Guantanamo, la promesse non tenue d'Obama
Lundi 7 mars, le président américain a en effet ordonné la levée, après un hiatus de deux ans, de la suspension des procès militaires de détenus soupçonnés de terrorisme et encadré par un décret la détention provisoire illimitée de 47 détenus de Guantanamo – sur les 172 qui y sont encore emprisonnés (article en édition Abonnés). Un membre de l'administration a toutefois assuré que M. Obama reste déterminé à fermer la prison de Guantanamo et à poursuivre les personnes soupçonnées de terrorisme dans les tribunaux fédéraux américains. Comme l'avance le Los Angeles Times, Abd Al-Rahim Al-Nachiri, le cerveau présumé de l'attentat perpétré en 2000 contre un destroyer américain au Yémen, qui a causé la mort de 17 marins, pourrait être le premier détenu de Guantanamo à être jugé devant un tribunal militaire sous l'administration Obama.
UNE PROMESSE NON TENUE
"Obama revient-il sur sa promesse ?", titre le Christian Science Monitor. La presse américaine l'affirme unanimement. Dana Miliband, du Washington Post, ironise sur ce "moment formateur" dans la carrière de Barack Obama. "Il a commencé son mandat présidentiel avec la promesse de fermer Guantanamo d'ici un an. Au bout de quelques mois, il s'est rendu compte que c'était impossible. Et maintenant, il a en fait formalisé la politique pénitentiaire de George W. Bush", commente-t-il. "En un sens, l'annonce de lundi a été une reconnaissance qu'Obama a défini des attentes irréalistement hautes pendant sa campagne et au début de son mandat", résume-t-il. Lapidaire, Fox News érige la volte-face d'Obama en style politique : "Sur Guantanamo, la Libye et le gaz, Obama dit une chose et fait l'inverse."
Cette décision était toutefois "inévitable", tempère le New York Times, après le vote par le Congrès américain en décembre d'une interdiction de transfert des procès sur le territoire américain. "Un acte de lâcheté notoire", qualifie le quotidien, qui précise que cette interdiction rend virtuellement impossible la libération de prisonniers vers des pays tiers. Aussi longtemps que cette interdiction est en vigueur, estime le Time, les détenus resteront à "Gitmo" pour toujours. Et, si l'on en juge par la composition du Congrès, renchérit le New York Times, "il est probable que la prison demeure une balafre sur la conscience de la nation pour des années".
DES AVANCÉES LIMITÉES
Si le Los Angeles Times déplore, dans son éditorial, une décision qui "maintient le statu quo à Guantanamo", l'éditorial du Washington Post y voit quant à lui "à la fois un aveu d'échec et un pas dans la bonne direction". Le décret signé lundi par Obama fournit aux détenus de Guantanamo des protections juridiques significatives pour empêcher une détention injustifiée. Le New York Times salue ainsi des "améliorations", à l'instar du suivi des prisonniers par un panel indépendant, de l'accès à une assistance juridique et de l'interdiction de la torture et des autres formes de traitements inhumains. Certains avocats estiment que certains détenus pourraient ainsi être libérés plus rapidement. Daphne Eviatar, associée au programme Droit et sécurité de Human Rights First estime, pour sa part, dans le Huffington Post, que ces procédures ont "des aspects troublants de la procédure de mise en examen utilisée en Afghanistan".
Si les commissions militaires ont fait l'objet d'améliorations significatives en 2009, comme le note le Washington Post, le Los Angeles Times relativise cette avancée. Dans son éditorial, le quotidien californien estime que "le problème avec les commissions militaires est autant symbolique que substantif. Comme Guantanamo en soi, un procès devant un organe militaire sera perçu comme illégitime dans presque tout le monde entier". "D'un coup de crayon", ajoute Tom Parker d'Amnesty International, "le président Obama a anéanti tout espoir que l'administration remette les Etats-Unis dans le cadre de l'Etat de droit en orientant les cas des détenus de Guantanamo vers les tribunaux fédéraux plutôt que les commissions militaires largement discréditées".
Pour le Washington Post, ces avancées doivent aussi être relativisées en ce sens qu'elles ne devraient s'appliquer qu'aux détenus de Guantanamo et pourraient être remises en cause par un autre président. Le quotidien américain les qualifie ainsi de "demi-mesures" qui "mettent en danger à la fois les libertés civiles et la capacité du pays à mener de façon musclée son combat contre le terrorisme". "Le pays pourrait être beaucoup mieux servi par un cadre juridique permanent autorisant le président à détenir certains terroristes présumés", plaide le quotidien. Mais les organisations des droits de l'homme sont elles soulagées, souligne le New York Times, que le président Obama n'ait pas fait voter une loi en la matière, un décret étant plus facilement abrogeable.
Hélène Sallon
lemonde.fr le 9 mars 2011
publié sur romandie blog le 10/03/2011 21:54
Affichage des articles dont le libellé est Barack Obama. Afficher tous les articles
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mardi 6 décembre 2011
lundi 5 décembre 2011
Morceaux choisis suite à la mise en scène de l'attentat avorté du vol 253
Même la tentative avortée a déclenché une tempête de critiques de la part de la droite républicaine dans l’administration Obama, prétendument laxiste face au terrorisme.
Un communiqué publié mercredi par l’ancien Vice Président Dick Cheney en distille l’expression :« Nous sommes en guerre, et lorsque le Président Obama prétend que nous ne le sommes pas, on est moins en sécurité, a déclaré Cheney. L’ancien vice-président et leader de facto de la “guerre contre le terrorisme” dans l’administration Bush a condamné Obama pour avoir proposé de fermer le camp de détention de Guantanamo et libéré certains de ceux qui étaient détenus par les Cours fédérales ordinaires. Il a également accusé le Président américain d’avoir rejeté les mots “guerre contre le terrorisme” en décrivant les guerres incessantes de Washington à l’étranger et les attaques contre les droits démocratiques dans le pays.
»LIRE L'INTEGRALITE DE LA TRADUCTION DU TEXT DE BILL VAN AUKEN SUR LE SITE REOPEN911 : http://www.reopen911.info/News/2010/01/04/negligence-ou-conspiration/
article original : http://www.wsws.org/articles/2009/may2009/pers-m13.shtml
==========================================
autre morceau choisi : http://www.youtube.com/user/reopen911#p/a/u/0/V_XTh5Gk6c4
Kurt Haskell raconte avoir remarqué Muttallab Muttallab près de la porte d’embarquement, en même temps qu’un autre homme non identifié. Alors que Muttallab était plutôt mal habillé, l’autre, un indien sur la cinquantaine, portait un complet élégant et sans doute coûteux. Haskell l’a distinctement entendu demander aux agents chargés de recueillir les cartes d’embarquement si Muttalab pouvait monter dans l’avion sans passeport. “Le type leur a dit : ‘ il vient du Soudan et on fait ça à chaque fois’ ”. Nous qui ?
Les Haskell supposent que le monsieur élégant cherchait à gagner la clémence pour ce voyageur en le faisant passer pour un réfugié soudanais.
Il ne vous est certainement jamais arrivé de prendre un vol intercontinental sans avoir votre passeport en règle.
[…]il faut nous transporter jusqu’à Milwakee pour trouver d’autres témoins oculaires, comme Patricia “Scotty” Keepman et sa fille, qui ont raconté au journal radio 620 WTMJ un fait tout à fait singulier. Elles racontent que devant elles se trouvait “un homme qui a filmé pendant toute la durée du vol avec son caméscope, y compris la scène de la tentative d’attentat”, explique Patricia.
En plus de Muttallab, nous avons donc déjà deux personnes qui s’intéressaient à ses actions, le persuasif monsieur distingué de type indien, et l’impassible “stakanov” au caméscope. Qui sont-ils ?
Nous savons que Muttallab est aussi passé par l’aéroport de Lagos, avant de s’envoler pour Amsterdam. Des révélations surprenantes nous arrivent du quotidien britannique The Telegraph à propos des caractéristiques de cet aéroport situé dans un pays sujet à des foyers de guerre civile à base religieuse. “L’aéroport de Lagos a obtenu récemment la certification “all clear” de la part de l’” US Transportation Security Administration”, l’administration américaine chargée de la sécurité dans les transports, créée suite aux attentats du 11-Septembre pour améliorer la sécurité des vols de lignes américains.”
Quels sont les autres aéroports “all clear” et ceux qui ne le sont pas ? Et selon quels critères ?“D’un côté, il semble que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ mais pas sur celle des personnes interdites de vols” rappelle Magnus Ranstorp du Centre d’études suédois sur les menaces asymétriques. “Tout ceci ne tient pas debout, car le Département US pour la Sécurité intérieure a d’énormes capacités de traitement des données (“data-mining”). Je ne comprends pas comment il pouvait avoir un visa valide tout en étant sur la liste antiterrorisme ’” a déclaré Ranstorp au journal britannique The Independent. Passons sur le fait que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ et que son père l’ait signalé aux autorités comme une personne dangereuse. Il y aura toujours quelqu’un pour dire que les failles de sécurité ne dérivent pas de choix faits par des organes d’États subversifs, mais simplement de cas d’incompétence, et que le terroriste, même psychologiquement fragile, sait se faufiler au travers des interstices ménagés pas l’incompétence.Peut-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’ont pas ménagé leurs efforts, à commencer par le prix Nobel de la Paix Barack Obama, pour mettre en garde contre tous les enfers et amplifier démesurément cet épisode comme une menace mortelle pour les USA et appelant à des ripostes drastiques.
Le Sénateur néoconservateur Joe Lieberman – candidat en 2000 à la vice-présidence en tandem avec Al Gore – a déclaré à Fox News que les USA devaient bombarder le Yémen sans délai. “L’Irak c’était la guerre du passé, l’Afghanistan celle d’aujourd’hui. Si nous n’agissons pas de manière préventive, le Yémen sera la guerre de demain.” Sa thèse selon laquelle le Yémen est le nouveau refuge d’al-Qaida est devenue instantanément un refrain dans tous les grands médias. Et ce refrain des mass-médias anglo-saxons a été repris sans exception par leurs homologues italiens [et français bien sûr – Ndlr]. Pourquoi le Yémen ? La thèse que donne l’analyste politique Webster Tarpley sur Russia Today est intéressante.
Russia Today : W.Tarpley analyse l’attentat du vol 253http://www.youtube.com/watch?v=4WH9rMsXOHM
Que nous dit Tarpley ? Obama a mis à jour la liste des pays de l’”Axe du Mal”, en direction de l’entité Afghanistan-Pakistan (AfPak), mais aussi de la Somalie et du Yémen. Au Yémen sévit une guerre civile contre le gouvernement central prosaoudite et une guérilla chiite pro-iranienne de la part des Houthi, qui ont été bombardés à plusieurs reprises par les USA. L’objectif de fond est d’alimenter la tension déjà très forte entre l’Iran et l’Arabie Saoudite afin de les affaiblir tous les deux. Tarpley signale que les USA sont en train de réorganiser la “légion arabe” d’al-Qaida (l’entité qui a toujours servi de levier à la CIA) justement au Yémen. C’est l’une des façons de vider le “goulag” caraïbéen de Guantanamo. La nouvelle agence de terroristes se résume à “al-Qaida dans la péninsule arabique”, alias AQAP, une entité composée de boucs-émissaires, de fanatiques et de fous-furieux qui ont promptement revendiqué l’opération de Umar Farouk Abdul Mutallab.
L’objectif à court terme [pour les USA] est multiple : imposer leur domination sur les étroits passages de la Mer Rouge et du Canal de Suez, soulager le dollar qui est au bord du gouffre en stimulant une hausse du prix du baril de pétrole. D’où la première étape : augmenter la tension dans la péninsule arabique. Dans ce contexte, d’après Tarpley, Muttallab est simplement une marionnette des Services secrets utilisée comme une provocation qui devait avoir le maximum d’effets avec le minimum de moyens. Le tout facilité par la perception générale sur al-Qaida qu’aucun rédacteur ou homme politique n’ose remettre en cause en Occident. Sous peine de devoir rouvir la question du 11/9.
Si al-Qaida n’est pas une organisation, alors qu’est-ce que c’est ? On nous dit que c’est une étiquette, une sorte de logo, comme une “franchise du terrorisme international”. Et cela arrange ceux qui l’utilisent, et encore plus ceux qui, en théorie, la combattent.Al-Qaida constitue pour les gouvernements qui affirment être en guerre contre le terrorisme, un ennemi pratique à désigner à l’opinion publique, un alibi idéal pour instrumentaliser des buts internes (lois d’exception toujours plus restrictives, libertés individuelles toujours plus contraintes). Al-Qaida apparait tellement “fonctionnelle ” pour de nombreux gouvernements occidentaux. Si elle n’existait pas, ils auraient tout intérêt à l’inventer et à l’évoquer.
Webster Tarpley est l’auteur, entre autres, du livre paru en francais : La Terreur fabriquée, aux Editions Demi Lune.
SOURCE : reopen911.info le 7 janvier 2010
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Le blog d'Anne Saint Clair l'épouse du directeur du FMI Domique Stauss Khan http://annesinclair.typepad.fr/journal/2010/01/06/index.html
Publié sur romandie blog le 11/01/2010 22:41
Un communiqué publié mercredi par l’ancien Vice Président Dick Cheney en distille l’expression :« Nous sommes en guerre, et lorsque le Président Obama prétend que nous ne le sommes pas, on est moins en sécurité, a déclaré Cheney. L’ancien vice-président et leader de facto de la “guerre contre le terrorisme” dans l’administration Bush a condamné Obama pour avoir proposé de fermer le camp de détention de Guantanamo et libéré certains de ceux qui étaient détenus par les Cours fédérales ordinaires. Il a également accusé le Président américain d’avoir rejeté les mots “guerre contre le terrorisme” en décrivant les guerres incessantes de Washington à l’étranger et les attaques contre les droits démocratiques dans le pays.
»LIRE L'INTEGRALITE DE LA TRADUCTION DU TEXT DE BILL VAN AUKEN SUR LE SITE REOPEN911 : http://www.reopen911.info/News/2010/01/04/negligence-ou-conspiration/
article original : http://www.wsws.org/articles/2009/may2009/pers-m13.shtml
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autre morceau choisi : http://www.youtube.com/user/reopen911#p/a/u/0/V_XTh5Gk6c4
Kurt Haskell raconte avoir remarqué Muttallab Muttallab près de la porte d’embarquement, en même temps qu’un autre homme non identifié. Alors que Muttallab était plutôt mal habillé, l’autre, un indien sur la cinquantaine, portait un complet élégant et sans doute coûteux. Haskell l’a distinctement entendu demander aux agents chargés de recueillir les cartes d’embarquement si Muttalab pouvait monter dans l’avion sans passeport. “Le type leur a dit : ‘ il vient du Soudan et on fait ça à chaque fois’ ”. Nous qui ?
Les Haskell supposent que le monsieur élégant cherchait à gagner la clémence pour ce voyageur en le faisant passer pour un réfugié soudanais.
Il ne vous est certainement jamais arrivé de prendre un vol intercontinental sans avoir votre passeport en règle.
[…]il faut nous transporter jusqu’à Milwakee pour trouver d’autres témoins oculaires, comme Patricia “Scotty” Keepman et sa fille, qui ont raconté au journal radio 620 WTMJ un fait tout à fait singulier. Elles racontent que devant elles se trouvait “un homme qui a filmé pendant toute la durée du vol avec son caméscope, y compris la scène de la tentative d’attentat”, explique Patricia.
En plus de Muttallab, nous avons donc déjà deux personnes qui s’intéressaient à ses actions, le persuasif monsieur distingué de type indien, et l’impassible “stakanov” au caméscope. Qui sont-ils ?
Nous savons que Muttallab est aussi passé par l’aéroport de Lagos, avant de s’envoler pour Amsterdam. Des révélations surprenantes nous arrivent du quotidien britannique The Telegraph à propos des caractéristiques de cet aéroport situé dans un pays sujet à des foyers de guerre civile à base religieuse. “L’aéroport de Lagos a obtenu récemment la certification “all clear” de la part de l’” US Transportation Security Administration”, l’administration américaine chargée de la sécurité dans les transports, créée suite aux attentats du 11-Septembre pour améliorer la sécurité des vols de lignes américains.”
Quels sont les autres aéroports “all clear” et ceux qui ne le sont pas ? Et selon quels critères ?“D’un côté, il semble que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ mais pas sur celle des personnes interdites de vols” rappelle Magnus Ranstorp du Centre d’études suédois sur les menaces asymétriques. “Tout ceci ne tient pas debout, car le Département US pour la Sécurité intérieure a d’énormes capacités de traitement des données (“data-mining”). Je ne comprends pas comment il pouvait avoir un visa valide tout en étant sur la liste antiterrorisme ’” a déclaré Ranstorp au journal britannique The Independent. Passons sur le fait que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ et que son père l’ait signalé aux autorités comme une personne dangereuse. Il y aura toujours quelqu’un pour dire que les failles de sécurité ne dérivent pas de choix faits par des organes d’États subversifs, mais simplement de cas d’incompétence, et que le terroriste, même psychologiquement fragile, sait se faufiler au travers des interstices ménagés pas l’incompétence.Peut-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’ont pas ménagé leurs efforts, à commencer par le prix Nobel de la Paix Barack Obama, pour mettre en garde contre tous les enfers et amplifier démesurément cet épisode comme une menace mortelle pour les USA et appelant à des ripostes drastiques.
Le Sénateur néoconservateur Joe Lieberman – candidat en 2000 à la vice-présidence en tandem avec Al Gore – a déclaré à Fox News que les USA devaient bombarder le Yémen sans délai. “L’Irak c’était la guerre du passé, l’Afghanistan celle d’aujourd’hui. Si nous n’agissons pas de manière préventive, le Yémen sera la guerre de demain.” Sa thèse selon laquelle le Yémen est le nouveau refuge d’al-Qaida est devenue instantanément un refrain dans tous les grands médias. Et ce refrain des mass-médias anglo-saxons a été repris sans exception par leurs homologues italiens [et français bien sûr – Ndlr]. Pourquoi le Yémen ? La thèse que donne l’analyste politique Webster Tarpley sur Russia Today est intéressante.
Russia Today : W.Tarpley analyse l’attentat du vol 253http://www.youtube.com/watch?v=4WH9rMsXOHM
Que nous dit Tarpley ? Obama a mis à jour la liste des pays de l’”Axe du Mal”, en direction de l’entité Afghanistan-Pakistan (AfPak), mais aussi de la Somalie et du Yémen. Au Yémen sévit une guerre civile contre le gouvernement central prosaoudite et une guérilla chiite pro-iranienne de la part des Houthi, qui ont été bombardés à plusieurs reprises par les USA. L’objectif de fond est d’alimenter la tension déjà très forte entre l’Iran et l’Arabie Saoudite afin de les affaiblir tous les deux. Tarpley signale que les USA sont en train de réorganiser la “légion arabe” d’al-Qaida (l’entité qui a toujours servi de levier à la CIA) justement au Yémen. C’est l’une des façons de vider le “goulag” caraïbéen de Guantanamo. La nouvelle agence de terroristes se résume à “al-Qaida dans la péninsule arabique”, alias AQAP, une entité composée de boucs-émissaires, de fanatiques et de fous-furieux qui ont promptement revendiqué l’opération de Umar Farouk Abdul Mutallab.
L’objectif à court terme [pour les USA] est multiple : imposer leur domination sur les étroits passages de la Mer Rouge et du Canal de Suez, soulager le dollar qui est au bord du gouffre en stimulant une hausse du prix du baril de pétrole. D’où la première étape : augmenter la tension dans la péninsule arabique. Dans ce contexte, d’après Tarpley, Muttallab est simplement une marionnette des Services secrets utilisée comme une provocation qui devait avoir le maximum d’effets avec le minimum de moyens. Le tout facilité par la perception générale sur al-Qaida qu’aucun rédacteur ou homme politique n’ose remettre en cause en Occident. Sous peine de devoir rouvir la question du 11/9.
Si al-Qaida n’est pas une organisation, alors qu’est-ce que c’est ? On nous dit que c’est une étiquette, une sorte de logo, comme une “franchise du terrorisme international”. Et cela arrange ceux qui l’utilisent, et encore plus ceux qui, en théorie, la combattent.Al-Qaida constitue pour les gouvernements qui affirment être en guerre contre le terrorisme, un ennemi pratique à désigner à l’opinion publique, un alibi idéal pour instrumentaliser des buts internes (lois d’exception toujours plus restrictives, libertés individuelles toujours plus contraintes). Al-Qaida apparait tellement “fonctionnelle ” pour de nombreux gouvernements occidentaux. Si elle n’existait pas, ils auraient tout intérêt à l’inventer et à l’évoquer.
Webster Tarpley est l’auteur, entre autres, du livre paru en francais : La Terreur fabriquée, aux Editions Demi Lune.
SOURCE : reopen911.info le 7 janvier 2010
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Le blog d'Anne Saint Clair l'épouse du directeur du FMI Domique Stauss Khan http://annesinclair.typepad.fr/journal/2010/01/06/index.html
Publié sur romandie blog le 11/01/2010 22:41
Libellés :
11 septembre 2001,
3ème guerre mondiale,
Al qaëda,
Barack Obama,
Bush,
Dick Cheney,
Guantanom,
reopen911,
vol 253
dimanche 4 décembre 2011
Après le sommet du G8 et la visite papale le président Barack Obama est au Ghana
AP
samedi 11/07/2009 | Mise à jour : 08:15 | .
-->
Après la Russie, le sommet du G-8 en Italie, et une rencontre avec le pape au Vatican, Barack Obama est arrivé au Ghana pour le premier voyage en Afrique subsaharienne de sa présidence.
Son avion s'est posé à Accra vendredi peu après 21h locales. Accueilli à son arrivée au son des tambours et de danses, le chef de la Maison Blanche a rencontré le président John Atta Mills, accompagné d'un groupe de dignitaires.
Le Ghana constitue la dernière étape du voyage d'une semaine qui l'a déjà conduit en Russie et en Italie et sa deuxième visite en Afrique après celle effectuée au Caire début juin. Le président américain doit effectuer samedi une visite hautement symbolique au fort de Cape Coast, un lieu historique de la traite des Noirs, et prononcer un discours devant les parlementaires ghanéens. Il doit également s'entretenir avec son homologue John Atta Mills.
M. Obama est le premier président américain de descendance africaine -son père était kényan- à visiter cette démocratie relativement stable, citée comme un modèle pour l'Afrique. Il a choisi le Ghana "car c'est un exemple admirable de gouvernance démocratique et de société civile vivante", a expliqué Michelle Gavin, une conseillère de la Maison Blanche.
Source : AP -->
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/11/01011-20090711FILWWW00366-barack-obama-au-ghana.php
ces événements se situent avant l'envoi du spam et la divulgation de l'encyclique papale aux chrétiens....
samedi 11/07/2009 | Mise à jour : 08:15 | .
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Après la Russie, le sommet du G-8 en Italie, et une rencontre avec le pape au Vatican, Barack Obama est arrivé au Ghana pour le premier voyage en Afrique subsaharienne de sa présidence.
Son avion s'est posé à Accra vendredi peu après 21h locales. Accueilli à son arrivée au son des tambours et de danses, le chef de la Maison Blanche a rencontré le président John Atta Mills, accompagné d'un groupe de dignitaires.
Le Ghana constitue la dernière étape du voyage d'une semaine qui l'a déjà conduit en Russie et en Italie et sa deuxième visite en Afrique après celle effectuée au Caire début juin. Le président américain doit effectuer samedi une visite hautement symbolique au fort de Cape Coast, un lieu historique de la traite des Noirs, et prononcer un discours devant les parlementaires ghanéens. Il doit également s'entretenir avec son homologue John Atta Mills.
M. Obama est le premier président américain de descendance africaine -son père était kényan- à visiter cette démocratie relativement stable, citée comme un modèle pour l'Afrique. Il a choisi le Ghana "car c'est un exemple admirable de gouvernance démocratique et de société civile vivante", a expliqué Michelle Gavin, une conseillère de la Maison Blanche.
Source : AP -->
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/11/01011-20090711FILWWW00366-barack-obama-au-ghana.php
ces événements se situent avant l'envoi du spam et la divulgation de l'encyclique papale aux chrétiens....
Déplacement du président Barack Obama au Vatican après le sommet du G8 et attentats coordonnées contre la communauté chrétienne d'irak
Après le le sommet du G8 qui s'est déroulé sur les lieux sinistrés par le dévastateur séisme de l'Aquila en Italie, le Président des Etats Unis, Barack Obama a rendu visite au Pape au Vatican, vendredi 10 juillet, après le sommet du G8 à l'Aquila en Italie.
Au même moment le pape Benoit XVI avait dévoilé aux chrétiens le mardi 7 juillet son encyclique Caritas in veritae
1er juillet 2009
Le pape a signé sa troisième encyclique ce 29 juin, fête de saint Pierre et saint Paul.
« La Charité dans la vérité » : Benoît XVI confirme le titre de ce document très attendu, qui sera publié très prochainement, avec une réflexion sur les conditions d’un « développement intégral » et un « progrès durable ».
D’après l’agence Zenit, le pape vise en effet « l’engagement » des baptisés. L’encyclique sera présentée par le cardinal Renato Raffaele Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, ce mardi 7 juillet : malgré le début des vacances d’été, une date stratégique, à la veille du sommet internationale du G 8 qui se tiendra du 8 au 10 juillet 2009 sous présidence italienne à L’Aquila, la cité dévastée par le séisme du 6 avril dernier.
Voici l’aperçu que Benoît XVI a donné de Caritas in veritate :
« En reprenant les thématiques sociales contenues dans Populorum progressio, écrite par le serviteur de Dieu Paul VI en 1967, ce document - qui porte la date d’aujourd’hui, 29 juin, solennité des saints apôtres Pierre et Paul - entend approfondir certains aspects du développement intégral de notre époque, à la lumière de la charité dans la vérité.
[...] Je confie à votre prière cette nouvelle contribution que l’Eglise offre à l’humanité dans son engagement pour un progrès durable, dans le plein respect de la dignité humaine et des réelles exigences de tous. »
Toujours selon Zenit, l’encyclique proposerait donc aussi une anthropologie rappelant les exigences du respect de la dignité humaine. Les thèmes abordés par l’encyclique toucheraient donc à la fois la mondialisation, la sauvegarde de l’environnement, le développement durable, la « finance durable », et les implications économiques et sociales d’un examen de conscience pour revenir à une éthique de la finance et de l’économie, au service de la personne humaine, selon une anthropologie respectueuse de l’identité de l’homme et de la femme.
Première encyclique sociale du pontificat, Caritas in veritate publiée dix-huit ans après la dernière encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, de 1991, c’est-à-dire, comme l’indique le titre, un siècle après l’encyclique de Léon XIII Rerum novarum. Mais Benoît XVI renvoie à Populorum progressio, et reprend dans son allocution de l’angélus ce concept de « progrès » humain authentique dont il a parlé à propos de Paul.
La publication de l’encyclique a été plusieurs fois reportée, en raison de l’impact de la crise économique et financière mondiale, impliquant une réflexion ajustée, et pour des questions de traduction. Le cardinal Bertone avait indiqué : « Le pape ne veut pas répéter des lieux communs de la doctrine sociale de l’Église, mais veut apporter quelques éléments originaux, conformément aux défis de l’époque. »
http://www.generation-benoit16.com/Caritas-in-veritate-Benoit-XVI.html
Le pape a flingué, hier à l’occasion de la prière de l’Angélus, «des inégalités sociales et des injustices structurelles intolérables» en évoquant le récent sommet du G8 de L’Aquila. Fidèle à la doxa catholique, il estime indispensable des «solutions globales» face à des enjeux «dramatiquement urgents». Il faudrait, face à la faim ou l’accroissement des inégalités, «des interventions immédiates obligées» ou une «stratégie coordonnée pour chercher des solutions globales durables», a poursuivi le souverain pontife. Choses qui, visiblement, ont échappé au G8 et son culte des promesses non tenues. Et l’Eglise ? Elle ne dispose pas de «solutions techniques» qu’elle pourrait présenter, mais experte en humanité, elle offre «à tous l’enseignement des Saintes écritures sur la vérité de l’homme», a dit Benoît XVI. Ouf…
http://www.liberation.fr/economie/0101579408-benoit-xvi-tacle-le-g8
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Dimanche en Irak c'est la communauté chrétienne qui a subi des attaques coordonnées (comme le terme de l'encyclique papale).
Renforcement de la sécurité après des attaques coordonnées contre la communauté chrétienne en Irak
Les autorités irakiennes ont interdit lundi la circulation de tous les véhicules dans deux villages à majorité chrétienne et ont renforcé la sécurité autour des églises de Bagdad.
Ces mesures surviennent après les attaques coordonnées dont a été victime, la veille, la communauté chrétienne dont un attentat qui a fait quatre morts et 18 blessés devant une église de la capitale irakienne alors que les fidèles sortaient de la messe dominicale.
Craignant de possibles attentats à la voiture piégée, les autorités ont totalement interdit la circulation à Tilkaif et Hamdaniyah, deux villages à majorité chrétienne situés près de Mossoul dans le nord du pays.
Dimanche soir, trois chrétiens et un musulman ont été tués dans l'explosion d'une bombe à la sortie d'une messe à 19h00 locales dans une église située sur la rue Palestine, dans l'est de Bagdad. L'attentat a également fait 18 blessés.
A Kirkouk (nord), des hommes armés ont abattu Aziz Rizqo Nisan, un responsable provincial chrétien, alors qu'il sortait de son domicile, selon la police.
Auparavant, deux bombes installées dans une église de l'ouest de Bagdad avaient explosé à 0h00, causant des dégâts mais pas de blessés. Trois bombes ont également explosé à proximité d'autres églises de Bagdad à environ 16h30, faisant huit blessés.
La communauté chrétienne d'Irak, minoritaire face aux musulmans chiites et sunnites, est souvent prise pour cible par les mouvements radicaux islamiques. Nombre de ses membres ont fui le pays. AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-irak-chretiens-violences-1def439.html
Au même moment le pape Benoit XVI avait dévoilé aux chrétiens le mardi 7 juillet son encyclique Caritas in veritae
1er juillet 2009
Le pape a signé sa troisième encyclique ce 29 juin, fête de saint Pierre et saint Paul.
« La Charité dans la vérité » : Benoît XVI confirme le titre de ce document très attendu, qui sera publié très prochainement, avec une réflexion sur les conditions d’un « développement intégral » et un « progrès durable ».
D’après l’agence Zenit, le pape vise en effet « l’engagement » des baptisés. L’encyclique sera présentée par le cardinal Renato Raffaele Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, ce mardi 7 juillet : malgré le début des vacances d’été, une date stratégique, à la veille du sommet internationale du G 8 qui se tiendra du 8 au 10 juillet 2009 sous présidence italienne à L’Aquila, la cité dévastée par le séisme du 6 avril dernier.
Voici l’aperçu que Benoît XVI a donné de Caritas in veritate :
« En reprenant les thématiques sociales contenues dans Populorum progressio, écrite par le serviteur de Dieu Paul VI en 1967, ce document - qui porte la date d’aujourd’hui, 29 juin, solennité des saints apôtres Pierre et Paul - entend approfondir certains aspects du développement intégral de notre époque, à la lumière de la charité dans la vérité.
[...] Je confie à votre prière cette nouvelle contribution que l’Eglise offre à l’humanité dans son engagement pour un progrès durable, dans le plein respect de la dignité humaine et des réelles exigences de tous. »
Toujours selon Zenit, l’encyclique proposerait donc aussi une anthropologie rappelant les exigences du respect de la dignité humaine. Les thèmes abordés par l’encyclique toucheraient donc à la fois la mondialisation, la sauvegarde de l’environnement, le développement durable, la « finance durable », et les implications économiques et sociales d’un examen de conscience pour revenir à une éthique de la finance et de l’économie, au service de la personne humaine, selon une anthropologie respectueuse de l’identité de l’homme et de la femme.
Première encyclique sociale du pontificat, Caritas in veritate publiée dix-huit ans après la dernière encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, de 1991, c’est-à-dire, comme l’indique le titre, un siècle après l’encyclique de Léon XIII Rerum novarum. Mais Benoît XVI renvoie à Populorum progressio, et reprend dans son allocution de l’angélus ce concept de « progrès » humain authentique dont il a parlé à propos de Paul.
La publication de l’encyclique a été plusieurs fois reportée, en raison de l’impact de la crise économique et financière mondiale, impliquant une réflexion ajustée, et pour des questions de traduction. Le cardinal Bertone avait indiqué : « Le pape ne veut pas répéter des lieux communs de la doctrine sociale de l’Église, mais veut apporter quelques éléments originaux, conformément aux défis de l’époque. »
http://www.generation-benoit16.com/Caritas-in-veritate-Benoit-XVI.html
Le pape a flingué, hier à l’occasion de la prière de l’Angélus, «des inégalités sociales et des injustices structurelles intolérables» en évoquant le récent sommet du G8 de L’Aquila. Fidèle à la doxa catholique, il estime indispensable des «solutions globales» face à des enjeux «dramatiquement urgents». Il faudrait, face à la faim ou l’accroissement des inégalités, «des interventions immédiates obligées» ou une «stratégie coordonnée pour chercher des solutions globales durables», a poursuivi le souverain pontife. Choses qui, visiblement, ont échappé au G8 et son culte des promesses non tenues. Et l’Eglise ? Elle ne dispose pas de «solutions techniques» qu’elle pourrait présenter, mais experte en humanité, elle offre «à tous l’enseignement des Saintes écritures sur la vérité de l’homme», a dit Benoît XVI. Ouf…
http://www.liberation.fr/economie/0101579408-benoit-xvi-tacle-le-g8
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Dimanche en Irak c'est la communauté chrétienne qui a subi des attaques coordonnées (comme le terme de l'encyclique papale).
Renforcement de la sécurité après des attaques coordonnées contre la communauté chrétienne en Irak
Les autorités irakiennes ont interdit lundi la circulation de tous les véhicules dans deux villages à majorité chrétienne et ont renforcé la sécurité autour des églises de Bagdad.
Ces mesures surviennent après les attaques coordonnées dont a été victime, la veille, la communauté chrétienne dont un attentat qui a fait quatre morts et 18 blessés devant une église de la capitale irakienne alors que les fidèles sortaient de la messe dominicale.
Craignant de possibles attentats à la voiture piégée, les autorités ont totalement interdit la circulation à Tilkaif et Hamdaniyah, deux villages à majorité chrétienne situés près de Mossoul dans le nord du pays.
Dimanche soir, trois chrétiens et un musulman ont été tués dans l'explosion d'une bombe à la sortie d'une messe à 19h00 locales dans une église située sur la rue Palestine, dans l'est de Bagdad. L'attentat a également fait 18 blessés.
A Kirkouk (nord), des hommes armés ont abattu Aziz Rizqo Nisan, un responsable provincial chrétien, alors qu'il sortait de son domicile, selon la police.
Auparavant, deux bombes installées dans une église de l'ouest de Bagdad avaient explosé à 0h00, causant des dégâts mais pas de blessés. Trois bombes ont également explosé à proximité d'autres églises de Bagdad à environ 16h30, faisant huit blessés.
La communauté chrétienne d'Irak, minoritaire face aux musulmans chiites et sunnites, est souvent prise pour cible par les mouvements radicaux islamiques. Nombre de ses membres ont fui le pays. AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-irak-chretiens-violences-1def439.html
Libellés :
attentas coordonnés,
Barack Obama,
communauté chrétienne Irak,
G8
samedi 3 décembre 2011
Obama et le guêpier pakistanais,
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2736
sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation
par Eric Margolis
19 mai 2009
En quelques phrases sèches, Eric Margolis résume la situation, décrit les forces en présence et clarifie les enjeux. Embourbés dans une guerre ingagnable en Afghanistan, les USA qui bombardent déjà régulièrement le Pakistan ont poussé Islamabad à attaquer les pachtounes des zones tribales, au risque de faire voler en éclat la
stabilité du pays et d’embraser la région tout entière. « Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple, » avertit Margolis qui connaît bien la région et les pachtounes pour les avoir côtoyés de
près lors de la guerre contre les soviétiques.
Par Eric Margolis, Winnipeg Sun, 17 mai 2009
Le Pakistan a finalement cédé la semaine dernière aux demandes irritées de Washington, et a envoyé ses troupes contre la rébellion des tribus pachtounes des Provinces de la Frontière du Nord-Ouest - que l’occident dénomme à tort les « talibans ».
L’administration Obama avait menacé de mettre fin aux versements annuels de 2 milliards de dollars que reçoivent les dirigeants politiques et militaires du Pakistan en faillite et de bloquer 6,5 milliards d’aides futures, à moins qu’Islamabad n’envoie ses soldats dans les turbulentes zones tribales du Pakistan qui sont situées le long de la frontière afghane.
Cela s’est conclut par un bain de sang : quelques 1 000 « terroristes » tués (comprendre : la plupart sont des civils) et 1,2 millions de personnes - la plus grande partie de la population de la vallée de Swat - sont devenues des réfugiés.
Les forces armées pakistanaises instrumentalisées par les États-Unis ont remporté une brillante victoire contre leur propre peuple. Cela n’avait malheureusement pas été le cas lors des guerres contre l’Inde.
Bombarder des civils est cependant beaucoup moins dangereux et plus rentable.
Washington, profondément déçu d’être incapable de pacifier les tribus pachtounes de l’Afghanistan (alias les talibans), a commencé à s’en prendre au Pakistan, tentant de venir à bout de la résistance pachtoune dans les deux pays. Les drones de la CIA ont déjà tué plus de 700 pachtounes pakistanais. Selon les médias, seuls 6% étaient des militants, et le reste des civils.
Les pachtounes, également improprement appelés pathans, forment la plus nombreuse des populations tribales. Quinze millions d’entre-eux vivent en Afghanistan, constituant la moitié de sa population. Vingt-six millions vivent au delà de la frontière du Pakistan. La Grande-Bretagne impérialiste a divisé les pachtounes par une frontière
artificielle, la ligne Durand (qui forme aujourd’hui la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan). Les pachtounes rejettent cette frontière.
De nombreuses tribus pachtounes ont accepté de rejoindre le Pakistan en 1947, à condition que leur patrie soit autonome et libre de troupes gouvernementales. Les pashtounes de la vallée Swat n’ont rejoint le Pakistan qu’en 1969.
Lorsque les pachtounes du Pakistan ont accru leur aide à la résistance des pachtounes d’Afghanistan, les USA ont débuté leurs attaques de drones. Washington a contraint Islamabad à violer sa propre constitution en envoyant des troupes dans les terres pachtounes. Avec pour résultat l’actuelle explosion de colère des pachtounes.
J’ai vu les pachtounes faire la guerre et je peux témoigner de leur légendaire courage, de leur sens aigu de l’honneur et de leur détermination. Ils sont aussi extrêmement querelleurs, batailleurs et irritables.
On apprend vite à ne jamais menacer un Pachtoune ou à lui poser des ultimatums. Ce sont les guerriers montagnards qui ont défié les États-Unis en refusant de livrer Osama bin Laden, car il était un héros de
la guerre anti-soviétique et était leur invité. L’ancien code de « Pachtunwali » guide toujours leurs actions : ne pas attaquer les pachtounes, ne pas tricher avec eux, ne pas causer leur déshonneur. Pour les pachtounes, la vengeance est sacrée.
Aujourd’hui, les politiques de Washington et les récentes atrocités de la vallée de Swat menacent de déclencher le pire cauchemar du Pakistan, au second rang après une invasion indienne : que ses 26 millions de Pachtounes fassent sécession et rejoignent les pachtounes d’Afghanistan pour former un état indépendant, le Pachtounistan.
Cela ferait éclater le Pakistan, inciterait probablement les farouches tribus balouches à tenter de faire sécession et pourrait tenter la puissante Inde d’intervenir militairement, au risque d’une guerre nucléaire avec le Pakistan assiégé.
Les pachtounes des zones tribales n’ont ni l’intention ni la capacité de se répandre dans d’autres provinces du Pakistan, le Punjab, le Sindh et le Baluchistan. Ils veulent seulement qu’on les laisse tranquilles. Les craintes d’une prise du pouvoir des talibans au Pakistan ne sont que pure propagande.
Les pakistanais ont rejeté à maintes reprises les partis islamiques militants. Nombreux sont ceux qui ont peu d’amour pour les Pachtounes, qu’ils considèrent comme de rustiques montagnards qu’il vaut mieux éviter.
L’arsenal nucléaire du Pakistan, bien gardé, ne représente pas nom plus un danger - du moins pas encore. Les craintes au sujet des armes nucléaires pakistanaises proviennent des mêmes fabricants de preuves - ayant un agenda secret - que ceux qui nous ont sorti les fausses armes de Saddam Hussein.
Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple. Le Pakistan pourrait finir comme l’Irak occupé, divisé en trois parties et impuissant.
Si cela continue, les soldats pakistanais patriotes pourraient à un moment se rebeller et abattre les généraux corrompus et les politiciens qui émargent à Washington.
Tout aussi inquiétant, un soulèvement de pauvres se répandant à travers le Pakistan - lui aussi dénommé à tort « taliban » - porte la menace d’une rébellion radicale rappelant celle des rebelles naxalites de l’Inde.
Comme en Irak, ce sont une profonde ignorance et l’arrogance militariste qui conduisent la politique des États-Unis en Afghanistan. Les gens d’Obama ne comprennent pas ce vers quoi ils se dirigent en « Af-Pak ». Je peux le leur dire : un triste désastre que nous regretterons longtemps.
Publication originale Winnipeg Sun, traduction Contre Info
_______________________________
http://fr.news.yahoo.com/4/20090519/twl-pakistan-usa-aide-41953f5.html
Washington débloque 110 millions de dollars pour le Pakistan
Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu'ils débloqueraient une aide de 110 millions de dollars (80 millions d'euros) au Pakistan pour la prise en charge des centaines de milliers de réfugiés qui ont fui les combats dans la vallée de Swat.
"Fournir cette assistance est non seulement la chose à faire, mais nous croyons que c'est également essentiel à la sécurité globale et à la sécurité des Etats-Unis", a déclaré la secrétaire américaine d'Etat, Hillary Clinton.
"Nous sommes prêts à en faire davantage si la situation l'exige", a-t-elle ajouté.
Environ 15.000 militaires pakistanais affrontent depuis le début du mois quelque 5.000 combattants islamistes dans la vallée de Swat, située à 130 km au nord-ouest d'Islamabad.
Les combats ont déplacé plus de 1,4 million de personnes, selon un bilan avancé lundi par les Nations unies, qui s'ajoutent aux 550.000 réfugiés de l'intérieur chassés par de précédents affrontements.
Hillary Clinton a par ailleurs taxé d'"incohérente" la politique pakistanaise de Washington depuis au moins 30 ans, déplorant que les Etats-Unis, après avoir armé les Moudjahidine afghans avec l'appui d'Islamabad pendant l'occupation soviétique dans les années 1980, aient au final abandonné ces deux pays à leur sort jusqu'aux attentats du 11-Septembre, ourdis en Afghanistan par Al Qaïda.
Arshad Mohammed, version française Guy Kerivel et Henri-Pierre André
==========================================================================
Ce n'est que la continuité de l'hégémonisme militaire qui se répand dans le but de tester les nouvelles merveilles de technologie.
En lisant entre les lignes il n'est pas difficile de comprendre que la guerre est contre la pauvreté et la misère, un peu les mêmes termes entendus avant la dernière attaque meurtrière en Palestine... les tribus chiites et sunnites s'étaient elles même autorisées sournoisement ces massacres sous de faux prétextes.
[quote]Ce sont les guerriers montagnards qui ont défié les États-Unis en refusant de livrer Osama bin Laden, car il était un héros de la guerre anti-soviétique et était leur invité[/quote]
[quote]Les pachtounes des zones tribales n’ont ni l’intention ni la capacité de se répandre dans d’autres provinces du Pakistan, le Punjab, le Sindh et le Baluchistan. Ils veulent seulement qu’on les laisse tranquilles. Les craintes d’une prise du pouvoir des talibans au Pakistan ne sont que pure propagande.
Les pakistanais ont rejeté à maintes reprises les partis islamiques militants. Nombreux sont ceux qui ont peu d’amour pour les Pachtounes, qu’ils considèrent comme de rustiques montagnards qu’il vaut mieux éviter.[/quote]
moralité : pour éviter de subir les attaques ne pas être pour la vie simple montagnarde et contre la technologie ou la technologie viendra t'anéantir...(au passage un HS : c'est un des griefs reproché à Julien Coupat, cela m'a immédiatement interpellé)
mais quand plus aucune misère ne sera sur terre serons-nous tous devenus des robocops ?
Enfin c'est en entendant que la France augmentera de 1 milliard ses dépenses militaires en 2010 pour passer à 7 selon le ministre des armées et en lisant que le budget américain est sur la même ligne puis ceci... à mon avis avant 2050 nous serons tous des merveilles de technologies qui pourraient bien finir par s'entretuer par orgueil technologique. Que les belles utopies de cette fin de 20 ème siècle seront envolées Max Havelaar, et autres systèmes d'économie solidaire. Mais pourquoi Obama n'a-t'il jamais évoqué cette issue solidaire avec les tribus pachtounes plutôt que de donner des milliards à l'industrie militaire pakistanaise ? Yes we can or not ?
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par Eric Margolis
19 mai 2009
En quelques phrases sèches, Eric Margolis résume la situation, décrit les forces en présence et clarifie les enjeux. Embourbés dans une guerre ingagnable en Afghanistan, les USA qui bombardent déjà régulièrement le Pakistan ont poussé Islamabad à attaquer les pachtounes des zones tribales, au risque de faire voler en éclat la
stabilité du pays et d’embraser la région tout entière. « Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple, » avertit Margolis qui connaît bien la région et les pachtounes pour les avoir côtoyés de
près lors de la guerre contre les soviétiques.
Par Eric Margolis, Winnipeg Sun, 17 mai 2009
Le Pakistan a finalement cédé la semaine dernière aux demandes irritées de Washington, et a envoyé ses troupes contre la rébellion des tribus pachtounes des Provinces de la Frontière du Nord-Ouest - que l’occident dénomme à tort les « talibans ».
L’administration Obama avait menacé de mettre fin aux versements annuels de 2 milliards de dollars que reçoivent les dirigeants politiques et militaires du Pakistan en faillite et de bloquer 6,5 milliards d’aides futures, à moins qu’Islamabad n’envoie ses soldats dans les turbulentes zones tribales du Pakistan qui sont situées le long de la frontière afghane.
Cela s’est conclut par un bain de sang : quelques 1 000 « terroristes » tués (comprendre : la plupart sont des civils) et 1,2 millions de personnes - la plus grande partie de la population de la vallée de Swat - sont devenues des réfugiés.
Les forces armées pakistanaises instrumentalisées par les États-Unis ont remporté une brillante victoire contre leur propre peuple. Cela n’avait malheureusement pas été le cas lors des guerres contre l’Inde.
Bombarder des civils est cependant beaucoup moins dangereux et plus rentable.
Washington, profondément déçu d’être incapable de pacifier les tribus pachtounes de l’Afghanistan (alias les talibans), a commencé à s’en prendre au Pakistan, tentant de venir à bout de la résistance pachtoune dans les deux pays. Les drones de la CIA ont déjà tué plus de 700 pachtounes pakistanais. Selon les médias, seuls 6% étaient des militants, et le reste des civils.
Les pachtounes, également improprement appelés pathans, forment la plus nombreuse des populations tribales. Quinze millions d’entre-eux vivent en Afghanistan, constituant la moitié de sa population. Vingt-six millions vivent au delà de la frontière du Pakistan. La Grande-Bretagne impérialiste a divisé les pachtounes par une frontière
artificielle, la ligne Durand (qui forme aujourd’hui la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan). Les pachtounes rejettent cette frontière.
De nombreuses tribus pachtounes ont accepté de rejoindre le Pakistan en 1947, à condition que leur patrie soit autonome et libre de troupes gouvernementales. Les pashtounes de la vallée Swat n’ont rejoint le Pakistan qu’en 1969.
Lorsque les pachtounes du Pakistan ont accru leur aide à la résistance des pachtounes d’Afghanistan, les USA ont débuté leurs attaques de drones. Washington a contraint Islamabad à violer sa propre constitution en envoyant des troupes dans les terres pachtounes. Avec pour résultat l’actuelle explosion de colère des pachtounes.
J’ai vu les pachtounes faire la guerre et je peux témoigner de leur légendaire courage, de leur sens aigu de l’honneur et de leur détermination. Ils sont aussi extrêmement querelleurs, batailleurs et irritables.
On apprend vite à ne jamais menacer un Pachtoune ou à lui poser des ultimatums. Ce sont les guerriers montagnards qui ont défié les États-Unis en refusant de livrer Osama bin Laden, car il était un héros de
la guerre anti-soviétique et était leur invité. L’ancien code de « Pachtunwali » guide toujours leurs actions : ne pas attaquer les pachtounes, ne pas tricher avec eux, ne pas causer leur déshonneur. Pour les pachtounes, la vengeance est sacrée.
Aujourd’hui, les politiques de Washington et les récentes atrocités de la vallée de Swat menacent de déclencher le pire cauchemar du Pakistan, au second rang après une invasion indienne : que ses 26 millions de Pachtounes fassent sécession et rejoignent les pachtounes d’Afghanistan pour former un état indépendant, le Pachtounistan.
Cela ferait éclater le Pakistan, inciterait probablement les farouches tribus balouches à tenter de faire sécession et pourrait tenter la puissante Inde d’intervenir militairement, au risque d’une guerre nucléaire avec le Pakistan assiégé.
Les pachtounes des zones tribales n’ont ni l’intention ni la capacité de se répandre dans d’autres provinces du Pakistan, le Punjab, le Sindh et le Baluchistan. Ils veulent seulement qu’on les laisse tranquilles. Les craintes d’une prise du pouvoir des talibans au Pakistan ne sont que pure propagande.
Les pakistanais ont rejeté à maintes reprises les partis islamiques militants. Nombreux sont ceux qui ont peu d’amour pour les Pachtounes, qu’ils considèrent comme de rustiques montagnards qu’il vaut mieux éviter.
L’arsenal nucléaire du Pakistan, bien gardé, ne représente pas nom plus un danger - du moins pas encore. Les craintes au sujet des armes nucléaires pakistanaises proviennent des mêmes fabricants de preuves - ayant un agenda secret - que ceux qui nous ont sorti les fausses armes de Saddam Hussein.
Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple. Le Pakistan pourrait finir comme l’Irak occupé, divisé en trois parties et impuissant.
Si cela continue, les soldats pakistanais patriotes pourraient à un moment se rebeller et abattre les généraux corrompus et les politiciens qui émargent à Washington.
Tout aussi inquiétant, un soulèvement de pauvres se répandant à travers le Pakistan - lui aussi dénommé à tort « taliban » - porte la menace d’une rébellion radicale rappelant celle des rebelles naxalites de l’Inde.
Comme en Irak, ce sont une profonde ignorance et l’arrogance militariste qui conduisent la politique des États-Unis en Afghanistan. Les gens d’Obama ne comprennent pas ce vers quoi ils se dirigent en « Af-Pak ». Je peux le leur dire : un triste désastre que nous regretterons longtemps.
Publication originale Winnipeg Sun, traduction Contre Info
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http://fr.news.yahoo.com/4/20090519/twl-pakistan-usa-aide-41953f5.html
Washington débloque 110 millions de dollars pour le Pakistan
Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu'ils débloqueraient une aide de 110 millions de dollars (80 millions d'euros) au Pakistan pour la prise en charge des centaines de milliers de réfugiés qui ont fui les combats dans la vallée de Swat.
"Fournir cette assistance est non seulement la chose à faire, mais nous croyons que c'est également essentiel à la sécurité globale et à la sécurité des Etats-Unis", a déclaré la secrétaire américaine d'Etat, Hillary Clinton.
"Nous sommes prêts à en faire davantage si la situation l'exige", a-t-elle ajouté.
Environ 15.000 militaires pakistanais affrontent depuis le début du mois quelque 5.000 combattants islamistes dans la vallée de Swat, située à 130 km au nord-ouest d'Islamabad.
Les combats ont déplacé plus de 1,4 million de personnes, selon un bilan avancé lundi par les Nations unies, qui s'ajoutent aux 550.000 réfugiés de l'intérieur chassés par de précédents affrontements.
Hillary Clinton a par ailleurs taxé d'"incohérente" la politique pakistanaise de Washington depuis au moins 30 ans, déplorant que les Etats-Unis, après avoir armé les Moudjahidine afghans avec l'appui d'Islamabad pendant l'occupation soviétique dans les années 1980, aient au final abandonné ces deux pays à leur sort jusqu'aux attentats du 11-Septembre, ourdis en Afghanistan par Al Qaïda.
Arshad Mohammed, version française Guy Kerivel et Henri-Pierre André
==========================================================================
Ce n'est que la continuité de l'hégémonisme militaire qui se répand dans le but de tester les nouvelles merveilles de technologie.
En lisant entre les lignes il n'est pas difficile de comprendre que la guerre est contre la pauvreté et la misère, un peu les mêmes termes entendus avant la dernière attaque meurtrière en Palestine... les tribus chiites et sunnites s'étaient elles même autorisées sournoisement ces massacres sous de faux prétextes.
[quote]Ce sont les guerriers montagnards qui ont défié les États-Unis en refusant de livrer Osama bin Laden, car il était un héros de la guerre anti-soviétique et était leur invité[/quote]
[quote]Les pachtounes des zones tribales n’ont ni l’intention ni la capacité de se répandre dans d’autres provinces du Pakistan, le Punjab, le Sindh et le Baluchistan. Ils veulent seulement qu’on les laisse tranquilles. Les craintes d’une prise du pouvoir des talibans au Pakistan ne sont que pure propagande.
Les pakistanais ont rejeté à maintes reprises les partis islamiques militants. Nombreux sont ceux qui ont peu d’amour pour les Pachtounes, qu’ils considèrent comme de rustiques montagnards qu’il vaut mieux éviter.[/quote]
moralité : pour éviter de subir les attaques ne pas être pour la vie simple montagnarde et contre la technologie ou la technologie viendra t'anéantir...(au passage un HS : c'est un des griefs reproché à Julien Coupat, cela m'a immédiatement interpellé)
mais quand plus aucune misère ne sera sur terre serons-nous tous devenus des robocops ?
Enfin c'est en entendant que la France augmentera de 1 milliard ses dépenses militaires en 2010 pour passer à 7 selon le ministre des armées et en lisant que le budget américain est sur la même ligne puis ceci... à mon avis avant 2050 nous serons tous des merveilles de technologies qui pourraient bien finir par s'entretuer par orgueil technologique. Que les belles utopies de cette fin de 20 ème siècle seront envolées Max Havelaar, et autres systèmes d'économie solidaire. Mais pourquoi Obama n'a-t'il jamais évoqué cette issue solidaire avec les tribus pachtounes plutôt que de donner des milliards à l'industrie militaire pakistanaise ? Yes we can or not ?
dimanche 27 novembre 2011
Le discours de Barack Obama à Chicago après son élection
Voici la traduction du premier discours prononcé par Barack Obama après sa victoire à la présidentielle américaine ce mardi 4 novembre 2008.
Hello, Chicago.
S'il y a quelque part quelqu'un qui doute encore qu'en Amérique tout est possible, qui se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit encore à notre époque, qui s'interroge encore sur la force de notre démocratie, ce soir, voici votre réponse.
C'est la réponse donnée par les files d'attentes qui se sont allongées devant les écoles et les églises dans des proportions que ce pays n'avait jamais vues, par des gens qui ont attendu trois ou quatre heures, souvent pour la première fois de leur vie, parce qu'ils pensaient que cette fois devait être différente, et que leur voix pouvait faire cette différence.
C'est la réponse donnée par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens (natifs), les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides. Des Américains qui ont envoyé au monde un message: nous n'avons jamais été une simple juxtaposition d'individus ou une juxtaposition d'Etats rouges et d'Etats bleus (Etats républicains et Etats démocrates, ndlr).
Nous sommes, et nous serons toujours, les Etats-Unis d'Amérique.
C'est la réponse qui a conduit ceux à qui l'on a si longtemps dit d'être cyniques, d'avoir peur et de douter de ce que nous pouvons accomplir, à prendre dans leurs mains l'arc de l'histoire et à le bander une fois encore dans l'espoir d'un jour meilleur.
Cela aura pris beaucoup de temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait en cette date, dans cette élection, à ce moment décisif, le changement est arrivé en Amérique.
Un peu plus tôt ce soir, j'ai reçu un appel d'une extraordinaire bienveillance du sénateur McCain.
Le sénateur McCain s'est battu longtemps et de toutes ses forces dans cette campagne. Et il s'est battu encore plus longtemps et avec encore plus de force pour le pays qu'il aime. Pour l'Amérique, il a enduré des sacrifices que la plupart d'entre nous ne pouvons même pas essayer d'imaginer. Nous nous portons mieux grâce au service de ce dirigeant courageux et désintéressé.
Je le félicite; je félicite la gouverneuse Palin pour tout ce qu'ils ont accompli. Et j'ai hâte de travailler avec eux pour renouveler la promesse de cette nation dans les mois à venir.
Je veux remercier mon compagnon dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec tout son coeur, qui a parlé pour les hommes et les femmes avec lesquels il a grandi dans les rues de Scranton et avec lesquels il est rentré en train chez lui dans le Delaware: le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden.
Et je ne me trouverais pas ici sans le soutien sans faille de celle qui a été ma meilleure amie pendant ces 16 dernières années, le roc de notre famille, l'amour de ma vie, la future Première Dame de ce pays: Michelle Obama.
Sasha et Malia, je vous aime toutes les deux plus que vous ne pouvez l'imaginer. Et vous avez gagné le nouveau chiot qui va venir avec nous à la nouvelle Maison Blanche.
Et bien qu'elle ne soit plus avec nous, je sais que ma grand-mère nous regarde, tout comme la famille qui a fait de moi celui que je suis. Ils me manquent ce soir. Je sais que j'ai envers eux une dette incommensurable.
A ma soeur Maya, ma soeur Alma, tous mes autres frères et soeurs, merci si fort pour tout votre soutien. Je leur suis reconnaissant.
A mon directeur de campagne, David Plouffe, le héros méconnu de cette campagne, qui a bâti la meilleure, la meilleure campagne politique, je pense, de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique.
A mon directeur de la stratégie David Axelrod, qui a été un partenaire pour moi à chaque étape.
A la meilleure équipe de campagne jamais réunie de l'histoire de la politique. Vous avez rendu cela possible et je vous suis à jamais reconnaissant pour ce que vous avez sacrifié afin de l'accomplir.
Mais par-dessus tout, je n'oublierai jamais à qui cette victoire appartient réellement. Elle vous appartient. Elle vous appartient.
Je n'ai jamais été le candidat le plus probable pour ce poste. Nous n'avons pas commencé avec beaucoup d'argent ni beaucoup de soutiens. Notre campagne n'est pas née dans les couloirs de Washington. Elle a commencé dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salons de Concord et sous les porches de Charleston. Elle a été bâtie par des travailleurs et des travailleuses qui ont puisé dans le peu d'économies qu'ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars à la cause.
Elle a tiré sa force des jeunes qui ont rejeté le mythe de l'apathie de leur génération, qui ont quitté leur maison et leur famille pour des emplois qui payaient peu et offraient encore moins de repos.
Elle a tiré sa force des gens moins jeunes qui ont bravé la morsure du froid et la chaleur torride pour frapper aux portes de parfaits étrangers; et (elle a tiré sa force, ndlr) de millions d'Américains bénévoles qui se sont organisés et ont démontré que plus de deux siècles après, un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple n'a pas disparu de la surface de la Terre.
C'est votre victoire.
Et je sais que vous ne l'avez pas fait juste pour gagner une élection. Et je sais que vous ne l'avez pas fait pour moi.
Vous l'avez fait parce que vous comprenez l'ampleur de la tâche qui nous attend. Car même tandis que nous faisons la fête ce soir, nous savons que les défis qui nous attendent demain sont les plus grands de notre vie: deux guerres, une planète en danger, la pire crise financière depuis un siècle.
Tandis que nous sommes ici ce soir, nous savons que des Américains courageux se réveillent dans les déserts d'Irak et les montagnes d'Afghanistan pour risquer leur vie pour nous.
Il y a des mères et des pères qui resteront éveillés dans leur lit une fois les enfants endormis, à se demander comment ils vont rembourser le crédit de la maison, payer le médecin ou mettre assez de côté pour l'éducation supérieure de leurs enfants.
Il y a de nouvelles énergies à maîtriser, de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, des menaces à affronter, des alliances à renouer.
La route sera longue. La pente sera raide. Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat. Mais, Amérique, je n'ai jamais été aussi plein d'espoir que ce soir quant au fait que nous y arriverons. Je vous le promets: nous, le peuple, nous y arriverons.
Il y aura des revers et des faux départs. Beaucoup n'approuveront pas chaque décision ou chaque mesure que je prendrai en tant que président. Et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes.
Mais je serai toujours honnête avec vous sur les défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, surtout si nous ne sommes pas d'accord. Et par-dessus tout je vous demanderai de participer à l'effort pour rebâtir cette nation, de l'unique façon dont cela se fait en Amérique depuis 221 ans -pierre par pierre, brique par brique, de mains calleuses en mains calleuses.
Ce qui a commencé il y a 21 mois au fin fond de l'hiver ne peut pas s'arrêter en cette nuit d'automne.
Cette victoire seule n'est pas le changement que nous recherchons. Ce n'est que notre chance de construire ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous revenons en arrière.
Cela ne peut pas arriver sans vous, sans un nouvel esprit de service, un nouvel esprit de sacrifice.
Alors faison appel à un nouvel esprit de patriotisme, de responsabilité, par lequel chacun d'entre nous décidera de se mettre au travail, de travailler plus dur et de s'occuper pas seulement de soi mais les uns des autres.
Souvenons-nous que, si cette crise financière nous a appris quelque chose, c'est que Wall Street ne peut pas prospérer quand Main Street souffre.
Dans ce pays, nous nous élevons ou nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple. Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les bassesses et l'immaturité qui ont empoisonné pendant si longtemps notre vie politique.
Souvenons-nous que c'est un homme de cet Etat qui a, le premier, porté la bannière du Parti républicain à la Maison Blanche, un parti fondé sur les valeurs d'indépendance, de liberté individuelle et d'unité nationale.
Ce sont des valeurs que nous partageons tous. Et si le Parti démocrate a remporté une superbe victoire ce soir, c'est avec une certaine humilité et de la détermination à guérir les divisions qui ont entravé notre progression.
Comme l'a dit Lincoln à une nation bien plus divisée que la nôtre, nous ne sommes pas ennemis mais amis. Bien que la passion les ait éprouvés, elle ne doit pas briser nos liens d'affection.
Et à ces Américains dont je dois encore gagner le soutien: je n'ai peut-être pas remporté votre vote ce soir, mais j'entends votre voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai aussi votre président.
Et à tous ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, dans des Parlements et des palais, à ceux qui sont serrés autour de radios dans des coins oubliés du monde: nos histoires sont singulières, mais nous partageons notre destin, et une nouvelle aube du leadership américain est là.
A ceux, à ceux qui voudraient déchirer le monde: nous vous vaincrons. A ceux qui cherchent la paix et la sécurité: nous vous soutenons. Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l'Amérique brillait toujours du même éclat: ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux: la démocratie, la liberté, les possibilités et l'espoir inébranlable.
C'est le véritable génie de l'Amérique: l'Amérique peut changer. Notre union est perfectible. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.
Cette élection est celle de nombreuses premières fois et d'histoires que raconteront des générations. Mais il en est une que j'ai à l'esprit ce soir, sur une femme qui a déposé son bulletin à Atlanta. Elle ressemble beaucoup à des millions d'autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection, à un détail près: Ann Nixon Cooper a 106 ans.
Elle est née une génération après l'esclavage. Une époque où il n'y avait pas de voitures sur les routes ni d'avions dans le ciel; où quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons: parce que c'était une femme et à cause de sa couleur de peau.
Et ce soir, je pense à tout ce qu'elle a vu en un siècle en Amérique: la douleur et l'espoir, le combat et le progrès; à ces fois où on nous a dit que nous ne pouvions pas, et à ces gens qui ont continué d'avancer avec ce credo américain: Oui, nous le pouvons.
A une époque où la voix des femmes était étouffée et leurs espoirs ignorés, elle les a vues de son vivant se lever, prendre la parole et obtenir le droit de vote. Oui, nous le pouvons.
Quand le désespoir des grandes tempêtes de sable (le "Dust Bowl" des années 1930) et de la Dépression régnait sur le pays, elle a vu une nation dompter la peur même avec un New Deal (Nouvelle donne, ndlr), de nouveaux emplois, une nouveau sentiment de but commun. Oui, nous le pouvons.
Quand les bombes sont tombées sur notre base et que la tyranie a menacé le monde, elle a été le témoin de l'élévation d'une génération vers la grandeur et du sauvetage d'une démocratie. Oui, nous le pouvons.
Elle était là pour les bus de Montgomery, les lances à incendie de Birmingham, un pont à Selma, et un prêcheur d'Atlanta qui disait aux gens que "We Shall Overcome" ("Nous vaincrons"). Oui, nous le pouvons.
Un homme s'est posé sur la Lune, un mur est tombé à Berlin, un monde a été connecté par notre propre science et notre imagination.
Et cette année, dans cette élection, elle a touché du doigt un écran et voté, parce qu'après 106 ans en Amérique, en ayant traversé les temps les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait comme l'Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.
Amérique, nous sommes allés si loin. Nous en avons tant vu. Mais il reste tellement plus à faire. Alors ce soir, posons-nous la question: si nos enfants vivent jusqu'au prochain siècle, si mes filles ont la chance de vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils? Quels progrès aurons-nous faits?
Voici notre chance de répondre à cet appel. A nous maintenant.
A nous maintenant, de remettre notre peuple au travail et d'ouvrir les portes des possibles à nos enfants; de rétablir la prospérité et de militer pour la cause de la paix; de nous réapproprier le rêve américain et de réaffirmer cette vérité fondamentale qui veut que, dans la multitude, nous ne faisons qu'un; que tant que nous respirons, nous espérons. Et quand nous rencontrons le cynisme, les doutes et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple: Oui, nous le pouvons.
Merci. Dieu vous bénisse. Et Dieu bénisse les Etats-unis d'Amérique." AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20081105/twl-usa-presidentielle-obama-verbatim-224d7fb.html
Hello, Chicago.
S'il y a quelque part quelqu'un qui doute encore qu'en Amérique tout est possible, qui se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit encore à notre époque, qui s'interroge encore sur la force de notre démocratie, ce soir, voici votre réponse.
C'est la réponse donnée par les files d'attentes qui se sont allongées devant les écoles et les églises dans des proportions que ce pays n'avait jamais vues, par des gens qui ont attendu trois ou quatre heures, souvent pour la première fois de leur vie, parce qu'ils pensaient que cette fois devait être différente, et que leur voix pouvait faire cette différence.
C'est la réponse donnée par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens (natifs), les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides. Des Américains qui ont envoyé au monde un message: nous n'avons jamais été une simple juxtaposition d'individus ou une juxtaposition d'Etats rouges et d'Etats bleus (Etats républicains et Etats démocrates, ndlr).
Nous sommes, et nous serons toujours, les Etats-Unis d'Amérique.
C'est la réponse qui a conduit ceux à qui l'on a si longtemps dit d'être cyniques, d'avoir peur et de douter de ce que nous pouvons accomplir, à prendre dans leurs mains l'arc de l'histoire et à le bander une fois encore dans l'espoir d'un jour meilleur.
Cela aura pris beaucoup de temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait en cette date, dans cette élection, à ce moment décisif, le changement est arrivé en Amérique.
Un peu plus tôt ce soir, j'ai reçu un appel d'une extraordinaire bienveillance du sénateur McCain.
Le sénateur McCain s'est battu longtemps et de toutes ses forces dans cette campagne. Et il s'est battu encore plus longtemps et avec encore plus de force pour le pays qu'il aime. Pour l'Amérique, il a enduré des sacrifices que la plupart d'entre nous ne pouvons même pas essayer d'imaginer. Nous nous portons mieux grâce au service de ce dirigeant courageux et désintéressé.
Je le félicite; je félicite la gouverneuse Palin pour tout ce qu'ils ont accompli. Et j'ai hâte de travailler avec eux pour renouveler la promesse de cette nation dans les mois à venir.
Je veux remercier mon compagnon dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec tout son coeur, qui a parlé pour les hommes et les femmes avec lesquels il a grandi dans les rues de Scranton et avec lesquels il est rentré en train chez lui dans le Delaware: le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden.
Et je ne me trouverais pas ici sans le soutien sans faille de celle qui a été ma meilleure amie pendant ces 16 dernières années, le roc de notre famille, l'amour de ma vie, la future Première Dame de ce pays: Michelle Obama.
Sasha et Malia, je vous aime toutes les deux plus que vous ne pouvez l'imaginer. Et vous avez gagné le nouveau chiot qui va venir avec nous à la nouvelle Maison Blanche.
Et bien qu'elle ne soit plus avec nous, je sais que ma grand-mère nous regarde, tout comme la famille qui a fait de moi celui que je suis. Ils me manquent ce soir. Je sais que j'ai envers eux une dette incommensurable.
A ma soeur Maya, ma soeur Alma, tous mes autres frères et soeurs, merci si fort pour tout votre soutien. Je leur suis reconnaissant.
A mon directeur de campagne, David Plouffe, le héros méconnu de cette campagne, qui a bâti la meilleure, la meilleure campagne politique, je pense, de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique.
A mon directeur de la stratégie David Axelrod, qui a été un partenaire pour moi à chaque étape.
A la meilleure équipe de campagne jamais réunie de l'histoire de la politique. Vous avez rendu cela possible et je vous suis à jamais reconnaissant pour ce que vous avez sacrifié afin de l'accomplir.
Mais par-dessus tout, je n'oublierai jamais à qui cette victoire appartient réellement. Elle vous appartient. Elle vous appartient.
Je n'ai jamais été le candidat le plus probable pour ce poste. Nous n'avons pas commencé avec beaucoup d'argent ni beaucoup de soutiens. Notre campagne n'est pas née dans les couloirs de Washington. Elle a commencé dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salons de Concord et sous les porches de Charleston. Elle a été bâtie par des travailleurs et des travailleuses qui ont puisé dans le peu d'économies qu'ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars à la cause.
Elle a tiré sa force des jeunes qui ont rejeté le mythe de l'apathie de leur génération, qui ont quitté leur maison et leur famille pour des emplois qui payaient peu et offraient encore moins de repos.
Elle a tiré sa force des gens moins jeunes qui ont bravé la morsure du froid et la chaleur torride pour frapper aux portes de parfaits étrangers; et (elle a tiré sa force, ndlr) de millions d'Américains bénévoles qui se sont organisés et ont démontré que plus de deux siècles après, un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple n'a pas disparu de la surface de la Terre.
C'est votre victoire.
Et je sais que vous ne l'avez pas fait juste pour gagner une élection. Et je sais que vous ne l'avez pas fait pour moi.
Vous l'avez fait parce que vous comprenez l'ampleur de la tâche qui nous attend. Car même tandis que nous faisons la fête ce soir, nous savons que les défis qui nous attendent demain sont les plus grands de notre vie: deux guerres, une planète en danger, la pire crise financière depuis un siècle.
Tandis que nous sommes ici ce soir, nous savons que des Américains courageux se réveillent dans les déserts d'Irak et les montagnes d'Afghanistan pour risquer leur vie pour nous.
Il y a des mères et des pères qui resteront éveillés dans leur lit une fois les enfants endormis, à se demander comment ils vont rembourser le crédit de la maison, payer le médecin ou mettre assez de côté pour l'éducation supérieure de leurs enfants.
Il y a de nouvelles énergies à maîtriser, de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, des menaces à affronter, des alliances à renouer.
La route sera longue. La pente sera raide. Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat. Mais, Amérique, je n'ai jamais été aussi plein d'espoir que ce soir quant au fait que nous y arriverons. Je vous le promets: nous, le peuple, nous y arriverons.
Il y aura des revers et des faux départs. Beaucoup n'approuveront pas chaque décision ou chaque mesure que je prendrai en tant que président. Et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes.
Mais je serai toujours honnête avec vous sur les défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, surtout si nous ne sommes pas d'accord. Et par-dessus tout je vous demanderai de participer à l'effort pour rebâtir cette nation, de l'unique façon dont cela se fait en Amérique depuis 221 ans -pierre par pierre, brique par brique, de mains calleuses en mains calleuses.
Ce qui a commencé il y a 21 mois au fin fond de l'hiver ne peut pas s'arrêter en cette nuit d'automne.
Cette victoire seule n'est pas le changement que nous recherchons. Ce n'est que notre chance de construire ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous revenons en arrière.
Cela ne peut pas arriver sans vous, sans un nouvel esprit de service, un nouvel esprit de sacrifice.
Alors faison appel à un nouvel esprit de patriotisme, de responsabilité, par lequel chacun d'entre nous décidera de se mettre au travail, de travailler plus dur et de s'occuper pas seulement de soi mais les uns des autres.
Souvenons-nous que, si cette crise financière nous a appris quelque chose, c'est que Wall Street ne peut pas prospérer quand Main Street souffre.
Dans ce pays, nous nous élevons ou nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple. Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les bassesses et l'immaturité qui ont empoisonné pendant si longtemps notre vie politique.
Souvenons-nous que c'est un homme de cet Etat qui a, le premier, porté la bannière du Parti républicain à la Maison Blanche, un parti fondé sur les valeurs d'indépendance, de liberté individuelle et d'unité nationale.
Ce sont des valeurs que nous partageons tous. Et si le Parti démocrate a remporté une superbe victoire ce soir, c'est avec une certaine humilité et de la détermination à guérir les divisions qui ont entravé notre progression.
Comme l'a dit Lincoln à une nation bien plus divisée que la nôtre, nous ne sommes pas ennemis mais amis. Bien que la passion les ait éprouvés, elle ne doit pas briser nos liens d'affection.
Et à ces Américains dont je dois encore gagner le soutien: je n'ai peut-être pas remporté votre vote ce soir, mais j'entends votre voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai aussi votre président.
Et à tous ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, dans des Parlements et des palais, à ceux qui sont serrés autour de radios dans des coins oubliés du monde: nos histoires sont singulières, mais nous partageons notre destin, et une nouvelle aube du leadership américain est là.
A ceux, à ceux qui voudraient déchirer le monde: nous vous vaincrons. A ceux qui cherchent la paix et la sécurité: nous vous soutenons. Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l'Amérique brillait toujours du même éclat: ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux: la démocratie, la liberté, les possibilités et l'espoir inébranlable.
C'est le véritable génie de l'Amérique: l'Amérique peut changer. Notre union est perfectible. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.
Cette élection est celle de nombreuses premières fois et d'histoires que raconteront des générations. Mais il en est une que j'ai à l'esprit ce soir, sur une femme qui a déposé son bulletin à Atlanta. Elle ressemble beaucoup à des millions d'autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection, à un détail près: Ann Nixon Cooper a 106 ans.
Elle est née une génération après l'esclavage. Une époque où il n'y avait pas de voitures sur les routes ni d'avions dans le ciel; où quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons: parce que c'était une femme et à cause de sa couleur de peau.
Et ce soir, je pense à tout ce qu'elle a vu en un siècle en Amérique: la douleur et l'espoir, le combat et le progrès; à ces fois où on nous a dit que nous ne pouvions pas, et à ces gens qui ont continué d'avancer avec ce credo américain: Oui, nous le pouvons.
A une époque où la voix des femmes était étouffée et leurs espoirs ignorés, elle les a vues de son vivant se lever, prendre la parole et obtenir le droit de vote. Oui, nous le pouvons.
Quand le désespoir des grandes tempêtes de sable (le "Dust Bowl" des années 1930) et de la Dépression régnait sur le pays, elle a vu une nation dompter la peur même avec un New Deal (Nouvelle donne, ndlr), de nouveaux emplois, une nouveau sentiment de but commun. Oui, nous le pouvons.
Quand les bombes sont tombées sur notre base et que la tyranie a menacé le monde, elle a été le témoin de l'élévation d'une génération vers la grandeur et du sauvetage d'une démocratie. Oui, nous le pouvons.
Elle était là pour les bus de Montgomery, les lances à incendie de Birmingham, un pont à Selma, et un prêcheur d'Atlanta qui disait aux gens que "We Shall Overcome" ("Nous vaincrons"). Oui, nous le pouvons.
Un homme s'est posé sur la Lune, un mur est tombé à Berlin, un monde a été connecté par notre propre science et notre imagination.
Et cette année, dans cette élection, elle a touché du doigt un écran et voté, parce qu'après 106 ans en Amérique, en ayant traversé les temps les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait comme l'Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.
Amérique, nous sommes allés si loin. Nous en avons tant vu. Mais il reste tellement plus à faire. Alors ce soir, posons-nous la question: si nos enfants vivent jusqu'au prochain siècle, si mes filles ont la chance de vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils? Quels progrès aurons-nous faits?
Voici notre chance de répondre à cet appel. A nous maintenant.
A nous maintenant, de remettre notre peuple au travail et d'ouvrir les portes des possibles à nos enfants; de rétablir la prospérité et de militer pour la cause de la paix; de nous réapproprier le rêve américain et de réaffirmer cette vérité fondamentale qui veut que, dans la multitude, nous ne faisons qu'un; que tant que nous respirons, nous espérons. Et quand nous rencontrons le cynisme, les doutes et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple: Oui, nous le pouvons.
Merci. Dieu vous bénisse. Et Dieu bénisse les Etats-unis d'Amérique." AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20081105/twl-usa-presidentielle-obama-verbatim-224d7fb.html
jeudi 17 novembre 2011
Le républicain Mc Cain en campagne électorale en Colombie pour s'opposer au démocrate Barack Obama
Alors que l'Etat français célèbre en grande pompe et dans la joie la libération d'Ingrid Bettancourt, nous lisons ces articles sur l'Express, le Point, le Nouvel Observateur et la Tribune. Alors que la radio suisse romande dit avoir eu connaissance qu'une rançon de 20 millions de dollars a été versée aux guerilleros...
Les Etats Unis démentent avoir fourni les moyens au président colombien pour assurer la mise en scène de la libératon des otages des mains des farcs et le gouvernement colombien soutient être l'auteur à 100 % des mises en oeuvre de la libération.
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74187
mercredi 2 juillet 2008, mis à jour à 07:10
John McCain parle droits de l'homme avec le président colombien (et le président Bush accepte d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO en Chine car il dit différencier politique et sport)
Reuters
Le candidat républicain à la Maison blanche John McCain, en visite en Colombie, a appelé mardi le président Alvaro Uribe à faire en sorte que les droits de l'homme soient mieux respectés dans le pays.
McCain a entamé à Cartagena, en Colombie, sa visite de trois jours en Amérique latine, qui le conduira également au Mexique. Ce voyage est destiné à illustrer son expérience des dossiers internationaux face à son adversaire démocrate Barack Obama.
"J'ai soutenu la cause des droits de l'homme toute ma vie et toute ma carrière. Nous avons évoqué cette question avec le président Uribe", a dit McCain au journaliste après l'entretien.
"Nous continuerons à demander des progrès dans ce domaine. Et je crois que des progrès sont réalisés, et je crois qu'il en reste d'autres à faire", a estimé McCain, aux côtés duquel se tenait Uribe.
Le candidat républicain a invité son hôte à poursuivre les efforts en faveur de la libération de trois Américains aux mains de la guérilla des Farc, et l'a félicité d'avoir freiné l'afflux de drogue arrivant sur le marché américain.
Uribe, de son côté, a remercié McCain, tout en saluant favorablement son rival démocrate Barack Obama, bien que celui-ci soit catégoriquement hostile à un accord de libre échange entre les Etats-Unis et la Colombie.
"Merci, sénateur McCain, pour tout votre soutien à la Colombie", a dit Uribe, poursuivant: "Nous jugeons également favorablement les récentes déclarations du sénateur Obama concernant la Colombie".
DIVERGENCES ENTRE OBAMA ET MCCAIN
Obama avait déclaré en mai que, s'il était élu à la Maison blanche, son administration soutiendrait la lutte des autorités de Bogota contre les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie.
Prié de dire s'il avait évoqué Obama au cours de son entretien d'une heure quarante avec Uribe, McCain a répondu par la négative.
McCain s'oppose à son adversaire démocrate Barack Obama sur les questions touchant au libre échange. Obama préconise une renégociation de l'Alena (Accord de libre échange nord-américain), qui regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, afin d'en améliorer les clauses touchant à l'environnement et à la main d'oeuvre. Il a menacé, si nécessaire, de retirer les Etats-Unis de l'Alena.
Le sénateur de l'Illinois est opposé en outre à l'accord de libre échange avec la Colombie que McCain soutient.
"Il (Obama) ne soutient pas l'accord de libre échange avec la Colombie. J'estime qu'infliger ce camouflet à notre plus proche allié aurait de très graves conséquences", avait déclaré lundi McCain.
McCain s'est rendu au Canada en juin pour mettre en relief son soutien à l'Alena. Tout en assurant que ces déplacements à l'étranger n'ont pas de visées politiques intérieures, il a critiqué cette semaine Obama, sans citer son nom, accusant ceux qui voulaient abroger l'Alena de "se retrancher derrière le mur du protectionnisme".
Le sénateur de l'Arizona sera jeudi à Mexico.
Version française Eric Faye
_____________________________
http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-veritable-role-des-americains-dans-la-liberation-d-ingrid/1447/0/257917
Créé le 04/07/2008 à 10:36 - Modifié le 04/07/2008 à 10:37 Le Point.fr
Le véritable rôle des Américains dans la libération d'Ingrid Betancourt
Patrick Sabatier correspondant au Capitole
Il serait peut-être exagéré d'affirmer qu'Ingrid Betancourt doit la liberté à John McCain, mais c'est en partie le cas. Otage six années durant d'un groupe de guérilla, les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), qui avaient compris que la mobilisation internationale avait fait d'elle une de leurs cartes maîtresses dans leur lutte pour affaiblir le gouvernement colombien, Ingrid Betancourt était aussi devenue indirectement un des pions - sans doute pas le plus important, contrairement à l'image qu'on en a en France - de la bataille pour la Maison-Blanche.
Le candidat républicain, John McCain, a bien évidemment nié tout rôle dans la libération des otages. Et on peut imaginer que c'est pure coïncidence qu'il ait soudain annoncé qu'il allait se rendre en Colombie, avec un stop-over au Mexique sur le chemin du retour, il y a deux semaines. Ce voyage avait semé la consternation dans les rangs républicains, et intrigué au plus haut point les médias. Que diable le sénateur de l'Arizona allait-il faire en Amérique latine alors que les électeurs ne se préoccupent que de la récession, du prix de l'essence à la pompe et, pour ceux peu nombreux qui pensent à la politique étrangère, de la guerre en Irak et du risque de guerre avec l'Iran ?
Mardi soir, McCain était pourtant à Carthagène à la Case de Huespedes Ilustres, avec le président colombien Alvaro Uribe, et son ministre de la Défense. Ceux-ci lui ont, a-t-il reconnu, détaillé l'opération que le commando de l'armée colombienne allait lancer le lendemain pour libérer Ingrid Betancourt et, surtout, les trois citoyens américains otages des Farc depuis 2003. Lors de la conférence de presse qui avait suivi, puis de nouveau mercredi avant de repartir, et alors que l'opération était en cours, McCain avait félicité Uribe pour ses succès dans sa lutte contre les Farc et il avait appelé à poursuivre les efforts pour la libération des trois otages américains.
Les services secrets américains impliqués dans la libération de Betancourt
En réalité, a-t-on appris jeudi à Washington, les services secrets des États-Unis étaient très directement et fortement impliqués dans toute l'opération. L'ambassadeur William Brownfield et l'amiral James Stavridis, commandant des forces américaines dans la région, "ont directement et de manière très étroite participé à la planification" de la libération des otages, a reconnu l'ambassadeur mercredi soir sur CNN. Le président Bush a été tenu informé tout du long, en particulier dans la phase finale qui durait depuis deux semaines, ont révélé de hauts responsables américains cités jeudi par le New York Times. Il est donc loin d'être impensable que la Maison-Blanche ait signalé l'imminence de l'opération à McCain, lui permettant d'être au bon endroit au bon moment.
Comme l'a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, les services américains "travaillaient avec [les Colombiens] depuis cinq ans, depuis la capture des otages, pour les libérer". Les trois hommes, employés de la société de défense Northrop-Grumman, avaient été capturés par la guérilla quand leur appareil de surveillance avait été contraint à un atterrissage forcé par une panne mécanique. Plusieurs sociétés privées américaines paramilitaires opèrent ainsi en Colombie dans le cadre de la lutte contre la drogue et la guérilla. Les États-Unis ont plus d'un millier de conseillers militaires sur le terrain, mais ils ne sont que la partie émergée de la présence militaire américaine, et du soutien apporté par Washington à Bogota, le "Plan Colombie", lancé en 2000, dans le cadre duquel les États-Unis ont fourni plus de quatre milliards de dollars d'assistance à la lutte antiguérilla et à la lutte contre le trafic de cocaïne.
Selon des sources des services de renseignement à Washington, les Américains avaient repéré depuis plusieurs mois déjà les trois otages américains. Ils ont surtout intercepté, grâce à leurs écoutes électroniques, les communications au sein de la direction des Farc, et entre celle-ci et le chef de la guérilla qui détenait les otages, Gerardo Antonio Aguilar Ramirez, alias "Cesar", qui communiquait à partir de la ville de Villavicencia. Les services américains ont fourni à l'armée colombienne les images satellitaires, les écoutes électroniques et une "assistance technique" d'une nature non précisée qui ont rendu possible l'action audacieuse et sans bavures du commando colombien qui a libéré Ingrid et ses quatorze compagnons, dont les trois Américains. Ceux-ci ont été directement rapatriés aux États-Unis.
McCain peut se présenter comme ayant l'étoffe d'un homme d'État expérimenté
Pour George W.Bush, et par ricochet pour John McCain, cette libération est tout aussi bienvenue que pour Alvaro Uribe - et que pour les otages eux-mêmes bien entendu. Le président américain se bagarre depuis quelques mois pour faire adopter par le Congrès un traité commercial de libéralisation des échanges avec la Colombie. La majorité démocrate s'y oppose, accusant le gouvernement Uribe de violations des droits de l'homme, de répression syndicale, mais aussi, jusqu'à mercredi, de n'avoir rien fait pour assurer la libération des otages, à commencer par les trois Américains détenus.
Le candidat démocrate à la présidence, Barack Obama, a pris position contre le traité et a repris dans sa campagne les accusations contre Uribe. McCain, au contraire, fait campagne en faveur du traité et a apporté son soutien à la politique de fermeté d'Uribe. Il accuse Obama de protectionnisme, mais aussi, implicitement, de mollesse face au terrorisme (les Farc ont été placées sur la liste des organisations terroristes du département d'État). Comme la France, Obama se disait en effet favorable à une négociation avec la guérilla, avec pour intermédiaire le très antiaméricain président du Venezuela, Hugo Chavez, et pour prix de la libération des otages la satisfaction des exigences des Farc.
Le succès spectaculaire de l'armée colombienne est donc une victoire politique incontestable pour la ligne dure et intransigeante suivie par Uribe, et soutenue par Bush et McCain. Une victoire politico-militaire contre les Farc paraît désormais à la portée de l'armée colombienne. Le retour d'Ingrid Betancourt et des trois otages américains ne peut en outre que renforcer les chances de faire adopter par le Congrès le traité de commerce, en améliorant l'image du président Uribe. Quant à John McCain, il peut se présenter, sans trop en rajouter, comme ayant l'étoffe d'un homme d'État expérimenté, accuser Barack Obama de naïveté sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, et laisser penser qu'il est pour quelque chose dans le fait qu'Ingrid soit rentrée à Paris...
http://www.latribune.fr/info/La-Maison-blanche-dit-avoir-collabore-avec-Bogota-pour-sauver-les-otages-811-~-AP-COLOMBIE-OTAGES-USA-SAUVETAGE-$Db=News/News.nsf-$RSS=1
Monde / Amériques
The Associated Press - 04/07/08 à 05:11:58 - 349 mots
Monde
La Maison blanche dit avoir collaboré avec Bogota pour sauver les otages
Le gouvernement américain a affirmé jeudi avoir participé à la planification de l'opération de libération des 15 otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) mercredi, une version des faits contredite par le ministre colombien de la Défense pour qui l'opération a été "réalisée à 100% en Colombie".
Selon la porte-parole de la présidence Dana Perino, Washington était en contact avec Bogota depuis l'enlèvement de trois de ses citoyens en 2003, "afin d'essayer de les libérer, mais il fallait qu'on garantisse la sécurité des personnes et qu'il y ait un service de renseignement opérationnel pour les retrouver et les secourir".
"Par conséquent, l'opération de sauvetage était en préparation depuis longtemps", a-t-elle affirmé lors d'une interview. "Cela faisait longtemps que nous travaillions avec eux".
Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a en revanche réfuté l'existence d'une aide extérieure des Etats-Unis et de tout autre pays. "C'était une opération 100% colombienne", a-t-il assuré dans l'émission NewsHour, retransmise sur près de 300 chaînes publiques aux Etats-Unis.
Il a expliqué que la Colombie avait beaucoup travaillé par le passé avec les Etats-Unis, mais pas dans ce cas précis, et que le président Alvaro Uribe n'avait prévenu l'ambassadeur américain et d'autres autorités américaines à Bogota de l'imminence de l'opération que parce qu'il en avait fait la promesse à son homologue George W. Bush.
"Le président Uribe avait promis au président Bush que si nous quelque chose concernant les otages américains, il en serait informé", a déclaré Juan Manuel Santos. "Ils ont étudié le plan et nous ont dit: nous pensons aussi que ça en vaut la peine, que c'est un plan très très bon, donc allez-y".
Selon des sources militaires, les Etats-Unis ont réalisé quelque 3.600 vols d'espionnage, de surveillance et de reconnaissance au cours des cinq années de détentions des trois otages américains. AP
pf/v202
historique sur la situation des otages dont l'attaque avec les armes qui causa la mort d'un chef et l'arrêt des négociations françaises http://qui.quen.grogne.free.fr/n-obs/Colombie-Betancourt-pourrait-etre-bientot-liberee.php
Les Etats Unis démentent avoir fourni les moyens au président colombien pour assurer la mise en scène de la libératon des otages des mains des farcs et le gouvernement colombien soutient être l'auteur à 100 % des mises en oeuvre de la libération.
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74187
mercredi 2 juillet 2008, mis à jour à 07:10
John McCain parle droits de l'homme avec le président colombien (et le président Bush accepte d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO en Chine car il dit différencier politique et sport)
Reuters
Le candidat républicain à la Maison blanche John McCain, en visite en Colombie, a appelé mardi le président Alvaro Uribe à faire en sorte que les droits de l'homme soient mieux respectés dans le pays.
McCain a entamé à Cartagena, en Colombie, sa visite de trois jours en Amérique latine, qui le conduira également au Mexique. Ce voyage est destiné à illustrer son expérience des dossiers internationaux face à son adversaire démocrate Barack Obama.
"J'ai soutenu la cause des droits de l'homme toute ma vie et toute ma carrière. Nous avons évoqué cette question avec le président Uribe", a dit McCain au journaliste après l'entretien.
"Nous continuerons à demander des progrès dans ce domaine. Et je crois que des progrès sont réalisés, et je crois qu'il en reste d'autres à faire", a estimé McCain, aux côtés duquel se tenait Uribe.
Le candidat républicain a invité son hôte à poursuivre les efforts en faveur de la libération de trois Américains aux mains de la guérilla des Farc, et l'a félicité d'avoir freiné l'afflux de drogue arrivant sur le marché américain.
Uribe, de son côté, a remercié McCain, tout en saluant favorablement son rival démocrate Barack Obama, bien que celui-ci soit catégoriquement hostile à un accord de libre échange entre les Etats-Unis et la Colombie.
"Merci, sénateur McCain, pour tout votre soutien à la Colombie", a dit Uribe, poursuivant: "Nous jugeons également favorablement les récentes déclarations du sénateur Obama concernant la Colombie".
DIVERGENCES ENTRE OBAMA ET MCCAIN
Obama avait déclaré en mai que, s'il était élu à la Maison blanche, son administration soutiendrait la lutte des autorités de Bogota contre les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie.
Prié de dire s'il avait évoqué Obama au cours de son entretien d'une heure quarante avec Uribe, McCain a répondu par la négative.
McCain s'oppose à son adversaire démocrate Barack Obama sur les questions touchant au libre échange. Obama préconise une renégociation de l'Alena (Accord de libre échange nord-américain), qui regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, afin d'en améliorer les clauses touchant à l'environnement et à la main d'oeuvre. Il a menacé, si nécessaire, de retirer les Etats-Unis de l'Alena.
Le sénateur de l'Illinois est opposé en outre à l'accord de libre échange avec la Colombie que McCain soutient.
"Il (Obama) ne soutient pas l'accord de libre échange avec la Colombie. J'estime qu'infliger ce camouflet à notre plus proche allié aurait de très graves conséquences", avait déclaré lundi McCain.
McCain s'est rendu au Canada en juin pour mettre en relief son soutien à l'Alena. Tout en assurant que ces déplacements à l'étranger n'ont pas de visées politiques intérieures, il a critiqué cette semaine Obama, sans citer son nom, accusant ceux qui voulaient abroger l'Alena de "se retrancher derrière le mur du protectionnisme".
Le sénateur de l'Arizona sera jeudi à Mexico.
Version française Eric Faye
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http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-veritable-role-des-americains-dans-la-liberation-d-ingrid/1447/0/257917
Créé le 04/07/2008 à 10:36 - Modifié le 04/07/2008 à 10:37 Le Point.fr
Le véritable rôle des Américains dans la libération d'Ingrid Betancourt
Patrick Sabatier correspondant au Capitole
Il serait peut-être exagéré d'affirmer qu'Ingrid Betancourt doit la liberté à John McCain, mais c'est en partie le cas. Otage six années durant d'un groupe de guérilla, les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), qui avaient compris que la mobilisation internationale avait fait d'elle une de leurs cartes maîtresses dans leur lutte pour affaiblir le gouvernement colombien, Ingrid Betancourt était aussi devenue indirectement un des pions - sans doute pas le plus important, contrairement à l'image qu'on en a en France - de la bataille pour la Maison-Blanche.
Le candidat républicain, John McCain, a bien évidemment nié tout rôle dans la libération des otages. Et on peut imaginer que c'est pure coïncidence qu'il ait soudain annoncé qu'il allait se rendre en Colombie, avec un stop-over au Mexique sur le chemin du retour, il y a deux semaines. Ce voyage avait semé la consternation dans les rangs républicains, et intrigué au plus haut point les médias. Que diable le sénateur de l'Arizona allait-il faire en Amérique latine alors que les électeurs ne se préoccupent que de la récession, du prix de l'essence à la pompe et, pour ceux peu nombreux qui pensent à la politique étrangère, de la guerre en Irak et du risque de guerre avec l'Iran ?
Mardi soir, McCain était pourtant à Carthagène à la Case de Huespedes Ilustres, avec le président colombien Alvaro Uribe, et son ministre de la Défense. Ceux-ci lui ont, a-t-il reconnu, détaillé l'opération que le commando de l'armée colombienne allait lancer le lendemain pour libérer Ingrid Betancourt et, surtout, les trois citoyens américains otages des Farc depuis 2003. Lors de la conférence de presse qui avait suivi, puis de nouveau mercredi avant de repartir, et alors que l'opération était en cours, McCain avait félicité Uribe pour ses succès dans sa lutte contre les Farc et il avait appelé à poursuivre les efforts pour la libération des trois otages américains.
Les services secrets américains impliqués dans la libération de Betancourt
En réalité, a-t-on appris jeudi à Washington, les services secrets des États-Unis étaient très directement et fortement impliqués dans toute l'opération. L'ambassadeur William Brownfield et l'amiral James Stavridis, commandant des forces américaines dans la région, "ont directement et de manière très étroite participé à la planification" de la libération des otages, a reconnu l'ambassadeur mercredi soir sur CNN. Le président Bush a été tenu informé tout du long, en particulier dans la phase finale qui durait depuis deux semaines, ont révélé de hauts responsables américains cités jeudi par le New York Times. Il est donc loin d'être impensable que la Maison-Blanche ait signalé l'imminence de l'opération à McCain, lui permettant d'être au bon endroit au bon moment.
Comme l'a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, les services américains "travaillaient avec [les Colombiens] depuis cinq ans, depuis la capture des otages, pour les libérer". Les trois hommes, employés de la société de défense Northrop-Grumman, avaient été capturés par la guérilla quand leur appareil de surveillance avait été contraint à un atterrissage forcé par une panne mécanique. Plusieurs sociétés privées américaines paramilitaires opèrent ainsi en Colombie dans le cadre de la lutte contre la drogue et la guérilla. Les États-Unis ont plus d'un millier de conseillers militaires sur le terrain, mais ils ne sont que la partie émergée de la présence militaire américaine, et du soutien apporté par Washington à Bogota, le "Plan Colombie", lancé en 2000, dans le cadre duquel les États-Unis ont fourni plus de quatre milliards de dollars d'assistance à la lutte antiguérilla et à la lutte contre le trafic de cocaïne.
Selon des sources des services de renseignement à Washington, les Américains avaient repéré depuis plusieurs mois déjà les trois otages américains. Ils ont surtout intercepté, grâce à leurs écoutes électroniques, les communications au sein de la direction des Farc, et entre celle-ci et le chef de la guérilla qui détenait les otages, Gerardo Antonio Aguilar Ramirez, alias "Cesar", qui communiquait à partir de la ville de Villavicencia. Les services américains ont fourni à l'armée colombienne les images satellitaires, les écoutes électroniques et une "assistance technique" d'une nature non précisée qui ont rendu possible l'action audacieuse et sans bavures du commando colombien qui a libéré Ingrid et ses quatorze compagnons, dont les trois Américains. Ceux-ci ont été directement rapatriés aux États-Unis.
McCain peut se présenter comme ayant l'étoffe d'un homme d'État expérimenté
Pour George W.Bush, et par ricochet pour John McCain, cette libération est tout aussi bienvenue que pour Alvaro Uribe - et que pour les otages eux-mêmes bien entendu. Le président américain se bagarre depuis quelques mois pour faire adopter par le Congrès un traité commercial de libéralisation des échanges avec la Colombie. La majorité démocrate s'y oppose, accusant le gouvernement Uribe de violations des droits de l'homme, de répression syndicale, mais aussi, jusqu'à mercredi, de n'avoir rien fait pour assurer la libération des otages, à commencer par les trois Américains détenus.
Le candidat démocrate à la présidence, Barack Obama, a pris position contre le traité et a repris dans sa campagne les accusations contre Uribe. McCain, au contraire, fait campagne en faveur du traité et a apporté son soutien à la politique de fermeté d'Uribe. Il accuse Obama de protectionnisme, mais aussi, implicitement, de mollesse face au terrorisme (les Farc ont été placées sur la liste des organisations terroristes du département d'État). Comme la France, Obama se disait en effet favorable à une négociation avec la guérilla, avec pour intermédiaire le très antiaméricain président du Venezuela, Hugo Chavez, et pour prix de la libération des otages la satisfaction des exigences des Farc.
Le succès spectaculaire de l'armée colombienne est donc une victoire politique incontestable pour la ligne dure et intransigeante suivie par Uribe, et soutenue par Bush et McCain. Une victoire politico-militaire contre les Farc paraît désormais à la portée de l'armée colombienne. Le retour d'Ingrid Betancourt et des trois otages américains ne peut en outre que renforcer les chances de faire adopter par le Congrès le traité de commerce, en améliorant l'image du président Uribe. Quant à John McCain, il peut se présenter, sans trop en rajouter, comme ayant l'étoffe d'un homme d'État expérimenté, accuser Barack Obama de naïveté sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, et laisser penser qu'il est pour quelque chose dans le fait qu'Ingrid soit rentrée à Paris...
http://www.latribune.fr/info/La-Maison-blanche-dit-avoir-collabore-avec-Bogota-pour-sauver-les-otages-811-~-AP-COLOMBIE-OTAGES-USA-SAUVETAGE-$Db=News/News.nsf-$RSS=1
Monde / Amériques
The Associated Press - 04/07/08 à 05:11:58 - 349 mots
Monde
La Maison blanche dit avoir collaboré avec Bogota pour sauver les otages
Le gouvernement américain a affirmé jeudi avoir participé à la planification de l'opération de libération des 15 otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) mercredi, une version des faits contredite par le ministre colombien de la Défense pour qui l'opération a été "réalisée à 100% en Colombie".
Selon la porte-parole de la présidence Dana Perino, Washington était en contact avec Bogota depuis l'enlèvement de trois de ses citoyens en 2003, "afin d'essayer de les libérer, mais il fallait qu'on garantisse la sécurité des personnes et qu'il y ait un service de renseignement opérationnel pour les retrouver et les secourir".
"Par conséquent, l'opération de sauvetage était en préparation depuis longtemps", a-t-elle affirmé lors d'une interview. "Cela faisait longtemps que nous travaillions avec eux".
Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a en revanche réfuté l'existence d'une aide extérieure des Etats-Unis et de tout autre pays. "C'était une opération 100% colombienne", a-t-il assuré dans l'émission NewsHour, retransmise sur près de 300 chaînes publiques aux Etats-Unis.
Il a expliqué que la Colombie avait beaucoup travaillé par le passé avec les Etats-Unis, mais pas dans ce cas précis, et que le président Alvaro Uribe n'avait prévenu l'ambassadeur américain et d'autres autorités américaines à Bogota de l'imminence de l'opération que parce qu'il en avait fait la promesse à son homologue George W. Bush.
"Le président Uribe avait promis au président Bush que si nous quelque chose concernant les otages américains, il en serait informé", a déclaré Juan Manuel Santos. "Ils ont étudié le plan et nous ont dit: nous pensons aussi que ça en vaut la peine, que c'est un plan très très bon, donc allez-y".
Selon des sources militaires, les Etats-Unis ont réalisé quelque 3.600 vols d'espionnage, de surveillance et de reconnaissance au cours des cinq années de détentions des trois otages américains. AP
pf/v202
historique sur la situation des otages dont l'attaque avec les armes qui causa la mort d'un chef et l'arrêt des négociations françaises http://qui.quen.grogne.free.fr/n-obs/Colombie-Betancourt-pourrait-etre-bientot-liberee.php
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