mardi 6 décembre 2011

Plusieurs attentats religieux continuent de perturber la stabilité de la Paix

Ce sont les coptes qui sont la cible d'attentats depuis le 1er novembre 2010 fête de la Toussaint, les menaces planent. Elles ont frappé le jour de la Saint Sylvestre une église copte.

http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2011-01-01-attentat-contre-une-eglise-copte-en-egypte-506197-14-19.html





21 personnes sont mortes et 79 blessées dans un attentat contre une église copte d’Alexandrie. Des centaines de chrétiens ont manifesté leur colère. Le président Moubarak appelle les coptes et les musulmans du pays à l’unité face au terrorisme.
Actualisé à 12h

L’attentat s’est produit vers minuit et demi au moment où les fidèles sortaient à la fin de la messe. Dans un premier temps, les autorités et des témoins ont évoqué l’explosion d’une voiture, stationnée devant l’église des Saints (al-Qiddissine) dans le quartier de Sidi Bechr à Alexandrie.

Après examen des lieux de l’attentat, le ministère égyptien de l’Intérieur a ensuite parlé d’un kamikaze qui se serait fait exploser au milieu des fidèles.

Selon un bilan communiqué ce samedi matin par le ministère égyptien de la santé, 21 personnes sont mortes et 79 ont été blessées.

L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant. Mais tout juste après le drame, des centaines de chrétiens se sont regroupés dans la rue pour manifester leur colère. Des incidents ont ensuite éclaté entre chrétiens et musulmans. Plusieurs voitures ont été incendiées et une mosquée voisine a été endommagée. Huit musulmans ont été blessés. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que des ambulances arrivaient sur les lieux.

La minorité chrétienne cible de violences
La minorité chrétienne d’Egypte représente environ 10% des 79 millions d’habitants du pays et les relations tendues avec la majorité musulmane dégénèrent régulièrement en violences. En novembre, de graves affrontements avaient éclaté au Caire entre des manifestants chrétiens et les forces de la police anti-émeutes à la suite de l’arrêt du chantier d’une église. Deux chrétiens avaient été tués et plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées, tandis que plus de 150 manifestants étaient interpellés.

Pour le spécialiste français des religions Odon Vallet, cet attentat pourrait être l’oeuvre d’une frange extremiste musulmane, minoritaire en Egypte, qui souhaiterait faire fuir les coptes du pays

L’Eglise copte égyptienne a par ailleurs été menacée par Al Qaïda en novembre. L’Etat islamique d’Irak, branche irakienne de la mouvance islamiste armée, accuse l’Eglise égyptienne de détenir contre leur gré des femmes qui se sont converties à l’islam.

Appel à l’unité du président Moubarak
Depuis ces menaces et en vue de l’élection présidentielle qui doit se tenir en septembre, d’importantes mesures de sécurité ont été prises en Egypte afin de protéger les églises, interdisant notamment le stationnement de véhicules devant ces lieux de culte.

Le président égyptien Hosni Moubarak a par ailleurs appelé chrétiens et musulmans d’Egypte à serrer les rangs "pour faire face aux forces du terrorisme".
Il a également ordonné d’accélérer l’enquête pour découvrir qui est derrière l’explosion.

Réactions de l’église catholique
Le pape Benoît XVI a demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens contre les abus et les intolérances religieuses.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, a déclaré pour sa part qu’il "est particulièrement douloureux de voir que des extrémistes se sont attaqués à des fidèles coptes qui assistaient à une messe pour le nouvel an".

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En Géorgie également une attaque a perturbé les relations

Une église chrétienne orthodoxe a été incendiée dimanche soir 2 janvier 2011 à Ordjonikidze, en Ingouchie (république russe voisine de la Tchétchénie, située dans le Nord-Caucase) à l'aide d'une grenade RPG qui a atteint le toit de l'édifice.

Bien que rares, les actes de vandalisme contre les églises des minorités chrétiennes du Nord-Caucase, à majorité musulmane, ont augmenté au cours de l'année écoulée.

http://indignations.org/persecutions/index.php?2010/12/30/140-irak-vague-d-attentats-contre-des-chretiens

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Et c'est au Pakistan que le deuil frappe à nouveau les personnes qui s'intéressent aux questions religieuses.

Le gouverneur du Pendjab a été tué mardi 4 janvier à Islamabad. Salman Taseer a été tué par un de ses gardes, un policier qui appartient au commando d'elite de la police, près de son domicile à Islamabad. Trois jours de deuil national ont été décrétés par le Premier Ministre au Pakistan.

Il était un fervent opposant des lois sur le blasphème religieux

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110104-pakistan-le-gouverneur-pendjab-tue-gardes?ns_campaign=editorial&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_linkname=20110104_pakistan_le_gouverneur_pendjab_tue_gardes&ns_fee=0


Après une année 2010 éprouvante au niveau climatique, le Pakistan connaît de graves problèmes internes qui déstabilisent le gouvernement. Les occidentaux ne sont pas parvenus à apporter les renforts alimentaires nécessaires. De plus le dernier attenat qui a détruit et tué des personnes venues retirer leurs colis n'a fait qu'amplifier le désastre dans les êsprits déjà soumis à rudes épreuves. (il y a eu d'épouvantables inondations et une sécheresse à d'autres endroits. L'ONU avait lancé un appel en déplorant la catastrophe humainitaire que vivait le pays. Dans ce contexte les extrêmites ont repris du service et la population tombe sous leurs sermons autoritaires au travers desquels ils retrouvent la fermeté qui selon manqueraient aux bureaucrates du gouvernement incapables de leur apporter les aides nécessaires. Les réseaux d'extrêmistes islamistes ont fait fonctionner leur chaîne humanitaire pour donner l'impression qu'ils arrivent mieux que les politiciens au pouvoir à juguler les pénuries locales.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110103trib000588318/le-pakistan-au-bord-de-la-crise-politique.html

Le premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani ne dispose plus de la majorité au Parlement depuis le départ de deux de ses ministres et tente de forger à la hâte de nouvelles alliances afin d'éviter d'être renversé par l'opposition politique.
Désormais minoritaire, le Pakistan est au bord de la crise politique. Et son premier ministre, Yousuf Raza Gilani, multiplie les contacts avec les grands partis d'opposition pour tenter de sauver son gouvernement.

Dimanche, le chef du gouvernement pakistanais a perdu l'appui du deuxième parti de sa coalition, le MQM (Muttahida Qaumi Movement), qui était représenté au sein du gouvernement par deux ministres. "Dès le début de la nouvelle année, le gouvernement a relevé les prix du pétrole et du kérosène qui sont insoutenables pour la population déjà sous pression en raison du niveau élevé de ces prix", a indiqué un communiqué du MQM. Et de reprocher au premier ministre son inaction pour essayer de "trouver une solution à ces problèmes", a commenté Faisal Sabzwari, un ministre MQM de la province de Sindh.

Inflation galopante

Conséquence du retrait des deux ministres, le parti de Yousuf Raza Gilani, le PPP (Parti du Peuple pakistanais), ne dispose plus de la majorité au parlement. Le faible crédit dont disposait le PPP se trouve encore un peu plus fragilisé. Durement critiqué entre juillet et septembre lors des inondations qui ont provoqué 1760 morts et 9,5 milliards de dollars de dégâts, le pouvoir pakistanais, en place depuis trois ans, est menacé de déstabilisation par la rébellion islamiste. Sur le front économique, il est confronté à une inflation galopante et dépend beaucoup de l'aide extérieure, ce qui inquiète le Fonds monétaire international (FMI). Tirant parti des difficultés du PPP, le MQM, affirme vouloir défendre la démocratie et combattre les hausses de prix, la mauvaise gouvernance et la corruption qui ont "dépassé toutes les limites", selon les paroles de son coordinateur, Muhammad Anwar.

Le risque à présent est que se forme un front d'opposition capable de déposer une motion de censure conduisant au renversement du gouvernement. Pour éviter une crise politique fatale, Yousuf Raza Gilani , dont le mandat expire en 2013, a entrepris de négocier avec les responsables de l'opposition les conditions du maintien de son gouvernement. Parmi les chefs de file rencontrés, Chaudry Shujaat Hussain, chef de la ligue musulmane Qaid-e-Azam (PML-Q), un parti d'opposition qui dispose de 50 députés sur un total de 342. Pour sa part, l'ancien premier ministre, Nawaz Sharif, qui ne veut trop pas apparaître comme le fossoyeur du gouvernement, a discrètement laissé entendre que des élections anticipées seraient les bienvenues.

Laurent Chemineau - 03/01/2011, 16:59
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C'est dans ce contexte que le président iranien reçoit les dirigeant Chinois et Russes pour leur faire visiter ses installations nucléaires avant de recevoir le groupe occidental USA, Europe, GB, France, Espagne.
Les rapports de force sont sur le point de changer. La Russie et la Chine viennent de finaliser l'accord économique pétrolier. Plusieurs millards de dollars de pétrole sont désormais vendus à la Chine par la Russie après la construction rapide d'un oléoduc acheminant le liquide à travers les steppes eurasiennes. La Chine vient également d'annoncer qu'elle réduit ses exportations de terres rares. Elle est à 97 % la première productrice mondiale de cette matière première utile à tous les pays industrialisés.

publié sur romandie blog le 4/01/2011 22:16

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