Elisabeth Martens interviewée par Bénito Perez pour « Le Courrier » de Genève, le 27 mars 2008. Voici la version intégrale de cette interview qui répond sans ambages à toutes les questions sur l'histoire, les événements, la répression, le Dalaï Lama, les problèmes sociaux du Tibet...
Pouvez-vous vous présenter brièvement? Comment êtes-vous venu à vous
intéresser au Tibet et à la Chine?
Je suis partie durant trois années en Chine, après des études de biologie en Belgique, pour me spécialiser en médecine traditionnelle chinoise. J'ai bien sûr profité de mon séjour là-bas pour voyager du nord au sud et d'est en ouest. Un de ces voyages m'a amené pour la première fois dans une région tibétaine (c'est-à-dire habitée, ea, par des tibétains) en 1990, à XiaHe au Gansu, au grand monastère du Bouddhisme tibétain de Labulang. J'ai été surprise par la facilité de contact avec les lamas qui se promenaient en rue et allaient faire leurs courses à l'épicerie du coin ; c'est loin de l'image de nos moines cloîtrés derrière leurs murs.
Surprise aussi par la différence entre les bouddhas chinois, tout ronds comme des théières qui mijotent doucement sur le poêle, souriants, joviaux, et les bouddhas tibétains, beaucoup plus imposants. Et encore surprise de trouver dans les temples une quantité phénoménale de représentations de dieux, de monstres, de boddhisattvas, etc. plus féroces et effrayants les uns que les autres. J'ai trouvé que, d'une certaine manière, c'est assez proche de ce que l'on trouve comme galerie d'horreurs dans nos églises : des hommes transpercés, crucifiés, ou jetés dans des marmites d'huile bouillante, etc. Rien de comparable dans l'art chinois : dans la pensée chinoise, et donc dans les arts de la Chine, la souffrance et le moyen de s'en délivrer n'est pas au centre des préoccupations. De quoi devrait-on se délivrer à partir du moment où l'on sait que la souffrance est l'opposé-complémentaire du bien-être ? J'ai trouvé dans les régions tibétaines, où je suis retournée plusieurs fois par la suite (la dernière fois, en été 2007), une culture très différente de la culture chinoise. Cette différence m'a paru intéressante : comment un pays aussi gigantesque que la Chine (plus grand que toute l'Europe) s'en sort-il pour concilier 55 nationalités parlant chacune leur propre langue, surtout avec la disproportion de Han (environ90%) par rapport aux autres nationalités ?
- Que se passe-t-il, selon vos informations (quelles sont vos sources?),
actuellement dans les régions de Chine peuplées de Tibétains?
Les violences qui ont eu lieu à Lhassa le 14 mars 2008 ont été perpétrées par des groupes de manifestants tibétains. Les témoignages des étrangers présents sur place vont tous dans le même sens : les agressions visaient les Chinois (les Han) et les Hui, majoritairement des Musulmans. Des personnes ont été incendiées vives, d'autres ont été battues à mort, déchiquetées au couteau ou lapidées. Les armes utilisées étaient des cocktails Molotov, des pierres, des barres d'acier, des poignards et des couteaux de boucher. Il y a eu 22 morts et plus de 300 blessés, quasi tous des Hui et des Han. Il s'agissait d'actes criminels à caractère raciste . Serge Lachapelle, un touriste de Montréal, dit : « Le quartier musulman a été complètement détruit, plus aucun magasin ne tenait debout » .
Dès le 18 mars, le Dalaï Lama déclare dans une conférence de presse que « les événements au Tibet échappent à son contrôle et qu'il est prêt à démissionner si les violences se poursuivent ». Il ajoute que « ces actes de violence sont suicidaires » . Il n'empêche que, à peine quelques jours plus tard (le 21 mars), par une étrange coïncidence du calendrier, Nancy Pelosa, présidente du Congrès américain, arrive à Dharamsala pour une visite officielle au 14ème Dalaï Lama. Elle parle des évènements au Tibet comme d'un « défi pour la conscience mondiale » et exige de la Chine de pouvoir envoyer au Tibet une commission internationale indépendante afin de vérifier l'accusation chinoise comme quoi « l'entourage du Dalaï Lama se trouve derrière les violences », et afin de contrôler « de quelle manière sont traités les prisonniers tibétains en Chine » . C'est une des stratégies utilisées par les Etats-Unis : forcer la Chine à accepter des équipes d'inspection qui portent le cachet des « Droits de l'Homme », ou pouvoir dire que la Chine les a refusées. Pour exécuter un tel plan, nul mieux placé que le Dalaï Lama : dans son allocution du 10 mars, ce dernier exhortait déjà la Chine à « une plus grande transparence » .
Ces termes ne font-ils pas curieusement écho au « glassnost » qui a conduit à l'éclatement de l'URSS ? L'Allemagne, avant-garde de l'Europe, s'aligne sur les exigences de transparence des Etats-Unis : son ministre des Affaires étrangères a déclaré que « le gouvernement fédéral de l'Allemagne demande une plus grande transparence de la part du gouvernement chinois » . Quant aux autorités chinoises, elles parlent d'une révolte préméditée et bien organisée. L'occasion choisie pour donner le feu vert aux émeutiers était la date anniversaire de commémoration de la révolte de 1959 à Lhassa, date que les Tibétains en exil ont décrétée « Fête nationale » : le 10 mars. Ce jour-là, une marche, partant de l'Inde et se dirigeant vers le Tibet, a effectivement démarré. Elle devrait durer six mois: jusqu'aux débuts des JO de Péking. Cette marche a été organisée par le « Mouvement pour le soulèvement du peuple tibétain » (il est difficile de traduire « uprising » autrement que par « soulèvement »). Il s'agit d'une association dans laquelle sont représentées les fractions principales du gouvernement tibétain en exil : le NDP (New Democratic Party), le Congrès de la Jeunesse tibétaine (Tibetan Youth Congres), et le mouvement des femmes.
Le 10 mars était clairement le signal de départ des émeutes : elles ont été encouragées à distance par de multiples manifestations devant des ambassades chinoises (e.a. à Bruxelles). En Chine même, des tracts appelant à manifester pour l'indépendance du Tibet, ont été distribués dans les différentes régions tibétaines . Le même jour, trois cents lamas du monastère de Drepung ont manifesté au centre de Lhassa, de manière non-violente bien que "provocatrice" ; la police les a dispersés, sans heurts. Ce ne fut plus le cas quelques jours plus tard, le 14 mars : plusieurs groupes de Tibétains, tous armés de la même manière et opérant de la même manière, se sont dispersés dans la ville de Lhassa, ouvrant les hostilités et semant la panique. La suite est le drame que l'on sait, avec les répressions chinoises que l'on devine. Faut-il rappeler que le Droit international stipule que « chaque pays a le droit d'utiliser la force contre des mouvements d'indépendance qui vise à la division du dit pays » ? Imaginez le foin que cela ferait en France si le mouvement séparatiste corse se mettait à incendier des passants français en plein Ajjacio!
- On a généralement analysé ces émeutes comme une "réaction à la
colonisation du Tibet par les Chinois"? On parle même de génocide? Qu'en
est-il?
Quand on parle de « colonisation » d'un pays par un autre, il faut, au minimum, qu'il y ait deux pays. Dans ce cas précis, faut-il rappeler que le Tibet n'a jamais été reconnu comme « pays indépendant » ? Au 13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au 18ème les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces, dont la province tibétaine. Fin du 19ème, l'empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce.
Cela se passe sous le règne du 13ème DL, qui voit dans l'occupation anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer l'indépendance. Il se base pour cela sur ce qu'il a appelé le « Grand Tibet » : un territoire qui équivaut à cinq fois la France, quasi le tiers de la Chine, et qui correspond plus ou moins (parce qu'il n'y avait pas de cartes à l'époque) à ce qu'était le Tibet à la fin de la dynastie des Tubo, au 9ème siècle. Or la Chine du début du 20ème sortait d'un siècle de ventes aux enchères, avec la succession des « concessions » faites aux pays occidentaux. Céder le tiers de son territoire était signer son arrêt de mort. Donc cette demande d'indépendance a été sans suite. Je veux dire par là : sans aucune suite. C'est dire que ni les NU ni aucun pays n'a jamais reconnu le Tibet comme un pays indépendant. C'est une première réponse à votre question.
Une deuxième, c'est que quand on parle de « colonisation », cela implique en filigrane que le pays envahisseur profite des biens du pays envahi. Or, si on considère les cinquante dernières années du Tibet, on constate un phénomène inverse. La population tibétaine a triplé grâce aux soins de santé et à une rapide amélioration du niveau de vie. Ce qui, à vrai dire, n'était pas très compliqué, vu les conditions désastreuses dans les quelles vivaient plus de 90% de Tibétains sous le régime théocratique des DL. Toutefois, cette amélioration n'a pas été aussi rapide que dans les grandes villes chinoises qui, par leur lustre, font croire au monde entier que la Chine est devenue capitaliste. C'est fou ce que l'on fait croire avec des paillettes, des lumières et des vitrines. Pour répondre à votre deuxième question, celle du génocide, il faut à nouveau faire un petit retour historique. En 49, avec l'avènement de la R.P. de Chine, le gouvernement chinois opte pour une remise à zéro des compteurs : tous les étrangers et influences étrangères sont mis à la porte et les frontières chinoises sont réaffirmées, aussi dans les provinces lointaines dont le Tibet. Dès 1956, une rébellion armée est organisée dans plusieurs monastères tibétains (ea. Litang et Drepung) : avec la RP Chine, c'est les dignitaires tibétains qui sont visés, ceux du clergé en particulier. C'est d'ailleurs cette couche de la population qui commence à fuir vers l'Inde et qui va constituer la communauté tibétaine en exil (de la même manière que l'exode vers TaiWan qui était composée essentiellement des « grosses » familles chinoises).
Cette rébellion armée est dès ces débuts soutenue financièrement et logistiquement par la CIA . Pour quelle raison ? Il suffit pour le comprendre de lire ce que disait un rapport de l'Office des Affaires Etrangères des E-U en avril 49 : « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant (...) Toutefois, ce n'est pas le Tibet qui nous intéresse, c'est l'attitude que nous devons adopter vis-à-vis de la Chine » . On ne peut être plus explicite ! La rébellion armée, qui démarre du monastère de Litang, s'étend par vagues jusqu'à Lhassa, où a eu lieu la plus importante, celle qui a été écrasée par l'Armée rouge en 59. Suite à cet événement, il était de grande importance pour les E-U d'amener l'opinion publique à croire qu'il s'agissait d'un génocide, c'est pourquoi le chiffre de 1,2 million de morts a été avancé par les autorités du Bouddhisme tibétain en exil.
Plusieurs études démographiques ont démontré par la suite que ce chiffre a été inventé de toute pièce . Patrick French, ex-directeur de « Free Tibet », a été le vérifier sur place, à Dharamsala. Après avoir compulsé longuement les documents « officiels » qui ont servi à avancer ce chiffre, il a été complètement dégoûté par l'ampleur de la falsification venant de la part de ceux qu'il admirait. Il raconte cet épisode dans son livre . Ce qui est important à retenir dans cette falsification, c'est que si on parle de 1,2 million de morts sur une population d'à peine deux millions d'habitants, on peut en effet parler d'un « génocide ». Mais s'il s'agit que quelques milliers de morts de part et d'autre, il ne s'agit plus d'un génocide, mais d'une guerre civile. Ce chiffre de 1,2 million de morts a donc permis de manipuler l'opinion publique en l'amenant vers la méfiance, voire la xénophobie, vis-à-vis des Chinois. C'est le même topo depuis 50 ans. Donc, si on analyse les faits de manière historique, on ne peut parler ni d'invasion, ni de colonisation, ni de génocide. Les émeutes qui ont eu lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées dans un contexte économique en tout premier lieu, sans oublier que le Tibet est un des terrains de combat entre les E-U et la Chine, depuis longtemps.
- La violence des manifestations ne cadre pas avec le pacifisme affiché
par le Dalai-Lama. Pourquoi?
Le DL et son entourage portent les couleurs du pacifisme et se doivent d'entretenir l'image de tolérance et de compassion qui sied au Bouddhisme tibétain, sinon qui les croirait encore en Occident ? Le DL a quand-même pris le temps d'ameuter l'opinion publique autour de la manifestation pacifique des 300 moines de Drepung descendus au centre de Lhassa le 10 mars et a immédiatement incriminé la répression aux forces de l'ordre chinoises (soit dit en passant, tout un chacun qui a voyagé au Tibet a pu remarquer que la police est essentiellement composée de Tibétains et compte très peu de Chinois). Quand les actes de violence ont atteint un niveau de barbarie sans nom, il s'est rapidement distancié des événements. Quel rôle joue-t-il là-dedans ? Pour le savoir, il faut analyser à qui profitent ces émeutes : ni aux Chinois, ni aux six millions de Tibétains de Chine. Elles servent essentiellement à ameuter l'opinion publique autour des violations des Droits de l'homme en Chine, le manque de liberté d'expression, et les diverses répressions que nous incriminons au gouvernement chinois. Donc, elles servent à donner de la Chine une image exécrable, ceci juste avant les JO qui vont rassembler la presse internationale à Pékin.
Je pense qu'en partie, elles reflètent l'énorme peur que nous avons de la puissance économique que représente la Chine actuellement. Il est vrai que si par certains côtés, elle fait encore partie du Tiers Monde, par d'autres côtés, elle risque de nous rattraper très rapidement et même de nous dépasser. Peu de gens ici se rendent compte que la Chine compte un potentiel intellectuel gigantesque et que cette masse d'intellectuels chinois commence à en avoir par-dessus la tête de se voir constamment refoulée et dénigrée par l'Occident. Ils ne vont plus se taire pendant longtemps. Pour résumer, je pense que ces émeutes servent à noircir l'image de la Chine : provoquer des émeutes à caractère racial dans les régions tibétaines, c'est obliger le gouvernement chinois à sortir la grosse mitraille, et donc nous pourrons parler en tout bien tout honneur d'une « répression sauvage » exercée par le gouvernement chinois lors « d'incidents ethniques ».
On connaît la chanson : elle a été utilisée à plusieurs reprises depuis 89 (conflits en Afrique, dans les Balkans, en Irak, et ceux pour démanteler l'URSS). Il faut savoir aussi qu'au sein de la communauté tibétaine en exil, une scission est de plus en plus évidente : d'une part, il y a les modérés, dont le DL, qui ne prêche pas (pas ouvertement en tout cas) pour la violence et ne demande même pas une indépendance, mais parle « d'autonomie poussée », comme on sait. D'autre part, et pour le moment c'est une fraction majoritaire au sein du gouvernement en exil, il y a les radicaux qui exigent une indépendance totale et sont prêts pour cela à prendre les armes. Vous imaginez bien qu'un discours pareil serait impossible à tenir sans l'appui de leurs alliés de 50 ans : les E-U qui, d'ailleurs continuent à financer et à armer la communauté tibétaine en exil. En réalité, les E-U disposent actuellement de deux chevaux de bataille qu'ils utilisent simultanément : le DL et sa suite (européenne, surtout) par qui passe le discours pacifiste qui sert à rassembler les intellectuels occidentaux autour des thèmes de « démocratie », de « droit de l'homme », de « liberté de presse », etc. qu'il faut imposer à la Chine (c'est un comble « une démocratie » qu'il faut imposer !... mais ça marche à 200%), et puis la fraction « dure » du gouvernement tibétain en exil qui compte de plus en plus de membres grâce à un discours musclé de lutte pour une indépendance, coûte que coûte. Apparemment, ce sont ces derniers qui mettent le feu aux poudres et déclenchent les violences.
- Cela n'exprime-t-il pas un réel mécontentement?
Oui, bien sûr. Ce que je vous ai expliqué jusque là ce sont les déclencheurs « externes » des émeutes. Mais il est évident que s'il n'existait pas un « terrain », les déclencheurs ne pourraient rien déclencher. Comme je vous le disais, les raisons internes sont essentiellement économiques, donc aussi sociales. D'abord, il faut se rappeler que l'enseignement au Tibet n'a pu démarrer que dans les années '60, vu le retard général du Tibet comparé au reste du pays. Ce qui veut dire que les premiers universitaires ou techniciens supérieurs tibétains n'ont commencé à travailler que dans les années 80, soit 10 ans plus tard que les Chinois Han (et 10 ans en Chine, c'est presque 100 ans chez nous !). C'est un retard qui n'est pas encore rattrapé maintenant. Ce retard dans les niveaux de formation, donc aussi dans le type de travail proposé aux uns et aux autres, explique que les postes « importants » sont occupés surtout par des Chinois.
Au-delà de ce premier problème qui est réel, difficile à résoudre, et source de conflit « ethnique », il y a aussi le retard bien connu, partout en Chine, des campagnes par rapport aux grandes métropoles. Si beaucoup de Tibétains ont profité des avancées économiques de la Chine, beaucoup d'autres sont restés dans le marasme. Ce fait ne touche pas que le Tibet, mais l'ensemble de la Chine : les inégalités se font de plus en plus criantes entre les plus aisés (ou même les moyennement aisés) et les plus démunis. Ce qu'il y a sans doute de plus spécifique au Tibet, c'est que peu de Chinois résidant au Tibet sont sans travail - s'ils arrivent au Tibet, c'est qu'ils savent qu'ils y auront un travail, sinon ils iraient ailleurs -, alors qu'il y a beaucoup de jeunes tibétains sans travail. En général, ils viennent de la campagne et ont juste suivi l'école primaire. Ils manquent de qualification, alors que les Chinois qui viennent travailler au Tibet sont des techniciens qualifiés, des universitaires ou des cadres, et bien sûr des commerçants. Même si l'enseignement est facilité aux Tibétains (comme aux autres minorités ethniques de la Chine, d'ailleurs), que le minerval est moins élevé et que les examens d'entrée sont moins sévères que pour les Han, les Tibétains ne voient pas toujours l'intérêt de poursuivre des études supérieures. Amener les Tibétains à se former serait pourtant une manière intéressante de diminuer l'inégalité sociale, alors que la Chine « s'en tient » à injecter des milliards de yuan pour le seul développement économique du Tibet. De plus, dans les villes tibétaines, le marché libre favorise les Chinois Han et les musulmans Hui qui ont plus d'expérience dans le commerce que les Tibétains. Donc, là aussi, les Tibétains se sentent sur le carreau par rapport aux Han et aux Hui.
A noter que la haine raciale vis-à-vis des musulmans est ancrée de longue date dans le Bouddhisme tibétain et véhiculée par lui (ea. par le Kalashakra) : c'est en raison des invasions musulmanes dans le nord de l'Inde au 10ème et 11ème siècles que les maîtres tantriques ont été se réfugier au Tibet. Le Tantrisme indien, devenu au Tibet le bouddhisme tibétain, a gardé vis-à-vis de l'Islam une rancœur de longue durée à cause des persécutions musulmanes.
- La Chine n'a-t-elle pas annexé le Tibet? Peut-on nier l'existence
d'une revendication nationale au Tibet, d'une "nation tibétaine"
distincte de la Chine?
Comme je vous le disais plus haut, le Tibet a été annexé à la Chine par les Mongols, c'est-à-dire à l'époque où les Mongols étendaient leur empire e.a. sur la Chine (13ème). Lorsque la Chine a repris le contrôle sur son empire, avec les Ming, du 14ème au 16ème siècle, elle s'est passablement désintéressée de cette lointaine contrée tibétaine et le Tibet est resté annexé à la Chine « passivement ». Puis, les Mandchous se sont emparés de la Chine et ont fait du Tibet une province chinoise. Episode suivi par celle des Britanniques, puis celle des E-U.
Alors que signifie le terme « nation » ? Si vous voulez parler d'une nation historiquement distincte de la Chine, il faut remonter à la dynastie des Tubo qui régnait sur le Tibet du 7ème au 9ème siècle. C'est comme si maintenant on revendiquait l'empire de Charlemagne ! Si vous voulez parler d'une culture spécifique, cela semble évident que le Tibet n'a pas la même culture que la Chine, ne fut-ce que par sa langue et son écriture, mais aussi par ses traditions, ses religions, ses habitants, etc. Ce qui n'a d'ailleurs pas empêché de multiples croisements, au point que je me demande ce que cela pourrait engendrer comme déchirures et drames familiaux si un jour le Tibet devenait réellement indépendant et mettait tous les Chinois Han à la porte, ainsi que tous les musulmans (ce sont les deux ethnies visées par le gouvernement en exil) : ils auraient un sacré problème pour distinguer qui est qui, et qui appartient à quelle ethnie. En fait, les discours ethniques ne sont là que pour expliquer au grand public des guerres que se font entre elles les grandes puissances : cela s'est vu dans les Balkans, en Irak, en URSS, cela se reproduit au Tibet. Ce qui m'ahurit, c'est que l'opinion publique n'a pas encore « fait tilt ». Et ce qui m'inquiète, c'est que les enjeux dans ce conflit-ci dépassent de loin tous ceux qu'on a vu dans les autres conflits : d'une part la Chine ne se laissera pas faire, d'autre part, c'est l'économie mondiale qui risque de basculer.
- Aujourd'hui, les Tibétains peuvent-ils vivre selon leur culture/religion?
Les Tibétains sont pour la plupart très croyants, cela se voit dans le quotidien : les moulins à prière tournent allègrement, on assiste à des prosternations devant les temples du matin au soir, sur les routes on rencontre des pèlerins en marche vers Lhassa, les drapeaux de prière flottent sur les cols, les monastères sont bondés de moines même des très jeunes enfants (ce qui est interdit par la loi chinoise), les billets de banque s'amoncellent au pied des bouddhas, de loin on entend résonner les trompettes et les mantras.
La pratique religieuse est loin d'être réprimée. Il faudrait être vraiment de mauvaise foi pour prétendre le contraire ! Ou bien, il faut n'avoir jamais été au Tibet. Dans l'enseignement, le bilinguisme est obligatoire et pratiqué dans toutes les écoles que nous avons visitées (primaires, secondaires et supérieures) ; des instituts de tibétologie ont été ouvert à l'intention des jeunes tibétains (ou autres) qui désirent approfondir l'étude de la culture tibétaine : y sont donnés des cours de langue, de médecine, de théologie, de musique et danse, de pratiques artisanales, etc. Donc je pense que c'est vraiment un non-sens de dire que la culture et la religion sont opprimées ou détruites. A nouveau, c'est l'information qui est donnée chez nous : après avoir mis en lumière la tromperie quant au génocide ethnique, on s'est rapidement tourné vers le « génocide culturel ». Il est évident que, moi, en tant que petit individu, si je dis l'inverse, personne ne me croira, mais il suffit d'aller voir sur place pour vous en convaincre.
Alors de quoi parle-t-on lorsqu'on pointe du doigt la « répression chinoise » ? Ce qui est interdit et sévèrement puni est toute tentative de « séparatisme », ou de division de la Chine. Cela peut être des actes qui paraissent anodins chez nous, comme porter le drapeau tibétain en rue (drapeau qui a été inventé en 59, lors de l'exil, et qui a donc une couleur politique), ou distribuer des tracts en rue, ou distribuer la photo du DL (qui est une effigie politique), ou organiser des manifestations, etc. Pour ce genre d'actions, il y a très rapidement (trop rapidement sans doute ?) arrestation, et parfois emprisonnement. La Chine est drastique à ce sujet parce qu'elle sait que le soutien à ce mouvement pour l'indépendance du Tibet est énorme, que ce soutien vient de l'Occident et vise la division de la Chine. Comme je vous le disais, le contentieux ne concerne pas tant les six millions de Tibétains de Chine face à la Chine, mais c'est un contentieux qui oppose la Chine à l'Occident et qui s'exprime par le malaise économique que connaît actuellement le Tibet.
- Quelle est la nature du bouddhisme tibétain et de sa structure/clergé?
Ses rôles sociaux et politiques, passés et présents?
Alors là, vous me demandez de réécrire mon bouquin ! En résumé, le Bouddhisme tibétain est issu du tantrisme, une des trois grandes écoles ou « véhicules » du Bouddhisme. D'après les bouddhologues, c'est le véhicule qui s'est le plus éloigné du dharma (ou enseignement originel du bouddha, 6ème AC). Tout d'abord, parce qu'il s'agit du véhicule le plus récent (6ème PC), donc le Bouddhisme a eu le temps de se métamorphoser plusieurs fois, ce à quoi il a dû se prêter en raison de la difficulté intellectuelle de son enseignement. Et ensuite parce que le Bouddhisme tibétain a la particularité d'exercer simultanément un pouvoir spirituel et un pouvoir temporel, ce qui n'existe pas dans les deux autres véhicules du Bouddhisme.
En fait, le tantrisme a pris son essor au Tibet au 10ème et 11ème par les circonstances historiques que je vous ai racontées (invasions musulmanes). A cette époque, le Tibet était totalement désorganisé au niveau politique et social. Or les communautés tantriques venues du nord de l'Inde étaient, elles, très structurées et hiérarchisées. C'est pourquoi, lorsqu'elles se sont installées dans ce Tibet qui demandait une réorganisation, elles ont repris la région en main de manière « spontanée », en utilisant leurs propres critères. Le tantrisme est devenu le bouddhisme tibétain à partir du moment où il s'est adapté aux mœurs, coutumes et à la religion autochtones (le Bön). On peut dire qu'à cette époque, la religion bouddhiste fut bénéfique au Tibet, puisqu'il a amené le Tibet vers une féodalité structurée. L'ennui, c'est que cette féodalité s'est figée durant un millénaire autour d'un pouvoir religieux extrêmement répressif et conservateur. Le Tibet a été arrêté dans son évolution en raison de ce pouvoir omniprésent et omnipotent. Il ne faut pas oublier que les monastères possédaient plus de 70 % des terres tibétaines, le reste allant aux familles nobles. Jamais n'a existé un pouvoir théocratique aussi puissant et aussi riche dans le monde. C'était incomparable avec ce qui se passait chez nous au Moyen-Âge où les monastères devaient se faire une petite place à l'ombre des châteaux forts. Avec l'avènement de la RP Chine en 49, il fut d'autant plus difficile pour le haut clergé tibétain de renoncer à ce pouvoir.
- Vous dites que le bouddhisme tibétain a permis d'imposer un système
féodal. Mais cela a été le cas de la plupart de religions. Ce temps
n'est-il pas révolu?
Bien sûr, cela a été le cas pour pas mal d'autres religions, comme quoi les religions ont toujours un pied dans la politique, quoi qu'on en dise. Le bouddhisme tibétain a permis à une société tribale, telle qu'elle était avant le 9e siècle, d'évoluer vers une société mieux structurée, féodale. La féodalité n'a plus la cote nulle part, et l'ancienne élite tibétaine, maintenant en exil, n'a pas l'intention de revenir à l'ancien système. Ils se modernisent eux aussi et sont plutôt partisans du modèle « marché libre » avec réinstauration de la propriété privée des terres, donc, surtout en dehors du système chinois, mais copié sur le modèle occidental.
- Comment expliquer le sentiment très pro-Tibétain en Occident,
notamment dans les médias?
L'opinion publique suit les médias et les médias obéissent aux intérêts économiques. Ne vit-on pas dans une dictature économique chez nous ? La censure est aussi réelle ici qu'ailleurs, mais mieux camouflée. En Occident, on n'est pas enfermé en prison pour ses opinions, mais bien dans sa tête, puis dans la maladie qui en résulte. Je me demande parfois ce qui vaut mieux. Donc votre question réelle devient : « comment expliquer le sentiment pro-tibétain véhiculé par notre système économique » ? Ni les E-U, ni l'Europe n'apprécient les avancées fulgurantes de la Chine sur la scène internationale. Tous les coups sont bons pour la contrecarrer : « Il faut foutre le bordel pendant les JO à Pékin ! » crie Cohn-Bendit dans son discours en séance plénière à propos du comportement que l'UE doit adopter face à la Chine . Ceci, pas même une semaine après les événements qui ont enflammé le cœur de Lhassa ! C'est assez monstrueux, mais cela démontre par « a+b » que le « grand monde de la diplomatie et du trust financier » n'a cure du Tibet, ce qui lui importe c'est « foutre le bordel en Chine ».
Comment faire avaler cette pilule au grand public occidental, en ne perdant surtout pas l'approbation des intellectuels ? Pour cela, on fait appel à Sa Sainteté qui par son sourire de neiges éternelles ferait fondre un chat devant une souris. Le Bouddhisme tibétain ne s'est-il pas habillé de ses plus beaux atours pour séduire un Occident « en vide de valeurs spirituelles » ? Entré chez nous en surfant sur la vague du « retour aux sources » des années 70, il ne lui fut pas difficile de se faire passer pour le dharma, présenté à nous comme un « athéisme spirituel », une philosophie de vie, un mode d'être, une thérapie intérieure, etc., bref, tout sauf une religion.
Or, si on y regarde d'un peu plus près, le Bouddhisme du Bouddha est déjà une religion puisqu'il propose une transcendance : un au-delà des souffrances résultant de nos limites physiques et temporelles. Est-ce qu'un au-delà, ou une transcendance, n'implique pas une foi ? Le Bouddhisme tibétain est encore plus une religion, puisqu'il a réintroduit des dogmes, dont le plus fameux : la réincarnation, justement celui contre lequel s'est insurgé le Bouddha en personne ! La réincarnation a été remise à l'honneur par le Bouddhisme tibétain au 14ème siècle, pour pouvoir officialiser la succession de l'héritage spirituel, temporel et, surtout, matériel d'un Rinpoché (ou responsable de monastère) vers le suivant, par le système des tulkous (qui compte avec la croyance en la réincarnation). Etre responsable d'un monastère au Tibet à l'époque féodale, c'était être grand propriétaire foncier : les terres, et les biens sur ces terres, y compris les serfs, appartenaient au monastère. Cela explique pourquoi il y eut tant d'assassinats dans les rangs du haut clergé tibétain et de guerres entre les différentes écoles du Bouddhisme tibétain.
Bref, le Bouddhisme, grâce à son caractère très plastique s'est adapté aux différents environnements où il a élu domicile, que ce soit au Tibet, ou au 20ème chez nous... où Sa Sainteté le DL se plait à nous servir quelques louches de démocratie, avec une cuillère à soupe de Droits de l'homme, et autant de liberté d'expression, à mélanger consciencieusement à une bonne pincée de tolérance et de compassion bouddhistes, et on obtient une pâte bien lisse prête à enfourner dans les hauts fourneaux médiatiques pour en faire une succulente tarte à la crème ! Que le Bouddhisme s'adapte, c'est un signe de bonne santé ! Ce qui est beaucoup plus malsain, c'est un DL qui fait passer le Bouddhisme tibétain pour une non-religion (une philosophie) de tolérance et de compassion dénuée d'implications politiques. Là, il y a vraiment de quoi s'esclaffer (bien que ce ne soit pas une bonne blague) !
- Ne peut-on aussi l'expliquer par le caractère totalitaire et répressif
de l'Etat chinois?
Evidemment, ce qu'on met en avant chez nous, c'est le contraste entre le « pacifisme » du DL et le « totalitarisme » de la Chine. Mais c'est un peu ridiculement noir-blanc, ne trouvez-vous pas ? C'est juste bon à persuader des enfants en robe de communion. Alors comment se fait-il que tout le monde chez nous (même les intellos de gauche, progressistes, écolos, bios, et tout et tout) a cette idée très contrastée en tête, d'un Tibet tellement sympathique et d'une Chine abominablement répressive ? C'est la même question que : comment se fait-il que tout le monde boit du Coca-cola et porte des Adidas ? La pub, ça fonctionne et c'est dangereux, tout le monde le sait et on ne peut s'empêcher de se faire avoir. Surtout que cette pub là, cela fait 50 ans qu'elle nous assomme !
Qu'on dise chez nous que la Chine est « répressive », d'accord dans une certaine mesure, mais expliquez-moi comment il se fait alors que proportionnellement elle compte cinq fois moins de prisonniers qu'aux E-U ? Qu'on dise chez nous que la Chine est « totalitaire » : d'accord pour dire qu'elle reste communiste, mais est-ce automatiquement synonyme de « totalitaire » ? D'ailleurs, ce qui nous gêne, ce n'est pas tant qu'elle soit communiste, mais c'est qu'elle protège son « territoire économique » : ni les E-U ni l'UE ne peuvent y faire ce qu'ils veulent à leur propre guise, et cela ne plaît pas du tout aux multinationales. Les investissements étrangers en Chine ne dépassent pas 3% : ce n'est pas un beau cadeau pour nos multinationales !
- Y a-t-il une dimension géostratégique? Quel est le rôle du Dalai-Lama?
La dimension géostratégique est au cœur du problème, bien sûr et ce, dès le début du 20e siècle. Il ne faut pas oublier que l'Europe avait beaucoup de « concessions » en Chine au début du 20e siècle et que le Tibet était, pour ainsi dire, sous la tutelle des Anglais. La prise de pouvoir par les communistes a mis fin à cette semi-colonisation. Je crois que chez nous, on n'a pas digéré cela. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ce sont les E-U qui ont repris le flambeau avec la guerre froide en toile de fond. Le Tibet et le DL sont devenus deux excellents chevaux de bataille pour les E-U dans leur tentative de diviser la Chine.
- Les USA viennent d'ôter la Chine de leur liste des Etats les plus
répressifs? La Chine n'est-elle pas devenue un Etat capitaliste comme les
autres?
Si les USA font cela, n'est-ce pas dans un but stratégique ? Cela leur permet d'organiser plus d'émeutes en régions tibétaines, ce qui devra amener la Chine à déployer les canons de la répression, et les E-U pourront ainsi ressortir leur carton rouge : « Etat répressif ». La Chine pratique actuellement une économie qu'elle appelle « mixte », c'est-à-dire que certains aspects du capitalisme y sont admis, mais que le socialisme gère encore l'armature de l'économie chinoise. En simplifiant, on peut dire que le capitalisme s'y développe sous le contrôle du parti communiste. D'après les économistes internationaux, le secteur public domine encore l'économie chinoise à plus de 60%. C'est peut-être difficile à comprendre pour nous qui réfléchissons plutôt de manière aristotélicienne où « A ne peut jamais être non-A ». Mais pour un Chinois, c'est de l'ordre du yin-yang : l'un n'exclut pas l'autre, A peut être non-A, cela dépend des conditions. C'est ce qu'on appelle une manière de pensée dialectique. Par exemple : les autorités ont constaté qu'ils ont laissé aller la pollution beaucoup trop loin. Du coup, dans leur plan quinquennal, ils corrigent le tir et prévoient un investissement gigantesque dans le secteur de l'environnement et de l'écologie, quitte à faire appel à des investissements étrangers. Mais en utilisant des moyens capitalistes, leur fin ne l'est pas. On ne peut qu'espérer que cela fonctionne !
Elisabeth Martens
article trouvé sur le site de Michel Collon
publié le 15/03/2009 13:41 sur romandie blog
samedi 3 décembre 2011
Les Farc accusées de massacres d'indiens dans le sud de la Colombie
Jeudi 12 février 19 H 56 Yahoo actualité
Les autorités civiles et aborigènes du sud de la Colombie ont accusé jeudi la guérilla des Farc de massacres d'indiens dans le département de Nariño, une région vouée au trafic de drogue, parsemée de mines anti-personnel, où la force publique n'a pu encore accéder pour enquêter.
"Nous avons reçu des informations des autorités de la région sur le fait que dix personnes qui avaient pris la fuite après un précédent massacre, ont été assassinées hier (mercredi) près de la localité de Guangarial", dans le département de Nariño, a déclaré à l'AFP Luis Evelis Andrade, chef de l'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC).
Le gouverneur de ce département limitrophe de l'Equateur, Antonio Navarro, a expliqué de son côté que des membres de l'ethnie Awá lui avaient rapporté "qu'à l'aube de mercredi dix personnes avaient été tuées" dans la municipalité de Ricaurte, en lui indiquant "le lieu exact du massacre et le nom du propriétaire de la maison où cela s'est produit".
Cette tuerie fait suite à un précédent massacre d'indiens le 4 février, dont la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a été accusée.
L'ONIC, qui regroupe un million d'amérindiens, et les autorités civiles de Nariño ont accusé un groupe des Farc d'avoir torturé et assassiné à l'arme blanche 17 indiens Awá la semaine dernière dans une bourgade reculée du département.
Selon le gouverneur Navarro, les Farc retenaient un groupe de familles indiennes en les accusant de collaborer avec l'armée colombienne.
Quelques jeunes indigènes détenus "se sont échappés et ont raconté" que les victimes avaient été "tuées à l'arme blanche", a expliqué M. Navarro.
Le bureau du Haut Commissariat aux réfugiés des Nation unies (HCR) à Bogota a signalé dans un communiqué avoir également reçu des informations selon lesquelles "des hommes, des femmes et trois enfants ont été assassinés la semaine dernière dans la réserve Awa de Tortugaña Telembi".
M. Andrade a indiqué que ses informateurs "ont dit que c'étaient les Farc qui ont aussi commis ces meurtres" de dix autres indiens mercredi, alors que le gouverneur Navarro assurait ne pas avoir d'information sur les responsables de cette nouvelle tuerie.
"Cela s'est produit dans la zone où a eu lieu le premier massacre", a déclaré le gouverneur à la presse.
"Pour le premier (massacre), je suis totalement certain que ce sont les Farc, dans le second cas, je ne peux pas l'affirmer", a-t-il souligné en assurant que des représentants des autorités devaient "arriver sur le site" jeudi pour vérifier les faits.
Les conditions topographiques et de sécurité difficiles, dues à la présence de la guérilla, aux champs de mines et au trafic de drogue dans la région, compliquent l'accès de la force publique aux lieux des massacres présumés pour enquêter à la suite de ces accusations.
Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a annoncé qu'il devait accompagner jeudi à Nariño les militaires et policiers pour "se faire une idée de la situation", tout en qualifiant de "complexe" l'attitude des indiens consistant "à ne dire absolument rien aux autorités qui tentent de retrouver les corps".
Mais selon M. Andrade, "le grand problème, ce sont les mines. Les gens ont peur de devoir se déplacer, montrer le chemin, alors que ceux qui y seraient disposés ne le connaissent pas. Cela pourrait aboutir à une nouvelle tragédie".
===================================================================================
En Amérique Latine le président Hugo Chavez a lancé un énième référendum. C'est l'occasion de récapituler les référendums dans cette partie du monde /
Un aperçu des référendums organisés récemment en Amérique latine.
Plus de 16 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes dimanche pour un référendum sur la fin de la limite des mandats des élus. Nombreux sont les pays d'Amérique latine à avoir organisé des référendums constitutionnels à la faveur de la chute des dictatures depuis la fin des années 1980, pour rompre avec le passé ou autoriser les chefs d'Etat à rester au pouvoir. Voici quelques exemples récents de ces consultations.
- VENEZUELA: en 1999 déjà, le président Hugo Chavez fait voter une nouvelle Constitution, moins d'un an après son arrivée au pouvoir. Le texte renforce la protection des droits de l'Homme, autorise les membres de l'armée à voter et donne au président la possibilité de briguer un second mandat. Fin 2007, les électeurs rejettent de peu les 69 amendements proposés par Chavez pour faire du Venezuela une "république socialiste". Le référendum de dimanche a de nouveau pour enjeu de lever la limite de mandats de tous les élus du pays, y compris le président et de les autoriser à se représenter indéfiniment. Le Venezuela a eu 24 Constitutions depuis son indépendance en 1811.
- BOLIVIE: en janvier 2009, les électeurs boliviens approuvent à 62% le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Evo Morales. Le texte autorise le président à se représenter pour un mandat de cinq ans, accorde l'autonomie politique à 36 "nations" indigènes, désormais mieux représentées au Congrès, et contient un projet de redistribution des terres et de limitation de la taille des propriétés à 5.000 hectares au maximum, plutôt que 10.000.
- EQUATEUR: en septembre 2008, les Equatoriens adoptent largement une nouvelle constitution proposée par le président Rafael Correa améliorant la sécurité sociale pour les plus pauvres, renforçant les pouvoirs du gouvernement central et autorisant le président à se présenter pour deux nouveaux mandats. L'Equateur a eu 20 constitutions depuis son indépendance en 1822.
- COLOMBIE: la constitution colombienne est amendée en 2004 pour autoriser le président Alvaro Uribe à effectuer deux mandats consécutifs. Le chef d'Etat est réélu en 2006, et ses partisans souhaitent aujourd'hui un nouvel amendement lui permettant de se représenter pour un troisième mandat l'année prochaine. Amendement qui doit d'abord être approuvé par les électeurs et la Cour constitutionnelle.
- REPUBLIQUE DOMINICAINE: le pays a eu 31 constitutions depuis sont indépendance en 1844. La dernière révision date de 2002, pour autoriser les présidents à effectuer plus d'un mandat. Le président Leonel Fernandez a été réélu en 2004.
- GUATEMALA: lors d'un vote fortement marqué par l'appartenance raciale, les Guatémaltèques rejettent en 1998 un paquet d'une cinquantaine d'amendements visant à inscrire dans la Constitution les accord de paix, conclus sous l'égide des Nations unies, qui avaient mis fin à une guerre civile de 36 ans dans le pays.
- PANAMA: les électeurs panaméens rejettent en 1998 la proposition du président Ernesto Perez Balladeres d'autoriser un deuxième mandat consécutif.
- BRESIL: les électeurs approuvent en 1997 une proposition du président Fernando Henrique Cardoso autorisant les élus à se présenter pour un deuxième mandat consécutif. Il est réélu l'année suivante.
- ARGENTINE: le président Carlos Menem défend avec succès en 1994 un amendement qui renforce les droits des citoyens, réduit la législature et autorise la réélection du président.
- PEROU: le président Alberto Fujimori modifie en 1993 la constitution afin de pouvoir être se représenter. Il est réélu à deux reprises avant de s'enfuir au Japon en 2000 au moment de l'effondrement de son gouvernement suite à un scandale de corruption. AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090215/twl-amerique-latine-referendums-encadre-1be00ca.html
Les autorités civiles et aborigènes du sud de la Colombie ont accusé jeudi la guérilla des Farc de massacres d'indiens dans le département de Nariño, une région vouée au trafic de drogue, parsemée de mines anti-personnel, où la force publique n'a pu encore accéder pour enquêter.
"Nous avons reçu des informations des autorités de la région sur le fait que dix personnes qui avaient pris la fuite après un précédent massacre, ont été assassinées hier (mercredi) près de la localité de Guangarial", dans le département de Nariño, a déclaré à l'AFP Luis Evelis Andrade, chef de l'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC).
Le gouverneur de ce département limitrophe de l'Equateur, Antonio Navarro, a expliqué de son côté que des membres de l'ethnie Awá lui avaient rapporté "qu'à l'aube de mercredi dix personnes avaient été tuées" dans la municipalité de Ricaurte, en lui indiquant "le lieu exact du massacre et le nom du propriétaire de la maison où cela s'est produit".
Cette tuerie fait suite à un précédent massacre d'indiens le 4 février, dont la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a été accusée.
L'ONIC, qui regroupe un million d'amérindiens, et les autorités civiles de Nariño ont accusé un groupe des Farc d'avoir torturé et assassiné à l'arme blanche 17 indiens Awá la semaine dernière dans une bourgade reculée du département.
Selon le gouverneur Navarro, les Farc retenaient un groupe de familles indiennes en les accusant de collaborer avec l'armée colombienne.
Quelques jeunes indigènes détenus "se sont échappés et ont raconté" que les victimes avaient été "tuées à l'arme blanche", a expliqué M. Navarro.
Le bureau du Haut Commissariat aux réfugiés des Nation unies (HCR) à Bogota a signalé dans un communiqué avoir également reçu des informations selon lesquelles "des hommes, des femmes et trois enfants ont été assassinés la semaine dernière dans la réserve Awa de Tortugaña Telembi".
M. Andrade a indiqué que ses informateurs "ont dit que c'étaient les Farc qui ont aussi commis ces meurtres" de dix autres indiens mercredi, alors que le gouverneur Navarro assurait ne pas avoir d'information sur les responsables de cette nouvelle tuerie.
"Cela s'est produit dans la zone où a eu lieu le premier massacre", a déclaré le gouverneur à la presse.
"Pour le premier (massacre), je suis totalement certain que ce sont les Farc, dans le second cas, je ne peux pas l'affirmer", a-t-il souligné en assurant que des représentants des autorités devaient "arriver sur le site" jeudi pour vérifier les faits.
Les conditions topographiques et de sécurité difficiles, dues à la présence de la guérilla, aux champs de mines et au trafic de drogue dans la région, compliquent l'accès de la force publique aux lieux des massacres présumés pour enquêter à la suite de ces accusations.
Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a annoncé qu'il devait accompagner jeudi à Nariño les militaires et policiers pour "se faire une idée de la situation", tout en qualifiant de "complexe" l'attitude des indiens consistant "à ne dire absolument rien aux autorités qui tentent de retrouver les corps".
Mais selon M. Andrade, "le grand problème, ce sont les mines. Les gens ont peur de devoir se déplacer, montrer le chemin, alors que ceux qui y seraient disposés ne le connaissent pas. Cela pourrait aboutir à une nouvelle tragédie".
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En Amérique Latine le président Hugo Chavez a lancé un énième référendum. C'est l'occasion de récapituler les référendums dans cette partie du monde /
Un aperçu des référendums organisés récemment en Amérique latine.
Plus de 16 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes dimanche pour un référendum sur la fin de la limite des mandats des élus. Nombreux sont les pays d'Amérique latine à avoir organisé des référendums constitutionnels à la faveur de la chute des dictatures depuis la fin des années 1980, pour rompre avec le passé ou autoriser les chefs d'Etat à rester au pouvoir. Voici quelques exemples récents de ces consultations.
- VENEZUELA: en 1999 déjà, le président Hugo Chavez fait voter une nouvelle Constitution, moins d'un an après son arrivée au pouvoir. Le texte renforce la protection des droits de l'Homme, autorise les membres de l'armée à voter et donne au président la possibilité de briguer un second mandat. Fin 2007, les électeurs rejettent de peu les 69 amendements proposés par Chavez pour faire du Venezuela une "république socialiste". Le référendum de dimanche a de nouveau pour enjeu de lever la limite de mandats de tous les élus du pays, y compris le président et de les autoriser à se représenter indéfiniment. Le Venezuela a eu 24 Constitutions depuis son indépendance en 1811.
- BOLIVIE: en janvier 2009, les électeurs boliviens approuvent à 62% le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Evo Morales. Le texte autorise le président à se représenter pour un mandat de cinq ans, accorde l'autonomie politique à 36 "nations" indigènes, désormais mieux représentées au Congrès, et contient un projet de redistribution des terres et de limitation de la taille des propriétés à 5.000 hectares au maximum, plutôt que 10.000.
- EQUATEUR: en septembre 2008, les Equatoriens adoptent largement une nouvelle constitution proposée par le président Rafael Correa améliorant la sécurité sociale pour les plus pauvres, renforçant les pouvoirs du gouvernement central et autorisant le président à se présenter pour deux nouveaux mandats. L'Equateur a eu 20 constitutions depuis son indépendance en 1822.
- COLOMBIE: la constitution colombienne est amendée en 2004 pour autoriser le président Alvaro Uribe à effectuer deux mandats consécutifs. Le chef d'Etat est réélu en 2006, et ses partisans souhaitent aujourd'hui un nouvel amendement lui permettant de se représenter pour un troisième mandat l'année prochaine. Amendement qui doit d'abord être approuvé par les électeurs et la Cour constitutionnelle.
- REPUBLIQUE DOMINICAINE: le pays a eu 31 constitutions depuis sont indépendance en 1844. La dernière révision date de 2002, pour autoriser les présidents à effectuer plus d'un mandat. Le président Leonel Fernandez a été réélu en 2004.
- GUATEMALA: lors d'un vote fortement marqué par l'appartenance raciale, les Guatémaltèques rejettent en 1998 un paquet d'une cinquantaine d'amendements visant à inscrire dans la Constitution les accord de paix, conclus sous l'égide des Nations unies, qui avaient mis fin à une guerre civile de 36 ans dans le pays.
- PANAMA: les électeurs panaméens rejettent en 1998 la proposition du président Ernesto Perez Balladeres d'autoriser un deuxième mandat consécutif.
- BRESIL: les électeurs approuvent en 1997 une proposition du président Fernando Henrique Cardoso autorisant les élus à se présenter pour un deuxième mandat consécutif. Il est réélu l'année suivante.
- ARGENTINE: le président Carlos Menem défend avec succès en 1994 un amendement qui renforce les droits des citoyens, réduit la législature et autorise la réélection du président.
- PEROU: le président Alberto Fujimori modifie en 1993 la constitution afin de pouvoir être se représenter. Il est réélu à deux reprises avant de s'enfuir au Japon en 2000 au moment de l'effondrement de son gouvernement suite à un scandale de corruption. AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090215/twl-amerique-latine-referendums-encadre-1be00ca.html
Les talibans du Pakistan diffusent une vidéo de l'otage polonais décapité
http://fr.news.yahoo.com/2/20090208/twl-les-talibans-du-pakistan-diffusent-u-5fb7533.html
le 08.02.2009 à 23 H 48
Des militants du Mouvement des talibans pakistanais ont diffusé dimanche une vidéo aux images crues, visionnée par l'AFP, de la décapitation de l'otage polonais qu'ils affirment avoir tué parce qu'Islamabad a refusé de libérer des rebelles détenus
La diffusion de ces images intervient au lendemain de l'annonce, par un porte-parole des talibans, de la décapitation de Piotr Stanczak, capturé le 28 septembre dernier dans le nord-ouest du Pakistan.
Le Polonais avait été enlevé par des hommes armés qui avaient tué son chauffeur et son garde du corps dans la ville d'Attock, située en bordure de l'Indus, où il travaillait pour une compagnie pétrolière.
La vidéo montre Stanczak en tenue traditionnelle pakistanaise, assis les jambes croisées sur un tapis.
L'otage polonais fait une brève déclaration en anglais en réponse aux questions posées par ses ravisseurs, qui exigent que Varsovie retire les quelque 1.100 militaires polonais déployés en Afghanistan.
Sur la séquence suivante, Stanczak est assis dans la même position, mais ses yeux sont bandés. Un homme masqué le décapite avec un couteau, tandis que deux autres hommes, postés derrière lui, pointent des fusils d'assaut AK-47 en direction de sa tête.
Un militant masqué explique alors que Stanczak a été tué car les prisonniers talibans n'ont pas été relâchés et prévient que d'autres otages étrangers pourraient connaître le même sort. Ce militant ne fait pas mention d'autres otages.
Plusieurs étrangers, dont un Américain, se trouvent entre les mains de ravisseurs au Pakistan.
Une bannière noire avec l'inscription : "Tehrik-e-Taliban Pakistan, Darra Adam Khel" apparaît sur la vidéo. Darra Adam Khel est une ville située près de Peshawar.
La décapitation de l'otage polonais avait été annoncée la veille par un responsable du Tehrik Taliban Pakistan (Mouvement des Talibans du Pakistan, TTP) de Baïtullah Mehsud, chef des talibans pakistanais qui ont fait allégeance au réseau d'Oussama ben Laden.
Baïtullah Mehsud a été accusé par les Etats-Unis et le Pakistan d'être le cerveau de l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto en décembre 2007.
L'exécution de Piotr Stanczak a eu lieu dans le district tribal du Waziristan du Sud, le bastion de Baïtullah Mehsud, avait déclaré samedi par téléphone à l'AFP un porte-parole du TTP.
Les ravisseurs de l'otage polonais avaient réclamé la libération de 30 combattants islamistes détenus au Pakistan, dont un cadre pakistanais d'Al-Qaïda expert en confection de vestes bourrées d'explosifs, selon un haut responsable des services de sécurité.
Les talibans avaient ensuite revu leurs exigences à six puis quatre libérations, et au paiement d'une rançon.
Piotr Stanczak, qui travaillait pour la société pétrolière polonaise Geofizyka Krakow, avait été enlevé près d'Attock, à environ 110 kilomètres à l'ouest d'Islamabad, non loin des zones tribales où l'armée affronte des talibans pakistanais alliés à leurs pairs afghans et à Al-Qaïda.
Le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Jacek Najder avait déclaré auparavant dimanche que les autorités polonaises n'avaient "toujours pas de confirmation définitive de la mort" de Piotr Stanczak.
http://www.tvagri.com/azf/forum/index.php/topic,2.msg384.html#msg384
autres exmples de lien de la CIA avec al Qaëda
le 08.02.2009 à 23 H 48
Des militants du Mouvement des talibans pakistanais ont diffusé dimanche une vidéo aux images crues, visionnée par l'AFP, de la décapitation de l'otage polonais qu'ils affirment avoir tué parce qu'Islamabad a refusé de libérer des rebelles détenus
La diffusion de ces images intervient au lendemain de l'annonce, par un porte-parole des talibans, de la décapitation de Piotr Stanczak, capturé le 28 septembre dernier dans le nord-ouest du Pakistan.
Le Polonais avait été enlevé par des hommes armés qui avaient tué son chauffeur et son garde du corps dans la ville d'Attock, située en bordure de l'Indus, où il travaillait pour une compagnie pétrolière.
La vidéo montre Stanczak en tenue traditionnelle pakistanaise, assis les jambes croisées sur un tapis.
L'otage polonais fait une brève déclaration en anglais en réponse aux questions posées par ses ravisseurs, qui exigent que Varsovie retire les quelque 1.100 militaires polonais déployés en Afghanistan.
Sur la séquence suivante, Stanczak est assis dans la même position, mais ses yeux sont bandés. Un homme masqué le décapite avec un couteau, tandis que deux autres hommes, postés derrière lui, pointent des fusils d'assaut AK-47 en direction de sa tête.
Un militant masqué explique alors que Stanczak a été tué car les prisonniers talibans n'ont pas été relâchés et prévient que d'autres otages étrangers pourraient connaître le même sort. Ce militant ne fait pas mention d'autres otages.
Plusieurs étrangers, dont un Américain, se trouvent entre les mains de ravisseurs au Pakistan.
Une bannière noire avec l'inscription : "Tehrik-e-Taliban Pakistan, Darra Adam Khel" apparaît sur la vidéo. Darra Adam Khel est une ville située près de Peshawar.
La décapitation de l'otage polonais avait été annoncée la veille par un responsable du Tehrik Taliban Pakistan (Mouvement des Talibans du Pakistan, TTP) de Baïtullah Mehsud, chef des talibans pakistanais qui ont fait allégeance au réseau d'Oussama ben Laden.
Baïtullah Mehsud a été accusé par les Etats-Unis et le Pakistan d'être le cerveau de l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto en décembre 2007.
L'exécution de Piotr Stanczak a eu lieu dans le district tribal du Waziristan du Sud, le bastion de Baïtullah Mehsud, avait déclaré samedi par téléphone à l'AFP un porte-parole du TTP.
Les ravisseurs de l'otage polonais avaient réclamé la libération de 30 combattants islamistes détenus au Pakistan, dont un cadre pakistanais d'Al-Qaïda expert en confection de vestes bourrées d'explosifs, selon un haut responsable des services de sécurité.
Les talibans avaient ensuite revu leurs exigences à six puis quatre libérations, et au paiement d'une rançon.
Piotr Stanczak, qui travaillait pour la société pétrolière polonaise Geofizyka Krakow, avait été enlevé près d'Attock, à environ 110 kilomètres à l'ouest d'Islamabad, non loin des zones tribales où l'armée affronte des talibans pakistanais alliés à leurs pairs afghans et à Al-Qaïda.
Le vice-ministre polonais des Affaires étrangères Jacek Najder avait déclaré auparavant dimanche que les autorités polonaises n'avaient "toujours pas de confirmation définitive de la mort" de Piotr Stanczak.
http://www.tvagri.com/azf/forum/index.php/topic,2.msg384.html#msg384
autres exmples de lien de la CIA avec al Qaëda
Gaza: Amnesty enquête sur les ravages des obus au phosphore israéliens
Avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/2/20090123/twl-gaza-amnesty-enquete-sur-les-ravages-0a24677.html Un trou dans le plafond calciné, des débris d'obus et des fragments de phosphore qui s'enflamment au moindre contact: cette maison au nord de Gaza est une preuve de plus pour Amnesty International qui enquête sur les violations par Israël des conventions internationales sur les armes. Lundi 5 janvier, l'artillerie israélienne bombarde la périphérie de Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza. Pour se protéger, Sabah Abou Halima et sa famille se réfugient à l'étage de leur maison, dans un couloir sans fenêtre. Deux semaines plus tard au même endroit, Chris Cobb-Smith, un expert britannique en armement, raconte la suite. "C'est ici que l'obus a transpercé le toit. Là, il a explosé en heurtant le mur, et distribué tous les fragments de phosphore dans la maison", montre-t-il. "C'est ce qui explique que tout l'intérieur soit aussi calciné." Depuis le 17 janvier, M. Cobb-Smith parcourt la bande de Gaza avec une délégation d'Amnesty venue enquêter sur l'utilisation, par l'armée israélienne, des bombes au phosphore, substance qui a la propriété de s'enflammer au contact de l'oxygène. L'emploi de ces armes est réglementé par la Convention sur les armes classiques de 1980, plus spécifiquement par le protocole III "sur l'interdiction ou la limitation des armes incendiaires", entré en vigueur en 1983, et qui prohibe notamment leur utilisation dans les zones peuplées de civils. Dans le bombardement de la maison de Beit Lahya, cinq civils ont été tués et quatre autres grièvement brûlés, dont Sabah Abou Halima. "Ca me fait tellement souffrir, ma peau me brûle. Je ne dors plus", confie-t-elle, alitée dans l'unité des grands brûlés de l'hôpital Chifa, à Gaza. Les hôpitaux de Gaza ont été dépassés par cette substance qu'ils ne savaient pas traiter parce que "le phosphore n'avait jamais été utilisé contre Gaza", assure Elizabeth Hodgkin, spécialiste du Proche-Orient pour Amnesty de 1994 à 2002. A l'hôpital Chifa, des rescapés racontent que leurs plaies se mettaient à fumer quand on les lavait ou qu'on retirait leurs bandages, car le phosphore blanc demeure actif très longtemps, et ne cesse de se consumer que lorsqu'on l'étouffe. En théorie, cette arme explose en l'air et est utilisée pour générer un "écran de fumée" de protection, ou pour marquer des cibles pour l'aviation, explique M. Cobb-Smith. "Il n'y a aucune justification tactique à son emploi à Gaza", estime-t-il. "Je pense que c'est ici une arme de terreur qui vise à effrayer les gens, mais aussi infliger des dommages physiques et détruire des bâtiments." Un "crime de guerre" pour Amnesty, qui a trouvé de multiples particules encore actives de phosphore dans des zones civiles, y compris dans l'hôpital al-Quds de Gaza, indique Donatella Rovera, qui dirige la délégation. Pour elle, l'ONU doit lancer une enquête internationale sur les crimes commis par les deux camps lors du conflit. D'éventuelles sanctions, ajoute-t-elle, dépendront "de la volonté politique des pays qui ont de l'influence, essentiellement des Etats-Unis et des pays de l'Union européenne". Israël n'a pas démenti l'utilisation du phosphore blanc tout en affirmant ne pas user d'armes "interdites par des conventions internationales". Toutefois, selon le quotidien israélien Haaretz, l'armée enquête sur une éventuelle utilisation fautive d'obus au phosphore à Beit Lahya.
Relations sino pakistanaises
Le nouveau président des Etats Unis, au lendemain de son investiture signe son premier décret qui est de fermer la prison de Guantanamo créée pour les condamnés des réseaux terroristes al qaëda
Parmi ses premières décisions sont répertoriées les relations étrangères avec le Proche Orient, Afghanistan, Irak, La Palestine.
Il refuse cependant de laisser les oïgours dans les mains des Chinois : explications avec cet article du blog "le monde tel qu'il ne va pas du 19 avril 2008
Relations sino-pakistanaises : ça bouge !
Outre le fait que le nationalisme chinois semble se déchaîner ces jours-ci contre la France, voilà que cela bouge aussi en Chine, mais vis-à-vis du Pakistan ! Dans un article du Dawn , le grand journal anglophone de Karachi, le journaliste rapporte que les autorités chinoises mettent en garde son voisin du sud contre le East Turkestan Islamic Movement (ETIM), le Mouvement islamique du Turkestan : ce sont en fait les militants musulmans Oïgours, dans la province occidentale de Xinjiang, qualifiés de séparatistes. Selon l’ambassadeur de Chine à Islamabad, Luo Zhaohui, ” Le mouvement islamique du Turkestan est très actif depuis le Pakistan, depuis vos régions, et de telles forces, nous pouvons le dire, gênent nos relations amicales.” C’est assez clair ! La Chine sort les griffes ! Selon le Dawn c’est la première fois que les autorités chinoises mettent sur le devant de la scène publique ces problèmes de bon voisinage. Pour accentuer l’affaire, la Chine affirme que les séparatistes Oïgours sont liés à Al-Qaïda, qui fournirait du matériel et des entraînements… la fameuse tarte à la crème de la géopolitique actuelle, et le motif le plus facile en ce moment pour un Etat (Russie, Irak, Pakistan, Chine) pour mettre en place une “guerre contre le terrorisme”. Mais où est Al-Qaïda ?? Dans la prison américaine de Guantanamo à Cuba, 22 prisonniers arrêtés en Afghanistan son Oïgours ; 6 ont été relâchés en 2006 et trouvés refuge en Albanie. En janvier 2002 la Chine a affirmé que l’ETIM avait reçu de l’argent, des armes d’Al-Qaïda… cela avait permis au gouvernement communiste mal intentionné d’affirmer que ce mouvement était un groupe terroriste. Mais aucune preuve n’a été fournie, comme toujours avec les accusations chinoises ! Selon les autorités, les groupes séparatistes Oïgours auraient été à l’origine de plus de 200 attaques terroristes depuis les années 1990, s’attaquant à des bus, des leaders musulmans, des écoles ; mais les experts américains affirment que les attaques sont exagérées par le gouvernement chinois, qui profite de l’ambiance de “guerre contre la terreur” pour accentuer sa pression sur la province et réduire encore plus les Droits de l’Homme.
L’ambassadeur de Chine a prévenu (menacé ?) que ces forces qui travaillaient le cœur du Pakistan pouvaient remettre en cause les bonnes relations bilatérales. Les autorités pakistanaises, par l’intérmédiaire du Ministre des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, ont également pointé l’existence de “forces extérieures” (?) essayant de subvertir les relations sino-pakistanaises. Le gouvernement de Musharraf est par ailleurs en contact avec les représentants de la province autonome du Xinjiang où il s’est rendu au moment de sa visite officielle en Chine au début du mois d’avril.
Cette “sortie” intervient quelques jours après le passage très “friendly” de la flamme olympique à Islamabad, où aucune protestation n’a entamé la joie des participants (!) et après la déclaration hier, 18 avril, de Shah Mehmood Quresh, d’un prêt financier de la part de la Chine de 500 millions de dollars (315 millions d’euros) pour “faire face aux problèmes économiques” qui secouent le pays.
Dans le même temps, une rencontre au sommet se déroulera la semaine prochaine au sujet du fameux pipe-line TAPI qui devrait permettre l’évacuation des hydrocarbures du Turkmenistan vers le sud par l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde. Cet autre sujet permet un rapprochement stratégique entre le Pakistan et le Turkmenistan. Le tuyaux de 1435 km de long devrait partir du champ d’hydrocarbure de Daultabad, passer par l’Afghanistan sur 735 km, puis par le Pakistan sur 555 km et passer par Multan au sud-est, en évitant ainsi la région “troublée” du sud de l’Afghanistan, par Herat et Kandahar comme cela avait été décidé à l’origine. Le pipe-line ne devrait pas être terminé avant 2018, mais il reste pour autant un enjeu fondamental dans la politique régionale. Pour faire passer une telle infrastructure il faut qu’un Etat solide soit en mesure de maintenir la paix dans la région, sans quoi le piratage ou le sabotage du tuyaux seraient des menaces bien trop onéreuses pour le Turkmenistan. Lors de sa visite officielle à Pékin en avril, Musharraf a fait la proposition d’inclure la Chine dans l’autre grand programme de pipe-line, l’IPI, qui devrait relier l’Iran au Pakistan et l’Inde. A suivre…
http://metreya.blog.lemonde.fr/2008/04/19/relations-sino-pakistanaises-ca-bouge/
publié le 22/01/2009 23:46 sur romandie blog
Parmi ses premières décisions sont répertoriées les relations étrangères avec le Proche Orient, Afghanistan, Irak, La Palestine.
Il refuse cependant de laisser les oïgours dans les mains des Chinois : explications avec cet article du blog "le monde tel qu'il ne va pas du 19 avril 2008
Relations sino-pakistanaises : ça bouge !
Outre le fait que le nationalisme chinois semble se déchaîner ces jours-ci contre la France, voilà que cela bouge aussi en Chine, mais vis-à-vis du Pakistan ! Dans un article du Dawn , le grand journal anglophone de Karachi, le journaliste rapporte que les autorités chinoises mettent en garde son voisin du sud contre le East Turkestan Islamic Movement (ETIM), le Mouvement islamique du Turkestan : ce sont en fait les militants musulmans Oïgours, dans la province occidentale de Xinjiang, qualifiés de séparatistes. Selon l’ambassadeur de Chine à Islamabad, Luo Zhaohui, ” Le mouvement islamique du Turkestan est très actif depuis le Pakistan, depuis vos régions, et de telles forces, nous pouvons le dire, gênent nos relations amicales.” C’est assez clair ! La Chine sort les griffes ! Selon le Dawn c’est la première fois que les autorités chinoises mettent sur le devant de la scène publique ces problèmes de bon voisinage. Pour accentuer l’affaire, la Chine affirme que les séparatistes Oïgours sont liés à Al-Qaïda, qui fournirait du matériel et des entraînements… la fameuse tarte à la crème de la géopolitique actuelle, et le motif le plus facile en ce moment pour un Etat (Russie, Irak, Pakistan, Chine) pour mettre en place une “guerre contre le terrorisme”. Mais où est Al-Qaïda ?? Dans la prison américaine de Guantanamo à Cuba, 22 prisonniers arrêtés en Afghanistan son Oïgours ; 6 ont été relâchés en 2006 et trouvés refuge en Albanie. En janvier 2002 la Chine a affirmé que l’ETIM avait reçu de l’argent, des armes d’Al-Qaïda… cela avait permis au gouvernement communiste mal intentionné d’affirmer que ce mouvement était un groupe terroriste. Mais aucune preuve n’a été fournie, comme toujours avec les accusations chinoises ! Selon les autorités, les groupes séparatistes Oïgours auraient été à l’origine de plus de 200 attaques terroristes depuis les années 1990, s’attaquant à des bus, des leaders musulmans, des écoles ; mais les experts américains affirment que les attaques sont exagérées par le gouvernement chinois, qui profite de l’ambiance de “guerre contre la terreur” pour accentuer sa pression sur la province et réduire encore plus les Droits de l’Homme.
L’ambassadeur de Chine a prévenu (menacé ?) que ces forces qui travaillaient le cœur du Pakistan pouvaient remettre en cause les bonnes relations bilatérales. Les autorités pakistanaises, par l’intérmédiaire du Ministre des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, ont également pointé l’existence de “forces extérieures” (?) essayant de subvertir les relations sino-pakistanaises. Le gouvernement de Musharraf est par ailleurs en contact avec les représentants de la province autonome du Xinjiang où il s’est rendu au moment de sa visite officielle en Chine au début du mois d’avril.
Cette “sortie” intervient quelques jours après le passage très “friendly” de la flamme olympique à Islamabad, où aucune protestation n’a entamé la joie des participants (!) et après la déclaration hier, 18 avril, de Shah Mehmood Quresh, d’un prêt financier de la part de la Chine de 500 millions de dollars (315 millions d’euros) pour “faire face aux problèmes économiques” qui secouent le pays.
Dans le même temps, une rencontre au sommet se déroulera la semaine prochaine au sujet du fameux pipe-line TAPI qui devrait permettre l’évacuation des hydrocarbures du Turkmenistan vers le sud par l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde. Cet autre sujet permet un rapprochement stratégique entre le Pakistan et le Turkmenistan. Le tuyaux de 1435 km de long devrait partir du champ d’hydrocarbure de Daultabad, passer par l’Afghanistan sur 735 km, puis par le Pakistan sur 555 km et passer par Multan au sud-est, en évitant ainsi la région “troublée” du sud de l’Afghanistan, par Herat et Kandahar comme cela avait été décidé à l’origine. Le pipe-line ne devrait pas être terminé avant 2018, mais il reste pour autant un enjeu fondamental dans la politique régionale. Pour faire passer une telle infrastructure il faut qu’un Etat solide soit en mesure de maintenir la paix dans la région, sans quoi le piratage ou le sabotage du tuyaux seraient des menaces bien trop onéreuses pour le Turkmenistan. Lors de sa visite officielle à Pékin en avril, Musharraf a fait la proposition d’inclure la Chine dans l’autre grand programme de pipe-line, l’IPI, qui devrait relier l’Iran au Pakistan et l’Inde. A suivre…
http://metreya.blog.lemonde.fr/2008/04/19/relations-sino-pakistanaises-ca-bouge/
publié le 22/01/2009 23:46 sur romandie blog
La Tunisie ne participera pas au sommet arabe sur Gaza
Le 14/01/2009 01:50
Après l'invasion des territoires de Gaza par Israël suite aux représailles du Hamas contre les mesures de répression israéliennes à l'égard des palestiniens de Gaza des milliers de morts palestiniens sont tombés sous les tirs de mortiers considérés comme des tirs d'expérimentation par des organisations humanitaires. Des survivants ont leurs corps brûlés par des armes non encore identifiées.
C'est dans ce contexte que le MRAP a déposé une plainte contre Israël et demandé une commission d'enquête.
Avec yahoo news : http://fr.news.yahoo.com/3/20090113/twl-israel-palestiniens-tunisie-ligue-ar-951b410.html
La Tunisie a décidé de ne pas participer au sommet extraordinaire arabe prévu vendredi à Doha, capitale du Qatar, pour examiner la situation dans la Bande de Gaza sous l'offensive israélienne, a annoncé mardi soir le ministère tunisien des Affaires étrangères.
Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle TAP, Tunis estime qu'une telle rencontre des dirigeants arabes doit faire l'objet d'une "préparation minutieuse".
"Toute action arabe doit être précédée par une préparation minutieuse qui garantisse l'adoption d'une position ferme qui soit efficiente pour contribuer à l'arrêt de l'effusion du sang palestinien, et qui soit conforme à la responsabilité qui incombe aux Etats arabes à l'égard du peuple palestinien frère", ajoute le communiqué.
La même source rappelle que la Tunisie avait répondu favorablement à une invitation précédente du Qatar pour la tenue d'une session extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères à Koweït vendredi.
Pour Tunis, cette réunion fournit "un cadre idoine pour évaluer la situation et formuler des recommandations à soumettre aux dirigeants arabes concernant les mesures à mettre en oeuvre pour arrêter l'agression israélienne sur la Bande de Gaza, et ce lors de leur réunion à Koweït, les 19 et 20 janvier, à l'occasion du sommet économique, social et de développement des pays arabes".
Le Qatar a appelé à une réunion extraordinaire de la Ligue arabe pour vendredi mais selon le secrétaire général de l'organisation, seuls 12 pays membres ont donné leur accord, alors qu'il en faut au minimum 14 pour lancer une convocation. L'Egypte et l'Arabie Saoudite ont rejeté l'idée, suggérant plutôt une réunion dimanche au Koweït avant un sommet économique déjà prévu. Il semble donc que Tunis partage le point du vue de ces deux pays. Peut-être Le Caire et Riyad souhaitent-ils empêcher le Qatar de jouer un rôle trop important dans la médiation au Proche-Orient. AP
Après l'invasion des territoires de Gaza par Israël suite aux représailles du Hamas contre les mesures de répression israéliennes à l'égard des palestiniens de Gaza des milliers de morts palestiniens sont tombés sous les tirs de mortiers considérés comme des tirs d'expérimentation par des organisations humanitaires. Des survivants ont leurs corps brûlés par des armes non encore identifiées.
C'est dans ce contexte que le MRAP a déposé une plainte contre Israël et demandé une commission d'enquête.
Avec yahoo news : http://fr.news.yahoo.com/3/20090113/twl-israel-palestiniens-tunisie-ligue-ar-951b410.html
La Tunisie a décidé de ne pas participer au sommet extraordinaire arabe prévu vendredi à Doha, capitale du Qatar, pour examiner la situation dans la Bande de Gaza sous l'offensive israélienne, a annoncé mardi soir le ministère tunisien des Affaires étrangères.
Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle TAP, Tunis estime qu'une telle rencontre des dirigeants arabes doit faire l'objet d'une "préparation minutieuse".
"Toute action arabe doit être précédée par une préparation minutieuse qui garantisse l'adoption d'une position ferme qui soit efficiente pour contribuer à l'arrêt de l'effusion du sang palestinien, et qui soit conforme à la responsabilité qui incombe aux Etats arabes à l'égard du peuple palestinien frère", ajoute le communiqué.
La même source rappelle que la Tunisie avait répondu favorablement à une invitation précédente du Qatar pour la tenue d'une session extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères à Koweït vendredi.
Pour Tunis, cette réunion fournit "un cadre idoine pour évaluer la situation et formuler des recommandations à soumettre aux dirigeants arabes concernant les mesures à mettre en oeuvre pour arrêter l'agression israélienne sur la Bande de Gaza, et ce lors de leur réunion à Koweït, les 19 et 20 janvier, à l'occasion du sommet économique, social et de développement des pays arabes".
Le Qatar a appelé à une réunion extraordinaire de la Ligue arabe pour vendredi mais selon le secrétaire général de l'organisation, seuls 12 pays membres ont donné leur accord, alors qu'il en faut au minimum 14 pour lancer une convocation. L'Egypte et l'Arabie Saoudite ont rejeté l'idée, suggérant plutôt une réunion dimanche au Koweït avant un sommet économique déjà prévu. Il semble donc que Tunis partage le point du vue de ces deux pays. Peut-être Le Caire et Riyad souhaitent-ils empêcher le Qatar de jouer un rôle trop important dans la médiation au Proche-Orient. AP
Claude Guéant inquiet face à l'insécurité au Sahel
Guéant: la France paie un "lourd tribut" à l'insécurité au Sahel
La France "paie un lourd tribut à l'insécurité qui règne" au Sahel, fief d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), affirme le ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans un entretien au site d'information TSA-Algérie paru samedi, veille d'une visite à Alger.
photo : Bertrand Guay, AFP
"Très préoccupée par la situation au Sahel", la France "paie un lourd tribut à l?insécurité qui y règne", a déclaré le ministre de l'Intérieur qui doit rencontrer dimanche son homologue Daho Ould Kablia.
"Nous connaissons en effet le rôle important que joue l'Algérie pour contenir, et j?espère un jour démanteler, des groupes terroristes qui doivent cesser de nuire", a poursuivi Claude Guéant qui doit être accompagné du patron du Renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini.
Six Français sont retenus en otage au Sahel, dont deux ont été enlevés le 24 novembre. Quatre autres, salariés d'Areva et de la Vinci/Sogea/Satom, sont aux mains d'Aqmi depuis leur rapt en septembre 2010.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui avait fait allégeance au réseau islamiste en 2007.
En janvier 2011, deux Français, Antoine De Léocour et Vincent Delory, avaient été enlevés à Niamey et tués lors d'une opération de sauvetage franco-nigérienne au Mali. Aqmi avait revendiqué l'enlèvement le 13.
L'immigration sera un autre sujet des entretiens entre Daho Ould Kablia et Claude Guéant qui a répété son intention de "réduire les flux migratoires, de 10% dans un premier temps".
Il entend lutter "plus efficacement contre certains abus, comme les mariages de complaisance contractés dans le seul but de s?installer en France". Un millier de ces mariages sont annulés chaque année par la justice française, avait-il estimé vendredi.
Il a également justifié son combat contre les prières de rue qui "ne sont pas conformes au principe de laïcité".
Claude Guéant a expliqué que sa visite s'inscrivait dans un contexte de relance de la "relation bilatérale après une période de deux années difficiles".
"Les pays du monde arabe et du bassin méditerranéen font leurs réformes chacun à son rythme : la voie algérienne n'est pas calquée sur ce qui se passe ailleurs. Nous apprécions et encourageons les efforts des autorités pour répondre aux aspirations du peuple algérien", a-t-il par ailleurs dit.
source : http://actu.orange.fr/france/gueant-la-france-paie-un-lourd-tribut-a-l-insecurite-au-sahel-afp_352036.html
La France "paie un lourd tribut à l'insécurité qui règne" au Sahel, fief d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), affirme le ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans un entretien au site d'information TSA-Algérie paru samedi, veille d'une visite à Alger.
photo : Bertrand Guay, AFP
"Très préoccupée par la situation au Sahel", la France "paie un lourd tribut à l?insécurité qui y règne", a déclaré le ministre de l'Intérieur qui doit rencontrer dimanche son homologue Daho Ould Kablia.
"Nous connaissons en effet le rôle important que joue l'Algérie pour contenir, et j?espère un jour démanteler, des groupes terroristes qui doivent cesser de nuire", a poursuivi Claude Guéant qui doit être accompagné du patron du Renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini.
Six Français sont retenus en otage au Sahel, dont deux ont été enlevés le 24 novembre. Quatre autres, salariés d'Areva et de la Vinci/Sogea/Satom, sont aux mains d'Aqmi depuis leur rapt en septembre 2010.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui avait fait allégeance au réseau islamiste en 2007.
En janvier 2011, deux Français, Antoine De Léocour et Vincent Delory, avaient été enlevés à Niamey et tués lors d'une opération de sauvetage franco-nigérienne au Mali. Aqmi avait revendiqué l'enlèvement le 13.
L'immigration sera un autre sujet des entretiens entre Daho Ould Kablia et Claude Guéant qui a répété son intention de "réduire les flux migratoires, de 10% dans un premier temps".
Il entend lutter "plus efficacement contre certains abus, comme les mariages de complaisance contractés dans le seul but de s?installer en France". Un millier de ces mariages sont annulés chaque année par la justice française, avait-il estimé vendredi.
Il a également justifié son combat contre les prières de rue qui "ne sont pas conformes au principe de laïcité".
Claude Guéant a expliqué que sa visite s'inscrivait dans un contexte de relance de la "relation bilatérale après une période de deux années difficiles".
"Les pays du monde arabe et du bassin méditerranéen font leurs réformes chacun à son rythme : la voie algérienne n'est pas calquée sur ce qui se passe ailleurs. Nous apprécions et encourageons les efforts des autorités pour répondre aux aspirations du peuple algérien", a-t-il par ailleurs dit.
source : http://actu.orange.fr/france/gueant-la-france-paie-un-lourd-tribut-a-l-insecurite-au-sahel-afp_352036.html
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