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dimanche 4 décembre 2011

Feu de Marseille: le légionnaire ayant dirigé les tirs seul responsable, selon l'armée

L'enquête de commandement militaire déclenchée après l'incendie qui a brûlé la semaine dernière 1.070 hectares aux portes de Marseille a établi que "seule la responsabilité du directeur de tir", un légionnaire, était engagée, a indiqué mercredi le Sirpa Terre.


Photographe : Anne-Christine Poujoulat AFP/Archives :: Le procureur de la république de Marseille, Jacques Dallest, le 15 novembre 2008 à Marseille
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photo : Anne-Christine Poujoulat , AFP

Photographe : Ian Hanning AFP/Archives :: Vue aérienne le 23 avril 2009 des environs de Marseille ravagés par des incendies
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photo : Ian Hanning , AFP

Photographe : Michel Gangné AFP/Archives :: Un quartier à l'est de Marseille en proie aux flammes, le 22 juillet 2009
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photo : Michel Gangné , AFP
L'adjudant Philippe Fontaine, 43 ans, dirigeait le 22 juillet sur le camp militaire de Carpiagne, près de Marseille, un exercice de tirs à balles traçantes à l'origine de l'incendie qui n'a pas fait de victime grave. Seuls trois marins-pompiers, trois policiers et un civil ont été légèrement blessés.

"L'incendie a été déclenché sur le camp de Carpiagne consécutivement à une séance de tir aux armes légères d'infanterie", indique un communiqué du Sirpa.

"Au terme de l'enquête de commandement militaire, déclenchée par le chef d'état major de l'armée de Terre dès le 23 juillet et dont les résultats lui ont été remis le 28 juillet, il apparaît clairement que seule la responsabilité du directeur de tir est engagée", poursuit-il.

"Le sous-officier du 1er Régiment Etranger qui dirigeait la séance de tir a en effet utilisé des munitions traceuses, vraisemblablement à l'origine de l'incendie, alors qu'il avait été informé des directives en interdisant l'usage", poursuit le communiqué qui ajoute que "ce sous-officier a commis une faute professionnelle grave, conséquence d'un acte d'indiscipline flagrant".

Le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général d'armée Elrick Irastorza, a engagé une procédure disciplinaire contre le légionnaire qui passera devant un "conseil d'enquête", "en vue de prononcer une sanction", soit un retrait d'emploi pour une durée maximum de 12 mois, soit un renvoi de l'armée, a précisé le Sirpa Terre.

Le conseil d'enquête, composé de trois officiers et de deux sous-officiers, doit rendre un avis consultatif dans un délai de quatre mois.

L'adjudant, légionnaire depuis 23 ans et natif de La Réunion, reste suspendu, précise le communiqué. Il avait été suspendu dès le mercredi 22 juillet au soir, alors que le feu avait débuté dans l'après-midi.

Le communiqué de l'armée parle d'un sous-officier d'"une très grande expérience opérationnelle", titulaire de la médaille militaire, de deux citations pour faits de guerre et d'une médaille pour acte de courage et de dévouement, pour avoir sauvé une personne victime d'un accident de circulation. "Il détenait toutes les qualifications et les aptitudes techniques pour diriger cette séance de tir", ajoute le communiqué.

Le légionnaire, qui fait aussi l'objet d'une enquête judiciaire, a été mis en examen samedi, notamment pour incendie involontaire, et laissé libre sous la responsabilité de l'armée.

Selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, l'adjudant-chef avait déclaré avoir eu connaissance des consignes interdisant les balles traçantes en été, mais avoir quand même utilisé ces munitions en estimant sans danger un exercice à courte distance, sur 25 mètres.

Par ailleurs, le chef d'état-major de l'armée de Terre a décidé de confier une enquête technique à son état-major pour développer "la synergie" avec les services spécialisés dans la lutte contre les incendies.

Près de 150 légionnaires ont participé ce week-end à la surveillance des collines autour de Marseille pour surveiller toute reprise du feu qui n'était pas complètement éteint.

publié sur romandie blog le 29/07/2009 21:25

Marseille: course contre la montre des soldats du feu pour écraser l'incendie

Les soldats du feu livraient jeudi à Marseille une course contre la montre pour éteindre les derniers foyers d'un incendie qui a ravagé 1.300 hectares depuis mercredi tandis que préfet et maire vitupéraient contre l'armée qui aurait déclenché le sinistre par ses tirs.

Photographe : Michel Gangne AFP :: Un quartier est de Marseille en proie aux flammes le 22 juillet 2009
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photo : Michel Gangne , AFP

Photographe : Michel Gangné AFP :: un quartier est de Marseille en proie aux flammes le 22 juillet 2009
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photo : Michel Gangné , AFP

Photographe : Michel Gangne AFP :: Evacuation d' un quartier est de Marseille en proie aux flammes le 22 juillet 2009
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photo : Michel Gangne , AFP

Photographe : John Thys AFP :: Jerzy Buzek le 7 juillet 2009 à Bruxelles
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AFP/Infographie :: Les groupes politiques au Parlement européen
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Photographe : Dominique Faget AFP :: Jerzy Buzek à son arrivée le 13 juillet 2009 au Parlement européen à Strasbourg
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Photographe : Michel Gangne AFP :: Une femme aide une personne âgée à évacuer une maison de retraite à Marseille le 23 juillet 2009
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photo : Michel Gangne , AFP
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François Fillon et les ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et de la Défense Hervé Morin étaient attendus sur place en début d'après-midi.

A la mi-journée, le feu était circonscrit mais n'était pas encore maîtrisé. D'épaisses fumées étaient visibles sur les crêtes dominant le quartier de La Barasse (est). Le vent tourbillonnant restait soutenu alors qu'un fort mistral est attendu samedi, selon le contre-amiral Philippe Pancrazi, commandant des marins-pompiers de Marseille.

Un pompier a été légèrement brûlé et deux autres, ainsi que trois policiers et deux personnes âgées, ont été incommodés par les fumées mais aucune victime sérieuse n'est à déplorer. L'incendie qui sévissait depuis 24 heures - le plus gros à Marseille depuis juillet 1997 - a menacé jusqu'à mille maisons mais une seule a été détruite.

M. Fillon se rendra sur les lieux de l'incendie et félicitera les quelque 500 marins-pompiers qui ont lutté toute la nuit.

Il doit rencontrer aussi les autorités du camp militaire de Carpiagne, où des tirs d'entraînement à balles traçantes ont provoqué le départ accidentel du feu vers 13H34 mercredi, selon le préfet de région Michel Sappin qui fut notamment directeur de la Défense et de la Sécurité civile au ministère de l'Intérieur.

Le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin a réclamé jeudi l'aide de l'armée pour rétablir la situation, dénonçant la "stupidité incroyable" de ces tirs.

L'armée a annoncé tôt jeudi la suspension d'un cadre de la Légion responsable des tirs dont le nom n'a pas été dévoilé. "Il est avéré que l'emploi de munitions traçantes a été utilisé en infraction formelle aux consignes", a déclaré à l'AFP le colonel Benoît Royal, chef du Service d'information et de relations publiques de l'armée de terre (Sirpa Terre).

Parallèlement à une enquête interne de commandement, le parquet militaire a lancé jeudi ses investigations et saisi la compagnie de gendarmerie d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), siège de la Légion, ainsi que la section de recherches de Marseille.

Selon une source proche de l'enquête, le cadre de la Légion suspendu est un adjudant d'une quarantaine d'années de nationalité française très bien noté par sa hiérarchie et doté d'une solide expérience. Il devrait être placé en garde à vue pour incendie involontaire susceptible d'avoir été commis par négligence et destruction de biens par substance incendiaire.

Jeudi matin, sur les 8 km du front d'incendie, "quelques reprises" de feu étaient observées essentiellement vers le quartier des Trois-Ponts (sud-est) à la faveur d'un vent de 45 km/h avec des pointes à 70 km/h, selon la préfecture.

Quelque 480 hommes venus des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et du Var et une centaine de véhicules restaient mobilisés, appuyés par deux hélicoptères bombardiers d'eau et deux Canadair.

Le contre-amiral Pancrazi avait annoncé que la situation s'était "apaisée" vers 06H00 après une nuit d'inquiétude alors que les flammes léchaient les premières maisons de Marseille et que des centaines d'évacuations sporadiques se déroulaient dans les quartiers de l'est et du sud. Quelque 200 résidents d'une maison de retraite et d'un foyer pour handicapés ont commencé à regagner leurs établissements jeudi matin.

La RD 559 reliant Marseille vers Cassis via le col de la Gineste était toujours coupée jeudi matin.

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Après Marseille, c'est au tour de la Corse de flamber. 3 incendies se sont déclenché ce jeudi après-midi en Corse du Sud.

Les premiers chiffres sur la surface détruite ont été contradictoires. En fait, ce sont bel et bien plus de 3.500 hectares de garrigue qui sont partis en fumée.

1. Le plus gros incendie s'est déclaré au nord de Propriano. Il a détruit plus de 3.000 hectares de terrain.

2. Un autre a détruit 300 hectares près de Sartène.

3. Enfin, un dernier incendie a touché Peri, tout près d'Ajaccio. Il aurait détruit 200 hectares. "Une maison au moins a été ravagée par les flammes, d'autres ont du être évacuées", rapporte RTL. La route nationale est Bastia et Ajaccio est coupée.

voir photos et vidéo

http://www.lepost.fr/article/2009/07/23/1631662_incendie-1000-ha-en-train-de-bruler-en-corse-du-sud.html

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Dans les jours précédents c'était l'est et nord-est de l'Espagne qui luttait contre les incendies sous la canicule et les vents forts. Plusieurs pompiers y ont perdu la vie dont quatre à cause d'un brusque changement de sens des vents

publié sur romandie blog le 23/07/2009 15:40

dimanche 27 novembre 2011

Un drone américain aurait tiré sur des pakistanais à la frontière

Le Pakistan aurait à nouveau été le théâtre d'une incursion américaine, selon des membres des services de renseignement pakistanais qui ont requis l'anonymat.

Mardi vers minuit (18 h GMT), un drone américain aurait tiré un missile sur une maison située dans le district du Waziristan, dans le nord-ouest du Pakistan, tuant au moins 4 personnes et en blessant 9 autres. L'information n'a pas été confirmée par Washington.

L'incident aurait commencé après que des hommes du village de Khusali Toorikhel, dans le nord du Waziristan, ont ouvert le feu sur trois drones. Le Waziristan est connu pour abriter des talibans pakistanais et des membres d'Al-Qaïda.

« Après les tirs sur les drones, un missile s'est abattu sur une maison du village, quatre personnes ont été tuées et neuf, blessées », a déclaré à l'AFP un responsable pakistanais. L'information a été confirmée à l'AFP par un autre membre des services de renseignement en poste dans les zones tribales.

Des activistes auraient pu être tués, mais aucune information n'a été communiquée sur l'identité des victimes. On ignore si des civils en font partie.

Islamabad s'irrite

L'utilisation de drones, des avions sans pilotes, est la réponse apportée par les stratèges militaires américains à l'intensification de l'insurrection talibane qui dispose de nombreuses bases au Pakistan.

Pour le seul mois de septembre, les drones ont tiré 7 missiles du côté pakistanais de la frontière. Les incursions des militaires américains sur le territoire pakistanais irritent de plus en plus Islamabad, qui accuse Washington de violer sa souveraineté.

Les États-Unis, de leur côté, reprochent au Pakistan, leur principal allié dans leur « guerre contre le terrorisme », de ne pas produire assez d'efforts dans ce combat.

Les États-Unis répètent à l'envi que la souveraineté du Pakistan n'est pas mise en cause. Mais tout porte à croire que Washington va multiplier ses opérations en territoire pakistanais afin de pourchasser les combattants d'Al-Qaïda et les talibans afghans qui, croient les militaires américains, ont trouvé refuge dans les zones tribales pakistanaises.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters
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De notre correspondante à New Delhi, Marie-France Calle
01/10/2008 Mise à jour : 19:10 Le Figaro.fr International
Le chef des talibans pakistanais serait décédé
Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.
Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»
Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.

«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.

Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.

Nouveaux combattants


Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.

Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.

» Le blog Figaro de Marie-France Calle
publié sur romandie blog le ===========================================================================
De notre correspondante à New Delhi, Marie-France Calle
01/10/2008 Mise à jour : 19:10 Le Figaro.fr International
Le chef des talibans pakistanais serait décédé
Plusieurs chaînes de télévision locales ont annoncé la mort de Baitullah Mehsud.
Mort ou vif ? Mercredi encore, la confusion régnait sur le sort de Baitullah Mehsud, le chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des talibans pakistanais. Plusieurs chaînes de télévision locales affirmaient qu'il était décédé dans la nuit. Des agents du renseignement le disaient gravement malade sans pour autant confirmer sa mort. Quant aux talibans, ils ont vivement réagi : «Ces rumeurs sont de purs mensonges, elles ne visent qu'à affaiblir le TTP», a lancé un proche de Mehsud. «Notre leader est en parfaite santé, a déclaré le maulvi Omar, l'un des porte-parole de Mehsud. Il ne s'agit là que de la propagande du gouvernement.»
Que Mehsud souffre de diabète, qu'il ait eu la typhoïde ou soit dans le coma en raison d'une défaillance rénale, l'interrogation reste la même : quelle importance revêtirait sa disparition ? Aucune en réalité. Les successeurs ne manquent pas. Tous aussi motivés ? Sûrement. Aussi rusés ? Pas forcément. Basée dans la zone tribale du Sud-Waziritan, la tribu des Mehsud jouit d'une excellente réputation des deux côtés de la ligne Durand, frontière poreuse entre le Pakistan et l'Afghanistan.

«Baitullah a réussi à recruter plus de 20 000 combattants, la plupart appartenant au clan des Mehsud», relève-t-on à Jamestown, un think-tank américain. Il aurait surtout galvanisé des centaines de jeunes Pachtouns des zones tribales, prêts à devenir des Shahid, des martyrs. En clair, des kamikazes. Selon les Nations unies, Mehsud aurait été derrière 80 % des attentats suicides en Afghanistan, en 2006 et en 2007. Il s'est définitivement «fait un nom» en devenant le premier suspect dans l'attentat qui a tué l'ex-premier ministre Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007.

Et pourtant. «Baitullah Mehsud n'est plus aussi rassembleur qu'avant. Il doit se battre contre d'autres groupes. Tous ne sont pas protalibans», confiait récemment un analyste à Karachi. Depuis le début du mois d'août, l'armée pakistanaise poursuit sans relâche ses opérations dans l'agence tribale de Bajaur. Elle a réussi à se rallier une tribu pachtoune prête à en découdre avec les talibans et al-Qaida. Une première.

Nouveaux combattants


Volontaires pour chasser les terroristes de la ceinture tribale, ces combattants d'un nouveau type sont farouchement opposés à une quelconque intervention américaine en territoire pakistanais. Tout comme le gouvernement d'Islamabad. Dans la nuit de mardi à mercredi, un drone aurait lâché un missile sur un village du Nord-Waziristan, tuant huit personnes. Le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a qualifié de «terrorisme» les incursions étrangères au Pakistan.

Mercredi, alors que le Pakistan célébrait l'Aïd el-Fitr, des milliers de réfugiés continuaient de quitter les zones tribales pour le sud afghan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, plus de 20 000 personnes, chassées par les combats, auraient rejoint l'Afghanistan.

» Le blog Figaro de Marie-France Calle
publié sur romandie blog le 03/10/2008 01:34