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mercredi 28 décembre 2011

Attentats au Nigeria: les chrétiens durcissent le ton, craintes d'escalade

Les chrétiens du Nigeria ont averti mercredi qu'ils "répondraient" à toutes nouvelles attaques, après une vague d'attentats attribuée à des islamistes qui ont visé notamment des églises et font craindre une escalade des violences interconfessionnelles.

Une bombe artisanale a été jetée contre une école coranique mardi soir, blessant six enfants. L'assaut n'avait pas été revendiqué mercredi, selon la police.

Dimanche, jour de Noël, plusieurs bombes visant des églises notamment ont fait une quarantaine de morts. Les autorités ont attribué ces attentats à la secte islamiste Boko Haram, qui les a elle-même revendiqués.

"La communauté chrétienne au niveau national n'aura pas d'autre choix que de répondre de façon appropriée si il y a d'autres attaques contre nos membres, nos églises et nos biens", a averti mercredi soir le révérend Ayo Oritsejafor, président de l'association des chrétiens du Nigeria (CAN).

Il n'a fourni aucune précision sur la "réponse" éventuelle des chrétiens lors de cette déclaration à des journalistes peu avant un entretien avec le président nigérian Goodluck Jonathan.

L'attaque la plus meurtrière dimanche a tué au moins 35 personnes à la sortie d'une église à Madalla, près de la capitale Abuja.

La CAN considère les actions de Boko Haram "comme une déclaration de guerre contre les chrétiens et contre le Nigeria en tant qu'entité", a affirmé le révérend Oritsejafor.

Il a en outre dénoncé "l'incapacité apparente du gouvernement à protéger (...) les vies, les églises et les biens de nos membres".

Les autorités ont tenté de rassurer la population après les attentats, dans un contexte de craintes de représailles et d'escalade des violences interconfessionnelles. Elles se sont jusqu'à présent montrées incapables d'empêcher Boko Haram de multiplier les attaques de plus en plus sophistiquées et meurtrières.

Le groupe prône l'instauration d'un Etat islamique au Nigeria.

Le président Jonathan, qui a pris la parole après le révérend Oritsejafor, a assuré que "tout" était fait pour surpasser cette crise, appellant à un effort collectif pour démasquer les coupables.

"Les terroristes sont des êtres humains (...) ils vivent parmi nous, dînent avec nous, nous les connaissons, les gens les connaissent", a-t-il dit.

M. Jonathan a aussi assuré qu'en matière de sécurité, "nous faisons de notre mieux, nous allons restructurer, réajuster, nous assurer que nous avons une équipe capable de faire face aux défis que nous rencontrons aujourd'hui".

Boko Haram a revendiqué juste avant les attentats de Noël une vague d'attaques dans le nord-est qui avaient donné lieu à des combats avec les forces de l'ordre. Des sources ont indiqué que ces violences, jeudi et vendredi derniers, avaient fait jusqu'à 100 morts.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, compte 160 millions d'habitants, dont environ autant de musulmans, majoritaires dans le nord que de chrétiens, plus nombreux dans le sud.

Le plus haut responsable musulman du Nigeria a assuré mardi "à tous les Nigérians qu'il n'y a aucun conflit entre les musulmans et les chrétiens, entre l'islam et la Chrétienté".

"C'est un conflit entre des gens diaboliques et des gens biens", avait affirmé le sultan de Sokoto (nord), Muhammad Sa'ad Abubakar.

Le conseiller national pour la sécurité, Owoye Azazi, a de son côté appelé les chrétiens à ne pas se venger.

Dans la journée, une coalition d'églises pentecôtistes a averti que ses fidèles se défendront eux-mêmes en cas de nouvelles attaques.

Un responsable a toutefois précisé que cette auto-défense se ferait dans le cadre de la loi.

A Sapele, dans le delta du Niger (sud), six enfants âgé de 5 à 8 ans qui étaient en classe, et un adulte, ont été blessés et hospitalisés après que des individus eurent jeté depuis une voiture en marche une bombe artisanale contre une école coranique.

Si les violences dans la région du delta sont fréquentes, elle visent généralement le secteur pétrolier et n'ont jusqu'à présent pas eu de caractère religieux.

dimanche 4 décembre 2011

La question de la proliération nucléaire avec la libération du père de a bombe Pakistanaise : Abdul Qadeer Khan redevient un électron libre

Le «père» de la bombe nucléaire islamique était maintenu en résidence surveillée au Pakistan depuis 2004
Sur le perron d’une somptueuse résidence de Margalla Hills, le quartier chic d’Islamabad, Abdul Qadeer Khan, père de la bombe nucléaire pakistanaise, a retrouvé tout son prestige. Celui dont il avait joui auprès des Pakistanais, lorsqu’il avait fait de son pays, en 1998, la première nation islamique dotée de l’arme nucléaire.

L’homme est désormais libre de ses mouvements. Le tribunal d’Islamabad en avait décidé ainsi en février, mais il aura fallu le dépôt d’une plainte d’avocats devant la Haute Cour de justice de Lahore, pour que l’armée et la police pakistanaises se retirent, hier, des abords de la maison du scientifique. Un retrait qui met fin, de facto, à la situation de résidence surveillée dans laquelle vivait Khan. Prisonnier dans sa maison depuis 2004, après avoir reconnu qu’il avait livré les secrets de sa bombe à la Corée du Nord, à la Libye ou encore à l’Iran, l’homme avait dû «confesser» ses fautes à la télévision publique pakistanaise. Cette mise en scène, avant tout destinée à calmer la colère des Etats-Unis, avait choqué les Pakistanais, qui y avaient vu l’humiliation d’un héros national.

«Honneur». La bombe «a donné aux Pakistanais un sens de l’honneur, de la sécurité, et a été une grande réussite scientifique», aime répéter celui qu’à Islamabad, on appelle en toute simplicité «le père».

A 72 ans, le docteur Abdul Qadeer Khan, qu’on dit malade, est donc libre de ses mouvements. Libre également d’être entendu par les représentants de l’administration américaine à Islamabad. Depuis son placement en résidence surveillée, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de réclamer l’audition du savant, considérant sans doute qu’il pourrait compléter leurs informations sur l’état réel d’avancement du programme nucléaire iranien.

Iraniens. Durant les années 90, l’obscur réseau Khan, directement issu des Khan Research Laboratories, un outil entièrement créé et administré par le savant, avait la sulfureuse réputation de monnayer son savoir-faire au plus offrant. Il aurait notamment vendu des plans d’armes nucléaires compactes, parfaitement adaptées aux moyens de lancement iraniens.

A l’instar de l’actuel président pakistanais, Asif Ali Zardari, son prédécesseur, le général Pervez Musharraf, s’est toujours fermement opposé à l’audition de Khan par des services de renseignements étrangers. Ce qui fait dire à certains que la fuite de la technologie nucléaire pakistanaise était en réalité organisée par l’Etat lui-même. Une hypothèse systématiquement démentie par le général Musharaf et les hauts dignitaires de l’armée.

Alors que Barack Obama ne cesse de rappeler que la lutte contre la prolifération nucléaire est une des priorités de son mandat, la liberté retrouvée d’Abdul Qadeer Khan fait écho à une autre actualité : l’accusation, cette fois par des membres du Congrès américain, selon laquelle Islamabad serait en train de modifier des missiles antinavires AGM-84 Harpoon. Ces armes, livrées par les Etats-Unis durant les années 80, sont initialement conçues pour la guerre navale, mais peuvent supporter des charges nucléaires de faible puissance. Après modification, les missiles pourraient frapper des objectifs terrestres en Inde, l’ennemi traditionnel du Pakistan et, faut-il le rappeler, l’autre puissance nucléaire régionale.

http://www.liberation.fr/monde/0101588286-abdul-qadeer-khan-redevient-un-electron-libre

publié ur romandie blog le 2/09/2009 10:11

dimanche 27 novembre 2011

New Delhi frappée par plusieurs explosions

AP - samedi 13 septembre 2008

NEW DELHI - New Delhi a été frappée samedi par sept explosions contre des marchés de la capitale indienne, faisant au moins huit morts et 61 blessés, a-t-on appris auprès du maire.

La chaîne locale CNN-IBN a rapporté qu'un groupe islamiste avait revendiqué la responsabilité de ces attaques. "Au nom d'Allah, les Moudjahidines indiens ont encore une fois frappé", indique le message reçu par courriel peu avant les explosions.

Les Moudjahidines indiens s'étaient fait connaître en mai en revendiquant une série d'attentats à Jaipur, qui avaient fait 61 morts. Le mouvement a également revendiqué la responsabilité des attaques qui ont fait 45 morts fin juillet dans l'Etat du Gujarat.

Le maire de New Delhi Arti Mehra a affirmé que sept explosions avaient retenti samedi soir. Les autorités enquêtaient sur le nombre exact de déflagrations. AP

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NEW DELHI (AFP) - Au moins 18 personnes ont été tuées samedi dans cinq attentats à la bombe quasi-simultanés dans plusieurs quartiers commerçants de la capitale indienne New Delhi, des actions revendiquées par un groupe islamiste indien déjà responsable d'attentats en juillet."C'est l'oeuvre des ennemis de la Nation", a fustigé le ministre de l'Intérieur indien, Shivraj Patil, dressant un bilan de 18 morts et de dizaines de blessés.

"Il y a eu cinq explosions", a précisé le porte-parole de la police de la capitale, Rajan Bhagat. Des télévisions font état de 20 tués et de 70 personnes hospitalisées.

Toutes les explosions criminelles sont survenues en l'espace de 45 minutes, à partir de 18H30 (13H00 GMT), a dit le ministre à la presse.

"Le fait qu'elles ont eu lieu dans des quartiers commerçants bondés le samedi soir, est une preuve des intentions diaboliques de ses responsables afin de faire le maximum de victimes et de dégâts", a-t-il dénoncé.

Le groupe des Moudjahidine indiens a revendiqué dans un courrier électronique ces attentats, selon l'agence officielle Press Trust of India. "Au nom d'Allah, les Moudjahidine indiens ont frappé de nouveau", d'après ce message diffusé par la télévision NDTV.

Cette cellule islamiste indienne avait également revendiqué la série d'attentats à la bombe en juillet à Ahmedabad, dans l'ouest de l'Inde, qui avaient fait 45 morts.

La télévision montrait des blessés ensanglantés gisant à terre et des sauveteurs les évacuant au milieu de carcasses de véhicules déchiquetés.

Deux de ces explosions ont secoué le coeur de New Delhi, Connaught Place, une majestueuse place circulaire composée de deux anneaux couverts d'arcades aux centaines de commerces.

Là, deux autres engins explosifs ont été mis au jour et désamorcés à temps, selon la police.

Un autre quartier commerçant, également prisé des touristes et des résidents étrangers, Greater Kailash a été frappé par deux déflagrations et la police cherchait des survivants dans un amas de motocyclettes et de vitres brisées de magasins et de véhicules.

"J'étais sorti pour boire un thé, lorsque tout est devenu noir devant moi", a raconté un agent de sécurité, Gulab Singh. "Et puis, tout le monde s'est mis à courir", a-t-il dit.

D'après un expert en explosifs, les bombes étaient bourrées de billes en acier "pour faire le plus de mal possible".

"Nous relèverons à tout prix le défi que posent le terrorisme et le communautarisme", s'est engagé le Premier ministre Manmohan Singh, dont le pays d'1,1 milliard d'habitants compte 80% d'hindous et 14% de musulmans.

La présidente de la République, Pratibha Patil, a dénoncé "un acte de violences insensé" et appelé ses concitoyens au calme. C'est un "acte lâche", a fustigé la présidente du parti du Congrès au pouvoir, Sonia Gandhi, tandis que le chef du parti d'opposition nationaliste hindou (BJP), V.K. Malhotra, a jugé que l'Inde était "comme en guerre".

"Nous avons la force de faire face à cela", a lancé le maire de New Delhi, Aarti Mehra.

Depuis trois ans, l'Inde est frappée environ tous les trois mois par un attentat.

Les plus meurtriers sont ceux des trains et des gares de Bombay (ouest) en juillet 2006, avec 186 morts.

A New Delhi, trois attentats attribués à des groupes islamistes soutenus par le Pakistan avaient fait 66 morts en octobre 2005. En décembre 2001, un attentat contre le Parlement fédéral indien, également mis sur le compte d'islamistes liés au Pakistan, avait tué 14 personnes.

Islamabad nie systématiquement toute implication.

Mais depuis les attentats de juillet dans l'ouest de l'Inde, des responsables indiens et étrangers reconnaissent que l'Inde est maintenant la cible de groupes islamistes locaux et non plus seulement d'organisations venues du Pakistan ou du Bangladesh voisins.

Comme lors de chaque attentat, les grandes villes indiennes ont été placées en état d'alerte.

Un village afghan bombardé par les USA prêt à exhumer les corps

Par Sharafuddin Sharafiyaar Reuters - mardi 9 septembre 2008

AZIZABAD, Afghanistan (Reuters) - Les proches des Afghans tués le 22 août dans un bombardement de la coalition internationale dans l'ouest de l'Afghanistan se disent prêts à exhumer les cadavres pour prouver que le raid a fait de nombreuses victimes.



Ces frappes aériennes sur le village d'Azizabad, dans le district de Shindand, ont fait 96 morts selon le gouvernement de Kaboul et les Nations unies.

L'armée américaine, qui avait contesté ces chiffres dans un premier temps, a annoncé dimanche soir qu'elle réexaminerait l'incident à la lumière de nouveaux éléments.

"Nous sommes prêts à exhumer chaque tombe pour montrer aux Américains que des civils y compris des femmes et des enfants ont été tués dans les frappes aériennes", a déclaré mardi un notable du village, Gul Ahmad Khan, qui dit avoir perdu trois enfants dans le raid.

Khan représentait le village durant une visite effectuée la semaine dernière par le président Hamid Karzaï pour présenter ses condoléances aux victimes.

Joint par Reuters au téléphone, il a exigé que les Américains acceptent d'abord de retirer toutes leurs forces du pays s'il s'avère que des civils ont péri dans cette attaque. "Ils seront les bienvenus s'ils viennent enquêter dans notre village bombardé. Mais nous devrions d'abord passer un accord: s'il est démontré que les Américains ont tort, ils devraient quitter l'Afghanistan de honte."

Jusqu'ici, l'armée américaine a expliqué que le raid visait un chef des taliban et qu'il avait tué de 30 à 35 combattants rebelles ainsi que cinq à sept civils.

IMAGES VIDÉO

Les habitants d'Azizabad expliquent que de faux renseignements sur la présence des taliban dans leur village ont été fournis aux forces de la coalition et ils ont séparément demandé aux autorités de punir les fautifs.

Khan assure posséder une vidéo et des photos prises avec un téléphone portable montrant les corps des enfants tués dans une maison où un grand nombre de villageois s'étaient réfugiés.

Au moins 60 des personnes tuées sont des femmes et des enfants, selon le gouvernement afghan.

Dans son édition de dimanche, le New York Times a diffusé un article de son envoyé spécial dans la région à qui ont été présentées des images montrant au moins 11 enfants morts, certains vraisemblablement des suites d'une explosion.

Dix jours après les frappes, les villageois ont enterré la dernière victime du raid, un bébé de quelques mois, racontait le reportage.

"Quelles que soient les circonstances, cet événement doit être considéré comme la plus grande violation commise par les forces de l'Otan en Afghanistan", peut-on lire mardi dans un éditorial du quotidien gouvernemental Anis. "Ces pertes civiles renforcent le cynisme de l'opinion vis-à-vis du gouvernement."

Plus de 500 civils ont trouvé la mort depuis le début de l'année dans des opérations menées par les forces afghanes et leurs alliées, selon le gouvernement de Kaboul et plusieurs ONG.

Avec plus de 2.500 morts, l'année 2008 est déjà la plus meurtrière en Afghanistan depuis la chute des taliban en 2001 à la suite de l'opération "Liberté immuable" lancée par l'armée américaine.

Avec Sayed Salahuddin, version française Jean-Stéphane Brosse

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080909/twl-afghanistan-village-41953f5.html

mercredi 16 novembre 2011

Plusieurs événements et dénouements en ce début mai 2008

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080508/twl-tunisie-justice-terrorisme-1be00ca.html

14 salafistes condamnés pour avoir cherché à fabriquer une bombe à hydrogène

TUNIS - Quatorze jeunes salafistes tunisiens présumés ont été condamnés jeudi par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis à des peines allant de cinq à 14 ans de prison ferme pour appartenance à une organisation terroriste et tentative de fabrication d'une "bombe à hydrogène" destinée à des actes de sabotage, a-t-on appris auprès de l'un de leurs avocats, Me Samir Ben Amor.

Originaires du sud du pays, les accusés, âgés de 19 à 30 ans, ont été arrêtés en novembre 2006.

Selon les procès-verbaux de l'affaire, le chef de file du groupe aurait avoué avoir expérimenté à deux reprises au Jebel Metlaoui, une montagne du centre-ouest tunisien, l'engin que le groupe s'employait à fabriquer. L'accusation a été niée par le prévenu lors de sa comparution devant le tribunal, a précisé l'avocat.

La défense a plaidé le non-lieu en faisant valoir que les griefs retenus contre les accusés relevaient de "l'irréel", en se basant notamment sur les objets saisis "inconsistants", à savoir un morceau de bois rectangulaire sur lequel étaient posés trois transformateurs électriques, selon Me Ben Amor qui compte interjeter appel de ce jugement.

Des procès en série de centaines présumés salafistes sont régulièrement examinés par les tribunaux tunisiens en vertu de la loi anti-terroriste adoptée en décembre 2003 et décriée par l'opposition et nombre d'associations pour "atteinte aux droits humains". AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080508/twl-liban-situation-synthese-2844f0d.html

au moins 7 morts à Beyrouth après des affrontements entre sunnites et chiites

BEYROUTH - Pour la deuxième journée consécutive, de violents affrontements ont opposé sympathisants chiites du Hezbollah pro-iranien et sunnites partisans du gouvernement pro-occidental dans les rues de Beyrouth, faisant quatre morts et huit blessés, alors que les affrontements sectaires se multipliaient dans plusieurs parties du pays.

Selon des responsables de la sécurité libanaise, une mère et son fils sont morts quand une roquette RPG est tombée sur leur appartement dans le quartier de Ras el-Nabeh durant les affrontements. Huit personnes ont été blessées dans les affrontements, précisait-on de même source. Un homme est mort par balle dans le même quartier.

Un membre des forces de sécurité du Parlement a également été tué près de la résidence du président chiite du Parlement Nabih Berri dans le quartier d'Ein al-Tineh, où les combats ont duré plusieurs heures.

Par ailleurs, une autre femme a été tuée par une balle perdue après des tirs de réjouissances dans la banlieue sud de Haret Hreik après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Les combats se sont intensifiés après que le chef du Hezbollah eut menacé de représailles immédiates contre toute attaque contre le mouvement. "Ceux qui tentent de nous arrêter, nous les arrêterons. Ceux qui nous tirent dessus, nous leur tirerons dessus. La maison levée contre nous, nous la trancherons", avait lancé Hassan Nasrallah lors d'une conférence de presse retransmise en direct à la télévision depuis le lieu où il se cache. Le chef du Hezbollah a qualifié de "déclaration de guerre" la décision du gouvernement de déclarer illégal le réseau de télécommunication militaire parallèle du groupe chiite.

Dans un geste d'apaisement, le chef de la majorité parlementaire antisyrienne Saad Hariri a ensuite proposé que la décision soit laissée au commandement militaire. Mais tard dans la soirée, les chaînes de télévision du Hezbollah et de l'opposition, citant "une source officielle au sein de l'opposition", annonçaient le rejet absolu de l'offre de Saad Hariri.

Dans une intervention télévisée, le sunnite Saad Hariri a appelé toutes les parties à "retirer leurs combattants des rues (...) pour sauver le Liban de l'enfer".

Le fils de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, assassiné il y a trois ans, a exhorté Hassan Nasrallah à lever le "siège" de Beyrouth, retirer ses militants des rues et rouvrir les routes, dont celles menant à l'aéroport de la capitale, bloqué depuis deux jours. Il a estimé que les actions du Hezbollah à Beyrouth sont "un crime qui doit cesser immédiatement".

Saad Hariri a appelé le chef du Hezbollah à travailler avec lui pour mettre fin aux affrontements. "Je vous appelle à cesser le langage des armes (...) nous sommes responsables de l'unité des musulmans et du Liban", a-t-il ajouté.

Mardi, le gouvernement de Fouad Siniora avait jugé que le réseau de télécommunication militaire du Hezbollah menaçait la sécurité de l'Etat. Il avait également annoncé le limogeage du chef de la sécurité du seul aéroport international du pays, celui de Beyrouth, en raison de ses liens avec le Hezbollah.

Ces décisions conjuguées à l'appel à la grève des syndicats pour protester contre les réformes économiques du gouvernement et obtenir des hausses de salaire ont entraîné des manifestations, qui ont rapidement dégénéré en bataille de rue entre les sympathisants du Hezbollah pro-syrien et ceux du gouvernement anti-syrien soutenu par les pays occidentaux.

Le Liban connaît une grave crise politique depuis le départ en novembre du président pro-syrien Emile Lahoud qui n'a pas été remplacé depuis, faute d'accord entre les deux camps.

Jeudi, dans la vallée de la Bekaa (est), chiites et sunnites ont échangé des coups de feu dans le village de Saadnayel. Des partisans sunnites du gouvernement ont fermé les principaux axes en faisant brûlé des pneus. A Masnaa, un petit groupe a réussi à bloquer le poste-frontière entre la Syrie et la capitale, ont affirmé des témoins.

Dans la capitale, les habitants se sont réveillés jeudi matin avec de nouvelles lignes de démarcation faites de pneus brûlés et de rues bloquées. Certaines rues restaient fermées et la circulation était faible dans les quartiers musulmans de la ville. Dans la zone chrétienne et dans les banlieues, la vie continuait et les écoles fermées mercredi avaient rouvert leurs portes.

L'armée a déployé des véhicules blindés sur les routes principales et les points de friction, avec des points de contrôle pour procéder à des fouilles des véhicules.

Mercredi, de violents heurts avaient opposé des partisans du Hezbollah à ceux du gouvernement dans plusieurs quartiers de Beyrouth, alors que le mouvement chiite bloquait les principaux axes de circulation pour imposer une grève anti-gouvernementale. Il s'agit des troubles les plus violents dans la ville depuis janvier 2007. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080508/twl-irak-al-qaida-arrestation-1def439.html

BAGDAD - Le ministère irakien de la Défense a annoncé jeudi l'arrestation du chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Ayyoub al-Masri à Mossoul dans le nord de l'Irak.

Le porte-parole du ministère, Mohammed al-Askari, a déclaré que l'arrestation d'Al-Masri, également connu sous le nom d'Abou Hamza al-Mouhajir, lui avait été confirmé par le commandant irakien de la province.

L'information n'était pas confirmée dans l'immédiat par l'armée américaine à Bagdad. "Nous sommes en train de vérifier auprès des autorités irakiennes pour confirmer l'exactitude de cette information", expliquait-on.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Abdul-Karim Khalaf a précisé que la police de Mossoul avait arrêté "l'un des dirigeants d'Al-Qaïda à minuit et que lors des premiers interrogatoires il a admis qu'il était Abou Hamza Al-Mouhajir".

Interrogé par la chaîne d'Etat Iraqiya, il précisé qu'une source proche du chef d'Al-Qaïda en Irak avait informé la police de Mossoul qu'Al-Masri se trouverait dans une maison dans le secteur de Wadi Hajar de la ville à minuit mercredi. "La police a mené un raid contre cette maison et l'a arrêté. Lors de l'enquête préliminaire il a avoué qu'il était Abou Hamza al-Moujahir, le chef d'Al-Qaïda en Irak. Maintenant une enquête plus large sur lui est en cours", a-t-il expliqué.

Si elle est confirmée, cette arrestation porterait un coup sérieux à Al-Qaïda en Irak, après les changements d'alliances des chefs tribaux sunnites dans la province d'Anbar dans l'ouest du pays, et ailleurs, et l'envoi de milliers de soldats américains supplémentaires au cours de l'année écoulée.

Al-Masri, un militant égyptien, a pris la tête de l'organisation Al-Qaïda en Irak, qui a revendiqué plusieurs attentats dans le pays, après la mort de son chef Abou Moussab al-Zarqaoui, tué le 7 juin 2006 dans une frappe américaine au nord-est de Bagdad.

L'Etat islamique d'Irak, une organisation qui réunit plusieurs groupes dont Al-Qaïda en Irak, avait annoncé l'an dernier un "gouvernement islamique" pour l'Irak dont Al-Masri était le "ministre de la guerre".
JERUSALEM (Reuters) - Ehud Olmert, au centre d'un nouveau scandale de corruption présumée, doit s'adresser à la presse ce jeudi soir peu après 22h00 locales (19h00 GMT), a annoncé l'entourage du président du Conseil israélien.
AFP - Jeudi 8 mai, 16h21 A 10 km de la bande de Gaza, les habitants du kibboutz Yad Mordechai ont fêté la journée du Souvenir avec intensité: il y a 60 ans, 26 habitants du kibboutz sont tombés dans des combats contre

Par ailleurs l'aide humanitaire devrait s'organiser 7 jours après le passage du cyclone dévastateur Nargis sur la Birmanie faisant des dizaines de milliers de morts, des sans abris et disparus. La junte militaire a du mal à accepter l'aide étrangère, pourtant les canalisations d'eau potable sont éventrées.

18 tonnes de bombes jetées au sud de Bagdad en dix minutes

Yahoo News. Ce jeudi 10 janvier 2008

L'aviation américaine a lâché 18 tonnes de bombes en dix minutes jeudi matin contre des objectifs présentés par l'armée américaine comme des sanctuaires d'Al-Qaïda en Irak dans les faubourgs du sud de Bagdad. Ces frappes s'inscrivent dans le cadre de l'opération Phantom Phoenix, une campagne lancée mardi contre Al-Qaïda dans l'ensemble du pays. L'offensive aérienne a été suivie d'une attaque au sol qui a conduit à 12 arrestations et à la découverte de deux maisons utilisées pour torturer des personnes enlevées, selon un officier de l'armée irakienne ayant requis l'anonymat. Il a précisé que les soldats n'avaient rencontré aucune résistance sur place. Dans un communiqué, l'armée américaine indique que deux bombardiers B-1 et quatre chasseurs F-16 ont lâché leurs bombes sur 40 cibles à Arab Jabour lors de dix frappes. "Trente-huit bombes ont été lâchées dans les dix premières minutes, soit un total de 18 tonnes", précise le communiqué. Selon un officier de l'armée irakienne dans l'unité se trouvait dans le secteur d'Arab Jabour, les frappes ont commencé à 8h du matin et ont provoqué la destruction de deux maisons utilisées par des hommes armés. Il a précisé que des documents et des armes avaient été saisis sur place. L'offensive intervient au lendemain de l'annonce par l'armée américaine de la mort de neuf soldats américains au nord de Bagdad au cours des deux premiers jours de l'opération Phantom Phoenix. AP ljg/v235-390/lma



Par Marilynn Marchione AP - Jeudi 10 janvier, 13h21 NEW YORK - Environ 151.000 Irakiens sont morts dans des violences lors des trois années qui ont suivi l'invasion du pays par les Etats-Unis en mars 2003, selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du gouvernement irakien publiée mercredi. Ce chiffre a été obtenu sur la base de projections de l'OMS et du gouvernement de Bagdad issues d'entretiens réalisés au porte-à-porte dans près de 10.000 foyers irakiens. Selon les experts, il s'agit de l'étude la plus exhaustive et la plus scientifique effectuée depuis le début du conflit. Elle a été publiée sur le site Internet du "New England Journal of Medicine". Son résultat est loin des 600.000 morts déjà avancés par une étude précédente, mais plus élevé que les chiffres obtenus par d'autres organisations. Aucun décompte officiel des victimes de la guerre n'a été réalisé à ce jour. Le véritable bilan du conflit pourrait ne jamais être connu pour plusieurs raisons: le chaos qui règne en Irak empêche de répertorier de nombreux décès, les tensions entre chiites et sunnites rendent peu fiables les chiffres fournis pas les différentes communautés, et beaucoup de décès échappent aux statistiques en raison des traditions funéraires musulmanes (la mise en terre rapide des morts). Toutefois, le ministre irakien de la Santé Salih Mahdi Motlab Al-Hasnawi a défendu mercredi les résultats de cette étude. "Il s'agit d'une étude très profonde", a-t-il estimé. Richard Brennan, de l'organisation non-gouvernementale International Rescue Committee, qui a conduit des travaux similaires au Kosovo, en Ouganda et au Congo, l'a également jugée fiable. "Le but n'est pas de donner un chiffre absolu et précis des morts. Le but est de donner une idée de la magnitude du problème", a-t-il expliqué. L'étude couvre la période allant de mars 2003 à juin 2006. Elle a été réalisée par des employés du ministère irakien de la Santé entre la fin 2006 et le début 2007 chez des habitants des 18 provinces irakiennes, qui ont été divisées pour obtenir un échantillon valable de chaque région. Seuls les décès liés à des actes de violence ont été retenus. Ainsi, les accidents de la route n'ont pas été comptabilisés, sauf ceux résultant de l'explosion de bombes en bordure de route. En limitant leurs travaux à la période suivant l'invasion américaine et en extrapolant les résultats à l'ensemble du pays, les chercheurs sont parvenus à une estimation de 151.000 décès. Les auteurs de l'étude affirment toutefois être certains à 95% que le véritable chiffre se situe entre 104.000 et 223.000, pour une population irakienne totale d'environ 26 millions de personnes. Plus de 100 quartiers, la plupart à Bagdad et à Anbar, n'ont pu être visités pour des raisons de sécurité. Les chercheurs ont estimé les décès dans ces zones en utilisant une formule basée sur les données d'une autre ONG répertoriant les décès, l'organisation britannique Irak Body Count. L'Associated Press a, elle, commencé à répertorier les décès de civils en Irak après la prise de fonctions du nouveau gouvernement le 28 avril 2005. Depuis cette date, elle a compté au moins 37.547 morts, chiffre obtenu sur la base des informations fournies par les hôpitaux, la police, des journalistes et des témoins fiables. Ce bilan est vraisemblablement en dessous de la réalité et n'inclut pas les insurgés irakiens. AP jp/v738

Aux Etats Unis avec yahoo news

Hillary Clinton a déjoué les pronostics des sondages et des experts en obtenant mardi 39% des voix, devant le sénateur noir de l'Illinois Barack Obama (36%), qui avait le vent en poupe depuis sa victoire dans les caucus de l'Iowa le 3 janvier. Viennent ensuite l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards (17%) et le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson (5%). Chez les républicains, John McCain l'emporte avec 37% des voix devant l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney (31%), l'ex-gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee (11%), qui avait gagné dans l'Iowa, l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani (9%), le représentant du Texas Ron Paul (8%) et l'ex-sénateur du Tennessee Fred Thompson (1%). En coiffant sur le fil Barack Obama, Mme Clinton relance sa candidature à la Maison Blanche après sa modeste troisième place dans l'Iowa. C'est déjà dans le New Hampshire qu'était née la dynamique qui avait porté son mari Bill Clinton à la présidence en 1992. Au bord des larmes devant ses partisans lundi à la veille d'un échec annoncé, la sénatrice de New York arborait un sourire radieux mardi. "J'ai l'impression que nous avons tous parlé avec notre coeur, et je suis tellement reconnaissante que vous ayez répondu", a-t-elle déclaré, avant de saluer ses partisans en liesse. "Maintenant, ensemble, offrons à l'Amérique le même come-back que le New Hampshire vient de m'offrir". La sénatrice de New York semble avoir récolté les fruits de l'importante campagne de terrain menée par son camp, et les entretiens réalisés auprès d'électeurs à la sortie des bureaux de vote ont montré que les femmes lui avaient apporté un large soutien: elle l'emporte nettement dans cet électorat avec 46% des voix contre 34% pour M. Obama, qui avait pourtant obtenu davantage de suffrages d'électrices dans l'Iowa. A l'inverse, Barack Obama a pâti d'un manque de mobilisation des jeunes votants qui l'avaient plébiscité la semaine dernière, même s'il devance toujours sa grande rivale parmi les indépendants. Reconnaissant que "la bataille pourrait être longue", le sénateur de l'Illinois, qui croit toujours en la victoire, a assuré mardi être "prêt à continuer" et a félicité la gagnante du jour. De come-back, il en était également question dans le camp républicain, où le sénateur de l'Arizona John McCain, après une campagne chaotique, a repris la main en s'imposant dans le New Hampshire, où il avait déjà gagné en 2000 face à un certain George W. Bush. Son succès marque le deuxième revers pour le riche homme d'affaires mormon et ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, déjà battu par M. Huckabee dans l'Iowa. Ancien héros de la guerre du Vietnam, M. McCain a profité du vote des électeurs indépendants et a également obtenu de bons scores parmi les électeurs préoccupés par les questions de sécurité nationale et la menace terroriste. "Nous avons montré à la population de ce pays à quoi ressemble un véritable come-back", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "Nous allons continuer dans le Michigan et en Caroline du Sud (prochaines primaires, NDLR) et remporter l'investiture". Les primaires du New Hampshire ont été marquées par une participation record. Selon un décompte effectué par l'Associated Press après dépouillement de la quasi-totalité des voix, 526.671 personnes ont voté, pulvérisant le précédent record de 396.385 enregistré en 2000. L'Etat compte quelque 850.000 électeurs inscrits, sur une population de 1,3 million d'habitants. A l'issue des votes dans l'Iowa et le New Hampshire, la course à l'investiture républicaine et démocrate en vue de la présidentielle de novembre reste encore très ouverte. Désormais, les candidats ont le regard tourné vers les prochaines primaires: le Michigan (15 janvier), le Nevada et la Caroline du Sud (19) pour les républicains et la Caroline du Sud (26) côté démocrate. Reste que tout pourrait se jouer lors du "super mardi" du 5 février où des primaires se tiendront dans 22 des 50 Etats du pays.

Jeudi 10 janvier 2008, avec yahoo news. Dans le même temps en Iran :

TEHERAN (Reuters) - L'Iran a diffusé une vidéo montrant, selon lui, que ses vedettes rapides n'ont pas menacé des navires américains dans le détroit d'Ormouz, contrairement aux allégations du président George Bush, qui a dénoncé une provocation.La vidéo, réalisée par des "Gardiens de la Révolution" et diffusée par la chaîne par satellite Press TV d'Iran, donne de l'incident de dimanche une version totalement différente de celle du département américain de la Défense.Les Gardiens de la Révolution avaient affirmé mercredi qu'une vidéo du Pentagone était un faux. La vidéo iranienne contient un enregistrement présenté comme l'échange entre Iraniens et Américains. Le général iranien Ali Fadavi a déclaré que les bâtiments iraniens ne s'étaient approchés des navires américains que pour examiner leur immatriculation, a indiqué Press TV. La vidéo montre un officier de marine iranien dans une petite embarcation communiquer par radio avec un navire qui n'est pas clairement identifié. "Bâtiment 73 de la coalition, ici une vedette de la marine iranienne", dit l'officier en anglais. "Ici bâtiment 73 de la coalition, je vous entends 5/5", répond quelqu'un avec un accent américain. L'officier iranien demande ensuite au navire de s'identifier mais ses propos sont par moment inaudibles. "Bâtiment 73 de la coalition, ici une vedette de la marine iranienne, requête numéro (...) opérant en ce moment sur zone". Dans la vidéo du Pentagone, une voix émanant d'un navire américain informait la petite embarcation de ce qu'elle s'égarait "dangereusement" et risquait "de faire l'objet de mesures défensives".

L'embarcation iranienne répond alors, selon la vidéo américaine: "vous exploserez dans quelques minutes".

Le président George Bush a déclaré mercredi que l'Iran s'exposerait à de "graves conséquences" s'il attaquait des navires américains dans le Golfe et que toutes les options étaient ouvertes.



TEHERAN (AFP) - Une chaîne de télévision iranienne a diffusé jeudi des images de l'incident de dimanche impliquant navires américains et vedettes iraniennes dans le détroit d'Ormuz, afin de contredire la version du Pentagone selon laquelle les Iraniens auraient menacé les Américains. Mardi 8 janvier, le Pentagone avait diffusé une vidéo et un extrait sonore de l'incident que Washington avait qualifié de "provocation", en accusant les Iraniens de les avoir approchés dangereusement près et d'avoir menacé de les "faire exploser". Les images diffusées jeudi, fournies par les Gardiens de la révolution et prises depuis l'une des cinq vedettes, montrent l'une d'elles s'approcher d'un des trois navires américains. "Navire de guerre de la coalition numéro 73, c'est une patrouille iranienne", déclare en anglais le commandant iranien, demandant au navire de confirmer son numéro, selon les images diffusées par la chaîne anglophone Press-TV. "C'est le navire de guerre de la coalition numéro 73. J'opère dans les eaux internationales", répond une voix américaine. La vidéo montre le "navire de guerre numéro 73", le Port-Royal CG-73, et deux autres navires américains, le USS Hopper et le USS Ingraham. Un hélicoptère est aussi montré survolant les navires américains. "Je vous demande votre cap actuel et votre vitesse", ajoute le commandant iranien. Le dialogue devient alors répétitif et parfois technique, avec les deux parties s'entendant pour changer de fréquence radio et passer du canal 16 au canal 11. Dans cette vidéo, l'Iran cherche à appuyer ses déclarations précédentes selon lesquelles le contrôle des navires américains n'était qu'une formalité de routine et que les Iraniens n'avaient pas proféré de menaces à l'égard des Américains. "L'Iran ne voulait qu'identifier les navires et découvrir ce qu'ils faisaient", conclut le présentateur de Press-TV.

Les Gardiens de la révolution avaient estimé que les images diffusées par le Pentagone étaient truquées. Sur la vidéo du Pentagone, une voix, identifiée comme venant d'une vedette iranienne, menace de "faire exploser (les navires américains) dans quelques minutes". L'incident de dimanche est intervenu quelques jours avant le début d'une tournée historique du président américain George W. Bush au Proche-Orient, dont l'un des buts est de s'attirer le soutien des pays arabes dans son bras-de-fer avec l'Iran. Evoquant l'incident, M. Bush a déclaré mercredi que "toutes les options sont sur la table pour protéger nos biens", utilisant la formule consacrée pour évoquer la possibilité d'un recours à la force contre l'Iran.