La justice française a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête après le scandale déclenché en Grande-Bretagne par le député conservateur Aidan Burley, filmé lors d'une soirée arrosée dans les Alpes françaises avec toasts au IIIe Reich et déguisements d'officiers SS.
"Une enquête préliminaire a débuté hier" concernant la soirée du 3 décembre dans un restaurant de Val Thorens, dans les Alpes françaises, a déclaré à l'AFP le procureur de la République d'Albertville, Patrick Quincy.
L'"apologie de crime de guerre ou contre l'humanité" est passible de cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende, et celui de "port d'uniforme et d'insigne d'une organisation criminelle contre l'humanité" de 1.500 euros.
Tout a commencé par une vidéo filmée par un client du restaurant, diffusée sur internet, notamment via Twitter par l'organisation SOS Racisme. Elle est également relayée par les journaux britanniques comme le Daily Mail.
On y entend la dizaine de convives britanniques de cet enterrement de vie de garçon lever leurs verres "à l'idéologie et la pensée du Troisième Reich". Une photo montre l'ami déguisé du député faisant le salut hitlérien dans la rue.
Ce scandale, qui vient rappeler celui qu'avait provoqué en 2005 la photographie du prince Harry en uniforme nazi à une fête costumée, a déjà conduit au retrait d'Aidan Burley de sa fonction de chargé de mission auprès du Secrétaire aux Transports.
L'affaire, qui a fait grand bruit en Grande Bretagne, a pris de l'ampleur en France après l'annonce par l'organisation SOS Racisme de son intention de porter plainte.
Le restaurant s'apprête également à porter plainte pour "incitation et provocation à la haine raciale" et "apologie de crime contre l'Humanité", a annoncé jeudi son avocat, Julien Andrez.
Celui-ci a cependant insisté sur le fait que le personnel avait fait retirer ses insignes nazis au convive costumé.
"Le personnel a demandé au client d'enlever ses insignes nazis. Ils pensaient que cela suffirait. Il n'y a pas eu de dérapage pendant le repas qui ait pu justifier un appel à la police", a-t-il plaidé.
"On n'est pas forcément conscient que ce type de déguisement peut avoir un qualificatif pénal", a-t-il ajouté, évoquant la maladresse d'un uniforme porté "de manière fantaisiste". Ce déguisement est une piètre reproduction historique, avec une casquette SS sans tête de mort, selon Jean-Luc Leleu, universitaire spécialiste des SS interrogé par l'AFP.
SOS Racisme assure que dans une autre vidéo postée sur You Tube, et qui depuis a été retirée, on aperçoit les participants chanter "Mein Führer! Mein Führer! Mein Führer!, Himmler! Himmler! Himmler! Eichmann! Eichmann! Eichmann!", puis l'un d'eux "porter un toast au IIIe Reich". Le Daily Mail évoque des "chants nazis" entonnés dans un bar après le repas au restaurant.
M. Burley a estimé jeudi qu'il n'avait pas enfreint la loi. "Une enquête préliminaire a été ouverte et j'ai cru comprendre que je n'étais pas au centre de ces investigations", a déclaré Aidan Burley.
"Je ne crois pas avoir enfreint en quoi que ce soit la loi française et j'ai pris mes distances avec le comportement de certains convives de cette soirée d'enterrement de vie de garçon", a-t-il souligné.
Dans un message adressé mercredi aux habitants de sa circonscription, le député avait exprimé ses "profonds regrets" et leur avait présenté ses "plus sincères excuses".
"Il n'y a pas d'excuses à mon comportement stupide, qui a causé ces deux dernières semaines beaucoup de peine à tant de gens", avait-il écrit, reconnaissant avoir fait "une véritable erreur de jugement" mais n'avoir "aucune sympathie d'aucune sorte pour le nazisme, le racisme ou le fascisme".
"Comme la vidéo l'a montré, j'ai quitté le restaurant quand j'ai vu que des invités commençaient à avoir des comportements inexcusables", a-t-il expliqué.
source : http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/a-la-une/international/2011/12/22/enquete-ouverte-sur-la-soiree-nazie-d-un-depute-britannique-dans-les-alpes-130220.html
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En fait il s'est avéré que le député avait lui-même loué les costumes
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2075649/Cameron-sacks-foolish-MP-Aidan-Burley-joined-Hitler-Hitler-Hitler-stag-party.html
http://quoi.info/actualite-international/2011/12/22/pourquoi-les-anglais-pas-tous-aiment-se-deguiser-en-nazis-1113899/
L’association SOS Racisme, qui avait dénoncé en France la participation du député conservateur britannique Aidan Burley à une soirée à Val Thorens (Savoie) avec toasts au Troisième Reich et déguisement d’officier SS, a porté plainte jeudi soir, comme elle l’avait annoncé.
SOS Racisme a déposé plainte pour « apologie de crime de guerre ou contre l’humanité », « incitation à la haine raciale » et « port d’uniforme et d’insigne d’une organisation criminelle contre l’humanité » contre Aidan Burley, contre son ami costumé en uniforme nazi, ainsi que « contre toute personne que l’enquête fera connaître en suite des infractions commises » dans le restaurant le 3 décembre, a déclaré Hamdy Boussouiba, directeur de SOS Racisme Haute-Savoie.
Source : Europe 1
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Le parquet a ouvert une enquête écouter sur RTL
http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/un-depute-britannique-s-amuse-dans-une-soiree-nazie-a-val-thorens-7741218046
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dimanche 25 décembre 2011
jeudi 8 décembre 2011
Débarrassé de Rudolf Hess, Wunsiedel espère ne plus jamais voir de néonazis
Les restes de Rudolf Hess, l'ancien bras droit d'Hitler, ont été exhumés en catimini à l'aube de mercredi et sa tombe a été détruite pour éliminer le plus important lieu de pèlerinage néo-nazi en Allemagne.
A la lueur d'un petit projecteur, à quatre heures du matin, le diacre Hans-Jürgen Buchta et ses sept assistants ont voulu ainsi débarrasser à tout jamais le petit village de Wunsiedel, en Bavière (sud), des néo-nazis, 24 ans après la mort de Hess.
L'exhumation, intervenue à moins d'un mois de l'anniversaire de son décès, à l'abri du public et sans que les médias en soient informés, a été impulsée contre toute attente par la famille du criminel.
Ses restes ont été placés dans un nouveau cercueil qui a été incinéré et les cendres doivent être dispersées en mer.
Jeudi, au lendemain de cette opération secrète, M. Buchta se tient à nouveau dans le cimetière protestant, à l'emplacement de la tombe, dans la bruine. A l'avenir, espèrent les habitants de Wunsiedel, plus aucun skinhead ou vieillard nostalgique du IIIe Reich ne viendra troubler les cérémonies de deuil.
Pendant toutes ces années, il ne se passait pas une semaine sans qu'un pèlerin nazi ne vienne à Wunsiedel, se rappelle le diacre: certains effectuaient le salut hitlérien, interdit en Allemagne, devant la tombe comportant l'inscription énigmatique - "j'ai osé" - et les dates de naissance et de mort du responsable national-socialiste.
Des centaines de néonazis venaient commémorer chaque année le 17 août sa mort dans le petit village, jusqu'à ce qu'en 2005 la législation contre ce type de rassemblement soit renforcée.
Ancien numéro deux du parti national-socialiste (NSDAP) au début du règne d'Adolf Hitler, Rudolf Hess avait été condamné à la réclusion à perpétuité lors du procès des dignitaires nazis à Nuremberg.
Il s'était suicidé à 93 ans, au bout de 41 ans d'emprisonnement dans sa cellule de la prison de Spandau, à Berlin-Ouest, dont il était le seul détenu.
Hess, qui s'était rendu en Grande-Bretagne en 1941 pour tenter de négocier un accord de paix, avait indiqué dans son testament vouloir être enterré dans le cimetière protestant de Wunsiedel, où ses parents avaient une maison de vacances. La paroisse avait accepté pour respecter ses dernières volontés.
Wolf Rüdiger Hess, filleul d'Adolf Hitler, adorait son père Rudolf. Il avait accusé les Alliés d'être à l'origine de son décès.
Mais dix ans après la mort de Wolf Rüdiger, la famille Hess a semble-t-il décidé de tourner radicalement la page. En novembre dernier, Hans-Jürgen Buchta avait pourtant reçu une lettre des héritiers du criminel nazi lui demandant de prolonger de 20 ans la concession arrivant à échéance le 5 octobre 2011.
Les représentants de la paroisse ont saisi l'occasion pour expliquer à la descendante de Hess le problème que représentait ce lieu de pèlerinage, et l'ont convaincue.
"Elle a dit qu'ils ne voulaient plus rien avoir avec ça", a expliqué à l'AFP l'ancien élu du canton, Peter Seisser. "Nous étions tous très soulagés", a-t-il ajouté.
"Pendant des années, Wunsiedel et ses habitants ont été terrorisés par des néonazis du monde entier. C'est fini", a estimé Charlotte Knobloch, présidente de la communauté juive de Munich.
Et le maire-adjoint de Wunsiedel, Roland Schöffel, de conclure: "Nous espérons ne plus jamais avoir de peste brune ici".
source : orangeactu.fr
publié sur romandie blog le 21/07/2011 21:35
A la lueur d'un petit projecteur, à quatre heures du matin, le diacre Hans-Jürgen Buchta et ses sept assistants ont voulu ainsi débarrasser à tout jamais le petit village de Wunsiedel, en Bavière (sud), des néo-nazis, 24 ans après la mort de Hess.
L'exhumation, intervenue à moins d'un mois de l'anniversaire de son décès, à l'abri du public et sans que les médias en soient informés, a été impulsée contre toute attente par la famille du criminel.
Ses restes ont été placés dans un nouveau cercueil qui a été incinéré et les cendres doivent être dispersées en mer.
Jeudi, au lendemain de cette opération secrète, M. Buchta se tient à nouveau dans le cimetière protestant, à l'emplacement de la tombe, dans la bruine. A l'avenir, espèrent les habitants de Wunsiedel, plus aucun skinhead ou vieillard nostalgique du IIIe Reich ne viendra troubler les cérémonies de deuil.
Pendant toutes ces années, il ne se passait pas une semaine sans qu'un pèlerin nazi ne vienne à Wunsiedel, se rappelle le diacre: certains effectuaient le salut hitlérien, interdit en Allemagne, devant la tombe comportant l'inscription énigmatique - "j'ai osé" - et les dates de naissance et de mort du responsable national-socialiste.
Des centaines de néonazis venaient commémorer chaque année le 17 août sa mort dans le petit village, jusqu'à ce qu'en 2005 la législation contre ce type de rassemblement soit renforcée.
Ancien numéro deux du parti national-socialiste (NSDAP) au début du règne d'Adolf Hitler, Rudolf Hess avait été condamné à la réclusion à perpétuité lors du procès des dignitaires nazis à Nuremberg.
Il s'était suicidé à 93 ans, au bout de 41 ans d'emprisonnement dans sa cellule de la prison de Spandau, à Berlin-Ouest, dont il était le seul détenu.
Hess, qui s'était rendu en Grande-Bretagne en 1941 pour tenter de négocier un accord de paix, avait indiqué dans son testament vouloir être enterré dans le cimetière protestant de Wunsiedel, où ses parents avaient une maison de vacances. La paroisse avait accepté pour respecter ses dernières volontés.
Wolf Rüdiger Hess, filleul d'Adolf Hitler, adorait son père Rudolf. Il avait accusé les Alliés d'être à l'origine de son décès.
Mais dix ans après la mort de Wolf Rüdiger, la famille Hess a semble-t-il décidé de tourner radicalement la page. En novembre dernier, Hans-Jürgen Buchta avait pourtant reçu une lettre des héritiers du criminel nazi lui demandant de prolonger de 20 ans la concession arrivant à échéance le 5 octobre 2011.
Les représentants de la paroisse ont saisi l'occasion pour expliquer à la descendante de Hess le problème que représentait ce lieu de pèlerinage, et l'ont convaincue.
"Elle a dit qu'ils ne voulaient plus rien avoir avec ça", a expliqué à l'AFP l'ancien élu du canton, Peter Seisser. "Nous étions tous très soulagés", a-t-il ajouté.
"Pendant des années, Wunsiedel et ses habitants ont été terrorisés par des néonazis du monde entier. C'est fini", a estimé Charlotte Knobloch, présidente de la communauté juive de Munich.
Et le maire-adjoint de Wunsiedel, Roland Schöffel, de conclure: "Nous espérons ne plus jamais avoir de peste brune ici".
source : orangeactu.fr
publié sur romandie blog le 21/07/2011 21:35
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