Le samedi 1er août 2009
Polémique en Grande-Bretagne : un député de l’opposition vient de demander au gouvernement l’ouverture d’une enquête sur une probable infiltration de terroristes liés à Al Qaeda au sein du prestigieux MI 5, l’agence de sécurité intérieure. L’information est parue ce samedi matin en une du Daily Telegraph. Selon Patrick Mercer, l’affaire aurait débuté juste après les attentats de Londres le 7 juillet 2005. A l‘époque, les services de renseignements britanniques ont recruté des agents pour mieux infiltrer Al Qaeda. Or, selon les informations de Patrick Mercer, six de ces recrues auraient passé du temps dans les camps d’entraînement en Afghanistan. Le ministère britannique de l’intérieur n’a pas commenté ces allégations.
http://fr.euronews.net/2009/08/01/des-terroristes-d-al-qaeda-au-sein-du-mi5/
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Lundi Lundi 3 août 2009
Un attentat à la bombe ce matin à Hérat dans l’ouest de l’Afghanistan. Au moins douze personnes ont été tuées dont deux policiers, trente autres ont été blessées.
L’engin explosif, une bombe télécommandée, était dissimulé dans une poubelle en bord de route. Il a été déclenché à une heure d’affluence dans un quartier très fréquenté du centre-ville.
Cette attaque a été revendiquée par les talibans. Elle intervient après un regain de violences meurtrières ce week-end. Neuf soldats étrangers, dont six Américains, ont péri au combat.
Moins de trois semaines avant les élections présidentielle et provinciales du 20 août, les violences se sont accrues en Afghanistan. Les talibans se sont jurés de faire échouer le processus démocratique
http://fr.euronews.net/2009/08/03/attentat-en-afghanistan/
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AFGHANISTAN. La flambée de violences qui s'abat sur le pays fait craindre que les insurgés ne découragent les électeurs, posant ainsi le problème de la crédibilité du scrutin
Lundi 03 Aout 2009
Les talibans veulent saboter le scrutin
Adix-sept jours des élections, les talibans multiplient attaques et menaces pour empêcher les Afghans d'aller voter. Ils ciblent les forces étrangères chargées d'assurer la sécurité et la tenue du scrutin. Cinq soldats de l'Otan, dont trois Américains, ont été tués hier dans des attaques. Ces pertes s'ajoutent aux quatre militaires morts samedi, dont le soldat français du 3e régiment d'infanterie de marine, de Vannes.
" En tant qu'Afghans et en tant que musulmans, tous les Afghans doivent boycotter ce processus américain mensonger. Au lieu de se rendre aux bureaux de vote factices, ils doivent rejoindre les rangs du djihad et libérer leur pays occupé par les envahisseurs " : le message des talibans vendredi dernier dans un communiqué signé " l'Émirat islamique d'Afghanistan " est clair. Leur but : faire dérailler le processus électoral car ils ne veulent ni d'une " marionnette américaine " à la tête du pays, ni d'un gouvernement mis en place par Washington, ni d'une " démocratie ". Nul hasard, donc, à ce qu'à l'approche du jour J, le 20 août, ils multiplient les attaques et instaurent un climat de peur maximal.
28 000 bureaux de vote
" Depuis le début, nous avons dit que nous nous attendions que les rebelles profitent de cette période électorale pour faire passer leur message. Ils ne veulent pas voir ce gouvernement réussir, ni que les gens aillent voter ", dixit le commandement des forces américaines. Et l'émissaire américain Richard Holbrooke d'ajouter depuis Kaboul, samedi dernier : " Tenir ces élections pendant une guerre va être extraordinairement difficile car elles sont confrontées à des défis nombreux et complexes. "
Alors que les Américains mènent toujours leur opération " Poignard " dans la province d'Helmand, où pullulent les talibans et le trafic d'opium, que celle des Britanniques, " Griffes de panthère ", a pris fin la semaine dernière, que les 700 soldats français basés dans la vallée de Kapisa (aux portes de Kaboul) mènent des opérations de reconnaissance et de sécurisation des bureaux de vote, les troupes de l'Otan continuent, elles, leurs opérations sur l'ensemble du territoire pour permettre la tenue de ces élections dans les 28 000 bureaux de vote.
Une sécurité compromise
Haroun Mir, analyste afghan, affirme que " ni le gouvernement afghan, ni les forces de la coalition n'auront assez de personnel pour assurer la sécurité de ces bureaux. Les problèmes de sécurité dans le Sud et l'Est compromettent fortement le scrutin, et les Afghans auront trop peur d'y aller, sachant les risques qu'ils prendront ce jour-là ". Le général Khodaidad, en charge de la lutte contre la drogue, est encore plus pessimiste : " Nous avons très peu de temps pour pacifier un minimum le pays. Ce sera difficile de faire participer les gens au vote. "
C'est surtout dans le Sud que les talibans sont une menace. Ils veulent empêcher les Pachtounes (ethnie majoritaire et qui pèse pour 60 % de la population afghane) d'aller voter, " car un faible taux de participation pourrait entraîner un déséquilibre ethnique dans le décompte au niveau national, et en les tenant (NDLR : les Pachtounes) ainsi à l'écart, les talibans s'assurent que le gouvernement sera considéré comme non représentatif ", poursuit Haroun.
Ces élections, pour autant qu'elles se déroulent, suscitent de toute façon très peu d'enthousiasme. Hamid Karzai est candidat à sa propre succession et peut, en sécurité depuis son palais présidentiel, faire sa campagne télévisée auprès de la population. Ce qui n'est pas le cas de ses deux rivaux, Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, sur qui les insurgés font peser de telles menaces qu'ils ne peuvent se déplacer et gagner les zones rurales.
Au final, une poignée à peine de 12 millions d'électeurs aura eu connaissance des candidats autres que Karzai. Et ils ne se déplaceront sans doute pas pour réélire un président qu'ils jugent corrompu, à la solde des Américains, et un " problème " plus qu'une solution
Auteur : Pauline Garaude
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/international/article/666285/mil/4950879.html
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samedi 8 août 2009 à 21H15
Le chef des taliban pakistanais tué, son successeur aussi
La querelle a opposé Hakimullah Mehsud, l'un des chefs militaires les plus puissants des zones tribales de la frontière pakistano-afghane, et Wali-ur-Rehman, ancien porte-parole de Baitullah Mehsud, a déclaré à Reuters le ministre pakistanais de l'Intérieur Rehman Malik.
"Nous avons des informations faisant état de la mort de l'un d'entre eux. Lequel a été tué ? On ne le saura que plus tard", a-t-il ajouté, mais les chaînes de télévision pakistanaises avancent déjà qu'il s'agit de Hakimullah Mehsud, le favori.
Mais la télévision d'Etat a rapporté par la suite que les deux hommes pourraient avoir trouvé la mort durant la fusillade qui les a opposés à propos de la succession de Baitullah.
Hakimullah Mehsud avait un peu plus tôt téléphoné aux journalistes pour démentir samedi la mort de Baitullah Mehsud, assurant qu'il s'agissait d'une annonce "ridicule" attribuable à des services de renseignement étrangers, a rapporté le site internet en ourdou de la BBC.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a toutefois jugé "quasi certain" qu'il soit mort. "Ses propres partisans le disent. Des gens ont assisté à son enterrement et sont témoins", a-t-il dit à la BBC.
Certains analystes pensent que le démenti d'Hakimullah Mehsud n'avait d'autre but que de gagner du temps en attendant que la succession soit réglée. Mais celle-ci paraît avoir mal tourné.
Qureshi avait prédit que la disparition de Baitullah Mehsud, "un grand succès pour les forces qui combattent l'extrémisme et le terrorisme au Pakistan", allait semer la discorde et le désarroi dans les rangs des taliban.
Baitullah Mehsud s'était proclamé fin 2007 chef des taliban pakistanais, qui regroupent une douzaine de factions islamistes armées.
Les gouvernements occidentaux attendent, quant à eux, de voir si le nouveau chef des taliban pakistanais continuera à se focaliser sur la lutte contre le gouvernement d'Islamabad ou cherchera à venir en aide à leurs coreligionnaires afghans.
Zeeshan Haider, version française Marc Delteil
La querelle a opposé Hakimullah Mehsud, l'un des chefs militaires les plus puissants des zones tribales de la frontière pakistano-afghane, et Wali-ur-Rehman, ancien porte-parole de Baitullah Mehsud, a déclaré à Reuters le ministre pakistanais de l'Intérieur Rehman Malik.
"Nous avons des informations faisant état de la mort de l'un d'entre eux. Lequel a été tué ? On ne le saura que plus tard", a-t-il ajouté, mais les chaînes de télévision pakistanaises avancent déjà qu'il s'agit de Hakimullah Mehsud, le favori.
Mais la télévision d'Etat a rapporté par la suite que les deux hommes pourraient avoir trouvé la mort durant la fusillade qui les a opposés à propos de la succession de Baitullah.
Hakimullah Mehsud avait un peu plus tôt téléphoné aux journalistes pour démentir samedi la mort de Baitullah Mehsud, assurant qu'il s'agissait d'une annonce "ridicule" attribuable à des services de renseignement étrangers, a rapporté le site internet en ourdou de la BBC.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a toutefois jugé "quasi certain" qu'il soit mort. "Ses propres partisans le disent. Des gens ont assisté à son enterrement et sont témoins", a-t-il dit à la BBC.
Certains analystes pensent que le démenti d'Hakimullah Mehsud n'avait d'autre but que de gagner du temps en attendant que la succession soit réglée. Mais celle-ci paraît avoir mal tourné.
Qureshi avait prédit que la disparition de Baitullah Mehsud, "un grand succès pour les forces qui combattent l'extrémisme et le terrorisme au Pakistan", allait semer la discorde et le désarroi dans les rangs des taliban.
Baitullah Mehsud s'était proclamé fin 2007 chef des taliban pakistanais, qui regroupent une douzaine de factions islamistes armées.
Les gouvernements occidentaux attendent, quant à eux, de voir si le nouveau chef des taliban pakistanais continuera à se focaliser sur la lutte contre le gouvernement d'Islamabad ou cherchera à venir en aide à leurs coreligionnaires afghans.
Zeeshan Haider, version française Marc Delteil
http://fr.news.yahoo.com/4/20090808/twl-pakistan-taliban-mehsud-41953f5.html
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