mercredi 16 novembre 2011

L'union pour la méditerranée (UPM) et les foyers instables du proche et moyen orient

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080520/twl-ue-union-mediterranee-0ef7422.html

BRUXELLES - La Commission européenne s'est attaquée mardi aux ambitions de Nicolas Sarkozy en se démarquant nettement de la vision française de la présidence de la future Union pour la Méditerranée.

Paris propose une co-présidence partagée entre un représentant de la rive sud de la Méditerranée et un représentant du Nord nommés pour deux ans. La Commission se prononce elle, dans un document publié à Strasbourg, pour que la co-présidence, du côté européen, soit assurée conjointement par le président en exercice du Conseil européen et le président de la Commission européenne.

Si cette proposition était retenue, cela signifierait que Nicolas Sarkozy figurerait bien au nombre des premiers présidents de son Union pour la Méditerranée (UPM). Mais il ne serait président que pour six mois et devrait accepter de partager le rôle de représentant de l'Union européenne avec José Manuel Barroso.

Cette proposition de la Commission va à l'encontre du compromis difficilement trouvé entre Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel sur la gouvernance de l'UPM et déjà présenté aux chefs d'Etat européens en mars.

Les consultations sur les deux co-présidents sont ouvertes et le nom du président égyptien Hosni Moubarak revient avec insistance pour représenter la rive sud.

La proposition bruxelloise doit encore être discutée et recevoir l'éventuelle approbation des Etats-membres de l'Union. Cela devrait se faire avant le prochain sommet européen prévu à la mi-juin, le dernier avant la création officielle de l'Union pour la Méditerranée que Nicolas Sarkozy veut célébrer en grande pompe à Paris le 13 juillet.

A l'Elysée, on se refusait dans l'immédiat à tout commentaire sur cette proposition de la Commission. AP

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080520/twl-irak-usa-violences-chiites-prev-ba734b9.html

BAGDAD (AFP) - Pour la première fois en huit semaines de combats, l'armée irakienne a pénétré mardi au coeur du bastion chiite de Sadr City à Bagdad, dans le calme et sans résistance des miliciens chiites qui y affrontaient les troupes américaines.

Le président américain George W. Bush s'est par ailleurs excusé auprès du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki après qu'un soldat du contingent américain eut tiré sur un exemplaire du Coran.

L'armée a lancé vers 05H00 (02H00 GMT) une nouvelle opération à Sadr City, baptisée "Opération paix" et visant "à nettoyer l'ensemble du quartier", selon le commandement militaire de la capitale.

Des engins blindés, appuyés par des hélicoptères, ont pénétré sans incident dans les avenues de Sadr City, ne faisant face à aucune résistance armée.

D'abord désertées, les rues jonchées d'ordures se sont peu à peu remplies de badauds et la vie a repris son cours.

De nombreux soldats à pied se sont déployés aux carrefours, au milieu de la circulation automobile et d'une foule d'enfants, dont certains tentaient d'approcher les véhicules blindés ou de se faire photographier aux côtés des soldats.

"L'opération a été totalement planifiée et conduite par l'armée irakienne pour protéger la population de ce quartier et débarrasser Bagdad des groupes spéciaux", a dit le colonel américain Allen Batschelet, chef de la force multinationale à Bagdad.

Il faisait référence aux extrémistes chiites qui selon les Américains sont entraînés, financés et armés par des services iraniens.

"La mission de l'armée est d'imposer l'ordre, poursuivre les éléments criminels et rétablir les services", a déclaré sur place le général Mezhar al-Azzaoui, commandant de la 11e brigade de l'armée irakienne.

Ce déploiement a été approuvé par le mouvement du chef radical chiite Moqtada Sadr, pour qui "l'entrée des troupes gouvernementales dans Sadr City ne représente pas une violation de l'accord" conclu le 10 mai avec le gouvernement de Nouri al-Maliki.

Cet accord avait mis fin à sept semaines de combats entre miliciens sadristes et troupes américaines alliées aux forces gouvernementales.

Les affrontements ont fait près d'un millier de morts, forcé des milliers d'habitants à la fuite et transformé en zone de guerre certains secteurs de cet immense faubourg populaire de deux millions d'habitants.

Les troupes irakiennes restaient depuis lors cantonnées dans le tiers sud du quartier, le long de la ligne de front séparant militaires américains et miliciens.

Mardi à la mi-journée, elles occupaient presque la moitié de Sadr City, et avaient progressé bien au-delà du haut mur de béton construit par les bulldozers américains pour gêner les mouvements des miliciens.

"Nous faisons preuve d'un maximum de retenue mais nous demandons de nouveau l'application pleine et entière du cessez-le-feu", a souligné un porte-parole du mouvement sadriste, dénonçant des "violations" par les forces américaines qui poursuivent leurs raids à Sadr City et dans les quartiers voisins.

Après l'accord du 10 mai, des affrontements sporadiques avaient lieu le long de la ligne de confrontation et le quartier restait survolé en permanence par les drones et hélicoptères américains qui tentaient à coups de missiles de prévenir les tirs de roquettes et poses d'engins piégés des miliciens.

"Les habitants coopèrent avec nos hommes", s'est félicité un officier, à la tête d'une colonne d'une dizaine de véhicules ayant pris position dans l'avenue Al-Dakhel, précisant que les soldats avaient désamorcé de nombreux engins piégés dissimulés dans les rues.

Sur le plan diplomatique, M. Maliki a indiqué avoir reçu reçu les excuses de M. Bush, deux jours après le renvoi d'Irak du soldat américain qui avait pris pour cible un Coran lors d'une séance d'entraînement à l'ouest de Bagdad. L'incident n'a jusqu'à présent suscité que peu de réactions en Irak.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080516/video/vwl-60-ans-d-isral-ben-laden-s-en-prend-acb3f14.html

60 ans d'Israël : sur une vidéo Ben Laden s'en prend aux occidentaux...
AFP - Vendredi 16 mai, 13h05

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, s'en est pris aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60ème anniversaire d'Israël et a affirmé que les musulmans ne ...

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080518/twl-afghanistan-otan-41953f5.html l'OTAN dément les chiffres de l'ONU sur les civils tués en Afghanistan

KABOUL (Reuters) - L'Otan rejette les estimations d'un responsable du Conseil des droits de l'homme de l'Onu pour les réfugiés (CDH) quant au nombre de civils tués par la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan.

Philip Alston, rapporteur spécial du CDH sur les exécutions extra-judiciaires, avait déclaré jeudi qu'environ 200 civils afghans avaient été tués par des soldats étrangers et afghans et 300 autres par les taliban depuis le début de l'année.

"En résumé, nous considérons que le contenu et la tonalité d'ensemble de cette déclaration sont inexacts et dénués de preuves", a dit Mark Laity, porte-parole de l'Alliance atlantique, lors d'une conférence de presse.

Il a reconnu que des soldats étrangers avaient tué des civils par erreur en pourchassant des taliban, mais il a jugé le nombre des victimes très inférieur à ceux qu'avançait Alston.

"Nous dirions que le chiffre s'élève à quelques dizaines."

Alston a déclaré que les troupes internationales et les insurgés taliban devaient s'efforcer de limiter le nombre des victimes civiles, sans quoi beaucoup d'autres innocents périraient dans le conflit.

Le rapporteur de l'Onu a dit n'avoir relevé aucune preuve de meurtre intentionnel de la part de militaires étrangers, en reconnaissant que les cas enregistrés faisaient l'objet d'enquêtes approfondies. Mais il a dit qu'aucune force internationale ne pouvait ou ne souhaitait donner d'indications précises sur les civils tués ou sur les sanctions adoptées.

Sayed Salahuddin, version française Philippe Bas-Rabérin

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Par Raphael Satter http://fr.news.yahoo.com/ap/20080520/twl-nucleaire-proche-orient-1be00ca.html

LONDRES - Les ambitions nucléaires de l'Iran risquent d'ouvrir la voie à une course à l'arme atomique au Moyen-Orient, affirme l'International Institute for Strategic Studies (IISS), centre de réflexion basé à Londres, dans un rapport publié mardi.

Au moins 13 pays de la région ont soit annoncé de nouveaux projets visant à explorer l'énergie atomique, soit relancé des programmes nucléaires préexistants entre février 2006 et janvier 2007, selon l'IISS.

Si ce regain d'intérêt pour l'énergie nucléaire reste balbutiant, des pays comme l'Arabie saoudite, l'Algérie ou l'Egypte pourraient bientôt vouloir égaler l'Iran sur le plan de l'atome. "Si le programme nucléaire de Téhéran n'est pas maîtrisé, il y a lieu de craindre qu'avec le temps il ne suscite une cascade régionale de prolifération parmi les voisins de l'Iran", avertit le rapport.

Israël, les Etats-Unis et d'autres accusent la République islamique de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément. Les ambitions de l'Iran ont en tout cas incité presque tous ses voisins à établir leur propre programme en matière nucléaire.

La plupart de ces programmes sont encore peu élaborés, selon le rapport qui précise que les projets de nouveaux réacteurs dans la région ne devraient pas voir le jour avant 10 ou 15 ans et qu'ils sont motivés par des raisons diverses.

La Jordanie, la Maroc ou la Tunisie, qui ont peu de réserves d'énergie, sont animés par un désir d'indépendance énergétique sur fond de hausse des prix pétroliers. Mais les programmes nucléaires dans ces pays font face à des obstacles financiers majeurs, relève le rapport. Des questions environnementales pourraient aussi limiter leur développement: le site proposé par la Jordanie, près du golfe d'Aqaba, pourrait endommager l'écosystème local, par exemple.

L'Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole, souhaite de son côté conserver un statut de puissance régionale, souligne l'IISS: le royaume wahhabite, rival sunnite de l'Iran chiite, n'a pas de réacteur, et pourrait chercher à l'imiter s'il se dote d'armes nucléaires.

D'autres pays comme l'Egypte ou la Turquie sont motivés par les prix élevés de l'énergie et une certaine méfiance à l'égard de l'Iran, selon le rapport. Ankara a annoncé en 2006 vouloir produire 5.000 mégawatts d'énergie nucléaire d'ici 2015, et l'Egypte a de son côté annoncé que son premier réacteur serait construit à El-Dabaa, sur la côte méditerranéenne.

La présence de la Turquie dans l'OTAN et ses perspectives d'adhésion à l'Union européenne y rendent peu probable l'hypothèse d'un programme nucléaire militaire, mais l'Egypte fait peu de choses pour dissiper "l'impression persistante qu'elle (...) garde l'option des armes ouverte", selon l'IISS.

Concernant la Syrie, le rapport souligne que son programme nucléaire civil a été en grande partie gelé. Alors que le pays a été la cible l'an dernier d'un raid israélien présenté comme destiné à détruire un programme d'armement nucléaire clandestin, le document juge peu probable que Damas cherche à fabriquer secrètement un tel arsenal alors qu'il possède déjà des armes chimiques.

Parmi les autres Etats mentionnés figurent l'Algérie, riche en uranium, et le Yémen, pays pauvre et politiquement instable, qui affiche des ambitions en matière de nucléaire civil alors même que selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) il ne dispose pas d'un réseau électrique suffisant.

Selon le rapport, les ambitions nucléaires militaires prêtées à l'Iran augmentent le risque que des programmes nucléaires civils soient détournés à des fins militaires. "Avec le temps, le programme iranien pourrait devenir un puissant moteur de prolifération, mû par les rivalités régionales, des craintes en matière de sécurité et l'émulation", selon le rapport. AP Sur Internet: http://www.iiss.org

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080514/twl-inde-attentats-prev-5fb7533.html

JAIPUR (AFP) - Sept attentats à la bombe quasi-simultanés ont fait 80 morts et 150 blessés mardi sur des marchés de la ville de Jaipur, un des hauts-lieux du tourisme en Inde, selon les autorités, qui ont dénoncé une opération "terroriste" et l'arrestation d'un suspect.

D'après nos informations, 80 personnes sont mortes", a déclaré devant la presse Gulab Chand Kataria, le ministre de l'Intérieur de l'Etat du Rajasthan (nord-ouest), dont Jaipur est la capitale.

Il y a eu 150 blessés, avait auparavant indiqué le Premier ministre du Rajasthan, Vasundhara Raje.

La police a précisé qu'il y avait eu au total sept explosions, chacune à quelques minutes d'intervalle de la précédente.

Une autre bombe a été découverte attachée à une bicyclette, sur un des sites des attentats, mais elle pu être désamorcée, a-t-elle ajouté.

Quatre suspects étaient interrogés mercredi, a indiqué la police indienne.

"Nous les interrogeons au sujet des attaques de la nuit dernière mais nous n'avons pour le moment aucun chef d'accusation contre eux", a indiqué un porte-parole de la police à Jaipur.

Parmi les quatre suspects figurent l'un des blessés ainsi qu'un conducteur de pousse-pousse, a précisé le porte-parole sous couvert d'anonymat.

Il s'agit d'une action "terroriste", a souligné le directeur général de la police, Amorjot Singh Gill.

"Les responsables de ces attentats ont des connexions avec l'étranger", a pour sa part affirmé aux journalistes le vice-ministre indien de l'Intérieur Shriprakash Jaiswal, sans fournir d'autres précisions.

Les frontières du Rajasthan, voisin du Pakistan, ont été fermées et cet Etat indien désertique a été placé en état d'alerte, de même que des régions voisines, a fait savoir la police.

Le gouvernement fédéral a, de son côté, mis en alerte les services de sécurité dans l'ensemble du pays, en particulier à New Delhi, où des barrages routiers ont été installés sur les principaux axes, et à Bombay, la capitale financière.

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a cependant lancé un appel au calme.

Une des explosions s'est produite près d'un temple hindou, provoquant un amoncellement de bicyclettes et de pousse-pousse sur le sol au milieu de flaques de sang, a-t-on pu voir à la télévision.

Parmi les morts, il y a eu un garçon de dix ans et une jeune mariée en sari rouge portant encore les traditionnels bracelets de mariage, a rapporté l'agence Press Trust of India (PTI).

Autour du Johri bazar, des sacs de courses, des sandales et des chaussures couvertes de sang étaient éparpillées après les explosions survenues dans la soirée sur les marchés bondés de la vieille ville.

L'Inde, qui a régulièrement été le théâtre de sanglants attentats à la bombe ces dernières années, en rend en général responsables des groupes d'extrémistes islamiques basés à l'étranger opposés à l'administration indienne d'une partie du Cachemire.

Ce territoire himalayen est divisé entre le Pakistan et l'Inde, les deux frères ennemis de l'Asie du Sud, qui se le disputent depuis 60 ans.

Des groupes rebelles musulmans combattent la présence militaire indienne au Cachemire dans le cadre d'une rébellion vieille de deux décennies.

Jaipur, cité historique de plus de deux millions d'habitants, située à 260 kilomètres de New Delhi, est un des lieux les plus touristiques de l'Inde. Celle que l'on surnomme "la ville rose" est notamment très prisée des étrangers.

L'ambassadeur des Etats-Unis à New Delhi David Mulford a condamné les attentats, tout comme le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et son homologue britannique David Miliband, qui ont de plus proposé à l'Inde de l'aider à lutter contre le terrorisme.

"Plus que jamais, la France est disposée à intensifier sa coopération avec l'Inde en matière de lutte antiterroriste", a dit le ministre français.

"Le Royaume-Uni reste et continuera de rester aux côtés du gouvernement et du peuple indien (dans la lutte) contre le terrorisme sous toutes ses formes", a assuré M. Miliband.

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