Guéant interpellé sur des commissions dans un contrat avec Kadhafi
Par LEXPRESS.fr, publié le 20/12/2011 à 19:21
Commissions dans un contrat par la société Amesys: "Jamais le ministre de l'Intérieur, ne s'est occupé d'une telle transaction"
afp.com/Mehdi Fedouach
En réponse à un député PS, Claude Guéant a assuré que le ministère de l'Intérieur n'avait joué aucun rôle en 2007 dans les négociations en vue de la signature d'un contrat sur du matériel de renseignement à la Libye de Kadhafi.
Et voilà qu'on reparle des liens commerciaux entre la France et la Libye de Kadhafi...
Ce mardi à l'Assemblée, le socialiste Daniel Goldberg a interrogé Claude Guéant sur les "commissions de millions d'euros" dans un contrat conclu en 2007 par la société Amesys avec la Libye de Kadhafi sur du matériel de renseignement, et sur le rôle de l'Intérieur dans les négociations.
"Etiez-vous au courant de la réalité de ces transactions, ce qui serait grave, ou bien en étiez vous les décideurs?", a demandé le député de Seine-Saint-Denis.
Réplique du ministre de l'Intérieur: "Je dis très clairement, en prenant mes responsabilités, que jamais le ministre de l'Intérieur, ni son entourage, ne s'est occupé d'une telle transaction", a rétorqué celui qui fut, à l'époque, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur.
4.5 millions de commissions
Selon Mediapart, Amesys a versé, entre décembre 2007 et octobre 2008, près de 4,5 millions d'euros à deux sociétés offshore Como Holding et Tristar, en marge de certains marchés libyens, dont le contrat Amesys d'avril 2007 portant sur la fourniture de matériel de surveillance d'Internet.
Selon un document publié par le site cofondé par Edwy Plenel, une partie de cette somme, soit 700 000 euros, a été versée à l'intermédiaire Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi.
Après le dépôt d'une plainte pour atteinte à la vie privée de l'association Sherpa, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence, dont dépend le siège d'Amesys, filiale de Bull, selon une source proche de l'enquête.
"Mettre fin aux insinuations"
A l'Assemblée, le socialiste Daniel Goldberg a regretté n'avoir "reçu aucune réponse" à une question précédente sur des "commissions d'un montant de plusieurs millions d'euros, à un ou plusieurs intermédiaires".
Le parlementaire s'est interrogé sur les "liens supposés entre 2004 et 2009" de Claude Guéant "avec le régime du colonel Kadhafi" ainsi que sur "l'objet des visites qu'il aurait effectuées à Tripoli à l'automne 2005, précédant de peu celle de Nicolas Sarkozy puis celle de Brice Hortefeux, des visites préparées par l'intermédiaire Ziad Takieddine".
Le député a relevé "que le contrat signé en avril 2007, en pleine campagne présidentielle, avait reçu le plein soutien du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy". "Pouvez-vous nous dire précisément, comment votre gouvernement est impliqué dans ce dossier?", a-t-il demandé.
Dans sa réponse, Claude Guéant a jugé "que pour le bien de notre démocratie, il serait temps de mettre fin aux insinuations, aux amalgames, aux approximations, aux accusations sans fondement".
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mardi 20 décembre 2011
vendredi 21 octobre 2011
Amésys entre guerre et amnésie
Libye : une filiale de Bull accusée de "complicité d'actes de torture"
La Fédération internationale des droits de l'homme accuse Amesys d'avoir fourni au colonel Kadhafi un système d'interception massive des communications. L'affaire pourrait devenir embarrassante pour le gouvernement français.
Publié le 20/10/2011, 18h18
"La Fédération internationale des droits de l'homme et la Ligue des droits de l'homme ont déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du tribunal de grande instance de Paris mettant en cause la société Amesys, filiale de Bull, pour complicité d'actes de torture en Libye", expliquent les deux association de défense des droits de l'homme. La filiale de Bull est accusée d'avoir fourni au colonel Kadhafi en 2007 des technologies permettant d'intercepter massivement les télécommunications dans son pays.
Un vaste système fourni par Amesys, appelé Eagle, aurait alors équipé dès la fin 2009 le centre de surveillance d'Internet de Tripoli, avec un système d'analyse du trafic internet (DPI). Amesys a reconnu il y a quelques semaines avoir fourni au régime de Muammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions Internet". Pour mémoire, l'actuel P-DG de Bull, Philippe Vannier, était président d'Amesys lors de son acquisition par Bull en mai 2010. Bull n'a pas encore officiellement réagi à ces accusations.
L'affaire devient embarrassante pour Bull, mais pourrait aussi le devenir pour le gouvernement. En effet, si le ministre de la Défense, Gérard Longuet a récemment déclaré que "son ministère n'avait pas eu à donner son avis" sur cette vente, ce n'est pas ce que pensent tous les élus, comme Christian Paul, député (PS) de la Nièvre, qui a demandé au gouvernement "le contrôle et l'autorisation des autorités françaises sur ce type de marché", les outils vendus étant selon lui "assimilables à des armes technologiques".
En outre, nos confrères d'Owni viennent également de publier une enquête titrée "Amesys surveille aussi la France". Elle passe en revue la longue la liste de contrats portant sur diverses technologies d'écoute et d'analyse, signés entre Amesys et la Direction du renseignement militaire français ou le ministère de l'Intérieur.
La rédaction , Journal du Net
c'était la veille de l'arrestation suivie de la mort du colonnel Kadafi. Depuis les medias ne parlent plus que de cela, oublié Amesys
les quatre oppresseurs avec lesquels le président Sarkozy entretenait de chaleureux échanges et qui sont aujourd'hui à éliminer...
La Fédération internationale des droits de l'homme accuse Amesys d'avoir fourni au colonel Kadhafi un système d'interception massive des communications. L'affaire pourrait devenir embarrassante pour le gouvernement français.
Publié le 20/10/2011, 18h18
"La Fédération internationale des droits de l'homme et la Ligue des droits de l'homme ont déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile auprès du tribunal de grande instance de Paris mettant en cause la société Amesys, filiale de Bull, pour complicité d'actes de torture en Libye", expliquent les deux association de défense des droits de l'homme. La filiale de Bull est accusée d'avoir fourni au colonel Kadhafi en 2007 des technologies permettant d'intercepter massivement les télécommunications dans son pays.
Un vaste système fourni par Amesys, appelé Eagle, aurait alors équipé dès la fin 2009 le centre de surveillance d'Internet de Tripoli, avec un système d'analyse du trafic internet (DPI). Amesys a reconnu il y a quelques semaines avoir fourni au régime de Muammar Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions Internet". Pour mémoire, l'actuel P-DG de Bull, Philippe Vannier, était président d'Amesys lors de son acquisition par Bull en mai 2010. Bull n'a pas encore officiellement réagi à ces accusations.
L'affaire devient embarrassante pour Bull, mais pourrait aussi le devenir pour le gouvernement. En effet, si le ministre de la Défense, Gérard Longuet a récemment déclaré que "son ministère n'avait pas eu à donner son avis" sur cette vente, ce n'est pas ce que pensent tous les élus, comme Christian Paul, député (PS) de la Nièvre, qui a demandé au gouvernement "le contrôle et l'autorisation des autorités françaises sur ce type de marché", les outils vendus étant selon lui "assimilables à des armes technologiques".
En outre, nos confrères d'Owni viennent également de publier une enquête titrée "Amesys surveille aussi la France". Elle passe en revue la longue la liste de contrats portant sur diverses technologies d'écoute et d'analyse, signés entre Amesys et la Direction du renseignement militaire français ou le ministère de l'Intérieur.
La rédaction , Journal du Net
c'était la veille de l'arrestation suivie de la mort du colonnel Kadafi. Depuis les medias ne parlent plus que de cela, oublié Amesys
les quatre oppresseurs avec lesquels le président Sarkozy entretenait de chaleureux échanges et qui sont aujourd'hui à éliminer...
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