Affichage des articles dont le libellé est Colombie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Colombie. Afficher tous les articles

samedi 3 décembre 2011

Les Farc accusées de massacres d'indiens dans le sud de la Colombie

Jeudi 12 février 19 H 56 Yahoo actualité

Les autorités civiles et aborigènes du sud de la Colombie ont accusé jeudi la guérilla des Farc de massacres d'indiens dans le département de Nariño, une région vouée au trafic de drogue, parsemée de mines anti-personnel, où la force publique n'a pu encore accéder pour enquêter.



"Nous avons reçu des informations des autorités de la région sur le fait que dix personnes qui avaient pris la fuite après un précédent massacre, ont été assassinées hier (mercredi) près de la localité de Guangarial", dans le département de Nariño, a déclaré à l'AFP Luis Evelis Andrade, chef de l'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC).

Le gouverneur de ce département limitrophe de l'Equateur, Antonio Navarro, a expliqué de son côté que des membres de l'ethnie Awá lui avaient rapporté "qu'à l'aube de mercredi dix personnes avaient été tuées" dans la municipalité de Ricaurte, en lui indiquant "le lieu exact du massacre et le nom du propriétaire de la maison où cela s'est produit".

Cette tuerie fait suite à un précédent massacre d'indiens le 4 février, dont la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a été accusée.

L'ONIC, qui regroupe un million d'amérindiens, et les autorités civiles de Nariño ont accusé un groupe des Farc d'avoir torturé et assassiné à l'arme blanche 17 indiens Awá la semaine dernière dans une bourgade reculée du département.

Selon le gouverneur Navarro, les Farc retenaient un groupe de familles indiennes en les accusant de collaborer avec l'armée colombienne.

Quelques jeunes indigènes détenus "se sont échappés et ont raconté" que les victimes avaient été "tuées à l'arme blanche", a expliqué M. Navarro.

Le bureau du Haut Commissariat aux réfugiés des Nation unies (HCR) à Bogota a signalé dans un communiqué avoir également reçu des informations selon lesquelles "des hommes, des femmes et trois enfants ont été assassinés la semaine dernière dans la réserve Awa de Tortugaña Telembi".

M. Andrade a indiqué que ses informateurs "ont dit que c'étaient les Farc qui ont aussi commis ces meurtres" de dix autres indiens mercredi, alors que le gouverneur Navarro assurait ne pas avoir d'information sur les responsables de cette nouvelle tuerie.

"Cela s'est produit dans la zone où a eu lieu le premier massacre", a déclaré le gouverneur à la presse.

"Pour le premier (massacre), je suis totalement certain que ce sont les Farc, dans le second cas, je ne peux pas l'affirmer", a-t-il souligné en assurant que des représentants des autorités devaient "arriver sur le site" jeudi pour vérifier les faits.

Les conditions topographiques et de sécurité difficiles, dues à la présence de la guérilla, aux champs de mines et au trafic de drogue dans la région, compliquent l'accès de la force publique aux lieux des massacres présumés pour enquêter à la suite de ces accusations.

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a annoncé qu'il devait accompagner jeudi à Nariño les militaires et policiers pour "se faire une idée de la situation", tout en qualifiant de "complexe" l'attitude des indiens consistant "à ne dire absolument rien aux autorités qui tentent de retrouver les corps".

Mais selon M. Andrade, "le grand problème, ce sont les mines. Les gens ont peur de devoir se déplacer, montrer le chemin, alors que ceux qui y seraient disposés ne le connaissent pas. Cela pourrait aboutir à une nouvelle tragédie".

===================================================================================

En Amérique Latine le président Hugo Chavez a lancé un énième référendum. C'est l'occasion de récapituler les référendums dans cette partie du monde /

Un aperçu des référendums organisés récemment en Amérique latine.

Plus de 16 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes dimanche pour un référendum sur la fin de la limite des mandats des élus. Nombreux sont les pays d'Amérique latine à avoir organisé des référendums constitutionnels à la faveur de la chute des dictatures depuis la fin des années 1980, pour rompre avec le passé ou autoriser les chefs d'Etat à rester au pouvoir. Voici quelques exemples récents de ces consultations.

- VENEZUELA: en 1999 déjà, le président Hugo Chavez fait voter une nouvelle Constitution, moins d'un an après son arrivée au pouvoir. Le texte renforce la protection des droits de l'Homme, autorise les membres de l'armée à voter et donne au président la possibilité de briguer un second mandat. Fin 2007, les électeurs rejettent de peu les 69 amendements proposés par Chavez pour faire du Venezuela une "république socialiste". Le référendum de dimanche a de nouveau pour enjeu de lever la limite de mandats de tous les élus du pays, y compris le président et de les autoriser à se représenter indéfiniment. Le Venezuela a eu 24 Constitutions depuis son indépendance en 1811.

- BOLIVIE: en janvier 2009, les électeurs boliviens approuvent à 62% le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Evo Morales. Le texte autorise le président à se représenter pour un mandat de cinq ans, accorde l'autonomie politique à 36 "nations" indigènes, désormais mieux représentées au Congrès, et contient un projet de redistribution des terres et de limitation de la taille des propriétés à 5.000 hectares au maximum, plutôt que 10.000.

- EQUATEUR: en septembre 2008, les Equatoriens adoptent largement une nouvelle constitution proposée par le président Rafael Correa améliorant la sécurité sociale pour les plus pauvres, renforçant les pouvoirs du gouvernement central et autorisant le président à se présenter pour deux nouveaux mandats. L'Equateur a eu 20 constitutions depuis son indépendance en 1822.

- COLOMBIE: la constitution colombienne est amendée en 2004 pour autoriser le président Alvaro Uribe à effectuer deux mandats consécutifs. Le chef d'Etat est réélu en 2006, et ses partisans souhaitent aujourd'hui un nouvel amendement lui permettant de se représenter pour un troisième mandat l'année prochaine. Amendement qui doit d'abord être approuvé par les électeurs et la Cour constitutionnelle.

- REPUBLIQUE DOMINICAINE: le pays a eu 31 constitutions depuis sont indépendance en 1844. La dernière révision date de 2002, pour autoriser les présidents à effectuer plus d'un mandat. Le président Leonel Fernandez a été réélu en 2004.

- GUATEMALA: lors d'un vote fortement marqué par l'appartenance raciale, les Guatémaltèques rejettent en 1998 un paquet d'une cinquantaine d'amendements visant à inscrire dans la Constitution les accord de paix, conclus sous l'égide des Nations unies, qui avaient mis fin à une guerre civile de 36 ans dans le pays.

- PANAMA: les électeurs panaméens rejettent en 1998 la proposition du président Ernesto Perez Balladeres d'autoriser un deuxième mandat consécutif.

- BRESIL: les électeurs approuvent en 1997 une proposition du président Fernando Henrique Cardoso autorisant les élus à se présenter pour un deuxième mandat consécutif. Il est réélu l'année suivante.

- ARGENTINE: le président Carlos Menem défend avec succès en 1994 un amendement qui renforce les droits des citoyens, réduit la législature et autorise la réélection du président.

- PEROU: le président Alberto Fujimori modifie en 1993 la constitution afin de pouvoir être se représenter. Il est réélu à deux reprises avant de s'enfuir au Japon en 2000 au moment de l'effondrement de son gouvernement suite à un scandale de corruption. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090215/twl-amerique-latine-referendums-encadre-1be00ca.html

jeudi 17 novembre 2011

Le républicain Mc Cain en campagne électorale en Colombie pour s'opposer au démocrate Barack Obama

Alors que l'Etat français célèbre en grande pompe et dans la joie la libération d'Ingrid Bettancourt, nous lisons ces articles sur l'Express, le Point, le Nouvel Observateur et la Tribune. Alors que la radio suisse romande dit avoir eu connaissance qu'une rançon de 20 millions de dollars a été versée aux guerilleros...

Les Etats Unis démentent avoir fourni les moyens au président colombien pour assurer la mise en scène de la libératon des otages des mains des farcs et le gouvernement colombien soutient être l'auteur à 100 % des mises en oeuvre de la libération.

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74187

mercredi 2 juillet 2008, mis à jour à 07:10
John McCain parle droits de l'homme avec le président colombien (et le président Bush accepte d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO en Chine car il dit différencier politique et sport)
Reuters
Le candidat républicain à la Maison blanche John McCain, en visite en Colombie, a appelé mardi le président Alvaro Uribe à faire en sorte que les droits de l'homme soient mieux respectés dans le pays.

McCain a entamé à Cartagena, en Colombie, sa visite de trois jours en Amérique latine, qui le conduira également au Mexique. Ce voyage est destiné à illustrer son expérience des dossiers internationaux face à son adversaire démocrate Barack Obama.

"J'ai soutenu la cause des droits de l'homme toute ma vie et toute ma carrière. Nous avons évoqué cette question avec le président Uribe", a dit McCain au journaliste après l'entretien.

"Nous continuerons à demander des progrès dans ce domaine. Et je crois que des progrès sont réalisés, et je crois qu'il en reste d'autres à faire", a estimé McCain, aux côtés duquel se tenait Uribe.

Le candidat républicain a invité son hôte à poursuivre les efforts en faveur de la libération de trois Américains aux mains de la guérilla des Farc, et l'a félicité d'avoir freiné l'afflux de drogue arrivant sur le marché américain.

Uribe, de son côté, a remercié McCain, tout en saluant favorablement son rival démocrate Barack Obama, bien que celui-ci soit catégoriquement hostile à un accord de libre échange entre les Etats-Unis et la Colombie.

"Merci, sénateur McCain, pour tout votre soutien à la Colombie", a dit Uribe, poursuivant: "Nous jugeons également favorablement les récentes déclarations du sénateur Obama concernant la Colombie".
DIVERGENCES ENTRE OBAMA ET MCCAIN

Obama avait déclaré en mai que, s'il était élu à la Maison blanche, son administration soutiendrait la lutte des autorités de Bogota contre les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Prié de dire s'il avait évoqué Obama au cours de son entretien d'une heure quarante avec Uribe, McCain a répondu par la négative.

McCain s'oppose à son adversaire démocrate Barack Obama sur les questions touchant au libre échange. Obama préconise une renégociation de l'Alena (Accord de libre échange nord-américain), qui regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, afin d'en améliorer les clauses touchant à l'environnement et à la main d'oeuvre. Il a menacé, si nécessaire, de retirer les Etats-Unis de l'Alena.

Le sénateur de l'Illinois est opposé en outre à l'accord de libre échange avec la Colombie que McCain soutient.

"Il (Obama) ne soutient pas l'accord de libre échange avec la Colombie. J'estime qu'infliger ce camouflet à notre plus proche allié aurait de très graves conséquences", avait déclaré lundi McCain.

McCain s'est rendu au Canada en juin pour mettre en relief son soutien à l'Alena. Tout en assurant que ces déplacements à l'étranger n'ont pas de visées politiques intérieures, il a critiqué cette semaine Obama, sans citer son nom, accusant ceux qui voulaient abroger l'Alena de "se retrancher derrière le mur du protectionnisme".

Le sénateur de l'Arizona sera jeudi à Mexico.

Version française Eric Faye
_____________________________
http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/le-veritable-role-des-americains-dans-la-liberation-d-ingrid/1447/0/257917

Créé le 04/07/2008 à 10:36 - Modifié le 04/07/2008 à 10:37 Le Point.fr
Le véritable rôle des Américains dans la libération d'Ingrid Betancourt

Patrick Sabatier correspondant au Capitole
Il serait peut-être exagéré d'affirmer qu'Ingrid Betancourt doit la liberté à John McCain, mais c'est en partie le cas. Otage six années durant d'un groupe de guérilla, les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), qui avaient compris que la mobilisation internationale avait fait d'elle une de leurs cartes maîtresses dans leur lutte pour affaiblir le gouvernement colombien, Ingrid Betancourt était aussi devenue indirectement un des pions - sans doute pas le plus important, contrairement à l'image qu'on en a en France - de la bataille pour la Maison-Blanche.

Le candidat républicain, John McCain, a bien évidemment nié tout rôle dans la libération des otages. Et on peut imaginer que c'est pure coïncidence qu'il ait soudain annoncé qu'il allait se rendre en Colombie, avec un stop-over au Mexique sur le chemin du retour, il y a deux semaines. Ce voyage avait semé la consternation dans les rangs républicains, et intrigué au plus haut point les médias. Que diable le sénateur de l'Arizona allait-il faire en Amérique latine alors que les électeurs ne se préoccupent que de la récession, du prix de l'essence à la pompe et, pour ceux peu nombreux qui pensent à la politique étrangère, de la guerre en Irak et du risque de guerre avec l'Iran ?

Mardi soir, McCain était pourtant à Carthagène à la Case de Huespedes Ilustres, avec le président colombien Alvaro Uribe, et son ministre de la Défense. Ceux-ci lui ont, a-t-il reconnu, détaillé l'opération que le commando de l'armée colombienne allait lancer le lendemain pour libérer Ingrid Betancourt et, surtout, les trois citoyens américains otages des Farc depuis 2003. Lors de la conférence de presse qui avait suivi, puis de nouveau mercredi avant de repartir, et alors que l'opération était en cours, McCain avait félicité Uribe pour ses succès dans sa lutte contre les Farc et il avait appelé à poursuivre les efforts pour la libération des trois otages américains.

Les services secrets américains impliqués dans la libération de Betancourt

En réalité, a-t-on appris jeudi à Washington, les services secrets des États-Unis étaient très directement et fortement impliqués dans toute l'opération. L'ambassadeur William Brownfield et l'amiral James Stavridis, commandant des forces américaines dans la région, "ont directement et de manière très étroite participé à la planification" de la libération des otages, a reconnu l'ambassadeur mercredi soir sur CNN. Le président Bush a été tenu informé tout du long, en particulier dans la phase finale qui durait depuis deux semaines, ont révélé de hauts responsables américains cités jeudi par le New York Times. Il est donc loin d'être impensable que la Maison-Blanche ait signalé l'imminence de l'opération à McCain, lui permettant d'être au bon endroit au bon moment.

Comme l'a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, les services américains "travaillaient avec [les Colombiens] depuis cinq ans, depuis la capture des otages, pour les libérer". Les trois hommes, employés de la société de défense Northrop-Grumman, avaient été capturés par la guérilla quand leur appareil de surveillance avait été contraint à un atterrissage forcé par une panne mécanique. Plusieurs sociétés privées américaines paramilitaires opèrent ainsi en Colombie dans le cadre de la lutte contre la drogue et la guérilla. Les États-Unis ont plus d'un millier de conseillers militaires sur le terrain, mais ils ne sont que la partie émergée de la présence militaire américaine, et du soutien apporté par Washington à Bogota, le "Plan Colombie", lancé en 2000, dans le cadre duquel les États-Unis ont fourni plus de quatre milliards de dollars d'assistance à la lutte antiguérilla et à la lutte contre le trafic de cocaïne.

Selon des sources des services de renseignement à Washington, les Américains avaient repéré depuis plusieurs mois déjà les trois otages américains. Ils ont surtout intercepté, grâce à leurs écoutes électroniques, les communications au sein de la direction des Farc, et entre celle-ci et le chef de la guérilla qui détenait les otages, Gerardo Antonio Aguilar Ramirez, alias "Cesar", qui communiquait à partir de la ville de Villavicencia. Les services américains ont fourni à l'armée colombienne les images satellitaires, les écoutes électroniques et une "assistance technique" d'une nature non précisée qui ont rendu possible l'action audacieuse et sans bavures du commando colombien qui a libéré Ingrid et ses quatorze compagnons, dont les trois Américains. Ceux-ci ont été directement rapatriés aux États-Unis.

McCain peut se présenter comme ayant l'étoffe d'un homme d'État expérimenté

Pour George W.Bush, et par ricochet pour John McCain, cette libération est tout aussi bienvenue que pour Alvaro Uribe - et que pour les otages eux-mêmes bien entendu. Le président américain se bagarre depuis quelques mois pour faire adopter par le Congrès un traité commercial de libéralisation des échanges avec la Colombie. La majorité démocrate s'y oppose, accusant le gouvernement Uribe de violations des droits de l'homme, de répression syndicale, mais aussi, jusqu'à mercredi, de n'avoir rien fait pour assurer la libération des otages, à commencer par les trois Américains détenus.

Le candidat démocrate à la présidence, Barack Obama, a pris position contre le traité et a repris dans sa campagne les accusations contre Uribe. McCain, au contraire, fait campagne en faveur du traité et a apporté son soutien à la politique de fermeté d'Uribe. Il accuse Obama de protectionnisme, mais aussi, implicitement, de mollesse face au terrorisme (les Farc ont été placées sur la liste des organisations terroristes du département d'État). Comme la France, Obama se disait en effet favorable à une négociation avec la guérilla, avec pour intermédiaire le très antiaméricain président du Venezuela, Hugo Chavez, et pour prix de la libération des otages la satisfaction des exigences des Farc.

Le succès spectaculaire de l'armée colombienne est donc une victoire politique incontestable pour la ligne dure et intransigeante suivie par Uribe, et soutenue par Bush et McCain. Une victoire politico-militaire contre les Farc paraît désormais à la portée de l'armée colombienne. Le retour d'Ingrid Betancourt et des trois otages américains ne peut en outre que renforcer les chances de faire adopter par le Congrès le traité de commerce, en améliorant l'image du président Uribe. Quant à John McCain, il peut se présenter, sans trop en rajouter, comme ayant l'étoffe d'un homme d'État expérimenté, accuser Barack Obama de naïveté sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme, et laisser penser qu'il est pour quelque chose dans le fait qu'Ingrid soit rentrée à Paris...

http://www.latribune.fr/info/La-Maison-blanche-dit-avoir-collabore-avec-Bogota-pour-sauver-les-otages-811-~-AP-COLOMBIE-OTAGES-USA-SAUVETAGE-$Db=News/News.nsf-$RSS=1
Monde / Amériques

The Associated Press - 04/07/08 à 05:11:58 - 349 mots
Monde
La Maison blanche dit avoir collaboré avec Bogota pour sauver les otages

Le gouvernement américain a affirmé jeudi avoir participé à la planification de l'opération de libération des 15 otages détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) mercredi, une version des faits contredite par le ministre colombien de la Défense pour qui l'opération a été "réalisée à 100% en Colombie".

Selon la porte-parole de la présidence Dana Perino, Washington était en contact avec Bogota depuis l'enlèvement de trois de ses citoyens en 2003, "afin d'essayer de les libérer, mais il fallait qu'on garantisse la sécurité des personnes et qu'il y ait un service de renseignement opérationnel pour les retrouver et les secourir".

"Par conséquent, l'opération de sauvetage était en préparation depuis longtemps", a-t-elle affirmé lors d'une interview. "Cela faisait longtemps que nous travaillions avec eux".

Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a en revanche réfuté l'existence d'une aide extérieure des Etats-Unis et de tout autre pays. "C'était une opération 100% colombienne", a-t-il assuré dans l'émission NewsHour, retransmise sur près de 300 chaînes publiques aux Etats-Unis.

Il a expliqué que la Colombie avait beaucoup travaillé par le passé avec les Etats-Unis, mais pas dans ce cas précis, et que le président Alvaro Uribe n'avait prévenu l'ambassadeur américain et d'autres autorités américaines à Bogota de l'imminence de l'opération que parce qu'il en avait fait la promesse à son homologue George W. Bush.

"Le président Uribe avait promis au président Bush que si nous quelque chose concernant les otages américains, il en serait informé", a déclaré Juan Manuel Santos. "Ils ont étudié le plan et nous ont dit: nous pensons aussi que ça en vaut la peine, que c'est un plan très très bon, donc allez-y".

Selon des sources militaires, les Etats-Unis ont réalisé quelque 3.600 vols d'espionnage, de surveillance et de reconnaissance au cours des cinq années de détentions des trois otages américains. AP

pf/v202



historique sur la situation des otages dont l'attaque avec les armes qui causa la mort d'un chef et l'arrêt des négociations françaises http://qui.quen.grogne.free.fr/n-obs/Colombie-Betancourt-pourrait-etre-bientot-liberee.php