Les soldats du feu livraient jeudi à Marseille une course contre la montre pour éteindre les derniers foyers d'un incendie qui a ravagé 1.300 hectares depuis mercredi tandis que préfet et maire vitupéraient contre l'armée qui aurait déclenché le sinistre par ses tirs.
Photographe : Michel Gangne AFP :: Un quartier est de Marseille en proie aux flammes le 22 juillet 2009
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Photographe : Michel Gangné AFP :: un quartier est de Marseille en proie aux flammes le 22 juillet 2009
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Photographe : Michel Gangne AFP :: Evacuation d' un quartier est de Marseille en proie aux flammes le 22 juillet 2009
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Photographe : John Thys AFP :: Jerzy Buzek le 7 juillet 2009 à Bruxelles
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AFP/Infographie :: Les groupes politiques au Parlement européen
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Photographe : Dominique Faget AFP :: Jerzy Buzek à son arrivée le 13 juillet 2009 au Parlement européen à Strasbourg
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Photographe : Michel Gangne AFP :: Une femme aide une personne âgée à évacuer une maison de retraite à Marseille le 23 juillet 2009
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François Fillon et les ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et de la Défense Hervé Morin étaient attendus sur place en début d'après-midi.
A la mi-journée, le feu était circonscrit mais n'était pas encore maîtrisé. D'épaisses fumées étaient visibles sur les crêtes dominant le quartier de La Barasse (est). Le vent tourbillonnant restait soutenu alors qu'un fort mistral est attendu samedi, selon le contre-amiral Philippe Pancrazi, commandant des marins-pompiers de Marseille.
Un pompier a été légèrement brûlé et deux autres, ainsi que trois policiers et deux personnes âgées, ont été incommodés par les fumées mais aucune victime sérieuse n'est à déplorer. L'incendie qui sévissait depuis 24 heures - le plus gros à Marseille depuis juillet 1997 - a menacé jusqu'à mille maisons mais une seule a été détruite.
M. Fillon se rendra sur les lieux de l'incendie et félicitera les quelque 500 marins-pompiers qui ont lutté toute la nuit.
Il doit rencontrer aussi les autorités du camp militaire de Carpiagne, où des tirs d'entraînement à balles traçantes ont provoqué le départ accidentel du feu vers 13H34 mercredi, selon le préfet de région Michel Sappin qui fut notamment directeur de la Défense et de la Sécurité civile au ministère de l'Intérieur.
Le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin a réclamé jeudi l'aide de l'armée pour rétablir la situation, dénonçant la "stupidité incroyable" de ces tirs.
L'armée a annoncé tôt jeudi la suspension d'un cadre de la Légion responsable des tirs dont le nom n'a pas été dévoilé. "Il est avéré que l'emploi de munitions traçantes a été utilisé en infraction formelle aux consignes", a déclaré à l'AFP le colonel Benoît Royal, chef du Service d'information et de relations publiques de l'armée de terre (Sirpa Terre).
Parallèlement à une enquête interne de commandement, le parquet militaire a lancé jeudi ses investigations et saisi la compagnie de gendarmerie d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), siège de la Légion, ainsi que la section de recherches de Marseille.
Selon une source proche de l'enquête, le cadre de la Légion suspendu est un adjudant d'une quarantaine d'années de nationalité française très bien noté par sa hiérarchie et doté d'une solide expérience. Il devrait être placé en garde à vue pour incendie involontaire susceptible d'avoir été commis par négligence et destruction de biens par substance incendiaire.
Jeudi matin, sur les 8 km du front d'incendie, "quelques reprises" de feu étaient observées essentiellement vers le quartier des Trois-Ponts (sud-est) à la faveur d'un vent de 45 km/h avec des pointes à 70 km/h, selon la préfecture.
Quelque 480 hommes venus des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et du Var et une centaine de véhicules restaient mobilisés, appuyés par deux hélicoptères bombardiers d'eau et deux Canadair.
Le contre-amiral Pancrazi avait annoncé que la situation s'était "apaisée" vers 06H00 après une nuit d'inquiétude alors que les flammes léchaient les premières maisons de Marseille et que des centaines d'évacuations sporadiques se déroulaient dans les quartiers de l'est et du sud. Quelque 200 résidents d'une maison de retraite et d'un foyer pour handicapés ont commencé à regagner leurs établissements jeudi matin.
La RD 559 reliant Marseille vers Cassis via le col de la Gineste était toujours coupée jeudi matin.
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Après Marseille, c'est au tour de la Corse de flamber. 3 incendies se sont déclenché ce jeudi après-midi en Corse du Sud.
Les premiers chiffres sur la surface détruite ont été contradictoires. En fait, ce sont bel et bien plus de 3.500 hectares de garrigue qui sont partis en fumée.
1. Le plus gros incendie s'est déclaré au nord de Propriano. Il a détruit plus de 3.000 hectares de terrain.
2. Un autre a détruit 300 hectares près de Sartène.
3. Enfin, un dernier incendie a touché Peri, tout près d'Ajaccio. Il aurait détruit 200 hectares. "Une maison au moins a été ravagée par les flammes, d'autres ont du être évacuées", rapporte RTL. La route nationale est Bastia et Ajaccio est coupée.
voir photos et vidéo
http://www.lepost.fr/article/2009/07/23/1631662_incendie-1000-ha-en-train-de-bruler-en-corse-du-sud.html
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Dans les jours précédents c'était l'est et nord-est de l'Espagne qui luttait contre les incendies sous la canicule et les vents forts. Plusieurs pompiers y ont perdu la vie dont quatre à cause d'un brusque changement de sens des vents
publié sur romandie blog le 23/07/2009 15:40
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