Gaza: un militant italien enlevé et assassiné, ses proches "bouleversés"
Un militant pacifiste pro-palestinien italien enlevé par un groupe salafiste à Gaza a été assassiné par ses ravisseurs, a annoncé vendredi le Hamas, qui a promis de "traquer" les auteurs de ce "crime atroce", inédit dans le territoire palestinien autonome.
La famille et les proches de Vittorio Arragoni sont "bouleversés", a indiqué à l'AFP l'une de ses amies, qui a annoncé l'organisation de rassemblements à sa mémoire vendredi en Italie.
"Les personnes qui étaient proches de lui, comme moi, sont bouleversées et écrasées par la douleur", a déclaré par téléphone Maria Elena Delia.
"Nous voulons continuer à mener des actions qui puissent maintenir l'attention sur les problèmes défendus par Vittorio, comme les droits de l'Homme des Palestiniens. Nous continuerons à transmettre son message", a encore déclaré Maria Elena Delia.
Interrogée sur l'éventuelle venue à Gaza de membres de sa famille, elle a répondu: "Sa famille a l'intention de rester ici en Italie, ils sont très éprouvés, très fatigués".
"Je suis très affligée et surprise qu'une chose de ce genre se soit passée à cause de ses activités là-bas: Vittorio ne se mettait jamais dans une situation dangereuse", a déclaré la mère de Vittorio Arragoni, Egidia Beretta.
"Des amis à lui m'ont téléphoné de Gaza et ils m'ont dit que Vittorio se trouvait maintenant dans un hôpital local et que beaucoup de citoyens de Gaza sont très secoués par la mort de Vittorio", a-t-elle ajouté.
Le corps de Vittorio Arrigoni, 36 ans, a été retrouvé quelques heures après l'annonce de son enlèvement, le premier d'un étranger à Gaza depuis que le mouvement islamiste Hamas a pris le contrôle du territoire en juin 2007.
Il a été découvert dans un quartier du nord-ouest de la ville de Gaza, selon les services de sécurité du Hamas, qui en ont interdit l'accès aux médias.
L'otage italien, journaliste, écrivain et militant du mouvement pacifiste pro-palestinien International solidarity mouvement (ISM), a été étranglé et deux de ses ravisseurs présumés ont été arrêtés, selon un porte-parole des services de sécurité.
"Le gouvernement condamne ce crime atroce qui ne reflète pas nos valeurs, notre religion, nos coutumes et traditions, et affirme qu'il va traquer le reste des membres du groupe et appliquera la loi" à leur encontre, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas, Ihab al-Ghoussein.
Le meurtre a été condamné par le mouvement radical Jihad Islamique, dans un communiqué, et par l'Autorité palestinienne, qui a dénoncé un "crime odieux".
Rome a dénoncé de son côté "le meurtre barbare, le qualifiant de "geste de violence vil et insensé".
L'ISM, "sous le choc", a déploré un acte "commis par des forcenés agissant contre la volonté du peuple" palestinien, mais n'a pas décidé pour l'heure d'évacuer ses militants de Gaza.
Une fondatrice de ce mouvement, Houwada Arraf, a précisé qu'Arrigoni séjournait à Gaza depuis août 2008. Il "avait été arrêté par l'armée israélienne en accompagnant des pêcheurs de Gaza, incarcéré et banni, mais était retourné à Gaza par la suite".
"De tous les militants d'ISM à Gaza, c'est lui qui était resté le plus longtemps. Il était très connu, vivant au sein du peuple", a-t-elle ajouté.
Les forces de sécurité ont rapidement identifié un "membre du groupe qui a livré les autres membres et montré l'endroit où se trouvait le militant", a ajouté le porte-parole du Hamas.
Elles "ont trouvé le corps de l'otage tué depuis plusieurs heures d'une façon atroce selon le rapport du médecin légiste", a-t-il poursuivi. "Les premières constatations indiquent l'intention des ravisseurs de tuer, étant donné qu'il a été assassiné peu de temps après l'enlèvement", a-t-il insisté.
Le Hamas a appelé la population à exprimer sa réprobation lors d'une manifestation à Gaza-ville vendredi en début d'après midi.
Des militants salafistes avaient annoncé jeudi soir avoir enlevé Vittorio Arrigoni, menaçant de le tuer à l'expiration d'un ultimatum pour la libération de leurs camarades détenus par le Hamas, notamment le chef du groupe salafiste Tawhid wa al-Jihad, arrêté en mars.
"Nous demandons au gouvernement de (Ismaïl) Haniyeh de relâcher tous nos prisonniers, à commencer par cheikh Hicham al-Soueïdani. Si vous ne répondez pas (...) dans les 30 heures à compter de 11H00 (08H00 GMT) le 14 avril, nous exécuterons le prisonnier", affirmaient-ils dans une vidéo diffusée sur YouTube.
On y voyait un otage masqué et au visage contusionné, et les ravisseurs se réclamaient d'un groupe jusqu'alors inconnu.
Les groupes palestiniens de Gaza se définissant comme "salafistes" comptent plusieurs centaines de membres, selon leurs dirigeants. Un temps compagnons de route du Hamas, ils s'en sont progressivement éloignés, l'accusant de faiblesse face à Israël et dans l'imposition de la loi islamique.
source : actu.orange.fr
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ISLAMABAD — Les deux Français arrêtés il y a plus de deux mois au Pakistan, et soupçonnés d'être liés à l'organisateur présumé des sanglants attentats de Bali en 2002, ont une vingtaine d'années et sont originaires de la région parisienne, selon des sources proches de l'enquête.
Prénommés Zoaib et Sharaf, les deux hommes ont été interpellés fin janvier ou début février à Lahore, la grande métropole de l'est, alors qu'ils se trouvaient depuis quelque temps dans le pays.
Inconnus des services antiterroristes avant leur arrestation, ils ont selon les sources pakistanaises entre 19 et 22 ans et viennent de la région parisienne, où sont installées leurs familles, originaires du Maroc pour l'un, du Pakistan pour l'autre.
L'ambassade de France à Islamabad avait confirmé jeudi avoir été informée par les autorités pakistanaises de leurs arrestations, et précisé que la France avait demandé un accès consulaire à ses deux ressortissants. "Nous attendons la réponse" des autorités pakistanaises, a-t-on indiqué vendredi à la représentation diplomatique française, sans plus de détails.
Les deux jeunes Français ont été arrêtés sur la base d'informations recueillies auprès d'un "insurgé islamiste" appartenant à un "groupe terroriste" et arrêté peu auparavant.
"Nous l'avons arrêté alors que l'on traquait Umar Patek, et ils font partie de son groupe", a affirmé cette source.
Umar Patek, un Indonésien de 41 ans arrêté récemment au Pakistan, est soupçonné d'être l'un des organisateurs des attentats qui avaient tué 202 personnes, dont de nombreux touristes étrangers, le 2 octobre 2002 à Bali, l'attaque terroriste la plus meurtrière jamais perpétrée en Indonésie.
L'ambassade de France à Islamabad a souligné vendredi que les deux Français "avaient à peine une dizaine d'années" en 2002, et que les enquêteurs français qui travaillent sur leurs cas ne faisaient donc "pas le lien" avec cet attentat attribué à la Jemaah Islamiyah (JI), un réseau clandestin luttant pour la création d'un Etat islamique en Asie du Sud-est.
Les Etats-Unis avaient offert une récompense d'un million de dollars pour l'arrestation de Patek, qui aurait séjourné à plusieurs reprises dans le sud des Philippines, où sont implantées des organisations rebelles islamistes.
Trois militants islamistes ont été exécutés en novembre 2008 pour leur participation aux attentats de Bali. Le "cerveau" présumé de l'attaque, le Malaisien Noordin Mohammed Top, a été tué au cours d'un raid policier en 2009.
Le Pakistan est en proie depuis près de quatre ans à une vague d'attentats terroristes menés notamment par le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), allié à Al-Qaïda et qui a décrété à l'été 2007 le jihad (guerre sainte) à Islamabad pour son soutien à la "guerre contre le terrorisme" de Washington.
Selon des sources françaises, plusieurs dizaines de jihadistes Français s'entraîneraient au Pakistan dans les camps d'Al Qaïda, situés notamment dans les très peu accessibles zones tribales du nord-ouest frontalières de l'Afghanistan, bastions du TTP et d'Al Qaïda.
Mais la nébuleuse islamiste est également très présente dans la région de Lahore, où sont implantés nombre de groupes armés liés notamment à la rébellion anti indienne du Cachemire.
Les liens entre ces divers réseaux jihadistes se sont renforcés depuis trois ans et le sanglant assaut (100 morts) de l'armée pakistanaise contre la Mosquée Rouge d'Islamabad en juillet 2007 alors qu'elle était occupée par des centaines d'étudiants islamistes.
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Les autorités ont fait état de leurs liens avec un haut responsable présumé d'Al-Qaïda, Umar Patek, qui serait impliqué dans l'attentat à la bombe contre une discothèque en 2002 à Bali, a annoncé un haut responsable français de la sécurité.
D'après un responsable des services de renseignements pakistanais, les militants français -dont l'un a des liens familiaux au Pakistan- ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête consécutive à l'arrestation, le 25 janvier, de Patek.
Selon ce responsable pakistanais, les deux suspects français avaient l'intention de se rendre avec Umar Patek dans la région du Nord-Waziristan, au Pakistan, où est basé le haut commandement d'Al-Qaïda. Les sources pakistanaise précisent que l'appartenance des deux hommes au groupe de Patek ne signifie en aucun cas qu'ils soient impliqués dans les attaques de Bali, surtout au vu de leur âge.
Un responsable français du contre-terrorisme, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a confirmé ces arrestations.
L'ambassade de France a transmis aux autorités pakistanaises une demande de visite consulaire des deux détenus, a déclaré un responsable de l'ambassade de France à Islamabad.
source : lemonde.fr, lefigaro.fr
Tout ceci alors que le président italien est confronté à des conflits juridiques. Il vient de faire passer une nouvelle le protégeant des poursuites judiciaires, ce n'est pas la première fois qu'il "épate" ses électeurs charmés de ses pirouettes publiques et privées. En France le Président Sarkozy également président du G20 est doit gérer, la crise nucléaire (séisme et tsunami au Japon manifestations anti-nucléaires en Suisse et Allemagne) non prévue, la guerre en Lybie (l'OTAN est venu s'inviter inopinément. Différents sur l'interprétation de la résolution 1973, l'Italie et la GB veulent vendre des armes, la France avec Alain Jupé ne s'y prépare pas et envisage une issue politique plus que militaire. Les insurgés sont assimilés à des réseaux Al qaïda des armes auraient déjà pu être transmises au réseau islamiste du Mali), l'intervention en Côte d'Ivoire, la vente d'armement (rafale, bateaux avec la Russie) sa chute dans les sondages en vue de la présidentielle de 2012, la pression du lobby chrétien qui pousse au débat sur l'islam devenu débat sur la laïcité... les intérêts des uns et des autres
publié sur romandie blog le 15/04/2011 17:54
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mercredi 7 décembre 2011
dimanche 4 décembre 2011
Israël refuse la libération d'un détenu français
Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Jeudi 30 juillet 2009
Salah Hamouri est détenu depuis 2005 en Israël (photo non datée). Crédits photo : DR
Un tribunal militaire a rejeté la demande de libération de Salah Hamouri, emprisonné depuis 2005 pour avoir projeté d'assassiner le chef d'un parti religieux, ce qu'il conteste.
Salah Hamouri a 24 ans. Le 13 mars 2005, à Jérusalem, ce Franco-Palestinien, étudiant en sociologie, passe en voiture avec un ami devant le domicile du rabbin Obadia Yossef, chef du Shass, un parti religieux d'extrême droite israélien. Trois mois plus tard environ, il est arrêté et conduit en prison.
Les autorités israéliennes lui reprochent, ainsi qu'à deux autres jeunes gens également incarcérés, d'avoir participé à un complot visant à l'assassinat du rabbin. On les soupçonne aussi d'être membres d'une association proche du Front populaire de libération de libération de la Palestine (FPLP).
Des faits que contestent les trois jeunes. Salah Hamouri, qui se définit comme un simple sympathisant de l'organisation palestinienne, est condamné. En avril 2008, il plaidera même coupable devant un tribunal militaire, préférant sept années de prison aux quatorze dont on le menace.
Dimanche, une demande de libération du jeune homme pour bonne conduite a été refusée par un juge. La mère de Salah, Denise, n'a pas été surprise, même si elle avait «un petit espoir» en raison des démarches entamées en France : lancement d'un comité de soutien, mobilisation des politiques et des médias. Fin juin surtout, elle s'est rendue à l'Élysée où elle a pu rencontrer un conseiller du chef de l'État. Elle regrette de ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy en personne.
Calmement, elle analyse la décision du comité de révision des peines israélien. «Salah avait des idées politiques, notamment contre l'occupation israélienne», reconnaît-elle. «Ces idées le rendaient dangereux aux yeux de l'État d'Israël. C'est pour cela qu'il est en prison». Autre explication : Salah, s'il a plaidé coupable pour s'éviter une peine plus lourde, ne reconnaît pas les faits dont on l'accuse. Il n'a donc formulé ni regrets, ni excuses.
Enfin, le jeune homme est considéré comme récidiviste. Il a fait cinq mois de prison en 2001 alors qu'il était lycéen, pour avoir collé des affiches. Puis en 2004, alors qu'il participait à une soirée, l'armée a fait une descente dans le lieu où il se trouvait. Une seule personne était recherchée mais tous ont été arrêtés, selon sa mère. Salah a alors fait quatre mois de détention préventive.
Sarkozy réclame un «geste de clémence»
Aujourd'hui, le jeune garçon garde le moral, selon sa mère. «Je peux lui rendre visite deux fois par mois à la prison de Gilboa. On s'y rend en autobus, à raison de cinq heures aller-retour. Nous voyons Salah pendant quarante-cinq minutes, derrière une vitre et avec un interphone». Parmi les brimades dont lui fait part son fils, Denise cite un exemple : «Il y a quelque temps, on a voulu leur imposer le port d'un costume orange, comme à Guantanamo. Finalement ils y ont échappé».
Denise Hamouri aimerait que la France s'active davantage pour son fils. De source diplomatique française, on rappelle que le jeune homme bénéficie de la protection consulaire liée à sa nationalité française. Nicolas Sarkozy a envoyé un courrier à Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, et Bernard Kouchner est intervenu auprès d'Ehud Barak, ministre de la Défense. Tous deux réclamaient un «geste de clémence» au regard du «bon comportement et des chances élevées de réinsertion» de Salah Hamouri. Les services du Quai d'Orsay se penchent actuellement sur les motifs avancés par la commission israélienne pour refuser la libération du Franco-Palestinien. Les suites à y donner seront décidées en accord avec l'avocat et la famille de Salah.
Côté israélien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères rappelle que Salah Hamouri a été condamné «sur sa propre confession», et qu'il n'a pas fait appel de la décision. Alors que le jeune Franco-Palestinien dit avoir accepté la sentence pour s'éviter une peine plus lourde, notre interlocuteur s'étonne : «Qu'avait-il à craindre s'il est innocent ?». Interrogé sur une éventuelle réponse par Benyamin Nétanyahou au courrier de son homologue français, une source israélienne fait part, là encore, de son étonnement : «Ce serait presque vexant pour l'autorité judiciaire de voir le premier ministre intervenir dans ses affaires».
Salah Hamouri pourrait devoir attendre fin 2011 pour sortir de prison. «Sauf si Gilad Shalit est libéré», estime sa mère qui n'a de cesse de comparer le cas de son fils à celui de ce soldat franco-israélien enlevé en 2006 et dont les parents ont été reçus par le chef de l'État. Si celui-ci est libéré, «alors peut-être Salah sortira-t-il dans le cadre d'un échange de prisonniers ?». «C'est le seul espoir que j'ai», explique Denise Hamouri.
» Le blog de soutien à Salah Hamouri
http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/29/01003-20090729ARTFIG00423-israel-refuse-la-liberation-d-un-detenu-francais-.php
Salah Hamouri est détenu depuis 2005 en Israël (photo non datée). Crédits photo : DR
Un tribunal militaire a rejeté la demande de libération de Salah Hamouri, emprisonné depuis 2005 pour avoir projeté d'assassiner le chef d'un parti religieux, ce qu'il conteste.
Salah Hamouri a 24 ans. Le 13 mars 2005, à Jérusalem, ce Franco-Palestinien, étudiant en sociologie, passe en voiture avec un ami devant le domicile du rabbin Obadia Yossef, chef du Shass, un parti religieux d'extrême droite israélien. Trois mois plus tard environ, il est arrêté et conduit en prison.
Les autorités israéliennes lui reprochent, ainsi qu'à deux autres jeunes gens également incarcérés, d'avoir participé à un complot visant à l'assassinat du rabbin. On les soupçonne aussi d'être membres d'une association proche du Front populaire de libération de libération de la Palestine (FPLP).
Des faits que contestent les trois jeunes. Salah Hamouri, qui se définit comme un simple sympathisant de l'organisation palestinienne, est condamné. En avril 2008, il plaidera même coupable devant un tribunal militaire, préférant sept années de prison aux quatorze dont on le menace.
Dimanche, une demande de libération du jeune homme pour bonne conduite a été refusée par un juge. La mère de Salah, Denise, n'a pas été surprise, même si elle avait «un petit espoir» en raison des démarches entamées en France : lancement d'un comité de soutien, mobilisation des politiques et des médias. Fin juin surtout, elle s'est rendue à l'Élysée où elle a pu rencontrer un conseiller du chef de l'État. Elle regrette de ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy en personne.
Calmement, elle analyse la décision du comité de révision des peines israélien. «Salah avait des idées politiques, notamment contre l'occupation israélienne», reconnaît-elle. «Ces idées le rendaient dangereux aux yeux de l'État d'Israël. C'est pour cela qu'il est en prison». Autre explication : Salah, s'il a plaidé coupable pour s'éviter une peine plus lourde, ne reconnaît pas les faits dont on l'accuse. Il n'a donc formulé ni regrets, ni excuses.
Enfin, le jeune homme est considéré comme récidiviste. Il a fait cinq mois de prison en 2001 alors qu'il était lycéen, pour avoir collé des affiches. Puis en 2004, alors qu'il participait à une soirée, l'armée a fait une descente dans le lieu où il se trouvait. Une seule personne était recherchée mais tous ont été arrêtés, selon sa mère. Salah a alors fait quatre mois de détention préventive.
Sarkozy réclame un «geste de clémence»
Aujourd'hui, le jeune garçon garde le moral, selon sa mère. «Je peux lui rendre visite deux fois par mois à la prison de Gilboa. On s'y rend en autobus, à raison de cinq heures aller-retour. Nous voyons Salah pendant quarante-cinq minutes, derrière une vitre et avec un interphone». Parmi les brimades dont lui fait part son fils, Denise cite un exemple : «Il y a quelque temps, on a voulu leur imposer le port d'un costume orange, comme à Guantanamo. Finalement ils y ont échappé».
Denise Hamouri aimerait que la France s'active davantage pour son fils. De source diplomatique française, on rappelle que le jeune homme bénéficie de la protection consulaire liée à sa nationalité française. Nicolas Sarkozy a envoyé un courrier à Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, et Bernard Kouchner est intervenu auprès d'Ehud Barak, ministre de la Défense. Tous deux réclamaient un «geste de clémence» au regard du «bon comportement et des chances élevées de réinsertion» de Salah Hamouri. Les services du Quai d'Orsay se penchent actuellement sur les motifs avancés par la commission israélienne pour refuser la libération du Franco-Palestinien. Les suites à y donner seront décidées en accord avec l'avocat et la famille de Salah.
Côté israélien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères rappelle que Salah Hamouri a été condamné «sur sa propre confession», et qu'il n'a pas fait appel de la décision. Alors que le jeune Franco-Palestinien dit avoir accepté la sentence pour s'éviter une peine plus lourde, notre interlocuteur s'étonne : «Qu'avait-il à craindre s'il est innocent ?». Interrogé sur une éventuelle réponse par Benyamin Nétanyahou au courrier de son homologue français, une source israélienne fait part, là encore, de son étonnement : «Ce serait presque vexant pour l'autorité judiciaire de voir le premier ministre intervenir dans ses affaires».
Salah Hamouri pourrait devoir attendre fin 2011 pour sortir de prison. «Sauf si Gilad Shalit est libéré», estime sa mère qui n'a de cesse de comparer le cas de son fils à celui de ce soldat franco-israélien enlevé en 2006 et dont les parents ont été reçus par le chef de l'État. Si celui-ci est libéré, «alors peut-être Salah sortira-t-il dans le cadre d'un échange de prisonniers ?». «C'est le seul espoir que j'ai», explique Denise Hamouri.
» Le blog de soutien à Salah Hamouri
http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/29/01003-20090729ARTFIG00423-israel-refuse-la-liberation-d-un-detenu-francais-.php
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Deux conseillers français enlevés en Somalie à Mogadiscio le 14 juillet 2009
Deux conseillers français en mission d'assistance auprès du gouvernement somalien ont été enlevés mardi matin à Mogadiscio par des hommes armés, annonce le ministère français des Affaires étrangères.
Dans un premier temps, les deux Français, dont l'identité n'a pas été précisée, ont été présentés comme des journalistes. Mais un responsable gouvernemental somalien a indiqué que les deux hommes travaillaient sous couverture pour leur propre protection. Ils ont été enlevés dans un hôtel de la ville.
"Ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président Cheikh Charif Ahmed. Dès que cette information a été connue, tous les services de l'Etat concernés se sont mobilisés, ainsi que notre ambassade à Nairobi, compétente pour la Somalie", précise le Quai d'Orsay dans un communiqué.
"Ils sont en mission", s'est borné à dire à Paris Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères.
"Il s'agit de conseillers, et non de journalistes, qui sont venus en Somalie pour entraîner les membres des services de sécurité de la présidence", a précisé pour sa part le responsable gouvernemental somalien.
Plusieurs hommes armés, dont certains étaient vêtus d'uniformes, ont pénétré dans l'hôtel Sahafi, ont menacé les vigiles et sont allés chercher les Français directement dans leurs chambres, a dit un responsable de l'hôtel.
Plusieurs ministres du gouvernement dirigé par le président cheikh Charif Ahmed résident dans cet établissement et se trouvaient dans leurs chambres au moment des faits.
On ignore qui sont les ravisseurs, mais une milice islamique pro-gouvernementale a affirmé qu'il s'agissait d'éléments mutinés de l'armée.
"Des soldats gouvernementaux qui se sont mutinés sont impliqués dans l'enlèvement des deux Français", a dit à Reuters un porte-parole de la milice, Abdirisak Qeylow.
ENLÈVEMENTS D'ÉTRANGERS FRÉQUENTS
"Des négociations sont en cours en vue de leur libération. Peut-être exigent-ils une rançon, dont j'ignore le montant exact. Mais nous faisons de notre mieux pour qu'ils soient relâchés prochainement", a-t-il ajouté.
Un témoin a rapporté que les assaillants, dont certains portaient des uniformes semblables à ceux des troupes gouvernementales, s'étaient enfuis en direction du marché Bakara, l'un des bastions islamistes à Mogadiscio.
Un officier de police, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a précisé qu'une des trois voitures utilisées par les assaillants avait été saisie.
"Nous avons saisi l'un des véhicules", a-t-il annoncé, précisant ne pas savoir où les otages avaient été emmenés.
Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991. Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.
Une journaliste canadienne, Amanda Lindhout, et un photographe australien, Nigel Brennan, ont été enlevés en août 2008 et sont toujours détenus par leurs ravisseurs.
Les combats en Somalie ont fait au mois 18.000 morts et des centaines de milliers de déplacés depuis l'intervention, en 2006, des forces éthiopiennes pour chasser de Mogadiscio le régime des Tribunaux islamiques.
La rébellion islamiste n'a toutefois pas rendu les armes et contrôle toujours le sud du pays, plusieurs secteurs de l'Ouest et une partie de la capitale.
Abdi Guled, avec Emmanuel Jarry et Laure Bretton à Paris, version française Clément Dossin, Pierre Sérisier et Eric Faye
http://fr.news.yahoo.com/4/20090714/tts-somalie-francais-otages-urgent-ca02f96.html
publié sur romandie blog le 14/07/2009 20:45
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http://fr.news.yahoo.com/4/20090715/twl-somalie-france-otage-bd5ae06.html
Des islamistes détiendraient les deux Français en Somalie
Deux ressortissants français enlevés mardi à Mogadiscio sont aux mains de militants islamistes du groupe Hizbul Islam, a déclaré un haut responsable de la police somalienne.
Abdiqadir Odweyne a dit à Reuters que des éléments des forces de sécurité gouvernementales avaient kidnappé les deux Français avant de les livrer au groupe Hizbul Islam. Ce groupe est maintenant en conflit avec un autre groupe de rebelles, al Chabaab, concernant le sort des otages, a-t-il ajouté.
"Al Chabaab veut récupérer les Français détenus par Hizbul Islam, ils sont tout près de se battre", a ajouté Odweyne, haut responsable des forces de police de Mogadiscio. "Al Chabaab veut tuer les Français et Hizbul Islam refuse. La situation n'est pas bonne. Il n'est pas question d'une rançon pour le moment".
Pour l'analyste Hassan Hundubey, le conflit entre les deux groupes islamistes rend la situation très complexe.
"Hizbul Islam a un charbon ardent entre les mains. Ils ne peuvent ni le jeter, ni le garder", a-t-il dit à Reuters.
"S'ils donnent les otages à Al Chabaab, ils saliront leur nom (...) et s'ils les restituent au gouvernement ou les détiennent pour d'autres raisons, ces deux groupes islamistes se battront (...) La seule façon pour Hizbul Islam de survivre est de confier ces hommes à des négociateurs indépendants."
Abdiqadir Odweyne a précisé qu'un ministre du gouvernement entretenant des liens avec les rebelles était à l'origine du rapt. Des habitants de Mogadiscio et une ONG ont tenu des propos en ce sens.
Le gouvernement, qui n'a pas réagi clairement à cette accusation, dit ignorer qui est à l'origine de l'enlèvement et promet de tout faire pour obtenir une libération rapide des deux otages qui, assure-t-on à Paris, étaient en mission officielle dans le domaine de la sécurité auprès du gouvernement somalien.
PAS DE 'COUVERTURE', ASSURE PARIS
"On ne connaît pas leurs noms mais on connaît leur appartenance et leur groupe, ce sont des gens qui sont armés et perpètrent des rapts pour demander des rançons, mais ce ne sont pas des rapts politiques (...) Ils ne sont pas connus en tant que groupe islamiste", a dit le ministre somalien de la Défense, Mohamed Abdi Gandi, sur Radio France Internationale.
"Des contacts directs ou indirects, il y en a, on va essayer d'utiliser plusieurs moyens", a-t-il ajouté.
Selon le ministère français des Affaires étrangères, les deux Français enlevés n'ont pas utilisé la fausse qualité de journaliste pour une mission confidentielle, comme le disent certains organes de presse, et ont été envoyés à Mogadiscio par le gouvernement français.
"Les deux conseillers français étaient en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien", a déclaré Frédéric Desagneaux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Leur action s'inscrit dans le cadre de notre politique d'ensemble de renforcement du gouvernement de Cheikh Charif dans le domaine de la sécurité".
Plusieurs journaux français écrivent mercredi que les deux hommes sont des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et opéraient avec la fausse qualité de journaliste comme "couverture".
Le porte-parole du ministère n'a pas confirmé pareille version. "Etant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes. Nous n'avons aucun élément authentifiant l'indication initiale faite localement selon laquelle ils se seraient prévalus d'un autre statut que le leur", a-t-il ajouté.
Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991.
Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période de détention qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.
Avec Thierry Lévêque à Paris, version française Pierre Sérisier et Eric Faye
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Les deux hommes, qui selon Paris étaient en mission officielle dans le domaine de la sécurité auprès du gouvernement somalien, ont été enlevés mardi dans un hôtel de Mogadiscio et remis à des membres de l'organisation Hizbul Islam.
Mais Al Chabaab exigeant que le Hizbul Islam lui remette les deux hommes, les deux organisations islamistes s'étaient retrouvées au bord de l'affrontement.
"Nous nous sommes répartis les deux hommes pour éviter des heurts entre islamistes", a déclaré par téléphone à Reuters un responsable d'Al Chabaab.
Selon des témoins, des combattants d'Al Chabaab ont encerclé la maison du chef de Hizbul Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys, où étaient retenus les deux otages français, en menaçant de la prendre d'assaut.
Un haut gradé de la police, Abdiqadir Odweyne, a confirmé que Hizbul Islam avait cédé à la pression d'Al Chabaab, en lui remettant le plus important des deux conseillers français.
"Le responsable français de plus haut rang a été emmené par Al Chabaab et l'autre est resté avec Dahir Aweys", a déclaré ce policier.
ALLIÉ D'AL QAÏDA
Les services de sécurité occidentaux considèrent Al Chabaab comme un groupe allié à la nébuleuse Al Qaïda dans le pays de la Corne de l'Afrique en proie depuis 18 ans à la guerre civile.
Un responsable du gouvernement de transition somalien et plusieurs médias avaient déclaré dans un premier temps que les deux otages français s'étaient présentés sous la qualité de journalistes.
Mais Paris a démenti mercredi, déclarant que les deux Français agissaient en mission officielle d'assistance dans le cadre d'une politique de renforcement du gouvernement somalien dans le domaine de la sécurité.
Les insurgés d'Al Chabaab ou de Hizbul Islam attaquent chaque jour les combattants fidèles au président somalien Charif Ahmed, un islamiste modéré, jusque dans la capitale Mogadiscio, l'une des villes les plus dangereuses au monde où les enlèvements d'étrangers, principalement des employés humanitaires ou des journalistes, sont légion.
Par le passé, les otages ont normalement été relâchés après plusieurs jours ou semaine de captivité en échange du paiement de rançons substantielles.
Version française Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse
http://fr.news.yahoo.com/4/20090716/tts-somalie-france-otages-ca02f96.html
Dans un premier temps, les deux Français, dont l'identité n'a pas été précisée, ont été présentés comme des journalistes. Mais un responsable gouvernemental somalien a indiqué que les deux hommes travaillaient sous couverture pour leur propre protection. Ils ont été enlevés dans un hôtel de la ville.
"Ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président Cheikh Charif Ahmed. Dès que cette information a été connue, tous les services de l'Etat concernés se sont mobilisés, ainsi que notre ambassade à Nairobi, compétente pour la Somalie", précise le Quai d'Orsay dans un communiqué.
"Ils sont en mission", s'est borné à dire à Paris Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères.
"Il s'agit de conseillers, et non de journalistes, qui sont venus en Somalie pour entraîner les membres des services de sécurité de la présidence", a précisé pour sa part le responsable gouvernemental somalien.
Plusieurs hommes armés, dont certains étaient vêtus d'uniformes, ont pénétré dans l'hôtel Sahafi, ont menacé les vigiles et sont allés chercher les Français directement dans leurs chambres, a dit un responsable de l'hôtel.
Plusieurs ministres du gouvernement dirigé par le président cheikh Charif Ahmed résident dans cet établissement et se trouvaient dans leurs chambres au moment des faits.
On ignore qui sont les ravisseurs, mais une milice islamique pro-gouvernementale a affirmé qu'il s'agissait d'éléments mutinés de l'armée.
"Des soldats gouvernementaux qui se sont mutinés sont impliqués dans l'enlèvement des deux Français", a dit à Reuters un porte-parole de la milice, Abdirisak Qeylow.
ENLÈVEMENTS D'ÉTRANGERS FRÉQUENTS
"Des négociations sont en cours en vue de leur libération. Peut-être exigent-ils une rançon, dont j'ignore le montant exact. Mais nous faisons de notre mieux pour qu'ils soient relâchés prochainement", a-t-il ajouté.
Un témoin a rapporté que les assaillants, dont certains portaient des uniformes semblables à ceux des troupes gouvernementales, s'étaient enfuis en direction du marché Bakara, l'un des bastions islamistes à Mogadiscio.
Un officier de police, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a précisé qu'une des trois voitures utilisées par les assaillants avait été saisie.
"Nous avons saisi l'un des véhicules", a-t-il annoncé, précisant ne pas savoir où les otages avaient été emmenés.
Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991. Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.
Une journaliste canadienne, Amanda Lindhout, et un photographe australien, Nigel Brennan, ont été enlevés en août 2008 et sont toujours détenus par leurs ravisseurs.
Les combats en Somalie ont fait au mois 18.000 morts et des centaines de milliers de déplacés depuis l'intervention, en 2006, des forces éthiopiennes pour chasser de Mogadiscio le régime des Tribunaux islamiques.
La rébellion islamiste n'a toutefois pas rendu les armes et contrôle toujours le sud du pays, plusieurs secteurs de l'Ouest et une partie de la capitale.
Abdi Guled, avec Emmanuel Jarry et Laure Bretton à Paris, version française Clément Dossin, Pierre Sérisier et Eric Faye
http://fr.news.yahoo.com/4/20090714/tts-somalie-francais-otages-urgent-ca02f96.html
publié sur romandie blog le 14/07/2009 20:45
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http://fr.news.yahoo.com/4/20090715/twl-somalie-france-otage-bd5ae06.html
Des islamistes détiendraient les deux Français en Somalie
Deux ressortissants français enlevés mardi à Mogadiscio sont aux mains de militants islamistes du groupe Hizbul Islam, a déclaré un haut responsable de la police somalienne.
Abdiqadir Odweyne a dit à Reuters que des éléments des forces de sécurité gouvernementales avaient kidnappé les deux Français avant de les livrer au groupe Hizbul Islam. Ce groupe est maintenant en conflit avec un autre groupe de rebelles, al Chabaab, concernant le sort des otages, a-t-il ajouté.
"Al Chabaab veut récupérer les Français détenus par Hizbul Islam, ils sont tout près de se battre", a ajouté Odweyne, haut responsable des forces de police de Mogadiscio. "Al Chabaab veut tuer les Français et Hizbul Islam refuse. La situation n'est pas bonne. Il n'est pas question d'une rançon pour le moment".
Pour l'analyste Hassan Hundubey, le conflit entre les deux groupes islamistes rend la situation très complexe.
"Hizbul Islam a un charbon ardent entre les mains. Ils ne peuvent ni le jeter, ni le garder", a-t-il dit à Reuters.
"S'ils donnent les otages à Al Chabaab, ils saliront leur nom (...) et s'ils les restituent au gouvernement ou les détiennent pour d'autres raisons, ces deux groupes islamistes se battront (...) La seule façon pour Hizbul Islam de survivre est de confier ces hommes à des négociateurs indépendants."
Abdiqadir Odweyne a précisé qu'un ministre du gouvernement entretenant des liens avec les rebelles était à l'origine du rapt. Des habitants de Mogadiscio et une ONG ont tenu des propos en ce sens.
Le gouvernement, qui n'a pas réagi clairement à cette accusation, dit ignorer qui est à l'origine de l'enlèvement et promet de tout faire pour obtenir une libération rapide des deux otages qui, assure-t-on à Paris, étaient en mission officielle dans le domaine de la sécurité auprès du gouvernement somalien.
PAS DE 'COUVERTURE', ASSURE PARIS
"On ne connaît pas leurs noms mais on connaît leur appartenance et leur groupe, ce sont des gens qui sont armés et perpètrent des rapts pour demander des rançons, mais ce ne sont pas des rapts politiques (...) Ils ne sont pas connus en tant que groupe islamiste", a dit le ministre somalien de la Défense, Mohamed Abdi Gandi, sur Radio France Internationale.
"Des contacts directs ou indirects, il y en a, on va essayer d'utiliser plusieurs moyens", a-t-il ajouté.
Selon le ministère français des Affaires étrangères, les deux Français enlevés n'ont pas utilisé la fausse qualité de journaliste pour une mission confidentielle, comme le disent certains organes de presse, et ont été envoyés à Mogadiscio par le gouvernement français.
"Les deux conseillers français étaient en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien", a déclaré Frédéric Desagneaux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Leur action s'inscrit dans le cadre de notre politique d'ensemble de renforcement du gouvernement de Cheikh Charif dans le domaine de la sécurité".
Plusieurs journaux français écrivent mercredi que les deux hommes sont des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et opéraient avec la fausse qualité de journaliste comme "couverture".
Le porte-parole du ministère n'a pas confirmé pareille version. "Etant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes. Nous n'avons aucun élément authentifiant l'indication initiale faite localement selon laquelle ils se seraient prévalus d'un autre statut que le leur", a-t-il ajouté.
Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991.
Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période de détention qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.
Avec Thierry Lévêque à Paris, version française Pierre Sérisier et Eric Faye
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Les deux hommes, qui selon Paris étaient en mission officielle dans le domaine de la sécurité auprès du gouvernement somalien, ont été enlevés mardi dans un hôtel de Mogadiscio et remis à des membres de l'organisation Hizbul Islam.
Mais Al Chabaab exigeant que le Hizbul Islam lui remette les deux hommes, les deux organisations islamistes s'étaient retrouvées au bord de l'affrontement.
"Nous nous sommes répartis les deux hommes pour éviter des heurts entre islamistes", a déclaré par téléphone à Reuters un responsable d'Al Chabaab.
Selon des témoins, des combattants d'Al Chabaab ont encerclé la maison du chef de Hizbul Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys, où étaient retenus les deux otages français, en menaçant de la prendre d'assaut.
Un haut gradé de la police, Abdiqadir Odweyne, a confirmé que Hizbul Islam avait cédé à la pression d'Al Chabaab, en lui remettant le plus important des deux conseillers français.
"Le responsable français de plus haut rang a été emmené par Al Chabaab et l'autre est resté avec Dahir Aweys", a déclaré ce policier.
ALLIÉ D'AL QAÏDA
Les services de sécurité occidentaux considèrent Al Chabaab comme un groupe allié à la nébuleuse Al Qaïda dans le pays de la Corne de l'Afrique en proie depuis 18 ans à la guerre civile.
Un responsable du gouvernement de transition somalien et plusieurs médias avaient déclaré dans un premier temps que les deux otages français s'étaient présentés sous la qualité de journalistes.
Mais Paris a démenti mercredi, déclarant que les deux Français agissaient en mission officielle d'assistance dans le cadre d'une politique de renforcement du gouvernement somalien dans le domaine de la sécurité.
Les insurgés d'Al Chabaab ou de Hizbul Islam attaquent chaque jour les combattants fidèles au président somalien Charif Ahmed, un islamiste modéré, jusque dans la capitale Mogadiscio, l'une des villes les plus dangereuses au monde où les enlèvements d'étrangers, principalement des employés humanitaires ou des journalistes, sont légion.
Par le passé, les otages ont normalement été relâchés après plusieurs jours ou semaine de captivité en échange du paiement de rançons substantielles.
Version française Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse
http://fr.news.yahoo.com/4/20090716/tts-somalie-france-otages-ca02f96.html
dimanche 27 novembre 2011
Les Français otages de pirates somaliens originaires de Tahiti
Reuters - Vendredi 5 septembre, 07h18 aves yahoo news
PAPEETE, Polynésie française (Reuters) - Les deux navigateurs français qui se trouvent à bord d'un navire intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes sont un couple originaire de Tahiti, en Polynésie française, révèle la presse polynésienne.
Ils convoyaient ce voilier, le Carré d'as, depuis l'Australie jusqu'à La Rochelle.
Jean-Yves Delanne est retraité de l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) et sa femme, Bernadette, est retraitée de la Banque de Polynésie.
Sur une radio locale, Radio 1, la fille du couple a émis des propos rassurants sur l'état de santé des otages, puisqu'elle a pu parler à son père grâce à une liaison radio, après l'interception du bateau.
Ils ont dû s'exprimer en anglais pour que les pirates comprennent la conversation entre le père et sa fille.
Selon cette dernière, les pirates étaient plutôt "sympas" avec leurs otages, d'après ce que lui a dit son père.
La jeune femme semblait sereine au micro de Radio 1, considérant que son père pouvait sans problème faire face à la situation compte-tenu de sa personnalité.
Daniel Pardon, édité par Gwénaëlle Barzic
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Des pirates capturés au large de la Somalie, selon le Puntland
Reuters - Dimanche 7 septembre, 12h47
BOSASSO, Somalie (Reuters) - Quatorze pirates somaliens ont été capturés par l'équipage d'un navire non identifié, rapportent les autorités du Puntland, région autonome du nord de la Somalie.
"Environ 14 pirates ont barré la route à un bateau qui, selon nous, pourrait être américain; tous ont été capturés et leur bateau a été détruit", a déclaré le ministre de la Pêche Abdoulkadir Mouss Youssouf.
Version française Jean-Philippe Lefief
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080907/twl-somalie-pirates-bd5ae06.html
PAPEETE, Polynésie française (Reuters) - Les deux navigateurs français qui se trouvent à bord d'un navire intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes sont un couple originaire de Tahiti, en Polynésie française, révèle la presse polynésienne.
Ils convoyaient ce voilier, le Carré d'as, depuis l'Australie jusqu'à La Rochelle.
Jean-Yves Delanne est retraité de l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) et sa femme, Bernadette, est retraitée de la Banque de Polynésie.
Sur une radio locale, Radio 1, la fille du couple a émis des propos rassurants sur l'état de santé des otages, puisqu'elle a pu parler à son père grâce à une liaison radio, après l'interception du bateau.
Ils ont dû s'exprimer en anglais pour que les pirates comprennent la conversation entre le père et sa fille.
Selon cette dernière, les pirates étaient plutôt "sympas" avec leurs otages, d'après ce que lui a dit son père.
La jeune femme semblait sereine au micro de Radio 1, considérant que son père pouvait sans problème faire face à la situation compte-tenu de sa personnalité.
Daniel Pardon, édité par Gwénaëlle Barzic
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Des pirates capturés au large de la Somalie, selon le Puntland
Reuters - Dimanche 7 septembre, 12h47
BOSASSO, Somalie (Reuters) - Quatorze pirates somaliens ont été capturés par l'équipage d'un navire non identifié, rapportent les autorités du Puntland, région autonome du nord de la Somalie.
"Environ 14 pirates ont barré la route à un bateau qui, selon nous, pourrait être américain; tous ont été capturés et leur bateau a été détruit", a déclaré le ministre de la Pêche Abdoulkadir Mouss Youssouf.
Version française Jean-Philippe Lefief
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080907/twl-somalie-pirates-bd5ae06.html
vendredi 18 novembre 2011
L'embuscade des Français, la positon des Talibans
AP - le 20 août 2008
PARIS - Le ministre de la Défense Hervé Morin a souhaité mercredi que l'armée française tire "les conséquences en matière de renseignement" de l'embuscade qui a coûté la vie lundi à 10 soldats français en Afghanistan.
"Les talibans sont capables de mener des opérations nettement mieux organisées, ils nous ont pris par surprise dans le cadre d'une embuscade qui avait été extrêmement bien préparée", a expliqué M. Morin sur France-Info, ajoutant que "nos hommes n'ont pas été en mesure de riposter et sont tombés de toute évidence dans les premières minutes".
Selon lui, il faut en tirer "les conséquences en matière de renseignement, de connaissance du terrain avant le départ des missions pour qu'une telle attaque surprise et non-prévisible nous puissions l'éviter au maximum".
"Nous n'éviterons jamais à 100% le risque qui est inhérent à la condition militaire et qui peut aller jusqu'au don ultime", a toutefois prévenu M. Morin, c'est pour quoi il faut mettre "en oeuvre l'ensemble des moyens dont nous disposons (...) afin que nous soyons en mesure de mieux anticiper".
"C'est toujours un moment de tristesse et de peine de voir dix cercueils avec dix drapeaux français et les photos d'hommes jeunes venus combattre pour une cause juste, pour un combat nécessaire qui est celui des droits de l'Homme, celui de la lutte contre le terrorisme, de la sécurité et de la stabilité du monde", a-t-il déclaré.
"Cela fait 15 mois que je suis ministre de la Défense, des cérémonies militaires j'en ai malheureusement vécu déjà beaucoup et on ne s'y fait jamais", a confié M. Morin qui, avec son collègue des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a accompagné le président de la République à Kaboul. AP
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http://fr.news.yahoo.com/ap/20080820/twl-afghanistan-france-ong-deces-fcd69a8.html
Un employé afghan de l'ONG Acted tué en Afghanistan
PARIS - Un employé afghan de l'Agence française d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) a été tué dans la région de Kunduz en Afghanistan, a annoncé mardi soir l'ONG française dans un communiqué.
L'homme, qui travaillait comme formateur communautaire, a été retrouvé mort mardi. Il avait été enlevé deux jours auparavant, alors qu'il se trouvait à bord d'un véhicule d'Acted.
Les motivations de l'assassinat restent pour l'heure encore incertaines, précisait le communiqué. Les forces de police afghanes mènent leur enquête sur les circonstances de ce drame, qui touche pour la première fois Acted, présente en Afghanistan depuis 1995.
Acted est une organisation non gouvernementale créée en 1993 et qui a pour vocation de soutenir les populations vulnérables de par le monde, ainsi que de les accompagner dans la construction d'un futur meilleur. Les programmes mis en oeuvre (près de 150 par an) en Afrique, Asie, Moyen-Orient et Amérique Latine/Caraïbes cherchent à répondre aux besoins des populations touchées par les crises et agit pour concilier urgences, réhabilitation et développement. AP
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Soldats français tués en Afghanistan: Nicolas Sarkozy demande aux troupes de "relever la tête"
Par Philippe ALFROY AFP -
CAMP WAREHOUSE (Afghanistan), (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Kaboul aux soldats français de "relever la tête", au nom du "combat contre le terrorisme", après la mort de dix des leurs dans l'attaque la plus meurtrière contre les troupes étrangères en Afghanistan.
Accompagné par les ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Défense, Hervé Morin, le chef de l'Etat s'est rendu au camp Warehouse, quartier général du commandement régional de Kaboul de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.
Là, en périphérie de Kaboul, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux militaires français réunis sur la place d'armes.
"La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer le travail, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels", a-t-il lancé aux soldats.
"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme", a poursuivi le président français.
"Je n'ai pas de doute, il faut être là. Moi aussi, j'étais sous le choc (...), mais je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", a-t-il souligné.
M. Sarkozy avait décidé en avril de renforcer le contingent français en Afghanistan.
Le président français et les deux ministres se sont recueillis devant les cercueils des dix soldats, dans la chapelle ardente dressée dans le camp, puis il s'est entretenu avec des militaires du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMa), qui lui ont raconté l'embuscade et les combats contre les talibans, dans la vallée d'Uzbeen du district de Saroubi, à 50 km à l'est de Kaboul.
Une centaine d'insurgés islamistes avaient pris en embuscade une unité de reconnaissance se déplaçant à pied sous un "feu nourri", tuant aussitôt neuf soldats dans les rangs français.
Il a fallu l'intervention d'une force de réaction rapide et un soutien aérien rapproché pour dégager les troupes. Une trentaine d'insurgés auraient été tués, selon Hervé Morin.
Un dixième soldat, parmi ceux dépêchés pour récupérer les blessés, est mort mardi, lorsque son véhicule blindé s'est renversé.
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre l'immeuble le Drakkar à Beyrouth en 1983 (58 morts).
Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à l'hôpital du camp, où il a rencontré 10 des 21 soldats blessés.
Après un entretien avec le général Michel Stollsteiner, commandant français des troupes internationales dans la région de Kaboul, le chef de l'Etat a rencontré le président afghan Hamid Karzaï au palais présidentiel.
Il devait ensuite repartir vers la France. Un autre avion va rapatrier les corps des tués et certains blessés français. Une cérémonie est prévue jeudi aux Invalides à Paris.
Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.
Avant le drame de lundi, 13 militaires français étaient morts en Afghanistan depuis 2001, dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.
Quelque 176 soldats étrangers, en majorité américains, sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, celle de l'Otan et l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
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Hamid Karzaï et Nicolas Sarkozy le 20 août 2008
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Hamid Karzaï présente "les condoléances et la douleur de son pays" après l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français
KABOUL - Le président afghan Hamid Karzaï a tenu mercredi à présenter "les condoléances et la douleur de son pays et de ses habitants au peuple français pour la perte qu'il a subie", après l'embuscade des talibans dans une vallée près de Kaboul qui a coûté la vie à dix soldats français et en a blessé 21 autres.
S'exprimant à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï a souligné que "la France a toujours été un grand ami de l'Afghanistan et un grand soutien de l'Afghanistan. Et nous sommes profondément attristés et secoués".
Interrogé sur le regain de violence actuellement vécu par son pays, le président afghan a répondu: "cette montée de la violence tient directement au fait que nous ne nous soyons pas -les alliés et nous tous- suffisamment intéressés aux sanctuaires, aux camps d'entraînement, aux ressources financières des terroristes et des talibans. Si nous ne le faison pas, nous continuerons à souffrir", a averti Karzaï en faisant ouvertement référence sans les nommer aux zones tribales du Pakistan situées à la frontière avec l'Afghanistan. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080820/twl-afghanistan-france-soldats-karzai-fcd69a8.html
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Le monde du 20 août 2008
KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
La France a connu, dans la soirée du lundi 18 août, ses premières lourdes pertes en Afghanistan, au cours d'une embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français et blessés vingt et un de leurs camarades. Selon une source militaire en poste à Kaboul, les combats ont fait rage de 13 h 30 jusqu'à la nuit. Les derniers blessés ont été évacués mardi vers 2 heures du matin.
Les dix soldats tués appartenaient au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), basé à Castres (Tarn), au 2e Régiment étranger de parachutistes (REP), basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad (RMT), basé à Noyon (Oise).
Dès l'annonce officielle de leur décès, Nicolas Sarkozy a tenu à justifier la présence et l'envoi de troupes françaises sur le sol afghan. "La cause est juste, a déclaré le président français. C'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre. Au nom de tous les Français, je renouvelle à nos armées la confiance de la Nation pour remplir leur mission." Au même moment, interrogé par l'Agence France-Presse, un porte-parole des talibans revendiquait l'attaque. "Ce matin, a déclaré Zabihullah Mujahed, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'OTAN dans le district de Saroubi à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes."
L'opération dans laquelle étaient engagés les soldats s'inscrivait dans le cadre de l'extension du mandat des troupes françaises en Afghanistan, et notamment dans la province de Kapisa, décision prise par le président Sarkozy après le sommet de l'OTAN de Bucarest début avril. Les soldats du 8e RPIMa, arrivés le 23 juillet en Afghanistan, figuraient à l'avant-garde d'un convoi, comprenant aussi des troupes de l'armée afghane et des forces spéciales de l'armée américaine, chargé de reprendre le contrôle d'une zone abandonnée aux insurgés entre les provinces de Kaboul et de Kapisa.
Au sein de l'état-major de l'OTAN, à Kaboul, on confirmait, mardi soir, que la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi, appartenant à la région de Kaboul où se trouvent des troupes françaises depuis 2002, et de Tag Ab, dans la province voisine de Kapisa où a été affecté le nouveau contingent envoyé cet été par la France.
Cette route en lacet, interminable et idéale pour les embuscades, ne revêt, en soi, que peu d'intérêt stratégique, car on peut accéder à cette région, connue sous le nom de Kohistan, par d'autres voies. On note juste la présence d'un barrage dans le district de Saroubi. Cette mission consistait à faire le lien entre deux provinces désormais sous contrôle des Français.
Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a décrit, lors d'une conférence de presse à Paris, ce qu'il a décrit comme "une embuscade bien montée". "Arrivé à proximité d'un col, le chef de section a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître le site à pied." C'est à ce moment-là que "le feu nourri" des assaillants a surpris la patrouille. "Le chef de section a été blessé à l'épaule tout de suite, ce qui a contribué à la désorganisation", a ajouté le général Georgelin, pour lequel l'attaque a correspondu à "un schéma d'embuscade classique". Puis s'est engagée "une série de combats qui ont duré jusque tard le soir, sur un terrain extrêmement favorable à l'ennemi", selon le général, tandis que "les appuis aériens étaient apportés par la coalition".
Ce récit officiel paraît toutefois fort incomplet en comparaison des témoignages de soldats français blessés dans l'embuscade et rencontrés par Le Monde mercredi matin à Kaboul.
Le nombre de victimes s'expliquerait notamment, selon ces soldats, par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied est restée sous le feu ennemi "pendant près de quatre heures sans renfort". "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", raconte un blessé.
Les frappes aériennes de l'OTAN censées permettre aux soldats assaillis de sortir du guet-apens ont par ailleurs, selon les blessés, raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant des soldats afghans positionnés en aval. Les communications radio ont par ailleurs été coupées avec les unités du Régiment du marche du Tchad, créant une grande frustration parmi les soldats coincés au col.
"Lorsque nous sommes arrivés à cinquante mètres de la ligne de crête, raconte un soldat, les tirs ont commencé. Ils n'ont pas cessé pendant six heures. Parmi les attaquants, il y avait des tireurs d'élite, ils étaient plus nombreux que nous et nous attendaient. On les entendait recharger leurs armes."
Les survivants à l'attaque s'interrogent également sur l'absence de mise en veille, comme c'est le cas pour ce type de mission à risque, d'une force d'action rapide. "Il faut près de trois heures pour arriver au col, suffisamment de temps pour que les talibans soient prévenus par des complices de notre arrivée."
Contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais, selon les soldats interrogés, au fil des affrontements.
La région de l'embuscade, située au nord de Kaboul, a longtemps été sous l'emprise du mouvement islamiste Hezb-e-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. Cette organisation y est toujours présente, mais l'implantation islamiste radicale s'est largement diversifiée. Hekmatyar est passé, comme Jalaluddin Haqqani dans l'est de l'Afghanistan, de la résistance à l'armée russe à la lutte aux côtés du mouvement taliban du mollah Omar.
C'est cette coalition d'insurgés, talibans afghans et combattants d'Hekmatyar, alliés aux talibans pakistanais et à Al-Qaida, qui a tendu un piège mortel aux soldats français.
Jacques Follorou
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/20/les-soldats-blesses-racontent-l-embuscade-les-combats-les-erreurs_1085788_3216.html#ens_id=1049814
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Les soldats blessés racontent l'embuscade, les combats, les erreurs...
Polémique sur l'envoi de soldats au "casse-pipe" en Afghanistan
PARIS (Reuters) - Des soldats blessés dans l'embuscade de Saroubi évoquent dans Le Monde des erreurs de commandement et de coordination lors de l'opération qui a fait 10 morts et 21 blessés.
Dans le même temps, des proches des victimes dénoncent les conditions dans lesquelles des jeunes soldats sont envoyés sur un terrain extrêmement périlleux.
"Il ne fallait pas envoyer ces jeunes au casse-pipe. Maintenant, c'est arrivé, le pire", a déclaré à Reuters Roland Grégoire, oncle d'un caporal tué lundi à Saroubi.
"Il faut qu'il fasse revenir les autres, il ne faut plus que ça arrive", a lancé la mère d'un autre soldat tué sur RTL.
"Il s'est engagé il y a un an. Je leur en veux d'avoir envoyé des enfants, au bout d'un an, pour une mission aussi dure que l'Afghanistan", a-t-elle ajouté.
En réponse aux polémiques naissantes, le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, a assuré que cette opération serait décortiquée "pour améliorer les procédures, la façon de travailler".
"On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela, et surtout de la gravité de celui-là, mais rien ne remettra en cause le choix que nous avons fait avec 45 pays de défendre la liberté et la sécurité du monde", a déclaré pour sa part le Premier ministre, François Fillon.
Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."
Selon des témoignages anonymes recueillis mercredi par Le Monde, le nombre des victimes lors du guet-apens de lundi et mardi s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."
"PLUS DE MUNITIONS"
L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.
Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français".
En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.
Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."
"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.
"Il y a un temps pour la compassion, la solidarité avec les familles. Passé ce temps là, nous allons, en vrai professionnels - car c'est une armée de métier -, décortiquer toute cette affaire et en tirer tous les enseignements", a renchéri le général Irastorza sur RTL.
"A chaque fois que nous avons un incident de ce type, à chaque fois que nous avons un engagement opérationnel, nous avons des procédures de retour d'expérience, nous analysons ce qui a été fait, ce qui aurait peut être pu l'être, et nous en tirons des conclusions", a-t-il ajouté.
Dans l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin, on confirme qu'il y aura des "éclaircissements" sur les événements dans le cadre de la procédure menée systématiquement après un tel événement.
Mais des proches des victimes expriment leur "colère".
"Là bas, c'était trop dangereux. L'histoire l'a prouvé. Ou alors, ils étaient trop jeunes, ou ils manquaient de matériel. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont morts dans une embuscade, comme du gibier", dénonce Roland Grégoire.
Dans Midi-Libre, son neveu, Julien Grégoire, juge "anormal d'envoyer des jeunes se faire tuer dans un pays où nous n'avons rien à faire".
Gérard Bon avec Elizabeth Pineau et Nicolas Fichot
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http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3216,54-1085997@51-1049814,0.html
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Le monde du 20 août 2008
L'OTAN tenu en échec par les talibans
En deux opérations de grande ampleur, et presque simultanées, les talibans ont fait une spectaculaire démonstration de leur capacité de frappe contre le contingent de l'OTAN en Afghanistan : à Khost contre une base américaine, et à Saroubi (Est) contre un détachement de parachutistes français, faisant 10 morts. Les pertes de l'armée française lors de cette attaque sont les plus importantes jamais enregistrées lors d'une opération de combat depuis la guerre d'Algérie.
Ce regain d'offensive des talibans illustre avec acuité les difficultés de la coalition internationale en Afghanistan, rendues plus importantes encore, selon les experts militaires occidentaux, par le délitement du Pakistan voisin, où les insurgés disposent de bases arrière. Depuis le début de l'année, en Afghanistan, le nombre de tués parmi les soldats étrangers s'élève à 183, contre un total de 232 en 2007, l'année la plus meurtrière depuis le renversement du régime taliban en 2001. L'embuscade meurtrière tendue contre les forces françaises à Saroubi, à 60 kilomètres à l'est de Kaboul, s'est produite dans une région escarpée qui représente un verrou stratégique sur l'axe de pénétration des talibans entre le Pakistan et la capitale afghane.
Les troupes françaises du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) venaient de commencer à se déployer dans cette zone depuis le 5août. Elles y avaient remplacé des soldats américains, conformément à la décision annoncée au printemps par Nicolas Sarkozy d'envoyer un bataillon supplémentaire de 700 hommes en Afghanistan. Ce nouvel activisme des talibans est attribué au fait qu'au Pakistan les insurgés islamistes agissent avec une mobilité croissante, lançant leurs opérations à partir des vastes poches qu'ils contrôlent dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan (les FATA, Federally Administered Tribal Areas).
Les talibans profitent du vide du pouvoir central au Pakistan, où la crise politique vient d'être marquée par la démission du président Pervez Musharraf.
Les islamistes bénéficient de réseaux de soutien réactivés au sein des services secrets militaires pakistanais (ISI), qui agissent comme un Etat dans l'Etat. Cette connivence est de plus en plus perçue par les services occidentaux comme la source principale des problèmes en Afghanistan.
EMBALLEMENT RÉGIONAL
Les talibans ont pour tactique en Afghanistan de "fixer" les troupes américaines dans les régions du Sud, en les soumettant à des attaques croissantes, tandis que de nouveaux groupes djihadistes, liés à Al-Qaida et protégés par l'ISI, se déploient dans les zones de l'est du pays, constatent des sources officielles occidentales. L'attaque de lundi à Khost est le deuxième assaut de grande ampleur mené contre une base américaine depuis l'attaque contre la base de Kandahar au cours de laquelle 500 talibans s'étaient échappés d'une prison.
La crise relève désormais d'un emballement régional, et non plus du seul face-à-face, en Afghanistan, entre un contingent international et une guérilla locale, constatent des sources officielles occidentales. Les tensions se cristallisent entre Pakistan d'un côté, Afghanistan et Inde de l'autre. Une partie de la hiérarchie militaire pakistanaise, animée d'un vieux réflexe obsidional, redoute l'apparition en Afghanistan d'une armée nationale équipée et formée par les Occidentaux, et réagit très mal à ce qu'elle perçoit comme une pénétration de l'Afghanistan par l'Inde (qui y ouvre notamment des consulats). Les responsables occidentaux constatent que l'armée pakistanaise, aux prises avec une insurrection talibane et inquiète que sa réputation se soit effondrée après le soutien qu'elle a prodigué à M.Musharraf, agit de moins en moins contre les islamistes. Ceux-ci lui fourniraient parallèlement des gages, en multipliant les attaques contre les forces afghanes de l'autre côté de la frontière. L'ISI est, selon les services occidentaux, à l'origine de l'attentat contre l'ambassade d'Inde à Kaboul, et il aurait vraisemblablement trempé dans l'attaque ayant visé en mai une parade militaire dans la capitale afghane.
En Afghanistan, tandis que les talibans engrangent les revenus de la drogue (auxquels s'ajouteraient des financements en provenance de réseaux salafistes basés dans le Golfe), le pouvoir du président Hamid Karzaï reste rongé par la corruption, en dépit des mises en garde qui lui ont été adressées lors de la conférence des donateurs à Paris, en juin. Hamid Karzaï a en vue l'élection présidentielle de 2009, et il protégerait l'enrichissement de certains proches, qui détournent une partie des aides étrangères. Face à cet écheveau de problèmes, la stratégie des Occidentaux, Etats-Unis en tête, semble être de "tenir" coûte que coûte, en s'efforçant d'augmenter les effectifs du contingent international, en poursuivant la formation de l'armée afghane, et en adressant des messages virulents à l'ISI. Mais les luttes politiques en cours au Pakistan rendent peu probable une vraie mise sous pression de ces réseaux opaques liés aux militaires. L'attaque subie par le contingent français, au moment même où il se renforçait et se lançait dans des opérations de combat au sol, constitue une déconvenue pour l'Elysée. Depuis le printemps, le risque encouru par les militaires dans cette zone de l'Est, où des djihadistes se regroupaient, avait été à la fois anticipé et redouté.
Nicolas Sarkozy a déclaré que la France ne relâcherait pas son effort en Afghanistan contre le "terrorisme". Les avions français basés à Kandahar effectuent chaque jour des sorties dans le cadre des opérations de bombardement menées par la coalition. L'une des questions qui se posent désormais est celle du renvoi en Afghanistan des forces spéciales françaises (200 hommes) que Jacques Chirac avait retirées en janvier 2007.
Natalie Nougayrède
PARIS - Le ministre de la Défense Hervé Morin a souhaité mercredi que l'armée française tire "les conséquences en matière de renseignement" de l'embuscade qui a coûté la vie lundi à 10 soldats français en Afghanistan.
"Les talibans sont capables de mener des opérations nettement mieux organisées, ils nous ont pris par surprise dans le cadre d'une embuscade qui avait été extrêmement bien préparée", a expliqué M. Morin sur France-Info, ajoutant que "nos hommes n'ont pas été en mesure de riposter et sont tombés de toute évidence dans les premières minutes".
Selon lui, il faut en tirer "les conséquences en matière de renseignement, de connaissance du terrain avant le départ des missions pour qu'une telle attaque surprise et non-prévisible nous puissions l'éviter au maximum".
"Nous n'éviterons jamais à 100% le risque qui est inhérent à la condition militaire et qui peut aller jusqu'au don ultime", a toutefois prévenu M. Morin, c'est pour quoi il faut mettre "en oeuvre l'ensemble des moyens dont nous disposons (...) afin que nous soyons en mesure de mieux anticiper".
"C'est toujours un moment de tristesse et de peine de voir dix cercueils avec dix drapeaux français et les photos d'hommes jeunes venus combattre pour une cause juste, pour un combat nécessaire qui est celui des droits de l'Homme, celui de la lutte contre le terrorisme, de la sécurité et de la stabilité du monde", a-t-il déclaré.
"Cela fait 15 mois que je suis ministre de la Défense, des cérémonies militaires j'en ai malheureusement vécu déjà beaucoup et on ne s'y fait jamais", a confié M. Morin qui, avec son collègue des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a accompagné le président de la République à Kaboul. AP
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http://fr.news.yahoo.com/ap/20080820/twl-afghanistan-france-ong-deces-fcd69a8.html
Un employé afghan de l'ONG Acted tué en Afghanistan
PARIS - Un employé afghan de l'Agence française d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) a été tué dans la région de Kunduz en Afghanistan, a annoncé mardi soir l'ONG française dans un communiqué.
L'homme, qui travaillait comme formateur communautaire, a été retrouvé mort mardi. Il avait été enlevé deux jours auparavant, alors qu'il se trouvait à bord d'un véhicule d'Acted.
Les motivations de l'assassinat restent pour l'heure encore incertaines, précisait le communiqué. Les forces de police afghanes mènent leur enquête sur les circonstances de ce drame, qui touche pour la première fois Acted, présente en Afghanistan depuis 1995.
Acted est une organisation non gouvernementale créée en 1993 et qui a pour vocation de soutenir les populations vulnérables de par le monde, ainsi que de les accompagner dans la construction d'un futur meilleur. Les programmes mis en oeuvre (près de 150 par an) en Afrique, Asie, Moyen-Orient et Amérique Latine/Caraïbes cherchent à répondre aux besoins des populations touchées par les crises et agit pour concilier urgences, réhabilitation et développement. AP
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Soldats français tués en Afghanistan: Nicolas Sarkozy demande aux troupes de "relever la tête"
Par Philippe ALFROY AFP -
CAMP WAREHOUSE (Afghanistan), (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Kaboul aux soldats français de "relever la tête", au nom du "combat contre le terrorisme", après la mort de dix des leurs dans l'attaque la plus meurtrière contre les troupes étrangères en Afghanistan.
Accompagné par les ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Défense, Hervé Morin, le chef de l'Etat s'est rendu au camp Warehouse, quartier général du commandement régional de Kaboul de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.
Là, en périphérie de Kaboul, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux militaires français réunis sur la place d'armes.
"La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer le travail, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels", a-t-il lancé aux soldats.
"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme", a poursuivi le président français.
"Je n'ai pas de doute, il faut être là. Moi aussi, j'étais sous le choc (...), mais je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", a-t-il souligné.
M. Sarkozy avait décidé en avril de renforcer le contingent français en Afghanistan.
Le président français et les deux ministres se sont recueillis devant les cercueils des dix soldats, dans la chapelle ardente dressée dans le camp, puis il s'est entretenu avec des militaires du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMa), qui lui ont raconté l'embuscade et les combats contre les talibans, dans la vallée d'Uzbeen du district de Saroubi, à 50 km à l'est de Kaboul.
Une centaine d'insurgés islamistes avaient pris en embuscade une unité de reconnaissance se déplaçant à pied sous un "feu nourri", tuant aussitôt neuf soldats dans les rangs français.
Il a fallu l'intervention d'une force de réaction rapide et un soutien aérien rapproché pour dégager les troupes. Une trentaine d'insurgés auraient été tués, selon Hervé Morin.
Un dixième soldat, parmi ceux dépêchés pour récupérer les blessés, est mort mardi, lorsque son véhicule blindé s'est renversé.
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre l'immeuble le Drakkar à Beyrouth en 1983 (58 morts).
Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à l'hôpital du camp, où il a rencontré 10 des 21 soldats blessés.
Après un entretien avec le général Michel Stollsteiner, commandant français des troupes internationales dans la région de Kaboul, le chef de l'Etat a rencontré le président afghan Hamid Karzaï au palais présidentiel.
Il devait ensuite repartir vers la France. Un autre avion va rapatrier les corps des tués et certains blessés français. Une cérémonie est prévue jeudi aux Invalides à Paris.
Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.
Avant le drame de lundi, 13 militaires français étaient morts en Afghanistan depuis 2001, dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.
Quelque 176 soldats étrangers, en majorité américains, sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, celle de l'Otan et l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
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Hamid Karzaï et Nicolas Sarkozy le 20 août 2008
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Hamid Karzaï présente "les condoléances et la douleur de son pays" après l'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français
KABOUL - Le président afghan Hamid Karzaï a tenu mercredi à présenter "les condoléances et la douleur de son pays et de ses habitants au peuple français pour la perte qu'il a subie", après l'embuscade des talibans dans une vallée près de Kaboul qui a coûté la vie à dix soldats français et en a blessé 21 autres.
S'exprimant à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, Hamid Karzaï a souligné que "la France a toujours été un grand ami de l'Afghanistan et un grand soutien de l'Afghanistan. Et nous sommes profondément attristés et secoués".
Interrogé sur le regain de violence actuellement vécu par son pays, le président afghan a répondu: "cette montée de la violence tient directement au fait que nous ne nous soyons pas -les alliés et nous tous- suffisamment intéressés aux sanctuaires, aux camps d'entraînement, aux ressources financières des terroristes et des talibans. Si nous ne le faison pas, nous continuerons à souffrir", a averti Karzaï en faisant ouvertement référence sans les nommer aux zones tribales du Pakistan situées à la frontière avec l'Afghanistan. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080820/twl-afghanistan-france-soldats-karzai-fcd69a8.html
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Le monde du 20 août 2008
KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
La France a connu, dans la soirée du lundi 18 août, ses premières lourdes pertes en Afghanistan, au cours d'une embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français et blessés vingt et un de leurs camarades. Selon une source militaire en poste à Kaboul, les combats ont fait rage de 13 h 30 jusqu'à la nuit. Les derniers blessés ont été évacués mardi vers 2 heures du matin.
Les dix soldats tués appartenaient au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), basé à Castres (Tarn), au 2e Régiment étranger de parachutistes (REP), basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad (RMT), basé à Noyon (Oise).
Dès l'annonce officielle de leur décès, Nicolas Sarkozy a tenu à justifier la présence et l'envoi de troupes françaises sur le sol afghan. "La cause est juste, a déclaré le président français. C'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre. Au nom de tous les Français, je renouvelle à nos armées la confiance de la Nation pour remplir leur mission." Au même moment, interrogé par l'Agence France-Presse, un porte-parole des talibans revendiquait l'attaque. "Ce matin, a déclaré Zabihullah Mujahed, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'OTAN dans le district de Saroubi à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes."
L'opération dans laquelle étaient engagés les soldats s'inscrivait dans le cadre de l'extension du mandat des troupes françaises en Afghanistan, et notamment dans la province de Kapisa, décision prise par le président Sarkozy après le sommet de l'OTAN de Bucarest début avril. Les soldats du 8e RPIMa, arrivés le 23 juillet en Afghanistan, figuraient à l'avant-garde d'un convoi, comprenant aussi des troupes de l'armée afghane et des forces spéciales de l'armée américaine, chargé de reprendre le contrôle d'une zone abandonnée aux insurgés entre les provinces de Kaboul et de Kapisa.
Au sein de l'état-major de l'OTAN, à Kaboul, on confirmait, mardi soir, que la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi, appartenant à la région de Kaboul où se trouvent des troupes françaises depuis 2002, et de Tag Ab, dans la province voisine de Kapisa où a été affecté le nouveau contingent envoyé cet été par la France.
Cette route en lacet, interminable et idéale pour les embuscades, ne revêt, en soi, que peu d'intérêt stratégique, car on peut accéder à cette région, connue sous le nom de Kohistan, par d'autres voies. On note juste la présence d'un barrage dans le district de Saroubi. Cette mission consistait à faire le lien entre deux provinces désormais sous contrôle des Français.
Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a décrit, lors d'une conférence de presse à Paris, ce qu'il a décrit comme "une embuscade bien montée". "Arrivé à proximité d'un col, le chef de section a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître le site à pied." C'est à ce moment-là que "le feu nourri" des assaillants a surpris la patrouille. "Le chef de section a été blessé à l'épaule tout de suite, ce qui a contribué à la désorganisation", a ajouté le général Georgelin, pour lequel l'attaque a correspondu à "un schéma d'embuscade classique". Puis s'est engagée "une série de combats qui ont duré jusque tard le soir, sur un terrain extrêmement favorable à l'ennemi", selon le général, tandis que "les appuis aériens étaient apportés par la coalition".
Ce récit officiel paraît toutefois fort incomplet en comparaison des témoignages de soldats français blessés dans l'embuscade et rencontrés par Le Monde mercredi matin à Kaboul.
Le nombre de victimes s'expliquerait notamment, selon ces soldats, par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied est restée sous le feu ennemi "pendant près de quatre heures sans renfort". "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", raconte un blessé.
Les frappes aériennes de l'OTAN censées permettre aux soldats assaillis de sortir du guet-apens ont par ailleurs, selon les blessés, raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant des soldats afghans positionnés en aval. Les communications radio ont par ailleurs été coupées avec les unités du Régiment du marche du Tchad, créant une grande frustration parmi les soldats coincés au col.
"Lorsque nous sommes arrivés à cinquante mètres de la ligne de crête, raconte un soldat, les tirs ont commencé. Ils n'ont pas cessé pendant six heures. Parmi les attaquants, il y avait des tireurs d'élite, ils étaient plus nombreux que nous et nous attendaient. On les entendait recharger leurs armes."
Les survivants à l'attaque s'interrogent également sur l'absence de mise en veille, comme c'est le cas pour ce type de mission à risque, d'une force d'action rapide. "Il faut près de trois heures pour arriver au col, suffisamment de temps pour que les talibans soient prévenus par des complices de notre arrivée."
Contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais, selon les soldats interrogés, au fil des affrontements.
La région de l'embuscade, située au nord de Kaboul, a longtemps été sous l'emprise du mouvement islamiste Hezb-e-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. Cette organisation y est toujours présente, mais l'implantation islamiste radicale s'est largement diversifiée. Hekmatyar est passé, comme Jalaluddin Haqqani dans l'est de l'Afghanistan, de la résistance à l'armée russe à la lutte aux côtés du mouvement taliban du mollah Omar.
C'est cette coalition d'insurgés, talibans afghans et combattants d'Hekmatyar, alliés aux talibans pakistanais et à Al-Qaida, qui a tendu un piège mortel aux soldats français.
Jacques Follorou
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/08/20/les-soldats-blesses-racontent-l-embuscade-les-combats-les-erreurs_1085788_3216.html#ens_id=1049814
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Les soldats blessés racontent l'embuscade, les combats, les erreurs...
Polémique sur l'envoi de soldats au "casse-pipe" en Afghanistan
PARIS (Reuters) - Des soldats blessés dans l'embuscade de Saroubi évoquent dans Le Monde des erreurs de commandement et de coordination lors de l'opération qui a fait 10 morts et 21 blessés.
Dans le même temps, des proches des victimes dénoncent les conditions dans lesquelles des jeunes soldats sont envoyés sur un terrain extrêmement périlleux.
"Il ne fallait pas envoyer ces jeunes au casse-pipe. Maintenant, c'est arrivé, le pire", a déclaré à Reuters Roland Grégoire, oncle d'un caporal tué lundi à Saroubi.
"Il faut qu'il fasse revenir les autres, il ne faut plus que ça arrive", a lancé la mère d'un autre soldat tué sur RTL.
"Il s'est engagé il y a un an. Je leur en veux d'avoir envoyé des enfants, au bout d'un an, pour une mission aussi dure que l'Afghanistan", a-t-elle ajouté.
En réponse aux polémiques naissantes, le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, a assuré que cette opération serait décortiquée "pour améliorer les procédures, la façon de travailler".
"On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela, et surtout de la gravité de celui-là, mais rien ne remettra en cause le choix que nous avons fait avec 45 pays de défendre la liberté et la sécurité du monde", a déclaré pour sa part le Premier ministre, François Fillon.
Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."
Selon des témoignages anonymes recueillis mercredi par Le Monde, le nombre des victimes lors du guet-apens de lundi et mardi s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."
"PLUS DE MUNITIONS"
L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.
Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français".
En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.
Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."
"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.
"Il y a un temps pour la compassion, la solidarité avec les familles. Passé ce temps là, nous allons, en vrai professionnels - car c'est une armée de métier -, décortiquer toute cette affaire et en tirer tous les enseignements", a renchéri le général Irastorza sur RTL.
"A chaque fois que nous avons un incident de ce type, à chaque fois que nous avons un engagement opérationnel, nous avons des procédures de retour d'expérience, nous analysons ce qui a été fait, ce qui aurait peut être pu l'être, et nous en tirons des conclusions", a-t-il ajouté.
Dans l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin, on confirme qu'il y aura des "éclaircissements" sur les événements dans le cadre de la procédure menée systématiquement après un tel événement.
Mais des proches des victimes expriment leur "colère".
"Là bas, c'était trop dangereux. L'histoire l'a prouvé. Ou alors, ils étaient trop jeunes, ou ils manquaient de matériel. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont morts dans une embuscade, comme du gibier", dénonce Roland Grégoire.
Dans Midi-Libre, son neveu, Julien Grégoire, juge "anormal d'envoyer des jeunes se faire tuer dans un pays où nous n'avons rien à faire".
Gérard Bon avec Elizabeth Pineau et Nicolas Fichot
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http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3216,54-1085997@51-1049814,0.html
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Le monde du 20 août 2008
L'OTAN tenu en échec par les talibans
En deux opérations de grande ampleur, et presque simultanées, les talibans ont fait une spectaculaire démonstration de leur capacité de frappe contre le contingent de l'OTAN en Afghanistan : à Khost contre une base américaine, et à Saroubi (Est) contre un détachement de parachutistes français, faisant 10 morts. Les pertes de l'armée française lors de cette attaque sont les plus importantes jamais enregistrées lors d'une opération de combat depuis la guerre d'Algérie.
Ce regain d'offensive des talibans illustre avec acuité les difficultés de la coalition internationale en Afghanistan, rendues plus importantes encore, selon les experts militaires occidentaux, par le délitement du Pakistan voisin, où les insurgés disposent de bases arrière. Depuis le début de l'année, en Afghanistan, le nombre de tués parmi les soldats étrangers s'élève à 183, contre un total de 232 en 2007, l'année la plus meurtrière depuis le renversement du régime taliban en 2001. L'embuscade meurtrière tendue contre les forces françaises à Saroubi, à 60 kilomètres à l'est de Kaboul, s'est produite dans une région escarpée qui représente un verrou stratégique sur l'axe de pénétration des talibans entre le Pakistan et la capitale afghane.
Les troupes françaises du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) venaient de commencer à se déployer dans cette zone depuis le 5août. Elles y avaient remplacé des soldats américains, conformément à la décision annoncée au printemps par Nicolas Sarkozy d'envoyer un bataillon supplémentaire de 700 hommes en Afghanistan. Ce nouvel activisme des talibans est attribué au fait qu'au Pakistan les insurgés islamistes agissent avec une mobilité croissante, lançant leurs opérations à partir des vastes poches qu'ils contrôlent dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan (les FATA, Federally Administered Tribal Areas).
Les talibans profitent du vide du pouvoir central au Pakistan, où la crise politique vient d'être marquée par la démission du président Pervez Musharraf.
Les islamistes bénéficient de réseaux de soutien réactivés au sein des services secrets militaires pakistanais (ISI), qui agissent comme un Etat dans l'Etat. Cette connivence est de plus en plus perçue par les services occidentaux comme la source principale des problèmes en Afghanistan.
EMBALLEMENT RÉGIONAL
Les talibans ont pour tactique en Afghanistan de "fixer" les troupes américaines dans les régions du Sud, en les soumettant à des attaques croissantes, tandis que de nouveaux groupes djihadistes, liés à Al-Qaida et protégés par l'ISI, se déploient dans les zones de l'est du pays, constatent des sources officielles occidentales. L'attaque de lundi à Khost est le deuxième assaut de grande ampleur mené contre une base américaine depuis l'attaque contre la base de Kandahar au cours de laquelle 500 talibans s'étaient échappés d'une prison.
La crise relève désormais d'un emballement régional, et non plus du seul face-à-face, en Afghanistan, entre un contingent international et une guérilla locale, constatent des sources officielles occidentales. Les tensions se cristallisent entre Pakistan d'un côté, Afghanistan et Inde de l'autre. Une partie de la hiérarchie militaire pakistanaise, animée d'un vieux réflexe obsidional, redoute l'apparition en Afghanistan d'une armée nationale équipée et formée par les Occidentaux, et réagit très mal à ce qu'elle perçoit comme une pénétration de l'Afghanistan par l'Inde (qui y ouvre notamment des consulats). Les responsables occidentaux constatent que l'armée pakistanaise, aux prises avec une insurrection talibane et inquiète que sa réputation se soit effondrée après le soutien qu'elle a prodigué à M.Musharraf, agit de moins en moins contre les islamistes. Ceux-ci lui fourniraient parallèlement des gages, en multipliant les attaques contre les forces afghanes de l'autre côté de la frontière. L'ISI est, selon les services occidentaux, à l'origine de l'attentat contre l'ambassade d'Inde à Kaboul, et il aurait vraisemblablement trempé dans l'attaque ayant visé en mai une parade militaire dans la capitale afghane.
En Afghanistan, tandis que les talibans engrangent les revenus de la drogue (auxquels s'ajouteraient des financements en provenance de réseaux salafistes basés dans le Golfe), le pouvoir du président Hamid Karzaï reste rongé par la corruption, en dépit des mises en garde qui lui ont été adressées lors de la conférence des donateurs à Paris, en juin. Hamid Karzaï a en vue l'élection présidentielle de 2009, et il protégerait l'enrichissement de certains proches, qui détournent une partie des aides étrangères. Face à cet écheveau de problèmes, la stratégie des Occidentaux, Etats-Unis en tête, semble être de "tenir" coûte que coûte, en s'efforçant d'augmenter les effectifs du contingent international, en poursuivant la formation de l'armée afghane, et en adressant des messages virulents à l'ISI. Mais les luttes politiques en cours au Pakistan rendent peu probable une vraie mise sous pression de ces réseaux opaques liés aux militaires. L'attaque subie par le contingent français, au moment même où il se renforçait et se lançait dans des opérations de combat au sol, constitue une déconvenue pour l'Elysée. Depuis le printemps, le risque encouru par les militaires dans cette zone de l'Est, où des djihadistes se regroupaient, avait été à la fois anticipé et redouté.
Nicolas Sarkozy a déclaré que la France ne relâcherait pas son effort en Afghanistan contre le "terrorisme". Les avions français basés à Kandahar effectuent chaque jour des sorties dans le cadre des opérations de bombardement menées par la coalition. L'une des questions qui se posent désormais est celle du renvoi en Afghanistan des forces spéciales françaises (200 hommes) que Jacques Chirac avait retirées en janvier 2007.
Natalie Nougayrède
Afghanistan: civils tués par l'Otan, soldats tué par des insurgés
Afghanistan: 4 civils tués par l'Otan dans des combats avec des insurgés
KABOUL (AFP) - La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan a reconnu dimanche avoir tué quatre civils au cours de combats avec des insurgés dans un bastion des talibans, dans le sud de l'Afghanistan.
"Une unité de l'Isaf a accidentellement tué quatre civils et en a blessé trois au cours d'un engagement avec des insurgés", a annoncé l'Isaf dans un communiqué. La bavure a eu lieu samedi dans le district de Sangin, dans la province d'Helmand, un bastion des talibans dans le sud du pays. "Une patrouille a identifié des insurgés armés sur le toit d'un bâtiment se préparant à ouvrir le feu et pour se défendre, les soldats de l'Isaf ont tiré trois roquettes qui ont toutes atteintes leur objectif", a expliqué l'Isaf. "A l'insu de la patrouille, des civils se trouvaient à l'intérieur du bâtiment", a-t-elle ajouté. Les trois blessés, parmi lesquels deux enfants grièvement atteints, ont été soignés dans une infirmerie de l'Isaf, selon le communiqué. "L'Isaf regrette profondément cette tragédie, quand des femmes et des enfants sont tués et blessés", a ajouté l'Isaf, précisant qu'une enquête avait été ouverte. Les forces étrangères en Afghanistan sont régulièrement accusées de provoquer la mort de civils dans leurs combats ou bombardements contre les insurgés. Le président Hamid Karzaï et les autorités afghanes lancent régulièrement des appels à la prudence aux forces internationales, avertissant que de telles bavures risquent de retourner la population contre les soldats étrangers et le gouvernement. En juillet, deux frappes aériennes des forces internationales avaient tué 64 civils, pour la plupart des femmes et des enfants venant assister à un mariage, dans les provinces du Nouristan et de Nangarhar (est), selon des commissions d'enquête des autorités afghanes. Le 7 août, la coalition avait annoncé la mort de quatre femmes et d'un enfant dans la province de Ghazni (centre), présents dans un bâtiment à partir duquel des hommes armés avaient ouvert le feu contre des soldats. Au cours des quatre premiers mois de l'année 2008, environ 200 civils afghans ont été tués par les forces internationales, la plupart dans des frappes aériennes, avait indiqué à la mi-mai un rapporteur spécial de l'ONU, Philip Alston. Dans le même temps, 300 civils ont été tués lors d'attaques des talibans, les trois quarts au cours d'attentats suicide, selon lui. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en novembre 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Opération "Liberté immuable").
Un soldat de l'Isaf (g) et un soldat afghan le 29 mai 2008 à Kaboul
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080817/twl-afghanistan-violences-2elead-3caf257.html
http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/afghanistan-photos.html?imageUrl=/afp/20080817/r_p_afp_wl_afghan/pwl-afghanistan-violences-2-30d06e7986060
publié le 19/08/2008 00:42 sur le blog de romandie blog
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Nouvel assaut taliban contre une base américaine
KHOST, Afghanistan (Reuters) - Un trentaine de taliban, dont six kamikazes, ont pris d'assaut la principale base américaine dans le sud-est de l'Afghanistan dans la nuit de lundi à mardi, rapportent des responsables afghans et de l'Otan
Des militaires de l'Otan affrontaient encore dans la matinée quelques combattants taliban, repoussés dans les maisons d'un village voisin, a rapporté le gouverneur de la province de Khost, où s'est déroulée l'attaque. Ces combats ont fait deux morts et trois blessés parmi les civils, a-t-il ajouté.
Lundi, un attentat suicide avait causé la mort de dix civils afghans aux portes de cette même base, le Camp Salerno, situé à proximité de la frontière pakistanaise.
"Depuis, un affrontement s'est poursuivi entre l'Otan et les taliban. Six taliban ont été tués après avoir fait exploser les charges qu'ils avaient sur eux. Deux enfants ont été tués et deux autres, ainsi qu'une femme, ont été blessés", a rapporté le gouverneur provincial, Arsala Jamal.
L'Otan a repoussé les taliban vers un village voisin, dont plusieurs maisons ont été la cible de frappes aériennes, ont indiqué des habitants.
"Il y avait jusqu'à six kamikazes à pied. Certains ont pu se faire exploser à l'extérieur de la base et d'autres ont été tués par nos hommes", a déclaré un porte-parole de la mission de l'Otan, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).
"Les combats se poursuivent. il n'y a pas de victimes de notre côté", a-t-il ajouté.
Elyas Wahdat, version française Gregory Schwartz
publié le 19/08/2008 11:01 sur romandie blog
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Afghanistan: dix soldats français tués, une base américaine attaquée
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080819/twl-afghanistan-otan-france-violences-2e-3caf257.html
Carte de localisation des attaques contre des soldats français et contre une base américaine
KABOUL (AFP) - Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors de combats contre les talibans, a-t-on appris mardi de source proche de la présidence française.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait dès mardi soir en Afghanistan.
Les soldats ont péri lors d'affrontements déclenchés par une "embuscade tendue par les talibans", qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, a précisé cette source à Paris.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan avait indiqué auparavant que des soldats étaient engagés dans un "incident majeur" dans la province de Kaboul.
Un officier afghan interrogé sous couvert de l'anonymat avait pour sa part indiqué que dix soldats français avaient été tués et vingt blessés lors de ces affrontements dans le district de Saroubi, à quelque 50 km de la capitale afghane.
Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan dans le district de Saroubi.
"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed.
"L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués", a-t-il ajouté.
Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés.
Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.
Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril.
Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.
A Kaboul, l'ossature de la présence française est constituée par le Régiment de marche du Tchad, basé à Noyon (Oise, nord de la France). La France a pris le 5 août le commandement de la région "capitale", assuré à tour de rôle par la France, l'Italie et la Turquie, qui disposent chacun d'un bataillon déployé à Kaboul et dans sa région proche.
Depuis fin 2001 et sans compter les morts de lundi et mardi, quatorze militaires français sont morts en Afghanistan dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier en date avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.
Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires. La plupart d'entre eux ont été victimes de bombes improvisées.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
Par ailleurs, la base américaine Salerno située à proximité de la ville de Khost, à quelque 30 km de la frontière avec le Pakistan, a fait l'objet d'une nouvelle attaque dès l'aube, au lendemain d'un attentat suicide qui y avait fait 10 tués civils.
"D'après les premiers rapports, quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.
"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.
Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zaher Azimi, a affirmé que 13 "terroristes" avaient été tués dans l'attaque de la base. "Une unité de commando s'est déployée et a repoussé les assaillants. Six commandos ont été blessés", a-t-il précisé.
Pour sa part, l'Isaf a fait état de sept insurgés tués.
"Les forces de l'Isaf ont identifié un groupe d'insurgés se préparant à attaquer la base et ont ouvert le feu contre eux. Des hélicoptères ont ensuite pris à partie les insurgés alors qu'ils tenaient de s'enfuir", a indiqué la force dans un communiqué.
"Aucun membre de l'Isaf n'a été blessé dans l'attaque", a-telle précisé.
Zabihullah Mujahed a revendiqué cette nouvelle attaque au nom des talibans. "Un groupe de 30 moujahidine équipés d'armes à feu et de vestes bourrées d'explosifs ont attaqué la base américaine de Khost, tuant de nombreux américains", a-t-il déclaré.
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Afghanistan: les soldats français ont été victimes d'une "vraie embuscade", selon le général Georgelin
Par Julien Proult AP -
PARIS - Les soldats français tués lundi à l'est de Kaboul en Afghanistan, ont été victimes d'une "vraie embuscade, bien montée" par une centaine d'insurgés lors d'une mission de reconnaissance classique, a expliqué mardi le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major. Neuf d'entre eux sont morts au tout début des combats, tandis que le dernier a péri dans l'accident d'un véhicule blindé qui tentait de récupérer les blessés quelques heures plus tard.
Les affrontements ont eu lieu sur la route qui traverse du nord au sud la vallée de l'Uzbin, dans le district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul, à environ 2.000m d'altitude, a indiqué le général Georgelin lors d'une conférence de presse à Paris. "C'est une piste extrêmement rocailleuse, ce n'est pas une route aménagée, c'est une piste enlacée. Il faisait une chaleur suffocante, de l'ordre de 30 degrés, dans une atmosphère extrêmement poussiéreuse", a-t-il expliqué.
La bataille s'est engagée vers 13h30 locales lundi, lorsqu'arrivé à proximité d'un col, "le chef de section, comme il est normal en reconnaissance d'infanterie, a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître à pied le col lui-même", a affirmé le chef d'état-major.
C'est à ce moment-là "qu'un élément des forces insurgées s'est manifesté et a frappé. C'est au cours de cet incident à 13h30 qu'ont été tués (...) les neuf soldats français dont nous avons à déplorer la perte", a souligné le général Georgelin. A partir de là s'est engagée "une série de combats qui a duré jusqu'à tard le soir".
Les talibans ont d'abord "pris à partie la base d'appui qu'avait laissée le chef de section en arrière de cet élément avant (...) puis, plus tard, s'en sont pris à la deuxième section, qui était donc sur cette route sur laquelle ils étaient engagés", selon le chef d'état-major.
La SRR (Section de réaction rapide) de la base avancée de Surobi a alors été appelée en renfort, tandis que "les appuis aériens ont été apportés par la coalition avec les A-10 américains".
Les combats se sont étirés jusque dans la nuit, et "ce n'est que vers 2h qu'on a pu dresser un bilan complet", a souligné Jean-Louis Georgelin. "Ce qui a été extrêmement difficile, à partir de la tombée de la nuit, c'est de récupérer l'ensemble des blessés, l'ensemble des éléments de la section qui ont été dispersés lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri de l'embuscade".
C'est lors de ces opérations de sauvetage que le dixième soldat français est mort: son véhicule blindé s'est retourné sous l'effondrement de la route, "vers 5h30" locales mardi matin.
Selon le ministre de la Défense Hervé Morin, "il semblerait qu'il n'y ait aucun mort pour les forces spéciales américaines, ni pour l'armée nationale afghane" qui accompagnaient les troupes françaises dans leur mission. Il y aurait en revanche "quelques blessés qui sont légers".
Dans les rangs des assaillants, au nombre d'"une petite centaine", on compte "une trentaine de morts et une trentaine de blessés", d'après Hervé Morin. A Kaboul, le général Mohammad Zahir Azimi, porte-parole du ministère afghan de la Défense, a fait état de la mort de "27 ennemis" dans l'accrochage. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080819/twl-afghanistan-france-soldats-embuscade-fcd69a8.html
publié le 19/08/2008 15:02 sur romandie blog
KABOUL (AFP) - La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan a reconnu dimanche avoir tué quatre civils au cours de combats avec des insurgés dans un bastion des talibans, dans le sud de l'Afghanistan.
"Une unité de l'Isaf a accidentellement tué quatre civils et en a blessé trois au cours d'un engagement avec des insurgés", a annoncé l'Isaf dans un communiqué. La bavure a eu lieu samedi dans le district de Sangin, dans la province d'Helmand, un bastion des talibans dans le sud du pays. "Une patrouille a identifié des insurgés armés sur le toit d'un bâtiment se préparant à ouvrir le feu et pour se défendre, les soldats de l'Isaf ont tiré trois roquettes qui ont toutes atteintes leur objectif", a expliqué l'Isaf. "A l'insu de la patrouille, des civils se trouvaient à l'intérieur du bâtiment", a-t-elle ajouté. Les trois blessés, parmi lesquels deux enfants grièvement atteints, ont été soignés dans une infirmerie de l'Isaf, selon le communiqué. "L'Isaf regrette profondément cette tragédie, quand des femmes et des enfants sont tués et blessés", a ajouté l'Isaf, précisant qu'une enquête avait été ouverte. Les forces étrangères en Afghanistan sont régulièrement accusées de provoquer la mort de civils dans leurs combats ou bombardements contre les insurgés. Le président Hamid Karzaï et les autorités afghanes lancent régulièrement des appels à la prudence aux forces internationales, avertissant que de telles bavures risquent de retourner la population contre les soldats étrangers et le gouvernement. En juillet, deux frappes aériennes des forces internationales avaient tué 64 civils, pour la plupart des femmes et des enfants venant assister à un mariage, dans les provinces du Nouristan et de Nangarhar (est), selon des commissions d'enquête des autorités afghanes. Le 7 août, la coalition avait annoncé la mort de quatre femmes et d'un enfant dans la province de Ghazni (centre), présents dans un bâtiment à partir duquel des hommes armés avaient ouvert le feu contre des soldats. Au cours des quatre premiers mois de l'année 2008, environ 200 civils afghans ont été tués par les forces internationales, la plupart dans des frappes aériennes, avait indiqué à la mi-mai un rapporteur spécial de l'ONU, Philip Alston. Dans le même temps, 300 civils ont été tués lors d'attaques des talibans, les trois quarts au cours d'attentats suicide, selon lui. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir en novembre 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Opération "Liberté immuable").
Un soldat de l'Isaf (g) et un soldat afghan le 29 mai 2008 à Kaboul
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080817/twl-afghanistan-violences-2elead-3caf257.html
http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/afghanistan-photos.html?imageUrl=/afp/20080817/r_p_afp_wl_afghan/pwl-afghanistan-violences-2-30d06e7986060
publié le 19/08/2008 00:42 sur le blog de romandie blog
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Nouvel assaut taliban contre une base américaine
KHOST, Afghanistan (Reuters) - Un trentaine de taliban, dont six kamikazes, ont pris d'assaut la principale base américaine dans le sud-est de l'Afghanistan dans la nuit de lundi à mardi, rapportent des responsables afghans et de l'Otan
Des militaires de l'Otan affrontaient encore dans la matinée quelques combattants taliban, repoussés dans les maisons d'un village voisin, a rapporté le gouverneur de la province de Khost, où s'est déroulée l'attaque. Ces combats ont fait deux morts et trois blessés parmi les civils, a-t-il ajouté.
Lundi, un attentat suicide avait causé la mort de dix civils afghans aux portes de cette même base, le Camp Salerno, situé à proximité de la frontière pakistanaise.
"Depuis, un affrontement s'est poursuivi entre l'Otan et les taliban. Six taliban ont été tués après avoir fait exploser les charges qu'ils avaient sur eux. Deux enfants ont été tués et deux autres, ainsi qu'une femme, ont été blessés", a rapporté le gouverneur provincial, Arsala Jamal.
L'Otan a repoussé les taliban vers un village voisin, dont plusieurs maisons ont été la cible de frappes aériennes, ont indiqué des habitants.
"Il y avait jusqu'à six kamikazes à pied. Certains ont pu se faire exploser à l'extérieur de la base et d'autres ont été tués par nos hommes", a déclaré un porte-parole de la mission de l'Otan, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).
"Les combats se poursuivent. il n'y a pas de victimes de notre côté", a-t-il ajouté.
Elyas Wahdat, version française Gregory Schwartz
publié le 19/08/2008 11:01 sur romandie blog
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Afghanistan: dix soldats français tués, une base américaine attaquée
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080819/twl-afghanistan-otan-france-violences-2e-3caf257.html
Carte de localisation des attaques contre des soldats français et contre une base américaine
KABOUL (AFP) - Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors de combats contre les talibans, a-t-on appris mardi de source proche de la présidence française.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait dès mardi soir en Afghanistan.
Les soldats ont péri lors d'affrontements déclenchés par une "embuscade tendue par les talibans", qui ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, a précisé cette source à Paris.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan avait indiqué auparavant que des soldats étaient engagés dans un "incident majeur" dans la province de Kaboul.
Un officier afghan interrogé sous couvert de l'anonymat avait pour sa part indiqué que dix soldats français avaient été tués et vingt blessés lors de ces affrontements dans le district de Saroubi, à quelque 50 km de la capitale afghane.
Un porte-parole des talibans a affirmé que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan dans le district de Saroubi.
"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Zabihullah Mujahed.
"L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués", a-t-il ajouté.
Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés.
Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi, a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués dans les combats de Saroubi.
Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril.
Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.
A Kaboul, l'ossature de la présence française est constituée par le Régiment de marche du Tchad, basé à Noyon (Oise, nord de la France). La France a pris le 5 août le commandement de la région "capitale", assuré à tour de rôle par la France, l'Italie et la Turquie, qui disposent chacun d'un bataillon déployé à Kaboul et dans sa région proche.
Depuis fin 2001 et sans compter les morts de lundi et mardi, quatorze militaires français sont morts en Afghanistan dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier en date avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.
Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires. La plupart d'entre eux ont été victimes de bombes improvisées.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.
Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
Par ailleurs, la base américaine Salerno située à proximité de la ville de Khost, à quelque 30 km de la frontière avec le Pakistan, a fait l'objet d'une nouvelle attaque dès l'aube, au lendemain d'un attentat suicide qui y avait fait 10 tués civils.
"D'après les premiers rapports, quelque 30 talibans ont tenté d'attaquer la base. Nous avons découvert les corps de six personnes portant des vestes bourrées d'explosifs", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province de Khost, Arsala Jamal.
"Deux enfants ont été tués et trois hommes blessés alors qu'ils se trouvaient dans une maison proche de la base. Nous ne savons pas dans quelles circonstances ils ont été atteints", a précisé le service de presse du gouverneur.
Le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zaher Azimi, a affirmé que 13 "terroristes" avaient été tués dans l'attaque de la base. "Une unité de commando s'est déployée et a repoussé les assaillants. Six commandos ont été blessés", a-t-il précisé.
Pour sa part, l'Isaf a fait état de sept insurgés tués.
"Les forces de l'Isaf ont identifié un groupe d'insurgés se préparant à attaquer la base et ont ouvert le feu contre eux. Des hélicoptères ont ensuite pris à partie les insurgés alors qu'ils tenaient de s'enfuir", a indiqué la force dans un communiqué.
"Aucun membre de l'Isaf n'a été blessé dans l'attaque", a-telle précisé.
Zabihullah Mujahed a revendiqué cette nouvelle attaque au nom des talibans. "Un groupe de 30 moujahidine équipés d'armes à feu et de vestes bourrées d'explosifs ont attaqué la base américaine de Khost, tuant de nombreux américains", a-t-il déclaré.
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Afghanistan: les soldats français ont été victimes d'une "vraie embuscade", selon le général Georgelin
Par Julien Proult AP -
PARIS - Les soldats français tués lundi à l'est de Kaboul en Afghanistan, ont été victimes d'une "vraie embuscade, bien montée" par une centaine d'insurgés lors d'une mission de reconnaissance classique, a expliqué mardi le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major. Neuf d'entre eux sont morts au tout début des combats, tandis que le dernier a péri dans l'accident d'un véhicule blindé qui tentait de récupérer les blessés quelques heures plus tard.
Les affrontements ont eu lieu sur la route qui traverse du nord au sud la vallée de l'Uzbin, dans le district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul, à environ 2.000m d'altitude, a indiqué le général Georgelin lors d'une conférence de presse à Paris. "C'est une piste extrêmement rocailleuse, ce n'est pas une route aménagée, c'est une piste enlacée. Il faisait une chaleur suffocante, de l'ordre de 30 degrés, dans une atmosphère extrêmement poussiéreuse", a-t-il expliqué.
La bataille s'est engagée vers 13h30 locales lundi, lorsqu'arrivé à proximité d'un col, "le chef de section, comme il est normal en reconnaissance d'infanterie, a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître à pied le col lui-même", a affirmé le chef d'état-major.
C'est à ce moment-là "qu'un élément des forces insurgées s'est manifesté et a frappé. C'est au cours de cet incident à 13h30 qu'ont été tués (...) les neuf soldats français dont nous avons à déplorer la perte", a souligné le général Georgelin. A partir de là s'est engagée "une série de combats qui a duré jusqu'à tard le soir".
Les talibans ont d'abord "pris à partie la base d'appui qu'avait laissée le chef de section en arrière de cet élément avant (...) puis, plus tard, s'en sont pris à la deuxième section, qui était donc sur cette route sur laquelle ils étaient engagés", selon le chef d'état-major.
La SRR (Section de réaction rapide) de la base avancée de Surobi a alors été appelée en renfort, tandis que "les appuis aériens ont été apportés par la coalition avec les A-10 américains".
Les combats se sont étirés jusque dans la nuit, et "ce n'est que vers 2h qu'on a pu dresser un bilan complet", a souligné Jean-Louis Georgelin. "Ce qui a été extrêmement difficile, à partir de la tombée de la nuit, c'est de récupérer l'ensemble des blessés, l'ensemble des éléments de la section qui ont été dispersés lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri de l'embuscade".
C'est lors de ces opérations de sauvetage que le dixième soldat français est mort: son véhicule blindé s'est retourné sous l'effondrement de la route, "vers 5h30" locales mardi matin.
Selon le ministre de la Défense Hervé Morin, "il semblerait qu'il n'y ait aucun mort pour les forces spéciales américaines, ni pour l'armée nationale afghane" qui accompagnaient les troupes françaises dans leur mission. Il y aurait en revanche "quelques blessés qui sont légers".
Dans les rangs des assaillants, au nombre d'"une petite centaine", on compte "une trentaine de morts et une trentaine de blessés", d'après Hervé Morin. A Kaboul, le général Mohammad Zahir Azimi, porte-parole du ministère afghan de la Défense, a fait état de la mort de "27 ennemis" dans l'accrochage. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080819/twl-afghanistan-france-soldats-embuscade-fcd69a8.html
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lundi 24 octobre 2011
La CIA et l'armée enseignent la torture et la terreur auprès des populations civiles
Déjà, en 1948, George Kennan, l'un des principaux personnages des Affaires étrangères et l'un des pionniers des Forces spéciales américaines, déclarait: «Nous ne représentons que 6,3% de la population mondiale. Pourtant, nous disposons d'environ la moitié de la richesse mondiale. Nous devons essayer de maintenir cette proportion. Pour atteindre ce but, nous ne pouvons nous embarrasser d'excès de sentimentalisme ou de sensiblerie.»1
Dans de nombreux pays du tiers-monde, le gouvernement américain a donc mis en place des dictateurs. Ils devaient garantir l'afflux des matières premières bon marché vers les États-Unis. Pour se maintenir en place, ces dictateurs pouvaient compter sur l'aide militaire et les instructeurs de la CIA.
Il y a eu des massacres et des tortures. La direction de l'armée EU et la CIA encouragent d'ailleurs ces pratiques. En 1966, l'état-major général de l'armée a publié un recueil de directives dans lequel on conseille aux officiers au cas où la résistance menace: «Vous pouvez recourir à la terreur sélective contre la population civile.»2 De son côté, la CIA, en 1963, a publié un manuel de 128 pages intitulé Counter-Intelligence Interrogations. On y décrit les méthodes de tortures les plus efficaces. L'ouvrage faisait partie du matériel didactique adressé aux dizaines de milliers d'officiers du tiers-monde qui, entre-temps, avaient reçu leur formation dans les académies militaires des États-Unis. En 1983, la CIA a publié une version «améliorée» de ce manuel et l'a distribuée aux chefs des escadrons de la mort au Nicaragua.
Ceux qui disent que la torture n'appartient pas au vocabulaire du gouvernement et de l'état-major militaire américains font une fameuse entorse à la vérité et à l'histoire.
Légaliser la torture
L'impérialisme américain s'est complètement déchaîné. Il n'a aucun scrupule. Il veut attaquer militairement soixante pays. Il veut disposer à sa propre guise de la totalité du Moyen-Orient. Il veut remplacer les tribunaux civils par des tribunaux militaires et légaliser la torture.
Le vice-amiral Lowell Jacoby est le chef de la Defense Intelligence Agency (DIA), les services secrets militaires. Le 9 janvier 2003,il écrit que «la lutte contre le terrorisme porte en elle des défis difficiles et uniques» et que les services de renseignements sont obligés de recourir à des «solutions agressives».
1. George Kennan, Policy Planning Study 23, State Department Washington, 1948.
2. Alexander George, Western State Terrorism, Polity Press Oxford 1991, p. 134.
Cliquez ici pour retourner au NSC Édition Française, vol. 2, #7
http://www.republiquelibre.org/cousture/CIA.HTM
La CIA (Central Intelligence Agency) est une agence secrète américaine qui a été mêlée à plusieurs opérations clandestines et illégales à travers le monde. Avec les années, on a pu prouver qu'elle est responsable de plusieurs meurtres, coups d'état et assassinats politiques sur la scène internationale. Par exemple, on sait avec certitude que ce sont eux qui entraînèrent et équipèrent les troupes anticastristes qui devaient participer au débarquement de la baie des Cochons à Cuba. C'est également la CIA qui équipa et finança les révolutionnaires Contras au Nicaragua.
Les activités de la CIA changèrent le cours de l'histoire dans plusieurs pays. On est alors en droit de se demander si l'Agency a également été active au Québec. Plusieurs témoignages et preuves troublantes semblent prouver que ce fut effectivement le cas.
Jules "Ricco" Kimble
C'est en 1991, lors d'une entrevue pour un documentaire sur l'assassinat du pasteur américain Martin Luther King, que ce contractuel de la CIA passa aux aveux. De sa prison de l'Oklahoma, Kimble déclara avoir accompagné Clay Shaw à Montréal. Il affirma également avoir aidé l'assassin présumé de King, James Earl Ray, à quitter le continent via Montréal, en 1967.
Ce qui surprit le plus dans sa déclaration c'est que Kimble affirma avoir été un membre du Front de Libération du Québec. Il expliqua que la CIA était très active au Québec dans les années 1960. Selon son témoignage, il aurait infiltré le FLQ pour le compte de la CIA. Il affirma également qu'il avait commis deux meurtres "pour contrer la montée du nationalisme au Québec". Kimble expliqua que ces meurtres avaient été commis par une organisation qui servait de paravent à la CIA. Il ajouta même que la CIA avait des bureaux sur la rue Mont-Royal, à Montréal.
Devenu juge de la Cour d'appel à la Nouvelle-Orléans, l'ex-procureur Jim Garrison affirma qu'il fallait croire ces déclarations. "Chaque déclaration de Kimble est vraie, dit-il. Kimble ne ment pas. C'est un maillon d'une chaîne, mais un maillon précieux."
Également en 1991, un ancien ministre québécois qui désirait garder le couvert de l'anonymat corrobora la déclaration de Kimble en déclarant à des journalistes: "On m'a parlé de cette adresse sur Mont-Royal et du travail de la CIA."
La CIA à Montréal
Aujourd'hui, la plupart des observateurs de la scène politique québécoise s'accordent pour dire que la CIA et la GRC (Gendarmerie Royale du Canada) furent impliquées dans les activités des groupes séparatistes au Québec dans les années 1960. Le journaliste François Lisée écrit: "sur le terrain, au Québec, on est quasi unanimes. Felquistes, péquistes, policiers québécois et canadiens tiennent pour acquis qu'un ou plusieurs réseaux de la CIA oeuvrent dans l'ombre".
En septembre 1973, le directeur des activités de contre-espionnage de la GRC, Leslie J. Bennett, déclara que Montréal était infiltré par un grand nombre d'agents de la CIA et que, lors de la Crise d'octobre, ceux-ci envahirent le terrain et travaillèrent dans l'intérêt de Washington. Peu après cette déclaration, Bennett dû s'exiler en Australie après qu'on l'eut accusé d'être un espion à la solde du KGB. Le gouvernement canadien reconnut finalement en 1993 que Bennett n'était pas un agent double.
Le mémo top secret
Le 24 septembre 1971, le journal Montreal Star publia un mémo top secret de la CIA daté du 16 octobre 1970 sur lequel ou pouvait lire: "Des sources recommandent qu'on prenne de toute urgence des mesures pour cesser temporairement les contacts avec les militants du FLQ parce que les mesures du gouvernement canadien pourraient avoir des conséquences indésirables." Il est évidemment question ici de la Loi des mesures de guerre de Trudeau. Il paraît également évident que ce mémo ne s'adresse pas aux agents ayant des contacts extérieurs avec le FLQ, mais plutôt à ceux qui l'avaient infiltré.
Ce mémo ultrasecret qui ne semble pas être contrefait d'aucune manière fut dénoncé avec véhémence par le gouvernement américain et par Pierre Trudeau. Le premier ministre canadien déclara qu'il n'y avait pas d'agents de la CIA au Canada sans que le gouvernement canadien n'en soit informé. Cette déclaration, contredite à plusieurs reprises par des sources américaines et canadiennes, nous pousse à nous demander ce que Trudeau avait donc à cacher? Le Département d'État américain affirma pour sa part que l'adresse de la CIA figurant sur l'en-tête du mémo n'était qu'un hôpital naval. Cette affirmation s'avéra également fausse.
L'alliance GRC / CIA
Un événement survenu à Montréal en 1972 démontre que la GRC collaborait étroitement avec la CIA dans sa guerre secrète contre Cuba. Le 4 avril de cette année-là, une bombe explosa au consulat de Cuba à Montréal. L'explosion mis en branle une opération bien orchestrée. Dès leur arrivée au consulat, qui bénéficiait pourtant de la protection diplomatique, les policiers arrêtèrent les membres du personnel (qui étaient pourtant les victimes de cet attentat) et les séquestrèrent dans un poste de police. En l'absence des Cubains, ils fouillèrent les lieux. Le 6 octobre 1975, Donald Dellums, un membre de la commission de la Chambre des représentants qui enquêtait sur les activités de la CIA, révéla que l'attentat du consulat de Montréal était le fruit d'une opération GRC / CIA qui avait pour but d'obtenir des renseignements secrets des Cubains.
Vols d'armes attribués au FLQ Le 30 janvier 1964, un commando de l'Armée de libération du Québec (l'ancêtre du FLQ) réussit en plein jour et en plein centre-ville de Montréal un vol majeur au manège des Fusiliers Mont-Royal. Les prétendus terroristes mirent la main sur une grande quantité de fusils-mitrailleurs de toutes sortes, de mortiers, de grenades, de munitions et même de lance-roquettes antichars. Le 20 février 1964, en plein jour et pendant trois heures et demie, un commando de l'ALQ occupa le bâtiment militaire de Trois-Rivières. Une fois de plus, ils mettent la main sur une impressionnante collection d'armes et de munitions. La même année, on attribua aux révolutionnaires québécois les vols de milliers de caisses de dynamite sur les chantiers de construction de l'Expo et dans des camions d'Hydro-Québec.
Or, comme on le sait aujourd'hui, les felquistes n'étaient pas du tout l'organisation paramilitaire qu'on croyait à l'époque. Il s'agissait en fait d'un petit groupuscule d'individus assez mal organisé et très mal équipé qui posa tout au plus une dizaine de bombes et qui perpétra deux enlèvements politiques. Lors de leur démantèlement par la police dans les années 1970, les saisies d'armes furent minimes. Où étaient donc passées toutes les armes qui avaient été volées en 1964 et qui auraient suffi à équiper une petite armée?
Plusieurs témoignages portent à croire que ces vols ne furent pas l'œuvre du FLQ mais plutôt celle des agents de la CIA qui collaboraient avec la GRC et l'armée canadienne. Les armes passèrent probablement la frontière et servirent à la CIA et aux anticastristes dans leur guerre secrète contre Cuba. Le blâme fut attribué au FLQ et le gouvernement de Trudeau se servit également de ces vols pour faire basculer l'opinion publique québécoise en sa faveur et contre les activités du FLQ.
Qu'est-ce que l'Histoire retiendra?
Il semble aujourd'hui évident que cet épisode si notoire de l'histoire du Québec, la Crise d'octobre, ne fut pas du tout ce que les médias en firent à l'époque. Sous le couvert d'une légende (un FLQ paramilitaire révolutionnaire équipé et organisé qui n'a jamais existé), opéraient en réalité des agents fédéraux et américains qui se servirent de cette façade pour s'approprier quantité d'armes pour leurs opérations clandestines.
Le gouvernement canadien, en plus de se rendre complice cette guerre secrète, avait tout avantage à autoriser ces opérations au Québec. La croisade de Trudeau contre le nationalisme québécois est bien connue et n'a de secrets pour personne. Ces opérations permirent de manipuler l'opinion publique à la faveur du gouvernement en faisant craindre ces "dangereux felquistes" qui amenaient le pays au bord de l'insurrection armée, tout en combattant la montée du nationalisme québécois.
Si on croit à toutes ces allégations, on est en droit de se demander qui furent donc les véritables terroristes dans cette histoire?
Cliquez ici pour en savoir plus sur les activités de la CIA au Québec, incluant des expérimentations illicites sur des cobayes humains.
Sources spécifiques:
LISÉE, Jean-François, DANS L'ŒIL DE L'AIGLE - WASHINGTON FACE AU QUÉBEC, Boréal, Montréal, 1990.
PHILIPPS, Maurice, DE DALLAS À MONTRÉAL - LA FILIÈRE MONTRÉALAISE DANS L'ASSASSINAT DE JFK, Éditions de L'Homme, Montréal, 1996.
_______________________
http://tf1.lci.fr/
D.H. - le 16/04/2007 - 17h39
328 pages en 16 mois : les documents de la DGSE (l'espionnage français) sur les projets d'Al-Qaïda sont prolifiques et détaillés. Parmi tous ces feuillets, 9 rapports complets émis entre septembre 2000 et août 2001 sur les seules menaces à l'encontre des Etats-Unis, dont un sur un projet de détournement d'avion. Celui-ci date du 5 janvier 2001, soit huit mois avant les attentats du 11-Septembre. Le Monde de mardi publie la première page de cette "note de synthèse" classée ‘Confidentiel Défense', affirmant qu'elle avait été transmise au chef de la CIA à Paris, Bill Murray, quelques jours après sa rédaction. Et selon le chef de cabinet de la DGSE de l'époque, il est impensable que cette note n'ait pas été transmise à la CIA outre-Atlantique : "ce serait une faute de ne pas l'avoir fait".
Or, sur ce fac-similé, on peut lire : "des membres de l'organisation d'Oussama ben Laden en coopération avec des représentants du mouvement taleb et de groupes armées tchétchènes préparent depuis le début de l'année 2000 un projet de détournement d'avion". La note cite même les noms de sept compagnies d'aviation susceptibles d'être la cible de ce détournement, dont les deux compagnies américaines visées par les terroristes du 11-Septembre (American Airlines et United Airlines) qui ont fait près de 3000 morts. La DGSE possédait même suffisamment de données pour pouvoir établir un organigramme précis d'Al-Qaïda, que Le Monde publie également.
La DGSE détaillait même le dispositif prévu
Pour avoir subi des attentats très 'tôt', la France, on le sait, était en avance par rapport à d'autres pays dont les Etats-Unis, sur sa connaissance du milieu du terrorisme. Elle disposait même d'une "cellule Oussama ben Laden" depuis au moins 1995, selon le directeur de la DGSE, Pierre Brochant.
Détaillant le but poursuivi par les terroristes, la note explique ainsi que le projet initial devait être réalisé en 2000, pour finalement être reporté. Elle parle d'un projet de détournement d'un avion américain entre l'Allemagne et les Etats-Unis au départ de Francfort où se trouverait une cellule d'Al-Qaïda. L'appareil aurait alors, selon cette note, été détourné vers Kandahar (sud de l'Afghanistan). Le chef des pilotes des attentats-suicides du 11 septembre 2001 Mohamed Atta a formé deux ans auparavant une cellule Al-Qaïda à Hambourg, toujours en Allemagne.
http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article626
Terrorisme : une base secrète DGSE-CIA à Paris Arnaud de La Grange, le Figaro, lundi 4 juillet 2005 par Spyworld
CIA et DGSE collaborent depuis 2002
Il fait moins froid à l’ombre que dans la lumière. C’est ce que suggèrent les dernières révélations du Washington Post au sujet d’une inédite coopération entre services secrets français et américains. Alors que, entre Paris et Washington, les relations politiques étaient glaciales, que les diplomates se tiraient à vue dans les couloirs de l’ONU à propos de la guerre en Irak, les espions travaillaient au coude à coude pour traquer les sicaires d’al-Qaida. La CIA aurait même monté un centre ultrasecret au coeur même de cette « Vieille Europe » tant décriée : à Paris, en parfaite intelligence avec les hommes de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).
A l’appui de ces affirmations, le quotidien américain raconte une opération montée par cette « Alliance base » en 2003, soit l’année suivant sa création. En juin 2003, donc, un ressortissant allemand répondant au nom de Christian Ganczarski embarque en Arabie saoudite sur un vol Air France à destination de Paris. L’homme est un converti à l’islam. Pour cause de visa de pèlerinage expiré, les autorités saoudiennes lui ont offert, à lui et sa famille, un billet retour vers l’Allemagne, via la France. Paris sera sa dernière escale. L’attend à la sortie de l’avion un comité d’accueil français flanqué d’un responsable de la CIA. Selon le Post, Ganczarski est conduit dans une cellule où il séjourne toujours pour suspicion d’association avec une entreprise terroriste. Selon des responsables européens et américains, il serait l’une des plus importantes figures encore en vie d’al-Qaida en Europe.
A la source de cette opération, la cellule antiterroriste « Alliance base » aurait été créée dans le tragique sillage des attentats du 11 septembre 2001. Elle serait largement financée par la CIA. A Paris, un acteur du monde du renseignement confirme son existence, sur laquelle ni la CIA ni les autorités françaises n’ont voulu réagir hier. « La structure est uniquement focalisée sur la lutte contre al-Qaida, affirme-t-il, c’est pour cela que le nom de code de « Alliance base » a été choisi, en référence à l’organisation de Ben Laden dont le nom signifie la base. » Selon la même source, il s’agit d’une initiative française, d’où l’implantation à Paris. Cette « base » antiterroriste est coordonnée par un général français, ancien chef de poste de la DGSE à Washington. Quatre autres pays collaboreraient au dispositif : la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada et l’Australie. Une mise en commun qui ne tombe pas sous le sens : les agents américains ont traditionnellement l’obsession du contrôle total sur les opérations, les Britanniques sont jaloux de leur relation privilégiée avec la CIA, et les Allemands réticents aux coups tordus. Personne n’est d’ailleurs prêt à suivre la CIA sur la voie de méthodes de « cow-boys », avec arrestations et transferts internationaux extra-judiciaires. On se souvient de la polémique sur l’enlèvement d’un imam radical égyptien par des agents américains dans les rues de Milan en 2003.
« Alliance base » n’est pas une structure formalisée, avec organigramme et locaux, poursuit ce spécialiste, mais un centre d’échanges plus poussés que d’ordinaire. Des agents dédiés des six pays peuvent se réunir quotidiennement à Paris, sans avoir besoin de prendre l’avion. Par contre, il s’agit plus d’échanges bilatéraux ad hoc que d’un vrai partage multilatéral. »
« Il ne faut pas imaginer un schéma classique, avec un chef, une mission, des moyens, confirme un ancien responsable de la DGSE, cela ne correspond ni aux méthodes américaines ni aux françaises. Je ne crois guère non plus à des opérations de recherche communes. Il faut plutôt voir des canaux permettant de mettre dans le pot commun des informations. » Il rappelle que ce type de coopération en matière de renseignement fonctionne depuis longtemps à merveille avec les Britanniques, contrairement aux affaires de police ou de justice. « Avec les Américains, cela a en effet bien changé depuis 2001. Avant, c’était franchement pénible... » Washington se serait résolu à profiter de l’expérience française des réseaux islamistes.
Le déploiement de commandos français en Afghanistan aux côtés des forces spéciales américaines aurait été un catalyseur de cette coopération, accélérée sur ordre de Jacques Chirac après 2001. Une fois n’est pas coutume, le Post cite des officiels américains rendant hommage au travail des Français. En spécifiant que, pour ne pas froisser Paris, la CIA aurait accepté que la langue de travail d’« Alliance base » soit le français...
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A lire en complément les tortures relevées
http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?lang=1&obid=23639#t
Dans de nombreux pays du tiers-monde, le gouvernement américain a donc mis en place des dictateurs. Ils devaient garantir l'afflux des matières premières bon marché vers les États-Unis. Pour se maintenir en place, ces dictateurs pouvaient compter sur l'aide militaire et les instructeurs de la CIA.
Il y a eu des massacres et des tortures. La direction de l'armée EU et la CIA encouragent d'ailleurs ces pratiques. En 1966, l'état-major général de l'armée a publié un recueil de directives dans lequel on conseille aux officiers au cas où la résistance menace: «Vous pouvez recourir à la terreur sélective contre la population civile.»2 De son côté, la CIA, en 1963, a publié un manuel de 128 pages intitulé Counter-Intelligence Interrogations. On y décrit les méthodes de tortures les plus efficaces. L'ouvrage faisait partie du matériel didactique adressé aux dizaines de milliers d'officiers du tiers-monde qui, entre-temps, avaient reçu leur formation dans les académies militaires des États-Unis. En 1983, la CIA a publié une version «améliorée» de ce manuel et l'a distribuée aux chefs des escadrons de la mort au Nicaragua.
Ceux qui disent que la torture n'appartient pas au vocabulaire du gouvernement et de l'état-major militaire américains font une fameuse entorse à la vérité et à l'histoire.
Légaliser la torture
L'impérialisme américain s'est complètement déchaîné. Il n'a aucun scrupule. Il veut attaquer militairement soixante pays. Il veut disposer à sa propre guise de la totalité du Moyen-Orient. Il veut remplacer les tribunaux civils par des tribunaux militaires et légaliser la torture.
Le vice-amiral Lowell Jacoby est le chef de la Defense Intelligence Agency (DIA), les services secrets militaires. Le 9 janvier 2003,il écrit que «la lutte contre le terrorisme porte en elle des défis difficiles et uniques» et que les services de renseignements sont obligés de recourir à des «solutions agressives».
1. George Kennan, Policy Planning Study 23, State Department Washington, 1948.
2. Alexander George, Western State Terrorism, Polity Press Oxford 1991, p. 134.
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http://www.republiquelibre.org/cousture/CIA.HTM
La CIA (Central Intelligence Agency) est une agence secrète américaine qui a été mêlée à plusieurs opérations clandestines et illégales à travers le monde. Avec les années, on a pu prouver qu'elle est responsable de plusieurs meurtres, coups d'état et assassinats politiques sur la scène internationale. Par exemple, on sait avec certitude que ce sont eux qui entraînèrent et équipèrent les troupes anticastristes qui devaient participer au débarquement de la baie des Cochons à Cuba. C'est également la CIA qui équipa et finança les révolutionnaires Contras au Nicaragua.
Les activités de la CIA changèrent le cours de l'histoire dans plusieurs pays. On est alors en droit de se demander si l'Agency a également été active au Québec. Plusieurs témoignages et preuves troublantes semblent prouver que ce fut effectivement le cas.
Jules "Ricco" Kimble
C'est en 1991, lors d'une entrevue pour un documentaire sur l'assassinat du pasteur américain Martin Luther King, que ce contractuel de la CIA passa aux aveux. De sa prison de l'Oklahoma, Kimble déclara avoir accompagné Clay Shaw à Montréal. Il affirma également avoir aidé l'assassin présumé de King, James Earl Ray, à quitter le continent via Montréal, en 1967.
Ce qui surprit le plus dans sa déclaration c'est que Kimble affirma avoir été un membre du Front de Libération du Québec. Il expliqua que la CIA était très active au Québec dans les années 1960. Selon son témoignage, il aurait infiltré le FLQ pour le compte de la CIA. Il affirma également qu'il avait commis deux meurtres "pour contrer la montée du nationalisme au Québec". Kimble expliqua que ces meurtres avaient été commis par une organisation qui servait de paravent à la CIA. Il ajouta même que la CIA avait des bureaux sur la rue Mont-Royal, à Montréal.
Devenu juge de la Cour d'appel à la Nouvelle-Orléans, l'ex-procureur Jim Garrison affirma qu'il fallait croire ces déclarations. "Chaque déclaration de Kimble est vraie, dit-il. Kimble ne ment pas. C'est un maillon d'une chaîne, mais un maillon précieux."
Également en 1991, un ancien ministre québécois qui désirait garder le couvert de l'anonymat corrobora la déclaration de Kimble en déclarant à des journalistes: "On m'a parlé de cette adresse sur Mont-Royal et du travail de la CIA."
La CIA à Montréal
Aujourd'hui, la plupart des observateurs de la scène politique québécoise s'accordent pour dire que la CIA et la GRC (Gendarmerie Royale du Canada) furent impliquées dans les activités des groupes séparatistes au Québec dans les années 1960. Le journaliste François Lisée écrit: "sur le terrain, au Québec, on est quasi unanimes. Felquistes, péquistes, policiers québécois et canadiens tiennent pour acquis qu'un ou plusieurs réseaux de la CIA oeuvrent dans l'ombre".
En septembre 1973, le directeur des activités de contre-espionnage de la GRC, Leslie J. Bennett, déclara que Montréal était infiltré par un grand nombre d'agents de la CIA et que, lors de la Crise d'octobre, ceux-ci envahirent le terrain et travaillèrent dans l'intérêt de Washington. Peu après cette déclaration, Bennett dû s'exiler en Australie après qu'on l'eut accusé d'être un espion à la solde du KGB. Le gouvernement canadien reconnut finalement en 1993 que Bennett n'était pas un agent double.
Le mémo top secret
Le 24 septembre 1971, le journal Montreal Star publia un mémo top secret de la CIA daté du 16 octobre 1970 sur lequel ou pouvait lire: "Des sources recommandent qu'on prenne de toute urgence des mesures pour cesser temporairement les contacts avec les militants du FLQ parce que les mesures du gouvernement canadien pourraient avoir des conséquences indésirables." Il est évidemment question ici de la Loi des mesures de guerre de Trudeau. Il paraît également évident que ce mémo ne s'adresse pas aux agents ayant des contacts extérieurs avec le FLQ, mais plutôt à ceux qui l'avaient infiltré.
Ce mémo ultrasecret qui ne semble pas être contrefait d'aucune manière fut dénoncé avec véhémence par le gouvernement américain et par Pierre Trudeau. Le premier ministre canadien déclara qu'il n'y avait pas d'agents de la CIA au Canada sans que le gouvernement canadien n'en soit informé. Cette déclaration, contredite à plusieurs reprises par des sources américaines et canadiennes, nous pousse à nous demander ce que Trudeau avait donc à cacher? Le Département d'État américain affirma pour sa part que l'adresse de la CIA figurant sur l'en-tête du mémo n'était qu'un hôpital naval. Cette affirmation s'avéra également fausse.
L'alliance GRC / CIA
Un événement survenu à Montréal en 1972 démontre que la GRC collaborait étroitement avec la CIA dans sa guerre secrète contre Cuba. Le 4 avril de cette année-là, une bombe explosa au consulat de Cuba à Montréal. L'explosion mis en branle une opération bien orchestrée. Dès leur arrivée au consulat, qui bénéficiait pourtant de la protection diplomatique, les policiers arrêtèrent les membres du personnel (qui étaient pourtant les victimes de cet attentat) et les séquestrèrent dans un poste de police. En l'absence des Cubains, ils fouillèrent les lieux. Le 6 octobre 1975, Donald Dellums, un membre de la commission de la Chambre des représentants qui enquêtait sur les activités de la CIA, révéla que l'attentat du consulat de Montréal était le fruit d'une opération GRC / CIA qui avait pour but d'obtenir des renseignements secrets des Cubains.
Vols d'armes attribués au FLQ Le 30 janvier 1964, un commando de l'Armée de libération du Québec (l'ancêtre du FLQ) réussit en plein jour et en plein centre-ville de Montréal un vol majeur au manège des Fusiliers Mont-Royal. Les prétendus terroristes mirent la main sur une grande quantité de fusils-mitrailleurs de toutes sortes, de mortiers, de grenades, de munitions et même de lance-roquettes antichars. Le 20 février 1964, en plein jour et pendant trois heures et demie, un commando de l'ALQ occupa le bâtiment militaire de Trois-Rivières. Une fois de plus, ils mettent la main sur une impressionnante collection d'armes et de munitions. La même année, on attribua aux révolutionnaires québécois les vols de milliers de caisses de dynamite sur les chantiers de construction de l'Expo et dans des camions d'Hydro-Québec.
Or, comme on le sait aujourd'hui, les felquistes n'étaient pas du tout l'organisation paramilitaire qu'on croyait à l'époque. Il s'agissait en fait d'un petit groupuscule d'individus assez mal organisé et très mal équipé qui posa tout au plus une dizaine de bombes et qui perpétra deux enlèvements politiques. Lors de leur démantèlement par la police dans les années 1970, les saisies d'armes furent minimes. Où étaient donc passées toutes les armes qui avaient été volées en 1964 et qui auraient suffi à équiper une petite armée?
Plusieurs témoignages portent à croire que ces vols ne furent pas l'œuvre du FLQ mais plutôt celle des agents de la CIA qui collaboraient avec la GRC et l'armée canadienne. Les armes passèrent probablement la frontière et servirent à la CIA et aux anticastristes dans leur guerre secrète contre Cuba. Le blâme fut attribué au FLQ et le gouvernement de Trudeau se servit également de ces vols pour faire basculer l'opinion publique québécoise en sa faveur et contre les activités du FLQ.
Qu'est-ce que l'Histoire retiendra?
Il semble aujourd'hui évident que cet épisode si notoire de l'histoire du Québec, la Crise d'octobre, ne fut pas du tout ce que les médias en firent à l'époque. Sous le couvert d'une légende (un FLQ paramilitaire révolutionnaire équipé et organisé qui n'a jamais existé), opéraient en réalité des agents fédéraux et américains qui se servirent de cette façade pour s'approprier quantité d'armes pour leurs opérations clandestines.
Le gouvernement canadien, en plus de se rendre complice cette guerre secrète, avait tout avantage à autoriser ces opérations au Québec. La croisade de Trudeau contre le nationalisme québécois est bien connue et n'a de secrets pour personne. Ces opérations permirent de manipuler l'opinion publique à la faveur du gouvernement en faisant craindre ces "dangereux felquistes" qui amenaient le pays au bord de l'insurrection armée, tout en combattant la montée du nationalisme québécois.
Si on croit à toutes ces allégations, on est en droit de se demander qui furent donc les véritables terroristes dans cette histoire?
Cliquez ici pour en savoir plus sur les activités de la CIA au Québec, incluant des expérimentations illicites sur des cobayes humains.
Sources spécifiques:
LISÉE, Jean-François, DANS L'ŒIL DE L'AIGLE - WASHINGTON FACE AU QUÉBEC, Boréal, Montréal, 1990.
PHILIPPS, Maurice, DE DALLAS À MONTRÉAL - LA FILIÈRE MONTRÉALAISE DANS L'ASSASSINAT DE JFK, Éditions de L'Homme, Montréal, 1996.
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D.H. - le 16/04/2007 - 17h39
328 pages en 16 mois : les documents de la DGSE (l'espionnage français) sur les projets d'Al-Qaïda sont prolifiques et détaillés. Parmi tous ces feuillets, 9 rapports complets émis entre septembre 2000 et août 2001 sur les seules menaces à l'encontre des Etats-Unis, dont un sur un projet de détournement d'avion. Celui-ci date du 5 janvier 2001, soit huit mois avant les attentats du 11-Septembre. Le Monde de mardi publie la première page de cette "note de synthèse" classée ‘Confidentiel Défense', affirmant qu'elle avait été transmise au chef de la CIA à Paris, Bill Murray, quelques jours après sa rédaction. Et selon le chef de cabinet de la DGSE de l'époque, il est impensable que cette note n'ait pas été transmise à la CIA outre-Atlantique : "ce serait une faute de ne pas l'avoir fait".
Or, sur ce fac-similé, on peut lire : "des membres de l'organisation d'Oussama ben Laden en coopération avec des représentants du mouvement taleb et de groupes armées tchétchènes préparent depuis le début de l'année 2000 un projet de détournement d'avion". La note cite même les noms de sept compagnies d'aviation susceptibles d'être la cible de ce détournement, dont les deux compagnies américaines visées par les terroristes du 11-Septembre (American Airlines et United Airlines) qui ont fait près de 3000 morts. La DGSE possédait même suffisamment de données pour pouvoir établir un organigramme précis d'Al-Qaïda, que Le Monde publie également.
La DGSE détaillait même le dispositif prévu
Pour avoir subi des attentats très 'tôt', la France, on le sait, était en avance par rapport à d'autres pays dont les Etats-Unis, sur sa connaissance du milieu du terrorisme. Elle disposait même d'une "cellule Oussama ben Laden" depuis au moins 1995, selon le directeur de la DGSE, Pierre Brochant.
Détaillant le but poursuivi par les terroristes, la note explique ainsi que le projet initial devait être réalisé en 2000, pour finalement être reporté. Elle parle d'un projet de détournement d'un avion américain entre l'Allemagne et les Etats-Unis au départ de Francfort où se trouverait une cellule d'Al-Qaïda. L'appareil aurait alors, selon cette note, été détourné vers Kandahar (sud de l'Afghanistan). Le chef des pilotes des attentats-suicides du 11 septembre 2001 Mohamed Atta a formé deux ans auparavant une cellule Al-Qaïda à Hambourg, toujours en Allemagne.
http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article626
Terrorisme : une base secrète DGSE-CIA à Paris Arnaud de La Grange, le Figaro, lundi 4 juillet 2005 par Spyworld
CIA et DGSE collaborent depuis 2002
Il fait moins froid à l’ombre que dans la lumière. C’est ce que suggèrent les dernières révélations du Washington Post au sujet d’une inédite coopération entre services secrets français et américains. Alors que, entre Paris et Washington, les relations politiques étaient glaciales, que les diplomates se tiraient à vue dans les couloirs de l’ONU à propos de la guerre en Irak, les espions travaillaient au coude à coude pour traquer les sicaires d’al-Qaida. La CIA aurait même monté un centre ultrasecret au coeur même de cette « Vieille Europe » tant décriée : à Paris, en parfaite intelligence avec les hommes de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).
A l’appui de ces affirmations, le quotidien américain raconte une opération montée par cette « Alliance base » en 2003, soit l’année suivant sa création. En juin 2003, donc, un ressortissant allemand répondant au nom de Christian Ganczarski embarque en Arabie saoudite sur un vol Air France à destination de Paris. L’homme est un converti à l’islam. Pour cause de visa de pèlerinage expiré, les autorités saoudiennes lui ont offert, à lui et sa famille, un billet retour vers l’Allemagne, via la France. Paris sera sa dernière escale. L’attend à la sortie de l’avion un comité d’accueil français flanqué d’un responsable de la CIA. Selon le Post, Ganczarski est conduit dans une cellule où il séjourne toujours pour suspicion d’association avec une entreprise terroriste. Selon des responsables européens et américains, il serait l’une des plus importantes figures encore en vie d’al-Qaida en Europe.
A la source de cette opération, la cellule antiterroriste « Alliance base » aurait été créée dans le tragique sillage des attentats du 11 septembre 2001. Elle serait largement financée par la CIA. A Paris, un acteur du monde du renseignement confirme son existence, sur laquelle ni la CIA ni les autorités françaises n’ont voulu réagir hier. « La structure est uniquement focalisée sur la lutte contre al-Qaida, affirme-t-il, c’est pour cela que le nom de code de « Alliance base » a été choisi, en référence à l’organisation de Ben Laden dont le nom signifie la base. » Selon la même source, il s’agit d’une initiative française, d’où l’implantation à Paris. Cette « base » antiterroriste est coordonnée par un général français, ancien chef de poste de la DGSE à Washington. Quatre autres pays collaboreraient au dispositif : la Grande-Bretagne, l’Allemagne, le Canada et l’Australie. Une mise en commun qui ne tombe pas sous le sens : les agents américains ont traditionnellement l’obsession du contrôle total sur les opérations, les Britanniques sont jaloux de leur relation privilégiée avec la CIA, et les Allemands réticents aux coups tordus. Personne n’est d’ailleurs prêt à suivre la CIA sur la voie de méthodes de « cow-boys », avec arrestations et transferts internationaux extra-judiciaires. On se souvient de la polémique sur l’enlèvement d’un imam radical égyptien par des agents américains dans les rues de Milan en 2003.
« Alliance base » n’est pas une structure formalisée, avec organigramme et locaux, poursuit ce spécialiste, mais un centre d’échanges plus poussés que d’ordinaire. Des agents dédiés des six pays peuvent se réunir quotidiennement à Paris, sans avoir besoin de prendre l’avion. Par contre, il s’agit plus d’échanges bilatéraux ad hoc que d’un vrai partage multilatéral. »
« Il ne faut pas imaginer un schéma classique, avec un chef, une mission, des moyens, confirme un ancien responsable de la DGSE, cela ne correspond ni aux méthodes américaines ni aux françaises. Je ne crois guère non plus à des opérations de recherche communes. Il faut plutôt voir des canaux permettant de mettre dans le pot commun des informations. » Il rappelle que ce type de coopération en matière de renseignement fonctionne depuis longtemps à merveille avec les Britanniques, contrairement aux affaires de police ou de justice. « Avec les Américains, cela a en effet bien changé depuis 2001. Avant, c’était franchement pénible... » Washington se serait résolu à profiter de l’expérience française des réseaux islamistes.
Le déploiement de commandos français en Afghanistan aux côtés des forces spéciales américaines aurait été un catalyseur de cette coopération, accélérée sur ordre de Jacques Chirac après 2001. Une fois n’est pas coutume, le Post cite des officiels américains rendant hommage au travail des Français. En spécifiant que, pour ne pas froisser Paris, la CIA aurait accepté que la langue de travail d’« Alliance base » soit le français...
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A lire en complément les tortures relevées
http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?lang=1&obid=23639#t
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