Le porte-parole des Frères musulmans Zouhair Salem a démenti samedi à l'AFP toute responsabilité de la confrérie dans les attentats suicide de vendredi, accusant le régime d'avoir "fabriqué de toute pièce" un communiqué les revendiquant au nom des FrèresIl s'agit d'une "page fabriquée de toute pièce en notre nom sur internet", a indiqué M. Salem, réagissant à un communiqué mis en ligne sur un site se présentant comme étant celui des Frères en Syrie et qui a revendiqué au nom de la confrérie les attentats ayant fait la veille à Damas 44 morts et plus de 150 blessés.
Cela a été "orchestré de toute pièce par le régime comme les attentats" de vendredi, a dit M. Salem, joint au téléphone à Londres.
Vendredi, le Conseil national syrien (CNS), principal mouvement d'opposition en Syrie dont font partie les Frères musulmans, avait imputé au régime du président Bachar al-Assad la "responsabilité directe" des deux attentats.
"Le régime syrien, seul, porte toute la responsabilité directe des deux explosions terroristes", écrit le CNS dans un communiqué. Le régime "a voulu adresser un message de mise en garde aux observateurs arabes, pour qu'ils ne s'approchent pas des centres de sécurité", selon lui.
Ce que cherche le régime avec ces attentats, c'est donner l'impression "au monde qu'il fait face à un danger venu de l'étranger et non pas à une révolution populaire qui demande la liberté et la dignité", poursuit le CNS.
Le ministère syrien de l'Intérieur avait lui affirmé que "la main d'Al-Qaïda" était derrière les attentats.
Ces attentats, sans précédent depuis le début de la révolte mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad, sont survenus au lendemain de l'arrivée d'une délégation arabe qui doit préparer la venue d'observateurs, prévue lundi.
Selon une estimation de l'ONU, la répression
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samedi 24 décembre 2011
jeudi 8 décembre 2011
Les ambassades de France et des Etats-Unis attaquées à Damas
par Khaled Yacoub Oweis
AMMAN (Reuters) - Des partisans de Bachar al Assad ont attaqué lundi les ambassades de France et des Etats-Unis en Syrie, où la répression du mouvement de contestation du régime se poursuit malgré l'ouverture d'un "dialogue national" boycotté par les principaux opposants.
La France et les Etats-Unis ont protesté contre ces attaques, trois jours après la visite de leurs ambassadeurs à Hama, l'un des principaux foyers de la contestation. Les deux pays ont accusé les autorités syriennes de passivité face à ces incidents.
Le ministère français des Affaires étrangères a fait état de "trois agents de postes blessés" tandis que les Etats-Unis ont déclaré qu'aucun blessé n'avait été recensé à leur ambassade ou à la résidence de leur ambassadeur, elle aussi attaquée.
Les gardes de l'ambassade de France ont dû ouvrir le feu pour repousser les assaillants dans un premier temps mais le Quai d'Orsay a fait état d'"attaques récurrentes".
"Devant la passivité des forces de l'ordre, les agents de sécurité de l'ambassade ont été contraints d'effectuer trois tirs de sommation pour empêcher la multiplication d'intrusions dans le périmètre de l'ambassade", écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué condamnant ces incidents "avec la plus grande énergie".
"Ce n'est pas avec de telles initiatives illégales que les autorités de Damas parviendront à détourner l'attention du problème de fond qui demeure la fin de la répression contre la population syrienne et la mise en oeuvre de réformes démocratiques", ajoute le ministère.
LES USA ACCUSENT UNE TV PROCHE DU POUVOIR
A Washington, un responsable américain s'exprimant de manière anonyme a déclaré que les forces syriennes avaient finalement établi un périmètre de sécurité autour de l'ambassade des Etats-Unis.
"Nous avons le sentiment que (les forces syriennes) ont failli. Nous allons condamner la lenteur de leur réaction", a dit ce responsable. "Nous avons convoqué le chargé (d'affaires) syrien pour nous plaindre."
Le département d'Etat a accusé la Syrie d'avoir refusé de protéger l'ambassade américaine et il a annoncé que les Etats-Unis allaient réclamer des indemnités.
"Une chaîne de télévision fortement influencée par les autorités syriennes a encouragé cette violente manifestation", écrit le département d'Etat dans un communiqué.
Les ambassadeurs de France, Eric Chevallier, et des Etats-Unis, Robert Ford, se sont rendus jeudi et vendredi à Hama pour exprimer leur solidarité envers les habitants de cette ville où se déroulent des manifestations réclamant la chute du régime de Bachar al Assad.
Les autorités syriennes ont protesté contre ces visites.
La France avait fait état de premiers rassemblements dès samedi soir devant son ambassade à Damas et son consulat à Alep. Elle a convoqué dimanche l'ambassadrice de Syrie à Paris pour protester notamment contre des "outrages" signalés lors de ces manifestations.
Bernard Valero avait alors laissé entendre que ces rassemblements étaient organisés par les autorités, estimant qu'"il y a lieu de penser que le hasard n'avait pas grand-chose à faire dans ces manifestations".
Selon un habitant du quartier damascène d'Afif, où se trouve l'ambassade américaine, quatre cars remplis de chabbiha (ndlr, des miliciens alaouites pro-Assad sont arrivés lundi en provenance de Tartous, une localité située sur la côte méditerranéenne. "Ils ont utilisé un bélier pour tenter de forcer l'entrée principale", a poursuivi ce témoin.
Un diplomate occidental en poste dans la capitale syrienne y voit le signe d'"une violente escalade de la part du régime". "On ne transporte pas des voyous par car depuis la côte jusque dans le centre de Damas sans son assentiment", explique-t-il.
UN CIVIL TUÉ À HOMS
Bachar al Assad, qui a succédé à son père Hafez en 2000, est confronté depuis mars à un mouvement de contestation à travers la Syrie. D'après des opposants, la répression a entraîné la mort d'au moins 1.400 civils.
Lundi, les forces de sécurité syriennes ont tué un civil et en ont blessé 20 autres en tirant à la mitrailleuse à Homs, la troisième plus grande ville du pays, ont déclaré des défenseurs des droits de l'homme. Les forces syriennes ont aussi procédé à des fouilles maison par maison à Hama et elles ont procédé à des arrestations, selon ces mêmes militants.
Parallèlement à cette répression, le pouvoir syrien a ouvert dimanche une conférence de deux jours consacrée à un "dialogue national" afin de réfléchir à des réformes politiques. La plupart des principaux opposants boycottent cette conférence en raison de la poursuite des violences.
"Le dialogue ne peut fonctionner que si les deux parties se respectent mutuellement et se considèrent sur un pied d'égalité", a dit Ayman Abdel-nour, responsable du site internet all4syria.com. "Pour le moment, il n'y a pas de dialogue."
Certains participants à la conférence ont plaidé pour l'abolition de l'article 8 de la Constitution qui stipule que le parti Baas, au pouvoir depuis 1963, dirige l'Etat et la société.
Pour certains spécialistes de la Syrie, d'éventuelles réformes constitutionnelles n'auront aucun effet tant que l'appareil de sécurité pourra agir à sa guise.
Avec John Irish à Paris; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français
publié sur romandie blog le 11/07/2011 21:50
AMMAN (Reuters) - Des partisans de Bachar al Assad ont attaqué lundi les ambassades de France et des Etats-Unis en Syrie, où la répression du mouvement de contestation du régime se poursuit malgré l'ouverture d'un "dialogue national" boycotté par les principaux opposants.
La France et les Etats-Unis ont protesté contre ces attaques, trois jours après la visite de leurs ambassadeurs à Hama, l'un des principaux foyers de la contestation. Les deux pays ont accusé les autorités syriennes de passivité face à ces incidents.
Le ministère français des Affaires étrangères a fait état de "trois agents de postes blessés" tandis que les Etats-Unis ont déclaré qu'aucun blessé n'avait été recensé à leur ambassade ou à la résidence de leur ambassadeur, elle aussi attaquée.
Les gardes de l'ambassade de France ont dû ouvrir le feu pour repousser les assaillants dans un premier temps mais le Quai d'Orsay a fait état d'"attaques récurrentes".
"Devant la passivité des forces de l'ordre, les agents de sécurité de l'ambassade ont été contraints d'effectuer trois tirs de sommation pour empêcher la multiplication d'intrusions dans le périmètre de l'ambassade", écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué condamnant ces incidents "avec la plus grande énergie".
"Ce n'est pas avec de telles initiatives illégales que les autorités de Damas parviendront à détourner l'attention du problème de fond qui demeure la fin de la répression contre la population syrienne et la mise en oeuvre de réformes démocratiques", ajoute le ministère.
LES USA ACCUSENT UNE TV PROCHE DU POUVOIR
A Washington, un responsable américain s'exprimant de manière anonyme a déclaré que les forces syriennes avaient finalement établi un périmètre de sécurité autour de l'ambassade des Etats-Unis.
"Nous avons le sentiment que (les forces syriennes) ont failli. Nous allons condamner la lenteur de leur réaction", a dit ce responsable. "Nous avons convoqué le chargé (d'affaires) syrien pour nous plaindre."
Le département d'Etat a accusé la Syrie d'avoir refusé de protéger l'ambassade américaine et il a annoncé que les Etats-Unis allaient réclamer des indemnités.
"Une chaîne de télévision fortement influencée par les autorités syriennes a encouragé cette violente manifestation", écrit le département d'Etat dans un communiqué.
Les ambassadeurs de France, Eric Chevallier, et des Etats-Unis, Robert Ford, se sont rendus jeudi et vendredi à Hama pour exprimer leur solidarité envers les habitants de cette ville où se déroulent des manifestations réclamant la chute du régime de Bachar al Assad.
Les autorités syriennes ont protesté contre ces visites.
La France avait fait état de premiers rassemblements dès samedi soir devant son ambassade à Damas et son consulat à Alep. Elle a convoqué dimanche l'ambassadrice de Syrie à Paris pour protester notamment contre des "outrages" signalés lors de ces manifestations.
Bernard Valero avait alors laissé entendre que ces rassemblements étaient organisés par les autorités, estimant qu'"il y a lieu de penser que le hasard n'avait pas grand-chose à faire dans ces manifestations".
Selon un habitant du quartier damascène d'Afif, où se trouve l'ambassade américaine, quatre cars remplis de chabbiha (ndlr, des miliciens alaouites pro-Assad sont arrivés lundi en provenance de Tartous, une localité située sur la côte méditerranéenne. "Ils ont utilisé un bélier pour tenter de forcer l'entrée principale", a poursuivi ce témoin.
Un diplomate occidental en poste dans la capitale syrienne y voit le signe d'"une violente escalade de la part du régime". "On ne transporte pas des voyous par car depuis la côte jusque dans le centre de Damas sans son assentiment", explique-t-il.
UN CIVIL TUÉ À HOMS
Bachar al Assad, qui a succédé à son père Hafez en 2000, est confronté depuis mars à un mouvement de contestation à travers la Syrie. D'après des opposants, la répression a entraîné la mort d'au moins 1.400 civils.
Lundi, les forces de sécurité syriennes ont tué un civil et en ont blessé 20 autres en tirant à la mitrailleuse à Homs, la troisième plus grande ville du pays, ont déclaré des défenseurs des droits de l'homme. Les forces syriennes ont aussi procédé à des fouilles maison par maison à Hama et elles ont procédé à des arrestations, selon ces mêmes militants.
Parallèlement à cette répression, le pouvoir syrien a ouvert dimanche une conférence de deux jours consacrée à un "dialogue national" afin de réfléchir à des réformes politiques. La plupart des principaux opposants boycottent cette conférence en raison de la poursuite des violences.
"Le dialogue ne peut fonctionner que si les deux parties se respectent mutuellement et se considèrent sur un pied d'égalité", a dit Ayman Abdel-nour, responsable du site internet all4syria.com. "Pour le moment, il n'y a pas de dialogue."
Certains participants à la conférence ont plaidé pour l'abolition de l'article 8 de la Constitution qui stipule que le parti Baas, au pouvoir depuis 1963, dirige l'Etat et la société.
Pour certains spécialistes de la Syrie, d'éventuelles réformes constitutionnelles n'auront aucun effet tant que l'appareil de sécurité pourra agir à sa guise.
Avec John Irish à Paris; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français
publié sur romandie blog le 11/07/2011 21:50
dimanche 27 novembre 2011
A Damas, Sarkozy tente de peser sur le Proche-Orient, met en garde l'Iran
Par Nadège PULJAK AFP - Jeudi 4 septembre 2008, 14h05
DAMAS (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a achevé jeudi une visite à Damas où il a tenté d'accroître le poids de la France au Proche-Orient mais ses efforts se sont heurtés aux difficultés des discussions entre la Syrie et Israël et au défi du nucléaire iranien.
Le président français, également président en exercice du Conseil européen, a conclu sa visite de deux jours - la première d'un chef d'Etat occidental depuis cinq ans - par un sommet quadripartite: France, Syrie, Qatar et Turquie.
M. Sarkozy en a profité pour lancer une mise en garde sur l'Iran.
"L'Iran prend un risque majeur à continuer le processus d'obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu'un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé", a-t-il déclaré.
"Il ne s'agit pas de savoir si c'est légitime, intelligent ou pas. Qu'est-ce qu'on fera à ce moment-là? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe", a-t-il martelé.
Au cours de ce mini-sommet d'une heure ont été abordées, outre l'Iran, les négociations syro-israéliennes via la Turquie, ou encore les relations syro-libanaises.
Selon M. Sarkozy, "ce n'est pas une folie que de s'occuper de tous les conflits de la région en même temps. Je crois qu'au contraire c'est sage, car tous (...) se tiennent, sont interdépendants", a-t-il dit.
Le chef de l'Etat français espère faire en sorte que la France et l'UE puissent peser, aux côtés des Etats-Unis, dans la résolution des conflits du Proche-Orient.
Il a invité la Syrie à "jouer un rôle important pour convaincre" l'Iran de renoncer au nucléaire militaire.
Mais lui-même semble avoir eu du mal à convaincre son interlocuteur puisque le président syrien Bachar al-Assad a persisté à dire que le nucléaire iranien était "civil" et "non pas militaire".
Autre difficulté: les négociations - indirectes - entre Israël et la Syrie ont repris en mai après un intervalle de huit ans.
Un 5è round prévu pour dimanche à Istanbul a été reporté en raison de la démission d'un négociateur israélien, selon Damas, et l'annonce d'une démission prochaine du Premier ministre Ehud Olmert, empêtré dans des affaires judiciaires, fait peser une incertitude sur l'avenir.
Le Premier ministre turc, Recip Tayyip Erdogan, s'est voulu rassurant en se déclarant "convaincu que le successeur de M. Olmert va continuer ce processus".
Il a ajouté que la 5è session de négociations se tiendrait finalement les 18-19 septembre. "Pour le moment, ce processus avance d'une manière positive", a-t-il dit.
Le président Assad a proposé à la France de soutenir le processus de paix qui doit résoudre la question centrale du Golan annexé par Israel et M. Sarkozy a répondu que, la France serait "disponible pour aider à ces négociations directes de manière diplomatique, politique, économique, militaire" quand elles commenceraient.
Toutefois, le président Assad a affirmé que cela ne serait possible qu'après la venue au pouvoir d'un nouveau Premier ministre israélien et "d'une nouvelle administration américaine convaincue du processus de paix", soulignant le "rôle important" des Etats-Unis dans cette région.
Damas et Washington sont en froid, l'administration de George W. Bush accusant la Syrie de soutenir le terrorisme en appuyant le Hezbollah chiite libanais et en facilitant l'infiltration d'insurgés étrangers vers l'Irak.
Israël avait exprimé mercredi ses doutes que l'UE puisse contribuer à faire progresser les discussions avec la Syrie et l'a invitée à "faire très attention dans ses rapports avec" Damas.
Enfin, concernant Syriens et Libanais, M. Sarkozy, qui avait oeuvré à leur rapprochement en recevant le 12 juillet à Paris leurs deux présidents, a souhaité que leur promesse d'établir des relations diplomatiques se traduisent "dans les faits".
M. Assad a quant à lui relevé que la situation au Liban, pays sur lequel la Syrie a exercé une tutelle pendant trente ans, était encore "précaire".
DAMAS (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a achevé jeudi une visite à Damas où il a tenté d'accroître le poids de la France au Proche-Orient mais ses efforts se sont heurtés aux difficultés des discussions entre la Syrie et Israël et au défi du nucléaire iranien.
Le président français, également président en exercice du Conseil européen, a conclu sa visite de deux jours - la première d'un chef d'Etat occidental depuis cinq ans - par un sommet quadripartite: France, Syrie, Qatar et Turquie.
M. Sarkozy en a profité pour lancer une mise en garde sur l'Iran.
"L'Iran prend un risque majeur à continuer le processus d'obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu'un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé", a-t-il déclaré.
"Il ne s'agit pas de savoir si c'est légitime, intelligent ou pas. Qu'est-ce qu'on fera à ce moment-là? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe", a-t-il martelé.
Au cours de ce mini-sommet d'une heure ont été abordées, outre l'Iran, les négociations syro-israéliennes via la Turquie, ou encore les relations syro-libanaises.
Selon M. Sarkozy, "ce n'est pas une folie que de s'occuper de tous les conflits de la région en même temps. Je crois qu'au contraire c'est sage, car tous (...) se tiennent, sont interdépendants", a-t-il dit.
Le chef de l'Etat français espère faire en sorte que la France et l'UE puissent peser, aux côtés des Etats-Unis, dans la résolution des conflits du Proche-Orient.
Il a invité la Syrie à "jouer un rôle important pour convaincre" l'Iran de renoncer au nucléaire militaire.
Mais lui-même semble avoir eu du mal à convaincre son interlocuteur puisque le président syrien Bachar al-Assad a persisté à dire que le nucléaire iranien était "civil" et "non pas militaire".
Autre difficulté: les négociations - indirectes - entre Israël et la Syrie ont repris en mai après un intervalle de huit ans.
Un 5è round prévu pour dimanche à Istanbul a été reporté en raison de la démission d'un négociateur israélien, selon Damas, et l'annonce d'une démission prochaine du Premier ministre Ehud Olmert, empêtré dans des affaires judiciaires, fait peser une incertitude sur l'avenir.
Le Premier ministre turc, Recip Tayyip Erdogan, s'est voulu rassurant en se déclarant "convaincu que le successeur de M. Olmert va continuer ce processus".
Il a ajouté que la 5è session de négociations se tiendrait finalement les 18-19 septembre. "Pour le moment, ce processus avance d'une manière positive", a-t-il dit.
Le président Assad a proposé à la France de soutenir le processus de paix qui doit résoudre la question centrale du Golan annexé par Israel et M. Sarkozy a répondu que, la France serait "disponible pour aider à ces négociations directes de manière diplomatique, politique, économique, militaire" quand elles commenceraient.
Toutefois, le président Assad a affirmé que cela ne serait possible qu'après la venue au pouvoir d'un nouveau Premier ministre israélien et "d'une nouvelle administration américaine convaincue du processus de paix", soulignant le "rôle important" des Etats-Unis dans cette région.
Damas et Washington sont en froid, l'administration de George W. Bush accusant la Syrie de soutenir le terrorisme en appuyant le Hezbollah chiite libanais et en facilitant l'infiltration d'insurgés étrangers vers l'Irak.
Israël avait exprimé mercredi ses doutes que l'UE puisse contribuer à faire progresser les discussions avec la Syrie et l'a invitée à "faire très attention dans ses rapports avec" Damas.
Enfin, concernant Syriens et Libanais, M. Sarkozy, qui avait oeuvré à leur rapprochement en recevant le 12 juillet à Paris leurs deux présidents, a souhaité que leur promesse d'établir des relations diplomatiques se traduisent "dans les faits".
M. Assad a quant à lui relevé que la situation au Liban, pays sur lequel la Syrie a exercé une tutelle pendant trente ans, était encore "précaire".
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vendredi 18 novembre 2011
Coup de froid sur les relations israélo-russes
JERUSALEM (AFP) - Les relations entre Israël et la Russie ont subi un sérieux coup de froid à la suite de l'intervention russe en Géorgie et du rapprochement entre Moscou et Damas, qui suscite des vives inquiétudes chez les responsables israéliens.
Rencontre entre Vladimir Poutine (à d) ancien président et actuel Premier ministre russe
Israël, qui entretient des liens amicaux avec la Géorgie et lui a livré des armes -- à l'instar de plusieurs pays occidentaux-- craint que Moscou ne lui fasse payer son appui.
"Nous sommes parfaitement conscients que la Russie est une grande puissance. Le problème est que son retour en force sur la scène internationale ne garantit nullement qu'elle aura un rôle constructif dans l'avenir au Proche-Orient" a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.
"Il est difficile de croire en la bonne foi de la Russie quand il s'avère, malgré toutes les dénégations de Moscou, que des armes russes vendues à la Syrie sont parvenues au (mouvement chiite libanais) Hezbollah", a poursuivi ce haut responsable parlant sous couvert d'annoymat.
Il faisait référence à de nouveaux modèles de missiles antichars russes qui avaient causé des pertes sévères aux blindés israéliens durant la guerre au Liban de l'été 2006.
Le responsable a dénoncé par ailleurs la politique russe vis-à-vis de l'Iran: "La Russie continue à vendre des équipements militaires à l'Iran et n'applique pas les sanctions internationales pour empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire".
Il a néanmoins estimé qu'"il ne faut pas exagérer la crise avec la Russie", soulignant à ce propos qu'Israël a "tenu compte des demandes russes visant à limiter son aide militaire à la Géorgie".
Le chargé d'affaires russe à Tel-Aviv, Anatoli Yurkov, s'est voulu tout aussi rassurant. "Nous ne livrerons (à la Syrie) aucune arme susceptible de modifier l'équilibre stratégique" de la région, a-t-il déclaré jeudi soir aux journalistes.
Il a lui-même souligné que le soutien israélien à la Géorgie était "moins important que celui des Etats-Unis et de la France" et s'est félicité de ce qu'"Israël ait suspendu ses livraisons d'armes" à Tbilissi.
Le professeur de politique internationale Amnon Sela estime lui aussi que la "crise entre Israël et la Russie ne devrait pas dégénérer".
"Le seul élément nouveau, c'est que l'aide militaire fournie (par Israël) à la Géorgie a donné un argument à la Russie pour justifier ses ventes d'armes à la Syrie", estime ce chercheur, selon lequel Israël "devrait prendre en compte des susceptibilités de la Russie".
Selon le quotidien Yediot Aharonot, le Premier ministre israélien Ehud Olmert devrait se rendre à Moscou dans les deux prochaines semaines pour convaincre la Russie de ne pas vendre des armes d'un nouveau modèle à la Syrie.
Son porte-parole Mark Regev s'est toutefois refusé à confirmer l'information mais a fait état d'un entretien téléphonique mercredi entre M. Olmert et le président russe Dmitri Medvedev "à l'initiative de ce dernier".
Selon le journal, les deux hommes sont convenus de se rencontrer lors de cet entretien téléphonique.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé jeudi que son pays était prêt à vendre de nouveaux types d'armement à la Syrie, au moment où le président syrien Bachar al-Assad se trouvait en Russie.
A la suite à cette déclaration, des responsables israéliens ont exprimé leur inquiétude particulièrement en ce qui concerne des livraisons de missiles antichar et anti-aériens, qui pourraient parvenir au Hezbollah.
"Un renforcement des liens entre Damas et Moscou constitue un développement très négatif. Il poussera la Syrie à avoir une politique irresponsable et aventuriste", a mis en garde vendredi le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement, Tzahi Hanegbi.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-israel-russie-georgie-syrie-prev-0a24677.html
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http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080822/twl-po-israel-gaza-38cfb6d.html
ISRAËL ROUVRE SES POINTS DE PASSAGE DE MARCHANDISES AVEC GAZA
JERUSALEM (Reuters) - Israël a rouvert ses points de passage de marchandises avec la bande de Gaza, rapporte un responsable israélien au surlendemain de leur fermeture en riposte à un tir de roquette palestinien
Il est ainsi prévu que des camions transportant du carburant, du bétail, des fournitures scolaires ainsi que des vivres et du matériel médical passent par les points de Nahal Oz, Kerem Shalom et Soufra, a déclaré un responsable du ministère israélien de la Défense, Peter Lerner.
Joseph Nasr, version française Eric Faye
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Deux bateaux de pro-palestiniens tentent de briser le blocus de Gaza
LARNACA (AFP) - Deux bateaux transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens voulant briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza ont quitté vendredi matin le port de Larnaca, dans le sud de Chypre.
Les embarcations ont quitté Larnaca à 09H50 (06H50 GMT), et devaient être escortées, selon les autorités chypriotes, par un bateau des gardes-côtes pendant trois milles nautiques (5,5 km). Quelque 370 km séparent l'île de Chypre de la bande de Gaza, distance que les organisateurs espéraient couvrir en une vingtaine d'heures.
Plus de quarante personnes, originaires de 14 pays et âgées entre 22 et 81 ans, ont pris place dans les deux grandes barques de pêche, dont le départ a été salué par une petite foule.
"Notre mission est de dénoncer l'illégalité des actions israéliennes, et de briser le siège afin d'exprimer notre solidarité avec le peuple de Gaza qui souffre", indique vendredi dans un communiqué le Mouvement liberté pour Gaza.
Ce mouvement a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'Homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, selon son site www.freegaza.org.
Parmi les passagers figure Lauren Booth, la belle-soeur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.
L'Etat hébreu a demandé à ces militants, partis de Crète le 13 août, de ne pas tenter d'approcher de la bande de Gaza, avait indiqué le 19 août l'ambassade israélienne à Athènes.
Nombre de militants, dont la plupart sont américains et britanniques, ont affirmé avoir reçu des menaces de mort pour les dissuader de mener cette expédition.
Les deux bateaux, baptisés Liberty et Free Gaza, naviguent sous pavillons grecs et transportent 200 prothèses auditives pour les enfants de Gaza et 5.000 ballons.
"Pour ôter à Israël tout prétexte +de sécurité+, nos bateaux ont été inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte", indique encore le communiqué.
"Nous sommes des défenseurs des droits de l'Homme, invités à visiter Gaza par nos partenaires palestiniens (...) Si Israël décide de nous arrêter par la force et fouiller nos bateaux, nous ne résisterons pas par la force", poursuit le texte.
"Une telle fouille se fera sous la contrainte et avec notre protestation formelle. Après cette fouille, nous nous attendons à ce que la marine israélienne s'écarte pour que nous puissions continuer pacifiquement vers Gaza".
Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis janvier en guise de riposte aux tirs de roquettes palestiniennes contre son territoire.
En mars, des organisations humanitaires internationales avaient affirmé que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de personnes, était la pire depuis l'occupation du territoire par Israël en 1967.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-palestiniens-israel-gaza-chypre-l-0a24677.html
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Deux bateaux de militants pro-palestiniens gagnent Gaza malgré le blocus israélien - AFP 23 août2008
Par Adel ZAANOUN
GAZA (AFP) - Deux bateaux transportant des militants pro-palestiniens ont réussi samedi à gagner la bande de Gaza après qu'Israël les eut autorisés à passer malgré son blocus du territoire contrôlé par les islamistes du Hamas
L'objectif des 44 militants était d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort des 1,5 million de Palestiniens soumis à un blocus israélien.
Au terme d'un périple débuté en Grèce, avec des escales à Rhodes, en Crète et, finalement à Chypre, les militants sont arrivés dans le port de Gaza peu avant 18H00 (15H00 GMT), accueillis aux cris de "Dieu est grand", "Non au siège" par des centaines de Palestiniens brandissant des drapeaux et de nombreuses petites embarcations venues à leur rencontre.
"C'est une grande victoire remportée contre le siège et nous espérons que de plus en plus de bateaux suivront", a déclaré Riad al-Faraj, chef du Comité international contre le siège de Gaza, qui a aidé à l'organisation de l'expédition.
Israël avait dans un premier temps demandé aux militants partis vendredi de Chypre de ne pas s'approcher des côtes palestiniennes mais avait finalement décidé de les laisser passer.
"Ils voulaient une provocation en mer mais ils ne l'auront pas. Nous savons qui sont les passagers et ce qu'ils transportent, donc nous ne voyons aucun problème à les laisser entrer", a déclaré samedi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Aviv Shiron.
A leur arrivée, les pro-palestiniens avaient l'air fatigués et deux d'entre eux au moins ont été hospitalisés pour épuisement.
"Je suis très contente d'être arrivée à Gaza. Nous sommes venus aider les Palestiniens à faire lever le siège", a déclaré Eeith Lutz, une Allemande de 59 ans.
Depuis le début, les militants pro-palestiniens craignaient qu'Israël ne les empêche de mener à bien leur opération, disant avoir reçu des menaces de mort et affirmant samedi que leurs systèmes de communications avaient été brouillés.
En début de semaine encore, l'Etat hébreu les avait mis en garde.
"Nous supposons que vous avez de bonnes intentions mais, en fait, le résultat de votre action, c'est que vous soutenez le régime d'une organisation terroriste à Gaza", indiquait le ministère israélien des Affaires étrangères dans une lettre ouverte aux participants, en référence au Hamas.
A Chypre, les militants avaient indiqué que leurs bateaux avaient été "inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte".
"Liberty" et "Free Gaza", qui battent pavillon grec, transportaient 200 prothèses auditives et 5.000 ballons destinés aux enfants de Gaza.
Parmi les passagers, âgés entre 22 et 81 ans et en majorité américains et britanniques, figurait Lauren Booth, belle-soeur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.
Une vingtaine d'embarcations de pêche palestiniennes, qui avaient quitté samedi Gaza pour croiser à la rencontre des deux bateaux, avaient dû rebrousser chemin après des tirs de semonce de vedettes de la marine israélienne.
Le "Mouvement liberté pour Gaza", à l'origine de l'opération, a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, selon son site www.freegaza.org.
Le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, à la faveur d'un coup de force contre les partisans du Fatah, le parti rival du président palestinien Mahmoud Abbas.
Selon le bureau de M. Abbas, ce dernier a appelé samedi un membre de l'expédition, Huwaida Arraf, et lui a dit qu'il espérait que cette opération soit "un premier pas, pour la communauté internationale, de mettre fin à la souffrance du peuple palestinien de Gaza
Rencontre entre Vladimir Poutine (à d) ancien président et actuel Premier ministre russe
Israël, qui entretient des liens amicaux avec la Géorgie et lui a livré des armes -- à l'instar de plusieurs pays occidentaux-- craint que Moscou ne lui fasse payer son appui.
"Nous sommes parfaitement conscients que la Russie est une grande puissance. Le problème est que son retour en force sur la scène internationale ne garantit nullement qu'elle aura un rôle constructif dans l'avenir au Proche-Orient" a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.
"Il est difficile de croire en la bonne foi de la Russie quand il s'avère, malgré toutes les dénégations de Moscou, que des armes russes vendues à la Syrie sont parvenues au (mouvement chiite libanais) Hezbollah", a poursuivi ce haut responsable parlant sous couvert d'annoymat.
Il faisait référence à de nouveaux modèles de missiles antichars russes qui avaient causé des pertes sévères aux blindés israéliens durant la guerre au Liban de l'été 2006.
Le responsable a dénoncé par ailleurs la politique russe vis-à-vis de l'Iran: "La Russie continue à vendre des équipements militaires à l'Iran et n'applique pas les sanctions internationales pour empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire".
Il a néanmoins estimé qu'"il ne faut pas exagérer la crise avec la Russie", soulignant à ce propos qu'Israël a "tenu compte des demandes russes visant à limiter son aide militaire à la Géorgie".
Le chargé d'affaires russe à Tel-Aviv, Anatoli Yurkov, s'est voulu tout aussi rassurant. "Nous ne livrerons (à la Syrie) aucune arme susceptible de modifier l'équilibre stratégique" de la région, a-t-il déclaré jeudi soir aux journalistes.
Il a lui-même souligné que le soutien israélien à la Géorgie était "moins important que celui des Etats-Unis et de la France" et s'est félicité de ce qu'"Israël ait suspendu ses livraisons d'armes" à Tbilissi.
Le professeur de politique internationale Amnon Sela estime lui aussi que la "crise entre Israël et la Russie ne devrait pas dégénérer".
"Le seul élément nouveau, c'est que l'aide militaire fournie (par Israël) à la Géorgie a donné un argument à la Russie pour justifier ses ventes d'armes à la Syrie", estime ce chercheur, selon lequel Israël "devrait prendre en compte des susceptibilités de la Russie".
Selon le quotidien Yediot Aharonot, le Premier ministre israélien Ehud Olmert devrait se rendre à Moscou dans les deux prochaines semaines pour convaincre la Russie de ne pas vendre des armes d'un nouveau modèle à la Syrie.
Son porte-parole Mark Regev s'est toutefois refusé à confirmer l'information mais a fait état d'un entretien téléphonique mercredi entre M. Olmert et le président russe Dmitri Medvedev "à l'initiative de ce dernier".
Selon le journal, les deux hommes sont convenus de se rencontrer lors de cet entretien téléphonique.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé jeudi que son pays était prêt à vendre de nouveaux types d'armement à la Syrie, au moment où le président syrien Bachar al-Assad se trouvait en Russie.
A la suite à cette déclaration, des responsables israéliens ont exprimé leur inquiétude particulièrement en ce qui concerne des livraisons de missiles antichar et anti-aériens, qui pourraient parvenir au Hezbollah.
"Un renforcement des liens entre Damas et Moscou constitue un développement très négatif. Il poussera la Syrie à avoir une politique irresponsable et aventuriste", a mis en garde vendredi le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement, Tzahi Hanegbi.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-israel-russie-georgie-syrie-prev-0a24677.html
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http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080822/twl-po-israel-gaza-38cfb6d.html
ISRAËL ROUVRE SES POINTS DE PASSAGE DE MARCHANDISES AVEC GAZA
JERUSALEM (Reuters) - Israël a rouvert ses points de passage de marchandises avec la bande de Gaza, rapporte un responsable israélien au surlendemain de leur fermeture en riposte à un tir de roquette palestinien
Il est ainsi prévu que des camions transportant du carburant, du bétail, des fournitures scolaires ainsi que des vivres et du matériel médical passent par les points de Nahal Oz, Kerem Shalom et Soufra, a déclaré un responsable du ministère israélien de la Défense, Peter Lerner.
Joseph Nasr, version française Eric Faye
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Deux bateaux de pro-palestiniens tentent de briser le blocus de Gaza
LARNACA (AFP) - Deux bateaux transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens voulant briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza ont quitté vendredi matin le port de Larnaca, dans le sud de Chypre.
Les embarcations ont quitté Larnaca à 09H50 (06H50 GMT), et devaient être escortées, selon les autorités chypriotes, par un bateau des gardes-côtes pendant trois milles nautiques (5,5 km). Quelque 370 km séparent l'île de Chypre de la bande de Gaza, distance que les organisateurs espéraient couvrir en une vingtaine d'heures.
Plus de quarante personnes, originaires de 14 pays et âgées entre 22 et 81 ans, ont pris place dans les deux grandes barques de pêche, dont le départ a été salué par une petite foule.
"Notre mission est de dénoncer l'illégalité des actions israéliennes, et de briser le siège afin d'exprimer notre solidarité avec le peuple de Gaza qui souffre", indique vendredi dans un communiqué le Mouvement liberté pour Gaza.
Ce mouvement a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'Homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, selon son site www.freegaza.org.
Parmi les passagers figure Lauren Booth, la belle-soeur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.
L'Etat hébreu a demandé à ces militants, partis de Crète le 13 août, de ne pas tenter d'approcher de la bande de Gaza, avait indiqué le 19 août l'ambassade israélienne à Athènes.
Nombre de militants, dont la plupart sont américains et britanniques, ont affirmé avoir reçu des menaces de mort pour les dissuader de mener cette expédition.
Les deux bateaux, baptisés Liberty et Free Gaza, naviguent sous pavillons grecs et transportent 200 prothèses auditives pour les enfants de Gaza et 5.000 ballons.
"Pour ôter à Israël tout prétexte +de sécurité+, nos bateaux ont été inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte", indique encore le communiqué.
"Nous sommes des défenseurs des droits de l'Homme, invités à visiter Gaza par nos partenaires palestiniens (...) Si Israël décide de nous arrêter par la force et fouiller nos bateaux, nous ne résisterons pas par la force", poursuit le texte.
"Une telle fouille se fera sous la contrainte et avec notre protestation formelle. Après cette fouille, nous nous attendons à ce que la marine israélienne s'écarte pour que nous puissions continuer pacifiquement vers Gaza".
Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis janvier en guise de riposte aux tirs de roquettes palestiniennes contre son territoire.
En mars, des organisations humanitaires internationales avaient affirmé que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de personnes, était la pire depuis l'occupation du territoire par Israël en 1967.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-palestiniens-israel-gaza-chypre-l-0a24677.html
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Deux bateaux de militants pro-palestiniens gagnent Gaza malgré le blocus israélien - AFP 23 août2008
Par Adel ZAANOUN
GAZA (AFP) - Deux bateaux transportant des militants pro-palestiniens ont réussi samedi à gagner la bande de Gaza après qu'Israël les eut autorisés à passer malgré son blocus du territoire contrôlé par les islamistes du Hamas
L'objectif des 44 militants était d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort des 1,5 million de Palestiniens soumis à un blocus israélien.
Au terme d'un périple débuté en Grèce, avec des escales à Rhodes, en Crète et, finalement à Chypre, les militants sont arrivés dans le port de Gaza peu avant 18H00 (15H00 GMT), accueillis aux cris de "Dieu est grand", "Non au siège" par des centaines de Palestiniens brandissant des drapeaux et de nombreuses petites embarcations venues à leur rencontre.
"C'est une grande victoire remportée contre le siège et nous espérons que de plus en plus de bateaux suivront", a déclaré Riad al-Faraj, chef du Comité international contre le siège de Gaza, qui a aidé à l'organisation de l'expédition.
Israël avait dans un premier temps demandé aux militants partis vendredi de Chypre de ne pas s'approcher des côtes palestiniennes mais avait finalement décidé de les laisser passer.
"Ils voulaient une provocation en mer mais ils ne l'auront pas. Nous savons qui sont les passagers et ce qu'ils transportent, donc nous ne voyons aucun problème à les laisser entrer", a déclaré samedi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Aviv Shiron.
A leur arrivée, les pro-palestiniens avaient l'air fatigués et deux d'entre eux au moins ont été hospitalisés pour épuisement.
"Je suis très contente d'être arrivée à Gaza. Nous sommes venus aider les Palestiniens à faire lever le siège", a déclaré Eeith Lutz, une Allemande de 59 ans.
Depuis le début, les militants pro-palestiniens craignaient qu'Israël ne les empêche de mener à bien leur opération, disant avoir reçu des menaces de mort et affirmant samedi que leurs systèmes de communications avaient été brouillés.
En début de semaine encore, l'Etat hébreu les avait mis en garde.
"Nous supposons que vous avez de bonnes intentions mais, en fait, le résultat de votre action, c'est que vous soutenez le régime d'une organisation terroriste à Gaza", indiquait le ministère israélien des Affaires étrangères dans une lettre ouverte aux participants, en référence au Hamas.
A Chypre, les militants avaient indiqué que leurs bateaux avaient été "inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte".
"Liberty" et "Free Gaza", qui battent pavillon grec, transportaient 200 prothèses auditives et 5.000 ballons destinés aux enfants de Gaza.
Parmi les passagers, âgés entre 22 et 81 ans et en majorité américains et britanniques, figurait Lauren Booth, belle-soeur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.
Une vingtaine d'embarcations de pêche palestiniennes, qui avaient quitté samedi Gaza pour croiser à la rencontre des deux bateaux, avaient dû rebrousser chemin après des tirs de semonce de vedettes de la marine israélienne.
Le "Mouvement liberté pour Gaza", à l'origine de l'opération, a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, selon son site www.freegaza.org.
Le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, à la faveur d'un coup de force contre les partisans du Fatah, le parti rival du président palestinien Mahmoud Abbas.
Selon le bureau de M. Abbas, ce dernier a appelé samedi un membre de l'expédition, Huwaida Arraf, et lui a dit qu'il espérait que cette opération soit "un premier pas, pour la communauté internationale, de mettre fin à la souffrance du peuple palestinien de Gaza
jeudi 17 novembre 2011
Sarkozy se rendra à Damas en septembre et se veut le facilitateur du processus de paix engagé par Israël et les Etats Unis
Par Sophie Tétrel AP - 12/07/2008 23:40
PARIS - A la veille du sommet de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi qu'il se rendrait à Damas en septembre, alors que la dernière visite d'un chef de l'Etat français datait de 2002. Le président veut développer de "nouvelles relations" entre les deux pays mais a souligné que le rapprochement dépendrait "des preuves et des faits".
La visite, prévue pour "avant la mi-septembre 2008", selon un communiqué commun franco-syrien, a été décidée pendant un entretien entre le chef de l'Etat français et son homologue syrien Bachar el-Assad. Elle sera précédée d'un déplacement à Paris du vice-Premier ministre syrien Abdallah Dardari les 21 et 22 juillet, et d'une visite à Damas du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
En outre, en tant que président français de l'Union européenne, M. Sarkozy "engagera les procédures appropriées en vue de la signature de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Syrie, et du lancement du processus de ratification aussi tôt que possible".
"Nous entamons de nouvelles relations, pas pour quelques jours, pas pour quelques semaines, des relations structurelles, stratégiques", a expliqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec le président syrien, son homologue libanais Michel Sleimane et l'émir du Qatar Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani.
"La vitesse du développement de ces relations sera fonction, non plus des discours, des promesses, des paroles, mais des preuves et des faits, d'un côté comme de l'autre", a-t-il prévenu. Et d'insister fortement à l'intention de Bachar el-Assad: "c'est un choix politique important que j'ai fait" avec l'invitation à Paris, et "je suis sûr qu'il sera à la hauteur de cette invitation et de cette confiance".
La réunion de Paris marque le retour sur la scène internationale de la Syrie, ostracisée depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Les progrès politiques au Liban et l'ouverture de négociations indirectes entre la Syrie et Israël ces derniers mois ont incité le président français à renouer le contact et inviter son homologue syrien au sommet de l'Union pour la Méditerranée.
Au-delà des relations bilatérales, la France peut espérer y gagner un poids plus important dans la région. Bachar el-Assad a ainsi demandé "à ce que la France soit partie prenante le jour où des négociations directes (avec Israël) auront lieu, aux cotés des Etats-Unis, comme parrain, témoin, aide, médiateur de ces négociations".
Le président syrien juge toutefois que le gouvernement américain actuel "n'est pas intéressé par le processus de paix". "Nous n'allons pas débattre (du passage à des négociations directes) avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine", a-t-il expliqué, en ajoutant qu'il n'était pas censé en parler...
Signe de ces nouvelles relations, le président français s'est vu confier l'annonce de la prochaine ouverture de représentations diplomatique syrienne au Liban et libanaise en Syrie.
Il a par ailleurs demandé à Damas de "convaincre l'Iran" "d'apporter les preuves" du caractère uniquement civil de son programme nucléaire. Mais si Bachar el-Assad a promis de transmettre à Téhéran, il a dit penser que "l'Iran n'a aucune intention de posséder l'arme nucléaire" et a réaffirmé sa préférence pour "une solution politique".
"Sur le chemin de la paix et de la confiance, il y a encore beaucoup de travail à faire", a estimé Nicolas Sarkozy, mais la réunion des dirigeants israélien, palestinien, syrien et libanais, "c'est déjà quelque chose qui marque un très grand tournant, à la fois pour cette région du monde, et pour l'influence de la France, pour l'influence de l'Europe et, j'espère, pour le bien de tous". AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080712/twl-france-syrie-1ere-synthese-1be00ca.html
PARIS - A la veille du sommet de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi qu'il se rendrait à Damas en septembre, alors que la dernière visite d'un chef de l'Etat français datait de 2002. Le président veut développer de "nouvelles relations" entre les deux pays mais a souligné que le rapprochement dépendrait "des preuves et des faits".
La visite, prévue pour "avant la mi-septembre 2008", selon un communiqué commun franco-syrien, a été décidée pendant un entretien entre le chef de l'Etat français et son homologue syrien Bachar el-Assad. Elle sera précédée d'un déplacement à Paris du vice-Premier ministre syrien Abdallah Dardari les 21 et 22 juillet, et d'une visite à Damas du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
En outre, en tant que président français de l'Union européenne, M. Sarkozy "engagera les procédures appropriées en vue de la signature de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Syrie, et du lancement du processus de ratification aussi tôt que possible".
"Nous entamons de nouvelles relations, pas pour quelques jours, pas pour quelques semaines, des relations structurelles, stratégiques", a expliqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec le président syrien, son homologue libanais Michel Sleimane et l'émir du Qatar Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani.
"La vitesse du développement de ces relations sera fonction, non plus des discours, des promesses, des paroles, mais des preuves et des faits, d'un côté comme de l'autre", a-t-il prévenu. Et d'insister fortement à l'intention de Bachar el-Assad: "c'est un choix politique important que j'ai fait" avec l'invitation à Paris, et "je suis sûr qu'il sera à la hauteur de cette invitation et de cette confiance".
La réunion de Paris marque le retour sur la scène internationale de la Syrie, ostracisée depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Les progrès politiques au Liban et l'ouverture de négociations indirectes entre la Syrie et Israël ces derniers mois ont incité le président français à renouer le contact et inviter son homologue syrien au sommet de l'Union pour la Méditerranée.
Au-delà des relations bilatérales, la France peut espérer y gagner un poids plus important dans la région. Bachar el-Assad a ainsi demandé "à ce que la France soit partie prenante le jour où des négociations directes (avec Israël) auront lieu, aux cotés des Etats-Unis, comme parrain, témoin, aide, médiateur de ces négociations".
Le président syrien juge toutefois que le gouvernement américain actuel "n'est pas intéressé par le processus de paix". "Nous n'allons pas débattre (du passage à des négociations directes) avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine", a-t-il expliqué, en ajoutant qu'il n'était pas censé en parler...
Signe de ces nouvelles relations, le président français s'est vu confier l'annonce de la prochaine ouverture de représentations diplomatique syrienne au Liban et libanaise en Syrie.
Il a par ailleurs demandé à Damas de "convaincre l'Iran" "d'apporter les preuves" du caractère uniquement civil de son programme nucléaire. Mais si Bachar el-Assad a promis de transmettre à Téhéran, il a dit penser que "l'Iran n'a aucune intention de posséder l'arme nucléaire" et a réaffirmé sa préférence pour "une solution politique".
"Sur le chemin de la paix et de la confiance, il y a encore beaucoup de travail à faire", a estimé Nicolas Sarkozy, mais la réunion des dirigeants israélien, palestinien, syrien et libanais, "c'est déjà quelque chose qui marque un très grand tournant, à la fois pour cette région du monde, et pour l'influence de la France, pour l'influence de l'Europe et, j'espère, pour le bien de tous". AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080712/twl-france-syrie-1ere-synthese-1be00ca.html
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