jeudi 17 novembre 2011

Dimitri Medvedev ordonne l'arrêt de l'action militaire en Géorgie

MOSCOU - Le président russe Dimitri Medvedev a ordonné mardi la fin de l'action militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont puni la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud.

"La sécurité de nos soldats de la paix a été restaurée. L'agresseur a été puni et a subi des pertes conséquentes. Son armée a été désorganisée", a souligné le président russe.

Toutefois, dans son discours télévisé depuis le Kremlin, il a donné ordre aux soldats de se défendre et d'écraser toute action agressive ou résistance armée de la part des forces géorgiennes.

"S'il reste des poches de résistance ou s'il se produit une quelconque action agressive, vous prendrez les mesures nécessaires pour les détruire", a-t-il dit en direction de son ministre de la Défense.

Peu avant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait estimé que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili devait quitter le pouvoir et exigé que les troupes géorgiennes quittent définitivement l'Ossétie du Sud.

Lavrov a déclaré que le Kremlin ne parlerait pas à Saakachvili et que la meilleure que le président géorgien puisse faire est "de démissionner".

Le président français Nicolas Sarkozy est attendu à Moscou pour négocier une trêve proposée par l'Union européenne dont il est le président en exercice dans le violent conflit qui oppose Moscou et Tbilissi à propos de la région séparatiste d'Ossétie du Sud. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-medvedev-091cf94.html

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PARIS - "C'est une question de survie", déclare le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé au "Monde" daté de mercredi et à France-2, accusant Moscou de vouloir renverser son gouvernement.

"C'est une question de survie. La Géorgie est un pays moderne, qui s'est développé très vite, avec beaucoup d'investissements étrangers, un niveau de violence très bas et avec beaucoup de succès. Soudain, elle apparaît à la télévision comme le Liban ou les Balkans. Nous devons arrêter cette folie".

M. Saakachvili pointe du doigt les Russes, accusés de vouloir "détruire le gouvernement géorgien élu démocratiquement par le peuple, détruire la Géorgie, la démocratie. Quand ils ont compris qu'il était impossible de se débarrasser d'un gouvernement pro-occidental par les moyens classiques, ils ont essayé quelque chose de plus facile pour eux: la force militaire".

"Il y a quelques mois, nous avons gagné les élections avec 60% des votes", rappelle-t-il.

"J'espère que les Russes vont entendre la voix de la France", ajoute M. Saakhachvili qui a signé lundi un cessez-le-feu proposé par les ministres français et finlandais des Affaires étrangères, repoussé par Moscou. "Il faut absolument éviter les vélléités de nettoyage ethnique. C'est le risque avec les chars russes", selon lui.

Le président Nicolas Sarkozy doit se rendre ce mardi en Russie et en Géorgie pour tenter de trouver une issue au conflit. Le chef de l'Etat rencontrera d'abord le président russe Dimitri Medvedev, avant d'aller s'entretenir avec Mikhaïl Saakachvili. A la mi-journée, M. Medvedev a ordonné la fin des opérations militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont "puni" la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-saakachvili-091cf94.html
publié le 12/08/2008 22:11 sur le blog de romandie blog

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