mercredi 16 novembre 2011

18 tonnes de bombes jetées au sud de Bagdad en dix minutes

Yahoo News. Ce jeudi 10 janvier 2008

L'aviation américaine a lâché 18 tonnes de bombes en dix minutes jeudi matin contre des objectifs présentés par l'armée américaine comme des sanctuaires d'Al-Qaïda en Irak dans les faubourgs du sud de Bagdad. Ces frappes s'inscrivent dans le cadre de l'opération Phantom Phoenix, une campagne lancée mardi contre Al-Qaïda dans l'ensemble du pays. L'offensive aérienne a été suivie d'une attaque au sol qui a conduit à 12 arrestations et à la découverte de deux maisons utilisées pour torturer des personnes enlevées, selon un officier de l'armée irakienne ayant requis l'anonymat. Il a précisé que les soldats n'avaient rencontré aucune résistance sur place. Dans un communiqué, l'armée américaine indique que deux bombardiers B-1 et quatre chasseurs F-16 ont lâché leurs bombes sur 40 cibles à Arab Jabour lors de dix frappes. "Trente-huit bombes ont été lâchées dans les dix premières minutes, soit un total de 18 tonnes", précise le communiqué. Selon un officier de l'armée irakienne dans l'unité se trouvait dans le secteur d'Arab Jabour, les frappes ont commencé à 8h du matin et ont provoqué la destruction de deux maisons utilisées par des hommes armés. Il a précisé que des documents et des armes avaient été saisis sur place. L'offensive intervient au lendemain de l'annonce par l'armée américaine de la mort de neuf soldats américains au nord de Bagdad au cours des deux premiers jours de l'opération Phantom Phoenix. AP ljg/v235-390/lma



Par Marilynn Marchione AP - Jeudi 10 janvier, 13h21 NEW YORK - Environ 151.000 Irakiens sont morts dans des violences lors des trois années qui ont suivi l'invasion du pays par les Etats-Unis en mars 2003, selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du gouvernement irakien publiée mercredi. Ce chiffre a été obtenu sur la base de projections de l'OMS et du gouvernement de Bagdad issues d'entretiens réalisés au porte-à-porte dans près de 10.000 foyers irakiens. Selon les experts, il s'agit de l'étude la plus exhaustive et la plus scientifique effectuée depuis le début du conflit. Elle a été publiée sur le site Internet du "New England Journal of Medicine". Son résultat est loin des 600.000 morts déjà avancés par une étude précédente, mais plus élevé que les chiffres obtenus par d'autres organisations. Aucun décompte officiel des victimes de la guerre n'a été réalisé à ce jour. Le véritable bilan du conflit pourrait ne jamais être connu pour plusieurs raisons: le chaos qui règne en Irak empêche de répertorier de nombreux décès, les tensions entre chiites et sunnites rendent peu fiables les chiffres fournis pas les différentes communautés, et beaucoup de décès échappent aux statistiques en raison des traditions funéraires musulmanes (la mise en terre rapide des morts). Toutefois, le ministre irakien de la Santé Salih Mahdi Motlab Al-Hasnawi a défendu mercredi les résultats de cette étude. "Il s'agit d'une étude très profonde", a-t-il estimé. Richard Brennan, de l'organisation non-gouvernementale International Rescue Committee, qui a conduit des travaux similaires au Kosovo, en Ouganda et au Congo, l'a également jugée fiable. "Le but n'est pas de donner un chiffre absolu et précis des morts. Le but est de donner une idée de la magnitude du problème", a-t-il expliqué. L'étude couvre la période allant de mars 2003 à juin 2006. Elle a été réalisée par des employés du ministère irakien de la Santé entre la fin 2006 et le début 2007 chez des habitants des 18 provinces irakiennes, qui ont été divisées pour obtenir un échantillon valable de chaque région. Seuls les décès liés à des actes de violence ont été retenus. Ainsi, les accidents de la route n'ont pas été comptabilisés, sauf ceux résultant de l'explosion de bombes en bordure de route. En limitant leurs travaux à la période suivant l'invasion américaine et en extrapolant les résultats à l'ensemble du pays, les chercheurs sont parvenus à une estimation de 151.000 décès. Les auteurs de l'étude affirment toutefois être certains à 95% que le véritable chiffre se situe entre 104.000 et 223.000, pour une population irakienne totale d'environ 26 millions de personnes. Plus de 100 quartiers, la plupart à Bagdad et à Anbar, n'ont pu être visités pour des raisons de sécurité. Les chercheurs ont estimé les décès dans ces zones en utilisant une formule basée sur les données d'une autre ONG répertoriant les décès, l'organisation britannique Irak Body Count. L'Associated Press a, elle, commencé à répertorier les décès de civils en Irak après la prise de fonctions du nouveau gouvernement le 28 avril 2005. Depuis cette date, elle a compté au moins 37.547 morts, chiffre obtenu sur la base des informations fournies par les hôpitaux, la police, des journalistes et des témoins fiables. Ce bilan est vraisemblablement en dessous de la réalité et n'inclut pas les insurgés irakiens. AP jp/v738

Aux Etats Unis avec yahoo news

Hillary Clinton a déjoué les pronostics des sondages et des experts en obtenant mardi 39% des voix, devant le sénateur noir de l'Illinois Barack Obama (36%), qui avait le vent en poupe depuis sa victoire dans les caucus de l'Iowa le 3 janvier. Viennent ensuite l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards (17%) et le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson (5%). Chez les républicains, John McCain l'emporte avec 37% des voix devant l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney (31%), l'ex-gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee (11%), qui avait gagné dans l'Iowa, l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani (9%), le représentant du Texas Ron Paul (8%) et l'ex-sénateur du Tennessee Fred Thompson (1%). En coiffant sur le fil Barack Obama, Mme Clinton relance sa candidature à la Maison Blanche après sa modeste troisième place dans l'Iowa. C'est déjà dans le New Hampshire qu'était née la dynamique qui avait porté son mari Bill Clinton à la présidence en 1992. Au bord des larmes devant ses partisans lundi à la veille d'un échec annoncé, la sénatrice de New York arborait un sourire radieux mardi. "J'ai l'impression que nous avons tous parlé avec notre coeur, et je suis tellement reconnaissante que vous ayez répondu", a-t-elle déclaré, avant de saluer ses partisans en liesse. "Maintenant, ensemble, offrons à l'Amérique le même come-back que le New Hampshire vient de m'offrir". La sénatrice de New York semble avoir récolté les fruits de l'importante campagne de terrain menée par son camp, et les entretiens réalisés auprès d'électeurs à la sortie des bureaux de vote ont montré que les femmes lui avaient apporté un large soutien: elle l'emporte nettement dans cet électorat avec 46% des voix contre 34% pour M. Obama, qui avait pourtant obtenu davantage de suffrages d'électrices dans l'Iowa. A l'inverse, Barack Obama a pâti d'un manque de mobilisation des jeunes votants qui l'avaient plébiscité la semaine dernière, même s'il devance toujours sa grande rivale parmi les indépendants. Reconnaissant que "la bataille pourrait être longue", le sénateur de l'Illinois, qui croit toujours en la victoire, a assuré mardi être "prêt à continuer" et a félicité la gagnante du jour. De come-back, il en était également question dans le camp républicain, où le sénateur de l'Arizona John McCain, après une campagne chaotique, a repris la main en s'imposant dans le New Hampshire, où il avait déjà gagné en 2000 face à un certain George W. Bush. Son succès marque le deuxième revers pour le riche homme d'affaires mormon et ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, déjà battu par M. Huckabee dans l'Iowa. Ancien héros de la guerre du Vietnam, M. McCain a profité du vote des électeurs indépendants et a également obtenu de bons scores parmi les électeurs préoccupés par les questions de sécurité nationale et la menace terroriste. "Nous avons montré à la population de ce pays à quoi ressemble un véritable come-back", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "Nous allons continuer dans le Michigan et en Caroline du Sud (prochaines primaires, NDLR) et remporter l'investiture". Les primaires du New Hampshire ont été marquées par une participation record. Selon un décompte effectué par l'Associated Press après dépouillement de la quasi-totalité des voix, 526.671 personnes ont voté, pulvérisant le précédent record de 396.385 enregistré en 2000. L'Etat compte quelque 850.000 électeurs inscrits, sur une population de 1,3 million d'habitants. A l'issue des votes dans l'Iowa et le New Hampshire, la course à l'investiture républicaine et démocrate en vue de la présidentielle de novembre reste encore très ouverte. Désormais, les candidats ont le regard tourné vers les prochaines primaires: le Michigan (15 janvier), le Nevada et la Caroline du Sud (19) pour les républicains et la Caroline du Sud (26) côté démocrate. Reste que tout pourrait se jouer lors du "super mardi" du 5 février où des primaires se tiendront dans 22 des 50 Etats du pays.

Jeudi 10 janvier 2008, avec yahoo news. Dans le même temps en Iran :

TEHERAN (Reuters) - L'Iran a diffusé une vidéo montrant, selon lui, que ses vedettes rapides n'ont pas menacé des navires américains dans le détroit d'Ormouz, contrairement aux allégations du président George Bush, qui a dénoncé une provocation.La vidéo, réalisée par des "Gardiens de la Révolution" et diffusée par la chaîne par satellite Press TV d'Iran, donne de l'incident de dimanche une version totalement différente de celle du département américain de la Défense.Les Gardiens de la Révolution avaient affirmé mercredi qu'une vidéo du Pentagone était un faux. La vidéo iranienne contient un enregistrement présenté comme l'échange entre Iraniens et Américains. Le général iranien Ali Fadavi a déclaré que les bâtiments iraniens ne s'étaient approchés des navires américains que pour examiner leur immatriculation, a indiqué Press TV. La vidéo montre un officier de marine iranien dans une petite embarcation communiquer par radio avec un navire qui n'est pas clairement identifié. "Bâtiment 73 de la coalition, ici une vedette de la marine iranienne", dit l'officier en anglais. "Ici bâtiment 73 de la coalition, je vous entends 5/5", répond quelqu'un avec un accent américain. L'officier iranien demande ensuite au navire de s'identifier mais ses propos sont par moment inaudibles. "Bâtiment 73 de la coalition, ici une vedette de la marine iranienne, requête numéro (...) opérant en ce moment sur zone". Dans la vidéo du Pentagone, une voix émanant d'un navire américain informait la petite embarcation de ce qu'elle s'égarait "dangereusement" et risquait "de faire l'objet de mesures défensives".

L'embarcation iranienne répond alors, selon la vidéo américaine: "vous exploserez dans quelques minutes".

Le président George Bush a déclaré mercredi que l'Iran s'exposerait à de "graves conséquences" s'il attaquait des navires américains dans le Golfe et que toutes les options étaient ouvertes.



TEHERAN (AFP) - Une chaîne de télévision iranienne a diffusé jeudi des images de l'incident de dimanche impliquant navires américains et vedettes iraniennes dans le détroit d'Ormuz, afin de contredire la version du Pentagone selon laquelle les Iraniens auraient menacé les Américains. Mardi 8 janvier, le Pentagone avait diffusé une vidéo et un extrait sonore de l'incident que Washington avait qualifié de "provocation", en accusant les Iraniens de les avoir approchés dangereusement près et d'avoir menacé de les "faire exploser". Les images diffusées jeudi, fournies par les Gardiens de la révolution et prises depuis l'une des cinq vedettes, montrent l'une d'elles s'approcher d'un des trois navires américains. "Navire de guerre de la coalition numéro 73, c'est une patrouille iranienne", déclare en anglais le commandant iranien, demandant au navire de confirmer son numéro, selon les images diffusées par la chaîne anglophone Press-TV. "C'est le navire de guerre de la coalition numéro 73. J'opère dans les eaux internationales", répond une voix américaine. La vidéo montre le "navire de guerre numéro 73", le Port-Royal CG-73, et deux autres navires américains, le USS Hopper et le USS Ingraham. Un hélicoptère est aussi montré survolant les navires américains. "Je vous demande votre cap actuel et votre vitesse", ajoute le commandant iranien. Le dialogue devient alors répétitif et parfois technique, avec les deux parties s'entendant pour changer de fréquence radio et passer du canal 16 au canal 11. Dans cette vidéo, l'Iran cherche à appuyer ses déclarations précédentes selon lesquelles le contrôle des navires américains n'était qu'une formalité de routine et que les Iraniens n'avaient pas proféré de menaces à l'égard des Américains. "L'Iran ne voulait qu'identifier les navires et découvrir ce qu'ils faisaient", conclut le présentateur de Press-TV.

Les Gardiens de la révolution avaient estimé que les images diffusées par le Pentagone étaient truquées. Sur la vidéo du Pentagone, une voix, identifiée comme venant d'une vedette iranienne, menace de "faire exploser (les navires américains) dans quelques minutes". L'incident de dimanche est intervenu quelques jours avant le début d'une tournée historique du président américain George W. Bush au Proche-Orient, dont l'un des buts est de s'attirer le soutien des pays arabes dans son bras-de-fer avec l'Iran. Evoquant l'incident, M. Bush a déclaré mercredi que "toutes les options sont sur la table pour protéger nos biens", utilisant la formule consacrée pour évoquer la possibilité d'un recours à la force contre l'Iran.

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