"Golgota Picnic" : la mobilisation des catholiques n'a pas empêché la représentation
le Vendredi 9 Décembre 2011 à 00:52 mis à jour le Vendredi 9 décembre 2011 à 00:52 2 vues
C'est dans un théâtre du Rond-Point en état de siège qu'a été présentée la première de la pièce de l'Argentin Rodrigo Garcia qui "insulte la personne du Christ en croix" selon le cardinal-archevêque de Paris André Vingt-Trois.
Culture et foi: et si on se respectait?" © Radio France Nathanaël Charbonnier
Environ 800 policiers ont interdit l'accès à quelques centaines de manifestants catholiques qui ont défilé en silence derrière une banderole "Culture et foi: et si on se respectait?". Pendant ce temps là près de 4000 fidèles étaient réunis pour une veillée de prières à Notre-Dame de Paris.
Dans l'autre camp, une soixantaine de personnes, brandissant des drapeaux de la CGT ou d'Alternative Libertaire, sont venues défendre la liberté d'expression. Le "délit de blasphème n'existe pas" a rappelé Agnès Tricoire, de la Ligue des droits de l'Homme.
La représentation s'est déroulée sans incident, à l'extérieur comme à l'intérieur. En préalable une actrice avait lu un texte exprimant sa "honte" de devoir jouer "sous protection des forces de sécurité".
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jeudi 8 décembre 2011
mardi 6 décembre 2011
Alliot-Marie écarte toute démission, dit payer ses vacances en Tunisie
La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, accusée d'avoir profité des largesses d'un homme d'affaires lié au clan Ben Ali et déjà critiquée pour des propos controversés sur la Tunisie, a rejeté mercredi toute démission, réclamée par l'opposition socialiste.
"Pour des choses qui sont fausses, pour des assertions, non, pas du tout", a déclaré Mme Alliot-Marie, interrogée pour savoir si elle pensait démissionner. La ministre, 64 ans, et membre du gouvernement depuis 2002, dirige la diplomatie française depuis deux mois et demi.
"Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels", a-t-elle assuré ensuite devant l'Assemblée nationale.
Elle répondait à des interrogations sur l'utilisation fin 2010 par elle et sa famille d'un jet privé en Tunisie, alors en révolte contre son président. Pour l'opposition socialiste, Michèle Alliot-Marie s'est "totalement disqualifiée" avec ce voyage et n'a "plus sa place au gouvernement".
L'hebdomadaire Le Canard Enchaîné a révélé qu'elle avait bénéficié entre Noël et le Jour de l'An de l'avion d'un Tunisien, Aziz Miled, entre Tunis et la ville de Tabarka, pour y passer des vacances dans un hôtel lui appartenant. Elle était accompagnée de ses parents et de son compagnon, Patrick Ollier, lui aussi ministre (Relations avec le Parlement). Ce voyage est intervenu deux semaines après le début de la révolte tunisienne.
Ami du couple, Aziz Miled est présenté par Le Canard Enchaîné comme un proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali. Cet homme d'affaires fait partie d'une liste de personnalités tunisiennes dont la Suisse a gelé les avoirs le 19 janvier.
Pour le compagnon de la ministre, Patrick Ollier, Aziz Miled est "une victime" du clan Ben Ali. "Certainement il connaissait le président Ben Ali, mais il a construit sa fortune de ses propres mains" et a été "spolié" par les Trabelsi qui lui ont "pris 20% de sa compagnie" aérienne, a-t-il précisé à la radio RTL.
Cet ami "est un chef d'entreprise respecté en Tunisie", a renchéri Michèle Alliot-Marie, dont l'adjoint chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, a dénoncé une "campagne indigne d'acharnement" contre elle.
Michèle Alliot-Marie avait récemment admis ces vacances en Tunisie. "Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout", avait-elle expliqué.
"Quand on est dans un gouvernement, on n'a pas à utiliser des moyens privés" liés à une famille controversée, a rétorqué également sur RTL la patronne du parti socialiste Martine Aubry. Avoir "des liens très personnels avec la Tunisie" rend "aveugle", avait jugé récemment Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007.
Ministre depuis plus de huit ans en France (Intérieur, Défense et Justice), Michèle Alliot-Marie avait déjà été critiquée après son offre le 11 janvier d'une coopération policière au régime de l'ex-président, alors que les manifestations se multipliaient en Tunisie.
Après avoir dû reconnaître que la diplomatie française avait sous-estimé l'ampleur de la protestation en Tunisie, elle a aussi été sommée de s'expliquer sur la fourniture de grenades lacrymogènes au régime Ben Ali.
Pour les socialistes, la ministre n'"a pas dit la vérité" à ce sujet. Le 25 janvier, Michèle Alliot-Marie avait assuré que la coopération policière de la France avec la Tunisie s'effectuait "essentiellement dans le cadre d'Interpol".
Depuis, le Premier ministre François Fillon a indiqué que la France avait bien autorisé l'exportation de produits explosifs en Tunisie en novembre 2010 et janvier 2011, juste avant le départ de Ben Ali, mais que les livraisons n'avaient pas été effectuées.
source : http://actu.orange.fr/une/alliot-marie-ecarte-toute-demission-dit-payer-ses-vacances-en-tunisie_95325.html
========================
AFP - 04/02/2011 à 15:44
Le jet emprunté par Alliot-Marie en Tunisie surtout utilisé par le clan Ben Ali
L'avion qui a transporté fin 2010 la ministre française Michèle Alliot-Marie pendant ses vacances tunisiennes était surtout utilisé par le beau-frère de Zine el-Abidine Ben Ali affirme vendredi le site Médiapart, une information jugée sans nouveauté par son cabinet.
La ministre française des Affaires étrangères a déclaré vendredi que le propriétaire de l'avion ne figure pas sur la liste des proches de l'ex-président Ben Ali dont les avoirs sont gelés par l'UE.
L'avion dans lequel j'ai fait le trajet Tunis-Tabarka appartient à la société Nouvelair, qui a été créée par M. Miled. M. Miled a été spolié et associé de force avec M. Trabelsi (Belhassen Trabelsi, beau-frère honni du président déchu, ndlr) qui l'a forcé à fusionner Nouvelair avec sa compagnie Karthago. Dans cette opération, M. Trabelsi a tout simplement pris 20% des parts et la présidence de la société", a expliqué Mme Alliot-Marie.
Le site internet d'informations affirme avoir recueilli des indices convergents montrant que l'avion appartenait bien au clan Ben Ali, ce qui semble affaiblir la défense de la chef de la diplomatie française, dont l'opposition demande la démission.
Il est reproché à la ministre de s'être rendue fin décembre en Tunisie, avec son compagnon Patrick Ollier, également ministre, alors que la révolte contre Ben Ali avait commencé, puis d'avoir bénéficié pour un vol intérieur du jet privé d'un de ses amis, l'homme d'affaires tunisien Aziz Miled.
La ministre assure qu'Aziz Miled est "une victime" plus qu'un proche du clan Ben Ali.
Selon Médiapart, ce jet privé, un Bombardier Challenger immatriculé TS-IBT, est celui qui, lors d'une escale en Sardaigne, avait été soupçonné d'avoir transporté Zine Ben Ali, lorsqu'il avait fui son pays, dans la soirée du 14 janvier.
L'ex-président, qui s'est réfugié en Arabie Saoudite, ne s'y trouvait pas, mais Médiapart se demande si des membres du clan Ben Ali n'y avaient pas pris place.
Le site doute aussi que l'avion soit la propriété du seul Aziz Miled. "Officiellement, il appartient au groupe Nouvelair, fruit d'une fusion entre la compagnie éponyme de M. Miled et celle de Belhassen Trabelsi, Karthago Airlines, devenu PDG de la nouvelle entité", dit Médiapart.
"D'après les relevés de l'office européen d'aviation EuroControl, le jet du scandale (...) est enregistré au seul nom de la compagnie Karthago Airlines, une société fondée par Belhassen Trabelsi, le beau-frère honni de Ben Ali, et pièce centrale du système de corruption tunisien", ajoute-t-il.
II n'y a "rien de neuf dans les faits", a réagi l'entourage de la ministre. "Depuis le début, on dit que l'avion appartenait à la société Nouvelair dont Aziz Miled est fondateur et qui a été associé de force à Trabelsi", a-t-on ajouté.
Médiapart se réfère également à des témoignages en Tunisie pour affirmer que Belhassen Trabelsi était le principal utilisateur de l'appareil.
Selon le site, les lettres BT à la fin de l'immatriculation de l'avion peuvent signifier que ce dernier en était le propriétaire ou le principal utilisateur, comme cela est l'usage dans l'aviation
source : http://actu.orange.fr/une/le-jet-emprunte-par-alliot-marie-en-tunisie-surtout-utilise-par-le-clan-ben-ali_96393.html
publié sur romandie blog le 2/02/2011 20:42
___________
Quatre personnes au moins ont été tuées et 17 autres blessées,samedi 5 février, dans le nord de la Tunisie, où la police a ouvert le feu pour repousser des manifestants qui lançaient pierres et cocktails Molotov sur un poste de police.
Environ un millier de personnes, selon une source au ministère de l'intérieur tunisien, s'étaient rassemblées pour dénoncer le chef du commissariat de lka ville Kef, accusé d'abus de pouvoir. Ils ont jeté des pierres et des cocktails molotov dans le commissariat. Les policiers locaux ont tiré, selon eux pour les empêcher de rentrer à l'intérieur du bâtiment, faisant deux morts. Le ministère de l'Intérieur a arrêté le chef de la police du Kef suite à ces événements.
L'après-Ben Ali en Tunisie est marqué par des accrochages entre police, proche du pouvoir déchu, et population. A Sidi Bouzid, d'où est partie la 'révolution du jasmin', deux policiers ont été arrêtés samedi 5 février. Ils sont soupçonnés d'avoir provoqué un incendie qui a ravagé leur commissariat, tuant deux jeunes hommes qui se trouvaient en détention pour état d'ébriété sur la voie publique
lemonde.fr le 6 février 2011
La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, accusée d'avoir profité des largesses d'un homme d'affaires lié au clan Ben Ali et déjà critiquée pour des propos controversés sur la Tunisie, a rejeté mercredi toute démission, réclamée par l'opposition socialiste.
"Pour des choses qui sont fausses, pour des assertions, non, pas du tout", a déclaré Mme Alliot-Marie, interrogée pour savoir si elle pensait démissionner. La ministre, 64 ans, et membre du gouvernement depuis 2002, dirige la diplomatie française depuis deux mois et demi.
"Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels", a-t-elle assuré ensuite devant l'Assemblée nationale.
Elle répondait à des interrogations sur l'utilisation fin 2010 par elle et sa famille d'un jet privé en Tunisie, alors en révolte contre son président. Pour l'opposition socialiste, Michèle Alliot-Marie s'est "totalement disqualifiée" avec ce voyage et n'a "plus sa place au gouvernement".
L'hebdomadaire Le Canard Enchaîné a révélé qu'elle avait bénéficié entre Noël et le Jour de l'An de l'avion d'un Tunisien, Aziz Miled, entre Tunis et la ville de Tabarka, pour y passer des vacances dans un hôtel lui appartenant. Elle était accompagnée de ses parents et de son compagnon, Patrick Ollier, lui aussi ministre (Relations avec le Parlement). Ce voyage est intervenu deux semaines après le début de la révolte tunisienne.
Ami du couple, Aziz Miled est présenté par Le Canard Enchaîné comme un proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali. Cet homme d'affaires fait partie d'une liste de personnalités tunisiennes dont la Suisse a gelé les avoirs le 19 janvier.
Pour le compagnon de la ministre, Patrick Ollier, Aziz Miled est "une victime" du clan Ben Ali. "Certainement il connaissait le président Ben Ali, mais il a construit sa fortune de ses propres mains" et a été "spolié" par les Trabelsi qui lui ont "pris 20% de sa compagnie" aérienne, a-t-il précisé à la radio RTL.
Cet ami "est un chef d'entreprise respecté en Tunisie", a renchéri Michèle Alliot-Marie, dont l'adjoint chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, a dénoncé une "campagne indigne d'acharnement" contre elle.
Michèle Alliot-Marie avait récemment admis ces vacances en Tunisie. "Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout", avait-elle expliqué.
"Quand on est dans un gouvernement, on n'a pas à utiliser des moyens privés" liés à une famille controversée, a rétorqué également sur RTL la patronne du parti socialiste Martine Aubry. Avoir "des liens très personnels avec la Tunisie" rend "aveugle", avait jugé récemment Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007.
Ministre depuis plus de huit ans en France (Intérieur, Défense et Justice), Michèle Alliot-Marie avait déjà été critiquée après son offre le 11 janvier d'une coopération policière au régime de l'ex-président, alors que les manifestations se multipliaient en Tunisie.
Après avoir dû reconnaître que la diplomatie française avait sous-estimé l'ampleur de la protestation en Tunisie, elle a aussi été sommée de s'expliquer sur la fourniture de grenades lacrymogènes au régime Ben Ali.
Pour les socialistes, la ministre n'"a pas dit la vérité" à ce sujet. Le 25 janvier, Michèle Alliot-Marie avait assuré que la coopération policière de la France avec la Tunisie s'effectuait "essentiellement dans le cadre d'Interpol".
Depuis, le Premier ministre François Fillon a indiqué que la France avait bien autorisé l'exportation de produits explosifs en Tunisie en novembre 2010 et janvier 2011, juste avant le départ de Ben Ali, mais que les livraisons n'avaient pas été effectuées.
source : http://actu.orange.fr/une/alliot-marie-ecarte-toute-demission-dit-payer-ses-vacances-en-tunisie_95325.html
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AFP - 04/02/2011 à 15:44
Le jet emprunté par Alliot-Marie en Tunisie surtout utilisé par le clan Ben Ali
L'avion qui a transporté fin 2010 la ministre française Michèle Alliot-Marie pendant ses vacances tunisiennes était surtout utilisé par le beau-frère de Zine el-Abidine Ben Ali affirme vendredi le site Médiapart, une information jugée sans nouveauté par son cabinet.
La ministre française des Affaires étrangères a déclaré vendredi que le propriétaire de l'avion ne figure pas sur la liste des proches de l'ex-président Ben Ali dont les avoirs sont gelés par l'UE.
L'avion dans lequel j'ai fait le trajet Tunis-Tabarka appartient à la société Nouvelair, qui a été créée par M. Miled. M. Miled a été spolié et associé de force avec M. Trabelsi (Belhassen Trabelsi, beau-frère honni du président déchu, ndlr) qui l'a forcé à fusionner Nouvelair avec sa compagnie Karthago. Dans cette opération, M. Trabelsi a tout simplement pris 20% des parts et la présidence de la société", a expliqué Mme Alliot-Marie.
Le site internet d'informations affirme avoir recueilli des indices convergents montrant que l'avion appartenait bien au clan Ben Ali, ce qui semble affaiblir la défense de la chef de la diplomatie française, dont l'opposition demande la démission.
Il est reproché à la ministre de s'être rendue fin décembre en Tunisie, avec son compagnon Patrick Ollier, également ministre, alors que la révolte contre Ben Ali avait commencé, puis d'avoir bénéficié pour un vol intérieur du jet privé d'un de ses amis, l'homme d'affaires tunisien Aziz Miled.
La ministre assure qu'Aziz Miled est "une victime" plus qu'un proche du clan Ben Ali.
Selon Médiapart, ce jet privé, un Bombardier Challenger immatriculé TS-IBT, est celui qui, lors d'une escale en Sardaigne, avait été soupçonné d'avoir transporté Zine Ben Ali, lorsqu'il avait fui son pays, dans la soirée du 14 janvier.
L'ex-président, qui s'est réfugié en Arabie Saoudite, ne s'y trouvait pas, mais Médiapart se demande si des membres du clan Ben Ali n'y avaient pas pris place.
Le site doute aussi que l'avion soit la propriété du seul Aziz Miled. "Officiellement, il appartient au groupe Nouvelair, fruit d'une fusion entre la compagnie éponyme de M. Miled et celle de Belhassen Trabelsi, Karthago Airlines, devenu PDG de la nouvelle entité", dit Médiapart.
"D'après les relevés de l'office européen d'aviation EuroControl, le jet du scandale (...) est enregistré au seul nom de la compagnie Karthago Airlines, une société fondée par Belhassen Trabelsi, le beau-frère honni de Ben Ali, et pièce centrale du système de corruption tunisien", ajoute-t-il.
II n'y a "rien de neuf dans les faits", a réagi l'entourage de la ministre. "Depuis le début, on dit que l'avion appartenait à la société Nouvelair dont Aziz Miled est fondateur et qui a été associé de force à Trabelsi", a-t-on ajouté.
Médiapart se réfère également à des témoignages en Tunisie pour affirmer que Belhassen Trabelsi était le principal utilisateur de l'appareil.
Selon le site, les lettres BT à la fin de l'immatriculation de l'avion peuvent signifier que ce dernier en était le propriétaire ou le principal utilisateur, comme cela est l'usage dans l'aviation
source : http://actu.orange.fr/une/le-jet-emprunte-par-alliot-marie-en-tunisie-surtout-utilise-par-le-clan-ben-ali_96393.html
publié sur romandie blog le 2/02/2011 20:42
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Quatre personnes au moins ont été tuées et 17 autres blessées,samedi 5 février, dans le nord de la Tunisie, où la police a ouvert le feu pour repousser des manifestants qui lançaient pierres et cocktails Molotov sur un poste de police.
Environ un millier de personnes, selon une source au ministère de l'intérieur tunisien, s'étaient rassemblées pour dénoncer le chef du commissariat de lka ville Kef, accusé d'abus de pouvoir. Ils ont jeté des pierres et des cocktails molotov dans le commissariat. Les policiers locaux ont tiré, selon eux pour les empêcher de rentrer à l'intérieur du bâtiment, faisant deux morts. Le ministère de l'Intérieur a arrêté le chef de la police du Kef suite à ces événements.
L'après-Ben Ali en Tunisie est marqué par des accrochages entre police, proche du pouvoir déchu, et population. A Sidi Bouzid, d'où est partie la 'révolution du jasmin', deux policiers ont été arrêtés samedi 5 février. Ils sont soupçonnés d'avoir provoqué un incendie qui a ravagé leur commissariat, tuant deux jeunes hommes qui se trouvaient en détention pour état d'ébriété sur la voie publique
lemonde.fr le 6 février 2011
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dimanche 4 décembre 2011
Italie: rondes noires et chemises grises
mercredi 1er juillet 2009
Le discours sécuritaire et les coupes budgétaires favorisent l'émergence de milices qui rappellent le passé de l'Italie.
Les gardes du Pô ont été les premières. Ils portaient chemise verte, répondaient aux mots d'ordre du leader Umberto Bossi, et donnaient au peuple padane de la Ligue du Nord ce sentiment de sécurité que les agents de la police d'Etat n'étaient plus en mesure de lui procurer. Puis sont venus les «city angels» déployés un peu partout dans les grandes villes du nord. Organisations dont on ne connaît bien ni l'origine exacte, ni la véritable finalité. Mais dans les métropoles du Nord (Turin, Milan, Gênes) elles arrangeaient bien les autorités locales: en patrouillant dans les villes la nuit, elles donnaient la sensation de pallier les manques de la sécurité et rassuraient les citoyens. Et lorsque la droite de Berlusconi a repris les rênes du pouvoir en 2008, les paroles ont laissé place aux faits: les «rondes» sont arrivées. Petites cellules de police privée, idéologiques (comme dans le cas de la ligue du Nord), couvertes par une loi d'Etat qui instituait l'existence même des «rondes». Pas pour substituer la police, mais pour la seconder. Une aide, en somme, sur fond de privatisation des services, mais pas uniquement. Les «rondes» sont devenues désormais une idée-force du gouvernement, semblant donner de la sécurité tout en suscitant de nombreuses interrogations dans la frange de l'opinion publique la plus sensible à l'essence de la démocratie. La sécurité est un bien précieux, mais le fait qu'elle soit garantie dans le respect des lois l'est tout autant. L'Italie est un pays qui a vécu le fascisme lequel a vu le jour avec les «chemises noires» de Benito Mussolini, des «rondes» aussi. Pas étonnant qu'une part non négligeable de l'opinion publique s'alarme de la présence de petites milices privées et affiliées à des partis politiques qui, la nuit, se promènent à travers les villes. Il y a quelques jours, par exemple, on a découvert l'existence de la «Garde nationale italienne», aussitôt rebaptisée «rondes noires». Il s'agit d'une Onlus (organisation non gouvernementale) créée en marge du Mouvement social italien (MSI, le parti historique héritier du fascisme), forte d'environ 2.000 volontaires actuellement présents dans presque toute l'Italie, mais concentrés principalement au Piémont, en Lombardie, dans le Lazio, en Campanie et en Sicile. La «Guarde» est un des bras du Parti Nationaliste italien naissant, dirigé par Gaetano Saya. Un homme politique qui a déjà été renvoyé devant la justice pour diffusion d'idées fondées sur la supériorité et la haine raciales. La «Guarde» dispose naturellement d'un uniforme: chemise grise ornée du symbole de l'aigle impérial romain, ceinture noire, cravate noire, pantalon gris à bande latérale noire, béret ou képi gris rehaussés eux aussi de l'emblème de l'aigle. Il y a aussi le casque, les 4X4 noirs, les gants de peau noire et une grosse torche, noire elle aussi. La plupart des volontaires déjà enrôlés sont des fonctionnaires des forces de l'ordre à la retraite. Surtout des carabiniers. Saya, le fondateur, a déclaré: «nous, nous ne sommes pas une milice idéologique, nous sommes même apolitiques». Saya considère que le fascisme est une idéologie du passé, anachronique, mais il tient à l'uniforme car il permet la reconnaissance des rondes et évite toute confusion avec la police. «Un déconcertant délire» pour les opposants de centre gauche, surtout pour Marco Minniti, le bras droit de Massimo D’Alema, qui précise: « Et voilà que les chemises grises organisées par le MSI (Mouvement social italien) se joignent aux chemises vertes. L’idée que le contrôle du territoire puisse être confié à des associations, des milices qui s’identifient avec une couleur politique, est un coup au cœur des principes de toute démocratie libérale ». Mais Silvio Berlusconi se moque de tous ces commentaires et persévère.«Les gens sont avec moi», continue-t-il à dire; et pour l'instant il a encore raison. L'idéologie sécuritaire qui émane de ces rondes est ainsi à son tour mise en valeur. Les délits n'ont cependant pas cessé, la criminalité a même augmenté cette dernière année sous Berlusconi. Pourtant, le sentiment de sécurité des citoyens s'est accru. Le Cavaliere, en campagne électorale, avait martelé, au delà de l'idéologie, le côté «social» de l'argument: les forces de police sont sur le point d'être décimées par les coupes dues aux économies. Un syndicat de police a fait les comptes: au cours des trois prochaines années, les effectifs de fonctionnaires de police diminueront de 4.000 unités, de même que les budgets consacrés à l'habillement et à l'entretien des moyens. Dans une telle situation, il est clair que les rondes sont utiles: elles suppléent aux coupes budgétaires et donnent un sens idéologique à l'action du gouvernement Berlusconi. Et enfin, pour quelques-uns, elles sont aussi un business. Cesare Martinetti Traduit de l'italien par Florence Boulin
http://www.slate.fr/story/7489/italie-rondes-de-nuit-et-chemises-grises
Le discours sécuritaire et les coupes budgétaires favorisent l'émergence de milices qui rappellent le passé de l'Italie.
Les gardes du Pô ont été les premières. Ils portaient chemise verte, répondaient aux mots d'ordre du leader Umberto Bossi, et donnaient au peuple padane de la Ligue du Nord ce sentiment de sécurité que les agents de la police d'Etat n'étaient plus en mesure de lui procurer. Puis sont venus les «city angels» déployés un peu partout dans les grandes villes du nord. Organisations dont on ne connaît bien ni l'origine exacte, ni la véritable finalité. Mais dans les métropoles du Nord (Turin, Milan, Gênes) elles arrangeaient bien les autorités locales: en patrouillant dans les villes la nuit, elles donnaient la sensation de pallier les manques de la sécurité et rassuraient les citoyens. Et lorsque la droite de Berlusconi a repris les rênes du pouvoir en 2008, les paroles ont laissé place aux faits: les «rondes» sont arrivées. Petites cellules de police privée, idéologiques (comme dans le cas de la ligue du Nord), couvertes par une loi d'Etat qui instituait l'existence même des «rondes». Pas pour substituer la police, mais pour la seconder. Une aide, en somme, sur fond de privatisation des services, mais pas uniquement. Les «rondes» sont devenues désormais une idée-force du gouvernement, semblant donner de la sécurité tout en suscitant de nombreuses interrogations dans la frange de l'opinion publique la plus sensible à l'essence de la démocratie. La sécurité est un bien précieux, mais le fait qu'elle soit garantie dans le respect des lois l'est tout autant. L'Italie est un pays qui a vécu le fascisme lequel a vu le jour avec les «chemises noires» de Benito Mussolini, des «rondes» aussi. Pas étonnant qu'une part non négligeable de l'opinion publique s'alarme de la présence de petites milices privées et affiliées à des partis politiques qui, la nuit, se promènent à travers les villes. Il y a quelques jours, par exemple, on a découvert l'existence de la «Garde nationale italienne», aussitôt rebaptisée «rondes noires». Il s'agit d'une Onlus (organisation non gouvernementale) créée en marge du Mouvement social italien (MSI, le parti historique héritier du fascisme), forte d'environ 2.000 volontaires actuellement présents dans presque toute l'Italie, mais concentrés principalement au Piémont, en Lombardie, dans le Lazio, en Campanie et en Sicile. La «Guarde» est un des bras du Parti Nationaliste italien naissant, dirigé par Gaetano Saya. Un homme politique qui a déjà été renvoyé devant la justice pour diffusion d'idées fondées sur la supériorité et la haine raciales. La «Guarde» dispose naturellement d'un uniforme: chemise grise ornée du symbole de l'aigle impérial romain, ceinture noire, cravate noire, pantalon gris à bande latérale noire, béret ou képi gris rehaussés eux aussi de l'emblème de l'aigle. Il y a aussi le casque, les 4X4 noirs, les gants de peau noire et une grosse torche, noire elle aussi. La plupart des volontaires déjà enrôlés sont des fonctionnaires des forces de l'ordre à la retraite. Surtout des carabiniers. Saya, le fondateur, a déclaré: «nous, nous ne sommes pas une milice idéologique, nous sommes même apolitiques». Saya considère que le fascisme est une idéologie du passé, anachronique, mais il tient à l'uniforme car il permet la reconnaissance des rondes et évite toute confusion avec la police. «Un déconcertant délire» pour les opposants de centre gauche, surtout pour Marco Minniti, le bras droit de Massimo D’Alema, qui précise: « Et voilà que les chemises grises organisées par le MSI (Mouvement social italien) se joignent aux chemises vertes. L’idée que le contrôle du territoire puisse être confié à des associations, des milices qui s’identifient avec une couleur politique, est un coup au cœur des principes de toute démocratie libérale ». Mais Silvio Berlusconi se moque de tous ces commentaires et persévère.«Les gens sont avec moi», continue-t-il à dire; et pour l'instant il a encore raison. L'idéologie sécuritaire qui émane de ces rondes est ainsi à son tour mise en valeur. Les délits n'ont cependant pas cessé, la criminalité a même augmenté cette dernière année sous Berlusconi. Pourtant, le sentiment de sécurité des citoyens s'est accru. Le Cavaliere, en campagne électorale, avait martelé, au delà de l'idéologie, le côté «social» de l'argument: les forces de police sont sur le point d'être décimées par les coupes dues aux économies. Un syndicat de police a fait les comptes: au cours des trois prochaines années, les effectifs de fonctionnaires de police diminueront de 4.000 unités, de même que les budgets consacrés à l'habillement et à l'entretien des moyens. Dans une telle situation, il est clair que les rondes sont utiles: elles suppléent aux coupes budgétaires et donnent un sens idéologique à l'action du gouvernement Berlusconi. Et enfin, pour quelques-uns, elles sont aussi un business. Cesare Martinetti Traduit de l'italien par Florence Boulin
http://www.slate.fr/story/7489/italie-rondes-de-nuit-et-chemises-grises
samedi 3 décembre 2011
Sur Internet, la vidéo stupéfiante de la défaite des policiers chinois (mis à jour)
http://fr.news.yahoo.com/69/20090622/twl-sur-internet-la-vido-stupfiante-de-l-b11dcaf.html
http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/22/sur-internet-la-video-stupefiante-de-la-defaite-des-policiers-chinois-0
Rue 89
Voici une vidéo qui fera peur aux dirigeants chinois : des centaines de policiers casqués qui reculent devant une foule en colère, s'enfuyant en débandade sous les jets de pierres des protestataires. La scène s'est déroulée samedi à Shishou, dans la province centrale du Hubei. La vidéo, sans doute tournée avec un téléphone portable, a été déposée sur YouTube au cours du week-end, et les images ont fait le tour du monde via les réseaux sociaux ou Twitter. Lire la suite l'article La colère de la population est liée à la découverte, trois jours plus tôt, d'un cadavre devant un hôtel de la ville, celui du chef du restaurant de l'établissement. La police a conclu à un suicide, mais la famille a cru voir des traces de blessures à la tête. Très vite, des rumeurs ont commencé à circuler, selon lesquelles la police locale et la municipalité seraient actionnaires de cet hôtel La police a proposé 3 500 euros au père s'il acceptait la version officielle Selon le site Global Voices Online, qui suit les blogs et sites chinois, la police aurait proposé le lendemain à la famille une somme de 35 000 yuans (3 500 euros) pour qu'elle accepte de signer le rapport officiel. La famille a refusé et le père a organisé une veille du corps de son fils, apportant même une bouteille de gaz et menacer de la faire exploser pour empêcher la police d'emmener la dépouille. La photo de la veille du corps par le père a été diffusée sur des sites internet chinois. Et lorsque vendredi la police a tenté d'emmener de force le corps du jeune homme, elle a trouvé 2 000 personnes pour l'en empêcher. Les premiers affrontements ont eu lieu vendredi, se transformant le lendemain en bataille rangée, mobilisant jusqu'à 40 000 personnes (photos grace à l'excellent site ESWN). Le calme n'est toujours pas revenu, et plusieurs milliers de personnes étaient de nouveau réunies lundi devant l'hôtel où, selon certaines informations, des restes humains de trois cadavres auraient été découverts dans les égouts. Internet se retrouve une nouvelle fois au cur de ce genre de tension. Samedi matin, les autorités locales ont coupé les connexions Internet de la ville, dans l'espoir d'empêcher la propagation de l'information. Mais cela n'a pas empêché les images de se répandre, et Twitter (voir le compte @shishou) de jouer, comme en Iran, un rôle-clé de caisse de résonnance à ces événements.
http://www.youtube.com/watch?v=n5K7U-TFDY0
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http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/17/la-meurtriere-devenue-heroine-du-web-liberee-par-la-justice-chinoise
La meurtrière devenue héroine du web libérée par la justice chinoise
C'est une victoire incontestable de l'opinion publique chinoise telle qu'elle s'exprime sur internet. Une jeune employée d'hôtel qui avait tué un cadre qui tentait d'abuser d'elle sexuellement a été laissée libre par la justice chinoise, d'ordinaire moins clémente pour ce genre de crime.
Deng Yujiao, 21 ans, a été reconnue coupable, mais n'a pas été condamnée à l'issue de son procès. Un juge du tribunal de Badong (centre), où s'est déroulé le procès, a déclaré à l'AFP, citée par le site Aujourd'hui la Chine, partenaire de Rue89 :
« Elle n'a pas eu de peine pour quatre raisons : elle a fait un usage excessif de la force mais en état de légitime défense, elle a une responsabilité pénale limitée, elle s'est rendue de son propre gré à la police et il y a eu grave erreur de la partie adverse ».
La jeune femme encourait la peine de mort. Mais son cas avait enflammé les débats sur la Toile où une grande partie des internautes avaient pris parti pour la jeune femme, présentée comme la victime de la bureaucratie locale corrompue. Deng, employée dans un hôtel-sauna, avait été accusée d'avoir tué le 10 mai un cadre local de Badong à coups de couteau de cuisine et d'en avoir blessé un autre.
L'affaire a montré l'influence croissante de l'internet, qui joue de plus en plus un rôle de contre-pouvoir face aux abus des autorités locales. Selon l'avocat de Pékin Zhang Tianyong, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme,
« s'il n'y avait pas eu la pression des internautes, il n'y aurait pas eu ce genre de verdict ».
« C'est une victoire du peuple », commentait un internaute sur l'un des principaux portails Sohu.com.
La mobilisation des internautes en faveur de Deng Yujiao rappelle celle qui avait entouré le cas de Yang Jia, le meurtrier de six policiers à Shanghaï, l'an dernier pour se venger d'un tabassage resté impuni dans leur commissariat. La cyberopinion publique avait pris fait et cause pour le jeune chômeur malgré la gravité des faits, mais n'avait pas réussi à empêcher qu'il soit condamné à mort, et exécuté.
publié sur romandie blog le 22/06/2009 16:30
http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/22/sur-internet-la-video-stupefiante-de-la-defaite-des-policiers-chinois-0
Rue 89
Voici une vidéo qui fera peur aux dirigeants chinois : des centaines de policiers casqués qui reculent devant une foule en colère, s'enfuyant en débandade sous les jets de pierres des protestataires. La scène s'est déroulée samedi à Shishou, dans la province centrale du Hubei. La vidéo, sans doute tournée avec un téléphone portable, a été déposée sur YouTube au cours du week-end, et les images ont fait le tour du monde via les réseaux sociaux ou Twitter. Lire la suite l'article La colère de la population est liée à la découverte, trois jours plus tôt, d'un cadavre devant un hôtel de la ville, celui du chef du restaurant de l'établissement. La police a conclu à un suicide, mais la famille a cru voir des traces de blessures à la tête. Très vite, des rumeurs ont commencé à circuler, selon lesquelles la police locale et la municipalité seraient actionnaires de cet hôtel La police a proposé 3 500 euros au père s'il acceptait la version officielle Selon le site Global Voices Online, qui suit les blogs et sites chinois, la police aurait proposé le lendemain à la famille une somme de 35 000 yuans (3 500 euros) pour qu'elle accepte de signer le rapport officiel. La famille a refusé et le père a organisé une veille du corps de son fils, apportant même une bouteille de gaz et menacer de la faire exploser pour empêcher la police d'emmener la dépouille. La photo de la veille du corps par le père a été diffusée sur des sites internet chinois. Et lorsque vendredi la police a tenté d'emmener de force le corps du jeune homme, elle a trouvé 2 000 personnes pour l'en empêcher. Les premiers affrontements ont eu lieu vendredi, se transformant le lendemain en bataille rangée, mobilisant jusqu'à 40 000 personnes (photos grace à l'excellent site ESWN). Le calme n'est toujours pas revenu, et plusieurs milliers de personnes étaient de nouveau réunies lundi devant l'hôtel où, selon certaines informations, des restes humains de trois cadavres auraient été découverts dans les égouts. Internet se retrouve une nouvelle fois au cur de ce genre de tension. Samedi matin, les autorités locales ont coupé les connexions Internet de la ville, dans l'espoir d'empêcher la propagation de l'information. Mais cela n'a pas empêché les images de se répandre, et Twitter (voir le compte @shishou) de jouer, comme en Iran, un rôle-clé de caisse de résonnance à ces événements.
http://www.youtube.com/watch?v=n5K7U-TFDY0
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http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/17/la-meurtriere-devenue-heroine-du-web-liberee-par-la-justice-chinoise
La meurtrière devenue héroine du web libérée par la justice chinoise
C'est une victoire incontestable de l'opinion publique chinoise telle qu'elle s'exprime sur internet. Une jeune employée d'hôtel qui avait tué un cadre qui tentait d'abuser d'elle sexuellement a été laissée libre par la justice chinoise, d'ordinaire moins clémente pour ce genre de crime.
Deng Yujiao, 21 ans, a été reconnue coupable, mais n'a pas été condamnée à l'issue de son procès. Un juge du tribunal de Badong (centre), où s'est déroulé le procès, a déclaré à l'AFP, citée par le site Aujourd'hui la Chine, partenaire de Rue89 :
« Elle n'a pas eu de peine pour quatre raisons : elle a fait un usage excessif de la force mais en état de légitime défense, elle a une responsabilité pénale limitée, elle s'est rendue de son propre gré à la police et il y a eu grave erreur de la partie adverse ».
La jeune femme encourait la peine de mort. Mais son cas avait enflammé les débats sur la Toile où une grande partie des internautes avaient pris parti pour la jeune femme, présentée comme la victime de la bureaucratie locale corrompue. Deng, employée dans un hôtel-sauna, avait été accusée d'avoir tué le 10 mai un cadre local de Badong à coups de couteau de cuisine et d'en avoir blessé un autre.
L'affaire a montré l'influence croissante de l'internet, qui joue de plus en plus un rôle de contre-pouvoir face aux abus des autorités locales. Selon l'avocat de Pékin Zhang Tianyong, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme,
« s'il n'y avait pas eu la pression des internautes, il n'y aurait pas eu ce genre de verdict ».
« C'est une victoire du peuple », commentait un internaute sur l'un des principaux portails Sohu.com.
La mobilisation des internautes en faveur de Deng Yujiao rappelle celle qui avait entouré le cas de Yang Jia, le meurtrier de six policiers à Shanghaï, l'an dernier pour se venger d'un tabassage resté impuni dans leur commissariat. La cyberopinion publique avait pris fait et cause pour le jeune chômeur malgré la gravité des faits, mais n'avait pas réussi à empêcher qu'il soit condamné à mort, et exécuté.
publié sur romandie blog le 22/06/2009 16:30
10 jours après les élections : entre le 20 et 21 juin 2009. Treize personnes tuées dans des affrontements avec la police en Iran, selon la télévision publique
La télévision publique iranienne a annoncé dimanche que 13 personnes avaient été tuées dans des affrontements entre les forces de sécurité et ce qu'elle a qualifié de "groupes terroristes".
La télévision n'a pas précisé les circonstances de ces morts, mais elle avait annoncé un peu plus tôt que plusieurs personnes avaient été tuées samedi quand "des émeutiers" ont attaqué une mosquée dans l'ouest de Téhéran.
D'après la chaîne en langue anglaise de la télévision d'Etat, qui n'est diffusée qu'en dehors de l'Iran, "des émeutiers" ont aussi incendié deux stations-services et attaqué un poste militaire.
Une chaîne de télévision publique, diffusée en Iran, a également annoncé que cent personnes avaient été blessées samedi. Mais elle a cité un responsable de la police affirmant que les policiers n'avaient pas utilisé de munitions pour disperser les manifestants.
C'est la deuxième fois que le autorités annoncent publiquement des décès liés à la crise de ces derniers jours. Plus tôt cette semaine, elles avaient annoncé que sept personnes avaient été tuées, ce qui porte à 20 le nombre officiel de morts.
Amnesty International a toutefois prévenu qu'il était "très difficile" de vérifier le bilan des victimes. "Le climat de peur a jeté une ombre sur toute la situation", a déclaré à l'Associated Press Drewery Dyke, spécialiste de l'Iran pour Amnesty.
L'ONG "International Campaign for Human Rights", en Iran, a affirmé pour sa part que de nombreux manifestants blessés qui voulaient se faire soigner après les affrontements de samedi avaient été arrêtés par les forces de sécurité dans des hôpitaux de Téhéran. Selon l'ONG, les médecins ont reçu l'ordre de signaler les blessés aux autorités, et certains manifestants grièvement blessés ont cherché refuge dans des ambassades étrangères pour essayer d'échapper à une arrestation.
Toujours dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a critiqué la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne pour leurs déclarations concernant les allégations de fraudes électorales dans l'élection présidentielle iranienne, remportée par Mahmoud Ahmadinejad.
M. Mottaki a critiqué la France pour ses "approches perfides et injustes", et il a dit que la Grande-Bretagne avait "toujours créé des problèmes" dans les relations entre pays.
L'Iran se préparait à la possibilité de nouveaux affrontements sanglants entre manifestants et forces de l'ordre dans les rues de Téhéran, où un calme précaire régnait dimanche.
Parallèlement, des images montrant de nouvelles brutalités circulaient dimanche malgré la volonté du régime iranien de ne pas diffuser d'informations sur les événements. Les informations données par des bloggers et des utilisateurs de Twitter en Iran ne pouvaient toutefois pas être vérifiées dans l'immédiat.
Une vidéo amateur montrait aussi des heurts dans la ville de Shiraz (sud), et des témoins ont fait état de violences dans les rues à Isfahan, au sud de Téhéran.
Parallèlement, une chaîne de télévision publique a annoncé qu'un attentat-suicide à l'explosif au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, à une vingtaine de kilomètres au sud du centre de Téhéran, avait fait au moins deux morts et huit blessés samedi. Une autre chaîne publique a diffusé des images de verre brisé, sans faire état d'autres dégâts ni de victimes, et a montré un témoin affirmant que trois personnes avaient été blessées.
Selon un témoin non identifié, cité par la télévision publique, un homme portant une ceinture d'explosifs s'est fait exploser à l'entrée du mausolée. "Grâce à Dieu, il n'y a pas eu beaucoup de victimes", a affirmé le témoin. Ces informations n'ont pu être vérifiées de source indépendante en raison des restrictions imposées aux médias par les autorités iraniennes.
Samedi soir, le président Mahmoud Ahmadinejad a remercié dans une lettre l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, pour son soutien: "Sans aucun doute, vous avez hissé fermement le drapeau de la dignité et de la conscience de la nation iranienne contre l'arrogant". AP
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http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/17/la-meurtriere-devenue-heroine-du-web-liberee-par-la-justice-chinoise
La meurtrière devenue héroine du web libérée par la justice chinoise
C'est une victoire incontestable de l'opinion publique chinoise telle qu'elle s'exprime sur internet. Une jeune employée d'hôtel qui avait tué un cadre qui tentait d'abuser d'elle sexuellement a été laissée libre par la justice chinoise, d'ordinaire moins clémente pour ce genre de crime.
Deng Yujiao, 21 ans, a été reconnue coupable, mais n'a pas été condamnée à l'issue de son procès. Un juge du tribunal de Badong (centre), où s'est déroulé le procès, a déclaré à l'AFP, citée par le site Aujourd'hui la Chine, partenaire de Rue89 :
« Elle n'a pas eu de peine pour quatre raisons : elle a fait un usage excessif de la force mais en état de légitime défense, elle a une responsabilité pénale limitée, elle s'est rendue de son propre gré à la police et il y a eu grave erreur de la partie adverse ».
La jeune femme encourait la peine de mort. Mais son cas avait enflammé les débats sur la Toile où une grande partie des internautes avaient pris parti pour la jeune femme, présentée comme la victime de la bureaucratie locale corrompue. Deng, employée dans un hôtel-sauna, avait été accusée d'avoir tué le 10 mai un cadre local de Badong à coups de couteau de cuisine et d'en avoir blessé un autre.
L'affaire a montré l'influence croissante de l'internet, qui joue de plus en plus un rôle de contre-pouvoir face aux abus des autorités locales. Selon l'avocat de Pékin Zhang Tianyong, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme,
« s'il n'y avait pas eu la pression des internautes, il n'y aurait pas eu ce genre de verdict ».
« C'est une victoire du peuple », commentait un internaute sur l'un des principaux portails Sohu.com.
La mobilisation des internautes en faveur de Deng Yujiao rappelle celle qui avait entouré le cas de Yang Jia, le meurtrier de six policiers à Shanghaï, l'an dernier pour se venger d'un tabassage resté impuni dans leur commissariat. La cyberopinion publique avait pris fait et cause pour le jeune chômeur malgré la gravité des faits, mais n'avait pas réussi à empêcher qu'il soit condamné à mort, et exécuté.
publié sur romandie blog le 21/06/2009 17:52
La télévision n'a pas précisé les circonstances de ces morts, mais elle avait annoncé un peu plus tôt que plusieurs personnes avaient été tuées samedi quand "des émeutiers" ont attaqué une mosquée dans l'ouest de Téhéran.
D'après la chaîne en langue anglaise de la télévision d'Etat, qui n'est diffusée qu'en dehors de l'Iran, "des émeutiers" ont aussi incendié deux stations-services et attaqué un poste militaire.
Une chaîne de télévision publique, diffusée en Iran, a également annoncé que cent personnes avaient été blessées samedi. Mais elle a cité un responsable de la police affirmant que les policiers n'avaient pas utilisé de munitions pour disperser les manifestants.
C'est la deuxième fois que le autorités annoncent publiquement des décès liés à la crise de ces derniers jours. Plus tôt cette semaine, elles avaient annoncé que sept personnes avaient été tuées, ce qui porte à 20 le nombre officiel de morts.
Amnesty International a toutefois prévenu qu'il était "très difficile" de vérifier le bilan des victimes. "Le climat de peur a jeté une ombre sur toute la situation", a déclaré à l'Associated Press Drewery Dyke, spécialiste de l'Iran pour Amnesty.
L'ONG "International Campaign for Human Rights", en Iran, a affirmé pour sa part que de nombreux manifestants blessés qui voulaient se faire soigner après les affrontements de samedi avaient été arrêtés par les forces de sécurité dans des hôpitaux de Téhéran. Selon l'ONG, les médecins ont reçu l'ordre de signaler les blessés aux autorités, et certains manifestants grièvement blessés ont cherché refuge dans des ambassades étrangères pour essayer d'échapper à une arrestation.
Toujours dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a critiqué la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne pour leurs déclarations concernant les allégations de fraudes électorales dans l'élection présidentielle iranienne, remportée par Mahmoud Ahmadinejad.
M. Mottaki a critiqué la France pour ses "approches perfides et injustes", et il a dit que la Grande-Bretagne avait "toujours créé des problèmes" dans les relations entre pays.
L'Iran se préparait à la possibilité de nouveaux affrontements sanglants entre manifestants et forces de l'ordre dans les rues de Téhéran, où un calme précaire régnait dimanche.
Parallèlement, des images montrant de nouvelles brutalités circulaient dimanche malgré la volonté du régime iranien de ne pas diffuser d'informations sur les événements. Les informations données par des bloggers et des utilisateurs de Twitter en Iran ne pouvaient toutefois pas être vérifiées dans l'immédiat.
Une vidéo amateur montrait aussi des heurts dans la ville de Shiraz (sud), et des témoins ont fait état de violences dans les rues à Isfahan, au sud de Téhéran.
Parallèlement, une chaîne de télévision publique a annoncé qu'un attentat-suicide à l'explosif au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, à une vingtaine de kilomètres au sud du centre de Téhéran, avait fait au moins deux morts et huit blessés samedi. Une autre chaîne publique a diffusé des images de verre brisé, sans faire état d'autres dégâts ni de victimes, et a montré un témoin affirmant que trois personnes avaient été blessées.
Selon un témoin non identifié, cité par la télévision publique, un homme portant une ceinture d'explosifs s'est fait exploser à l'entrée du mausolée. "Grâce à Dieu, il n'y a pas eu beaucoup de victimes", a affirmé le témoin. Ces informations n'ont pu être vérifiées de source indépendante en raison des restrictions imposées aux médias par les autorités iraniennes.
Samedi soir, le président Mahmoud Ahmadinejad a remercié dans une lettre l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, pour son soutien: "Sans aucun doute, vous avez hissé fermement le drapeau de la dignité et de la conscience de la nation iranienne contre l'arrogant". AP
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http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/17/la-meurtriere-devenue-heroine-du-web-liberee-par-la-justice-chinoise
La meurtrière devenue héroine du web libérée par la justice chinoise
C'est une victoire incontestable de l'opinion publique chinoise telle qu'elle s'exprime sur internet. Une jeune employée d'hôtel qui avait tué un cadre qui tentait d'abuser d'elle sexuellement a été laissée libre par la justice chinoise, d'ordinaire moins clémente pour ce genre de crime.
Deng Yujiao, 21 ans, a été reconnue coupable, mais n'a pas été condamnée à l'issue de son procès. Un juge du tribunal de Badong (centre), où s'est déroulé le procès, a déclaré à l'AFP, citée par le site Aujourd'hui la Chine, partenaire de Rue89 :
« Elle n'a pas eu de peine pour quatre raisons : elle a fait un usage excessif de la force mais en état de légitime défense, elle a une responsabilité pénale limitée, elle s'est rendue de son propre gré à la police et il y a eu grave erreur de la partie adverse ».
La jeune femme encourait la peine de mort. Mais son cas avait enflammé les débats sur la Toile où une grande partie des internautes avaient pris parti pour la jeune femme, présentée comme la victime de la bureaucratie locale corrompue. Deng, employée dans un hôtel-sauna, avait été accusée d'avoir tué le 10 mai un cadre local de Badong à coups de couteau de cuisine et d'en avoir blessé un autre.
L'affaire a montré l'influence croissante de l'internet, qui joue de plus en plus un rôle de contre-pouvoir face aux abus des autorités locales. Selon l'avocat de Pékin Zhang Tianyong, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme,
« s'il n'y avait pas eu la pression des internautes, il n'y aurait pas eu ce genre de verdict ».
« C'est une victoire du peuple », commentait un internaute sur l'un des principaux portails Sohu.com.
La mobilisation des internautes en faveur de Deng Yujiao rappelle celle qui avait entouré le cas de Yang Jia, le meurtrier de six policiers à Shanghaï, l'an dernier pour se venger d'un tabassage resté impuni dans leur commissariat. La cyberopinion publique avait pris fait et cause pour le jeune chômeur malgré la gravité des faits, mais n'avait pas réussi à empêcher qu'il soit condamné à mort, et exécuté.
publié sur romandie blog le 21/06/2009 17:52
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