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jeudi 17 novembre 2011

Après avoir chassé leur président Sunnite, les américains cherchent à rassembler des fonds en provenance de pays sunnites voisins pour les faire s'opposer aux chiites Irakiens qu'ils disent être d'al Qaëda et de bénéficier des fonds chiites de l'Iran voisin ce dont ils les avaient autoriser

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080608/twl-iran-irak-maliki-38cfb6d.html

Nouri al Maliki à Téhéran pour resserrer les liens Irak-Iran - Par Pariza Afezi

TEHERAN (Reuters) - Les interlocuteurs iraniens du Premier ministre irakien Nouri al Maliki, en visite à Téhéran, lui ont promis de contribuer à la lutte contre l'insécurité et leur hôte s'est engagé en retour à ce que l'Irak ne serve pas de base arrière à des éléments voulant porter atteinte à la République islamique.

"L'Iran sera toujours aux côtés du gouvernement populaire d'Irak. Contribuer à la sécurité en Irak a toujours été l'une des principales orientations de l'Iran", a déclaré à Maliki le premier vice-président Parviz Davoudi, cité par l'agence de presse iranienne Irna.

Les Etats-Unis accusent Téhéran de déstabiliser son voisin en finançant, en équipant et en entraînant des milices chiites, tandis que l'Iran impute la persistance de l'instabilité à la présence des troupes américaines.

Pour faire pièce à l'influence croissance de la République islamique, Washington s'efforce d'amener les voisins sunnites de l'Irak à accroitre leur aide financière et à nouer des liens diplomatiques en bonne et due forme avec Bagdad.

Dominée par un puissant pôle chiite, l'équipe de Maliki joue une partition délicate avec Téhéran, dont elle sollicite le soutien tout en dénonçant les ingérences.

Lundi, le porte-parole du chef du gouvernement a assuré que "toutes les questions seraient sur la table" au cours de cette visite de trois jours.

Il entendait par là signifier que Maliki apporterait à Téhéran des "preuves de l'intervention iranienne" en Irak, rassemblées par un comité formé le mois dernier. On ignore si le sujet a été abordé dimanche.

COOPÉRATION CROISSANTE

"Du fait de la coopération croissante entre les mouvements irakiens, les problèmes de sécurité sont progressivement réglés", s'est félicité Maliki, s'adressant à Davoudi, toujours selon Irna.

"La sécurité de l'Irak aura un impact positif sur la sécurité du Moyen-Orient", a-t-il insisté, ajoutant que Bagdad "permettrait pas que l'Irak soit utilisé pour attenter à la sécurité de l'Iran".

Dans un communiqué diffusé à Bagdad, ses services précisent que son entretien avec Davoudi a porté le renforcement des liens politiques, économiques et commerciaux ainsi que sur le soutien iranien à la production d'électricité et aux services publiques.

"L'Irak est impatient de voir les entreprises iraniennes prendre part au développement des infrastructures", peut-on y lire.

Les relations entre les deux pays se sont nettement améliorées depuis l'invasion américaine de mars 2003 et la chute de Saddam Hussein, qui a lancé en 1980 une guerre meurtrière n'ayant cessé qu'en 1988.

Les Irakiens ont dit à plusieurs reprises ne pas vouloir que leur pays serve de terrain à une guerre larvée entre Téhéran et Washington, qui sont également en conflit à propos du programme nucléaire iranien.

Les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Téhéran après la révolution iranienne. Depuis, trois séances de pourparlers ont été organisées sur la question irakienne.

L'Iran a refusé de participer à une quatrième table ronde, jugeant ces discussions "inutiles".

Version française Grégory Blachier et Jean-Philippe Lefief
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http://fr.news.yahoo.com/afp/20080608/twl-irak-usa-violences-attentat-ba734b9.html

Irak: trois morts dans la "zone verte" et 10 civils tués à Bagdad

BAGDAD (AFP) - La "zone verte", secteur ultra-protégé de Bagdad, a été visée dimanche par un tir au mortier qui a tué au moins trois personnes et en a blessé sept, malgré les mesures draconiennes prises par l'armée américaine pour empêcher ces attaques.

Parallèlement, au moins dix civils ont été tués dans deux attentats à Bagdad et dans une attaque d'hommes armés sur un marché près de la frontière avec l'Iran.

Dimanche matin, un obus qui visait le ministère irakien de la Défense, situé dans la "zone verte", est tombé sur une des entrées de ce secteur qui abrite l'ambassade des Etats-Unis et les institutions du gouvernement, tuant trois personnes et en blessant sept.

La nationalité et la fonction des victimes n'ont pas été dévoilées.

La dernière victime d'un tir au mortier contre la "zone verte" remontait au 30 mai, avec la mort d'un Philippin de 32 ans. Deux Philippines avaient également été blessées.

En avril et mai, les armées irakienne et américaine ont mené sept semaines durant des opérations militaires de grande envergure à Sadr City, le bastion chiite du leader radical Moqtada Sadr, dans le nord-est de Bagdad, d'où étaient régulièrement tirées des roquettes katioucha ou des obus de mortier.

Le commandement américain avait alors expliqué que son objectif était de chasser de la partie sud de ce quartier les groupes extrémistes qui prennent pour cible la "zone verte", et un mur a été construit pour isoler ce secteur.

Par ailleurs, un groupe d'inconnus a fait irruption dimanche soir sur un marché de Qazania, au nord-est de Bagdad, tuant cinq personnes avant de disparaître, a dit un responsable local de la police.

Auparavant, l'explosion d'une bombe devant un centre de recrutement de la police a tué quatre civils et blessé 23 dans le quartier d'Al-Yarmouk, dans l'ouest de Bagdad.

Les victimes venaient faire acte de candidature pour intégrer la police irakienne quand la déflagration s'est produite.

La veille, un policier et un civil avaient été tués dans un attentat suicide, dans le même quartier. Un kamikaze avait lancé son véhicule contre une voiture de police, blessant également six personnes.

Plus au sud, dans le quartier d'Iskandarya, un Irakien a été tué par une bombe qui visait une voiture de police.

L'armée américaine a également annoncé qu'un de ses soldats avait péri samedi dans l'explosion d'un engin piégé au passage de son véhicule dans l'est de Bagdad, portant à 4.092 le nombre de militaire américains tués depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, d'après un décompte du site internet indépendant icasualties.org.

Ce nouveau décès intervient alors que le mois de mai 2008, avec 19 victimes, a été le moins meurtrier pour l'armée américaine depuis le début de la guerre.

Il porte à six le nombre de militaires américains tués depuis le début juin.

Sur le terrain de la lutte contre les extrémistes chiites, l'armée américaine a affirmé avoir capturé dans la nuit à Bagdad deux hommes, dont le "commandant" présumé d'un escadron de la mort opérant à Bassorah (sud) et accusé d'être soutenu par les services iraniens.

Selon l'armée américaine, le "commandant" était également un marchand d'armes, un faussaire et était chargé de faire passer en Iran des combattants pour leur entraînement avant de les ramener en Irak.

Enfin, la police irakienne a annoncé le démantèlement dimanche d'une cellule de kamikazes d'Al-Qaïda, dotée d'un arsenal de 50 vestes explosives, dans une région occidentale du pays pourtant censée avoir été débarrassée des émules d'Oussama ben Laden.

Treize personnes ont été arrêtées, selon le cheikh Hikmat Jubair Al Kaud, maire de la localité de Hit, à 250 km à l'ouest de Bagdad, au cours d'une opération conduite par les unités d'intervention de la police irakienne



http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/iran-photos.html
publié le 8/06/2008 22:52 sur romandie blog

mercredi 16 novembre 2011

Pendant qu'Afghanistan et Pakistan ne parviennent pas à développer la démocratie sur leur territoire, l'Irak doit faire face aux factions locales de l'armée du Mahdi chiite

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080330/tts-irak-sadr-972e905.html

Sadr ordonne à l'Armée du Mahdi de cesser le combat en Irak

NADJAF, Irak (Reuters) - L'imam chiite radical Moktada Sadr a demandé aux miliciens de son Armée du Mahdi de quitter les rues des villes d'Irak où leurs affrontements avec les forces gouvernementales et l'armée américaine ont fait en six jours quelque 300 morts et des centaines de blessés.

"Par souci de responsabilité religieuse et pour mettre fin à l'effusion de sang irakien, nous appelons à la fin de la présence armée à Bassorah et dans toutes les autres provinces", déclare le dirigeant chiite dans un communiqué distribué aux journalistes par ses collaborateurs.

"Quiconque porte une arme et prend pour cible les institutions du gouvernement ne fera plus partie de nos rangs", poursuit-il, réclamant la fin de la répression contre ses fidèles et une amnistie pour ceux qui se trouvent derrière les barreaux.

S'adressant à la presse dans les bureaux de l'imam à Nadjaf après avoir distribué son communiqué , Hazem al Aradji, l'un de ses collaborateurs, a ensuite réaffirmé que les miliciens ne rendraient pas leurs armes et a indiqué que le mouvement avait reçu l'assurance d'un arrêt des "interpellations aveugles" dans ses rangs.

Ali al Dabbagh, porte-parole du Premier ministre Nouri al Maliki, s'est félicité de la "déclaration positive" de Sadr. "Nous pensons que cela contribuera aux efforts du gouvernement d'Irak pour assurer la sécurité", a-t-il ajouté.

Maliki a lancé mardi les forces gouvernementales dans une vaste offensive contre les membres de l'Armée du Mahdi à Bassorah, deuxième ville du pays et maillon essentiel de l'industrie pétrolière, dans le Sud. Les combats, très violents, se sont rapidement étendus aux villes voisines et à Bagdad, mettant en péril la fragile accalmie observée depuis quelques mois.

Après avoir laissé 72 heures aux activistes chiites pour déposer les armes, le chef du gouvernement avait prolongé cet ultimatum jusqu'au 8 avril.

"MOMENT DÉCISIF"

Sadr, qui soupçonne Maliki et le Conseil islamique suprême d'Irak, son plus puissant allié parlementaire, de chercher à éradiquer son mouvement avant les élections régionales d'octobre, y a répondu samedi en exhortant ses partisans à ne pas rendre les armes à un gouvernement incapable de chasser les "occupants".

Bien que l'opération en soit à son sixième jour à Bassorah, les forces gouvernementales ne sont pas parvenues à prendre le contrôle des rues de la grande ville du Sud.

Des images tournées par Reuters TV montrent des miliciens masqués de l'Armée du Mahdi munis de mitrailleuses et de lance-roquettes laissant éclater leur joie devant un émetteur de la télévision nationale après avoir incendié des transports de troupes de l'armée.

Washington a jusqu'ici fermement soutenu l'offensive ordonnée par Maliki et George Bush a jugé il s'agissait d'un "moment décisif dans l'histoire d'un Irak libre".

Les Etats-Unis ont confirmé dimanche que des forces spéciales américaines participaient à l'opération aux côtés des troupes irakiennes à Bassorah.

L'armée américaine a publié un communiqué évoquant une attaque conjointe menée par les forces spéciales irakiennes et américaines, lors de laquelle 22 militants chiites, dont "16 combattants criminels", ont été tués dans un raid aérien qui a visé trois habitations.

Les troupes britanniques, qui se sont retirées de Bassorah en décembre, ont dépêché une dizaine de blindés dimanche aux abords de la ville, rapportent des témoins. Les militaires britanniques ont installé un barrage routier sur un pont du sud de la ville, précisent-ils. Leur état-major a en outre annoncé que l'artillerie avait appuyé la veille les forces gouvernementales.

Les derniers combats ont dressé face aux forces américaines un nouvel adversaire de taille, alors même que l'essentiel des efforts militaires visaient depuis un an la guérilla sunnite.

Samedi, Maliki a déclaré que ses nouveaux ennemis étaient "pires qu'Al Qaïda".

Version française Eric Faye

Par Khaled Fahran Reuters - Dimanche 30 mars, 15h44