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lundi 2 avril 2012

Sommet ouest-Africain au Mali en pleine toumente

Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait être saisi par Paris des éventuels "besoins" de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour régler la crise au Mali, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.

Mali: un sommet ouest-africain tandis que le pays est en pleine tourmente
Un sommet de chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) consacré à la crise au Mali en pleine tourmente, s'est ouvert lundi en début d'après-midi à Dakar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le sommet auquel participent une dizaine de chefs d'Etat et des représentants de l'ONU, de la France et des Etats-Unis notamment, a été ouvert par le président ivoirien Alassane Ouattara, également président en exercice de la Cédéao, peu après la prestation de serment du nouveau président sénégalais Macky Sall.

Sont notamment présents le Burkinabé Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao pour la crise malienne, le Béninois Yayi Boni, chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Saïd Djinnit, représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest et Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères.

"La situation se dégrade très rapidement", a déclaré Alain Juppé qui a conseillé aux Français "dont la présence n'est pas indispensable" de quitter le Mali où la France, "ne s'engagera pas militairement".

"Nous pouvons aider sur le plan logistique ou la formation, mais il n'est pas question de mettre des soldats français sur le sol du Mali", a-t-il précisé.

Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait être saisi par Paris des éventuels "besoins" de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour régler la crise au Mali, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.

"La France soutient les efforts de la Cédéao, qui a mandaté le président (burkinabè Blaise) Compaoré comme médiateur, et elle relaiera auprès du Conseil de sécurité, avec ses partenaires africains au sein du Conseil, les besoins de la Cédéao pour appuyer ses actions", a dit le porte-parole adjoint du ministère, Romain Nadal.

Le sommet de Dakar est le deuxième en quatre jours consacré au Mali après celui du 29 mars à Abidjan qui avait donné aux "tombeurs" du président Amadou Toumani Touré (ATT), jusqu'à lundi pour un retour à l'ordre constitutionnel, sous peine d'un "embargo diplomatique et financier".

Evoquant nommément les villes de Gao et Tombouctou, deux villes du nord prises ce week-end par des rebelles touareg et des groupes armés islamistes, le président en exercice de la Cédéao), Alassane Ouattara, a affirmé que l'organisation mettra "tous les moyens pour stopper cette rébellion et (faire en sorte) que le Mali retrouve l'intégrité de son territoire. C'est un devoir pour la sous-région".

L'offensive des rebelles dans le nord suscite beaucoup de craintes parmi la population.

Des centaines d'habitants de Mopti et de ses environs (centre du Mali), incluant des militaires et leurs familles, ont quitté leurs domiciles, craignant l'avancée des rebelles, ont indiqué des témoins.

"Nous on est partis hier (dimanche) après-midi" de Mopti pour Bamako, "et il y avait beaucoup de personnes sur la route, avec leurs effets, qui partaient. Les gens sont paniqués, même les militaires fuient", a affirmé une mère de famille résidant à Mopti et travaillant à Sévaré, ville proche abritant un camp militaire.

Sous pression, la junte a promis dimanche le retour à un pouvoir civil et une transition vers des élections à une date non précisée. Elle a aussi pris "l'engagement solennel" de rétablir immédiatement la Constitution de février 1992, ainsi que les institutions républicaines dissoutes lors du coup d'Etat.

Elle n'a pas pour autant l'intention de laisser le pouvoir immédiatement, mais souhaite "permettre une transition dans de bonnes conditions" jusqu'à l'organisation d'élections.

Préventivement, la Cédéao a mis en état d'alerte une force militaire de quelque 2.000 hommes alors que la rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et les groupes islamistes qui la soutiennent ont pris coup sur coup depuis vendredi les trois capitales régionales du nord: Kidal, Gao et Tombouctou, sans rencontrer de résistance.

--La Cedeao veut stopper la rébellion--

Des scènes de vandalisme ont été constatées par des témoins dans ces trois villes et régions. "J'évalue les dégâts causés à des milliards de francs CFA (centaines de millions d'euros) de pertes dans les trois régions", a affirmé Abdoulaye T. Diallo, un fonctionnaire aux services des impôts de Bamako.

Avec ces trois régions administratives, la rébellion contrôle désormais l'essentiel du nord du pays, soit environ la moitié du territoire.

Cette avancée fulgurante a été en grande partie rendue possible par l'armement lourd dont dispose la rébellion et les groupes islamistes, ramené de Libye par des centaines d'ex-rebelles des années 1990 accueillis à Tripoli du temps de Mouammar Kadhafi et qui ont combattu à ses côtés avant la chute de son régime en août 2011. Ils sont ensuite rentrés au Mali.

La junte, dirigée par le capitaine Amadou Sanogo, avait justifié son coup d'Etat par "l'incompétence" du président ATT à combattre la rébellion dans le nord et par le manque de moyens donnés à l'armée pour les combattre.

L'armée avait été particulièrement choquée par l'exécution sommaire en janvier d'une centaine de soldats à Aguelhok (nord-est).

La commission d'enquête mise en place par le gouvernement du président ATT avait affirmé avoir recueilli "des preuves et des témoignages des rescapés militaires et civils" corroborant "un mode d'exécution" pratiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique 'Aqmi), très présent depuis 2007 dans le nord du Mali.

Mais le coup d'Etat du 22 mars a eu pour effet d'accélérer l'offensive du MNLA et de ses alliés du moment.

http://actu.orange.fr/monde/mali-un-sommet-ouest-africain-tandis-que-le-pays-est-en-pleine-tourmente-afp_549852.html

mercredi 28 décembre 2011

Attentats au Nigeria: les chrétiens durcissent le ton, craintes d'escalade

Les chrétiens du Nigeria ont averti mercredi qu'ils "répondraient" à toutes nouvelles attaques, après une vague d'attentats attribuée à des islamistes qui ont visé notamment des églises et font craindre une escalade des violences interconfessionnelles.

Une bombe artisanale a été jetée contre une école coranique mardi soir, blessant six enfants. L'assaut n'avait pas été revendiqué mercredi, selon la police.

Dimanche, jour de Noël, plusieurs bombes visant des églises notamment ont fait une quarantaine de morts. Les autorités ont attribué ces attentats à la secte islamiste Boko Haram, qui les a elle-même revendiqués.

"La communauté chrétienne au niveau national n'aura pas d'autre choix que de répondre de façon appropriée si il y a d'autres attaques contre nos membres, nos églises et nos biens", a averti mercredi soir le révérend Ayo Oritsejafor, président de l'association des chrétiens du Nigeria (CAN).

Il n'a fourni aucune précision sur la "réponse" éventuelle des chrétiens lors de cette déclaration à des journalistes peu avant un entretien avec le président nigérian Goodluck Jonathan.

L'attaque la plus meurtrière dimanche a tué au moins 35 personnes à la sortie d'une église à Madalla, près de la capitale Abuja.

La CAN considère les actions de Boko Haram "comme une déclaration de guerre contre les chrétiens et contre le Nigeria en tant qu'entité", a affirmé le révérend Oritsejafor.

Il a en outre dénoncé "l'incapacité apparente du gouvernement à protéger (...) les vies, les églises et les biens de nos membres".

Les autorités ont tenté de rassurer la population après les attentats, dans un contexte de craintes de représailles et d'escalade des violences interconfessionnelles. Elles se sont jusqu'à présent montrées incapables d'empêcher Boko Haram de multiplier les attaques de plus en plus sophistiquées et meurtrières.

Le groupe prône l'instauration d'un Etat islamique au Nigeria.

Le président Jonathan, qui a pris la parole après le révérend Oritsejafor, a assuré que "tout" était fait pour surpasser cette crise, appellant à un effort collectif pour démasquer les coupables.

"Les terroristes sont des êtres humains (...) ils vivent parmi nous, dînent avec nous, nous les connaissons, les gens les connaissent", a-t-il dit.

M. Jonathan a aussi assuré qu'en matière de sécurité, "nous faisons de notre mieux, nous allons restructurer, réajuster, nous assurer que nous avons une équipe capable de faire face aux défis que nous rencontrons aujourd'hui".

Boko Haram a revendiqué juste avant les attentats de Noël une vague d'attaques dans le nord-est qui avaient donné lieu à des combats avec les forces de l'ordre. Des sources ont indiqué que ces violences, jeudi et vendredi derniers, avaient fait jusqu'à 100 morts.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, compte 160 millions d'habitants, dont environ autant de musulmans, majoritaires dans le nord que de chrétiens, plus nombreux dans le sud.

Le plus haut responsable musulman du Nigeria a assuré mardi "à tous les Nigérians qu'il n'y a aucun conflit entre les musulmans et les chrétiens, entre l'islam et la Chrétienté".

"C'est un conflit entre des gens diaboliques et des gens biens", avait affirmé le sultan de Sokoto (nord), Muhammad Sa'ad Abubakar.

Le conseiller national pour la sécurité, Owoye Azazi, a de son côté appelé les chrétiens à ne pas se venger.

Dans la journée, une coalition d'églises pentecôtistes a averti que ses fidèles se défendront eux-mêmes en cas de nouvelles attaques.

Un responsable a toutefois précisé que cette auto-défense se ferait dans le cadre de la loi.

A Sapele, dans le delta du Niger (sud), six enfants âgé de 5 à 8 ans qui étaient en classe, et un adulte, ont été blessés et hospitalisés après que des individus eurent jeté depuis une voiture en marche une bombe artisanale contre une école coranique.

Si les violences dans la région du delta sont fréquentes, elle visent généralement le secteur pétrolier et n'ont jusqu'à présent pas eu de caractère religieux.

dimanche 25 décembre 2011

Le Nigeria nouvelle cible : 2 églises chrétiennes auraient été atteintes le soir de Noël

Nigeria: nouvelle explosion près d'une église
Une explosion a retenti dimanche de Noel près d'une église de la ville de Jos, dans le centre du Nigeria, peu après qu'un attentat présumé eut fait au moins une quinzaine de morts près d'une église de la périphérie d'Abuja, la capitale, ont déclaré des habitants
"Il y a eu une explosion dans la zone de Rikkos de la ville où des fidèles assistaient à une cérémonie relgieuse de Noel", a dit un habitant interrogé par téléphone, David Pam. "On ne sait pas si l'église était la cible de l'attaque", a-t-il ajouté.
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Fait étrange le blog dont il était question ouvre sa première page d'accueil en évoquant le Nigeria. Nulle autre région du monde a été touchée, uniquement le Nigeria, avouer que c'est étrange. L'année passée c'était l'Egypte qui était visée, sujet d'un autre des sites que j'administre. Bizarre et étrange tout de même.
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Le 25 décembre les attentats ont été revendiqués d'une secte islamiste, la même qui avait déjà perpétré des attentats l'an passé à la même époque.
http://actu.orange.fr/revue/actualite-internationale/attentats-de-noel-au-nigeria-40-morts-revendication-d-une-secte-islamiste-73469/
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Ola AWONIYI
Agence France-Presse
MADALLA


Des attentats attribués à la secte islamiste Boko Haram ont visé le jour de Noël des églises et les services secrets dans le nord-est du Nigeria, y faisant 40 morts dont un kamikaze.
«Ces actes de violence contre des citoyens innocents sont un affront injustifié à notre sécurité et à notre liberté collectives» et «les Nigérians doivent unanimement les condamner», a réagi dimanche le président nigérian Goodluck Jonathan.

Le «gouvernement ne faiblira pas dans sa détermination à déférer devant la justice tous les auteurs des actes de violence d'aujourd'hui et de tous les autres (commis) auparavant», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le conseiller nigérian pour la sécurité, Owoye Azeazi, a de son côté dénoncé des «attaques lâches et irréfléchies et (...) préméditées» perpétrées, a-t-il dit, par Boko Haram, dont un porte-parole a revendiqué au moins un des attentats.


Ces violences, condamnées par le Vatican comme étant le fruit d'une «haine aveugle et absurde», sont survenues après deux jours d'affrontements, jeudi et vendredi, entre des membres de la secte islamiste et les forces de l'ordre dans le nord-est, qui auraient fait près de cent morts.

L'attentat le plus meurtrier, qui a fait 35 morts selon le dernier bilan en date, s'est produit à l'extérieur d'une église catholique à Madalla, en périphérie d'Abuja, la capitale fédérale.

La vague d'attaques survenue samedi soir et dimanche dans le pays a été revendiquée par Boko Haram, un groupe qui prône la création d'un État islamique au Nigeria et auquel sont imputées la plupart des violences récurrentes dans le nord.

«Nous sommes responsables de toutes les attaques de ces derniers jours, y compris de celle à la bombe contre l'église de Madalla. Nous continuerons à lancer de telles attaques dans le nord du pays dans les prochains jours», a déclaré au téléphone à l'AFP un porte-parole du groupe islamiste, Abul Qaqa.

À Washington, la Maison-Blanche a condamné «la violence gratuite et les morts tragiques le jour de Noël».

L'Allemagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne ont également dénoncé ces attaques ainsi qu'Israël qui va fournir une aide médicale aux blessés.

Après celui de Madalla, un deuxième attentat a visé une église évangélique de Jos, épicentre de violences intercommunautaires dans le centre du pays, selon un responsable local et des témoins.

«Une bombe a explosé à l'église Mountain of fire. Un policier qui surveillait l'église a été tué et trois véhicules ont brûlé», a déclaré à l'AFP Pam Ayuba, porte-parole du gouverneur de l'État du Plateau, dont Jos est la capitale.

À Damaturu, dans le nord-est, un kamikaze qui a lancé sa voiture contre un convoi des services de renseignement de la police (SSS), tuant trois agents et trouvant lui-même la mort dans cette action, selon un communiqué des SSS.

Une autre explosion s'est produite dimanche à Damaturu, sur un rond-point et, samedi soir, un engin explosif a été lancé contre une église de Gadaka (nord-est) devant laquelle se trouvaient des fidèles, ont raconté des témoins.

Aucune victime n'avait été signalée dans l'immédiat.

Damaturu et Gadaka sont des localités situées dans l'État de Yobe, déjà secoué en fin de semaine par une vague d'attaques revendiquées par Boko Haram.

À Madalla, près d'Abuja, l'attentat a provoqué des scènes de chaos et endommagé l'église Ste Theresa. Des trous étaient visibles dans les murs et le toit était très abîmé. Les murs extérieurs étaient maculés de sang.

Des jeunes en colère ont allumé des feux et menacé d'attaquer un commissariat de police des environs. Les policiers ont tiré en l'air pour les disperser et fermé un grand axe routier.

Boko Haram, qui multiplie et intensifie ses actions depuis des mois, avait revendiqué l'attentat suicide d'août 2011 contre le siège des Nations unies à Abuja, qui avait fait 24 morts.

Le mouvement s'était également attribué la responsabilité d'une vague d'attaques la veille de Noël 2010 ayant visé plusieurs églises et, avec les représailles, ayant fait des dizaines de morts à Jos.

Jeudi, Damaturu et Potiskum, dans l'État de Yobe, et Maiduguri, capitale de l'État voisin de Borno, avaient été secouées par des explosions et des tirs et les violences se sont poursuivies vendredi.

Ces attaques et les affrontements consécutifs avec soldats et policiers pourraient avoir fait jusqu'à 100 morts, d'après une source policière et une ONG.

Le chef d'état-major des armées a été cité disant que les militaires avaient tué 59 membres de la secte.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique (160 millions d'habitants), compte pratiquement autant de musulmans, plus nombreux dans le nord, que de chrétiens, majoritaires dans le sud.

Des observateurs craignent que Boko Haram n'ait développé des liens avec la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

source : http://www.cyberpresse.ca/international/afrique/201112/25/01-4480856-attentats-de-noel-au-nigeria-40-morts-une-secte-islamiste-mise-en-cause.php

mercredi 7 décembre 2011

Les élections au Nigéria entâchées de sang

Nigeria: nombreux morts dans le Nord, Jonathan condamne les émeutes

Le président nigérian Goodluck Jonathan a appelé mardi les dirigeants politiques et religieux à condamner les violences meurtrières dans le Nord du Nigeria qui ont suivi son élection du 16 avril.
Le nombre de blessés par balle, machette ou ayant reçu des coups est passé de 276 à 375, a précisé dans la soirée la Croix-Rouge qui n'était pas en mesure d'indiquer le nombre de morts et qui faisait état du retour mardi à "un calme relatif". Aucun bilan officiel des victimes n'était disponible.

Le président Jonathan a appelé les chefs politiques et religieux à condamner ces violences.

"Nous saisissons cette occasion pour demander à nos dirigeants politiques et religieux de condamner ces actes afin que notre pays connaisse un développement à la place de la destruction", a-t-il déclaré à Abuja au siège de la commission électorale, qui l'a proclamé lundi vainqueur de la présidentielle.

Selon lui, la plupart des émeutiers sont des "jeunes au chômage" que le gouvernement va aider afin qu'ils ne "restent pas plus longtemps l'objet de manipulations"

Goodluck Jonathan, 53 ans, a été proclamé lundi vainqueur de l'élection présidentielle qui s'est déroulée samedi. Son principal rival, Muhammadu Buhari, un musulman du Nord, largement devancé, a lancé mardi un appel au calme et condamné les violences.

M. Buhari qui dirigea une junte militaire en 1984-85, a obtenu quelque 12 millions de voix (31%) contre 22 millions (57%) au président sortant.

"J'apprends avec peine l'éruption de la violence dans quelques parties du Nord à la suite de l'annonce des résultats de l'élection et les attaques contre des églises et des chrétiens", a déclaré Muhammadu Buhari à la BBC en langue haoussa.

"Mon parti et moi, nous nous dissocions de ces événements. J'ai contesté les élections en 2003 et en 2007 mais je n'ai jamais eu recours à la violence. Je n'ai pas de raison de le faire cette fois-ci. J'appelle le peuple à rester calme et à respecter la loi", a-t-il déclaré.

Les premières violences avaient éclaté dimanche soir, provoquées par des accusations de fraudes lors du scrutin. Le principal parti d'opposition, le Congrès pour le changement démocratique dont M. Buhari était le candidat, avait dénoncé des irrégularités, ce qu'il n'a pas répété mardi.

Goodluck Jonathan a suspendu mardi le ministre de l'Intérieur après les violences, a annoncé la présidence, lui reprochant dans un communiqué, "nombre d'erreurs dans la conduite politique de son ministère" et "son comportement personnel et officiel".

Les émeutes ont affecté 14 Etats où des manifestants musulmans ont brûlé des commerces, des églises et des maisons, faisant plusieurs morts, selon un responsable nigérian de la sécurité.

La police a dit avoir arrêté des dizaines de personnes, affirmant que les troubles étaient liés au mécontentement de certains après le résultat de la présidentielle, mais n'étaient "ni ethniques ni religieux".

Dans le Nord, beaucoup considéraient, avant le scrutin, que la confirmation de Goodluck Jonathan serait une entorse à la rotation traditionnelle du pouvoir entre Nord et Sud. M. Jonathan qui était vice-président, est devenu chef de l'Etat en mai 2010 au décès de son prédécesseur musulman Umaru Yar'Adua (2007-2010).

Les troubles ont affecté Kano, deuxième ville du pays, et Jos (centre), théâtre de fréquentes violences intercommunautaires à la frontière entre le Nord musulman et le Sud chrétien, mais aussi Kaduna, Zaria, Sokoto.

Dans la ville de Potiskum, dans l'Etat de Yobe (nord-est), des témoins ont rapporté que la foule avait tenté d'immoler une chrétienne mais qu'elle avait été sauvée par des habitants.

"La situation s'est relativement calmée à présent mais des manifestations violentes ont eu lieu pendant la nuit, tout spécialement dans les Etats de Kaduna, Katsina et Zamfara", faisant "de nombreux morts", a déclaré mardi matin à l'AFP Umar Abdul Mairiga, coordinateur de la Croix-Rouge nigériane, sans plus de précisions.

Les troubles ont déplacé plus de 25.000 personnes, selon la Croix-Rouge. "La colère monte chez ces déplacés car aucun secours ne leur parvient", a ajouté M. Mairiga.

Selon des habitants et la police, de jeunes chrétiens ont brûlé mardi une mosquée, près de Kano mais "la situation est sous contrôle", a relevé un porte-parole, ajoutant qu'un couvre-feu de 24 heures a été instauré.

Dans l'ensemble, les observateurs ont jugé le scrutin de samedi plus honnête que les précédents mais des résultats anormalement élevés en faveur de M. Jonathan dans plusieurs Etats du Sud, approchant ou dépassant même les 99%, ont semé le doute.

source : http://actu.orange.fr/une/nigeria-nombreux-morts-dans-le-nord-jonathan-condamne-les-emeutes_126411.html

publié sur romandie blog le 19/04/2011 23:39

samedi 5 novembre 2011

Le Nigeria en proie à des attaques meurtrières

Nigeria: 150 morts dans des attaques d'islamistes

Cent cinquante personnes ont été tuées dans des attaques revendiquées par la secte islamiste Boko Haram islamistes dans la ville de Damaturu (nord-est du Nigeria), a déclaré un responsable nigérian.

"J'ai participé à l'évacuation des corps jusqu'à la morgue. J'ai personnellement compté 150 morts", a déclaré ce responsable de la sécurité qui se trouvait à l'hôpital de Damaturu. Il a ajouté que certaines familles avaient déjà récupéré les corps de leurs proches à la morgue pour les enterrer réduisant le nombre de corps encore présents à la morgue à 97.

Un membre de Boko Haram a revendiqué samedi les dernières attaques en série à l'explosif menées vendredi soir tout en menaçant de continuer "à attaquer" des cibles gouvernementales.

"Nous sommes responsables des attaques dans Borno (Etat dont la ville de Maiduguri est la capitale) et Damaturu", a affirmé à l'AFP par téléphone ce membre de la secte, Abul Qaqa.

"Nous allons continuer à attaquer des cibles du gouvernement fédéral tant que les forces de sécurité continueront à persécuter nos membres et civils vulnérables", a-t-il ajouté.

Le nord-est du Nigeria - pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 160 millions d'habitants - est en proie à de fréquentes attaques menées par des combattants de Boko Haram. Deux kamikazes se sont fait exploser vendredi près d'une base militaire à Maiduguri.

Boko Haram a revendiqué l'attentat suicide contre le siège de l'ONU à Abuja le 26 août, qui a fait 24 morts.

L'une des attaques menées vendredi dans la ville de Damaturu a été menée par un kamikaze qui a lancé sa voiture remplie d'explosifs sur un bâtiment de la police, a indiqué samedi à l'AFP un chef local de la police.

"C'était une attaque suicide à la bombe contre un de nos bâtiments. L'assaillant est venu à bord d'une Honda CRV et est rentré dans le bâtiment et les charges ont explosé", a déclaré par téléphone le chef de la police de l'Etat de Yobe, Suleimon Lawal.

scènes de chaos et de désolation

Un journaliste de l'AFP à Damaturu a constaté qu'un bâtiment de deux étages abritant une unité anti-terroriste de la police, tout comme le quartier général de la police, avaient été visés.

Des scènes de chaos et de destruction étaient visibles dans la ville où des immeubles et des voitures étaient incendiés.

Un avocat cherchant un ami disparu s'est rendu samedi à l'hôpital de la ville.

"J'ai vu 60 cadavres à l'hôpital, tous emmenés hier (vendredi) après les attaques", a indiqué à l'AFP par téléphone l'avocat.

"Je suis ici pour chercher un ami qui n'est pas revenu chez lui hier (vendredi)", a-t-il ajouté. Selon lui, de nombreux habitants, qui sont sans nouvelle de proches, se pressaient à l'hôpital.

L'hôpital général de Damaturu est en outre "plein de personnes ayant été blessées lors des attaques", a ajouté un responsable du gouvernement local.

"Je dis qu'il y a des centaines de blessés, ce n'est pas une exagération. Il y a des blessés partout", a-t-il ajouté.

Selon le journaliste de l'AFP, qui a visité la morgue de l'hôpital de la ville, la majorité des personnes tuées semblent être des policiers.

Les assaillants ont attaqué des postes de police et des églises avant d'engager le combat avec les forces de sécurité.

La police a été placée en état d'alerte maximale sur toute l'étendue du territoire.

Ces nouvelles violences surviennent avant la grande fête musulmane de l'Aïd al-Adha, célébrée dimanche, mais de nombreux habitants de Damaturu ont d'emblée suspecter des membres de Boko Haram qui luttent pour une application stricte de la charia.

un quartier majoritairement chrétien

La loi islamique a été réintroduite dans 12 Etats septentrionaux du Nigeria il y a une dizaine d'années.

A Damaturu, un maçon travaillant dans les locaux du quartier-général de la police au moment de l'attaque a indiqué avoir vu les corps de cinq policiers.

"J'étais en train de travailler dans le quartier-général de la police quand j'ai entendu une forte explosion. J'ai été projeté à terre et la vitre que je venais de poser a été soufflée par l'explosion. Je crois que j'ai vu cinq hommes morts (...) il s'agissait d'hommes en uniforme", a précisé Adamu Mohammed.

Dans un quartier majoritairement chrétien de la ville, appelée Jérusalem, six églises, un poste et un atelier de la police ont été attaqués à la bombe.

"Un poste de police et un atelier de réparation de la police ont été attaqués. Six églises de la zone ont aussi été la cible de bombes", selon un habitant Edwin Silas. "Toute la ville est traumatisée", a-t-il souligné.

Dans une autre ville de la région, Potiskum, une grenade a explosé près d'un poste de police. Un policier a ensuite été tué dans des échanges de tirs.

Le nord du Nigeria est majoritairement musulman, avec des minorités chrétiennes, le sud à dominante chrétienne.

source : http://actu.orange.fr/monde/nigeria-150-morts-dans-des-attaques-d-islamistes-afp_303498.html

lundi 10 octobre 2011

Echauffourées en Egypte

Un couvre-feu a été décrété dans le centre de la capitale de 02H00 à 07H00 (00H00 à 05H00 GMT) pour tenter de rétablir le calme et la sécurité a été renforcée autour du Parlement, du siège du conseil des ministres et du musée archéologique du Caire.


Plus de 200 personnes ont également été blessées en marge de cette manifestation qui visait à protester contre l'incendie d'une église dans le gouvernorat d'Assouan (sud), selon le ministère de la Santé.

Un journaliste de l'AFP a vu les dépouilles de 17 manifestants à l'Hôpital copte du Caire. L'un d'entre eux avait le visage écrasé au point d'être méconnaissable, et le chaos régnait dans cet établissement où les familles hurlaient leur colère. "Un véhicule de l'armée a roulé sur cinq manifestants", a dit à l'AFP le père Daoud, un prêtre copte. "Voici son cerveau", a-t-il ajouté en parlant du manifestant au visage défoncé, en montrant de la matière blanche dans un sac en plastique.

Des blessures par balles étaient visibles sur certaines des dépouilles.


Le Premier ministre Essam Charaf a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi que l'Egypte était "en danger". "La nation est en danger suite à ces évènements", a-t-il dit dans une allocution retransmise par la télévision publique. "Ces évènements nous ont ramenés en arrière (...) au lieu d'aller de l'avant pour construire un Etat moderne sur des bases démocratiques saines", a-t-il ajouté. Sur sa page officielle sur Facebook, il a appelé chrétiens et musulmans "à la retenue" et à ne pas céder aux "appels à la sédition".

Les premières législatives depuis le départ de M. Moubarak doivent se tenir à partir du 28 novembre.

Le grand imam de la prestigieuse institution musulmane sunnite d'Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb, a de son côté appelé le patriarche de l'Eglise copte Chenouda III. "Il s'agit d'un complot contre la patrie et la révolution", a pour sa part affirmé l'écrivain Alaa al-Aswany sur Twitter. Des affrontements entre musulmans armés de bâtons et chrétiens près de l'hôpital où était soignée la majorité des manifestants coptes ont fait craindre des violences à plus grande échelle.

Plusieurs véhicules étaient en feu dans une grande rue voisine de l'hôpital et des manifestants coptes prenaient de l'essence des voitures pour en faire des cocktails Molotov.

Mais en fin de soirée, les musulmans ont marché vers l'hôpital en criant "Musulman, chrétien, une seule main", mettant fin aux violences près de l'établissement, selon un journaliste de l'AFP. Plusieurs blindés de transport de troupes et une dizaine de camions de la police anti-émeutes étaient postés non loin de là.

Les raisons qui ont fait dégénérer en fin de journée ce qui avait commencé comme une marche pacifique de milliers de Coptes du quartier de Chobra vers Maspero, où se trouve la télévision publique dans le centre du Caire, restent confuses.

La télévision d'Etat a indiqué que les protestataires avaient lancé des pierres sur les forces de l'ordre et, citant des témoins, que les manifestants coptes étaient armés. Les polices anti-émeutes et militaire ont selon elle tiré des coups de feu en l'air et des lacrymogènes pour les disperser. La chaîne publique a cité des soldats blessés assurant ne pas disposer de balles réelles.

Mais sur Twitter, beaucoup parlent de l'intervention de "voyous" venus perturber le rassemblement. Nombreux sont aussi ceux qui accusent les médias officiels de tenir un discours anti-chrétiens. "Mon collègue est mort à mes côtés. Ils nous ont tiré dessus (...). Chrétiens fils de chiens", a dit l'un des membres des forces de l'ordre blessés, filmé par la télévision publique.

De Chobra à Maspero, les manifestants, dont certains brandissaient des croix, avaient scandé "A bas le maréchal" Hussein Tantaoui, qui dirige le pays depuis la démission sous la pression de la rue de M. Moubarak en février. Ils ont brièvement essuyé des jets de pierres sur le chemin, selon un correspondant de l'AFP.

Des centaines de Coptes avaient déjà manifesté mardi pour protester contre l'incendie d'une église, dans le gouvernorat d'Assouan, et réclamer le limogeage du gouverneur.

Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des Egyptiens, s'estiment discriminés dans une société en grande majorité musulmane. Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui du Nouvel an contre une église à Alexandrie (23 morts).

Le 7 mai, 15 personnes avaient été tuées et plus de 200 blessées au Caire lorsque des musulmans avaient attaqué deux églises, affirmant qu'une chrétienne convertie à l'islam était détenue dans l'un des lieux de culte. L'Egypte connaît depuis plusieurs mois une montée des tensions confessionnelles, alimentées notamment par des querelles de voisinage et des différends sur la construction d'églises.

source :
http://actu.orange.fr/une/egypte-24-morts-dans-des-violences-lors-d-une-manifestation-copte-afp_260290.html

Le début d'année avait débuté sous des affrontements impliquant la cause copte

Attentat contre une église copte en Egypte


France Info - 1 janvier 2011

21 personnes sont mortes et 79 blessées dans un attentat contre une église copte d’Alexandrie. Des centaines de chrétiens ont manifesté leur colère. Le président Moubarak appelle les coptes et les musulmans du pays à l’unité face au terrorisme.

Actualisé à 12h

L’attentat s’est produit vers minuit et demi au moment où les fidèles sortaient à la fin de la messe. Dans un premier temps, les autorités et des témoins ont évoqué l’explosion d’une voiture, stationnée devant l’église des Saints (al-Qiddissine) dans le quartier de Sidi Bechr à Alexandrie.

Après examen des lieux de l’attentat, le ministère

égyptien de l’Intérieur a ensuite parlé d’un kamikaze qui se serait fait exploser au milieu des fidèles.


Selon un bilan communiqué ce samedi matin par le ministère égyptien de la santé, 21 personnes sont mortes et 79 ont été blessées.

La communauté chrétienne d’Egypte redoutait un tel attentat, Claude Guibal. (0'55")
http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2011-01-01-attentat-contre-une-eglise-copte-en-egypte-506197-14-19.html#

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L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant. Mais tout juste après le drame, des centaines de chrétiens se sont regroupés dans la rue pour manifester leur colère. Des incidents ont ensuite éclaté entre chrétiens et musulmans. Plusieurs voitures ont été incendiées et une mosquée voisine a été endommagée. Huit musulmans ont été blessés. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que des ambulances arrivaient sur les lieux.

La minorité chrétienne cible de violences

La minorité chrétienne d’Egypte représente environ 10% des 79 millions d’habitants du pays et les relations tendues avec la majorité musulmane dégénèrent régulièrement en violences. En novembre, de graves affrontements avaient éclaté au Caire entre des manifestants chrétiens et les forces de la police anti-émeutes à la suite de l’arrêt du chantier d’une église. Deux chrétiens avaient été tués et plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées, tandis que plus de 150 manifestants étaient interpellés.

Pour le spécialiste français des religions Odon Vallet, cet attentat pourrait être l’oeuvre d’une frange extremiste musulmane, minoritaire en Egypte, qui souhaiterait faire fuir les coptes du pays.

Pour Odon Vallet, cet attentat est destiné à faire fuir les coptes d’Egypte. (2'06")
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L’Eglise copte égyptienne a par ailleurs été menacée par Al Qaïda en novembre. L’Etat islamique d’Irak, branche irakienne de la mouvance islamiste armée, accuse l’Eglise égyptienne de détenir contre leur gré des femmes qui se sont converties à l’islam.

Appel à l’unité du président Moubarak

Depuis ces menaces et en vue de l’élection présidentielle qui doit se tenir en septembre, d’importantes mesures de sécurité ont été prises en Egypte afin de protéger les églises, interdisant notamment le stationnement de véhicules devant ces lieux de culte.

Le président égyptien Hosni Moubarak a par ailleurs appelé chrétiens et musulmans d’Egypte à serrer les rangs "pour faire face aux forces du terrorisme".

Il a également ordonné d’accélérer l’enquête pour découvrir qui est derrière l’explosion.

Réactions de l’église catholique

Le pape Benoît XVI a demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens contre les abus et les intolérances religieuses.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, a déclaré pour sa part qu’il "est particulièrement douloureux de voir que des extrémistes se sont attaqués à des fidèles coptes qui assistaient à une messe pour le nouvel an".

source :
http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2011-01-01-attentat-contre-une-eglise-copte-en-egypte-506197-14-19.html

Aujourd'hui, lundi 10 octobre, les affrontements ont continué. un professeur d'Henri IV, Taram Bassam s'exprimait sur une radio nationale, il appelle la France et l'Euope à protéger les chrétiens d'Orient. Selon lui François 1er lui-même s'était engagé à le faire, il dit qu'il faudrait respecter cet engagement. Il s'en prend au gouvernement militaire d'Egypte, il dit qu'il ne s'agit pas de complot pour empêcher les élections.