samedi 3 décembre 2011

Trois ettaras présumés interpellés dans les Pyrénées-Orientales

Le samedi 18 avril 2009 à 21 H 18

Trois membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA ont été interpellés samedi après-midi à Montauriol, dans les Pyrénées-Orientales, a-t-on appris de source policière.

Les trois ettaras présumés, des hommes de nationalité espagnole, avaient un rendez-vous dans cette commune quand ils ont été arrêtés vers 17h50. Deux d'entre eux étaient armés de pistolets automatiques, précisait-on de même source.

Les trois hommes, qui ont été placés en garde à vue, étaient sous la surveillance des enquêteurs de la police judiciaire de Toulouse et Montpellier. La sous-direction antiterroriste a été saisie de l'enquête.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a félicité les "services de police français qui ont permis, en coopération avec les services espagnols", l'interpellation des trois ettaras présumés.

"En l'espace de 10 jours, ce sont cinq ettaras qui ont été arrêtés en France, illustrant ainsi la détermination sans faille des forces de l'ordre dans la lutte contre le terrorisme basque", ajoute-t-elle dans un communiqué. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090418/tfr-justice-basque-eta-pyrenees-oriental-342d366_1.html
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Le chef militaire présumé de l'ETA arrêté en France

La police française a arrêté samedi le chef militaire présumé de l'ETA et deux autres membres de l'organisation séparatiste basque, confirme le gouvernement espagnol.

Jurdan Martitegi, qui est âgé de 28 ans, est le troisième dirigeant du groupe clandestin capturé en moins de six mois.

Il a été interpellé samedi tard dans l'après-midi à Montauriol, près de Perpignan (Pyrénées-Orientales), alors qu'il conduisait une voiture volée.

Dans un communiqué, le ministère espagnol de l'Intérieur précise qu'il était armé mais n'a opposé aucune résistance. "Je suis Jurdan Martitegi", a-t-il dit aux policiers l'ayant arrêté, selon le récit diffusé par le gouvernement espagnol.

Outre Martitegi, un homme présenté comme son garde du corps et Alex Uriarte, soupçonné de diriger une cellule du mouvement séparatiste basque, ont également été arrêtés dans cette opération conjointe des polices espagnole et française.

Six autres membres présumés de l'ETA ont été arrêtés samedi soir de l'autre côté de la frontière, à Vitoria, Bilbao et Renteria, au Pays basque espagnol. Selon les médias espagnols, ils appartenaient à la cellule dirigée par Uriarte.

Michèle Alliot-Marie, ministre française de l'Intérieur, a exprimé ses félicitations aux services de police français qui ont permis ces arrestations en coopération avec les services espagnols, "illustrant ainsi la détermination sans faille des forces de l'ordre dans la lutte contre le terrorisme basque".

"UNE TRÈS BONNE NOUVELLE"

Martitegi, surnommé "Le géant" en raison de sa grande taille (deux mètres), était considéré comme un des hommes les plus dangereux d'Espagne et de France, où sa photo avait été placardée dans des aéroports et des gares.

Il était en fuite depuis le démantèlement, en juillet par la police espagnole, de la principale unité de combat de l'ETA, la "cellule de Biscaye", à laquelle sont imputés une série d'attentats à la bombe contre des postes de police et des bâtiments administratifs.

Sa capture est l'aboutissement d'une opération conjointe des deux pays coordonnée par le juge espagnol Baltasar Garzon, déclare-t-on de source espagnole. "C'est une très bonne nouvelle pour tous les Espagnols, cela montre que la police est en action permanente", a déclaré Garzon à la presse.

Plus de 20 personnes ont été arrêtées cette année en France et en Espagne pour appartenance présumée à l'ETA. Madrid estime que le mouvement de guérilla a été sérieusement affaibli.

Les séparatistes basques, qui luttent pour la création d'un foyer basque indépendant dans le nord de l'Espagne et le sud-ouest de la France, sont tenus pour responsables de la mort de plus de 800 personnes depuis la fin des années 1960.

Martitegi avait pris le commandement de l'ETA en décembre dernier, après l'arrestation en France du précédent chef militaire de l'organisation, Aitzol Iriondo, alias Balak. Ce dernier avait lui-même succédé à Garikoitz Aspiazu Rubina, arrêté en novembre près de la frontière espagnole.

Le gouvernement socialiste de Madrid a mis fin en décembre 2006 à des pourparlers de paix avec l'ETA après un attentat à la voiture piégée qui fit deux morts à l'aéroport de Madrid-Barajas.

Version française Philippe Bas-Rabérin, Clément Dossin et Henri-Pierre André

http://fr.news.yahoo.com/4/20090419/tts-espagne-france-basques-ca02f96.html

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