Trophées offerts à la France du Front populaire et brisés par Vichy, de grandes statues de l'époque soviétique oubliées depuis plus d'un demi-siècle dans une glacière du parc d'un château de Baillet-en-France (Val-d'Oise) ont été exhumées vendredi devant la presse.
Têtes, membres, troncs, médaillons: un amoncellement de grandes statues brisées de 2 ou 3 mètres de haut gît dans la profonde glacière du parc du château, aujourd'hui disparu.
Au fond de cette grande cavité ovale, quelques archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), en gilet rouge, remontent les pièces brisées à la surface à l'aide d'un treuil électrique.
Ces statues de Joseph Tchaïkov ornaient le pavillon soviétique de l'exposition des arts et techniques de la vie moderne à Paris, en 1937.
Offertes par l'URSS à la CGT, elles ont été placées pendant le Front Populaire dans le parc du château, qui accueillait un centre de vacances du syndicat. Saisi en 1939, le parc est devenu un centre des jeunesses pétainistes et les sculptures ont été brisées, puis reléguées et oubliées dans la glacière.
La première pièce mise au jour devant les journalistes est un médaillon représentant une République soviétique. "C'est le Tadjikistan", indique l'archéologue François Gentili, qui a découvert par hasard en 2004 les statues, alors qu'il faisait des recherches sur l'habitat seigneurial à Baillet.
"Sur le médaillon on voit le mont du Panir, une centrale électrique, des fleurs de coton, un bonhomme sur son tracteur, qui représentent le Tadjikistan", décrypte-t-il. On lit aussi "CSS Toçikiston" et, indique une journaliste d'une télévision russe venue couvrir l'événement, le slogan "prolétaires de tous les pays, unissez-vous", écrit en cyrillique et en latin. Situé face au pavillon nazi d'Albert Speer, l'immense bâtiment de 160 m de long du pavillon soviétique portait les allégories sculptées en béton armé des onze républiques soviétiques de l'époque.
Depuis le début des fouilles mardi, une centaine de pièces ont été entreposées sur une dalle en béton du parc. On reconnaît un homme qui porte la chapka, une femme qui porte un foulard, une botte... "Cela a un côté cimetière de l'Union soviétique", s'amuse Paul Salmona, directeur du développement culturel de l'Inrap. Deux stagiaires archéologues dépoussièrent les résidus au pinceau avant de les numéroter. "On donne un numéro à chaque fragment pour que le restaurateur sache où on a trouvé la pièce", explique Julie Marchand qui tient un "bout de socle" numéroté 48-15 dans la main. Une bouteille de bière en verre orange, au bouchon scellé par du ciment, attire l'attention.
A l'intérieur, on entrevoit un papier. "Je l'ai trouvé mardi en fouillant le sol. J'espère qu'elle va nous donner des précisions sur la chronologie des événements", dit en souriant François Gentili. Une petite partie des statues devrait être montrée dans le cadre de l'exposition "Symphonies d'octobre, musique et pouvoir en Russie soviétique" organisée en octobre 2010, à la cité de la musique, dans le cadre de l'année franco-russe. Ensuite, "la question de la préservation et de la représentation en musée de cette découverte n'est pas réglée", explique M. Salmona. Plusieurs musées franciliens sont intéressés, dont le musée d'art et d'histoire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dit-il.
http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Des-sculptures-sovietiques-oubliees-exhumees-pres-de-Paris.html
publié le 17/04/2009 19:11 sur romandie blog
samedi 3 décembre 2011
Une suspiçion de fraude avec les diplomes universitaires chinois
http://bordeaux.ville.orange.fr/direct/index.html?direct/listeactu/090416161139.2nvhr3mu
Les universités de Poitiers, Pau et La Rochelle démentent toute fraude aux examens
Le 16/04/2009 à 18:13
Les universités de Poitiers, Pau et La Rochelle ont démenti jeudi toutes fraudes aux examens, après l'annonce de trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois dans plusieurs universités françaises.
"Nous dénonçons ce genre de pratiques et démentons formellement toutes fraudes organisées de ce type à l'Université de Poitiers", a indiqué la Présidence dans un communiqué.
"Les procédures internes de l'Université de Poitiers de validation des examens et de délivrance des diplômes rendent impossibles toutes démarches frauduleuses de ce type", affirme le communiqué.
"Au sein de l'Université, l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Poitiers gère effectivement de nombreux diplômes à l'étranger... Ces diplômes sont soumis aux mêmes règles que les diplômes gérés en France", précise le texte qui relève que "la part des étudiants chinois est très faible (2,41% du total des inscrits)".
"La collaboration actuelle avec l'Institut Franco-Chinois de Management de l'Université de Nanchang dure depuis 12 ans", rappelle encore l'Université pour qui "il n'est pas possible d'inscrire dans la durée de tels partenariats sans avoir une politique de sélection et de formation rigoureuse".
Plusieurs universités pourraient être concernées par des trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois, et deux enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes après des dénonciations à l'université du Sud-Toulon-Var.
Selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, quatre à cinq autres facultés situées dans des villes de taille moyenne, pourraient être concernées par des trafics similaires. Le quotidien Le Monde a cité les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et une autre en région parisienne.
Dans un communiqué, l'université de La Rochelle, où sont inscrits 208 étudiants chinois, a démenti "formellement être concernée par une suspicion de délivrance de faux diplômes".
A l'Université de Pau, Jean-Jacques Rigal, directeur de l'Institut d'administration des entreprises (IAE), qui accueille une soixantaine d'étudiants chinois, a également démenti et indiqué avoir "découvert l'affaire dans la presse" et être "tombé des nues". AP
Les universités de Poitiers, Pau et La Rochelle démentent toute fraude aux examens
Le 16/04/2009 à 18:13
Les universités de Poitiers, Pau et La Rochelle ont démenti jeudi toutes fraudes aux examens, après l'annonce de trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois dans plusieurs universités françaises.
"Nous dénonçons ce genre de pratiques et démentons formellement toutes fraudes organisées de ce type à l'Université de Poitiers", a indiqué la Présidence dans un communiqué.
"Les procédures internes de l'Université de Poitiers de validation des examens et de délivrance des diplômes rendent impossibles toutes démarches frauduleuses de ce type", affirme le communiqué.
"Au sein de l'Université, l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Poitiers gère effectivement de nombreux diplômes à l'étranger... Ces diplômes sont soumis aux mêmes règles que les diplômes gérés en France", précise le texte qui relève que "la part des étudiants chinois est très faible (2,41% du total des inscrits)".
"La collaboration actuelle avec l'Institut Franco-Chinois de Management de l'Université de Nanchang dure depuis 12 ans", rappelle encore l'Université pour qui "il n'est pas possible d'inscrire dans la durée de tels partenariats sans avoir une politique de sélection et de formation rigoureuse".
Plusieurs universités pourraient être concernées par des trafics présumés de diplômes monnayés à des étudiants chinois, et deux enquêtes, judiciaire et administrative, sont ouvertes après des dénonciations à l'université du Sud-Toulon-Var.
Selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, quatre à cinq autres facultés situées dans des villes de taille moyenne, pourraient être concernées par des trafics similaires. Le quotidien Le Monde a cité les universités de Pau, La Rochelle, Poitiers et une autre en région parisienne.
Dans un communiqué, l'université de La Rochelle, où sont inscrits 208 étudiants chinois, a démenti "formellement être concernée par une suspicion de délivrance de faux diplômes".
A l'Université de Pau, Jean-Jacques Rigal, directeur de l'Institut d'administration des entreprises (IAE), qui accueille une soixantaine d'étudiants chinois, a également démenti et indiqué avoir "découvert l'affaire dans la presse" et être "tombé des nues". AP
Successions de revirements dans les affaires de l'ETA au mois d'avril 2009
Mercredi 15 avril 2009 à 12 H 23
http://fr.news.yahoo.com/3/20090415/tfr-justice-basque-eta-paris-342d366_1.html
Un membre présumé de l'appareil logistique d'ETA mis en examen et écroué à Paris
Un membre présumé de l'organisation séparatiste basque ETA arrêté vendredi dernier à sa descente de train à la gare Montparnasse à Paris a été mis en examen mardi soir par la juge d'instruction antiterroriste Laurence Le Vert et placé en détention provisoire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Ekaitz Sirvent Auzmendi, soupçonné d'être un important faussaire de l'ETA, est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, détention et usage de faux documents, falsification de documents administratifs, port d'armes et recel de vol en réunion, a-t-on précisé de même source.
Selon les autorités espagnoles, Ekaitz Sirvent Auzmendi était en fuite depuis 2002 et avait "une longue histoire au sein de l'organisation terroriste ETA".
Interpellé vendredi peu après 16h alors qu'il descendait d'un train en provenance du Sud-Ouest, il a passé 96 heures en garde à vue. Il était en possession d'un revolver 357 Magnum, probablement volé lors d'un braquage dans le sud de la France, ainsi que de faux documents d'identité. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, "beaucoup de matériel informatique", dont un ordinateur portable, des disques durs et des clés USB, ont aussi été saisis.
Ekaitz Sirvent Auzmendi était suivi depuis quelque temps par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), la direction interrégionale de police judiciaire de Bordeaux et la police espagnole dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, selon une source judiciaire. AP
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http://fr.news.yahoo.com/4/20090411/tts-france-espagne-eta-ca02f96_1.html
Samedi 11 avril, 15h58
Un nouveau coup porté en France à la tête de l'ETA
L'arrestation, vendredi à Paris, d'Ekaitz Sirvent Auzmendi, responsable présumé d'ETA, allonge la liste des opérations menées par la police et la gendarmerie françaises contre la tête de l'organisation séparatiste basque.
Considéré par les autorités espagnoles comme le chef de l'appareil chargé des falsifications de l'ETA après avoir appartenu à l'appareil politique, Ekaitz Sirvent Auzmendi était en fuite depuis 2002, après le démantèlement du commando Zelatun.
Arrêté vendredi à 16h10 à la gare Montparnasse à sa descente du TGV venant de Bordeaux, l'etarra présumé transportait un ordinateur portable, des clés USB, des disques durs, ainsi que de nombreux papiers d'identité espagnols et français falsifiés.
La précédente arrestation d'un dirigeant de l'ETA sur le territoire français remonte au 8 décembre dernier à Gerde, petit village des Hautes-Pyrénées situé près de Cauterets.
Aitzol Iriondo Yarza, dit "Gurbitz", 31 ans, considéré comme le nouveau chef de l'ETA militaire, avait été cueilli en compagnie de deux membres présumés de l'organisation séparatiste alors qu'il avait rendez-vous avec un ancien membre du commando Biscaye venu d'Espagne, Aitor Artetxe Rodriguez.
"Gurbitz" venait de succéder à Garikoïtz Aspiazu Rubina, dit "Txeroki", écroué fin novembre à Paris après son arrestation le 17 novembre à Cauterets (Hautes-Pyrénées) en compagnie d'une femme.
Considérée comme une base arrière de l'ETA, la France a été le théâtre de nombreuses arrestations de ses dirigeants depuis la signature de l'accord franco-espagnol de coopération anti-terroriste en 1987.
ARRESTATIONS À RYTHME SOUTENU
Dès septembre de cette année-là, Santiago Arrospide Sarasola dit "Santi Potros", numéro 2 présumé de l'ETA-militaire était arrêté à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Un an et demi plus tard, son successeur José Antonio Urruticoetchea, dit "Josu Ternera", était interpellé à son tour à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
Le chef présumé des commandos et de l'appareil logistique de l'ETA-militaire, José Javier Zabaleta Elasegui, dit "Waldo", était ensuite arrêté près de Biarritz, le 23 septembre 1990.
Cinq autres arrestations à la tête de l'ETA allaient intervenir en France avant 2000, dont celles des chefs de commandos successifs Lopez de la Calle, dit "Mobutu", à Toulon (Var) en novembre 1994, et Javier Arizcuren, dit "Kantauri", à Paris en mars 1999.
Les Pyrénées-Atlantiques étaient le théâtre des trois autres arrestations dont celle de Francisco Mugica Garmendia dit "Artapalo'", chef présumé de l'Eta, à Bidart en mars 1992.
Le rythme des coups portés à ETA est resté soutenu au cours de la dernière décennie.
Le 2 février 2000, Juan Carlos Iglesias Chouzas, dit "Gadafi", considéré comme un dirigeant de l'appareil militaire tombait à Tarnos (Landes) alors qu'au mois de septembre suivant c'est le chef présumé de l'organisation, Ignacio Gracia Arregui dit "Inaki de Renteria" qui était la cible d'un coup de filet monté par la police à Bidart.
Un an plus tard, le nouveau chef présumé de l'appareil militaire, Francisco Javier Garcia Gaztelu, dit "Txapote", était cueilli à Anglet. En décembre 2002, à Urt, toujours dans les Pyrénées-Atlantiques, Juan Ibon Fernandez Iradi, dit "Susper", était arrêté à son tour. Il s'est évadé trois jours plus tard du commissariat de Bayonne avant d'être repris en décembre 2003 à Mont-de-Marsan, dans les Landes.
Le numéro un de l'appareil politique de l'organisation depuis une douzaine d'années a été interpellé à Salies-de-Béarn en octobre 2004. Mikel Albizu Iriarte, dit "Antza" a été arrêté sans heurts en même temps que sa compagne, Soledad Iparraguire Genetxea, dite "Anboto", dirigeante présumée des commandos.
En juillet 2007, Juan Cruz Maiza Artola, chef présumé de l'appareil logistique, était arrêté à Rodez (Aveyron). En mai 2008 c'est Javier Lopez Pena dit "Thierry", successeur d'"Antza" à la tête de l'ETA, en fuite depuis 25 ans, qui était retrouvé dans un appartement du centre-ville de Bordeaux.
Edité par Elizabeth Pineau
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Samedi 11 avril, 14h18
http://fr.news.yahoo.com/3/20090411/tfr-justice-basque-eta-paris-342d366_1.html
Madrid confirme l'identité de l'etarra présumé interpellé à Paris
Le ministère espagnol de l'Intérieur a confirmé samedi qu'Ekaitz Sirvent Auzmendi, soupçonné d'être un important faussaire de l'organisation séparatiste basque ETA, avait été interpellé la veille gare Montparnasse à Paris. Lire la suite l'article
Selon un communiqué du ministère Ekaitz Sirvent Auzmendi était en fuite depuis 2002 et avait "une longue histoire au sein de l'organisation terroriste ETA".
Le suspect, interpellé peu après 16h alors qu'il descendait d'un train en provenance du Sud-Ouest, a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), selon une source policière française.
Il était en possession d'un revolver 357 Magnum ainsi que de faux documents d'identité. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, "beaucoup de matériel informatique", dont un ordinateur portable, des disques durs et des clés USB, ont aussi été saisis.
Les enquêteurs de la SDAT agissaient avec des policiers de la direction interrégionale de police judiciaire de Bordeaux et des confrères espagnols. AP
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Vendredi 10 avril, 20h41
http://fr.news.yahoo.com/3/20090410/tfr-justice-basque-eta-paris-342d366_1.html
Un etarra présumé interpellé à Paris
Un membre présumé de l'organisation séparatiste basque espagnole ETA a été interpellé vendredi après-midi gare Montparnasse à Paris, a-t-on appris de source policière. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts de Seine). Lire la suite l'article
L'homme a été interpellé peu après 16h alors qu'il descendait d'un train en provenance du Sud-Ouest. Il était en possession d'un revolver 357 Magnum ainsi que de faux documents d'identité.
Les enquêteurs de la SDAT, qui agissaient avec des policiers de la direction interrégionale de police judiciaire de Bordeaux et des confrères espagnols, cherchent à établir son identité. Selon les médias espagnols, le suspect pourrait être Ekaitz Sirvent Auzmendi, l'un des responsables de l'appareil logistique d'ETA. AP
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Lundi 6 avril, 11h52
http://fr.news.yahoo.com/4/20090406/tts-france-explosifs-eta-ca02f96_1.html
Une cache d'explosifs découverte à Grenoble, l'ETA soupçonnée
Près de 450 kilos de produits explosifs ont été découverts dimanche dans un garage du centre de Grenoble (Isère), apprend-on de source judiciaire.
Les enquêteurs privilégient la piste d'une cache de l'ETA, a-t-on appris auprès du parquet antiterroriste, qui a été saisi.
L'information est révélée lundi par Le Dauphiné Libéré.
Le propriétaire du box, qui était sans nouvelle de son locataire depuis décembre dernier, a découvert les produits explosifs, dont du nitrate d'ammonium, en entrant dans le garage.
Un cumulus évidé, pouvant servir à la fabrication d'un engin explosif, a également été retrouvé. Un dispositif similaire avait été mis au jour en 2007 dans une base arrière de l'organisation séparatiste basque à Cahors (Lot), a-t-on précisé.
Service France, édité par Sophie Louet
http://fr.news.yahoo.com/3/20090415/tfr-justice-basque-eta-paris-342d366_1.html
Un membre présumé de l'appareil logistique d'ETA mis en examen et écroué à Paris
Un membre présumé de l'organisation séparatiste basque ETA arrêté vendredi dernier à sa descente de train à la gare Montparnasse à Paris a été mis en examen mardi soir par la juge d'instruction antiterroriste Laurence Le Vert et placé en détention provisoire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Ekaitz Sirvent Auzmendi, soupçonné d'être un important faussaire de l'ETA, est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, détention et usage de faux documents, falsification de documents administratifs, port d'armes et recel de vol en réunion, a-t-on précisé de même source.
Selon les autorités espagnoles, Ekaitz Sirvent Auzmendi était en fuite depuis 2002 et avait "une longue histoire au sein de l'organisation terroriste ETA".
Interpellé vendredi peu après 16h alors qu'il descendait d'un train en provenance du Sud-Ouest, il a passé 96 heures en garde à vue. Il était en possession d'un revolver 357 Magnum, probablement volé lors d'un braquage dans le sud de la France, ainsi que de faux documents d'identité. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, "beaucoup de matériel informatique", dont un ordinateur portable, des disques durs et des clés USB, ont aussi été saisis.
Ekaitz Sirvent Auzmendi était suivi depuis quelque temps par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), la direction interrégionale de police judiciaire de Bordeaux et la police espagnole dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, selon une source judiciaire. AP
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http://fr.news.yahoo.com/4/20090411/tts-france-espagne-eta-ca02f96_1.html
Samedi 11 avril, 15h58
Un nouveau coup porté en France à la tête de l'ETA
L'arrestation, vendredi à Paris, d'Ekaitz Sirvent Auzmendi, responsable présumé d'ETA, allonge la liste des opérations menées par la police et la gendarmerie françaises contre la tête de l'organisation séparatiste basque.
Considéré par les autorités espagnoles comme le chef de l'appareil chargé des falsifications de l'ETA après avoir appartenu à l'appareil politique, Ekaitz Sirvent Auzmendi était en fuite depuis 2002, après le démantèlement du commando Zelatun.
Arrêté vendredi à 16h10 à la gare Montparnasse à sa descente du TGV venant de Bordeaux, l'etarra présumé transportait un ordinateur portable, des clés USB, des disques durs, ainsi que de nombreux papiers d'identité espagnols et français falsifiés.
La précédente arrestation d'un dirigeant de l'ETA sur le territoire français remonte au 8 décembre dernier à Gerde, petit village des Hautes-Pyrénées situé près de Cauterets.
Aitzol Iriondo Yarza, dit "Gurbitz", 31 ans, considéré comme le nouveau chef de l'ETA militaire, avait été cueilli en compagnie de deux membres présumés de l'organisation séparatiste alors qu'il avait rendez-vous avec un ancien membre du commando Biscaye venu d'Espagne, Aitor Artetxe Rodriguez.
"Gurbitz" venait de succéder à Garikoïtz Aspiazu Rubina, dit "Txeroki", écroué fin novembre à Paris après son arrestation le 17 novembre à Cauterets (Hautes-Pyrénées) en compagnie d'une femme.
Considérée comme une base arrière de l'ETA, la France a été le théâtre de nombreuses arrestations de ses dirigeants depuis la signature de l'accord franco-espagnol de coopération anti-terroriste en 1987.
ARRESTATIONS À RYTHME SOUTENU
Dès septembre de cette année-là, Santiago Arrospide Sarasola dit "Santi Potros", numéro 2 présumé de l'ETA-militaire était arrêté à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Un an et demi plus tard, son successeur José Antonio Urruticoetchea, dit "Josu Ternera", était interpellé à son tour à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).
Le chef présumé des commandos et de l'appareil logistique de l'ETA-militaire, José Javier Zabaleta Elasegui, dit "Waldo", était ensuite arrêté près de Biarritz, le 23 septembre 1990.
Cinq autres arrestations à la tête de l'ETA allaient intervenir en France avant 2000, dont celles des chefs de commandos successifs Lopez de la Calle, dit "Mobutu", à Toulon (Var) en novembre 1994, et Javier Arizcuren, dit "Kantauri", à Paris en mars 1999.
Les Pyrénées-Atlantiques étaient le théâtre des trois autres arrestations dont celle de Francisco Mugica Garmendia dit "Artapalo'", chef présumé de l'Eta, à Bidart en mars 1992.
Le rythme des coups portés à ETA est resté soutenu au cours de la dernière décennie.
Le 2 février 2000, Juan Carlos Iglesias Chouzas, dit "Gadafi", considéré comme un dirigeant de l'appareil militaire tombait à Tarnos (Landes) alors qu'au mois de septembre suivant c'est le chef présumé de l'organisation, Ignacio Gracia Arregui dit "Inaki de Renteria" qui était la cible d'un coup de filet monté par la police à Bidart.
Un an plus tard, le nouveau chef présumé de l'appareil militaire, Francisco Javier Garcia Gaztelu, dit "Txapote", était cueilli à Anglet. En décembre 2002, à Urt, toujours dans les Pyrénées-Atlantiques, Juan Ibon Fernandez Iradi, dit "Susper", était arrêté à son tour. Il s'est évadé trois jours plus tard du commissariat de Bayonne avant d'être repris en décembre 2003 à Mont-de-Marsan, dans les Landes.
Le numéro un de l'appareil politique de l'organisation depuis une douzaine d'années a été interpellé à Salies-de-Béarn en octobre 2004. Mikel Albizu Iriarte, dit "Antza" a été arrêté sans heurts en même temps que sa compagne, Soledad Iparraguire Genetxea, dite "Anboto", dirigeante présumée des commandos.
En juillet 2007, Juan Cruz Maiza Artola, chef présumé de l'appareil logistique, était arrêté à Rodez (Aveyron). En mai 2008 c'est Javier Lopez Pena dit "Thierry", successeur d'"Antza" à la tête de l'ETA, en fuite depuis 25 ans, qui était retrouvé dans un appartement du centre-ville de Bordeaux.
Edité par Elizabeth Pineau
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Samedi 11 avril, 14h18
http://fr.news.yahoo.com/3/20090411/tfr-justice-basque-eta-paris-342d366_1.html
Madrid confirme l'identité de l'etarra présumé interpellé à Paris
Le ministère espagnol de l'Intérieur a confirmé samedi qu'Ekaitz Sirvent Auzmendi, soupçonné d'être un important faussaire de l'organisation séparatiste basque ETA, avait été interpellé la veille gare Montparnasse à Paris. Lire la suite l'article
Selon un communiqué du ministère Ekaitz Sirvent Auzmendi était en fuite depuis 2002 et avait "une longue histoire au sein de l'organisation terroriste ETA".
Le suspect, interpellé peu après 16h alors qu'il descendait d'un train en provenance du Sud-Ouest, a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), selon une source policière française.
Il était en possession d'un revolver 357 Magnum ainsi que de faux documents d'identité. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, "beaucoup de matériel informatique", dont un ordinateur portable, des disques durs et des clés USB, ont aussi été saisis.
Les enquêteurs de la SDAT agissaient avec des policiers de la direction interrégionale de police judiciaire de Bordeaux et des confrères espagnols. AP
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Vendredi 10 avril, 20h41
http://fr.news.yahoo.com/3/20090410/tfr-justice-basque-eta-paris-342d366_1.html
Un etarra présumé interpellé à Paris
Un membre présumé de l'organisation séparatiste basque espagnole ETA a été interpellé vendredi après-midi gare Montparnasse à Paris, a-t-on appris de source policière. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts de Seine). Lire la suite l'article
L'homme a été interpellé peu après 16h alors qu'il descendait d'un train en provenance du Sud-Ouest. Il était en possession d'un revolver 357 Magnum ainsi que de faux documents d'identité.
Les enquêteurs de la SDAT, qui agissaient avec des policiers de la direction interrégionale de police judiciaire de Bordeaux et des confrères espagnols, cherchent à établir son identité. Selon les médias espagnols, le suspect pourrait être Ekaitz Sirvent Auzmendi, l'un des responsables de l'appareil logistique d'ETA. AP
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Lundi 6 avril, 11h52
http://fr.news.yahoo.com/4/20090406/tts-france-explosifs-eta-ca02f96_1.html
Une cache d'explosifs découverte à Grenoble, l'ETA soupçonnée
Près de 450 kilos de produits explosifs ont été découverts dimanche dans un garage du centre de Grenoble (Isère), apprend-on de source judiciaire.
Les enquêteurs privilégient la piste d'une cache de l'ETA, a-t-on appris auprès du parquet antiterroriste, qui a été saisi.
L'information est révélée lundi par Le Dauphiné Libéré.
Le propriétaire du box, qui était sans nouvelle de son locataire depuis décembre dernier, a découvert les produits explosifs, dont du nitrate d'ammonium, en entrant dans le garage.
Un cumulus évidé, pouvant servir à la fabrication d'un engin explosif, a également été retrouvé. Un dispositif similaire avait été mis au jour en 2007 dans une base arrière de l'organisation séparatiste basque à Cahors (Lot), a-t-on précisé.
Service France, édité par Sophie Louet
Les dégâts sur le site de la SNPE non pris en compte dans le cadre de la procédure judiciaire.
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451b18369e201156ecc1b5f970c
http://www.leblogfinance.com/2009/04/proc%C3%A8s-azf-snpe-le-nom-%C3%A0-ne-pas-prononcer-.html
Alors que l'audition de plusieurs témoins concernant les évènements précurseurs à l'explosion de l'usine AZF Grande paroisse ont débuté cette semaine à Toulouse, moult témoignages semblent laisser entendre que des prémices de – ou des - ? - explosion(s) ont pu être observés/ressentis de l'autre côté de la Garonne, en cette fatale journée du 21 septembre 2001. C'est à dire sur le site de la SNPE voisine.
Ceci alors même que depuis quelques jours déjà, Thomas Le Monnyer, président du Tribunal Correctionnel de Toulouse – auquel incombera fin novembre la lourde tâche de se prononcer sur l'éventuelle responsabilité de Grande Paroisse (groupe Total) et du directeur de l'usine, Serge Biechlin - pose de manière récurrente la même question (qui pourrait sembler presque “anodine” si l'on n'y prêtait garde) : "avez vous connaissance d'éléments précurseurs concernant la chaufferie de la SNPE" ?
Profitons-en pour lui rafraîchir la mémoire ...
Parmi les témoins présents aujourd'hui à la barre, notons les propos de Jacques Baby, ingénieur chez Simiens. Le jour de l’explosion, cette personne alors située à quelques infimes kilomètres de l'usine “a vu une forte luminosité, à l’horizontale”. "J’ai vu monter une fumée rougeâtre, de plus en plus importante” explique-t-il à la Cour".
Or, M.Baby explique que des dégazages ayant eu lieu quelques jours avant, il avait pu repérer la cheminée. Et il est formel : il est sûr qu'il s'agit de la cheminée de la SNPE. Il confirme que durant l'épisode lumineux qu'il a décrit auparavant, il pouvait continuer à voir la cheminée qui était à droite des fumées. Il estime à huit secondes le temps écoulé entre les deux premiers phénomènes c'est-à-dire entre le flash et la montée des fumées.
Hélène Dessacs, enseignante en éducation sportive à l'université, était quant à elle sur les côteaux du golf de Vieille-Toulouse le jour de la catastrophe. Elle affirme avoir vu tout d'abord une explosion compacte, blanche. A ce moment-là, elle a entendu un bruit sourd, puis une deuxième déflagration beaucoup plus forte, "énorme par rapport à la première". Selon elle, entre six et dix secondes se sont écoulés entre les deux phénomènes.
Retournée sur le terrain avec le juge d'instruction, Hélène Dessacs ne voit même pas la fusée qui est tirée, à partir des décombres du hangar 221. Car elle situe l'évènement du 21 septembre plus à l'est, c'est-à-dire vers la SNPE ...
Si l'on en croit la plupart des dépêches de l'AFP, qui ne fait très certainement que transmettre les informations qui lui ont été communiquées, l'explosion d'AZF n'aurait que légèrement endommagé l'usine SNPE voisine. Rappelons toutefois que cette dernière s'était vu interdire de reprendre la fabrication de produits de chimie fine toxiques tel le phosgène, qui représentait les deux tiers de son activité toulousaine.
Si l'on revient sur la catastrophe dite AZF qui n'aurait donc « impliqué » que l'usine de TOTAL Grande- Paroisse, les enquêteurs et experts officiels auraient commis quelques négligences dans le déroulement de leur enquête, et ce, concernant des faits loin d'être négligeables. Le dossier de "synthèse" paru à l'occasion de l' "anniversaire" des 5 ans de la catastrophe dans Valeurs Actuelles le démontre notamment.
En premier lieu, force est de constater – selon le journal - la légèreté de l'enquête concernant la SNPE voisine – pourtant productrice du carburant des fusées Ariane et des missiles – alors que de nombreux faits et témoignages prouvent que des évènements graves s'y sont produits dans les instants qui ont précédé l'explosion du hangar 221 : dégagement d'odeurs inhabituelles, coupure de courant, explosion mystérieuse ayant dégagé un panache vertical cylindrique.
Ce n'est que grâce à la ténacité de l'équipe d'experts bénévoles que les fortes odeurs de poissons senties dès le matin même de la catastrophe par la population environnante ont pu être associées à l'UDMH, produit « phare » de la SNPE qui en est même l'unique producteur européen. Le produit rentre dans la composition du carburant propulseur de missiles.
Au contraire, dès le 24/10/2001, le Rapport de l'Inspection Générale de l'environnement concernant « l'accident du 21 septembre 2001 » - laquelle disposa alors d'un délai impératif d'un mois pour fournir ses conclusions - mentionne que la SNPE "a subi des dégâts notables dans ses installations générales" et que "l’on doit déplorer des victimes, dont un mort, dans son personnel".
"Toutefois, aucune installation technique n’a été endommagée, aucune fuite ne s’est produite. Les installations ont immédiatement bénéficié du fonctionnement de leurs automatismes de sécurité et les personnels ont pris les mesures de précaution prévues. Depuis lors, les installations sont en cours d’évaluation." "Rapidement, les « utilités » ont été rétablies, notamment le courant électrique nécessaire aux dispositifs techniques essentiels a pu être distribué dans la première nuit", rajoute le rapport.
Si on lit le document en détail, voire entre les lignes, on note à plusieurs reprises que les rédacteurs du dossier mettent en avant les délais très courts leur empêchant de fournir les conclusions des expertises et d'interroger toutes les personnes nécessaires... mais la conclusion, elle, est bien là, comme demandée et qui plus est, officiellement demandée, lettre à l'appui jointe en annexe du rapport.
A noter tout de même que l'UDMH et nitrate sont loin de faire bon ménage, leurs querelles pouvant même s'avérer explosives, comme le démontre Valeurs Actuelles, dans un précédent article.
De plus, il a pu être prouvé grâce au concours d'Henri Farreny – un moment accusé tout de même de « complicité de diffamation » par la SNPE – que le double confinement de phosgène avait été percée lors de la catastrophe.
Mais les négligences ne s'arrêtent pas là, ainsi le journaliste de Valeurs Actuelles mentionne de manière factuelle et point par point les nombreuses pistes qu'il aurait été judicieux d'explorer plus profondément.
Un hélicoptère de la gendarmerie a notamment survolé le site 15 minutes après le drame, suivi, 40 minutes plus tard, par un appareil d’EDF-RTE, filmant et photographiant la zone. Pourtant, aucune image de la SNPE ne figure au dossier. Faute d’explication, les experts en font totale « abstraction ».
Dès le 21 septembre 2001, la “thèse officielle” parle d’un « accident d’origine chimique ». Mais il faut bien la démontrer .. La justice fait alors procéder à des reconstitutions qui s'avèrent loin d'être concluantes pour toutes les parties.
Le 12 septembre, à 10 heures, une note interne de la SNPE informe pourtant le personnel que l’usine est placée en “plan Vigipirate renforcé”.
Rappelons également qu'alors que l’explosion de l’usine AZF a eu lieu le vendredi 21 Septembre, le mardi 25 Septembre le PDG national de la SNPE était remplacé par Pierre Betin. Lequel a rempli sa mission provisoire à la tête de la SNPE jusqu’à ce que le conseil des ministres nomme le nouveau PDG.
C’est ainsi que le 10 Octobre 2001, Jacques Loppion venait remplacer officiellement l’ancien PDG de la SNPE Jean Faure . Décret signé par Jacques Chirac- président de la République, Lionel Jospin 1er ministre, et Alain Richard ministre de la défense.
Déjà directeur général délégué de la Société Nationale des Poudres et Explosifs, Jean Faure avait été nommé président en 1996, après quatre mois de tergiversations
Jean Faure a accompli la majeure partie de sa carrière à la SNPE. Sorti de l'Ecole polytechnique en même temps que Lionel Stoléru et Jean-Marie Descarpentries (Bull), il entre en 1961 à l'établissement de Toulouse du Service des Poudres, ancêtre de la SNPE. Sept ans après, il effectue un passage à la Direction générale pour l'armement, où il est chargé des études de restructurations industrielles.
A la création de la SNPE, née en 1971 de l'éclatement du Service des Poudres, il occupe successivement les postes de directeur de la planification et de directeur du contrôle de gestion de la nouvelle société. En 1983, il est nommé directeur général adjoint, chargé des activités civiles que le groupe commence alors à développer pour compenser le déclin du chiffre d'affaires lié à la défense. Puis, quatre ans plus tard, il prend la direction générale déléguée de l'entreprise.
Sources : AFP, France 3, Les Echos, Valeurs Actuelles
Par Elisabeth Studer le 3 avril 2009
Posté dans Actualités | Economie | Valeurs du CAC40
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COMMENTAIRE DE L'ARTICLE
bastien31000
3 avr 2009 13:18:57
Bonjour Elisabeth Studer
Vous écrivez "aucune image de la SNPE ne figure au dossier" en vous référant à des articles parus dans Valeurs Actuelles en 2006, avant la clôture de l'instruction judiciaire.Or, il est aujourd'hui avéré qu'il existe quelques images vidéo fugaces de la SNPE. Elles ont été tournées depuis un hélicoptère de la gendarmerie environ une heure après la catastrophe. La vidéo projetée au début du procès peut être consultée sur Internet à l'adresse suivante:
http://www.strimoo.com/video/15256821/AZF-survol-a-13h45-Dailymotion.html
A 01,13 mn on distingue d'abord le sud de l'usine où étaient produits les dérivés de l'hydrazine (MMH, UDMH) puis la zone du phosgène et sa fameuse passerelle (01,19) La caméra montre ensuite la cheminée de la chaufferie et la façade Est du bâtiment. L'hélicoptère qui se dirige vers le nord, survole ensuite la cuve de méthanol et des bâtiments techniques et administratifs qui ont aujourd'hui disparus. On passe alors l'Institut du génie chimique etc
Bien cordialement
---------------------------------
Un témoignage éloquent http://www.ladepeche.fr/article/2002/02/18/351568-Derriere-les-chiffres-des-vies-brisees.html
Publié le 18/02/2002 | LaDepeche.fr
Derrière les chiffres, des vies brisées
L'explosion d'AZF, véritable désastre sanitaire
La pendule indique 6 h 45 dans la grande maison des Tardé à Sayrac, près de Villemur. Laurent Loubersanes ouvre un oeil, juste un. Le temps de descendre l'escalier et le voilà dans la chambre de son fils. Hugo - qui tente d'attraper le mobile au-dessus de son lit vert amande - s'interrompt aussitôt. Il n'y a ni dégoût, ni de curiosité dans le regard de ce petit bout de chou âgé de 6 mois, juste de l'amour pour son papa chéri.
A quarante kilomètres de là, en plein coeur de la zone sinistrée, rue de la Vitalité à Toulouse, Marie Faci ouvre la porte à ses trois petits diablotins préférés. Elle profite de sa retraite pour garder Cécile, Alexandra et surtout son petit-fils Joris, 20 mois, l'une des plus jeunes victimes d'AZF. Raymond, son mari, les entend tout juste rentrer. Depuis le 21 septembre, il a perdu 93 % d'audition à l'oreille droite et 75 % à l'oreille gauche.
Des antidépresseurs pour avancer
Marie-Eve Bazerque, elle, n'a pas eu cette « chance ». Elle était déjà malentendante avant l'explosion. Mais, avec son appareil, rien ne lui échappait, pas même le léger murmure des patients à la clinique Pasteur. Seulement, le 21 septembre, sa vie a basculé. Elle est tombée dans les pommes à 10 h 45, et s'est réveillée complètement sourde dix minutes après. Très perturbée par l'état de dépendance dans lequel elle se trouve depuis, elle ne veut pas en demander plus à son fils de 14 ans qui l'aide déjà beaucoup. C'est donc avec le vibreur de son téléphone portable calé sous l'oreiller qu'elle se réveille pour attendre Mireille, la collègue qui vient la chercher tous les matins dans son petit appartement de la banlieue du sud- ouest de l'agglomération. Marie-Eve accueille son amie infirmière par un mélodieux « bonjour ». Mais elle se demande ce que sera sa voix dans quelques années, quand le souvenir des sons s'estompera dans sa mémoire. L'angoisse la saisit soudain. Elle attrape ses antidépresseurs. « Sans ça, je n'avancerais pas. Il faut tellement de concentration, ne serait-ce que pour lire sur les lèvres. »
Une greffe de cornée pour seul espoir
8 heures. Un dernier bisou à Hugo et Laurent regarde son fils partir avec sa chère Estelle, qu'il a épousée il y a deux ans. A 9 heures, il doit être chez la kiné à Villemur-sur-Tarn. Deux séances de drainage lymphatique par semaine, il faut bien ça pour estomper les cicatrices laissées par les 220 points qui zèbrent le côté droit de sa face. Pour son oeil par contre, il ne peut plus compter que sur une greffe de cornée. Mais il sait qu'il ne récupérera au mieux que deux ou trois dixièmes, et au pire...
Par chance, le verre qui a lacéré le visage de Danièle Assié alors qu'elle était à son poste de travail, à Brossette, n'a pas touché les yeux. Cette secrétaire âgée de 54 ans n'en a pas moins failli perdre la vie, victime d'un enfoncement de la boîte crânienne, de multiples lacérations de nerfs au bras droit, dans le cou, et surtout d'une section franche de la veine jugulaire.
Toujours en arrêt de travail, Danièle profite de la douceur du soleil matinal pour humer le parfum des fleurs dans son jardin, à Tournefeuille. Elle voudrait pouvoir embrasser toute cette verdure d'un large mouvement de tête. Mais les 150 agrafes posées dans le cou il y a quatre mois limitent aujourd'hui ses mouvements.
Qu'importe, ici il n'y a personne pour l'observer comme une bête curieuse. « Souvent, c'est le regard des autres qui fait le plus mal... mais je fais peut-être une fixation », souffle-t-elle tristement.
« On ne se parle presque plus »
Jean-Jacques Couderc, lui, a résolu le problème à sa façon. Il ne veut voir personne, ou presque. Le 21 septembre, cet intérimaire de 39 ans s'est retrouvé pris dans les décombres à la SNPE, alors qu'il s'apprêtait à plier boutique avec ses copains de la CTRA, une entreprise sous-traitante de la société nationale des poudres et explosifs. Victime d'un enfoncement de la boîte crânienne et de la face, mais aussi de multiples fractures ouvertes tibia/péroné et d'un arrachement du tendon releveur du pied, il a en prime attrapé un staphylocoque doré doublé d'une septicémie à la clinique où il avait entamé sa rééducation, début décembre.
Depuis, sa vie se limite au fauteuil roulant qui lui permet de passer de la chambre à la salle-à-manger, dans sa maison de Verfeil.
10 heures. Jean-Jacques s'étire dans son lit. Puis Patricia, sa compagne, l'aide à enfiler son survêt. Et l'ancien avant-centre de Plaisance-du- Touch file aussitôt vers sa playstation, scotché sur son énième partie du « monde des bleus ».
Patricia soupire. « On ne parle presque plus. Il a le moral pour les autres, mais moi qui vit avec lui, je vois bien que ce n'est pas le cas. »
« INVIVABLE SOCIALEMENT »
Le moral, Laurent pensait bien le retrouver lorsqu'il a repris son travail le 8 janvier. Mais là, en arrivant dans les bureaux provisoires d'Espace stores à L'Union, il ne peut pas s'empêcher de repenser au jour de l'explosion en voyant les cicatrices de ses collègues. « On n'en parle pas entre nous, avoue celui qui a repris sans peine son costume de commercial. Mais même en rendez-vous on y pense. Les clients continuent à prendre de mes nouvelles. C'est gentil, mais... »
Sans le connaître, Marie-Eve peut comprendre un tel sentiment. De retour du travail, elle- même ne sort son chien qu'à l'heure où ses voisins sont à table. « Aujourd'hui, c'est devenu quasiment invivable socialement parlant. Heureusement que j'ai un soutien psychologique derrière, parce que sinon... »
Heureusement que Raymond n'a pas perdu sa légendaire bonne humeur. En plus Joris, qui a eu lui aussi une légère perte d'audition, va mieux. Alors, l'ancien peintre en bâtiment a choisi de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Et tant pis s'il doit souvent faire répéter ses interlocuteurs.
Danièle, elle, a retrouvé un semblant de moral dans ses balades en pleine campagne avec son mari. Elle a donc décidé de reprendre le travail il y a un peu plus de huit jours. « Il fallait bien reprendre une vie à peu près normale!»
« Les actionnaires doivent payer »
Un choix que n'a pas encore arrêté Jean-Jacques. 15 heures, le téléphone sonne. La voix amicale d'un ami qui vient prendre des nouvelles résonne dans le répondeur. Jean-Jacques préfère ne pas décrocher. « J'ai pas envie de parler. Je ne fais rien de mes journées; alors j'ai rien à raconter. Ce n'est qu'en remarchant que je retrouverai le courage de vivre. »
Le courage de vivre? Oui, Marie-Eve l'a. Pour son fils. Pour elle, les soins auprès des malades, c'est terminé. Bien sûr, elle se rend utile en traitant des dossiers sur ordinateur. « Au moins, eux, ils ne parlent pas. » Mais sa vie quotidienne reste un enfer. « Je suis parachutée dans un monde qui n'est pas fait pour moi », soupire-t- elle.
Certes, il y aurait bien des équipements électroniques ou des cours de langue de signes susceptibles de lui faciliter les choses. Mais tout cela est bien trop cher pour elle. Alors, comme d'autres blessés, elle est bien obligée de se poser la question de l'indemnisation du préjudice subi.
« Pas par vengeance, assure Laurent. Mais pour les faire réagir. Pour qu'à terme, les actionnaires préfèrent mettre plus d'argent dans la sécurité au lieu de payer les dégâts de leur inconséquence. »
Béatrice DILLIES.
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une vidéo des gendarmes d'AZF prise quelques minutes après l'explosion (20 à 40 mn ou à 13 H 45 selon les sources)
http://fr.truveo.com/Vid%C3%A9o-des-d%C3%A9g%C3%A2ts-de-l%E2%80%99explosion-de-lusine-AZF/id/2427319973
publié le 5/04/2009 13:12 sur romandie blog
http://www.leblogfinance.com/2009/04/proc%C3%A8s-azf-snpe-le-nom-%C3%A0-ne-pas-prononcer-.html
Alors que l'audition de plusieurs témoins concernant les évènements précurseurs à l'explosion de l'usine AZF Grande paroisse ont débuté cette semaine à Toulouse, moult témoignages semblent laisser entendre que des prémices de – ou des - ? - explosion(s) ont pu être observés/ressentis de l'autre côté de la Garonne, en cette fatale journée du 21 septembre 2001. C'est à dire sur le site de la SNPE voisine.
Ceci alors même que depuis quelques jours déjà, Thomas Le Monnyer, président du Tribunal Correctionnel de Toulouse – auquel incombera fin novembre la lourde tâche de se prononcer sur l'éventuelle responsabilité de Grande Paroisse (groupe Total) et du directeur de l'usine, Serge Biechlin - pose de manière récurrente la même question (qui pourrait sembler presque “anodine” si l'on n'y prêtait garde) : "avez vous connaissance d'éléments précurseurs concernant la chaufferie de la SNPE" ?
Profitons-en pour lui rafraîchir la mémoire ...
Parmi les témoins présents aujourd'hui à la barre, notons les propos de Jacques Baby, ingénieur chez Simiens. Le jour de l’explosion, cette personne alors située à quelques infimes kilomètres de l'usine “a vu une forte luminosité, à l’horizontale”. "J’ai vu monter une fumée rougeâtre, de plus en plus importante” explique-t-il à la Cour".
Or, M.Baby explique que des dégazages ayant eu lieu quelques jours avant, il avait pu repérer la cheminée. Et il est formel : il est sûr qu'il s'agit de la cheminée de la SNPE. Il confirme que durant l'épisode lumineux qu'il a décrit auparavant, il pouvait continuer à voir la cheminée qui était à droite des fumées. Il estime à huit secondes le temps écoulé entre les deux premiers phénomènes c'est-à-dire entre le flash et la montée des fumées.
Hélène Dessacs, enseignante en éducation sportive à l'université, était quant à elle sur les côteaux du golf de Vieille-Toulouse le jour de la catastrophe. Elle affirme avoir vu tout d'abord une explosion compacte, blanche. A ce moment-là, elle a entendu un bruit sourd, puis une deuxième déflagration beaucoup plus forte, "énorme par rapport à la première". Selon elle, entre six et dix secondes se sont écoulés entre les deux phénomènes.
Retournée sur le terrain avec le juge d'instruction, Hélène Dessacs ne voit même pas la fusée qui est tirée, à partir des décombres du hangar 221. Car elle situe l'évènement du 21 septembre plus à l'est, c'est-à-dire vers la SNPE ...
Si l'on en croit la plupart des dépêches de l'AFP, qui ne fait très certainement que transmettre les informations qui lui ont été communiquées, l'explosion d'AZF n'aurait que légèrement endommagé l'usine SNPE voisine. Rappelons toutefois que cette dernière s'était vu interdire de reprendre la fabrication de produits de chimie fine toxiques tel le phosgène, qui représentait les deux tiers de son activité toulousaine.
Si l'on revient sur la catastrophe dite AZF qui n'aurait donc « impliqué » que l'usine de TOTAL Grande- Paroisse, les enquêteurs et experts officiels auraient commis quelques négligences dans le déroulement de leur enquête, et ce, concernant des faits loin d'être négligeables. Le dossier de "synthèse" paru à l'occasion de l' "anniversaire" des 5 ans de la catastrophe dans Valeurs Actuelles le démontre notamment.
En premier lieu, force est de constater – selon le journal - la légèreté de l'enquête concernant la SNPE voisine – pourtant productrice du carburant des fusées Ariane et des missiles – alors que de nombreux faits et témoignages prouvent que des évènements graves s'y sont produits dans les instants qui ont précédé l'explosion du hangar 221 : dégagement d'odeurs inhabituelles, coupure de courant, explosion mystérieuse ayant dégagé un panache vertical cylindrique.
Ce n'est que grâce à la ténacité de l'équipe d'experts bénévoles que les fortes odeurs de poissons senties dès le matin même de la catastrophe par la population environnante ont pu être associées à l'UDMH, produit « phare » de la SNPE qui en est même l'unique producteur européen. Le produit rentre dans la composition du carburant propulseur de missiles.
Au contraire, dès le 24/10/2001, le Rapport de l'Inspection Générale de l'environnement concernant « l'accident du 21 septembre 2001 » - laquelle disposa alors d'un délai impératif d'un mois pour fournir ses conclusions - mentionne que la SNPE "a subi des dégâts notables dans ses installations générales" et que "l’on doit déplorer des victimes, dont un mort, dans son personnel".
"Toutefois, aucune installation technique n’a été endommagée, aucune fuite ne s’est produite. Les installations ont immédiatement bénéficié du fonctionnement de leurs automatismes de sécurité et les personnels ont pris les mesures de précaution prévues. Depuis lors, les installations sont en cours d’évaluation." "Rapidement, les « utilités » ont été rétablies, notamment le courant électrique nécessaire aux dispositifs techniques essentiels a pu être distribué dans la première nuit", rajoute le rapport.
Si on lit le document en détail, voire entre les lignes, on note à plusieurs reprises que les rédacteurs du dossier mettent en avant les délais très courts leur empêchant de fournir les conclusions des expertises et d'interroger toutes les personnes nécessaires... mais la conclusion, elle, est bien là, comme demandée et qui plus est, officiellement demandée, lettre à l'appui jointe en annexe du rapport.
A noter tout de même que l'UDMH et nitrate sont loin de faire bon ménage, leurs querelles pouvant même s'avérer explosives, comme le démontre Valeurs Actuelles, dans un précédent article.
De plus, il a pu être prouvé grâce au concours d'Henri Farreny – un moment accusé tout de même de « complicité de diffamation » par la SNPE – que le double confinement de phosgène avait été percée lors de la catastrophe.
Mais les négligences ne s'arrêtent pas là, ainsi le journaliste de Valeurs Actuelles mentionne de manière factuelle et point par point les nombreuses pistes qu'il aurait été judicieux d'explorer plus profondément.
Un hélicoptère de la gendarmerie a notamment survolé le site 15 minutes après le drame, suivi, 40 minutes plus tard, par un appareil d’EDF-RTE, filmant et photographiant la zone. Pourtant, aucune image de la SNPE ne figure au dossier. Faute d’explication, les experts en font totale « abstraction ».
Dès le 21 septembre 2001, la “thèse officielle” parle d’un « accident d’origine chimique ». Mais il faut bien la démontrer .. La justice fait alors procéder à des reconstitutions qui s'avèrent loin d'être concluantes pour toutes les parties.
Le 12 septembre, à 10 heures, une note interne de la SNPE informe pourtant le personnel que l’usine est placée en “plan Vigipirate renforcé”.
Rappelons également qu'alors que l’explosion de l’usine AZF a eu lieu le vendredi 21 Septembre, le mardi 25 Septembre le PDG national de la SNPE était remplacé par Pierre Betin. Lequel a rempli sa mission provisoire à la tête de la SNPE jusqu’à ce que le conseil des ministres nomme le nouveau PDG.
C’est ainsi que le 10 Octobre 2001, Jacques Loppion venait remplacer officiellement l’ancien PDG de la SNPE Jean Faure . Décret signé par Jacques Chirac- président de la République, Lionel Jospin 1er ministre, et Alain Richard ministre de la défense.
Déjà directeur général délégué de la Société Nationale des Poudres et Explosifs, Jean Faure avait été nommé président en 1996, après quatre mois de tergiversations
Jean Faure a accompli la majeure partie de sa carrière à la SNPE. Sorti de l'Ecole polytechnique en même temps que Lionel Stoléru et Jean-Marie Descarpentries (Bull), il entre en 1961 à l'établissement de Toulouse du Service des Poudres, ancêtre de la SNPE. Sept ans après, il effectue un passage à la Direction générale pour l'armement, où il est chargé des études de restructurations industrielles.
A la création de la SNPE, née en 1971 de l'éclatement du Service des Poudres, il occupe successivement les postes de directeur de la planification et de directeur du contrôle de gestion de la nouvelle société. En 1983, il est nommé directeur général adjoint, chargé des activités civiles que le groupe commence alors à développer pour compenser le déclin du chiffre d'affaires lié à la défense. Puis, quatre ans plus tard, il prend la direction générale déléguée de l'entreprise.
Sources : AFP, France 3, Les Echos, Valeurs Actuelles
Par Elisabeth Studer le 3 avril 2009
Posté dans Actualités | Economie | Valeurs du CAC40
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COMMENTAIRE DE L'ARTICLE
bastien31000
3 avr 2009 13:18:57
Bonjour Elisabeth Studer
Vous écrivez "aucune image de la SNPE ne figure au dossier" en vous référant à des articles parus dans Valeurs Actuelles en 2006, avant la clôture de l'instruction judiciaire.Or, il est aujourd'hui avéré qu'il existe quelques images vidéo fugaces de la SNPE. Elles ont été tournées depuis un hélicoptère de la gendarmerie environ une heure après la catastrophe. La vidéo projetée au début du procès peut être consultée sur Internet à l'adresse suivante:
http://www.strimoo.com/video/15256821/AZF-survol-a-13h45-Dailymotion.html
A 01,13 mn on distingue d'abord le sud de l'usine où étaient produits les dérivés de l'hydrazine (MMH, UDMH) puis la zone du phosgène et sa fameuse passerelle (01,19) La caméra montre ensuite la cheminée de la chaufferie et la façade Est du bâtiment. L'hélicoptère qui se dirige vers le nord, survole ensuite la cuve de méthanol et des bâtiments techniques et administratifs qui ont aujourd'hui disparus. On passe alors l'Institut du génie chimique etc
Bien cordialement
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Un témoignage éloquent http://www.ladepeche.fr/article/2002/02/18/351568-Derriere-les-chiffres-des-vies-brisees.html
Publié le 18/02/2002 | LaDepeche.fr
Derrière les chiffres, des vies brisées
L'explosion d'AZF, véritable désastre sanitaire
La pendule indique 6 h 45 dans la grande maison des Tardé à Sayrac, près de Villemur. Laurent Loubersanes ouvre un oeil, juste un. Le temps de descendre l'escalier et le voilà dans la chambre de son fils. Hugo - qui tente d'attraper le mobile au-dessus de son lit vert amande - s'interrompt aussitôt. Il n'y a ni dégoût, ni de curiosité dans le regard de ce petit bout de chou âgé de 6 mois, juste de l'amour pour son papa chéri.
A quarante kilomètres de là, en plein coeur de la zone sinistrée, rue de la Vitalité à Toulouse, Marie Faci ouvre la porte à ses trois petits diablotins préférés. Elle profite de sa retraite pour garder Cécile, Alexandra et surtout son petit-fils Joris, 20 mois, l'une des plus jeunes victimes d'AZF. Raymond, son mari, les entend tout juste rentrer. Depuis le 21 septembre, il a perdu 93 % d'audition à l'oreille droite et 75 % à l'oreille gauche.
Des antidépresseurs pour avancer
Marie-Eve Bazerque, elle, n'a pas eu cette « chance ». Elle était déjà malentendante avant l'explosion. Mais, avec son appareil, rien ne lui échappait, pas même le léger murmure des patients à la clinique Pasteur. Seulement, le 21 septembre, sa vie a basculé. Elle est tombée dans les pommes à 10 h 45, et s'est réveillée complètement sourde dix minutes après. Très perturbée par l'état de dépendance dans lequel elle se trouve depuis, elle ne veut pas en demander plus à son fils de 14 ans qui l'aide déjà beaucoup. C'est donc avec le vibreur de son téléphone portable calé sous l'oreiller qu'elle se réveille pour attendre Mireille, la collègue qui vient la chercher tous les matins dans son petit appartement de la banlieue du sud- ouest de l'agglomération. Marie-Eve accueille son amie infirmière par un mélodieux « bonjour ». Mais elle se demande ce que sera sa voix dans quelques années, quand le souvenir des sons s'estompera dans sa mémoire. L'angoisse la saisit soudain. Elle attrape ses antidépresseurs. « Sans ça, je n'avancerais pas. Il faut tellement de concentration, ne serait-ce que pour lire sur les lèvres. »
Une greffe de cornée pour seul espoir
8 heures. Un dernier bisou à Hugo et Laurent regarde son fils partir avec sa chère Estelle, qu'il a épousée il y a deux ans. A 9 heures, il doit être chez la kiné à Villemur-sur-Tarn. Deux séances de drainage lymphatique par semaine, il faut bien ça pour estomper les cicatrices laissées par les 220 points qui zèbrent le côté droit de sa face. Pour son oeil par contre, il ne peut plus compter que sur une greffe de cornée. Mais il sait qu'il ne récupérera au mieux que deux ou trois dixièmes, et au pire...
Par chance, le verre qui a lacéré le visage de Danièle Assié alors qu'elle était à son poste de travail, à Brossette, n'a pas touché les yeux. Cette secrétaire âgée de 54 ans n'en a pas moins failli perdre la vie, victime d'un enfoncement de la boîte crânienne, de multiples lacérations de nerfs au bras droit, dans le cou, et surtout d'une section franche de la veine jugulaire.
Toujours en arrêt de travail, Danièle profite de la douceur du soleil matinal pour humer le parfum des fleurs dans son jardin, à Tournefeuille. Elle voudrait pouvoir embrasser toute cette verdure d'un large mouvement de tête. Mais les 150 agrafes posées dans le cou il y a quatre mois limitent aujourd'hui ses mouvements.
Qu'importe, ici il n'y a personne pour l'observer comme une bête curieuse. « Souvent, c'est le regard des autres qui fait le plus mal... mais je fais peut-être une fixation », souffle-t-elle tristement.
« On ne se parle presque plus »
Jean-Jacques Couderc, lui, a résolu le problème à sa façon. Il ne veut voir personne, ou presque. Le 21 septembre, cet intérimaire de 39 ans s'est retrouvé pris dans les décombres à la SNPE, alors qu'il s'apprêtait à plier boutique avec ses copains de la CTRA, une entreprise sous-traitante de la société nationale des poudres et explosifs. Victime d'un enfoncement de la boîte crânienne et de la face, mais aussi de multiples fractures ouvertes tibia/péroné et d'un arrachement du tendon releveur du pied, il a en prime attrapé un staphylocoque doré doublé d'une septicémie à la clinique où il avait entamé sa rééducation, début décembre.
Depuis, sa vie se limite au fauteuil roulant qui lui permet de passer de la chambre à la salle-à-manger, dans sa maison de Verfeil.
10 heures. Jean-Jacques s'étire dans son lit. Puis Patricia, sa compagne, l'aide à enfiler son survêt. Et l'ancien avant-centre de Plaisance-du- Touch file aussitôt vers sa playstation, scotché sur son énième partie du « monde des bleus ».
Patricia soupire. « On ne parle presque plus. Il a le moral pour les autres, mais moi qui vit avec lui, je vois bien que ce n'est pas le cas. »
« INVIVABLE SOCIALEMENT »
Le moral, Laurent pensait bien le retrouver lorsqu'il a repris son travail le 8 janvier. Mais là, en arrivant dans les bureaux provisoires d'Espace stores à L'Union, il ne peut pas s'empêcher de repenser au jour de l'explosion en voyant les cicatrices de ses collègues. « On n'en parle pas entre nous, avoue celui qui a repris sans peine son costume de commercial. Mais même en rendez-vous on y pense. Les clients continuent à prendre de mes nouvelles. C'est gentil, mais... »
Sans le connaître, Marie-Eve peut comprendre un tel sentiment. De retour du travail, elle- même ne sort son chien qu'à l'heure où ses voisins sont à table. « Aujourd'hui, c'est devenu quasiment invivable socialement parlant. Heureusement que j'ai un soutien psychologique derrière, parce que sinon... »
Heureusement que Raymond n'a pas perdu sa légendaire bonne humeur. En plus Joris, qui a eu lui aussi une légère perte d'audition, va mieux. Alors, l'ancien peintre en bâtiment a choisi de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Et tant pis s'il doit souvent faire répéter ses interlocuteurs.
Danièle, elle, a retrouvé un semblant de moral dans ses balades en pleine campagne avec son mari. Elle a donc décidé de reprendre le travail il y a un peu plus de huit jours. « Il fallait bien reprendre une vie à peu près normale!»
« Les actionnaires doivent payer »
Un choix que n'a pas encore arrêté Jean-Jacques. 15 heures, le téléphone sonne. La voix amicale d'un ami qui vient prendre des nouvelles résonne dans le répondeur. Jean-Jacques préfère ne pas décrocher. « J'ai pas envie de parler. Je ne fais rien de mes journées; alors j'ai rien à raconter. Ce n'est qu'en remarchant que je retrouverai le courage de vivre. »
Le courage de vivre? Oui, Marie-Eve l'a. Pour son fils. Pour elle, les soins auprès des malades, c'est terminé. Bien sûr, elle se rend utile en traitant des dossiers sur ordinateur. « Au moins, eux, ils ne parlent pas. » Mais sa vie quotidienne reste un enfer. « Je suis parachutée dans un monde qui n'est pas fait pour moi », soupire-t- elle.
Certes, il y aurait bien des équipements électroniques ou des cours de langue de signes susceptibles de lui faciliter les choses. Mais tout cela est bien trop cher pour elle. Alors, comme d'autres blessés, elle est bien obligée de se poser la question de l'indemnisation du préjudice subi.
« Pas par vengeance, assure Laurent. Mais pour les faire réagir. Pour qu'à terme, les actionnaires préfèrent mettre plus d'argent dans la sécurité au lieu de payer les dégâts de leur inconséquence. »
Béatrice DILLIES.
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une vidéo des gendarmes d'AZF prise quelques minutes après l'explosion (20 à 40 mn ou à 13 H 45 selon les sources)
http://fr.truveo.com/Vid%C3%A9o-des-d%C3%A9g%C3%A2ts-de-l%E2%80%99explosion-de-lusine-AZF/id/2427319973
publié le 5/04/2009 13:12 sur romandie blog
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Le 4 avril 2009 : a journée de l'OTAN
Anders Fogh Rasmussen, un atlantiste convaincu http://fr.news.yahoo.com/3/20090404/twl-otan-secretaire-general-fogh-rasmuss-1be00ca.html
Rarement dirigeant danois aura autant participé aux événements internationaux que le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen, désigné samedi pour succéder au Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer au poste de secrétaire général de l'OTAN, malgré l'opposition de la Turquie.
M. Fogh Rasmussen présidait l'Union européenne en 2002 au moment de l'élargissement historique à dix anciens pays du bloc soviétique, et dirigeait le gouvernement de centre-droit quand l'affaire des caricatures de Mahomet a soudain propulsé le Danemark au coeur d'une crise internationale.
Au Danemark, M. Fogh Rasmussen dirige un gouvernement minoritaire depuis 2001, avec l'appui du Parti populaire danois (DF, extrême droite), connu notamment pour ses tirades xénophobes contre les musulmans. Si le DF ne siège pas au gouvernement, il a soutenu le durcissement de la législation sur l'immigration. Sur la scène internationale, M. Fogh Rasmussen plaide pour le renforcemenent des liens transatlantiques. D'une façon générale, cet austère dirigeant de 56 ans est considéré comme un habile négociateur.
Atlantiste convaincu, M. Fogh Rasmussen a rejoint en 2003 la coalition conduite par les Etats-Unis qui a envahi l'Irak. Alors que l'Europe se divisait sur l'attitude à adopter, Copenhague a fourni quelques centaines d'hommes pour participer à l'offensive contre Saddam Hussein. Le Premier ministre danois a en revanche critiqué la détention à Guantanamo de terroristes présumés, ni inculpés, ni jugés, et les transferts clandestins de prisonniers effectués par la CIA.
En 2007, le Danemark s'est retiré du sud de l'Irak et a porté à environ 700 hommes sa participation à la force de sécurité de l'OTAN en Afghanistan. Le Danemark est l'un des rares pays européens à avoir envoyé des soldats dans les zones les plus dangereuses de ce pays, aux côtés des troupes américaines. L'OTAN a déployé 62.000 hommes en Afghanistan.
Par ailleurs, Anders Fogh Rasmussen parle français couramment, un atout essentiel dans l'organisation bilingue, surtout quand Paris réintègre la structure militaire de l'Organisation, 43 ans après le retrait du général De Gaulle en 1966. Traditionnellement, le poste de secrétaire général revient à un Européen tandis que le commandement militaire de l'Alliance est confié à un général américain.
Mais la désignation du Premier ministre danois au poste de secrétaire général ne s'est pas déroulée sans heurt. La Turquie, seul pays à majorité musulmane de l'OTAN, était opposée à cette nomination, au nom des musulmans qui se sont sentis blessés par la publication de caricatures du prophète de l'islam Mahomet dans la presse danoise en 2005. M. Fogh Rasmussen avait refusé de présenter des excuses et, tout en prenant ses distances avec certains des dessins, il avait refusé de les censurer, en invoquant l'indépendance de la presse.
Après de longues tractations, la Turquie a finalement accepté samedi la nomination -obligatoirement à l'unanimité- de M. Fogh Rasmussen, qui devrait prendre ses fonctions de secrétaire général de l'OTAN le 1er août. AP
publié le 5/04/2009 00:44 sur romandie blog
Rarement dirigeant danois aura autant participé aux événements internationaux que le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen, désigné samedi pour succéder au Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer au poste de secrétaire général de l'OTAN, malgré l'opposition de la Turquie.
M. Fogh Rasmussen présidait l'Union européenne en 2002 au moment de l'élargissement historique à dix anciens pays du bloc soviétique, et dirigeait le gouvernement de centre-droit quand l'affaire des caricatures de Mahomet a soudain propulsé le Danemark au coeur d'une crise internationale.
Au Danemark, M. Fogh Rasmussen dirige un gouvernement minoritaire depuis 2001, avec l'appui du Parti populaire danois (DF, extrême droite), connu notamment pour ses tirades xénophobes contre les musulmans. Si le DF ne siège pas au gouvernement, il a soutenu le durcissement de la législation sur l'immigration. Sur la scène internationale, M. Fogh Rasmussen plaide pour le renforcemenent des liens transatlantiques. D'une façon générale, cet austère dirigeant de 56 ans est considéré comme un habile négociateur.
Atlantiste convaincu, M. Fogh Rasmussen a rejoint en 2003 la coalition conduite par les Etats-Unis qui a envahi l'Irak. Alors que l'Europe se divisait sur l'attitude à adopter, Copenhague a fourni quelques centaines d'hommes pour participer à l'offensive contre Saddam Hussein. Le Premier ministre danois a en revanche critiqué la détention à Guantanamo de terroristes présumés, ni inculpés, ni jugés, et les transferts clandestins de prisonniers effectués par la CIA.
En 2007, le Danemark s'est retiré du sud de l'Irak et a porté à environ 700 hommes sa participation à la force de sécurité de l'OTAN en Afghanistan. Le Danemark est l'un des rares pays européens à avoir envoyé des soldats dans les zones les plus dangereuses de ce pays, aux côtés des troupes américaines. L'OTAN a déployé 62.000 hommes en Afghanistan.
Par ailleurs, Anders Fogh Rasmussen parle français couramment, un atout essentiel dans l'organisation bilingue, surtout quand Paris réintègre la structure militaire de l'Organisation, 43 ans après le retrait du général De Gaulle en 1966. Traditionnellement, le poste de secrétaire général revient à un Européen tandis que le commandement militaire de l'Alliance est confié à un général américain.
Mais la désignation du Premier ministre danois au poste de secrétaire général ne s'est pas déroulée sans heurt. La Turquie, seul pays à majorité musulmane de l'OTAN, était opposée à cette nomination, au nom des musulmans qui se sont sentis blessés par la publication de caricatures du prophète de l'islam Mahomet dans la presse danoise en 2005. M. Fogh Rasmussen avait refusé de présenter des excuses et, tout en prenant ses distances avec certains des dessins, il avait refusé de les censurer, en invoquant l'indépendance de la presse.
Après de longues tractations, la Turquie a finalement accepté samedi la nomination -obligatoirement à l'unanimité- de M. Fogh Rasmussen, qui devrait prendre ses fonctions de secrétaire général de l'OTAN le 1er août. AP
publié le 5/04/2009 00:44 sur romandie blog
Prise de position tardive de la part d'un stratège enseignant à l'école de guerre française
Nous avions entendu que dès 2001 le politicien Thierry Meyssan était banni de France pour sa prise de position qui ne convenait à aucuns partis politiques, y compris l'extrême droite qui stigmatisait les réseaux islamistes et attisait les haines. Pourtant face à la nouvelle donne ceux-là mêmes qui propageaient la haine envers certaines communautés leur reconnaissent aujourd'hui d'être victimes de la théorie du complot qu'ils rejettaient jusque là.
Mieux vaut tard que jamais. Nous leur aurons servi de guide et d'éclaireur. Espèrons qu'ils nous épargneront et nous laisseront en vie pour continuer à les éclairer. Voir leur article repris sur le site reopen911.info http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?pid=186409#p186409
publié le 27/03/2009 12:01 sur romandie blog
Mieux vaut tard que jamais. Nous leur aurons servi de guide et d'éclaireur. Espèrons qu'ils nous épargneront et nous laisseront en vie pour continuer à les éclairer. Voir leur article repris sur le site reopen911.info http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?pid=186409#p186409
publié le 27/03/2009 12:01 sur romandie blog
Chine: une centaine de moines tibétains interpellés après une émeute
Le 22/03/2009 14:40
Une centaine de moines tibétains ont été interpellés dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police, a rapporté dimanche l'agence Chine Nouvelle. Lire la suite l'article
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Des moines tibétains à Lajiasi dans le nord-ouest de la Chine, le 9 mars 2009 Agrandir la photo
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Ces incidents sont les premiers d'une telle ampleur intervenus cette année dans les régions tibétaines de l'ouest de la Chine.
Ils surviennent deux semaines après le 50e anniversaire, le 10 mars, d'une rébellion tibétaine réprimée par la Chine -- au cours de laquelle le dalaï lama s'était enfui en exil -- dans un contexte de forte tension au Tibet et dans les provinces voisines, où Pékin a tout fait pour empêcher des commémorations.
"La police a arrêté six personnes ayant participé à l'attaque. 89 se sont rendues", a indiqué Chine Nouvelle.
"Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Rabgya", situé à côté de la ville où s'est produite l'attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé l'agence.
Toujours selon l'agence, près de 100 moines du monastère ont pris part à cette émeute au cours de laquelle des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels, en blessant certains légèrement.
Le nombre de manifestants reste incertain, Chine Nouvelle ayant également évoqué la présence de plusieurs centaines de manifestants.
Contacté par l'AFP, un policier de Rabgya n'a pas souhaité commenter l'information et aucun de ses collègues n'était joignable.
Selon Chine Nouvelle, les manifestants ont réagi à des "rumeurs" sur la disparition d'un homme interrogé vendredi pour avoir "appelé à +l'indépendance du Tibet+". Toujours selon l'agence officielle, cet homme portant le nom tibétain de Zhaxi Sangwu s'est échappé samedi d'un poste de police de Rabgya avant de disparaître.
Une habitante de Rabgya a entendu dire que l'homme arrêté était un moine, a-t-elle indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
"J'ai entendu dire que des moines et d'autres personnes se sont rassemblés devant le poste de police après le suicide du moine qui s'est jeté dans le fleuve", a-t-elle déclaré.
Cette habitante a également fait état d'une importante présence militaire dimanche dans la ville. "Je ne suis pas sortie hier ni aujourd'hui car on m'a déconseillé de le faire", a-t-elle encore témoigné.
Pour le 50e anniversaire de l'insurrection de mars 1959, la sécurité a été largement renforcée ces dernières semaines, selon des témoins, au Tibet et dans les zones avoisinantes peuplées de minorités tibétaines, régions de facto interdites à la presse étrangère.
La commémoration du 49e anniversaire, qui avait débuté l'an dernier par des manifestations pacifiques, avait dégénéré le 14 mars en émeutes à Lhassa, la capitale du Tibet. Les troubles, meurtriers, s'étaient ensuite étendus aux régions à population tibétaine.
Pékin accuse le dalaï lama, lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, d'être un dangereux séparatiste sous le couvert de la religion et punit sévèrement les supposés tenants de l'indépendance du Tibet.
Homme politique pragmatique, le bonze a en fait renoncé depuis longtemps à l'indépendance du Tibet au profit d'une prudente "autonomie culturelle".
Dimanche, le panchen lama, seconde figure spirituelle du Tibet après le dalaï lama, mais désigné par Pékin, a de nouveau appelé le peuple tibétain à soutenir le Parti communiste chinois.
"Tous les moines et les nonnes devraient faire preuve de patriotisme, respecter la loi et les commandements et étudier attentivement l'essence du boudhisme", a-t-il déclaré, selon Chine Nouvelle
Marianne BARRIAUX
http://fr.news.yahoo.com/2/20090322/twl-chine-une-centaine-de-moines-tibetai-5fb7533.html
Une centaine de moines tibétains ont été interpellés dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police, a rapporté dimanche l'agence Chine Nouvelle. Lire la suite l'article
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Ils surviennent deux semaines après le 50e anniversaire, le 10 mars, d'une rébellion tibétaine réprimée par la Chine -- au cours de laquelle le dalaï lama s'était enfui en exil -- dans un contexte de forte tension au Tibet et dans les provinces voisines, où Pékin a tout fait pour empêcher des commémorations.
"La police a arrêté six personnes ayant participé à l'attaque. 89 se sont rendues", a indiqué Chine Nouvelle.
"Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Rabgya", situé à côté de la ville où s'est produite l'attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé l'agence.
Toujours selon l'agence, près de 100 moines du monastère ont pris part à cette émeute au cours de laquelle des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels, en blessant certains légèrement.
Le nombre de manifestants reste incertain, Chine Nouvelle ayant également évoqué la présence de plusieurs centaines de manifestants.
Contacté par l'AFP, un policier de Rabgya n'a pas souhaité commenter l'information et aucun de ses collègues n'était joignable.
Selon Chine Nouvelle, les manifestants ont réagi à des "rumeurs" sur la disparition d'un homme interrogé vendredi pour avoir "appelé à +l'indépendance du Tibet+". Toujours selon l'agence officielle, cet homme portant le nom tibétain de Zhaxi Sangwu s'est échappé samedi d'un poste de police de Rabgya avant de disparaître.
Une habitante de Rabgya a entendu dire que l'homme arrêté était un moine, a-t-elle indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat.
"J'ai entendu dire que des moines et d'autres personnes se sont rassemblés devant le poste de police après le suicide du moine qui s'est jeté dans le fleuve", a-t-elle déclaré.
Cette habitante a également fait état d'une importante présence militaire dimanche dans la ville. "Je ne suis pas sortie hier ni aujourd'hui car on m'a déconseillé de le faire", a-t-elle encore témoigné.
Pour le 50e anniversaire de l'insurrection de mars 1959, la sécurité a été largement renforcée ces dernières semaines, selon des témoins, au Tibet et dans les zones avoisinantes peuplées de minorités tibétaines, régions de facto interdites à la presse étrangère.
La commémoration du 49e anniversaire, qui avait débuté l'an dernier par des manifestations pacifiques, avait dégénéré le 14 mars en émeutes à Lhassa, la capitale du Tibet. Les troubles, meurtriers, s'étaient ensuite étendus aux régions à population tibétaine.
Pékin accuse le dalaï lama, lauréat 1989 du prix Nobel de la paix, d'être un dangereux séparatiste sous le couvert de la religion et punit sévèrement les supposés tenants de l'indépendance du Tibet.
Homme politique pragmatique, le bonze a en fait renoncé depuis longtemps à l'indépendance du Tibet au profit d'une prudente "autonomie culturelle".
Dimanche, le panchen lama, seconde figure spirituelle du Tibet après le dalaï lama, mais désigné par Pékin, a de nouveau appelé le peuple tibétain à soutenir le Parti communiste chinois.
"Tous les moines et les nonnes devraient faire preuve de patriotisme, respecter la loi et les commandements et étudier attentivement l'essence du boudhisme", a-t-il déclaré, selon Chine Nouvelle
Marianne BARRIAUX
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