dimanche 4 décembre 2011

Attentats de Bombay : l'accusé plaide coupable

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
20/07/2009 | Mise à jour : 13:11 |


Mohammad Ajmal Amir Iman le 26 novembre 2008 dans la gare de Bombay. Crédits photo : AP
Pour la première fois depuis le début de son procès, le Pakistanais Mohammad Ajmal Amir Iman, alias «Kasab», avoue sa responsabilité dans les attaques et raconte leur déroulement.
Il est le seul survivant des 10 membres du commando islamiste pakistanais qui avait attaqué Bombay en novembre 2008. Mohammad Ajmal Amir Iman, alias «Kasab», a plaidé coupable lundi lors de son procès dans la capitale économique indienne, reconnaissant pour la première fois sa responsabilité dans les attentats. Le procureur Ujjwal Nikam a indiqué que Mohammad Ajmal Amir Iman s'est levé dans le box du tribunal spécial en déclarant vouloir passer aux aveux, avant de commencer à raconter comment s'étaient déroulées les attaques du 26 au 29 novembre 2008 (174 tués, dont neuf assaillants).
Ce Pakistanais de 21 ans est jugé depuis le 15 avril. Début mai, après avoir fait des aveux au cours de sa détention préventive, il avait finalement plaidé non coupable et rejeté les 86 chefs d'accusation le visant, dont celui d'«actes de guerre» contre l'Inde. Mohammad Ajmal Amir Iman encourt la peine de mort. Le 26 novembre 2008, avec un complice, il avait ouvert le feu et jeté des grenades dans la gare centrale de Bombay, tuant 52 personnes, dont des officiers de la police, et faisant 109 blessés.

Clinton salue l'engagement du Pakistan


New Delhi - mais aussi les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - soupçonne l'organisation terroriste pakistanaise Lashkar-e-Taiba («l'armée des purs»), dont «Kasab» serait membre, d'avoir fomenté les attentats de Bombay. Le tout avec la complicité des services de renseignements militaires d'Islamabab. Mais l'organisation terroriste conteste toute implication. Ces accusations ont contribué à geler le fragile processus de paix entre les deux puissances nucléaires voisines. Islamabad a toutefois admis que le complot avait été «en partie» ourdi sur son sol et a arrêté des responsables présumés qui doivent être jugés prochainement.

Après une rencontre jeudi en marge du sommet des Non-alignés en Egypte entre le premier ministre indien Manmohan Singh et son homologue pakistanais Yousuf Raza Gilani, le premier a annoncé que le dialogue de paix avec le Pakistan resterait gelé tant qu'Islamabad n'agirait pas contre le terrorisme et contre les responsables des attaques de Bombay.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, arrivée vendredi soir en Inde pour une visite de plusieurs jours, a salué dimanche «l'engagement» du Pakistan à lutter contre le terrorisme, tout en prévenant que les auteurs des attaques de Bombay devaient être traduits en justice.

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http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/20/01003-20090720ARTFIG00291-attentats-de-bombay-l-accuse-plaide-coupable-.php
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New Delhi envisage de suspendre le dialogue avec Islamabad, après les attentats de Bombay attribués à des extrémistes basés au Pakistan. Les démissions s'enchaînent au plus haut niveau en Inde.

L'inde se cherche des responsables au lendemain des attaques sanglantes à Bombay, qui ont fait 172 morts. Le ministre de l'Intérieur, Shivraj Patil, a démissionné dimanche, indiquant qu'il se sentait dans l'obligation d'assumer la «responsabilité morale» après les attaques d'islamistes à Bombay. Largement critiqué dans les médias, il a remis sa démission au premier ministre Manmohan Singh. Avant même les attaques de Bombay, des appels à la démission de Shivraj Patil avaient été lancés à la suite des attentats de New Delhi en septembre et dans l'Etat de l'Assam, au nord-est du pays, en octobre.

Un peu plus tard, dimanche, des chaînes de télévision indiennes ont annoncé la démission du conseiller à la sécurité nationale indienne.


Le Lashkar-e-Taiba montré du doigt

Sur le front de l'enquête, un homme arrêté à Bombay a indiqué aux enquêteurs que les auteurs des attaques étaient tous des Pakistanais entraînés par le Lashkar-e-Taïba, un groupe fondamentaliste musulman basé au Pakistan. C'est ce que rapporte dimanche la presse indienne, citant les services de renseignement. Ajmal Amir Kamal, 21 ans, est le seul homme armé arrêté parmi les auteurs de ces attaques. Il serait actuellement interrogé à Bombay. L'homme a également confirmé que les assaillants étaient arrivés en bateaux pneumatiques, venus d'un navire plus important, qui avait été auparavant capturé et dont l'équipage avait été abattu. Samedi, l'agence PTI expliquait que trois extrémistes, dont un Pakistanais, appartenant au Lashkar-e-Taiba avaient été arrêtés à Bombay.

Le Lashkar, dont un porte-parole a fermement démenti jeudi l'implication dans ces attaques, est notamment connu pour avoir attaqué le Parlement indien en 2001, ce qui avait précipité l'Inde et le Pakistan au bord d'une nouvelle guerre. Le Lashkar a été interdit au Pakistan en 2002. Samedi déjà, le contre-espionnage américain, estimait que les attaques avaient été fomentées par un groupe basé au Cachemire, qui pourrait être Lashkar-e-Taiba. Des responsables occidentaux ont, quant à eux, évoqué la piste du réseau terroriste al-Qaida.


L'Inde accuse le Pakistan

Pour l'instant, ces attaques ont été revendiquées au nom d'un groupe islamiste, les Moujahidine du Deccan, du nom du plateau qui couvre le centre et le sud de l'Inde. L'un des assaillants de l'Oberoi/Trident, interrogé par une télévision, a affirmé que les siens réclamaient la fin des «persécutions» contre les musulmans d'Inde.

Samedi, l'Inde a ouvertement accusé le Pakistan, son voisin et rival, d'être derrière ces attaques très bien orchestrées. Islamabad a démenti fermement et de manière répétée. Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a notamment appelé l'Inde à ne pas «réagir de façon excessive» et juré qu'il ferait preuve de la plus grande sévérité si une implication pakistanaise était prouvée. Dimanche, l'agence de presse PTI a affirmé que le gouvernement indien envisagait de suspendre le processus de paix avec Islamabad. L'agence cite des sources officielles ayant requis l'anonymat.

Depuis 2004, les deux puissances militaires nucléaires, qui se sont affrontées dans trois guerres depuis leur création en 1947, sont engagées dans un fragile processus de paix. Samedi, un haut responsable des services de sécurité pakistanais a haussé le ton : son pays cantonnera à sa frontière avec l'Inde une partie de ses troupes actuellement occupées à combattre les islamistes armés sur la frontière afghane si les tensions avec New Delhi persistent.

Dimanche, le président russe Dmitri Medvedev et le premier ministre indien Manmohan Singh se sont engagés à renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme. George W. Bush a également assuré «qu'il avait demandé aux secrétariats d'Etat et à la Défense américains ainsi qu'à d'autres agences fédérales de consacrer les ressources nécessaires et le personnel pour ces événements».

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Le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE),
a exprimé sa préoccupation suite à une récente flambée de violence à l'encontre des chrétiens dans l'Etat indien de l'Orissa, lors de sa visite au siège national de l'organisation Church's Auxiliary for Social Action (CASA), à New Delhi le 16 octobre.

Le leader du COE a rencontré le personnel de la CASA, aile caritative d'un rassemblement de 24 Eglises orthodoxes et protestantes de l'Inde, dans le cadre d'une visite du 16 au 23 octobre en Inde.

Les violences dans l'Orissa se sont déclenchées après l'assassinat du leader hindou Swami Laxmanananda Sarawatsi, en août. Un responsable maoïste aurait revendiqué la responsabilité de l'assassinat, mais certains groupes hindous affirment qu'il s'agissait d'un complot chrétien, car le leader hindou, qui était âgé de 85 ans, faisait vigoureusement campagne contre la conversion au christianisme à Kandhamal.

Les violences se poursuivent sans relâche depuis huit semaines. Elles auraient entraîné la mort d'au moins 54 chrétiens, et plus de 5 000 maisons chrétiennes, 142 églises et des dizaines d'institutions chrétiennes auraient été pillées et incendiées. Selon les chrétiens, ces actions ont été orchestrées par des extrémistes hindous.

Selon certains observateurs, des groupes se déplacent pour tenter de forcer les chrétiens à se convertir à l'hindouisme, et plus des deux tiers des
100 000 chrétiens de Kandhamal se sont réfugiés dans la jungle et des camps de secours gouvernementaux. D'autres personnes ont fui vers des villes telles que Bhubaneswar, la capitale de l'Etat.

En accueillant le pasteur Kobia, le directeur exécutif de la CASA, Sushanto Aggarwal, a déclaré : "Bien plus qu'une question de religion, les attaques orchestrées ciblant des chrétiens sont une question de droits fondamentaux.

source : http://www.lefigaro.fr/international/2008/11/30/01003-20081130ARTFIG00032-le-ministre-indien-de-l-interieur-demissionne-.php

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