Quarante-six personnes ont été tuées cette semaine dans le nord-est du Nigeria lors d'attaques revendiquées par la secte islamiste Boko Haram et dans des affrontements consécutifs avec les forces de l'ordre, ont indiqué samedi des sources médicales.
Ces victimes ont été dénombrées à Damaturu et Potiskum, dans l'Etat de Yobe, ainsi qu'à Maiduguri, capitale de l'Etat voisin de Borno. Des explosions et des tirs ont retenti jeudi dans ces trois villes et les violences se sont poursuivies vendredi à Damaturu.
La situation était généralement calme samedi matin malgré des tirs sporadiques localisés, selon des témoins et membres des forces de l'ordre.
Un responsable à l'hôpital de Damaturu a affirmé samedi à l'AFP que 19 corps avaient été déposés à la morgue.
"Nous avons 19 corps à la morgue parmi lesquels trois soldats, trois policiers et 13 civils. Tous ont des blessures par balles", a affirmé cette source ayant requis l'anonymat.
Vendredi, d'autres sources avaient fait état de sept autres morts à Damaturu et Potiskum, ce qui porte le bilan dans l'Etat de Yobe à 26. Un couvre-feu y a été imposé.
A Maiduguri, un infirmier de l'hôpital universitaire a fait état samedi de 20 morts.
"Au total 20 corps ont été déposés à la morgue ici. Tous sont des victimes des attaques des membres présumés de Boko Haram", a-t-il déclaré à l'AFP.
La secte a revendiqué cette nouvelle vague d'attaques.
"Nous sommes responsables des attaques de Maiduguri, Damaturu et Potiskum", a déclaré vendredi soir à l'AFP un homme se présentant comme un porte-parole du groupe, Abul Qaqa (bien Abul Qaqa), qui s'exprime régulièrement en son nom.
"Nous avons mené ces attaques pour venger la mort de nos frères tués par les forces de sécurité en 2009", a-t-il dit en référence à une insurrection de la secte en juillet 2009 qui avait été brutalement réprimée par les forces de l'ordre, faisant des centaines de morts.
Le porte-parole a assuré que Boko Haram continuerait de commettre des violences. La secte, qui s'est attribué de nombreuses attaques, a notamment revendiqué l'attentat suicide d'août contre le siège des Nations unies à Abuja qui avait fait 24 morts.
"Nous allons continuer notre guerre contre l'Etat nigérian jusqu'à l'abolition de la laïcité et la création d'un Etat islamique", a-t-il dit.
Un couvre-feu a été instauré jusqu'à nouvel ordre à Yobe de 19H00 à 07H00, a indiqué samedi le porte-parole du gouverneur de cet Etat, Abdullahi Bego.
La mesure vise "à renforcer la paix réinstaurée après les évènements des derniers jours", a-t-il dit.
La situation était calme samedi matin à Damaturu, Potiskum et Maiduguri selon des habitants et les forces de sécurité.
Des résidents ont fait état de tirs sporadiques dans le quartier de Pompomari, à Damaturu, ce qu'a confirmé le chef de la police de Yobe, Lawan Tanko.
"Les gens entendent des tirs de temps à autres car nous faisons face à une guérilla ici, les forces de l'ordre nettoient (le quatrier) des derniers éléments de Boko Haram. De temps en temps ils tirent sur une patrouille et la patrouille riposte pour les neutraliser", a expliqué M. Tanko.
samedi 24 décembre 2011
Syrie: le porte-parole des Frères musulmans dément la revendication des attentats de Damas
Le porte-parole des Frères musulmans Zouhair Salem a démenti samedi à l'AFP toute responsabilité de la confrérie dans les attentats suicide de vendredi, accusant le régime d'avoir "fabriqué de toute pièce" un communiqué les revendiquant au nom des FrèresIl s'agit d'une "page fabriquée de toute pièce en notre nom sur internet", a indiqué M. Salem, réagissant à un communiqué mis en ligne sur un site se présentant comme étant celui des Frères en Syrie et qui a revendiqué au nom de la confrérie les attentats ayant fait la veille à Damas 44 morts et plus de 150 blessés.
Cela a été "orchestré de toute pièce par le régime comme les attentats" de vendredi, a dit M. Salem, joint au téléphone à Londres.
Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition en Syrie dont font partie les Frères musulmans, avait imputé au régime du président Bachar al-Assad la "responsabilité directe" des deux attentats.
"Le régime syrien, seul, porte toute la responsabilité directe des deux explosions terroristes", écrit le CNS dans un communiqué. Le régime "a voulu adresser un message de mise en garde aux observateurs arabes, pour qu'ils ne s'approchent pas des centres de sécurité", selon lui.
Ce que cherche le régime avec ces attentats, c'est donner l'impression "au monde qu'il fait face à un danger venu de l'étranger et non pas à une révolution populaire qui demande la liberté et la dignité", poursuit le CNS.
Le ministère syrien de l'Intérieur avait lui affirmé que "la main d'Al-Qaïda" était derrière les attentats.
Ces attentats, sans précédent depuis le début de la révolte mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad, sont survenus au lendemain de l'arrivée d'une délégation arabe qui doit préparer la venue d'observateurs, prévue lundi.
Selon une estimation de l'ONU, la répression
Cela a été "orchestré de toute pièce par le régime comme les attentats" de vendredi, a dit M. Salem, joint au téléphone à Londres.
Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition en Syrie dont font partie les Frères musulmans, avait imputé au régime du président Bachar al-Assad la "responsabilité directe" des deux attentats.
"Le régime syrien, seul, porte toute la responsabilité directe des deux explosions terroristes", écrit le CNS dans un communiqué. Le régime "a voulu adresser un message de mise en garde aux observateurs arabes, pour qu'ils ne s'approchent pas des centres de sécurité", selon lui.
Ce que cherche le régime avec ces attentats, c'est donner l'impression "au monde qu'il fait face à un danger venu de l'étranger et non pas à une révolution populaire qui demande la liberté et la dignité", poursuit le CNS.
Le ministère syrien de l'Intérieur avait lui affirmé que "la main d'Al-Qaïda" était derrière les attentats.
Ces attentats, sans précédent depuis le début de la révolte mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad, sont survenus au lendemain de l'arrivée d'une délégation arabe qui doit préparer la venue d'observateurs, prévue lundi.
Selon une estimation de l'ONU, la répression
mardi 20 décembre 2011
Amesys, Kadafi, l'UMP, Sarkozy, Claude Guéan, Brice Hortefeux et des commissions de 4,5 millions d'euro à l'assemblée nationale
Guéant interpellé sur des commissions dans un contrat avec Kadhafi
Par LEXPRESS.fr, publié le 20/12/2011 à 19:21
Commissions dans un contrat par la société Amesys: "Jamais le ministre de l'Intérieur, ne s'est occupé d'une telle transaction"
afp.com/Mehdi Fedouach
En réponse à un député PS, Claude Guéant a assuré que le ministère de l'Intérieur n'avait joué aucun rôle en 2007 dans les négociations en vue de la signature d'un contrat sur du matériel de renseignement à la Libye de Kadhafi.
Et voilà qu'on reparle des liens commerciaux entre la France et la Libye de Kadhafi...
Ce mardi à l'Assemblée, le socialiste Daniel Goldberg a interrogé Claude Guéant sur les "commissions de millions d'euros" dans un contrat conclu en 2007 par la société Amesys avec la Libye de Kadhafi sur du matériel de renseignement, et sur le rôle de l'Intérieur dans les négociations.
"Etiez-vous au courant de la réalité de ces transactions, ce qui serait grave, ou bien en étiez vous les décideurs?", a demandé le député de Seine-Saint-Denis.
Réplique du ministre de l'Intérieur: "Je dis très clairement, en prenant mes responsabilités, que jamais le ministre de l'Intérieur, ni son entourage, ne s'est occupé d'une telle transaction", a rétorqué celui qui fut, à l'époque, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur.
4.5 millions de commissions
Selon Mediapart, Amesys a versé, entre décembre 2007 et octobre 2008, près de 4,5 millions d'euros à deux sociétés offshore Como Holding et Tristar, en marge de certains marchés libyens, dont le contrat Amesys d'avril 2007 portant sur la fourniture de matériel de surveillance d'Internet.
Selon un document publié par le site cofondé par Edwy Plenel, une partie de cette somme, soit 700 000 euros, a été versée à l'intermédiaire Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi.
Après le dépôt d'une plainte pour atteinte à la vie privée de l'association Sherpa, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence, dont dépend le siège d'Amesys, filiale de Bull, selon une source proche de l'enquête.
"Mettre fin aux insinuations"
A l'Assemblée, le socialiste Daniel Goldberg a regretté n'avoir "reçu aucune réponse" à une question précédente sur des "commissions d'un montant de plusieurs millions d'euros, à un ou plusieurs intermédiaires".
Le parlementaire s'est interrogé sur les "liens supposés entre 2004 et 2009" de Claude Guéant "avec le régime du colonel Kadhafi" ainsi que sur "l'objet des visites qu'il aurait effectuées à Tripoli à l'automne 2005, précédant de peu celle de Nicolas Sarkozy puis celle de Brice Hortefeux, des visites préparées par l'intermédiaire Ziad Takieddine".
Le député a relevé "que le contrat signé en avril 2007, en pleine campagne présidentielle, avait reçu le plein soutien du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy". "Pouvez-vous nous dire précisément, comment votre gouvernement est impliqué dans ce dossier?", a-t-il demandé.
Dans sa réponse, Claude Guéant a jugé "que pour le bien de notre démocratie, il serait temps de mettre fin aux insinuations, aux amalgames, aux approximations, aux accusations sans fondement".
Avec
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Par LEXPRESS.fr, publié le 20/12/2011 à 19:21
Commissions dans un contrat par la société Amesys: "Jamais le ministre de l'Intérieur, ne s'est occupé d'une telle transaction"
afp.com/Mehdi Fedouach
En réponse à un député PS, Claude Guéant a assuré que le ministère de l'Intérieur n'avait joué aucun rôle en 2007 dans les négociations en vue de la signature d'un contrat sur du matériel de renseignement à la Libye de Kadhafi.
Et voilà qu'on reparle des liens commerciaux entre la France et la Libye de Kadhafi...
Ce mardi à l'Assemblée, le socialiste Daniel Goldberg a interrogé Claude Guéant sur les "commissions de millions d'euros" dans un contrat conclu en 2007 par la société Amesys avec la Libye de Kadhafi sur du matériel de renseignement, et sur le rôle de l'Intérieur dans les négociations.
"Etiez-vous au courant de la réalité de ces transactions, ce qui serait grave, ou bien en étiez vous les décideurs?", a demandé le député de Seine-Saint-Denis.
Réplique du ministre de l'Intérieur: "Je dis très clairement, en prenant mes responsabilités, que jamais le ministre de l'Intérieur, ni son entourage, ne s'est occupé d'une telle transaction", a rétorqué celui qui fut, à l'époque, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur.
4.5 millions de commissions
Selon Mediapart, Amesys a versé, entre décembre 2007 et octobre 2008, près de 4,5 millions d'euros à deux sociétés offshore Como Holding et Tristar, en marge de certains marchés libyens, dont le contrat Amesys d'avril 2007 portant sur la fourniture de matériel de surveillance d'Internet.
Selon un document publié par le site cofondé par Edwy Plenel, une partie de cette somme, soit 700 000 euros, a été versée à l'intermédiaire Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi.
Après le dépôt d'une plainte pour atteinte à la vie privée de l'association Sherpa, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence, dont dépend le siège d'Amesys, filiale de Bull, selon une source proche de l'enquête.
"Mettre fin aux insinuations"
A l'Assemblée, le socialiste Daniel Goldberg a regretté n'avoir "reçu aucune réponse" à une question précédente sur des "commissions d'un montant de plusieurs millions d'euros, à un ou plusieurs intermédiaires".
Le parlementaire s'est interrogé sur les "liens supposés entre 2004 et 2009" de Claude Guéant "avec le régime du colonel Kadhafi" ainsi que sur "l'objet des visites qu'il aurait effectuées à Tripoli à l'automne 2005, précédant de peu celle de Nicolas Sarkozy puis celle de Brice Hortefeux, des visites préparées par l'intermédiaire Ziad Takieddine".
Le député a relevé "que le contrat signé en avril 2007, en pleine campagne présidentielle, avait reçu le plein soutien du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy". "Pouvez-vous nous dire précisément, comment votre gouvernement est impliqué dans ce dossier?", a-t-il demandé.
Dans sa réponse, Claude Guéant a jugé "que pour le bien de notre démocratie, il serait temps de mettre fin aux insinuations, aux amalgames, aux approximations, aux accusations sans fondement".
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dimanche 18 décembre 2011
L'armée américaine a quitté l'Irak neuf ans après l'avoir envahi
L'armée américaine a quitté dimanche à l'aube l'Irak, près de neuf ans après l'avoir envahi et renversé le dictateur Saddam Hussein, laissant ce pays riche en pétrole plongé dans une grave crise politique.
Le dernier convoi composé de 110 véhicules transportant environ 500 soldats appartenant en grande majorité à la 3ème brigade de la 1ère division de cavalerie a traversé la frontière à 07H30 (04H30 GMT). Le dernier véhicule est passé huit minutes plus tard.
Il y a huit ans et neuf mois, les forces américaines l'avaient franchie dans l'autre sens lors de l'"Opération Iraqi Freedom" qui devait se révéler être la guerre la plus controversée depuis celle du Vietnam, un demi-siècle plus tôt.
L'armée américaine, qui a compté jusqu'à 170.000 hommes au plus fort de la lutte contre l'insurrection, a abandonné 505 bases. Il ne restera plus que 157 soldats américains chargés d'entraîner les forces irakiennes et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade.
Le dernier convoi a quitté la base Imam Ali pour les Irakiens, et Camp Adder pour les Américains, près de Nassiriya vers 2H30 (samedi 23H30 GMT) en empruntant une route déserte de 350 km pour rejoindre le Koweït.
"Nous avons pris en main cette base", a déclaré fièrement à l'AFP, le général irakien Sattar Jabbar al-Ghizi, en charge de la protection du camp.
"Je me sens vraiment bien" lâche le sergent Duane Austin, 27 ans qui a effectué trois rotations en Irak. "Il est temps de rentrer à la maison où m'attendent une femme et deux enfants", confie-t-il. "C'est quand même agréable de savoir que c'est vraiment fini". Certains soldats applaudissaient visiblement soulagés.
Des soldats se demandent comment les Irakiens réagiront en découvrant le départ des Américains.
Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé le 21 octobre, le retrait total des troupes.
Les Américains laissent un pays plongé dans une crise politique, avec la décision du bloc laïque Iraqiya de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre à partir de samedi sa participation aux travaux du Parlement.
Second groupe parlementaire avec 82 députés contre 159 à l'Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites, il a dressé un réquisitoire contre "l'exercice solitaire du pouvoir" du Premier ministre Nouri al-Maliki.
"Cette manière d'agir pousse les gens à vouloir se débarrasser de la main de fer du pouvoir central d'autant que la Constitution les y autorise", faisant allusion aux récents votes en faveur de l'autonomie des provinces à majorité sunnite d'al-Anbar, Salaheddine et Diyala.
S'estimant lésés par le gouvernement à majorité chiite, les sunnites, jadis partisans d'un Etat centralisé, sont aujourd'hui portés par un mouvement centrifuge à vouloir gérer leurs régions de manière autonome, comme les Kurdes, ce qui comporte un risque d'éclatement du pays.
Si l'Irak exporte environ 2,2 millions de b/j, lui rapportant 7 milliards de dollars par mois, les services de base comme la distribution d'électricité et l'eau potable sont toujours défectueux.
Mais les Irakiens interrogés étaient satisfaits du départ. "Je suis fier comme chaque Irakien doit l'être", déclare Safa, un boulanger de 26 ans à Karrada, dans le centre de Bagdad.
"Les Américains ont renversé Saddam Hussein, mais notre vie depuis s'est dégradée", a-t-il ajouté.
Désormais, les 900.000 éléments des forces irakiennes auront la lourde tâche d'assumer seuls la sécurité alors que les insurgés, notamment Al-Qaïda, bien qu'affaiblis, peuvent encore faire couler le sang. Ils devront aussi empêcher la résurgence des milices et une réédition d'une guerre confessionnelle entre chiites et sunnites qui avait fait des dizaines de milliers de morts en 2006 et 2007.
Ainsi s'achève une invasion lancée sans l'aval de l'ONU pour trouver des armes de destruction massives que Saddam Hussein aurait cachées. Il s'est avéré depuis que celles-ci n'existaient pas.
Cette occupation en 2003, qui deviendra à partir de 2005 une "présence étrangère requise par le gouvernement irakien", aura été fort onéreuse.
Le Pentagone a alloué près de 770 milliards de dollars en neuf ans alors que 4.474 soldats américains sont morts, dont 3.518 tués au combat. Plus de 32.000 militaires américains ont par ailleurs été blessés. Par ailleurs? depuis mars 2003, les pertes civiles s'étaleraient entre 104.035 et 113.680, selon l'organisation britannique IraqBodyCount.org.
Le dernier convoi composé de 110 véhicules transportant environ 500 soldats appartenant en grande majorité à la 3ème brigade de la 1ère division de cavalerie a traversé la frontière à 07H30 (04H30 GMT). Le dernier véhicule est passé huit minutes plus tard.
Il y a huit ans et neuf mois, les forces américaines l'avaient franchie dans l'autre sens lors de l'"Opération Iraqi Freedom" qui devait se révéler être la guerre la plus controversée depuis celle du Vietnam, un demi-siècle plus tôt.
L'armée américaine, qui a compté jusqu'à 170.000 hommes au plus fort de la lutte contre l'insurrection, a abandonné 505 bases. Il ne restera plus que 157 soldats américains chargés d'entraîner les forces irakiennes et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade.
Le dernier convoi a quitté la base Imam Ali pour les Irakiens, et Camp Adder pour les Américains, près de Nassiriya vers 2H30 (samedi 23H30 GMT) en empruntant une route déserte de 350 km pour rejoindre le Koweït.
"Nous avons pris en main cette base", a déclaré fièrement à l'AFP, le général irakien Sattar Jabbar al-Ghizi, en charge de la protection du camp.
"Je me sens vraiment bien" lâche le sergent Duane Austin, 27 ans qui a effectué trois rotations en Irak. "Il est temps de rentrer à la maison où m'attendent une femme et deux enfants", confie-t-il. "C'est quand même agréable de savoir que c'est vraiment fini". Certains soldats applaudissaient visiblement soulagés.
Des soldats se demandent comment les Irakiens réagiront en découvrant le départ des Américains.
Face au refus de l'Irak d'accorder l'immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé le 21 octobre, le retrait total des troupes.
Les Américains laissent un pays plongé dans une crise politique, avec la décision du bloc laïque Iraqiya de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, de suspendre à partir de samedi sa participation aux travaux du Parlement.
Second groupe parlementaire avec 82 députés contre 159 à l'Alliance nationale, coalition des partis religieux chiites, il a dressé un réquisitoire contre "l'exercice solitaire du pouvoir" du Premier ministre Nouri al-Maliki.
"Cette manière d'agir pousse les gens à vouloir se débarrasser de la main de fer du pouvoir central d'autant que la Constitution les y autorise", faisant allusion aux récents votes en faveur de l'autonomie des provinces à majorité sunnite d'al-Anbar, Salaheddine et Diyala.
S'estimant lésés par le gouvernement à majorité chiite, les sunnites, jadis partisans d'un Etat centralisé, sont aujourd'hui portés par un mouvement centrifuge à vouloir gérer leurs régions de manière autonome, comme les Kurdes, ce qui comporte un risque d'éclatement du pays.
Si l'Irak exporte environ 2,2 millions de b/j, lui rapportant 7 milliards de dollars par mois, les services de base comme la distribution d'électricité et l'eau potable sont toujours défectueux.
Mais les Irakiens interrogés étaient satisfaits du départ. "Je suis fier comme chaque Irakien doit l'être", déclare Safa, un boulanger de 26 ans à Karrada, dans le centre de Bagdad.
"Les Américains ont renversé Saddam Hussein, mais notre vie depuis s'est dégradée", a-t-il ajouté.
Désormais, les 900.000 éléments des forces irakiennes auront la lourde tâche d'assumer seuls la sécurité alors que les insurgés, notamment Al-Qaïda, bien qu'affaiblis, peuvent encore faire couler le sang. Ils devront aussi empêcher la résurgence des milices et une réédition d'une guerre confessionnelle entre chiites et sunnites qui avait fait des dizaines de milliers de morts en 2006 et 2007.
Ainsi s'achève une invasion lancée sans l'aval de l'ONU pour trouver des armes de destruction massives que Saddam Hussein aurait cachées. Il s'est avéré depuis que celles-ci n'existaient pas.
Cette occupation en 2003, qui deviendra à partir de 2005 une "présence étrangère requise par le gouvernement irakien", aura été fort onéreuse.
Le Pentagone a alloué près de 770 milliards de dollars en neuf ans alors que 4.474 soldats américains sont morts, dont 3.518 tués au combat. Plus de 32.000 militaires américains ont par ailleurs été blessés. Par ailleurs? depuis mars 2003, les pertes civiles s'étaleraient entre 104.035 et 113.680, selon l'organisation britannique IraqBodyCount.org.
mardi 13 décembre 2011
Un virus informatique aurait infecté les drones de l'armée américaine
LEMONDE.FR | 08.10.11 | 18h18 • Mis à jour le 08.10.11 | 19h28
Selon le magazine Wired, les postes de commande à distance de drones américains effectuant des missions en Afghanistan ou dans d'autres zones de conflits ont été infectés par un virus informatique.
"Un virus informatique a infecté les cockpits des drones américains Predator et Reaper, enregistrant toutes les commandes des pilotes quand ils effectuent à distance des missions", écrit le magazine, citant trois sources anonymes.
Il n'y a eu officiellement aucune diffusion d'informations confidentielles à l'extérieur de la base de Creech, dans le Nevada. Le virus n'aurait pas non plus empêché les pilotes d'effectuer leurs missions, précise le magazine. Mais les militaires américains n'arriveraient toujours pas à se débarrasser de ce virus, détecté il y a deux semaines.
"NOUS PENSONS QU'IL N'EST PAS TRÈS DANGEREUX, MAIS EN FAIT NOUS N'EN SAVONS RIEN"
"Nous l'éliminons, mais il revient à chaque fois. Nous pensons qu'il n'est pas très dangereux, mais en fait nous n'en savons rien", a résumé un des interlocuteurs anonymes de Wired. Les autorités américaines cherchent également à savoir comment le virus a pu s'introduire dans un parc informatique a priori très sécurisé.
"Les spécialistes militaires ne savent pas si le virus (...) a été introduit volontairement ou accidentellement", explique le magazine. Ils soupçonnent que des disques durs externes, que les pilotes utilisent pour transférer des informations d'un poste à un autre, soient à l'origine de l'infection.
Les drones sont devenus une des principales armes utilisées par les Etats-Unis ces dernières années. Le Washington Post rappelle que depuis l'investiture de Barack Obama, les Etats-Unis ont utilisé une trentaine de drones pour mener plus de 230 missions uniquement sur le sol du Pakistan, tuant près de 2 000 personnes. En 2009, l'armée de l'air y consacrait 36 % de son budget.
Les défauts de sécurisation des drones, notamment l'absence de cryptage, sont un de ses points faibles. Les militaires américains ont ainsi été stupéfaits de découvrir en 2009 que les insurgés irakiens avaient piraté le flux de données des drones Predator grâce un simple logiciel grand public acheté pour 26 dollars.
LeMonde.fr
Selon le magazine Wired, les postes de commande à distance de drones américains effectuant des missions en Afghanistan ou dans d'autres zones de conflits ont été infectés par un virus informatique.
"Un virus informatique a infecté les cockpits des drones américains Predator et Reaper, enregistrant toutes les commandes des pilotes quand ils effectuent à distance des missions", écrit le magazine, citant trois sources anonymes.
Il n'y a eu officiellement aucune diffusion d'informations confidentielles à l'extérieur de la base de Creech, dans le Nevada. Le virus n'aurait pas non plus empêché les pilotes d'effectuer leurs missions, précise le magazine. Mais les militaires américains n'arriveraient toujours pas à se débarrasser de ce virus, détecté il y a deux semaines.
"NOUS PENSONS QU'IL N'EST PAS TRÈS DANGEREUX, MAIS EN FAIT NOUS N'EN SAVONS RIEN"
"Nous l'éliminons, mais il revient à chaque fois. Nous pensons qu'il n'est pas très dangereux, mais en fait nous n'en savons rien", a résumé un des interlocuteurs anonymes de Wired. Les autorités américaines cherchent également à savoir comment le virus a pu s'introduire dans un parc informatique a priori très sécurisé.
"Les spécialistes militaires ne savent pas si le virus (...) a été introduit volontairement ou accidentellement", explique le magazine. Ils soupçonnent que des disques durs externes, que les pilotes utilisent pour transférer des informations d'un poste à un autre, soient à l'origine de l'infection.
Les drones sont devenus une des principales armes utilisées par les Etats-Unis ces dernières années. Le Washington Post rappelle que depuis l'investiture de Barack Obama, les Etats-Unis ont utilisé une trentaine de drones pour mener plus de 230 missions uniquement sur le sol du Pakistan, tuant près de 2 000 personnes. En 2009, l'armée de l'air y consacrait 36 % de son budget.
Les défauts de sécurisation des drones, notamment l'absence de cryptage, sont un de ses points faibles. Les militaires américains ont ainsi été stupéfaits de découvrir en 2009 que les insurgés irakiens avaient piraté le flux de données des drones Predator grâce un simple logiciel grand public acheté pour 26 dollars.
LeMonde.fr
La Suisse paradis des mercenaires, Jean Marc Gadouillet ancien de la DGSE y avait son entreprise de sécurité
Les mercenaires se plaisent en Suisse
Le Point.fr - Publié le 13/12/2011 à 20:17 - Modifié le 13/12/2011 à 20:18
Les officines, liées à des anciens des services secrets, prolifèrent en Suisse. Berne menace de les interdire.
De notre correspondant à Genève, Ian Hamel
Le 23 novembre dernier, Jean-Marc Gadoullet est blessé à l'épaule près de Gao, au Mali, par des militaires locaux. Il aurait tenté de forcer un barrage, pensant avoir affaire à des bandits. Cet ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) mène depuis plus d'un an des négociations pour essayer de faire libérer les Français otages d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Jean-Marc Gadoullet, 49 ans, est également gérant depuis le 15 septembre de la société Opérations et organisations spéciales (Opos), installée à Genève, en Suisse.
Cette blessure a fait sursauter le Département fédéral (ministère) de justice et police, à Berne. Un pays neutre peut-il tolérer que des entreprises de sécurité privées et des sociétés de mercenaires choisissent de s'installer en Suisse, brouillant l'image du pays à l'étranger ? Bâle accueille notamment, depuis mars 2010, Aegis Defense Services, l'une des plus importantes sociétés militaires privées, active en Afghanistan et en Irak.
Genève, paradis des espions
Des anciens des services secrets, et des intermédiaires français, à commencer par Alexandre Djouhri, sont nombreux à apprécier les bords du lac Léman. À la fiscalité douce du pays s'ajoutent le fameux secret bancaire et, surtout, le manque de curiosité des services de renseignements helvétiques.
Dans un rapport daté du 30 décembre 2010, l'Office fédéral de justice reconnaît qu'"il n'existe pas en Suisse une obligation générale de s'annoncer auprès des autorités pour exercer de telles activités". À savoir des activités de sécurité privée "opérant depuis la Suisse dans des zones de crise ou de conflit"... Il y a peu, la profession de vendeur d'armes, pour ne pas dire de trafiquant d'armes, n'était pas non plus réglementée dans la Confédération.
Recrutement de barbouzes
La Suisse compterait 438 entreprises de sécurité (dont 57 à Genève et 92 à Zurich). Si la plupart se contentent de protéger des immeubles ou des parkings, une bonne vingtaine, en revanche, sont actives dans les zones de crise. Cela va de la sécurité maritime et de la protection de l'extraction de ressources naturelles à de l'espionnage économique et au recrutement de barbouzes. "Sans oublier le cyber-mercenariat, ces sociétés qui vendent du matériel sophistiqué pour espionner, traquer les opposants", ajoute Stéphane Koch, d'Intelligentzia, actif dans la sécurité de l'information.
Résultat, le Département fédéral de justice et police vient de mettre en consultation jusqu'au 31 janvier 2012 une loi prévoyant d'"interdire la participation directe à des hostilités dans le cadre d'un conflit armé à l'étranger. Il sera également interdit de recruter, de former et de mettre à disposition (...) du personnel de sécurité pour une participation directe aux hostilités".
Tout ce brouhaha inquiète quelque peu la toute nouvelle société Opérations et organisations spéciales (Opos) de Jean-Marc Gadoullet, installée rue du Conseil-Général à Genève. "Toutefois, nous ne sommes pas concernés par cette future loi. Opos ne recrute personne. Elle se contente de donner des conseils liés à la sécurité"", assure un proche de l'ancien officier de la DGSE.
source : http://www.lepoint.fr/monde/les-mercenaires-se-plaisent-en-suisse-13-12-2011-1407062_24.php
Le Point.fr - Publié le 13/12/2011 à 20:17 - Modifié le 13/12/2011 à 20:18
Les officines, liées à des anciens des services secrets, prolifèrent en Suisse. Berne menace de les interdire.
De notre correspondant à Genève, Ian Hamel
Le 23 novembre dernier, Jean-Marc Gadoullet est blessé à l'épaule près de Gao, au Mali, par des militaires locaux. Il aurait tenté de forcer un barrage, pensant avoir affaire à des bandits. Cet ancien officier de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) mène depuis plus d'un an des négociations pour essayer de faire libérer les Français otages d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Jean-Marc Gadoullet, 49 ans, est également gérant depuis le 15 septembre de la société Opérations et organisations spéciales (Opos), installée à Genève, en Suisse.
Cette blessure a fait sursauter le Département fédéral (ministère) de justice et police, à Berne. Un pays neutre peut-il tolérer que des entreprises de sécurité privées et des sociétés de mercenaires choisissent de s'installer en Suisse, brouillant l'image du pays à l'étranger ? Bâle accueille notamment, depuis mars 2010, Aegis Defense Services, l'une des plus importantes sociétés militaires privées, active en Afghanistan et en Irak.
Genève, paradis des espions
Des anciens des services secrets, et des intermédiaires français, à commencer par Alexandre Djouhri, sont nombreux à apprécier les bords du lac Léman. À la fiscalité douce du pays s'ajoutent le fameux secret bancaire et, surtout, le manque de curiosité des services de renseignements helvétiques.
Dans un rapport daté du 30 décembre 2010, l'Office fédéral de justice reconnaît qu'"il n'existe pas en Suisse une obligation générale de s'annoncer auprès des autorités pour exercer de telles activités". À savoir des activités de sécurité privée "opérant depuis la Suisse dans des zones de crise ou de conflit"... Il y a peu, la profession de vendeur d'armes, pour ne pas dire de trafiquant d'armes, n'était pas non plus réglementée dans la Confédération.
Recrutement de barbouzes
La Suisse compterait 438 entreprises de sécurité (dont 57 à Genève et 92 à Zurich). Si la plupart se contentent de protéger des immeubles ou des parkings, une bonne vingtaine, en revanche, sont actives dans les zones de crise. Cela va de la sécurité maritime et de la protection de l'extraction de ressources naturelles à de l'espionnage économique et au recrutement de barbouzes. "Sans oublier le cyber-mercenariat, ces sociétés qui vendent du matériel sophistiqué pour espionner, traquer les opposants", ajoute Stéphane Koch, d'Intelligentzia, actif dans la sécurité de l'information.
Résultat, le Département fédéral de justice et police vient de mettre en consultation jusqu'au 31 janvier 2012 une loi prévoyant d'"interdire la participation directe à des hostilités dans le cadre d'un conflit armé à l'étranger. Il sera également interdit de recruter, de former et de mettre à disposition (...) du personnel de sécurité pour une participation directe aux hostilités".
Tout ce brouhaha inquiète quelque peu la toute nouvelle société Opérations et organisations spéciales (Opos) de Jean-Marc Gadoullet, installée rue du Conseil-Général à Genève. "Toutefois, nous ne sommes pas concernés par cette future loi. Opos ne recrute personne. Elle se contente de donner des conseils liés à la sécurité"", assure un proche de l'ancien officier de la DGSE.
source : http://www.lepoint.fr/monde/les-mercenaires-se-plaisent-en-suisse-13-12-2011-1407062_24.php
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Dans la journée deux scènes de meurtre collectif ont eu lieu à Liège en Belgique et Florence en Italie
Le Point.fr - Publié le 13/12/2011 à 18:47
Un militant d'extrême droite a ouvert le feu à Florence contre des vendeurs ambulants sénégalais, faisant deux victimes et trois blessés.
La façade du Casa Pound, filmée lors d'un reportage d'Arte (image modifiée). © Capture Arte.tv
C'est une véritable "chasse aux Noirs" qui s'est déroulée en fin de matinée à Florence. Il était environ midi lorsqu'un Italien d'une cinquantaine d'années, Gianluca Casseri, a ouvert le feu sur un groupe de vendeurs ambulants sénégalais sur le marché de la place Dalmazia, à la périphérie nord de la capitale toscane. Armé d'un révolver 357 Magnum, Casseri a abattu deux vendeurs ambulants et grièvement blessé un troisième. "Il est arrivé tranquillement et, sans rien dire, il a tiré froidement trois coups de feu, ont indiqué des témoins. Puis il a récupéré les douilles de ses balles. Une exécution." Un marchand de journaux a tenté de l'immobiliser. "Si tu bouges, je t'abats toi aussi", lui a dit le tueur, avant de remonter dans sa voiture.
C'était pour réapparaître quelques minutes plus tard au marché San Lorenzo, en plein centre de Florence. De nouveau, il a ouvert le feu contre des immigrés sénégalais, faisant deux blessés. Pris en chasse par la police, Casseri s'est réfugié dans un parking souterrain. Après un échange de coups de feu avec les policiers, le tueur a retourné son arme contre lui et s'est suicidé.
Groupe d'extrême droite
Gianluca Casseri n'était pas inconnu des services de police. Il était un militant de l'organisation d'extrême droite Casa Pound de Pistoia.
Revendiquant sa fidélité au fascisme, le mouvement Casa Pound s'inspire du poète américain Ezra Pound. Il est né en 1982 à Rome et occupe, depuis sa formation, un immeuble dans le quartier de l'Esquilino, dans lequel vit une communauté de 23 familles. Ce squat d'extrême droite dispose d'une librairie, d'une troupe de théâtre, d'un groupe de musique, d'une télévision sur le Web et d'une revue mensuelle. Révisionniste, aussi critique envers le marxisme que le capitalisme, il lui est arrivé de contribuer à certaines initiatives sociales, comme l'aide aux victimes du tremblement de terre de L'Aquila. Casa Pound bénéficie d'une relative complaisance de la part de la classe politique italienne, qui a participé à certains de ses débats.
Incendie d'un camp de Roms
Mais, s'il a une façade sociale, Casa Pound a toujours été un mouvement extrêmement violent. Ses militants ont été impliqués dans plusieurs attaques contre des mouvements d'extrême gauche ou contre des membres des forces de l'ordre.
Le drame de Florence intervient 36 heures après un autre épisode de racisme dans la péninsule. Samedi dernier, à Milan, après qu'une jeune fille a affirmé avoir été violée par un Rom, un commando a incendié un campement de nomades. Le lendemain, la jeune fille avouait qu'elle avait inventé le viol.
De notre correspondant à Rome, Dominique Dunglas
source : http://www.lepoint.fr/monde/italie-tuerie-raciste-en-pleine-rue-a-florence-13-12-2011-1407021_24.php#xtor=AD-14
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Belgique : fusillade meurtrière à Liège
Une tente a été installée près de l'Archéoforum pour accueillir les blessés, après la fusillade qui a eu lieu place Saint-Lambert à Liège, le 13 décembre 2011.
REUTERS/Thierry DricotPar RFI
Un homme de 33 ans a tiré et lancé des grenades sur la foule, ce mardi 13 décembre 2011, sur la place Saint-Lambert, la plus animée de Liège (sud-est de la Belgique), tuant trois passants et en blessant 75 autres avant de trouver la mort dans des circonstances encore floues. Le tireur, Nordine Amrani, était convoqué ce mardi dans un service de police pour une audition. Il avait déjà été condamné en 2008 pour possession d'armes, des faits de recel, de stupéfiants et de moeurs.
Fin de matinée, des coups de feu retentissent dans Liège. Juché sur le toit d'un magasin, un indivifu tire sur la foule avec un fusil d'assaut et envoie des engins explosifs en direction des passants. L'homme, un trentenaire condamné par la justice belge il y a trois ans, est passé à l'acte vers 12h30 (11h30 TU) sur la place Saint-Lambert. De nombreuses personnes se promenaient dans ce quartier commerçant, où se trouvent le palais de justice et un marché de Noël. Il était armé de grenades, d'un fusil et d'un pistolet, a précisé le procureur du roi Danièle Reynders lors d'une conférence de presse.
Le bilan provisoire de la fusillade est de trois morts et 75 blessés. Un garçon de 15 ans a été tué sur le coup tandis qu'un adolescent de 17 ans et une femme de 75 ans sont décédés des suites de leurs blessures à l'hôpital. Le tireur se serait ensuite tiré une balle dans la tête, d'après des témoins.
Selon l'agence de presse Belga, le tireur, Nordine Amrani, âgé d'une trentaine d'années, était « bien connu » des services judiciaires belges, a indiqué Danielle Reynders.
Cet homme, déjà condamné pour possession d'armes et pour des affaires de recel, de stupéfiants et de moeurs, avait été convoqué ce mardi « pour une audition dans un service de police ». Mais au lieu de s'y rendre, il a revêtu un treillis et s'est armé d'un fusil automatique léger, d'un revolver et de grenades avant de rejoindre à la mi-journée la place Saint-Lambert.
Le roi des Belges et son épouse se sont rendus sur les lieux
« Je sortais du palais de justice. J'ai vu un homme faire un grand mouvement avec les bras en lançant quelque chose vers les abribus. J'ai entendu une explosion », a raconté à l'AFP Nicolas Gilenne, un journaliste ayant assisté à la scène. L'homme s'est « retourné, a pris un autre objet, l'a dégoupillé. J'ai alors commencé à courir. Il était seul et semblait très maître de ses actes. Il voulait toucher le plus de gens possible. J'ai entendu quatre explosions et des tirs pendant environ dix secondes », a-t-il ajouté.
Les blessés ont été évacués vers une tente installée près du musée Archéoforum, à la clinique de l’espérance à Montegnée, à l’hôpital de la Citadelle ou d’autres de la région.
Le centre-ville a été bloqué une partie de la journée. Les autorités ont demandé aux habitants de ne pas s'y rendre, ni de jouer les curieux. De même, les personnes déjà présentes dans le centre ont été priées de rester à l’abri. Le calme est revenu en millieu d'après-midi.
Le roi des Belges, Albert II, et son épouse Paola se sont rendus sur les lieux peu après 17h00, de même que le nouveau Premier ministre Elio Di Rupo.
source : http://www.rfi.fr/europe/20111213-fusillade-meurtriere-liege-belgique?ns_campaign=editorial&ns_source=FB&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_fee=0&ns_linkname=20111213_fusillade_meurtriere_liege_belgique
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Les deux événements ont frappé les esprits et occupé les media à partir de 12 H. Les deux prémédités par deux hommes marginaux d'une trentaine d'années. Le racisme est flagrant pour l'acte italien fasciste d'un groupe d'extrême droite. Il est également contre la gauche, le capitalisme. Pou le second, la drogue et les armes sont la trame de fond
Un militant d'extrême droite a ouvert le feu à Florence contre des vendeurs ambulants sénégalais, faisant deux victimes et trois blessés.
La façade du Casa Pound, filmée lors d'un reportage d'Arte (image modifiée). © Capture Arte.tv
C'est une véritable "chasse aux Noirs" qui s'est déroulée en fin de matinée à Florence. Il était environ midi lorsqu'un Italien d'une cinquantaine d'années, Gianluca Casseri, a ouvert le feu sur un groupe de vendeurs ambulants sénégalais sur le marché de la place Dalmazia, à la périphérie nord de la capitale toscane. Armé d'un révolver 357 Magnum, Casseri a abattu deux vendeurs ambulants et grièvement blessé un troisième. "Il est arrivé tranquillement et, sans rien dire, il a tiré froidement trois coups de feu, ont indiqué des témoins. Puis il a récupéré les douilles de ses balles. Une exécution." Un marchand de journaux a tenté de l'immobiliser. "Si tu bouges, je t'abats toi aussi", lui a dit le tueur, avant de remonter dans sa voiture.
C'était pour réapparaître quelques minutes plus tard au marché San Lorenzo, en plein centre de Florence. De nouveau, il a ouvert le feu contre des immigrés sénégalais, faisant deux blessés. Pris en chasse par la police, Casseri s'est réfugié dans un parking souterrain. Après un échange de coups de feu avec les policiers, le tueur a retourné son arme contre lui et s'est suicidé.
Groupe d'extrême droite
Gianluca Casseri n'était pas inconnu des services de police. Il était un militant de l'organisation d'extrême droite Casa Pound de Pistoia.
Revendiquant sa fidélité au fascisme, le mouvement Casa Pound s'inspire du poète américain Ezra Pound. Il est né en 1982 à Rome et occupe, depuis sa formation, un immeuble dans le quartier de l'Esquilino, dans lequel vit une communauté de 23 familles. Ce squat d'extrême droite dispose d'une librairie, d'une troupe de théâtre, d'un groupe de musique, d'une télévision sur le Web et d'une revue mensuelle. Révisionniste, aussi critique envers le marxisme que le capitalisme, il lui est arrivé de contribuer à certaines initiatives sociales, comme l'aide aux victimes du tremblement de terre de L'Aquila. Casa Pound bénéficie d'une relative complaisance de la part de la classe politique italienne, qui a participé à certains de ses débats.
Incendie d'un camp de Roms
Mais, s'il a une façade sociale, Casa Pound a toujours été un mouvement extrêmement violent. Ses militants ont été impliqués dans plusieurs attaques contre des mouvements d'extrême gauche ou contre des membres des forces de l'ordre.
Le drame de Florence intervient 36 heures après un autre épisode de racisme dans la péninsule. Samedi dernier, à Milan, après qu'une jeune fille a affirmé avoir été violée par un Rom, un commando a incendié un campement de nomades. Le lendemain, la jeune fille avouait qu'elle avait inventé le viol.
De notre correspondant à Rome, Dominique Dunglas
source : http://www.lepoint.fr/monde/italie-tuerie-raciste-en-pleine-rue-a-florence-13-12-2011-1407021_24.php#xtor=AD-14
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Belgique : fusillade meurtrière à Liège
Une tente a été installée près de l'Archéoforum pour accueillir les blessés, après la fusillade qui a eu lieu place Saint-Lambert à Liège, le 13 décembre 2011.
REUTERS/Thierry DricotPar RFI
Un homme de 33 ans a tiré et lancé des grenades sur la foule, ce mardi 13 décembre 2011, sur la place Saint-Lambert, la plus animée de Liège (sud-est de la Belgique), tuant trois passants et en blessant 75 autres avant de trouver la mort dans des circonstances encore floues. Le tireur, Nordine Amrani, était convoqué ce mardi dans un service de police pour une audition. Il avait déjà été condamné en 2008 pour possession d'armes, des faits de recel, de stupéfiants et de moeurs.
Fin de matinée, des coups de feu retentissent dans Liège. Juché sur le toit d'un magasin, un indivifu tire sur la foule avec un fusil d'assaut et envoie des engins explosifs en direction des passants. L'homme, un trentenaire condamné par la justice belge il y a trois ans, est passé à l'acte vers 12h30 (11h30 TU) sur la place Saint-Lambert. De nombreuses personnes se promenaient dans ce quartier commerçant, où se trouvent le palais de justice et un marché de Noël. Il était armé de grenades, d'un fusil et d'un pistolet, a précisé le procureur du roi Danièle Reynders lors d'une conférence de presse.
Le bilan provisoire de la fusillade est de trois morts et 75 blessés. Un garçon de 15 ans a été tué sur le coup tandis qu'un adolescent de 17 ans et une femme de 75 ans sont décédés des suites de leurs blessures à l'hôpital. Le tireur se serait ensuite tiré une balle dans la tête, d'après des témoins.
Selon l'agence de presse Belga, le tireur, Nordine Amrani, âgé d'une trentaine d'années, était « bien connu » des services judiciaires belges, a indiqué Danielle Reynders.
Cet homme, déjà condamné pour possession d'armes et pour des affaires de recel, de stupéfiants et de moeurs, avait été convoqué ce mardi « pour une audition dans un service de police ». Mais au lieu de s'y rendre, il a revêtu un treillis et s'est armé d'un fusil automatique léger, d'un revolver et de grenades avant de rejoindre à la mi-journée la place Saint-Lambert.
Le roi des Belges et son épouse se sont rendus sur les lieux
« Je sortais du palais de justice. J'ai vu un homme faire un grand mouvement avec les bras en lançant quelque chose vers les abribus. J'ai entendu une explosion », a raconté à l'AFP Nicolas Gilenne, un journaliste ayant assisté à la scène. L'homme s'est « retourné, a pris un autre objet, l'a dégoupillé. J'ai alors commencé à courir. Il était seul et semblait très maître de ses actes. Il voulait toucher le plus de gens possible. J'ai entendu quatre explosions et des tirs pendant environ dix secondes », a-t-il ajouté.
Les blessés ont été évacués vers une tente installée près du musée Archéoforum, à la clinique de l’espérance à Montegnée, à l’hôpital de la Citadelle ou d’autres de la région.
Le centre-ville a été bloqué une partie de la journée. Les autorités ont demandé aux habitants de ne pas s'y rendre, ni de jouer les curieux. De même, les personnes déjà présentes dans le centre ont été priées de rester à l’abri. Le calme est revenu en millieu d'après-midi.
Le roi des Belges, Albert II, et son épouse Paola se sont rendus sur les lieux peu après 17h00, de même que le nouveau Premier ministre Elio Di Rupo.
source : http://www.rfi.fr/europe/20111213-fusillade-meurtriere-liege-belgique?ns_campaign=editorial&ns_source=FB&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_fee=0&ns_linkname=20111213_fusillade_meurtriere_liege_belgique
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Les deux événements ont frappé les esprits et occupé les media à partir de 12 H. Les deux prémédités par deux hommes marginaux d'une trentaine d'années. Le racisme est flagrant pour l'acte italien fasciste d'un groupe d'extrême droite. Il est également contre la gauche, le capitalisme. Pou le second, la drogue et les armes sont la trame de fond
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Casa Pound de Pistoia,
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