Même la tentative avortée a déclenché une tempête de critiques de la part de la droite républicaine dans l’administration Obama, prétendument laxiste face au terrorisme.
Un communiqué publié mercredi par l’ancien Vice Président Dick Cheney en distille l’expression :« Nous sommes en guerre, et lorsque le Président Obama prétend que nous ne le sommes pas, on est moins en sécurité, a déclaré Cheney. L’ancien vice-président et leader de facto de la “guerre contre le terrorisme” dans l’administration Bush a condamné Obama pour avoir proposé de fermer le camp de détention de Guantanamo et libéré certains de ceux qui étaient détenus par les Cours fédérales ordinaires. Il a également accusé le Président américain d’avoir rejeté les mots “guerre contre le terrorisme” en décrivant les guerres incessantes de Washington à l’étranger et les attaques contre les droits démocratiques dans le pays.
»LIRE L'INTEGRALITE DE LA TRADUCTION DU TEXT DE BILL VAN AUKEN SUR LE SITE REOPEN911 : http://www.reopen911.info/News/2010/01/04/negligence-ou-conspiration/
article original : http://www.wsws.org/articles/2009/may2009/pers-m13.shtml
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autre morceau choisi : http://www.youtube.com/user/reopen911#p/a/u/0/V_XTh5Gk6c4
Kurt Haskell raconte avoir remarqué Muttallab Muttallab près de la porte d’embarquement, en même temps qu’un autre homme non identifié. Alors que Muttallab était plutôt mal habillé, l’autre, un indien sur la cinquantaine, portait un complet élégant et sans doute coûteux. Haskell l’a distinctement entendu demander aux agents chargés de recueillir les cartes d’embarquement si Muttalab pouvait monter dans l’avion sans passeport. “Le type leur a dit : ‘ il vient du Soudan et on fait ça à chaque fois’ ”. Nous qui ?
Les Haskell supposent que le monsieur élégant cherchait à gagner la clémence pour ce voyageur en le faisant passer pour un réfugié soudanais.
Il ne vous est certainement jamais arrivé de prendre un vol intercontinental sans avoir votre passeport en règle.
[…]il faut nous transporter jusqu’à Milwakee pour trouver d’autres témoins oculaires, comme Patricia “Scotty” Keepman et sa fille, qui ont raconté au journal radio 620 WTMJ un fait tout à fait singulier. Elles racontent que devant elles se trouvait “un homme qui a filmé pendant toute la durée du vol avec son caméscope, y compris la scène de la tentative d’attentat”, explique Patricia.
En plus de Muttallab, nous avons donc déjà deux personnes qui s’intéressaient à ses actions, le persuasif monsieur distingué de type indien, et l’impassible “stakanov” au caméscope. Qui sont-ils ?
Nous savons que Muttallab est aussi passé par l’aéroport de Lagos, avant de s’envoler pour Amsterdam. Des révélations surprenantes nous arrivent du quotidien britannique The Telegraph à propos des caractéristiques de cet aéroport situé dans un pays sujet à des foyers de guerre civile à base religieuse. “L’aéroport de Lagos a obtenu récemment la certification “all clear” de la part de l’” US Transportation Security Administration”, l’administration américaine chargée de la sécurité dans les transports, créée suite aux attentats du 11-Septembre pour améliorer la sécurité des vols de lignes américains.”
Quels sont les autres aéroports “all clear” et ceux qui ne le sont pas ? Et selon quels critères ?“D’un côté, il semble que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ mais pas sur celle des personnes interdites de vols” rappelle Magnus Ranstorp du Centre d’études suédois sur les menaces asymétriques. “Tout ceci ne tient pas debout, car le Département US pour la Sécurité intérieure a d’énormes capacités de traitement des données (“data-mining”). Je ne comprends pas comment il pouvait avoir un visa valide tout en étant sur la liste antiterrorisme ’” a déclaré Ranstorp au journal britannique The Independent. Passons sur le fait que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ et que son père l’ait signalé aux autorités comme une personne dangereuse. Il y aura toujours quelqu’un pour dire que les failles de sécurité ne dérivent pas de choix faits par des organes d’États subversifs, mais simplement de cas d’incompétence, et que le terroriste, même psychologiquement fragile, sait se faufiler au travers des interstices ménagés pas l’incompétence.Peut-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’ont pas ménagé leurs efforts, à commencer par le prix Nobel de la Paix Barack Obama, pour mettre en garde contre tous les enfers et amplifier démesurément cet épisode comme une menace mortelle pour les USA et appelant à des ripostes drastiques.
Le Sénateur néoconservateur Joe Lieberman – candidat en 2000 à la vice-présidence en tandem avec Al Gore – a déclaré à Fox News que les USA devaient bombarder le Yémen sans délai. “L’Irak c’était la guerre du passé, l’Afghanistan celle d’aujourd’hui. Si nous n’agissons pas de manière préventive, le Yémen sera la guerre de demain.” Sa thèse selon laquelle le Yémen est le nouveau refuge d’al-Qaida est devenue instantanément un refrain dans tous les grands médias. Et ce refrain des mass-médias anglo-saxons a été repris sans exception par leurs homologues italiens [et français bien sûr – Ndlr]. Pourquoi le Yémen ? La thèse que donne l’analyste politique Webster Tarpley sur Russia Today est intéressante.
Russia Today : W.Tarpley analyse l’attentat du vol 253http://www.youtube.com/watch?v=4WH9rMsXOHM
Que nous dit Tarpley ? Obama a mis à jour la liste des pays de l’”Axe du Mal”, en direction de l’entité Afghanistan-Pakistan (AfPak), mais aussi de la Somalie et du Yémen. Au Yémen sévit une guerre civile contre le gouvernement central prosaoudite et une guérilla chiite pro-iranienne de la part des Houthi, qui ont été bombardés à plusieurs reprises par les USA. L’objectif de fond est d’alimenter la tension déjà très forte entre l’Iran et l’Arabie Saoudite afin de les affaiblir tous les deux. Tarpley signale que les USA sont en train de réorganiser la “légion arabe” d’al-Qaida (l’entité qui a toujours servi de levier à la CIA) justement au Yémen. C’est l’une des façons de vider le “goulag” caraïbéen de Guantanamo. La nouvelle agence de terroristes se résume à “al-Qaida dans la péninsule arabique”, alias AQAP, une entité composée de boucs-émissaires, de fanatiques et de fous-furieux qui ont promptement revendiqué l’opération de Umar Farouk Abdul Mutallab.
L’objectif à court terme [pour les USA] est multiple : imposer leur domination sur les étroits passages de la Mer Rouge et du Canal de Suez, soulager le dollar qui est au bord du gouffre en stimulant une hausse du prix du baril de pétrole. D’où la première étape : augmenter la tension dans la péninsule arabique. Dans ce contexte, d’après Tarpley, Muttallab est simplement une marionnette des Services secrets utilisée comme une provocation qui devait avoir le maximum d’effets avec le minimum de moyens. Le tout facilité par la perception générale sur al-Qaida qu’aucun rédacteur ou homme politique n’ose remettre en cause en Occident. Sous peine de devoir rouvir la question du 11/9.
Si al-Qaida n’est pas une organisation, alors qu’est-ce que c’est ? On nous dit que c’est une étiquette, une sorte de logo, comme une “franchise du terrorisme international”. Et cela arrange ceux qui l’utilisent, et encore plus ceux qui, en théorie, la combattent.Al-Qaida constitue pour les gouvernements qui affirment être en guerre contre le terrorisme, un ennemi pratique à désigner à l’opinion publique, un alibi idéal pour instrumentaliser des buts internes (lois d’exception toujours plus restrictives, libertés individuelles toujours plus contraintes). Al-Qaida apparait tellement “fonctionnelle ” pour de nombreux gouvernements occidentaux. Si elle n’existait pas, ils auraient tout intérêt à l’inventer et à l’évoquer.
Webster Tarpley est l’auteur, entre autres, du livre paru en francais : La Terreur fabriquée, aux Editions Demi Lune.
SOURCE : reopen911.info le 7 janvier 2010
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Le blog d'Anne Saint Clair l'épouse du directeur du FMI Domique Stauss Khan http://annesinclair.typepad.fr/journal/2010/01/06/index.html
Publié sur romandie blog le 11/01/2010 22:41
lundi 5 décembre 2011
Morceaux choisis suite à la mise en scène de l'attentat avorté du vol 253
Libellés :
11 septembre 2001,
3ème guerre mondiale,
Al qaëda,
Barack Obama,
Bush,
Dick Cheney,
Guantanom,
reopen911,
vol 253
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