Ce sont les coptes qui sont la cible d'attentats depuis le 1er novembre 2010 fête de la Toussaint, les menaces planent. Elles ont frappé le jour de la Saint Sylvestre une église copte.
http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2011-01-01-attentat-contre-une-eglise-copte-en-egypte-506197-14-19.html
21 personnes sont mortes et 79 blessées dans un attentat contre une église copte d’Alexandrie. Des centaines de chrétiens ont manifesté leur colère. Le président Moubarak appelle les coptes et les musulmans du pays à l’unité face au terrorisme.
Actualisé à 12h
L’attentat s’est produit vers minuit et demi au moment où les fidèles sortaient à la fin de la messe. Dans un premier temps, les autorités et des témoins ont évoqué l’explosion d’une voiture, stationnée devant l’église des Saints (al-Qiddissine) dans le quartier de Sidi Bechr à Alexandrie.
Après examen des lieux de l’attentat, le ministère égyptien de l’Intérieur a ensuite parlé d’un kamikaze qui se serait fait exploser au milieu des fidèles.
Selon un bilan communiqué ce samedi matin par le ministère égyptien de la santé, 21 personnes sont mortes et 79 ont été blessées.
L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant. Mais tout juste après le drame, des centaines de chrétiens se sont regroupés dans la rue pour manifester leur colère. Des incidents ont ensuite éclaté entre chrétiens et musulmans. Plusieurs voitures ont été incendiées et une mosquée voisine a été endommagée. Huit musulmans ont été blessés. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que des ambulances arrivaient sur les lieux.
La minorité chrétienne cible de violences
La minorité chrétienne d’Egypte représente environ 10% des 79 millions d’habitants du pays et les relations tendues avec la majorité musulmane dégénèrent régulièrement en violences. En novembre, de graves affrontements avaient éclaté au Caire entre des manifestants chrétiens et les forces de la police anti-émeutes à la suite de l’arrêt du chantier d’une église. Deux chrétiens avaient été tués et plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées, tandis que plus de 150 manifestants étaient interpellés.
Pour le spécialiste français des religions Odon Vallet, cet attentat pourrait être l’oeuvre d’une frange extremiste musulmane, minoritaire en Egypte, qui souhaiterait faire fuir les coptes du pays
L’Eglise copte égyptienne a par ailleurs été menacée par Al Qaïda en novembre. L’Etat islamique d’Irak, branche irakienne de la mouvance islamiste armée, accuse l’Eglise égyptienne de détenir contre leur gré des femmes qui se sont converties à l’islam.
Appel à l’unité du président Moubarak
Depuis ces menaces et en vue de l’élection présidentielle qui doit se tenir en septembre, d’importantes mesures de sécurité ont été prises en Egypte afin de protéger les églises, interdisant notamment le stationnement de véhicules devant ces lieux de culte.
Le président égyptien Hosni Moubarak a par ailleurs appelé chrétiens et musulmans d’Egypte à serrer les rangs "pour faire face aux forces du terrorisme".
Il a également ordonné d’accélérer l’enquête pour découvrir qui est derrière l’explosion.
Réactions de l’église catholique
Le pape Benoît XVI a demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens contre les abus et les intolérances religieuses.
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, a déclaré pour sa part qu’il "est particulièrement douloureux de voir que des extrémistes se sont attaqués à des fidèles coptes qui assistaient à une messe pour le nouvel an".
=================================================
En Géorgie également une attaque a perturbé les relations
Une église chrétienne orthodoxe a été incendiée dimanche soir 2 janvier 2011 à Ordjonikidze, en Ingouchie (république russe voisine de la Tchétchénie, située dans le Nord-Caucase) à l'aide d'une grenade RPG qui a atteint le toit de l'édifice.
Bien que rares, les actes de vandalisme contre les églises des minorités chrétiennes du Nord-Caucase, à majorité musulmane, ont augmenté au cours de l'année écoulée.
http://indignations.org/persecutions/index.php?2010/12/30/140-irak-vague-d-attentats-contre-des-chretiens
================================================
Et c'est au Pakistan que le deuil frappe à nouveau les personnes qui s'intéressent aux questions religieuses.
Le gouverneur du Pendjab a été tué mardi 4 janvier à Islamabad. Salman Taseer a été tué par un de ses gardes, un policier qui appartient au commando d'elite de la police, près de son domicile à Islamabad. Trois jours de deuil national ont été décrétés par le Premier Ministre au Pakistan.
Il était un fervent opposant des lois sur le blasphème religieux
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110104-pakistan-le-gouverneur-pendjab-tue-gardes?ns_campaign=editorial&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_linkname=20110104_pakistan_le_gouverneur_pendjab_tue_gardes&ns_fee=0
Après une année 2010 éprouvante au niveau climatique, le Pakistan connaît de graves problèmes internes qui déstabilisent le gouvernement. Les occidentaux ne sont pas parvenus à apporter les renforts alimentaires nécessaires. De plus le dernier attenat qui a détruit et tué des personnes venues retirer leurs colis n'a fait qu'amplifier le désastre dans les êsprits déjà soumis à rudes épreuves. (il y a eu d'épouvantables inondations et une sécheresse à d'autres endroits. L'ONU avait lancé un appel en déplorant la catastrophe humainitaire que vivait le pays. Dans ce contexte les extrêmites ont repris du service et la population tombe sous leurs sermons autoritaires au travers desquels ils retrouvent la fermeté qui selon manqueraient aux bureaucrates du gouvernement incapables de leur apporter les aides nécessaires. Les réseaux d'extrêmistes islamistes ont fait fonctionner leur chaîne humanitaire pour donner l'impression qu'ils arrivent mieux que les politiciens au pouvoir à juguler les pénuries locales.
http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110103trib000588318/le-pakistan-au-bord-de-la-crise-politique.html
Le premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani ne dispose plus de la majorité au Parlement depuis le départ de deux de ses ministres et tente de forger à la hâte de nouvelles alliances afin d'éviter d'être renversé par l'opposition politique.
Désormais minoritaire, le Pakistan est au bord de la crise politique. Et son premier ministre, Yousuf Raza Gilani, multiplie les contacts avec les grands partis d'opposition pour tenter de sauver son gouvernement.
Dimanche, le chef du gouvernement pakistanais a perdu l'appui du deuxième parti de sa coalition, le MQM (Muttahida Qaumi Movement), qui était représenté au sein du gouvernement par deux ministres. "Dès le début de la nouvelle année, le gouvernement a relevé les prix du pétrole et du kérosène qui sont insoutenables pour la population déjà sous pression en raison du niveau élevé de ces prix", a indiqué un communiqué du MQM. Et de reprocher au premier ministre son inaction pour essayer de "trouver une solution à ces problèmes", a commenté Faisal Sabzwari, un ministre MQM de la province de Sindh.
Inflation galopante
Conséquence du retrait des deux ministres, le parti de Yousuf Raza Gilani, le PPP (Parti du Peuple pakistanais), ne dispose plus de la majorité au parlement. Le faible crédit dont disposait le PPP se trouve encore un peu plus fragilisé. Durement critiqué entre juillet et septembre lors des inondations qui ont provoqué 1760 morts et 9,5 milliards de dollars de dégâts, le pouvoir pakistanais, en place depuis trois ans, est menacé de déstabilisation par la rébellion islamiste. Sur le front économique, il est confronté à une inflation galopante et dépend beaucoup de l'aide extérieure, ce qui inquiète le Fonds monétaire international (FMI). Tirant parti des difficultés du PPP, le MQM, affirme vouloir défendre la démocratie et combattre les hausses de prix, la mauvaise gouvernance et la corruption qui ont "dépassé toutes les limites", selon les paroles de son coordinateur, Muhammad Anwar.
Le risque à présent est que se forme un front d'opposition capable de déposer une motion de censure conduisant au renversement du gouvernement. Pour éviter une crise politique fatale, Yousuf Raza Gilani , dont le mandat expire en 2013, a entrepris de négocier avec les responsables de l'opposition les conditions du maintien de son gouvernement. Parmi les chefs de file rencontrés, Chaudry Shujaat Hussain, chef de la ligue musulmane Qaid-e-Azam (PML-Q), un parti d'opposition qui dispose de 50 députés sur un total de 342. Pour sa part, l'ancien premier ministre, Nawaz Sharif, qui ne veut trop pas apparaître comme le fossoyeur du gouvernement, a discrètement laissé entendre que des élections anticipées seraient les bienvenues.
Laurent Chemineau - 03/01/2011, 16:59
========
C'est dans ce contexte que le président iranien reçoit les dirigeant Chinois et Russes pour leur faire visiter ses installations nucléaires avant de recevoir le groupe occidental USA, Europe, GB, France, Espagne.
Les rapports de force sont sur le point de changer. La Russie et la Chine viennent de finaliser l'accord économique pétrolier. Plusieurs millards de dollars de pétrole sont désormais vendus à la Chine par la Russie après la construction rapide d'un oléoduc acheminant le liquide à travers les steppes eurasiennes. La Chine vient également d'annoncer qu'elle réduit ses exportations de terres rares. Elle est à 97 % la première productrice mondiale de cette matière première utile à tous les pays industrialisés.
publié sur romandie blog le 4/01/2011 22:16
Affichage des articles dont le libellé est Georgie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Georgie. Afficher tous les articles
mardi 6 décembre 2011
samedi 3 décembre 2011
Appels au calme en Géorgie après les affrontements de Tbilissi
Jeudi 7 mai 2009 15H10 http://fr.news.yahoo.com/4/20090507/twl-georgie-bd5ae06.html
L'Union européenne et l'influent patriarche de l'Eglise orthodoxe de Géorgie ont lancé des appels au calme dans le conflit entre l'opposition et le président Mikheil Saakachvili.
Ce dernier, au pouvoir depuis janvier 2004, après la "révolution des roses", est menacé sur deux fronts : intérieur avec un vaste mouvement en faveur de sa démission à la suite notamment de la désastreuse guerre contre la Russie l'an dernier, et extérieur, Moscou ne lui pardonnant pas ses avances envers l'Otan.
Mercredi soir, des heurts ont opposé plusieurs dizaines de partisans de l'opposition, qui organisent depuis début avril des manifestations anti-Saakachvili, à la police aux abords du commissariat central de la capitale, Tbilissi.
Ces affrontements ont fait 28 blessés - 22 manifestants et six policiers.
Les manifestants demandaient la libération de trois opposants détenus dans le commissariat, accusés d'avoir frappé un journaliste.
A la demande du chef de l'Eglise orthodoxe géorgienne, le patriarche Ilia II, les trois hommes ont été libérés. Ils ont affirmé avoir été battus par les policiers pendant leur détention.
Mardi, un bataillon blindé stationné près de Tbilissi s'était brièvement mutiné, au premier jour de manoeuvres de l'Otan dans le pays prévues pour durer un mois et que le Kremlin considère comme une provocation.
Tbilissi a accusé la Russie d'avoir voulu ourdir un complot plus large visant le président Saakachvili, neuf mois après le conflit de cinq jours qui a opposé les troupes de Moscou et celles de Tbilissi.
SITUATION "EXPLOSIVE"
Le patriarche Ilia a jugé dans la nuit de mercredi à jeudi que la situation risquait de devenir "explosive" et a exhorté l'opposition à contenir ses protestations dans les limites autorisées par la loi.
L'ambassadeur tchèque Ivan Jestrab, dont le pays assume jusqu'à la fin juin la présidence de l'Union européenne, a souhaité que le gouvernement géorgien et l'opposition ouvrent "des discussions en vue de parvenir à une solution politique pour sortir de la situation actuelle".
Il a attribué à l'opposition la responsabilité des violences de mercredi soir.
"L'attaque d'hier contre le commissariat était un acte criminel tout à fait intolérable dans une société démocratique", a-t-il dit à l'issue d'une réunion de diplomates étrangers au ministère géorgien des Affaires étrangères.
La guerre d'août dernier entre Moscou et Tbilissi a conduit à la proclamation d'indépendance de deux régions géorgiennes sécessionnistes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, appuyées par la Russie.
Une rencontre prévue ce jeudi entre responsables géorgiens, russes et sud-ossètes sur la ligne de démarcation, qui aurait été la seconde du genre sous les auspices de l'UE, a été annulée en raison d'un désaccord sur le lieu de rendez-vous.
La Russie a mis en cause l'attitude de la Géorgie alors que Tbilissi accusait l'Ossétie du Sud d'avoir boycotté cette rencontre.
Les observateurs européens chargés de surveiller le respect du cessez-le-feu ont cependant dit espérer que cette réunion puisse se tenir "dans un proche avenir".
=================================================================================
Mercredi 6 mai à 15H22 http://fr.news.yahoo.com/4/20090506/twl-georgie-otan-bd5ae06.html
Manoeuvres de l'Otan en Géorgie sous l'oeil de Moscou
L'Otan a entamé des manoeuvres militaires en Géorgie dans un climat de tension ravivée avec la Russie, qui a livré un bref conflit armé contre son voisin l'an dernier et parle aujourd'hui de "provocation".
De son côté, le président géorgien Mikheil Saakashvili a accusé Moscou d'être à l'origine d'une mutinerie matée mardi à la base de blindés de Moukhrovani, à l'est de Tbilissi. La Russie a nié toute implication dans cette affaire.
La mutinerie a pris fin sans effusion de sang mais a jeté une ombre sur les exercices de l'Alliance atlantique, dans le cadre desquels plus de mille soldats d'une douzaine de pays - dont les Etats-Unis - simuleront des ripostes à des situations de crise et formeront des unités au maintien de la paix.
Des soldats français et canadiens ont mis en place un centre de commandement à la base aérienne de Vaziani, anciennement utilisée par l'armée russe. Les prochains jours seront consacrés à la préparation d'exercices prévus à partir de la semaine prochaine, indiquent des responsables.
La Russie a critiqué ces manoeuvres appelées à durer un mois à sa frontière sud en les qualifiant de démonstration de force.
Le président Dmitri Medvedev y voit "une provocation" et le représentant de Moscou au siège bruxellois de l'Otan, Dmitri Rogozine, a déclaré mardi que l'alliance aurait aussi bien fait d'organiser ces exercices dans un asile de fous que dans un pays dont les soldats "se révoltent contre leur propre président".
Les adversaires politiques intérieurs de Saakachvili, qui ont paralysé le centre de Tbilissi durant des semaines en exigeant sa démission, mettent en cause les explications fournies par le gouvernement géorgien au sujet de la mutinerie.
"Il y a beaucoup de versions de ce qui s'est passé, mais celle qu'ont avancée les autorités est la moins crédible", a affirmé Tina Khidacheli, du Parti républicain (opposition).
DIPLOMATES EXPULSÉS
Les manoeuvres, projetées depuis un an, relancent les tensions entre la Russie et l'Otan au moment où les deux parties avaient repris des contacts officiels suspendus après la guerre entre Moscou et la Géorgie.
La Russie a écrasé en août une tentative de l'armée géorgienne pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, province séparatiste de Géorgie. Les pays occidentaux avaient condamné l'initiative russe.
Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a estimé que nul ne devait "détourner ces manoeuvres".
Carmen Romero, porte-parole de l'Alliance, a dit qu'il ne s'agissait "pas de manoeuvres de l'Otan, mais de manoeuvres de l'Otan avec ses partenaires. (...) La Géorgie ne fait qu'accueillir ces manoeuvres et nul ne doit les interpréter autrement ni s'en servir à d'autres fins".
La Russie a encore assombri l'atmosphère en annonçant l'expulsion de deux diplomates canadiens du bureau d'information de l'Otan à Moscou. La semaine dernière, l'Alliance avait expulsé deux diplomates russes pour espionnage.
Les autorités géorgiennes ont affirmé que la mutinerie à la base de Moukhrovani s'inscrivait dans un complot téléguidé par Moscou en vue de perturber les exercices de l'Otan et de susciter une rébellion plus large contre Saakachvili.
La Russie a qualifié ces accusations d'insensées et affirmé en retour que Saakachvili cherchait à se soustraire ainsi à des semaines de manifestations visant à le faire démissionner pour atteinte à la démocratie et pour la défaite militaire de 2008.
Les exercices de l'Otan se déroulent à quelques kilomètres de la base de Moukhrovani. Les soldats appliqueront des schémas opérationnels en simulation de crise. L'entraînement au maintien de la paix aura lieu dans la seconde quinzaine de mai.
"L'entraînement multinational aura lieu selon le calendrier prévu", a déclaré le colonel géorgien Nougzar Tsintsadze.
L'Otan, qui a invité des pays extérieurs à l'alliance à y participer, souligne que les exercices ne constituent d'aucune façon une menace contre la Russie. Ils sont considérées comme un signe de solidarité avec la Géorgie, dont la candidature à l'Otan est gelée de facto depuis la guerre de l'an dernier.
L'Arménie, alliée de la Russie dans le sud du Caucase, a décidé mardi de les boycotter, rejoignant ainsi le Kazakhstan, la Serbie et la Moldavie dans leur refus d'y participer.
Matt Robinson, version française Henri-Pierre André, Philippe Bas-Rabérin
=================================================================================
Mardi 5 mai 1H09 http://fr.news.yahoo.com/4/20090505/twl-georgie-bd5ae06_2.html
Les autorités géorgiennes ont annoncé avoir maté une mutinerie dans une base située à l'est de Tbilissi, déjouant une tentative de soulèvement militaire téléguidée, selon elles, par Moscou.
Une mutinerie matée en Géorgie, Saakachvili accuse Moscou
La Russie, qui a défait en août les forces géorgiennes lors d'une bref conflit autour de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, a affirmé que le président Mikheïl Saakachvili tentait de détourner l'attention de ses problèmes intérieurs en lui imputant cette tentative présumée de coup de force.
Kakha Kukavan, chef de l'opposition géorgienne, qui manifeste quotidiennement depuis un mois pour réclamer la démission de Saakachvili, a déclaré lui aussi à Reuters que le chef de l'Etat géorgien cherchait à faire diversion devant les difficultés qu'il affronte.
Cette soudaine poussée de fièvre intervient à la veille de manoeuvres communes entre l'Otan et la Géorgie, prévues de longue date, mais que Moscou avait demandé à l'Alliance atlantique d'annuler, les estimant "nocives dans les circonstances actuelles".
Quelques instants avant que le ministre géorgien de l'Intérieur n'annonce à Reuters par téléphone que la mutinerie de la base de blindés de Moukhrovani avait pris fin et que son commandant avait été arrêté, des officiers limogés et ses soldats consignés, Saakachvili avait évoqué une "grave menace".
Le président géorgien, politiquement déstabilisé par l'issue du bras de fer qu'il avait engagé avec la Russie l'an dernier en tentant de lui reprendre par la force le contrôle de l'Ossétie du Sud, a carrément mis en cause la Russie.
Dans une allocution télévisée, il a affirmé que les mutins avaient "des liens avec les forces spéciales d'un pays que nous connaissons" et a "demandé instamment à (son) voisin du Nord de s'abstenir de toute provocation".
La police géorgienne a tenu les journalistes à distance de la base de Moukhrovani, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, et l'on ignore l'ampleur qu'a pu prendre la mutinerie de cette garnison qui compte plusieurs centaines d'hommes.
"ASILE DE FOUS"
Dans la matinée, le ministère géorgien de l'Intérieur avait annoncé avoir éventé des préparatifs de soulèvement militaire visant à perturber les manoeuvres de l'Otan et ourdis par des éléments à la solde de Moscou.
L'annonce de ce complot intervient le jour-même où l'opposition avait annoncé son intention de bloquer les axes routiers menant à Tbilissi, accentuant sa campagne pour obtenir le départ du président Saakachvili.
Avant son arrestation, le commandant de la base des mutins, Mamuka Gorgichvili, avait déclaré à l'agence de presse russe Interfax qu'il ne pouvait "regarder sans réagir le processus de déliquescence du pays et l'affrontement vers lequel il courait".
Des experts militaires à Tbilissi n'excluent pas que cette rébellion éphémère permette à Mikheïl Saakachvili de justifier le recours à la force pour empêcher l'opposition de bloquer les accès à la capitale et mettre fin à sa campagne pour le renverser .
Le représentant russe au siège bruxellois de l'Otan, Dmitri Rogozine, a déclaré que le soulèvement de la base de Moukhrovani était "juste une illustration de la crise politique et économique globale qui résulte de la présidence de Saakachvili".
Rogozine a estimé que ça n'aurait pas été pire pour l'Otan d'organiser ses manoeuvres dans un asile de fous plutôt que dans ce pays "dont les militaires ne peuvent accueillir correctement leurs collègues parce qu'ils se révoltent contre leur propre président".
L'Otan, dont un millier de soldats d'une douzaine de pays membres participeront durant un mois à une simulation de "réponse de crise" dans une ancienne base aérienne russe à l'est de Tbilissi, s'est refusée à tout commentaire sur les événements de mardi.
L'Alliance considère ces manoeuvres, prévues avant le conflit d'août dernier, comme une consolation pour un pays qui frappe à la porte de l'Otan mais dont l'adhésion ne fait pas l'unanimité et pourrait faire les frais du réchauffement des relations entre Washington et Moscou sous la présidence de Barack Obama.
L'Union européenne et l'influent patriarche de l'Eglise orthodoxe de Géorgie ont lancé des appels au calme dans le conflit entre l'opposition et le président Mikheil Saakachvili.
Ce dernier, au pouvoir depuis janvier 2004, après la "révolution des roses", est menacé sur deux fronts : intérieur avec un vaste mouvement en faveur de sa démission à la suite notamment de la désastreuse guerre contre la Russie l'an dernier, et extérieur, Moscou ne lui pardonnant pas ses avances envers l'Otan.
Mercredi soir, des heurts ont opposé plusieurs dizaines de partisans de l'opposition, qui organisent depuis début avril des manifestations anti-Saakachvili, à la police aux abords du commissariat central de la capitale, Tbilissi.
Ces affrontements ont fait 28 blessés - 22 manifestants et six policiers.
Les manifestants demandaient la libération de trois opposants détenus dans le commissariat, accusés d'avoir frappé un journaliste.
A la demande du chef de l'Eglise orthodoxe géorgienne, le patriarche Ilia II, les trois hommes ont été libérés. Ils ont affirmé avoir été battus par les policiers pendant leur détention.
Mardi, un bataillon blindé stationné près de Tbilissi s'était brièvement mutiné, au premier jour de manoeuvres de l'Otan dans le pays prévues pour durer un mois et que le Kremlin considère comme une provocation.
Tbilissi a accusé la Russie d'avoir voulu ourdir un complot plus large visant le président Saakachvili, neuf mois après le conflit de cinq jours qui a opposé les troupes de Moscou et celles de Tbilissi.
SITUATION "EXPLOSIVE"
Le patriarche Ilia a jugé dans la nuit de mercredi à jeudi que la situation risquait de devenir "explosive" et a exhorté l'opposition à contenir ses protestations dans les limites autorisées par la loi.
L'ambassadeur tchèque Ivan Jestrab, dont le pays assume jusqu'à la fin juin la présidence de l'Union européenne, a souhaité que le gouvernement géorgien et l'opposition ouvrent "des discussions en vue de parvenir à une solution politique pour sortir de la situation actuelle".
Il a attribué à l'opposition la responsabilité des violences de mercredi soir.
"L'attaque d'hier contre le commissariat était un acte criminel tout à fait intolérable dans une société démocratique", a-t-il dit à l'issue d'une réunion de diplomates étrangers au ministère géorgien des Affaires étrangères.
La guerre d'août dernier entre Moscou et Tbilissi a conduit à la proclamation d'indépendance de deux régions géorgiennes sécessionnistes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, appuyées par la Russie.
Une rencontre prévue ce jeudi entre responsables géorgiens, russes et sud-ossètes sur la ligne de démarcation, qui aurait été la seconde du genre sous les auspices de l'UE, a été annulée en raison d'un désaccord sur le lieu de rendez-vous.
La Russie a mis en cause l'attitude de la Géorgie alors que Tbilissi accusait l'Ossétie du Sud d'avoir boycotté cette rencontre.
Les observateurs européens chargés de surveiller le respect du cessez-le-feu ont cependant dit espérer que cette réunion puisse se tenir "dans un proche avenir".
=================================================================================
Mercredi 6 mai à 15H22 http://fr.news.yahoo.com/4/20090506/twl-georgie-otan-bd5ae06.html
Manoeuvres de l'Otan en Géorgie sous l'oeil de Moscou
L'Otan a entamé des manoeuvres militaires en Géorgie dans un climat de tension ravivée avec la Russie, qui a livré un bref conflit armé contre son voisin l'an dernier et parle aujourd'hui de "provocation".
De son côté, le président géorgien Mikheil Saakashvili a accusé Moscou d'être à l'origine d'une mutinerie matée mardi à la base de blindés de Moukhrovani, à l'est de Tbilissi. La Russie a nié toute implication dans cette affaire.
La mutinerie a pris fin sans effusion de sang mais a jeté une ombre sur les exercices de l'Alliance atlantique, dans le cadre desquels plus de mille soldats d'une douzaine de pays - dont les Etats-Unis - simuleront des ripostes à des situations de crise et formeront des unités au maintien de la paix.
Des soldats français et canadiens ont mis en place un centre de commandement à la base aérienne de Vaziani, anciennement utilisée par l'armée russe. Les prochains jours seront consacrés à la préparation d'exercices prévus à partir de la semaine prochaine, indiquent des responsables.
La Russie a critiqué ces manoeuvres appelées à durer un mois à sa frontière sud en les qualifiant de démonstration de force.
Le président Dmitri Medvedev y voit "une provocation" et le représentant de Moscou au siège bruxellois de l'Otan, Dmitri Rogozine, a déclaré mardi que l'alliance aurait aussi bien fait d'organiser ces exercices dans un asile de fous que dans un pays dont les soldats "se révoltent contre leur propre président".
Les adversaires politiques intérieurs de Saakachvili, qui ont paralysé le centre de Tbilissi durant des semaines en exigeant sa démission, mettent en cause les explications fournies par le gouvernement géorgien au sujet de la mutinerie.
"Il y a beaucoup de versions de ce qui s'est passé, mais celle qu'ont avancée les autorités est la moins crédible", a affirmé Tina Khidacheli, du Parti républicain (opposition).
DIPLOMATES EXPULSÉS
Les manoeuvres, projetées depuis un an, relancent les tensions entre la Russie et l'Otan au moment où les deux parties avaient repris des contacts officiels suspendus après la guerre entre Moscou et la Géorgie.
La Russie a écrasé en août une tentative de l'armée géorgienne pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, province séparatiste de Géorgie. Les pays occidentaux avaient condamné l'initiative russe.
Le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a estimé que nul ne devait "détourner ces manoeuvres".
Carmen Romero, porte-parole de l'Alliance, a dit qu'il ne s'agissait "pas de manoeuvres de l'Otan, mais de manoeuvres de l'Otan avec ses partenaires. (...) La Géorgie ne fait qu'accueillir ces manoeuvres et nul ne doit les interpréter autrement ni s'en servir à d'autres fins".
La Russie a encore assombri l'atmosphère en annonçant l'expulsion de deux diplomates canadiens du bureau d'information de l'Otan à Moscou. La semaine dernière, l'Alliance avait expulsé deux diplomates russes pour espionnage.
Les autorités géorgiennes ont affirmé que la mutinerie à la base de Moukhrovani s'inscrivait dans un complot téléguidé par Moscou en vue de perturber les exercices de l'Otan et de susciter une rébellion plus large contre Saakachvili.
La Russie a qualifié ces accusations d'insensées et affirmé en retour que Saakachvili cherchait à se soustraire ainsi à des semaines de manifestations visant à le faire démissionner pour atteinte à la démocratie et pour la défaite militaire de 2008.
Les exercices de l'Otan se déroulent à quelques kilomètres de la base de Moukhrovani. Les soldats appliqueront des schémas opérationnels en simulation de crise. L'entraînement au maintien de la paix aura lieu dans la seconde quinzaine de mai.
"L'entraînement multinational aura lieu selon le calendrier prévu", a déclaré le colonel géorgien Nougzar Tsintsadze.
L'Otan, qui a invité des pays extérieurs à l'alliance à y participer, souligne que les exercices ne constituent d'aucune façon une menace contre la Russie. Ils sont considérées comme un signe de solidarité avec la Géorgie, dont la candidature à l'Otan est gelée de facto depuis la guerre de l'an dernier.
L'Arménie, alliée de la Russie dans le sud du Caucase, a décidé mardi de les boycotter, rejoignant ainsi le Kazakhstan, la Serbie et la Moldavie dans leur refus d'y participer.
Matt Robinson, version française Henri-Pierre André, Philippe Bas-Rabérin
=================================================================================
Mardi 5 mai 1H09 http://fr.news.yahoo.com/4/20090505/twl-georgie-bd5ae06_2.html
Les autorités géorgiennes ont annoncé avoir maté une mutinerie dans une base située à l'est de Tbilissi, déjouant une tentative de soulèvement militaire téléguidée, selon elles, par Moscou.
Une mutinerie matée en Géorgie, Saakachvili accuse Moscou
La Russie, qui a défait en août les forces géorgiennes lors d'une bref conflit autour de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, a affirmé que le président Mikheïl Saakachvili tentait de détourner l'attention de ses problèmes intérieurs en lui imputant cette tentative présumée de coup de force.
Kakha Kukavan, chef de l'opposition géorgienne, qui manifeste quotidiennement depuis un mois pour réclamer la démission de Saakachvili, a déclaré lui aussi à Reuters que le chef de l'Etat géorgien cherchait à faire diversion devant les difficultés qu'il affronte.
Cette soudaine poussée de fièvre intervient à la veille de manoeuvres communes entre l'Otan et la Géorgie, prévues de longue date, mais que Moscou avait demandé à l'Alliance atlantique d'annuler, les estimant "nocives dans les circonstances actuelles".
Quelques instants avant que le ministre géorgien de l'Intérieur n'annonce à Reuters par téléphone que la mutinerie de la base de blindés de Moukhrovani avait pris fin et que son commandant avait été arrêté, des officiers limogés et ses soldats consignés, Saakachvili avait évoqué une "grave menace".
Le président géorgien, politiquement déstabilisé par l'issue du bras de fer qu'il avait engagé avec la Russie l'an dernier en tentant de lui reprendre par la force le contrôle de l'Ossétie du Sud, a carrément mis en cause la Russie.
Dans une allocution télévisée, il a affirmé que les mutins avaient "des liens avec les forces spéciales d'un pays que nous connaissons" et a "demandé instamment à (son) voisin du Nord de s'abstenir de toute provocation".
La police géorgienne a tenu les journalistes à distance de la base de Moukhrovani, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, et l'on ignore l'ampleur qu'a pu prendre la mutinerie de cette garnison qui compte plusieurs centaines d'hommes.
"ASILE DE FOUS"
Dans la matinée, le ministère géorgien de l'Intérieur avait annoncé avoir éventé des préparatifs de soulèvement militaire visant à perturber les manoeuvres de l'Otan et ourdis par des éléments à la solde de Moscou.
L'annonce de ce complot intervient le jour-même où l'opposition avait annoncé son intention de bloquer les axes routiers menant à Tbilissi, accentuant sa campagne pour obtenir le départ du président Saakachvili.
Avant son arrestation, le commandant de la base des mutins, Mamuka Gorgichvili, avait déclaré à l'agence de presse russe Interfax qu'il ne pouvait "regarder sans réagir le processus de déliquescence du pays et l'affrontement vers lequel il courait".
Des experts militaires à Tbilissi n'excluent pas que cette rébellion éphémère permette à Mikheïl Saakachvili de justifier le recours à la force pour empêcher l'opposition de bloquer les accès à la capitale et mettre fin à sa campagne pour le renverser .
Le représentant russe au siège bruxellois de l'Otan, Dmitri Rogozine, a déclaré que le soulèvement de la base de Moukhrovani était "juste une illustration de la crise politique et économique globale qui résulte de la présidence de Saakachvili".
Rogozine a estimé que ça n'aurait pas été pire pour l'Otan d'organiser ses manoeuvres dans un asile de fous plutôt que dans ce pays "dont les militaires ne peuvent accueillir correctement leurs collègues parce qu'ils se révoltent contre leur propre président".
L'Otan, dont un millier de soldats d'une douzaine de pays membres participeront durant un mois à une simulation de "réponse de crise" dans une ancienne base aérienne russe à l'est de Tbilissi, s'est refusée à tout commentaire sur les événements de mardi.
L'Alliance considère ces manoeuvres, prévues avant le conflit d'août dernier, comme une consolation pour un pays qui frappe à la porte de l'Otan mais dont l'adhésion ne fait pas l'unanimité et pourrait faire les frais du réchauffement des relations entre Washington et Moscou sous la présidence de Barack Obama.
dimanche 27 novembre 2011
La CIJ se penche sur le conflit russo-géorgien
Par Mike Corder AP - Lundi 8 septembre 2008, 18h08
LA HAYE, Pays-Bas - La justice internationale au chevet de la crise russo-géorgienne. Devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, Tbilissi a accusé Moscou lundi d'avoir procédé à une "campagne de harcèlement et de persécutions" dans les régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, et a exhorté ce tribunal à imposer des mesures d'urgence pour faire cesser les tueries et les expulsions forcées.
Roman Kolodkine, principal avocat représentant Moscou, a exprimé pour sa part des regrets pour toutes les victimes du conflit. Mais il a dit aux juges que le tribunal n'était "manifestement pas compétent" pour traiter cette affaire et que la Géorgie n'avait fourni aucune preuve pour soutenir ses accusations de nettoyage ethnique.
Cette procédure devant la CIJ, qui ouvre un nouveau front juridique dans la bataille entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle de ces régions, a débuté parallèlement à la visite à Moscou d'une délégation de l'Union européenne, conduite par le président français Nicolas Sarkozy, pour des pourparlers destinés à apaiser la crise.
La Géorgie accuse les forces russes, des milices locales et des mercenaires de mener une campagne de meurtres, de déplacements forcés de population, d'attaques sur des villes et des villages, qui ont commencé au début des années 1990 et ont culminé lors de la brève guerre du mois dernier.
Les Géorgiens "sont contraints de quitter leurs maisons par une campagne de harcèlement et de persécutions", a déclaré au tribunal Tina Burjaliani, vice-ministre géorgien de la Justice.
Selon Tbilissi, cette campagne a fait des milliers de morts dans les rangs des civils et contraint plus de 300.000 personnes à quitter leurs habitations.
Tina Burjaliani a affirmé que Tbilissi avait engagé ces poursuites "à un moment de grande détresse dans son histoire. A un moment où des centaines de milliers de ses ressortissants sont persécutés et déplacés de leurs maisons uniquement parce qu'ils sont géorgiens".
Tina Burjaliani a aussi accusé la Russie d'essayer de saper l'indépendance de la Géorgie "à travers une politique de division et de conquête (...) qui a déchiré sa fragile culture multiethnique".
De son côté, Moscou accuse Tbilissi de crimes contre l'humanité, pour avoir lancé une attaque massive début août contre l'Ossétie du Sud, tuant des soldats de maintien de la paix russes et plusieurs dizaines de civils. Moscou affirme que ses opérations militaires, depuis, sont destinées à protéger les civils. Avant la guerre, la Russie avait donné des passeports à de nombreux résidents d'Ossétie du Sud, même si cette province fait partie de la Géorgie.
Les dirigeants russes reprochent aux occidentaux de n'avoir pas condamné ce qu'ils qualifient d'"agression" géorgienne et de massacres aveugles de civils, et ils ont menacé de poursuivre le président géorgien Mikhaïl Saakachvili comme criminel de guerre.
Un mois après le début de la guerre et plusieurs semaines après l'approbation d'un cessez-le-feu, les troupes russes restent retranchées à l'intérieur du territoire géorgien.
Il pourrait bien falloir plusieurs années pour que la CIJ, un tribunal constitué de 15 juges, traite la demande géorgienne, qui accuse la Russie d'avoir violé la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
"C'est une forme extrême de discrimination raciale", a déclaré James Crawford, avocat représentant la Géorgie. "Il y a eu des incendies de maisons, des meurtres de civils, des pillages de propriétés et des expulsions forcées à une échelle qui dépasse les moments les plus noirs de la guerre civile de 1991-92", a-t-il ajouté, affirmant que 10% de la population de Géorgie avait été déplacée par la campagne russe.
A l'issue des trois jours d'audience, les 15 juges de la CIJ devront décider si la requête géorgienne est du ressort de la Cour. Si tel est le cas, ils devront alors se pencher sur l'opportunité d'imposer des mesures immédiates pour protéger les civils. AP
===========================================================================
La Géorgie porte son conflit avec la Russie devant la CIJ
Par Aaron Gray-Block Reuters - Lundi 8 septembre 2008, 14h37
LA HAYE (Reuters) - La Géorgie a dénoncé devant la Cour internationale de justice (CIJ) des violations des droits de l'homme par la Russie contre les populations d'origine géorgienne des provinces séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.
"La Géorgie apparaît devant la principale instance judiciaire des Nations unies à un moment de grand désarroi pour son histoire, à un moment où des centaines de milliers de ses ressortissants sont persécutés et déplacés de leurs domiciles seulement parce qu'ils sont géorgiens", a déclaré Tina Bourdjaliani, vice-ministre de la Justice, au premier jour des trois jours d'audience.
Tbilissi veut obtenir du tribunal l'assurance qu'aucun Géorgien de souche "ne fasse l'objet d'actes violents ou coercitifs de discrimination raciale".
La Géorgie présentait sa plainte dans la matinée de lundi, la Russie devait y répondre dans l'après-midi.
La Géorgie a porté plainte devant la CIJ peu de temps après la contre-offensive de l'armée russe en réaction à son attaque de la région sécessionniste d'Ossétie du Sud le 7 août dernier.
Elle accuse la Russie d'avoir enfreint une convention contre la discrimination lors de ses trois interventions en Ossétie du Sud et en Abkhazie de 1990 à août 2008.
S'exprimant en marge de l'audience, l'ambassadeur de Russie aux Pays-Bas a nié ces accusations. "Ce n'est pas vrai et nous produirons des faits et des preuves pour montrer que ce n'est pas vrai", a déclaré Kirill Gevorgian.
Durant son offensive du 7 au 12 août, Moscou été condamnée par les pays occidentaux pour avoir déployé son armée en territoire géorgien, hors Ossétie du Sud et Abkhazie. Sa reconnaissance de la sécession des deux régions a provoqué ensuite un nouveau tollé.
L'ambassadeur de Géorgie affirme que 450.000 Géorgiens ont été chassés de leurs maisons pour chercher refuge ailleurs en Géorgie.
Son homologue russe conteste cette affirmation, soulignant que les problèmes des régions séparatistes remontent à des actes de discrimination commis par les Géorgiens.
"La question de la discrimination raciale de Géorgiens par la Russie dans les territoires d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie est absurde d'un point de vue logique, historique et juridique", a-t-il dit.
La CIJ devrait rendre un arrêt provisoire ou une injonction conservatoire dans un délai de deux ou trois semaines si elle se déclare compétente dans cette affaire.
Version française Jean-Stéphane Brosse
LA HAYE, Pays-Bas - La justice internationale au chevet de la crise russo-géorgienne. Devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, Tbilissi a accusé Moscou lundi d'avoir procédé à une "campagne de harcèlement et de persécutions" dans les régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, et a exhorté ce tribunal à imposer des mesures d'urgence pour faire cesser les tueries et les expulsions forcées.
Roman Kolodkine, principal avocat représentant Moscou, a exprimé pour sa part des regrets pour toutes les victimes du conflit. Mais il a dit aux juges que le tribunal n'était "manifestement pas compétent" pour traiter cette affaire et que la Géorgie n'avait fourni aucune preuve pour soutenir ses accusations de nettoyage ethnique.
Cette procédure devant la CIJ, qui ouvre un nouveau front juridique dans la bataille entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle de ces régions, a débuté parallèlement à la visite à Moscou d'une délégation de l'Union européenne, conduite par le président français Nicolas Sarkozy, pour des pourparlers destinés à apaiser la crise.
La Géorgie accuse les forces russes, des milices locales et des mercenaires de mener une campagne de meurtres, de déplacements forcés de population, d'attaques sur des villes et des villages, qui ont commencé au début des années 1990 et ont culminé lors de la brève guerre du mois dernier.
Les Géorgiens "sont contraints de quitter leurs maisons par une campagne de harcèlement et de persécutions", a déclaré au tribunal Tina Burjaliani, vice-ministre géorgien de la Justice.
Selon Tbilissi, cette campagne a fait des milliers de morts dans les rangs des civils et contraint plus de 300.000 personnes à quitter leurs habitations.
Tina Burjaliani a affirmé que Tbilissi avait engagé ces poursuites "à un moment de grande détresse dans son histoire. A un moment où des centaines de milliers de ses ressortissants sont persécutés et déplacés de leurs maisons uniquement parce qu'ils sont géorgiens".
Tina Burjaliani a aussi accusé la Russie d'essayer de saper l'indépendance de la Géorgie "à travers une politique de division et de conquête (...) qui a déchiré sa fragile culture multiethnique".
De son côté, Moscou accuse Tbilissi de crimes contre l'humanité, pour avoir lancé une attaque massive début août contre l'Ossétie du Sud, tuant des soldats de maintien de la paix russes et plusieurs dizaines de civils. Moscou affirme que ses opérations militaires, depuis, sont destinées à protéger les civils. Avant la guerre, la Russie avait donné des passeports à de nombreux résidents d'Ossétie du Sud, même si cette province fait partie de la Géorgie.
Les dirigeants russes reprochent aux occidentaux de n'avoir pas condamné ce qu'ils qualifient d'"agression" géorgienne et de massacres aveugles de civils, et ils ont menacé de poursuivre le président géorgien Mikhaïl Saakachvili comme criminel de guerre.
Un mois après le début de la guerre et plusieurs semaines après l'approbation d'un cessez-le-feu, les troupes russes restent retranchées à l'intérieur du territoire géorgien.
Il pourrait bien falloir plusieurs années pour que la CIJ, un tribunal constitué de 15 juges, traite la demande géorgienne, qui accuse la Russie d'avoir violé la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
"C'est une forme extrême de discrimination raciale", a déclaré James Crawford, avocat représentant la Géorgie. "Il y a eu des incendies de maisons, des meurtres de civils, des pillages de propriétés et des expulsions forcées à une échelle qui dépasse les moments les plus noirs de la guerre civile de 1991-92", a-t-il ajouté, affirmant que 10% de la population de Géorgie avait été déplacée par la campagne russe.
A l'issue des trois jours d'audience, les 15 juges de la CIJ devront décider si la requête géorgienne est du ressort de la Cour. Si tel est le cas, ils devront alors se pencher sur l'opportunité d'imposer des mesures immédiates pour protéger les civils. AP
===========================================================================
La Géorgie porte son conflit avec la Russie devant la CIJ
Par Aaron Gray-Block Reuters - Lundi 8 septembre 2008, 14h37
LA HAYE (Reuters) - La Géorgie a dénoncé devant la Cour internationale de justice (CIJ) des violations des droits de l'homme par la Russie contre les populations d'origine géorgienne des provinces séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.
"La Géorgie apparaît devant la principale instance judiciaire des Nations unies à un moment de grand désarroi pour son histoire, à un moment où des centaines de milliers de ses ressortissants sont persécutés et déplacés de leurs domiciles seulement parce qu'ils sont géorgiens", a déclaré Tina Bourdjaliani, vice-ministre de la Justice, au premier jour des trois jours d'audience.
Tbilissi veut obtenir du tribunal l'assurance qu'aucun Géorgien de souche "ne fasse l'objet d'actes violents ou coercitifs de discrimination raciale".
La Géorgie présentait sa plainte dans la matinée de lundi, la Russie devait y répondre dans l'après-midi.
La Géorgie a porté plainte devant la CIJ peu de temps après la contre-offensive de l'armée russe en réaction à son attaque de la région sécessionniste d'Ossétie du Sud le 7 août dernier.
Elle accuse la Russie d'avoir enfreint une convention contre la discrimination lors de ses trois interventions en Ossétie du Sud et en Abkhazie de 1990 à août 2008.
S'exprimant en marge de l'audience, l'ambassadeur de Russie aux Pays-Bas a nié ces accusations. "Ce n'est pas vrai et nous produirons des faits et des preuves pour montrer que ce n'est pas vrai", a déclaré Kirill Gevorgian.
Durant son offensive du 7 au 12 août, Moscou été condamnée par les pays occidentaux pour avoir déployé son armée en territoire géorgien, hors Ossétie du Sud et Abkhazie. Sa reconnaissance de la sécession des deux régions a provoqué ensuite un nouveau tollé.
L'ambassadeur de Géorgie affirme que 450.000 Géorgiens ont été chassés de leurs maisons pour chercher refuge ailleurs en Géorgie.
Son homologue russe conteste cette affirmation, soulignant que les problèmes des régions séparatistes remontent à des actes de discrimination commis par les Géorgiens.
"La question de la discrimination raciale de Géorgiens par la Russie dans les territoires d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie est absurde d'un point de vue logique, historique et juridique", a-t-il dit.
La CIJ devrait rendre un arrêt provisoire ou une injonction conservatoire dans un délai de deux ou trois semaines si elle se déclare compétente dans cette affaire.
Version française Jean-Stéphane Brosse
Géorgie: les Européens appellent à une "enquête indépendante" sur le conflit
AFP -
AVIGNON (France) (AFP) - Les Européens se sont dits favorables samedi en Avignon (France) à une "enquête indépendante" sur le déclenchement début août du conflit en Géorgie, selon le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn.
Par ailleurs, le vice-président américain Dick Cheney a accusé la Russie "d'avoir alimenté" le conflit intérieur en Géorgie et d'avoir commis des "actes de guerre" contre la démocratie, lors d'un forum économique et politique dans le nord de l'Italie.
"Ce qu'on a décidé aujourd'hui, c'est qu'on veut une analyse d'un organisme international, d'un groupe international, pour définir la responsabilité du déclenchement du conflit", a déclaré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn vaux journalistes à l'issue d'une discussion avec ses homologues de l'UE sur la situation en Géorgie.
"Il y a eu unanimité" sur cette idée lancée la veille par le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, a-t-il assuré, précisant que l'organisme chargé de cette enquête n'avait pas été choisi.
La communauté internationale "ne manque pas d'institutions" capables de mener une enquête sur le conflit, avait estimé la veille M. Steinmeier, dans une interview au quotidien Hannoversche Allgemeine Zeitung (HAZ), citant l'ONU ou l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).
"Je suis tout à fait favorable", avait déclaré juste avant la réunion le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, dont le pays préside l'Union européenne.
"Il faut savoir ce qui s'est passé. Les chiffres les plus fantaisistes -ou réels d'ailleurs- circulaient, 1.000, 2.000 morts, qui a commencé, quel genre de provocations, à quel moment, pendant combien de temps, qu'est-ce qui était préparé de part et d'autre", avait-il dit à la presse.
Son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, avait également soutenu cette idée, assurant que l'Espagne allait "demander" une telle enquête.
Au-delà des responsabilités dans le déclenchement du conflit, le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, a jugé "essentiel que toute allégation, qu'il s'agisse de violations des droits de l'Homme, de bombes à sous-munitions ou toute autre allégation, fasse l'objet d'une enquête approfondie et indépendante".
Il a rappelé que "des accusations très graves avaient été lancées des deux côtés", russe et géorgien.
Les chefs de la diplomatie européenne tentaient en Avignon de consolider leur unité face à Moscou, avant une réunion cruciale lundi entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080906/twl-georgie-russie-conflit-ue-diplomatie-c99dde2.html
publié sur romandieblog le 7/09/2008 03:03
AVIGNON (France) (AFP) - Les Européens se sont dits favorables samedi en Avignon (France) à une "enquête indépendante" sur le déclenchement début août du conflit en Géorgie, selon le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn.
Par ailleurs, le vice-président américain Dick Cheney a accusé la Russie "d'avoir alimenté" le conflit intérieur en Géorgie et d'avoir commis des "actes de guerre" contre la démocratie, lors d'un forum économique et politique dans le nord de l'Italie.
"Ce qu'on a décidé aujourd'hui, c'est qu'on veut une analyse d'un organisme international, d'un groupe international, pour définir la responsabilité du déclenchement du conflit", a déclaré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn vaux journalistes à l'issue d'une discussion avec ses homologues de l'UE sur la situation en Géorgie.
"Il y a eu unanimité" sur cette idée lancée la veille par le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, a-t-il assuré, précisant que l'organisme chargé de cette enquête n'avait pas été choisi.
La communauté internationale "ne manque pas d'institutions" capables de mener une enquête sur le conflit, avait estimé la veille M. Steinmeier, dans une interview au quotidien Hannoversche Allgemeine Zeitung (HAZ), citant l'ONU ou l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).
"Je suis tout à fait favorable", avait déclaré juste avant la réunion le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, dont le pays préside l'Union européenne.
"Il faut savoir ce qui s'est passé. Les chiffres les plus fantaisistes -ou réels d'ailleurs- circulaient, 1.000, 2.000 morts, qui a commencé, quel genre de provocations, à quel moment, pendant combien de temps, qu'est-ce qui était préparé de part et d'autre", avait-il dit à la presse.
Son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, avait également soutenu cette idée, assurant que l'Espagne allait "demander" une telle enquête.
Au-delà des responsabilités dans le déclenchement du conflit, le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, a jugé "essentiel que toute allégation, qu'il s'agisse de violations des droits de l'Homme, de bombes à sous-munitions ou toute autre allégation, fasse l'objet d'une enquête approfondie et indépendante".
Il a rappelé que "des accusations très graves avaient été lancées des deux côtés", russe et géorgien.
Les chefs de la diplomatie européenne tentaient en Avignon de consolider leur unité face à Moscou, avant une réunion cruciale lundi entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080906/twl-georgie-russie-conflit-ue-diplomatie-c99dde2.html
publié sur romandieblog le 7/09/2008 03:03
Crise géorgienne: l'UE se concerte à Avignon avant les négociations avec Moscou
Par Catherine TRIOMPHE AFP -
BRUXELLES (AFP) - Les chefs de la diplomatie européenne tenteront vendredi et samedi à Avignon (France) de consolider leur unité face à Moscou avant une réunion cruciale lundi entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev.
Quatre jours après un sommet européen extraordinaire sur la Géorgie, les ministres devraient insister à leur tour sur le retour des troupes russes à leurs positions antérieures au 7 août, conformément au plan de paix en six points négocié par le président français, président en exercice de l'UE.
Soucieux de maintenir le dialogue avec Moscou, les dirigeants européens ont écarté lundi toute sanction immédiate, gelant simplement les négociations sur un partenariat renforcé UE-Russie tant que cette exigence ne serait pas remplie.
Mais la Russie, peu affectée par cette mesure, assure que le maintien de certaines de ses troupes en Géorgie est conforme au point 5 du plan de paix. Sa position illustre l'ambiguïté d'un texte négocié à la hâte avec les présidents russe et géorgien le 12 août pour obtenir un cessez-le-feu et éviter l'escalade.
Elle augure aussi de pourparlers extrêmement difficiles lundi entre MM. Medvedev et Sarkozy, les deux parties en attendant une clarification qui validera leur interprétation du texte.
Pour préparer le terrain, les ministres devraient discuter des contours d'une mission européenne appelée à se déployer dans les prochaines semaines en Géorgie pour observer le respect du cessez-le-feu. Si le principe d'une "présence européenne" dans la région a été validé au sommet, son efficacité dépendra beaucoup de la coopération des Russes, reconnaissent des diplomates européens.
Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana, qui voyagera avec Sarkozy, voudrait en effet que cette mission civile de "quelques centaines" d'hommes se déploie "en plusieurs phases", d'abord sur le territoire géorgien non contesté, pour arriver jusqu'aux zones de sécurité qui jouxtent les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Des zones actuellement patrouillées par les Russes. Un des enjeux des pourparlers de lundi - lors desquels Sarkozy devrait annoncer la tenue d'une conférence internationale sur la stabilité au Caucase - consistera donc à voir dans quelle mesure la mission civile européenne pourrait y accéder.
Les ministres devraient aussi à Avignon "passer en revue tous les aspects" des relations qu'ils ont nouées avec la Russie depuis l'effondrement de l'URSS (politique, énergie, commerce, justice, sciences, culture...), selon un diplomate. L'idée est de voir, au cas où la Russie resterait sur ses positions d'ici le sommet UE-Russie du 14 novembre, dans quel(s) domaine(s) des sanctions pourraient être envisagées.
Les ministres chercheront surtout à ne pas nuire à l'unité affichée au sommet face à une Russie qui oppose souvent depuis 2004 la "Vieille Europe", conciliante envers le Kremlin, à la "Nouvelle Europe" qui se souvient du joug soviétique. Les déclarations sur la Russie seront "risquées" car "les Russes peuvent les utiliser pour opposer les uns aux autres", a reconnu un diplomate.
Pour renforcer l'unité, le ministre français Bernard Kouchner, qui présidera les débats, a invité ses 26 homologues à se rendre à Avignon ensemble en TGV depuis Paris. Seul l'Italien Franco Frattini a décidé de s'y rendre par ses propres moyens, selon une source diplomatique.
Tenus à la prudence sur la Russie avant lundi, les ministres aborderont également d'autres dossiers: leurs premières discussions vendredi après-midi devraient porter sur les relations de l'UE avec les Etats-Unis et de ce que seront leurs priorités lorsqu'une nouvelle équipe arrivera à la Maison Blanche en janvier.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080905/twl-ue-russie-georgie-conflit-c99dde2.html
Publié sur romandieblog le 5/09/2008 13:33
BRUXELLES (AFP) - Les chefs de la diplomatie européenne tenteront vendredi et samedi à Avignon (France) de consolider leur unité face à Moscou avant une réunion cruciale lundi entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev.
Quatre jours après un sommet européen extraordinaire sur la Géorgie, les ministres devraient insister à leur tour sur le retour des troupes russes à leurs positions antérieures au 7 août, conformément au plan de paix en six points négocié par le président français, président en exercice de l'UE.
Soucieux de maintenir le dialogue avec Moscou, les dirigeants européens ont écarté lundi toute sanction immédiate, gelant simplement les négociations sur un partenariat renforcé UE-Russie tant que cette exigence ne serait pas remplie.
Mais la Russie, peu affectée par cette mesure, assure que le maintien de certaines de ses troupes en Géorgie est conforme au point 5 du plan de paix. Sa position illustre l'ambiguïté d'un texte négocié à la hâte avec les présidents russe et géorgien le 12 août pour obtenir un cessez-le-feu et éviter l'escalade.
Elle augure aussi de pourparlers extrêmement difficiles lundi entre MM. Medvedev et Sarkozy, les deux parties en attendant une clarification qui validera leur interprétation du texte.
Pour préparer le terrain, les ministres devraient discuter des contours d'une mission européenne appelée à se déployer dans les prochaines semaines en Géorgie pour observer le respect du cessez-le-feu. Si le principe d'une "présence européenne" dans la région a été validé au sommet, son efficacité dépendra beaucoup de la coopération des Russes, reconnaissent des diplomates européens.
Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana, qui voyagera avec Sarkozy, voudrait en effet que cette mission civile de "quelques centaines" d'hommes se déploie "en plusieurs phases", d'abord sur le territoire géorgien non contesté, pour arriver jusqu'aux zones de sécurité qui jouxtent les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Des zones actuellement patrouillées par les Russes. Un des enjeux des pourparlers de lundi - lors desquels Sarkozy devrait annoncer la tenue d'une conférence internationale sur la stabilité au Caucase - consistera donc à voir dans quelle mesure la mission civile européenne pourrait y accéder.
Les ministres devraient aussi à Avignon "passer en revue tous les aspects" des relations qu'ils ont nouées avec la Russie depuis l'effondrement de l'URSS (politique, énergie, commerce, justice, sciences, culture...), selon un diplomate. L'idée est de voir, au cas où la Russie resterait sur ses positions d'ici le sommet UE-Russie du 14 novembre, dans quel(s) domaine(s) des sanctions pourraient être envisagées.
Les ministres chercheront surtout à ne pas nuire à l'unité affichée au sommet face à une Russie qui oppose souvent depuis 2004 la "Vieille Europe", conciliante envers le Kremlin, à la "Nouvelle Europe" qui se souvient du joug soviétique. Les déclarations sur la Russie seront "risquées" car "les Russes peuvent les utiliser pour opposer les uns aux autres", a reconnu un diplomate.
Pour renforcer l'unité, le ministre français Bernard Kouchner, qui présidera les débats, a invité ses 26 homologues à se rendre à Avignon ensemble en TGV depuis Paris. Seul l'Italien Franco Frattini a décidé de s'y rendre par ses propres moyens, selon une source diplomatique.
Tenus à la prudence sur la Russie avant lundi, les ministres aborderont également d'autres dossiers: leurs premières discussions vendredi après-midi devraient porter sur les relations de l'UE avec les Etats-Unis et de ce que seront leurs priorités lorsqu'une nouvelle équipe arrivera à la Maison Blanche en janvier.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080905/twl-ue-russie-georgie-conflit-c99dde2.html
Publié sur romandieblog le 5/09/2008 13:33
vendredi 18 novembre 2011
un journaliste d'investigation américain, Brian Harring, révèle un plan d'attaque israélien de l'Iran à partir du territoire georgien, sous l'intitulé « Israël et l'attaque contre Téhéran »,
Sous l'intitulé « Israël et l'attaque contre Téhéran », un journaliste d'investigation américain, Brian Harring, révèle un plan d'attaque israélien de l'Iran à partir du territoire georgien.
Israël Projetait Une Opération Sous Faux Pavillon Contre l'Iran A Partir De La Georgie
Dans son article « Israël and the Téhéran attack » publié sur le site internet TBR news le 21/08/08, (http://tbrnews.org/Archives/a2868.htm ) le journaliste d'investigation américain, Brian Harring, révèle qu'Israël avait planifié une attaque contre l'Iran à partir du territoire sud georgien. Ci-dessous la traduction de certaines informations révélées dans cet article, et une brève analyse de celles –ci.
« … Le Colonel Anatoly Nogovitsyn, vice chef d'état major russe, a dit qu'Israël avait fourni des armes à la Georgie, dont des systèmes d'armement comprenant 8 types d'avions sans pilote et environ 100 mines anti tanks. La présence israélienne comprenait des forces spéciales de l'armée israélienne, du personnel de l'armée de l'air israélien, des agents du Mossad et d'autres groupes israéliens, dont des mercenaires, tous travaillant en complète coopération avec les forces américaines, pour entraîner et équiper les nouvelles forces armées georgiennes. En même temps, Israël se préparait à envoyer certains de ses avions de combat en Georgie sur des aéroports sud georgiens sous contrôle israélien et à les armer et les équiper pour frapper Téhéran. On doit noter que la distance de Tel Aviv à Téhéran est de 1 600 Km aller, et la distance du sud georgien est de 1149 km aller. Des réservoirs fixés sur les côtés ajoutent entre 900 et 1200 km supplémentaire à la distance à parcourir.
Les avions de l'armée de l'air israélienne prévus pour l'attaque : F-16I Sufa (Storm) avion de combat à deux places conçu et produit spécifiquement pour Israël par Lockheed Martin. Le F-16I a un poids au décollage de 23,600 kg bien plus le précédent F-16S en service dans l'armée de l'air israélienne, et peut être armé de missiles air air de longue et moyenne portée AIM-120, ou AMRAAM, et de missiles AIM-9 Sidewinder ou AGM-65 Maverick qui sont des missiles tactiques air sol (AGM) conçu pour le soutien aérien rapproché. Ces missiles sont efficaces contre une large palette de cibles tactiques, dont les blindages, les systèmes de défense anti aériens, les bateaux, les moyens de transport terrestres et les installations de stockage de carburant. Auraient été impliquées, douze unités appartenant à l'escadrille 107 de l'armée de l'air israélienne dénommée « Knights of the Orange Tail », habituellement stationnée à Hatzerin .
L'attaque aérienne du premier groupe israélien ciblait des bâtiments du gouvernement iranien où on sait que des hauts responsables iraniens travaillent habituellement, des bâtiments d'habitation de la direction politique iranienne, et tout laboratoire identifié comme effectuant un travail en lien avec le nucléaire. Un deuxième groupe devait attaquer les puits de pétrole iraniens, les pipelines et les terminaux pétroliers dans le Golfe Persique. Une fois les deux attaques terminées, les avions devaient regagner Israël ré-approvisionnés en kérosène en plein ciel par un avion cargo américain…"
Selon l'auteur de l'article, le Président G.W.Bush avait connaissance de cette attaque israélienne planifiée car il existe un «document de 2006, dont des copies portant sa signature, ont été postées sur internet et envoyées par mail«. Il affirme également que d'importants documents ont été saisi par l'armée russe lors de sa contre offensive après l'attaque meurtrière lancée par l'armée georgienne contre l'Ossétie du Sud dans la nuit du 7 au 8 août. Concernant ces documents saisis outre des documents fournissant des renseignements classifiés sur l'OTAN, y figureraient également des documents contenant des informations détaillées sur les pratiques de combat de l'armée israélienne. Peu de temps après le début de la guerre en Georgie et après avoir révélé la participation d'anciens militaires de l'armée israélienne à la formation de l'armée georgienne, les medias israéliens (YNET, Haaretz, JPost) se sont plaints que ces mercenaires en intervenant dans des pays étrangers où ils forment et entraînent des troupes ou des milices para militaires, bradaient les secrets de l'armée israélienne pour s'enrichir.
Dans un autre article paru le 24/08/08 et intitulé « Death from the skies », Brian Harring affirme que l'armée russe avait fait prisonniers 22 soldats georgiens à Poti dont 2 juifs yéménites qui étaient déguisés en arabe. L'un d'entre eux portait un paquet de rapports enveloppés dans du papier plastique et scotchés sur son dos. Selon lui ce paquet contenait des documents portant sur « des questions de sécurité au plus haut niveau», et «concernait le plan en cours de parquer des avions de combats israéliens à la base militaire aérienne de Mameuli , à 20 km au sud de Tbilisi et que ces avions de combats étaient prévus pour mener un raid aérien spécial contre la capitale iranienne, Téhéran. Il était prévu que 6 de ces avions seraient utilisés, 3 pour attaquer la ville elle-même et 3 pour attaquer des installations pétrolières iraniennes ciblées.»
Toujours selon Harring, « les documents israéliens saisis, tous écrits en hébreu, quand ils ont été traduits par le renseignement militaire russe le GRU ont livré des informations quelque peu différentes. Tandis qu'un vol était effectivement prévu pour attaquer différentes installations pétrolières iraniennes, le deuxième vol étai t prévu pour larguer des bombes chimiques au dessus de Téhéran. Ces bombes, conçues pour exploser à une altitude programmée, étaient remplies d'une arme biologique à l'anthrax , et celui-ci était stocké dans une boîte spécialement scellée dans les bureaux diplomatique US à Tsibili, provenant de Fort Detrick * dans le Maryland et leur expédition avait l'approbation du Président lui-même. Autre côté tordu de ce complot bizarre c'est que les avions fabriqués aux US auraient eu leurs emblèmes israéliens masqués par des emblèmes américains appliqués à la peinture à l'eau facilement effaçable lors du retour des vols en Georgie. »
Harring affirme qu'apparemment les Américains n'étaient pas au courant de la partie faux pavillon de l'opération, et que les Russes, dés qu'ils ont appris tout cela ont immédiatement prévenu leur ambassade à Téhéran.
Cette opération israélienne sous faux pavillon à partir de la Georgie peut apparaître comme le fruit d'une imagination débordante. Pourtant, il y a peu, les médias américains ont révélé que le Vice Président néo con Dick Cheney avait soumis en 2007 au Pentagone un plan pour déclencher une guerre contre l'Iran. Cette opération sous faux pavillon consistait à déguiser des soldats de la flotte américaine stationnée dans le Golfe Persique en soldats iraniens et les faire attaquer leur propre flotte à bord d'embarcations légères du type des vedettes ultra rapides utilisées par les iraniens qui patrouillent en permanence les eaux territoriales iraniennes du Golfe. Ce plan a été rejeté.
Qu'il existe une étroite coopération militaire entre la Georgie et Israël n'est plus à démontrer. Le fait que des Israéliens aient entraîné, conjointement avec les Américains, l'armée georgienne est connu. En outre, Le ministre de la défense georgien, Davit Kezerashvili, est un Israélien qui maîtrise bien l'hébreu et qui a développé des relations étroites avec l'armée israélienne, et d'ex hauts gradés qui s'enrichissent à l'étranger comme mercenaires. Le Président géorgien, Mikheil Saakachvili , aime bien Israël et la réciproque est vraie. Il y a quatre ans, Saakachvili a été fait Docteur Honoris Causa de l'Université d'Haïfa. Les liens Georgie Israël sont renforcés par la présence d'une importante communauté de georgiens en Israël même, qui y ont émigré pendant les années 90. Les relations économiques entre les deux pays sont également en plein essor. Dans cet environnement georgien politique pro américano sioniste, une opération à partir de la Georgie est plausible. On a vu comment Saakashvili, en bon élève, sait manipuler les médias, affirmer sans sourciller les mensonges les plus gros et se poser en victime, tout comme ses maîtres américano sionistes.
Cette opération sous faux pavillon était-elle faisable ?
Il suffit de regarder la carte pour constater qu'effectivement le trajet aérien Sud Georgie Téhéran est plus court que celui Tel Aviv Téhéran. Ce dernier implique l'accord formel des US pour le survol de l'Irak. Hors le haut commandement militaire américain est contre toute attaque par Israël de l'Iran et l'a fait savoir encore récemment à Tel Aviv. Le trajet Sud Georgie Iran implique le survol soit de l'Arménie soit de l'Azerbaïjian.
L'Arménie entretient des relations étroites avec l'OTAN, un centre de l'OTAN a été ouvert à Erevan, ainsi que de bonnes relations avec les USA, bien qu'elle doive également ménager l'Iran qui constitue sa seule ouverture sur le monde extérieur compte tenu de ses relations très tendues avec la Turquie et l'Azerbaïjian.
L'Azerbaïjian entretient des relations militaires avec l'OTAN et les US. Dans le cadre d'un programme conjoint avec les US de surveillance de la Caspienne, deux stations radars ont été installées dans la péninsule D'Absheron, une près de la frontière russe, l'autre près de la frontière iranienne. Un système mobile de radar du Pentagone et de l'OTAN se trouve également dans la région de Xizi à environ 80 km de Bakou. L'Azerbaïjian fournit un corridor aérien aux forces armées américaines stationnées en Afghanistan. Les Russes ont une importante station radar à Gabala. Le pays n'est pas « encerclé » comme l'Arménie et est donc bien plus indépendant vis-à-vis de l'Iran. De plus, lors des derniers conflits Armenie Azerbaïjian, la Russie et l'Iran se sont placés du côté de l'Armenie alors qu'Israël fournissait des armes à l'Azerbaïjian. La coopération économique et militaire Israël Azerbaïjian remonte au début des années 90, et s'est accélérée en 1997. Outre le développement économique des relations par le biais d'investissements israéliens soit directement soit via des sociétés turques, l'Azerbaïjian a développé une coopération étroite avec Israël (et la Turquie) en matière de sécurité et de renseignement (échange d'informations, analyse de données, dont celles fournies par les satellites israéliens). Israël a également entraîné les services de sécurité et de renseignement de ce pays. Selon certaines sources, les israéliens auraient installé des stations d'écoute le long de la mer Caspienne et de la frontière iranienne. Israël a vendu des avions de combat, de l'artillerie, des armes anti tanks et anti infanterie à l'armée d'Azerbaïjian. Néanmoins, récemment, l'Azerbaïjian s'est rapprochée de Moscou pour tenter avec son aide de résoudre le problème du Karabagh, et cherche à diversifier ses relations étrangères, et a commencé à améliorer ses relations avec Téhéran.
Des avions portant l'emblème des USA survolant l'Azerbaïjian en empruntant le corridor réservé aux forces armées américaines stationnées en Afghanistan, qui bifurquent vers l'Iran pour aller bombarder Téhéran, certaines installations iraniennes.
C'est faisable.
Et le radar russe de Gabala ? L'année dernière, l'aviation israélienne a bombardé un site syrien, dé-activant les systèmes radar de protection anti aériens de fabrication russe. L'armée de l'air israélienne s'en est vantée. Certains à l'époque y ont vu une répétition pour une attaque contre l'Iran.
Pour Brian Harring, il est clair qu'en lançant sa contre offensive contre l'armée georgienne, la Russie a sauvé la vie non seulement des Ossètes du Sud que Saakashvili avait commencé à massacrer dans la nuit du 7 au 8 août, mais probablement aussi des milliers de vies iraniennes qui auraient péri dans l'attaque de l'aviation israélienne.
*A Fort Detrick se trouvent des laboratoires militaires US soupçonnés d'être des lieux de fabrication d'armes bactériologiques, C'est là que travaillait Bruce Ivins, accusé d'être l'expéditeur de ces fameuses lettres contenant de la poudre d'anthrax ayant tué cinq personnes, de la Floride à New York , quelques semaines après les attentats du 11 septembre nécessitant l'évacuation et la décontamination des bureaux du Congrès, et déclenchant au sein de la population américaine une vague de panique hystérique. La propagande de Bush pour attaquer l'Irak en a été facilitée. Bien que l'Irak à l'époque n'ait pas été nommément accusée, un déclic de plus s'est produit dans l'opinion américaine. Une peur honteuse et tacite du « terrorisme » dans son aspect le plus imparable et le plus quotidien, l'a conduite à accepter, passivement, la lente marche vers la guerre. Ivins qui devait être inculpé, s'est « suicidé » le 29 juillet 2008, laissant en suspend toute cette histoire. Certains affirment qu'il aurait été éliminé.
Dimanche 31 Août 2008
Myriam Abraham
Source :
http://www.planetenonviolence.org
publié le 31/08/2008 23:30 sur romandie blog
Israël Projetait Une Opération Sous Faux Pavillon Contre l'Iran A Partir De La Georgie
Dans son article « Israël and the Téhéran attack » publié sur le site internet TBR news le 21/08/08, (http://tbrnews.org/Archives/a2868.htm ) le journaliste d'investigation américain, Brian Harring, révèle qu'Israël avait planifié une attaque contre l'Iran à partir du territoire sud georgien. Ci-dessous la traduction de certaines informations révélées dans cet article, et une brève analyse de celles –ci.
« … Le Colonel Anatoly Nogovitsyn, vice chef d'état major russe, a dit qu'Israël avait fourni des armes à la Georgie, dont des systèmes d'armement comprenant 8 types d'avions sans pilote et environ 100 mines anti tanks. La présence israélienne comprenait des forces spéciales de l'armée israélienne, du personnel de l'armée de l'air israélien, des agents du Mossad et d'autres groupes israéliens, dont des mercenaires, tous travaillant en complète coopération avec les forces américaines, pour entraîner et équiper les nouvelles forces armées georgiennes. En même temps, Israël se préparait à envoyer certains de ses avions de combat en Georgie sur des aéroports sud georgiens sous contrôle israélien et à les armer et les équiper pour frapper Téhéran. On doit noter que la distance de Tel Aviv à Téhéran est de 1 600 Km aller, et la distance du sud georgien est de 1149 km aller. Des réservoirs fixés sur les côtés ajoutent entre 900 et 1200 km supplémentaire à la distance à parcourir.
Les avions de l'armée de l'air israélienne prévus pour l'attaque : F-16I Sufa (Storm) avion de combat à deux places conçu et produit spécifiquement pour Israël par Lockheed Martin. Le F-16I a un poids au décollage de 23,600 kg bien plus le précédent F-16S en service dans l'armée de l'air israélienne, et peut être armé de missiles air air de longue et moyenne portée AIM-120, ou AMRAAM, et de missiles AIM-9 Sidewinder ou AGM-65 Maverick qui sont des missiles tactiques air sol (AGM) conçu pour le soutien aérien rapproché. Ces missiles sont efficaces contre une large palette de cibles tactiques, dont les blindages, les systèmes de défense anti aériens, les bateaux, les moyens de transport terrestres et les installations de stockage de carburant. Auraient été impliquées, douze unités appartenant à l'escadrille 107 de l'armée de l'air israélienne dénommée « Knights of the Orange Tail », habituellement stationnée à Hatzerin .
L'attaque aérienne du premier groupe israélien ciblait des bâtiments du gouvernement iranien où on sait que des hauts responsables iraniens travaillent habituellement, des bâtiments d'habitation de la direction politique iranienne, et tout laboratoire identifié comme effectuant un travail en lien avec le nucléaire. Un deuxième groupe devait attaquer les puits de pétrole iraniens, les pipelines et les terminaux pétroliers dans le Golfe Persique. Une fois les deux attaques terminées, les avions devaient regagner Israël ré-approvisionnés en kérosène en plein ciel par un avion cargo américain…"
Selon l'auteur de l'article, le Président G.W.Bush avait connaissance de cette attaque israélienne planifiée car il existe un «document de 2006, dont des copies portant sa signature, ont été postées sur internet et envoyées par mail«. Il affirme également que d'importants documents ont été saisi par l'armée russe lors de sa contre offensive après l'attaque meurtrière lancée par l'armée georgienne contre l'Ossétie du Sud dans la nuit du 7 au 8 août. Concernant ces documents saisis outre des documents fournissant des renseignements classifiés sur l'OTAN, y figureraient également des documents contenant des informations détaillées sur les pratiques de combat de l'armée israélienne. Peu de temps après le début de la guerre en Georgie et après avoir révélé la participation d'anciens militaires de l'armée israélienne à la formation de l'armée georgienne, les medias israéliens (YNET, Haaretz, JPost) se sont plaints que ces mercenaires en intervenant dans des pays étrangers où ils forment et entraînent des troupes ou des milices para militaires, bradaient les secrets de l'armée israélienne pour s'enrichir.
Dans un autre article paru le 24/08/08 et intitulé « Death from the skies », Brian Harring affirme que l'armée russe avait fait prisonniers 22 soldats georgiens à Poti dont 2 juifs yéménites qui étaient déguisés en arabe. L'un d'entre eux portait un paquet de rapports enveloppés dans du papier plastique et scotchés sur son dos. Selon lui ce paquet contenait des documents portant sur « des questions de sécurité au plus haut niveau», et «concernait le plan en cours de parquer des avions de combats israéliens à la base militaire aérienne de Mameuli , à 20 km au sud de Tbilisi et que ces avions de combats étaient prévus pour mener un raid aérien spécial contre la capitale iranienne, Téhéran. Il était prévu que 6 de ces avions seraient utilisés, 3 pour attaquer la ville elle-même et 3 pour attaquer des installations pétrolières iraniennes ciblées.»
Toujours selon Harring, « les documents israéliens saisis, tous écrits en hébreu, quand ils ont été traduits par le renseignement militaire russe le GRU ont livré des informations quelque peu différentes. Tandis qu'un vol était effectivement prévu pour attaquer différentes installations pétrolières iraniennes, le deuxième vol étai t prévu pour larguer des bombes chimiques au dessus de Téhéran. Ces bombes, conçues pour exploser à une altitude programmée, étaient remplies d'une arme biologique à l'anthrax , et celui-ci était stocké dans une boîte spécialement scellée dans les bureaux diplomatique US à Tsibili, provenant de Fort Detrick * dans le Maryland et leur expédition avait l'approbation du Président lui-même. Autre côté tordu de ce complot bizarre c'est que les avions fabriqués aux US auraient eu leurs emblèmes israéliens masqués par des emblèmes américains appliqués à la peinture à l'eau facilement effaçable lors du retour des vols en Georgie. »
Harring affirme qu'apparemment les Américains n'étaient pas au courant de la partie faux pavillon de l'opération, et que les Russes, dés qu'ils ont appris tout cela ont immédiatement prévenu leur ambassade à Téhéran.
Cette opération israélienne sous faux pavillon à partir de la Georgie peut apparaître comme le fruit d'une imagination débordante. Pourtant, il y a peu, les médias américains ont révélé que le Vice Président néo con Dick Cheney avait soumis en 2007 au Pentagone un plan pour déclencher une guerre contre l'Iran. Cette opération sous faux pavillon consistait à déguiser des soldats de la flotte américaine stationnée dans le Golfe Persique en soldats iraniens et les faire attaquer leur propre flotte à bord d'embarcations légères du type des vedettes ultra rapides utilisées par les iraniens qui patrouillent en permanence les eaux territoriales iraniennes du Golfe. Ce plan a été rejeté.
Qu'il existe une étroite coopération militaire entre la Georgie et Israël n'est plus à démontrer. Le fait que des Israéliens aient entraîné, conjointement avec les Américains, l'armée georgienne est connu. En outre, Le ministre de la défense georgien, Davit Kezerashvili, est un Israélien qui maîtrise bien l'hébreu et qui a développé des relations étroites avec l'armée israélienne, et d'ex hauts gradés qui s'enrichissent à l'étranger comme mercenaires. Le Président géorgien, Mikheil Saakachvili , aime bien Israël et la réciproque est vraie. Il y a quatre ans, Saakachvili a été fait Docteur Honoris Causa de l'Université d'Haïfa. Les liens Georgie Israël sont renforcés par la présence d'une importante communauté de georgiens en Israël même, qui y ont émigré pendant les années 90. Les relations économiques entre les deux pays sont également en plein essor. Dans cet environnement georgien politique pro américano sioniste, une opération à partir de la Georgie est plausible. On a vu comment Saakashvili, en bon élève, sait manipuler les médias, affirmer sans sourciller les mensonges les plus gros et se poser en victime, tout comme ses maîtres américano sionistes.
Cette opération sous faux pavillon était-elle faisable ?
Il suffit de regarder la carte pour constater qu'effectivement le trajet aérien Sud Georgie Téhéran est plus court que celui Tel Aviv Téhéran. Ce dernier implique l'accord formel des US pour le survol de l'Irak. Hors le haut commandement militaire américain est contre toute attaque par Israël de l'Iran et l'a fait savoir encore récemment à Tel Aviv. Le trajet Sud Georgie Iran implique le survol soit de l'Arménie soit de l'Azerbaïjian.
L'Arménie entretient des relations étroites avec l'OTAN, un centre de l'OTAN a été ouvert à Erevan, ainsi que de bonnes relations avec les USA, bien qu'elle doive également ménager l'Iran qui constitue sa seule ouverture sur le monde extérieur compte tenu de ses relations très tendues avec la Turquie et l'Azerbaïjian.
L'Azerbaïjian entretient des relations militaires avec l'OTAN et les US. Dans le cadre d'un programme conjoint avec les US de surveillance de la Caspienne, deux stations radars ont été installées dans la péninsule D'Absheron, une près de la frontière russe, l'autre près de la frontière iranienne. Un système mobile de radar du Pentagone et de l'OTAN se trouve également dans la région de Xizi à environ 80 km de Bakou. L'Azerbaïjian fournit un corridor aérien aux forces armées américaines stationnées en Afghanistan. Les Russes ont une importante station radar à Gabala. Le pays n'est pas « encerclé » comme l'Arménie et est donc bien plus indépendant vis-à-vis de l'Iran. De plus, lors des derniers conflits Armenie Azerbaïjian, la Russie et l'Iran se sont placés du côté de l'Armenie alors qu'Israël fournissait des armes à l'Azerbaïjian. La coopération économique et militaire Israël Azerbaïjian remonte au début des années 90, et s'est accélérée en 1997. Outre le développement économique des relations par le biais d'investissements israéliens soit directement soit via des sociétés turques, l'Azerbaïjian a développé une coopération étroite avec Israël (et la Turquie) en matière de sécurité et de renseignement (échange d'informations, analyse de données, dont celles fournies par les satellites israéliens). Israël a également entraîné les services de sécurité et de renseignement de ce pays. Selon certaines sources, les israéliens auraient installé des stations d'écoute le long de la mer Caspienne et de la frontière iranienne. Israël a vendu des avions de combat, de l'artillerie, des armes anti tanks et anti infanterie à l'armée d'Azerbaïjian. Néanmoins, récemment, l'Azerbaïjian s'est rapprochée de Moscou pour tenter avec son aide de résoudre le problème du Karabagh, et cherche à diversifier ses relations étrangères, et a commencé à améliorer ses relations avec Téhéran.
Des avions portant l'emblème des USA survolant l'Azerbaïjian en empruntant le corridor réservé aux forces armées américaines stationnées en Afghanistan, qui bifurquent vers l'Iran pour aller bombarder Téhéran, certaines installations iraniennes.
C'est faisable.
Et le radar russe de Gabala ? L'année dernière, l'aviation israélienne a bombardé un site syrien, dé-activant les systèmes radar de protection anti aériens de fabrication russe. L'armée de l'air israélienne s'en est vantée. Certains à l'époque y ont vu une répétition pour une attaque contre l'Iran.
Pour Brian Harring, il est clair qu'en lançant sa contre offensive contre l'armée georgienne, la Russie a sauvé la vie non seulement des Ossètes du Sud que Saakashvili avait commencé à massacrer dans la nuit du 7 au 8 août, mais probablement aussi des milliers de vies iraniennes qui auraient péri dans l'attaque de l'aviation israélienne.
*A Fort Detrick se trouvent des laboratoires militaires US soupçonnés d'être des lieux de fabrication d'armes bactériologiques, C'est là que travaillait Bruce Ivins, accusé d'être l'expéditeur de ces fameuses lettres contenant de la poudre d'anthrax ayant tué cinq personnes, de la Floride à New York , quelques semaines après les attentats du 11 septembre nécessitant l'évacuation et la décontamination des bureaux du Congrès, et déclenchant au sein de la population américaine une vague de panique hystérique. La propagande de Bush pour attaquer l'Irak en a été facilitée. Bien que l'Irak à l'époque n'ait pas été nommément accusée, un déclic de plus s'est produit dans l'opinion américaine. Une peur honteuse et tacite du « terrorisme » dans son aspect le plus imparable et le plus quotidien, l'a conduite à accepter, passivement, la lente marche vers la guerre. Ivins qui devait être inculpé, s'est « suicidé » le 29 juillet 2008, laissant en suspend toute cette histoire. Certains affirment qu'il aurait été éliminé.
Dimanche 31 Août 2008
Myriam Abraham
Source :
http://www.planetenonviolence.org
publié le 31/08/2008 23:30 sur romandie blog
L'ambassadeur de France en Géorgie bloqué par les Russes
De notre envoyée spéciale à Satchkeré, Laure Mandeville : http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/22/01003-20080822ARTFIG00013-l-ambassadeur-de-france-en-georgie-bloque-par-les-russes-.php
L'ambassadeur de France à Tbilissi, Éric Fournier, a été retenu jeudi pendant deux heures et demie par les forces russes. Paris a jugé l'incident «inacceptable». Le récit de notre envoyée spéciale.
Ils se sont retrouvés face à face mardi au barrage de police de Djria, à quinze kilomètres de la petite bourgade de Satchkeré, au nord-ouest de Gori. Cent Géorgiens formant un bouclier humain. Et un détachement de l'armée russe, mené par un véhicule blindé qui menaçait de passer en force. Prévenus par des villageois de l'arrivée des «envahisseurs» venus du nord, le président du conseil municipal local, Nodar Abjandadzé, le chef de la police du district Vassili Vakhturidzé, avaient décidé de les faire reculer.
«Nous avons ordre de marcher sur la base militaire de Satchkeré», leur déclarent les militaires, qui appartiennent au bataillon de Tchétchènes prorusses Vostok, supervisé par le GRU, le service de renseignement de l'armée russe. «Nous sommes chez nous, vous n'avez rien à y faire», réplique le président du conseil municipal géorgien. Le chef de la police remarque que les soldats parlent tchétchène. «N'avez-vous pas honte de venir envahir une terre caucasienne, vous dont la république a été réduite en cendres par la Russie ?» Les soldats se contentent d'affirmer qu'ils reviendront avec une force «qui réduira en charpie ce bouclier humain»…
L'ambassadeur français, Éric Fournier, s'émeut de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus d'une école de formation des troupes de montagne, avec laquelle Paris a établi une coopération suivie. Des chasseurs alpins français étaient présents sur cette base au moment de l'éclatement du conflit, le 7 août. «Nous sommes inquiets des mouvements russes vers Satchkeré, confie le diplomate. Nous craignons que les Russes ne cherchent à le détruire, ce qui serait une violation inacceptable du cessez-le-feu.»
Aussitôt, Éric Fournier décide de se rendre sur place, en passant par Gori, dont les entrées et sorties sont contrôlées par les Russes. Après une route, mercredi, où les passages de chariots à bœuf, d'oies et de vaches dévorant des épis de mais alternent avec les check-points russes équipés de blindés, il choisit d'y passer la nuit. Sur la base, où les autorités de la ville et quelques officiers expriment leur gratitude au diplomate, Éric Fournier fait hisser les couleurs de la France dans le crépuscule. «Ce soutien moral est capital», commente le commandant Tarel Tarakadzé, 46 ans.
«Les Russes peuvent tout bloquer»
Mais l'espoir reste mince. Militaires comme civils à Satchkeré doutent des intentions russes. Pour eux, la Russie se constitue une zone tampon le long de l'Ossétie du Sud, pour consolider sa domination. Le cantonnement que les troupes de Vostok viennent d'établir juste au-dessus de Djria les inquiète. Jeudi dans la soirée, les soldats ont forcé la porte d'une école et visité des maisons, paniquant les villageois. L'annonce, jeudi, par l'état-major général de la création d'une zone tampon où seraient maintenus 500 soldats russes semble confirmer ce scénario. Gori repasserait sous contrôle géorgien. «Pour l'instant, nous attendons de voir, car nous craignons pour nos civils», dit un officier. Car si les Russes gardent le contrôle du trafic routier sur cette artère est-ouest vitale pour le pays, «ils peuvent tout bloquer en cinq minutes», note un expert.
Le retour mouvementé en voiture de Satchkeré à Tbilissi de l'ambassadeur a révélé ce contrôle du terrain. Partout, des déploiements de forces, des blindés, des tranchées. L'attitude des soldats russes est aléatoire. À l'entrée de Gori, l'ambassadeur a été bloqué pendant deux heures et demie, son coffre ouvert. Joint au téléphone par Éric Fournier, l'ambassadeur de Russie annonce la mise en place pour aujourd'hui d'une procédure, qui obligera les ambassadeurs à avoir l'autorisation du ministère des Affaires étrangères russe pour se déplacer. À Paris, le Quai d'Orsay a vivement protesté. «Il est inacceptable que la liberté de mouvement de notre ambassadeur ait été entravée, a déclaré un porte-parole du ministère. Nous l'avons fait savoir aux autorités russes.»
Mais il paraît difficile d'échapper à la formulation ambiguë du point 5 de l'accord négocié par la France avec le président russe Dmitri Medvedev. La possibilité de laisser patrouiller les «forces de maintien de paix russes» à l'intérieur de la Géorgie «jusqu'à la mise en place d'un mécanisme international» continue de faire le jeu des Russes, sur le terrain comme à New York.
http://www.lefigaro.fr/international/georgie.php
L'ambassadeur de France à Tbilissi, Éric Fournier, a été retenu jeudi pendant deux heures et demie par les forces russes. Paris a jugé l'incident «inacceptable». Le récit de notre envoyée spéciale.
Ils se sont retrouvés face à face mardi au barrage de police de Djria, à quinze kilomètres de la petite bourgade de Satchkeré, au nord-ouest de Gori. Cent Géorgiens formant un bouclier humain. Et un détachement de l'armée russe, mené par un véhicule blindé qui menaçait de passer en force. Prévenus par des villageois de l'arrivée des «envahisseurs» venus du nord, le président du conseil municipal local, Nodar Abjandadzé, le chef de la police du district Vassili Vakhturidzé, avaient décidé de les faire reculer.
«Nous avons ordre de marcher sur la base militaire de Satchkeré», leur déclarent les militaires, qui appartiennent au bataillon de Tchétchènes prorusses Vostok, supervisé par le GRU, le service de renseignement de l'armée russe. «Nous sommes chez nous, vous n'avez rien à y faire», réplique le président du conseil municipal géorgien. Le chef de la police remarque que les soldats parlent tchétchène. «N'avez-vous pas honte de venir envahir une terre caucasienne, vous dont la république a été réduite en cendres par la Russie ?» Les soldats se contentent d'affirmer qu'ils reviendront avec une force «qui réduira en charpie ce bouclier humain»…
L'ambassadeur français, Éric Fournier, s'émeut de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus d'une école de formation des troupes de montagne, avec laquelle Paris a établi une coopération suivie. Des chasseurs alpins français étaient présents sur cette base au moment de l'éclatement du conflit, le 7 août. «Nous sommes inquiets des mouvements russes vers Satchkeré, confie le diplomate. Nous craignons que les Russes ne cherchent à le détruire, ce qui serait une violation inacceptable du cessez-le-feu.»
Aussitôt, Éric Fournier décide de se rendre sur place, en passant par Gori, dont les entrées et sorties sont contrôlées par les Russes. Après une route, mercredi, où les passages de chariots à bœuf, d'oies et de vaches dévorant des épis de mais alternent avec les check-points russes équipés de blindés, il choisit d'y passer la nuit. Sur la base, où les autorités de la ville et quelques officiers expriment leur gratitude au diplomate, Éric Fournier fait hisser les couleurs de la France dans le crépuscule. «Ce soutien moral est capital», commente le commandant Tarel Tarakadzé, 46 ans.
«Les Russes peuvent tout bloquer»
Mais l'espoir reste mince. Militaires comme civils à Satchkeré doutent des intentions russes. Pour eux, la Russie se constitue une zone tampon le long de l'Ossétie du Sud, pour consolider sa domination. Le cantonnement que les troupes de Vostok viennent d'établir juste au-dessus de Djria les inquiète. Jeudi dans la soirée, les soldats ont forcé la porte d'une école et visité des maisons, paniquant les villageois. L'annonce, jeudi, par l'état-major général de la création d'une zone tampon où seraient maintenus 500 soldats russes semble confirmer ce scénario. Gori repasserait sous contrôle géorgien. «Pour l'instant, nous attendons de voir, car nous craignons pour nos civils», dit un officier. Car si les Russes gardent le contrôle du trafic routier sur cette artère est-ouest vitale pour le pays, «ils peuvent tout bloquer en cinq minutes», note un expert.
Le retour mouvementé en voiture de Satchkeré à Tbilissi de l'ambassadeur a révélé ce contrôle du terrain. Partout, des déploiements de forces, des blindés, des tranchées. L'attitude des soldats russes est aléatoire. À l'entrée de Gori, l'ambassadeur a été bloqué pendant deux heures et demie, son coffre ouvert. Joint au téléphone par Éric Fournier, l'ambassadeur de Russie annonce la mise en place pour aujourd'hui d'une procédure, qui obligera les ambassadeurs à avoir l'autorisation du ministère des Affaires étrangères russe pour se déplacer. À Paris, le Quai d'Orsay a vivement protesté. «Il est inacceptable que la liberté de mouvement de notre ambassadeur ait été entravée, a déclaré un porte-parole du ministère. Nous l'avons fait savoir aux autorités russes.»
Mais il paraît difficile d'échapper à la formulation ambiguë du point 5 de l'accord négocié par la France avec le président russe Dmitri Medvedev. La possibilité de laisser patrouiller les «forces de maintien de paix russes» à l'intérieur de la Géorgie «jusqu'à la mise en place d'un mécanisme international» continue de faire le jeu des Russes, sur le terrain comme à New York.
http://www.lefigaro.fr/international/georgie.php
Rice, Sarkozy affichent leur identité de vues sur le conflit russo-géorgien
AFP -
BORMES-LES-MIMOSAS (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ont réclamé jeudi la fin du conflit en Géorgie et réaffirmé leur soutien à la souveraineté territoriale de l'ex-république soviétique face à la Russie.
"Il est temps que le conflit s'achève", a déclaré Mme Rice à l'issue d'un entretien avec M. Sarkozy au Fort de Brégançon, résidence officielle du sud de la France.
"Il faut arrêter le choc de la guerre, ça demande un peu de temps mais ça progresse", a dit de son coté M. Sarkozy à la presse.
"Mme Rice sera demain en Géorgie porteuse d'un certain nombre de documents qui permettront de consolider le cessez-le-feu", a déclaré M. Sarkozy, à l'origine d'un plan de sortie de crise accepté par la Géorgie et la Russie.
"Si demain, le président (Mikheïl) Saakachvili signe le document que nous avons négocié avec (le président russe Dmitri) Medvedev alors pourra s'amorcer le retrait des troupes russes. C'est ce qui est en cause", a-t-il ajouté.
Le président français a encore estimé que "la situation s'améliore progressivement" en Géorgie, où le cessez-le-feu restait fragile.
"Sur le terrain, ça va mieux", a-t-il dit. "Il faut qu'on consolide la paix".
M. Sarkozy a assuré qu'il y avait "une très grande identité de vue" entre la France et les Etats-Unis, "une volonté d'obtenir la paix, le retrait des forces militaires russes de Géorgie et le respect de la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité de la Géorgie".
"C'est un travail difficile, qui est long, qui est compliqué, mais ça progresse", a-t-il ajouté.
"La Géorgie, dont nous respectons l'intégrité territoriale, l'indépendance et la souveraineté, doit pouvoir revenir à une vie normale", a également déclaré la secrétaire d'Etat américaine.
Mme Rice a souligné que M. Medvedev avait promis de cesser les opérations militaires russes en Géorgie.
"Nous espérons qu'il tiendra parole et que ces opérations cesseront", a-t-elle souligné. "Nous allons travailler dur pour voir si nous pouvons arriver à mettre un terme à cette crise".
Le président français a précisé qu'il allait prendre contact par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre polonais Donald Tusk et le président polonais Lech Kaczynski "pour bien les informer".
Varsovie a critiqué le plan de paix présenté par M. Sarkozy et accepté par Tbilissi et Moscou, en estimant que Paris, qui assure la présidence de l'Union européenne, avait fait preuve d'un manque de fermeté face à la Russie.
A l'issue de leur entretien, M. Sarkozy et Mme Rice ont salué la cinquantaine de vacanciers présents devant l'entrée du Fort de Brégançon.
Mme Rice doit rencontrer vendredi le président Mikheïl Saakachvili, une visite destinée à manifester la "solidarité" de Washington envers cette ex-république soviétique du Caucase qui réclame plus de soutien de ses alliés face à Moscou.
Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 14 août 2008 au Fort de Brégançon
-------------------------------------------------
Condoleezza Rice réaffirme le soutien des Etats-Unis à l'intégrité territoriale de la Géorgie
BORMES-LES-MIMOSAS, Var - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a réaffirmé jeudi le ferme soutien des Etats-Unis à l'intégrité territoriale de la Géorgie, après un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy au Fort de Brégançon (Var).
Il est temps que cette crise se termine", a-t-elle lancé, appelant la Russie à respecter le cessez-le-feu. "Le président russe (Dimitri Medvedev) a dit que l'opération militaire était terminée. Nous espérons qu'il tiendra parole", a-t-elle ajouté. "Le cessez-le-feu provisoire doit réellement s'appliquer" et "les opérations militaires doivent cesser", a insisté Mme Rice.
La patronne de la diplomatie américaine, qui doit se rendre ensuite en Géorgie, sera "porteuse d'un certain nombre de documents" qui permettront de consolider le cessez-le-feu, a déclaré pour sa part Nicolas Sarkozy lors d'une intervention commune devant la presse.
"Mme Rice sera demain en Géorgie. Elle sera porteuse d'un certain nombre de documents qui permettront de consolider le cessez-le-feu", a-t-il expliqué, assurant que "sur le terrain, ça va mieux".
"Si demain (le président géorgien Mikhaïl) Saakachvili signe le document que nous avions négocié avec (le président russe Dimitri) Medvedev, alors pourra s'amorcer le retrait des troupes russes", a-t-il ajouté.
Selon un communiqué de l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice ont "tous deux estimé que le protocole d'accord en 6 points approuvé par le président russe Dimitri Medvedev et le président géorgien Mikhaïl Saakachvili le 12 août devait être signé sans délai par les parties".
Interrogée sur les propos du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, selon lequel "on peut oublier toute discussion sur l'intégrité territoriale de la Géorgie", Mme Rice a réaffirmé que "les Etats-Unis d'Amérique défendaient fermement (...) l'intégrité territoriale de la Géorgie".
"Ses frontières doivent être respectées" et "il ne devrait y avoir aucun débat sur l'intégrité territoriale de la Géorgie", a-t-elle dit.
Nicolas Sarkozy a fait état d'une "très grande identité de vues" avec les Etats-Unis, avec une même "volonté d'obtenir la paix, le retrait des forces militaires russes de Géorgie et le respect de la souveraineté de l'indépendance, et de l'intégrité de la Géorgie".
"C'est un travail difficile, qui est long, qui est compliqué mais ça progresse", a ajouté le président en exercice de l'UE.
Selon l'Elysée, le président français s'est ensuite entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui "l'a assuré que l'Allemagne soutenait pleinement ces démarches".
En route pour la Géorgie, la patronne de la diplomatie américaine s'était arrêtée jeudi en France pour rencontrer Nicolas Sarkozy qui avait négocié mardi un accord de cessation des hostilités entre Moscou et Tbilissi. La France exerce actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.
Mme Rice s'est entretenu avec M. Sarkozy au Fort de Brégançon dans le Var, où le président français passe une partie de ses vacances. Egalement présent le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner devait ensuite rentrer à Paris dans le même avion que Mme Rice, précisait le ministère français des Affaires étrangères. AP
Publié le 14/08/2008 21:58 sur le blog romandie blog
BORMES-LES-MIMOSAS (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ont réclamé jeudi la fin du conflit en Géorgie et réaffirmé leur soutien à la souveraineté territoriale de l'ex-république soviétique face à la Russie.
"Il est temps que le conflit s'achève", a déclaré Mme Rice à l'issue d'un entretien avec M. Sarkozy au Fort de Brégançon, résidence officielle du sud de la France.
"Il faut arrêter le choc de la guerre, ça demande un peu de temps mais ça progresse", a dit de son coté M. Sarkozy à la presse.
"Mme Rice sera demain en Géorgie porteuse d'un certain nombre de documents qui permettront de consolider le cessez-le-feu", a déclaré M. Sarkozy, à l'origine d'un plan de sortie de crise accepté par la Géorgie et la Russie.
"Si demain, le président (Mikheïl) Saakachvili signe le document que nous avons négocié avec (le président russe Dmitri) Medvedev alors pourra s'amorcer le retrait des troupes russes. C'est ce qui est en cause", a-t-il ajouté.
Le président français a encore estimé que "la situation s'améliore progressivement" en Géorgie, où le cessez-le-feu restait fragile.
"Sur le terrain, ça va mieux", a-t-il dit. "Il faut qu'on consolide la paix".
M. Sarkozy a assuré qu'il y avait "une très grande identité de vue" entre la France et les Etats-Unis, "une volonté d'obtenir la paix, le retrait des forces militaires russes de Géorgie et le respect de la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité de la Géorgie".
"C'est un travail difficile, qui est long, qui est compliqué, mais ça progresse", a-t-il ajouté.
"La Géorgie, dont nous respectons l'intégrité territoriale, l'indépendance et la souveraineté, doit pouvoir revenir à une vie normale", a également déclaré la secrétaire d'Etat américaine.
Mme Rice a souligné que M. Medvedev avait promis de cesser les opérations militaires russes en Géorgie.
"Nous espérons qu'il tiendra parole et que ces opérations cesseront", a-t-elle souligné. "Nous allons travailler dur pour voir si nous pouvons arriver à mettre un terme à cette crise".
Le président français a précisé qu'il allait prendre contact par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre polonais Donald Tusk et le président polonais Lech Kaczynski "pour bien les informer".
Varsovie a critiqué le plan de paix présenté par M. Sarkozy et accepté par Tbilissi et Moscou, en estimant que Paris, qui assure la présidence de l'Union européenne, avait fait preuve d'un manque de fermeté face à la Russie.
A l'issue de leur entretien, M. Sarkozy et Mme Rice ont salué la cinquantaine de vacanciers présents devant l'entrée du Fort de Brégançon.
Mme Rice doit rencontrer vendredi le président Mikheïl Saakachvili, une visite destinée à manifester la "solidarité" de Washington envers cette ex-république soviétique du Caucase qui réclame plus de soutien de ses alliés face à Moscou.
Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 14 août 2008 au Fort de Brégançon
-------------------------------------------------
Condoleezza Rice réaffirme le soutien des Etats-Unis à l'intégrité territoriale de la Géorgie
BORMES-LES-MIMOSAS, Var - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a réaffirmé jeudi le ferme soutien des Etats-Unis à l'intégrité territoriale de la Géorgie, après un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy au Fort de Brégançon (Var).
Il est temps que cette crise se termine", a-t-elle lancé, appelant la Russie à respecter le cessez-le-feu. "Le président russe (Dimitri Medvedev) a dit que l'opération militaire était terminée. Nous espérons qu'il tiendra parole", a-t-elle ajouté. "Le cessez-le-feu provisoire doit réellement s'appliquer" et "les opérations militaires doivent cesser", a insisté Mme Rice.
La patronne de la diplomatie américaine, qui doit se rendre ensuite en Géorgie, sera "porteuse d'un certain nombre de documents" qui permettront de consolider le cessez-le-feu, a déclaré pour sa part Nicolas Sarkozy lors d'une intervention commune devant la presse.
"Mme Rice sera demain en Géorgie. Elle sera porteuse d'un certain nombre de documents qui permettront de consolider le cessez-le-feu", a-t-il expliqué, assurant que "sur le terrain, ça va mieux".
"Si demain (le président géorgien Mikhaïl) Saakachvili signe le document que nous avions négocié avec (le président russe Dimitri) Medvedev, alors pourra s'amorcer le retrait des troupes russes", a-t-il ajouté.
Selon un communiqué de l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice ont "tous deux estimé que le protocole d'accord en 6 points approuvé par le président russe Dimitri Medvedev et le président géorgien Mikhaïl Saakachvili le 12 août devait être signé sans délai par les parties".
Interrogée sur les propos du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, selon lequel "on peut oublier toute discussion sur l'intégrité territoriale de la Géorgie", Mme Rice a réaffirmé que "les Etats-Unis d'Amérique défendaient fermement (...) l'intégrité territoriale de la Géorgie".
"Ses frontières doivent être respectées" et "il ne devrait y avoir aucun débat sur l'intégrité territoriale de la Géorgie", a-t-elle dit.
Nicolas Sarkozy a fait état d'une "très grande identité de vues" avec les Etats-Unis, avec une même "volonté d'obtenir la paix, le retrait des forces militaires russes de Géorgie et le respect de la souveraineté de l'indépendance, et de l'intégrité de la Géorgie".
"C'est un travail difficile, qui est long, qui est compliqué mais ça progresse", a ajouté le président en exercice de l'UE.
Selon l'Elysée, le président français s'est ensuite entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui "l'a assuré que l'Allemagne soutenait pleinement ces démarches".
En route pour la Géorgie, la patronne de la diplomatie américaine s'était arrêtée jeudi en France pour rencontrer Nicolas Sarkozy qui avait négocié mardi un accord de cessation des hostilités entre Moscou et Tbilissi. La France exerce actuellement la présidence tournante de l'Union européenne.
Mme Rice s'est entretenu avec M. Sarkozy au Fort de Brégançon dans le Var, où le président français passe une partie de ses vacances. Egalement présent le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner devait ensuite rentrer à Paris dans le même avion que Mme Rice, précisait le ministère français des Affaires étrangères. AP
Publié le 14/08/2008 21:58 sur le blog romandie blog
Libellés :
Bernard Kouchner,
Brégançon,
Condoleeza Rice,
Georgie,
Moscou,
Nicolas Sarkozy
Edouard Chevardnadze: la Géorgie a fait une "grave erreur"
AP - Mercredi 13 août 2008, 10h48
BERLIN - La Géorgie a commis une "grave erreur" en lançant sans préparation adéquate une offensive sur la province séparatiste de l'Ossétie du Sud, estime l'ancien président géorgien Edouard Chevardnadze.
Dans une interview publiée mercredi par le quotidien allemand "Bild", Chevardnadze s'est toutefois refusé à directement prendre position pour ou contre l'actuel président Mikhaïl Saakachvili. Saakachvili a pris le pouvoir en 2004 après des manifestations qui ont conduit au départ de Chevardnadze.
"Nous avons une tradition selon laquelle, en temps de crise, l'opposition se tient derrière le président et ne l'attaque pas", souligne celui qui fut également le chef de la diplomatie soviétique. "Mais la Géorgie n'aurait pas dû entrer dans Tskhinvali -la capitale de l'Ossétie du Sud- sans s'y être vraiment préparée. C'était une grave erreur".
Toutefois, Edouard Chevardnadze ne pense pas que l'actuelle crise géorgienne ne débouche sur une nouvelle Guerre froide. Pour lui, "la nouvelle Guerre froide a été déclenchée depuis longtemps par les Etats-Unis avec le soi-disant bouclier de défense prévu en Républiqe tchèque et en Pologne". AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080813/twl-georgie-russie-ossetie-chevardnadze-091cf94.html
==================================================================================
Bush mobilise l'armée navale et aérienne pour envoyer de l'aide humanitaire à la Géorgie
Par euronews euronews - jeudi 14 août 2008
C'est au Pentagone que le président des Etats-Unis à confier l'envoi d'aide humanitaire en Géorgie Le premier avion américain est arrivé hier à Tbilissi, bien après ceux de la France et du HCR, le Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés. L'administration Bush tient à montrer sa solidarité avec les Géorgiens
"Ce merveilleux signe de préoccupation humanitaire des Etats-Unis sous forme d'assistance militaire est arrivé, c'est une première livraison parmi les nombreux envois qui viendront à la fois des forces navales américaines et de notre force aérienne," a déclaré Mathiew Briyza, envoyé spécial du secrétaire d'état.
L'aide internationale afflue en Géorgie ou plusieurs camps ou centres d'accueil ont été créés pour les populations qui ont fui les combats.
Le nombre de déplacés est toujours estimé à 100 000 en Géorgie et en Ossétie du sud.
La France a évacué également près de 500 personnes d'une vingtaine de nationalités et a affreté encore la nuit dernière un avion cargo avec 60 tonnes de matériel humanitaire d'urgence et du matériel médical
BERLIN - La Géorgie a commis une "grave erreur" en lançant sans préparation adéquate une offensive sur la province séparatiste de l'Ossétie du Sud, estime l'ancien président géorgien Edouard Chevardnadze.
Dans une interview publiée mercredi par le quotidien allemand "Bild", Chevardnadze s'est toutefois refusé à directement prendre position pour ou contre l'actuel président Mikhaïl Saakachvili. Saakachvili a pris le pouvoir en 2004 après des manifestations qui ont conduit au départ de Chevardnadze.
"Nous avons une tradition selon laquelle, en temps de crise, l'opposition se tient derrière le président et ne l'attaque pas", souligne celui qui fut également le chef de la diplomatie soviétique. "Mais la Géorgie n'aurait pas dû entrer dans Tskhinvali -la capitale de l'Ossétie du Sud- sans s'y être vraiment préparée. C'était une grave erreur".
Toutefois, Edouard Chevardnadze ne pense pas que l'actuelle crise géorgienne ne débouche sur une nouvelle Guerre froide. Pour lui, "la nouvelle Guerre froide a été déclenchée depuis longtemps par les Etats-Unis avec le soi-disant bouclier de défense prévu en Républiqe tchèque et en Pologne". AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080813/twl-georgie-russie-ossetie-chevardnadze-091cf94.html
==================================================================================
Bush mobilise l'armée navale et aérienne pour envoyer de l'aide humanitaire à la Géorgie
Par euronews euronews - jeudi 14 août 2008
C'est au Pentagone que le président des Etats-Unis à confier l'envoi d'aide humanitaire en Géorgie Le premier avion américain est arrivé hier à Tbilissi, bien après ceux de la France et du HCR, le Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés. L'administration Bush tient à montrer sa solidarité avec les Géorgiens
"Ce merveilleux signe de préoccupation humanitaire des Etats-Unis sous forme d'assistance militaire est arrivé, c'est une première livraison parmi les nombreux envois qui viendront à la fois des forces navales américaines et de notre force aérienne," a déclaré Mathiew Briyza, envoyé spécial du secrétaire d'état.
L'aide internationale afflue en Géorgie ou plusieurs camps ou centres d'accueil ont été créés pour les populations qui ont fui les combats.
Le nombre de déplacés est toujours estimé à 100 000 en Géorgie et en Ossétie du sud.
La France a évacué également près de 500 personnes d'une vingtaine de nationalités et a affreté encore la nuit dernière un avion cargo avec 60 tonnes de matériel humanitaire d'urgence et du matériel médical
jeudi 17 novembre 2011
Dimitri Medvedev ordonne l'arrêt de l'action militaire en Géorgie
MOSCOU - Le président russe Dimitri Medvedev a ordonné mardi la fin de l'action militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont puni la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud.
"La sécurité de nos soldats de la paix a été restaurée. L'agresseur a été puni et a subi des pertes conséquentes. Son armée a été désorganisée", a souligné le président russe.
Toutefois, dans son discours télévisé depuis le Kremlin, il a donné ordre aux soldats de se défendre et d'écraser toute action agressive ou résistance armée de la part des forces géorgiennes.
"S'il reste des poches de résistance ou s'il se produit une quelconque action agressive, vous prendrez les mesures nécessaires pour les détruire", a-t-il dit en direction de son ministre de la Défense.
Peu avant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait estimé que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili devait quitter le pouvoir et exigé que les troupes géorgiennes quittent définitivement l'Ossétie du Sud.
Lavrov a déclaré que le Kremlin ne parlerait pas à Saakachvili et que la meilleure que le président géorgien puisse faire est "de démissionner".
Le président français Nicolas Sarkozy est attendu à Moscou pour négocier une trêve proposée par l'Union européenne dont il est le président en exercice dans le violent conflit qui oppose Moscou et Tbilissi à propos de la région séparatiste d'Ossétie du Sud. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-medvedev-091cf94.html
==================================================================================
PARIS - "C'est une question de survie", déclare le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé au "Monde" daté de mercredi et à France-2, accusant Moscou de vouloir renverser son gouvernement.
"C'est une question de survie. La Géorgie est un pays moderne, qui s'est développé très vite, avec beaucoup d'investissements étrangers, un niveau de violence très bas et avec beaucoup de succès. Soudain, elle apparaît à la télévision comme le Liban ou les Balkans. Nous devons arrêter cette folie".
M. Saakachvili pointe du doigt les Russes, accusés de vouloir "détruire le gouvernement géorgien élu démocratiquement par le peuple, détruire la Géorgie, la démocratie. Quand ils ont compris qu'il était impossible de se débarrasser d'un gouvernement pro-occidental par les moyens classiques, ils ont essayé quelque chose de plus facile pour eux: la force militaire".
"Il y a quelques mois, nous avons gagné les élections avec 60% des votes", rappelle-t-il.
"J'espère que les Russes vont entendre la voix de la France", ajoute M. Saakhachvili qui a signé lundi un cessez-le-feu proposé par les ministres français et finlandais des Affaires étrangères, repoussé par Moscou. "Il faut absolument éviter les vélléités de nettoyage ethnique. C'est le risque avec les chars russes", selon lui.
Le président Nicolas Sarkozy doit se rendre ce mardi en Russie et en Géorgie pour tenter de trouver une issue au conflit. Le chef de l'Etat rencontrera d'abord le président russe Dimitri Medvedev, avant d'aller s'entretenir avec Mikhaïl Saakachvili. A la mi-journée, M. Medvedev a ordonné la fin des opérations militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont "puni" la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-saakachvili-091cf94.html
publié le 12/08/2008 22:11 sur le blog de romandie blog
"La sécurité de nos soldats de la paix a été restaurée. L'agresseur a été puni et a subi des pertes conséquentes. Son armée a été désorganisée", a souligné le président russe.
Toutefois, dans son discours télévisé depuis le Kremlin, il a donné ordre aux soldats de se défendre et d'écraser toute action agressive ou résistance armée de la part des forces géorgiennes.
"S'il reste des poches de résistance ou s'il se produit une quelconque action agressive, vous prendrez les mesures nécessaires pour les détruire", a-t-il dit en direction de son ministre de la Défense.
Peu avant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait estimé que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili devait quitter le pouvoir et exigé que les troupes géorgiennes quittent définitivement l'Ossétie du Sud.
Lavrov a déclaré que le Kremlin ne parlerait pas à Saakachvili et que la meilleure que le président géorgien puisse faire est "de démissionner".
Le président français Nicolas Sarkozy est attendu à Moscou pour négocier une trêve proposée par l'Union européenne dont il est le président en exercice dans le violent conflit qui oppose Moscou et Tbilissi à propos de la région séparatiste d'Ossétie du Sud. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-medvedev-091cf94.html
==================================================================================
PARIS - "C'est une question de survie", déclare le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé au "Monde" daté de mercredi et à France-2, accusant Moscou de vouloir renverser son gouvernement.
"C'est une question de survie. La Géorgie est un pays moderne, qui s'est développé très vite, avec beaucoup d'investissements étrangers, un niveau de violence très bas et avec beaucoup de succès. Soudain, elle apparaît à la télévision comme le Liban ou les Balkans. Nous devons arrêter cette folie".
M. Saakachvili pointe du doigt les Russes, accusés de vouloir "détruire le gouvernement géorgien élu démocratiquement par le peuple, détruire la Géorgie, la démocratie. Quand ils ont compris qu'il était impossible de se débarrasser d'un gouvernement pro-occidental par les moyens classiques, ils ont essayé quelque chose de plus facile pour eux: la force militaire".
"Il y a quelques mois, nous avons gagné les élections avec 60% des votes", rappelle-t-il.
"J'espère que les Russes vont entendre la voix de la France", ajoute M. Saakhachvili qui a signé lundi un cessez-le-feu proposé par les ministres français et finlandais des Affaires étrangères, repoussé par Moscou. "Il faut absolument éviter les vélléités de nettoyage ethnique. C'est le risque avec les chars russes", selon lui.
Le président Nicolas Sarkozy doit se rendre ce mardi en Russie et en Géorgie pour tenter de trouver une issue au conflit. Le chef de l'Etat rencontrera d'abord le président russe Dimitri Medvedev, avant d'aller s'entretenir avec Mikhaïl Saakachvili. A la mi-journée, M. Medvedev a ordonné la fin des opérations militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont "puni" la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-saakachvili-091cf94.html
publié le 12/08/2008 22:11 sur le blog de romandie blog
L'Ukraine prévient qu'elle se réserve le droit d'empêcher la marine russe de revenir à sa base de Crimée
Alors que les 27 des pays européens s'accordent à dire que c'est la Géorgie qui a entamé les premières hostilités en se déclarant en état de guerre, les Ukrainiens prennent position.
Les Etats-Unis depuis l'arrivée de G.W. Bush en Chine pour les JO ne cessent de marteler leur désir de marquer leur présence (morale, religieuse, politique avec les Droits de l'Homme) en Chine. Voilà qu'il revendique à nouveau sa position de dominant auprès de la Russie, en menaçant le président Poutine d'ouvrir éternellement les hostilités avec les américains s'ils ne cessent pas d'attaquer la Géorgie et les enclaves indépendantistes de l'ex-URSS;
KIEV - L'Ukraine a averti dimanche la Russie qu'elle pourrait empêcher les navires de la marine russe de rejoindre leur base de Crimée en raison de leur déploiement devant les côtes géorgiennes.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a fait savoir dimanche dans un communiqué sur son site Internet que ce déploiement pourrait entraîner l'Ukraine dans le conflit et que dans une telle situation, Kiev se réserverait le droit d'empêcher les navires de regagner leur base.
Selon l'agence de presse russe Interfax, des navires russes ont été déployés en Mer Noire pour empêcher tout acheminement d'armes vers la côte de Géorgie dans le cadre du conflit dans la province séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080810/twl-georgie-russie-ossetie-091cf94.html
=================================================================================
Les troupes de la province séparatiste d'Abkhazie placées en état d'alerte
SUKHUMI, Géorgie - Le président de la région séparatiste d'Abkhazie Sergueï Bagapch a signé un décret plaçant les troupes de la région en état d'alerte maximale et mobilisant une partie des réservistes.
Le président a annoncé que les troupes allaient intervenir pour repousser les forces géorgiennes des Gorges de Kodori en Abkhazie, dont la partie nord est la seule zone encore contrôlée par le gouvernement géorgien. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080810/twl-georgie-russie-abkhazie-091cf94.html
==================================================================================
publié le 10/08/2008 13:43 sur le blog de romandie blog
Les Etats-Unis depuis l'arrivée de G.W. Bush en Chine pour les JO ne cessent de marteler leur désir de marquer leur présence (morale, religieuse, politique avec les Droits de l'Homme) en Chine. Voilà qu'il revendique à nouveau sa position de dominant auprès de la Russie, en menaçant le président Poutine d'ouvrir éternellement les hostilités avec les américains s'ils ne cessent pas d'attaquer la Géorgie et les enclaves indépendantistes de l'ex-URSS;
KIEV - L'Ukraine a averti dimanche la Russie qu'elle pourrait empêcher les navires de la marine russe de rejoindre leur base de Crimée en raison de leur déploiement devant les côtes géorgiennes.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a fait savoir dimanche dans un communiqué sur son site Internet que ce déploiement pourrait entraîner l'Ukraine dans le conflit et que dans une telle situation, Kiev se réserverait le droit d'empêcher les navires de regagner leur base.
Selon l'agence de presse russe Interfax, des navires russes ont été déployés en Mer Noire pour empêcher tout acheminement d'armes vers la côte de Géorgie dans le cadre du conflit dans la province séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080810/twl-georgie-russie-ossetie-091cf94.html
=================================================================================
Les troupes de la province séparatiste d'Abkhazie placées en état d'alerte
SUKHUMI, Géorgie - Le président de la région séparatiste d'Abkhazie Sergueï Bagapch a signé un décret plaçant les troupes de la région en état d'alerte maximale et mobilisant une partie des réservistes.
Le président a annoncé que les troupes allaient intervenir pour repousser les forces géorgiennes des Gorges de Kodori en Abkhazie, dont la partie nord est la seule zone encore contrôlée par le gouvernement géorgien. AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080810/twl-georgie-russie-abkhazie-091cf94.html
==================================================================================
publié le 10/08/2008 13:43 sur le blog de romandie blog
Inscription à :
Articles (Atom)