Affichage des articles dont le libellé est mafia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mafia. Afficher tous les articles

mardi 6 décembre 2011

Une centaine de mafieux présumés arrêtés à New York

Coup de filet dans la mafia new-yorkaise
LEMONDE.FR avec AFP | 20.01.11 | 16h40 • Mis à jour le 20.01.11 | 16h52



Les arrestations ont été effectuées à New York, dans le New Jersey et le Rhode Island, et concernent aussi bien de simples exécutants que des chefs de gros calibre.AFP/DON EMMERT

Quelques membres de la famille Soprano ont peut-être été réveillés par les coups sourds de la police fédérale... Jeudi 20 janvier à l'aube, le FBI a arrêté une centaine de mafieux présumés à New York et dans sa région environnante, dans le cadre d'un "vaste coup de filet", selon les mots du porte-parole du tribunal fédéral de Brooklyn.

Les arrestations ont été effectuées à New York, dans le New Jersey et le Rhode Island, et concernent aussi bien de simples exécutants que des chefs de gros calibre, selon les enquêteurs.

Les accusations vont du racket au meurtre et au trafic de drogue. Une conférence de presse du ministre de la justice états-unien, Eric Holder, et d'une responsable du FBI pour New York, Janice Fedarcyk, était prévue aujourd'hui au bureau du procureur général à Brooklyn.

source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/01/20/coup-de-filet-dans-la-mafia-new-yorkaise_1468388_3222.html#xtor=AL-32280184

=================

Coup de filet anti-mafia du FBI à New York
Plus de 100 mafieux ont été arrêtés jeudi 20 janvier à New York dans ce qui représente un des plus grands coups de filet contre le crime organisé de l’histoire de la ville, rapporte le New York Times. Le FBI et les autorités locales ont opéré une vague de raids minutieusement préparés dans New York, le New Jersey et Rhode Island dans la matinée contre des membres suspectés des cinq grandes familles de la mafia new-yorkaise. Les poursuites portent sur des chefs d’accusation allant «du pari illégal au meurtre en passant le racket».

Le raid est le plus important depuis 2008, selon NBC New York, quand plus de 80 personnes suspectées d’appartenir au crime organisé avaient été arrêtées, dont John «Jackie the Nose» D’Amico et plusieurs membres de la famille Gambino. Malgré un déclin de l’influence de la mafia à New York, les familles maintiennent leur emprise sur le racket des travailleurs et la construction, et ont toujours des liens avec certains des syndicats les plus puissants de la ville.

Le ministre de la Justice américain David Holder a déclaré lors d’une conférence de presse:

«Les arrestations d’aujourd’hui marquent un pas important vers la dislocation des activités illégales de la Cosa Nostra. […] Comme nous le savons depuis des décennies, les opérations de la mafia peuvent avoir un impact négatif sur notre économie, non seulement à travers un large panel de d’escroqueries mais aussi l’imposition d’“impôts” mafieux illégaux dans nos ports, nos industries de la construction et chez nos commerçants. […] Certains pensent que le crime organisé appartient au passé; malheureusement, il y a encore des gens qui rackettent, intimident et victimisent des Américains innocents.»

Joe Coscarelli, qui tient le blog Runnin’ Scared du site Village Voice, a lu les chefs d’accusation disponibles en ligne et s’est amusé classer ses 20 surnoms préférés parmi les mafieux arrêtés, qui n’ont rien à envier aux personnages du Parrain ou des la série Les Sopranos: Anthony Cavezza, alias «Tony bagels», Franck «Meatball» Bellantoni, Vincenzo «Vinnie Carwash» Frogiero ou encore le numéro 1 de la liste, John Hartmann, surnommé «Lumpy» (Grumeleux), «Fatty» (Grassouillet) ou encore «Fats» (Gros).

http://www.slate.fr/lien/32993/mafia-new-york

dimanche 4 décembre 2011

L'Etat italien a capitulé devant la mafia

Les preuves existent de négociations de «paix» dans les années 1990 entre la République italienne et son pire ennemi.

vendredi 31 juillet 2009

L'Etat républicain italien a bien négocié la paix avec la Mafia, son ennemi numéro 1. Et plus d'une fois. Tout a commencé au début des années 1990. La grande saison des enquêtes et des procès touchait à sa fin, «Cosa Nostra», la principale organisation mafieuse sicilienne, était à bout de souffle, la grande vague des repentis avait décimé les rangs des «cosche» (cellules mafieuses): tout semblait aller au mieux dans la lutte décennale et pas toujours très glorieuse de l'Etat contre la Mafia.

Mais l'histoire a démontré qu'il s'agissait d'une illusion. L'année 1992 fut la plus sanglante et marqua un véritable tournant. D'abord il y eut l'assassinat de Salvo Lima, député européen mais surtout chef du principal courant sicilien de la Démocratie Chrétienne, et plus proche allié de Giulio Andreotti, éléphant de la politique italienne. Puis il y eut le grand carnage organisé par Cosa Nostra pour faire sauter le cortège qui protégeait Giovanni Falcone. Sur l'autoroute menant à l'aéroport de Palerme, le fameux juge emblématique de l'antimafia, sa femme et les cinq hommes de l'escorte perdirent la vie. Deux mois plus tard, Paolo Borsellino mourrait dans sa voiture piégée à la dynamite (avec les cinq policiers de son escorte). Il était le juge d'instruction le plus proche de Giovanni Falcone. De nombreuses sources judiciaires et policières restent convaincues que les vrais commanditaires de l'attentat contre Paolo Borsellino se trouvaient au sein de l'Etat italien.

La saison des massacres remonte aujourd'hui à la surface au travers de nouvelles informations éparpillées, et apparemment incohérentes. Les enquêtes menées jusque là s'avèrent faibles, voire fausses. Repentis et témoins ne sont plus crédibles, d'autres témoins ayant surgi du néant en apportant plus de précisions, plus crédibles. Les détails à prendre en compte sont infinis, mais le sens de la nouveauté est clair: au moment où Silvio Berlusconi semble affaibli, la mafia porte son coup.

Soudainement le fils de Vito Ciancimino, ancien maire de Palerme dans les années de la grande spéculation immobilière, qui avait toujours été suspecté d'être le grand commis de la Mafia à l'intérieur du «palais», a produit trois documents. Trois lettres, apparemment jamais parvenues à leur destinataire, dans lesquelles les milieux mafieux enjoignaient Silvio Berlusconi, patron du système médiatique privé italien, de diffuser des émissions présentant la mafia sous un jour favorable. Sinon, ils menaçaient d'enlever Pier Silvio, son fils aîné. Personne ne connaît la suite, mais reste que la mafia a proféré une nouvelle menace, sobre, apparement incompréhensible, à l'endroit du M. Berlusconi.

Dans cette période obscure de l'histoire italienne, les massacres ne se sont pas arrêtés là. En 1993 deux explosions à Florence (à coté du Musée des Offices) et dans le centre de Milan, firent plusieurs victimes. La signature de Cosa Nostra était claire. Et c'était la première fois que la mafia commettait des actes terroristes hors de la Sicile. Quelque mois plus tard le sexagénaire Toto Riina, chef des «Corleonesi», la famille qui avait pris le contrôle de Cosa Nostra, tombait aux mains de la police. Recherché depuis vingt ans, il coulait pourtant des jours paisibles dans une petite villa de Palerme.

Tout était connu, mais rien n'était clair. Les appareils d'Etat avaient agi en solo, les carabiniers oeuvrant à l'insu de la police, qui à son tour agissait à l'insu du Parquet, où le turinois Giancarlo Caselli avait remplacé Giovanni Falcone. Un panorama tout à fait sombre que les enquêtes n'ont pas clarifié.

Les années suivantes ont connu une relative paix mafieuse, jusqu'à l'arrestation de Bernardo Provenzano, il y a trois ans, lui aussi recherché depuis trente ans. Une arrestation que tout le monde a interprété comme le signe d'une page qui se tournait, la fin d'une époque. La mafia n'a plus besoin de ses anciens boss, les équilibres du business illégal se trouvent ailleurs, la mondialisation a éparpillé les centres de décision, l'économie noire a même pris l'avantage sur l'économie légale, comme le démontre «Gomorra», le livre-enquête de Roberto Saviano sur la Camorra napolitaine.

Alors pourquoi ces nouveautés sur des histoires anciennes? Pourquoi de nouveaux repentis sur la saison des massacres? Encore une fois le panorama n'est pas très clair. Les nouveautés sont plutot concentrées sur la période entre les deux massacres de 1992, entre la fin de Giovanni Falcone et l'assassinat de Paolo Borsellino, les deux magistrats symbolisant la lutte de l'Etat contre la mafia. Beaucoup de choses se sont passées dans ces deux mois, des pans de l'appareils d'Etat ont négocié avec des pans de l'univers mafieux. Et c'est une réalité qui personne, désormais, ne peux démentir. Mais la véritable et terrible question est: est-ce le juge Paolo Borsellino a été tué parce qu'il avait découvert l'inadmissible? C'est-à-dire que quelqu'un, au nom de l'Etat, était un train de négocier la paix avec les assassins de son ami Giovanni Falcone? La Sicile, disait Leonardo Scascia, est «irredimibile», irrachetable. L'Etat italien aussi.

Cesare Martinetti, directeur adjoint de La Stampa

Image de Une: Le cercueil du juge assassiné par la mafia Paolo Borsellino en 1992 à Palerme REUTERS/Domenico Stinellis

samedi 3 décembre 2011

La mafia pourrait profiter du séisme des Abruzzes

Lundi 20 mars 2009 à 19 H 11

Les débris du tremblement de terre dévastateur des Abruzzes ne sont pas encore déblayés qu'une nouvelle crainte assaille les Italiens: que la mafia ne soit la première à bénéficier des contrats de plusieurs milliards d'euros de la reconstruction des écoles, des hôpitaux ou des tribunaux, comme ce fut le cas à Naples après le séisme de 1980.

Le crime organisé possède des liens avec les sociétés cimentières, les entreprises qui évacuent les débris, et d'autres entreprises qui pourraient s'infiltrer dans le processus si les autorités ne sont pas vigilantes, avertit Franco Roberti, chef de l'équipe de magistrats chargée d'enquêter sur les activités de la Camorra à Naples. "Nous avons découvert à quel point la Camorra est impliquée dans le bâtiment en enquêtant sur les suites du tremblement de terre de 1980" près du grand port du Sud, explique le magistrat.

La cité médiévale de L'Aquila, capitale des Abruzzes ravagée par un séisme de magnitude 6,3 le 6 avril, se trouve à 240km au nord de Naples, près du territoire des plus importantes familles du crime du pays. Or les enquêteurs constatent que les gangs ont de plus en plus tendance à déborder de leurs frontières traditionnelles, cherchant de nouveaux débouchés dans le centre et le nord de l'Italie pour recycler les millions du trafic de drogue, de l'extorsion de fonds et d'autres rackets.

"Restons très vigilants contre les mafias sur les chantiers", écrivait le quotidien catholique "L'Avvenire" dimanche, soupçonnant les mafieux de vouloir s'enrichir grâce à l'argent de la reconstruction. L'enveloppe total pourrait représenter 12 milliards d'euros, selon certaines estimations gouvernementales.

"Cosa Nostra, 'ndrangheta (Calabre) et la Camorra sont déjà arrivées dans les Abruzzes et auront certainement les yeux rivés sur la reconstruction", souligne Giuseppe Pisanu, ancien ministre de l'Intérieur, aujourd'hui à la tête de la commission parlementaire contre les mafias. Ces clans, en particulier la Cosa Nostra sicilienne et la Camorra napolitaine, ont largement profité des milliards d'euros de fonds publics investis pour développer le Sud durant les dernières décennies.

Le clan Casalesi, une branche de la Camorra basée près de Caserte, est considéré comme le mieux placé pour bénéficier de la manne publique de la reconstruction. La Camorra possède "le matériel, les machines et les hommes", prévient encore Raffaele Cantone, un ancien procureur anti-mafia de Naples, aujourd'hui en poste à Rome.

Depuis les dérives de la reconstruction de Naples, la loi oblige les entreprises candidates à un marché public à se soumettre à des contrôles de la police pour vérifier qu'elles ne sont pas liées au crime organisé. Cela ne garantit toutefois pas que la mafia n'obtiendra pas sa part du gâteau. "Le problème réside dans la sous-traitance", explique le magistrat Franco Roberti.

Malheureusement, souligne-t-il, il faut aller vite car des dizaines de milliers de réfugiés vivent sous des tentes, chez des proches ou dans des hôtels de la côte Adriatique qui doivent bientôt accueillir leurs premiers vacanciers. "L'urgence joue en faveur de la mafia", déplore le magistrat.

Le procureur national chargé de la lutte contre la mafia en Italie, Piero Grasso, a annoncé qu'il formerait un groupe de travail de procureurs ayant l'expérience du crime organisé pour aider les autorités de L'Aquila à mener les vérifications pour les appels d'offres. Les spécialistes craignent notamment que les entreprises liées à la mafia n'utilisent des matériaux de mauvaise qualité, moins chers que ceux facturés.

Pour l'instant, rien ne suggère que le crime organisé soit pour quoi que soit dans l'effondrement et les dégâts subis par des dizaines de milliers de bâtiments après le tremblement de terre des Abruzzes, même si les pompiers ont trouvé certaines constructions bien légères pour une région qui a déjà subi de violents séismes. Des constructeurs, ingénieurs et inspecteurs devaient être interrogés cette semaine à ce sujet.

A Naples, près de 30 ans après le tremblement de terre de 1980, des milliers d'habitants vivaient toujours dans des logements provisoires, et certaines nouvelles constructions étaient de si mauvaise qualité qu'elles n'ont pas pu être utilisées. Le gouvernement avait pourtant investi plus de 32 milliards de dollars (26 milliards d'euros). L'étendue du rôle de la Camorra reste imprécise car plusieurs procès sont encore en cours, selon le procureur antimafia Piero Grasso. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090420/twl-italie-seisme-mafia-0ef7422.html
_________________________
http://www.paradisfj.info/spip.php?article1348
La mafia napolitaine, acteur principal de la crise chronique des ordures
mercredi 9 janvier 2008 par marieagnes

09/01/2008 17:49

NAPLES (AFP) - La mafia napolitaine, acteur principal de la crise chronique des ordures

La crise chronique des ordures à Naples, qui connaît actuellement un énième épisode, est largement due à la mainmise de la mafia locale, la Camorra, sur la filière des déchets, que l’inaction des autorités n’a fait que renforcer.

"Cette crise est le fruit d’un triste mélange de corruption, qui atteint à Naples un niveau record, d’un climat d’impunité et de l’étonnante passivité de la société civile", estime Massimiliano Marotta, avocat spécialisé dans le contentieux sur les déchets et membre de l’association de défense des droits des citoyens "Napoli Assise".

"La Camorra a compris que les déchets pouvaient rapporter une fortune et elle est présente à tous les maillons de la chaîne", poursuit-il.

Selon lui, "elle a infiltré de multiples sociétés gérant le ramassage et les centres de retraitement (CDR), où elle a fait embaucher ses membres et ses proches ou dont elle a directement pris le contrôle".

Les CDR, payés par les communes pour ramasser, trier puis compacter dans des lingots de plastique les déchets destinés à être brûlés, sont l’épicentre de la crise.

Ils ont produit des centaines de milliers de tonnes de lingots, mais la région ne dispose pas encore d’incinérateur pour les brûler, le premier devant être mis en route au plus tôt d’ici un an.

Faute d’être brûlés, ces déchets sont stockés dans des décharges, aujourd’hui saturées, voire dans les CDR, qui ont été fermés car ils étaient également pleins, ou encore dans des décharges sauvages aux mains de la mafia, qui se fait rémunérer.

Les déchets urbains s’y mêlent aux produits dangereux, sans aucun respect des normes. "Des substances toxiques, et même radioactives s’infiltrent dans le sol, créant un risque pour la santé", dénonce Giovanni de Medici, géologue.

"Une fois l’incinérateur achevé, ces lingots rapporteront encore plus à la Camorra. En les brûlant, les lingots créent du combustible, que l’Italie considère, selon une interprétation hasardeuse d’une norme européenne, comme une source d’énergie renouvelable, faisant l’objet d’aides d’Etat", explique Massimiliano Marotta.

"Les sociétés gérant les CDR, devraient donc recevoir des fonds pour produire ces lingots, qui sont pourtant de vraies bombes écologiques. C’est une situation surréaliste !", poursuit-il.

"Or, dans les CDR, les déchets ne sont pas triés de façon réglementaire, et si les lingots étaient brûlés, ils libéreraient de la dioxine et des substances toxiques. Du coup, aucune autre région et aucun autre pays ne veut se charger de les brûler", affirme Franco Specchio,

"La Camorra est gagnante sur tous les plans et elle a même tout intérêt à ce que la crise perdure car elle fait payer le stockage dans les décharges illégales et le ramassage des ordures au prix fort", estime Francesco Iannello, membre de Napoli Assise.

Lorsque pour la première fois en 1994 a été décrétée "une situation d’urgence" pour les ordures avec la création d’un commissariat ad hoc pour régler le problème, plusieurs CDR infiltrés par la mafia ont été fermés, et des sociétés placées sous enquête.

"Mais les CDR ont rouvert comme par enchantement, continuant de produire ces lingots de déchets. Et aucune société n’a jamais été condamnée", déplore Franco Specchio, communiste et ex-conseiller régional de Campanie, la région de Naples.

"L’étendue de la mainmise de la mafia est impossible sans une complicité passive, voire active, des autorités", accuse M. Iannello.

Donati Piglionica, sénateur de gauche, secrétaire de la Commission parlementaire d’enquête sur les déchets, va plus loin, mettant en cause le commissariat même.

"Le commissariat a été infiltré par la Camorra, un sous-commissaire a été arrêté pour complicité avec la mafia", rappelle-t-il.