurs maisons ont été la cible de frappes aériennes, ont indiqué des habitants.

"Il y avait jusqu'à six kamikazes à pied. Certains ont pu se faire exploser à l'extérieur de la base et d'autres ont été tués par nos hommes", a déclaré un porte-parole de la mission de l'Otan, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).

"Les combats se poursuivent. il n'y a pas de victimes de notre côté", a-t-il ajouté.

Elyas Wahdat, version française Gregory Schwartz
publié le 19/08/2008 11:01 sur romandie blog
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Afghanistan: dix soldats français tués, une base américaine attaquée
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080819/twl-afghanistan-otan-france-violences-2e-3caf257.html

Carte de localisation des attaques contre des soldats français et contre une base américaine

KABOUL (AFP) - Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors de combats contre les talibans, a-t-on appris mardi de source proche de la présidence française.

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait dès mardi soir en Afghanistan.

Les soldats ont péri lors d'affrontements déclenchés par une "embuscade tendue par les talibans", qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, a précisé cette source à Paris.

La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan avait indiqué auparavant que des soldats étaient engagés dans un "incident majeur" dans la province de Kaboul.

Un officier afghan interrogé sous couvert de l'anonymat avait pour sa part indiqué que dix soldats français avaient été tués et vingt blessés lors de ces affrontements dans le district de Saroubi, à quelque 50 km de la capitale afghane.

Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan dans le district de Saroubi.

"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed.

"L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués", a-t-il ajouté.

Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.

Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril.

Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.

A Kaboul, l'ossature de la présence française est constituée par le Régiment de marche du Tchad, basé à Noyon (Oise, nord de la France). La France a pris le 5 août le commandement de la région "capitale", assuré à tour de rôle par la France, l'Italie et la Turquie, qui disposent chacun d'un bataillon déployé à Kaboul et dans sa région proche.

Depuis fin 2001 et sans compter les morts de lundi et mardi, quatorze militaires français sont morts en Afghanistan dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier en date avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.

Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires. La plupart d'entre eux ont été victimes de bombes improvisées.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

Par ailleurs, la base américaine Salerno située à proximité de la ville de Khost, à quelque 30 km de la frontière avec le Pakistan, a fait l'objet d'une nouvelle attaque dès l'aube, au lendemain d'un attentat suicide qui y avait fait 10 tués civils.

"D'après les premiers rapports, quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.

"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.

Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zaher Azimi, a affirmé que 13 "terroristes" avaient été tués dans l'attaque de la base. "Une unité de commando s'est déployée et a repoussé les assaillants. Six commandos ont été blessés", a-t-il précisé.

Pour sa part, l'Isaf a fait état de sept insurgés tués.

"Les forces de l'Isaf ont identifié un groupe d'insurgés se préparant à attaquer la base et ont ouvert le feu contre eux. Des hélicoptères ont ensuite pris à partie les insurgés alors qu'ils tenaient de s'enfuir", a indiqué la force dans un communiqué.

"Aucun membre de l'Isaf n'a été blessé dans l'attaque", a-telle précisé.

Zabihullah Mujahed a revendiqué cette nouvelle attaque au nom des talibans. "Un groupe de 30 moujahidine équipés d'armes à feu et de vestes bourrées d'explosifs ont attaqué la base américaine de Khost, tuant de nombreux américains", a-t-il déclaré.
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Afghanistan: les soldats français ont été victimes d'une "vraie embuscade", selon le général Georgelin

Par Julien Proult AP -

PARIS - Les soldats français tués lundi à l'est de Kaboul en Afghanistan, ont été victimes d'une "vraie embuscade, bien montée" par une centaine d'insurgés lors d'une mission de reconnaissance classique, a expliqué mardi le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major. Neuf d'entre eux sont morts au tout début des combats, tandis que le dernier a péri dans l'accident d'un véhicule blindé qui tentait de récupérer les blessés quelques heures plus tard.

Les affrontements ont eu lieu sur la route qui traverse du nord au sud la vallée de l'Uzbin, dans le district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul, à environ 2.000m d'altitude, a indiqué le général Georgelin lors d'une conférence de presse à Paris. "C'est une piste extrêmement rocailleuse, ce n'est pas une route aménagée, c'est une piste enlacée. Il faisait une chaleur suffocante, de l'ordre de 30 degrés, dans une atmosphère extrêmement poussiéreuse", a-t-il expliqué.

La bataille s'est engagée vers 13h30 locales lundi, lorsqu'arrivé à proximité d'un col, "le chef de section, comme il est normal en reconnaissance d'infanterie, a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître à pied le col lui-même", a affirmé le chef d'état-major.

C'est à ce moment-là "qu'un élément des forces insurgées s'est manifesté et a frappé. C'est au cours de cet incident à 13h30 qu'ont été tués (...) les neuf soldats français dont nous avons à déplorer la perte", a souligné le général Georgelin. A partir de là s'est engagée "une série de combats qui a duré jusqu'à tard le soir".

Les talibans ont d'abord "pris à partie la base d'appui qu'avait laissée le chef de section en arrière de cet élément avant (...) puis, plus tard, s'en sont pris à la deuxième section, qui était donc sur cette route sur laquelle ils étaient engagés", selon le chef d'état-major.

La SRR (Section de réaction rapide) de la base avancée de Surobi a alors été appelée en renfort, tandis que "les appuis aériens ont été apportés par la coalition avec les A-10 américains".

Les combats se sont étirés jusque dans la nuit, et "ce n'est que vers 2h qu'on a pu dresser un bilan complet", a souligné Jean-Louis Georgelin. "Ce qui a été extrêmement difficile, à partir de la tombée de la nuit, c'est de récupérer l'ensemble des blessés, l'ensemble des éléments de la section qui ont été dispersés lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri de l'embuscade".

C'est lors de ces opérations de sauvetage que le dixième soldat français est mort: son véhicule blindé s'est retourné sous l'effondrement de la route, "vers 5h30" locales mardi matin.

Selon le ministre de la Défense Hervé Morin, "il semblerait qu'il n'y ait aucun mort pour les forces spéciales américaines, ni pour l'armée nationale afghane" qui accompagnaient les troupes françaises dans leur mission. Il y aurait en revanche "quelques blessés qui sont légers".

Dans les rangs des assaillants, au nombre d'"une petite centaine", on compte "une trentaine de morts et une trentaine de blessés", d'après Hervé Morin. A Kaboul, le général Mohammad Zahir Azimi, porte-parole du ministère afghan de la Défense, a fait état de la mort de "27 ennemis" dans l'accrochage. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080819/twl-afghanistan-france-soldats-embuscade-fcd69a8.html
publié le 19/08/2008 15:02 sur romandie blog