LEMONDE.FR | 08.10.11 | 18h18 • Mis à jour le 08.10.11 | 19h28
Selon le magazine Wired, les postes de commande à distance de drones américains effectuant des missions en Afghanistan ou dans d'autres zones de conflits ont été infectés par un virus informatique.
"Un virus informatique a infecté les cockpits des drones américains Predator et Reaper, enregistrant toutes les commandes des pilotes quand ils effectuent à distance des missions", écrit le magazine, citant trois sources anonymes.
Il n'y a eu officiellement aucune diffusion d'informations confidentielles à l'extérieur de la base de Creech, dans le Nevada. Le virus n'aurait pas non plus empêché les pilotes d'effectuer leurs missions, précise le magazine. Mais les militaires américains n'arriveraient toujours pas à se débarrasser de ce virus, détecté il y a deux semaines.
"NOUS PENSONS QU'IL N'EST PAS TRÈS DANGEREUX, MAIS EN FAIT NOUS N'EN SAVONS RIEN"
"Nous l'éliminons, mais il revient à chaque fois. Nous pensons qu'il n'est pas très dangereux, mais en fait nous n'en savons rien", a résumé un des interlocuteurs anonymes de Wired. Les autorités américaines cherchent également à savoir comment le virus a pu s'introduire dans un parc informatique a priori très sécurisé.
"Les spécialistes militaires ne savent pas si le virus (...) a été introduit volontairement ou accidentellement", explique le magazine. Ils soupçonnent que des disques durs externes, que les pilotes utilisent pour transférer des informations d'un poste à un autre, soient à l'origine de l'infection.
Les drones sont devenus une des principales armes utilisées par les Etats-Unis ces dernières années. Le Washington Post rappelle que depuis l'investiture de Barack Obama, les Etats-Unis ont utilisé une trentaine de drones pour mener plus de 230 missions uniquement sur le sol du Pakistan, tuant près de 2 000 personnes. En 2009, l'armée de l'air y consacrait 36 % de son budget.
Les défauts de sécurisation des drones, notamment l'absence de cryptage, sont un de ses points faibles. Les militaires américains ont ainsi été stupéfaits de découvrir en 2009 que les insurgés irakiens avaient piraté le flux de données des drones Predator grâce un simple logiciel grand public acheté pour 26 dollars.
LeMonde.fr
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mardi 13 décembre 2011
dimanche 4 décembre 2011
L'Iran abat un drone américain dans l'est du pays
TEHERAN (Reuters) - L'armée iranienne a abattu un drone - appareil de reconnaissance sans pilote - américain au-dessus de l'est du pays, rapporte dimanche la chaîne de télévision officielle arabophone Al Alam qui cite une source militaire.
"Les forces armées de l'Iran ont abattu un drone américain de type RQ-170 dans l'est du pays", a précisé la chaîne. "Ce drone espion qui n'est pas trop endommagé a été saisi par les forces armées iraniennes."
"La riposte militaire iranienne à cette violation de notre espace aérien par ce drone espion ne sera pas limitée aux frontières de l'Iran", a-t-on ajouté de même source.
En juillet, l'Iran avait annoncé avoir abattu un drone américain près de la ville sainte de Qom, non loin du site nucléaire de Fordu.
Ce nouvel incident intervient alors que l'Iran et Londres sont engagés dans un bras de fer diplomatique à la suite de la mise à sac de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran par des manifestants mardi dernier.
Invoquant un problème purement bilatéral, l'Iran a invité samedi les puissances occidentales à se garder de provoquer une crise diplomatique majeure à la suite de ces violences.
La Grande-Bretagne a fermé sa représentation en Iran et expulsé tous les diplomates iraniens en poste au Royaume-Uni.
Les manifestants qui ont attaqué la mission britannique dénonçaient les nouvelles sanctions imposées par Londres à la République islamique, soupçonnée de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
La France, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont également rappelé leurs ambassadeurs en poste à Téhéran en signe de solidarité avec Londres.
Jeudi, les pays occidentaux ont nettement durci leurs sanctions à l'encontre de l'Iran.
L'Union européenne a fait un pas de plus vers un embargo sur le pétrole iranien. Les Vingt-Sept ont par ailleurs ajouté 180 noms de personnalités et d'entités à la liste des sanctions, qui vont d'une interdiction de voyager en Europe à un gel des actifs financiers.
Parisa Hafezi, Jean-Loup Fiévet et Guy Kerivel pour le service français
"Les forces armées de l'Iran ont abattu un drone américain de type RQ-170 dans l'est du pays", a précisé la chaîne. "Ce drone espion qui n'est pas trop endommagé a été saisi par les forces armées iraniennes."
"La riposte militaire iranienne à cette violation de notre espace aérien par ce drone espion ne sera pas limitée aux frontières de l'Iran", a-t-on ajouté de même source.
En juillet, l'Iran avait annoncé avoir abattu un drone américain près de la ville sainte de Qom, non loin du site nucléaire de Fordu.
Ce nouvel incident intervient alors que l'Iran et Londres sont engagés dans un bras de fer diplomatique à la suite de la mise à sac de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran par des manifestants mardi dernier.
Invoquant un problème purement bilatéral, l'Iran a invité samedi les puissances occidentales à se garder de provoquer une crise diplomatique majeure à la suite de ces violences.
La Grande-Bretagne a fermé sa représentation en Iran et expulsé tous les diplomates iraniens en poste au Royaume-Uni.
Les manifestants qui ont attaqué la mission britannique dénonçaient les nouvelles sanctions imposées par Londres à la République islamique, soupçonnée de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
La France, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont également rappelé leurs ambassadeurs en poste à Téhéran en signe de solidarité avec Londres.
Jeudi, les pays occidentaux ont nettement durci leurs sanctions à l'encontre de l'Iran.
L'Union européenne a fait un pas de plus vers un embargo sur le pétrole iranien. Les Vingt-Sept ont par ailleurs ajouté 180 noms de personnalités et d'entités à la liste des sanctions, qui vont d'une interdiction de voyager en Europe à un gel des actifs financiers.
Parisa Hafezi, Jean-Loup Fiévet et Guy Kerivel pour le service français
dimanche 27 novembre 2011
Un drone américain aurait tiré sur des pakistanais à la frontière
Le Pakistan aurait à nouveau été le théâtre d'une incursion américaine, selon des membres des services de renseignement pakistanais qui ont requis l'anonymat.
Mardi vers minuit (18 h GMT), un drone américain aurait tiré un missile sur une maison située dans le district du Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan, tuant au moins 4 personnes et en blessant 9 autres. L'information n'a pas été confirmée par Washington.
L'incident aurait commencé après que des hommes du village de Khusali Toorikhel, dans le nord du Waziristan, ont ouvert le feu sur trois drones. Le Waziristan est connu pour abriter des talibans pakistanais et des membres d'Al-Qaïda.
« Après les tirs sur les drones, un missile s'est abattu sur une maison du village, quatre personnes ont été tuées et neuf, blessées », a déclaré à l'AFP un responsable pakistanais. L'information a été confirmée à l'AFP par un autre membre des services de renseignement en poste dans les zones tribales.
Des activistes auraient pu être tués, mais aucune information n'a été communiquée sur l'identité des victimes. On ignore si des civils en font partie.
Islamabad s'irrite
L'utilisation de drones, des avions sans pilotes, est la réponse apportée par les stratèges militaires américains à l'intensification de l'insurrection talibane qui dispose de nombreuses bases au Pakistan.
Pour le seul mois de septembre, les drones ont tiré 7 missiles du côté pakistanais de la frontière. Les incursions des militaires américains sur le territoire pakistanais irritent de plus en plus Islamabad, qui accuse Washington de violer sa souveraineté.
Les États-Unis, de leur côté, reprochent au Pakistan, leur principal allié dans leur « guerre contre le terrorisme », de ne pas produire assez d'efforts dans ce combat.
Les États-Unis répètent à l'envi que la souveraineté du Pakistan n'est pas mise en cause. Mais tout porte à croire que Washington va multiplier ses opérations en territoire pakistanais afin de pourchasser les combattants d'Al-Qaïda et les talibans afghans qui, croient les militaires américains, ont trouvé refuge dans les zones tribales pakistanaises.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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De notre correspondante à New Delhi, Marie-France Calle
01/10/2008 Mise à jour : 19:10 Le Figaro.fr International
Le chef des talibans pakistanais serait décédé
Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.
Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»
Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.
«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.
Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.
Nouveaux combattants
Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.
Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.
» Le blog Figaro de Marie-France Calle
publié sur romandie blog le ===========================================================================
De notre correspondante à New Delhi, Marie-France Calle
01/10/2008 Mise à jour : 19:10 Le Figaro.fr International
Le chef des talibans pakistanais serait décédé
Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.
Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»
Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.
«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.
Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.
Nouveaux combattants
Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.
Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.
» Le blog Figaro de Marie-France Calle
publié sur romandie blog le 03/10/2008 01:34
Mardi vers minuit (18 h GMT), un drone américain aurait tiré un missile sur une maison située dans le district du Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan, tuant au moins 4 personnes et en blessant 9 autres. L'information n'a pas été confirmée par Washington.
L'incident aurait commencé après que des hommes du village de Khusali Toorikhel, dans le nord du Waziristan, ont ouvert le feu sur trois drones. Le Waziristan est connu pour abriter des talibans pakistanais et des membres d'Al-Qaïda.
« Après les tirs sur les drones, un missile s'est abattu sur une maison du village, quatre personnes ont été tuées et neuf, blessées », a déclaré à l'AFP un responsable pakistanais. L'information a été confirmée à l'AFP par un autre membre des services de renseignement en poste dans les zones tribales.
Des activistes auraient pu être tués, mais aucune information n'a été communiquée sur l'identité des victimes. On ignore si des civils en font partie.
Islamabad s'irrite
L'utilisation de drones, des avions sans pilotes, est la réponse apportée par les stratèges militaires américains à l'intensification de l'insurrection talibane qui dispose de nombreuses bases au Pakistan.
Pour le seul mois de septembre, les drones ont tiré 7 missiles du côté pakistanais de la frontière. Les incursions des militaires américains sur le territoire pakistanais irritent de plus en plus Islamabad, qui accuse Washington de violer sa souveraineté.
Les États-Unis, de leur côté, reprochent au Pakistan, leur principal allié dans leur « guerre contre le terrorisme », de ne pas produire assez d'efforts dans ce combat.
Les États-Unis répètent à l'envi que la souveraineté du Pakistan n'est pas mise en cause. Mais tout porte à croire que Washington va multiplier ses opérations en territoire pakistanais afin de pourchasser les combattants d'Al-Qaïda et les talibans afghans qui, croient les militaires américains, ont trouvé refuge dans les zones tribales pakistanaises.
Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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01/10/2008 Mise à jour : 19:10 Le Figaro.fr International
Le chef des talibans pakistanais serait décédé
Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.
Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»
Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.
«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.
Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.
Nouveaux combattants
Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.
Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.
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Le chef des talibans pakistanais serait décédé
Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.
Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»
Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.
«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.
Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.
Nouveaux combattants
Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.
Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.
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publié sur romandie blog le 03/10/2008 01:34
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