Belgique - Collision de trains : Polémique sur une “catastrophe évitable”
notre envoyé spécial à Hal (Belgique), Philippe Cohen-Grillet, le mercredi 17 février 2010 à 04:00
L’absence de système de frein automatique sur une des deux motrices qui se sont percutées est mise en question.
La Belgique s’est réveillée mardi avec la gueule de bois. Vingt-quatre heures après la terrible catastrophe ferroviaire de Hal, le pays est encore sous le choc. La télévision diffuse en boucle des images des wagons disloqués, qui se sont transformés en cercueils de métal pour au moins 18 victimes selon un bilan encore provisoire, auquel il faut ajouter 165 blessés dont 11 grièvement. Spontanément, mardi matin, les conducteurs de trains ont déclenché une grève, paralysant surtout la Wallonie. Les machinistes entendent protester contre la dégradation de leurs conditions de travail qui, selon eux, augmenterait les risques d’accident.
Pas de frein automatique
Car, après l’urgence et l’affliction, vient le temps de la polémique. Si, dans un premier temps, une « erreur humaine » a été avancée comme cause probable du drame, c’est désormais le niveau de sécurité des installations ferroviaires qui est mis en question. Dès lundi soir, l’administrateur délégué d’Infrabel, exploitant du réseau belge, jetait le trouble en concédant que « l’installation de systèmes de freinage automatique aurait amélioré la sécurité ». L’accident aurait-il pu être évité ? « Oui », tranchait Luc Lallemand, avant de modérer ses propos mardi matin : « On ne peut en déduire que la catastrophe de Hal eût été nécessairement évitée. ». Nuance.
La sécurité… en 2013
Seul un des deux trains qui se sont percutés de plein fouet était équipé d’un système de freinage automatique. En clair, si la motrice qui a apparemment grillé un feu rouge avait disposé d’un tel mécanisme, son allure aurait au moins été réduite à 50 km/h. Sa course folle aurait probablement été stoppée net. Outre les trains, certains pans entiers du réseau belge, long de 3.500 kilomètres, ne seront pas équipés des fameux systèmes automatiques. Et tous ne bénéficieront pas de cette modernisation avant 2013 !
Il est toutefois encore trop tôt pour pointer d’éventuelles lourdes responsabilités dans cette tragédie. Mardi matin, dans la froidure mais sous un beau soleil, les recherches d’éventuelles autres victimes avaient repris alors que les experts s’activaient autour des wagons. Sans doute la longue enquête qui débute, ordonnée par le parquet fédéral, pointera-t-elle plusieurs causes : le facteur humain, les intempéries, la vitesse, le matériel.
Le symbole d’un pays divisé
La « cause linguistique » (l’incompréhension entre deux machinistes l’un francophone l’autre néerlandophone, déjà à l’origine d’un accident meurtrier en 2001) semble en revanche écartée. Certes les deux machines entrées en collision venaient pour l’une de Wallonie (francophone), pour l’autre de Flandre (néerlandophone). Les amateurs de symboles macabres relèveront encore que l’accident s’est produit au plus près de la « frontière linguistique », ce mur de verre qui divise profondément le pays. Comme lors de chacune des épreuves traumatisantes qu’il a traversées, telle l’affaire Dutroux, ce drame d’ampleur nationale ressert les liens (du sang ?) entre deux populations qui aiment tant se haïr.
Il a toutefois fallu que la politique s’en mêle. Alors que Rudy Demotte, le ministre président wallon, évoquait « une catastrophe pour le pays », son homologue Kriss Peeters a déploré « un jour noir pour la Flandre ». Mardi à Bruxelles, les drapeaux belges claquaient dans le vent, mais nombre d’entre eux étaient en berne.
Edition France Soir du mercredi 17 février 2010 page 9
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/02/17/belgique-collision-trains.html
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Italie - Trois morts dans l’accident d’un car scolaire français
Actu France Soir / Service Faits Divers, le mercredi 17 février 2010 à 04:00
Trois Français, dont un enfant de 13 ans, ont été tués mardi dans l’accident d’un autocar transportant des collégiens originaires de Dordogne en route vers Florence.
L’accident s’est produit mardi vers 5 h 30 sur l’autoroute A12, à la sortie de Massa, en Toscane. Un autocar transportant des collégiens français âgés de 10 à 13 ans « est sorti de la route et est tombé dans un ravin de 5 à 6 mètres où il s’est retourné sur le toit, bloquant les occupants », explique le préfet de la région. Trois personnes sont décédées : un adolescent de 13 ans, une accompagnatrice et le chauffeur. Les raisons exactes de l’accident ne sont pas connues mais, « vu la violence de l’impact et l’état du véhicule, la vitesse était certainement excessive », selon le préfet. Une certitude, les secours ont été très rapides : sur les « 11 ou 12 blessés » les plus graves conduits immédiatement dans des hôpitaux, tous étaient mardi soir « hors de danger », selon les autorités transalpines. Quatre personnes sont toutefois restées hospitalisées : deux enfants en observation pour des contusions liées à la ceinture de sécurité, un autre en service de réanimation « mais seulement par précaution », ainsi qu’une accompagnatrice touchée aux jambes. Ils devraient être rapatriés par avion aujourd’hui. Quant aux enfants et enseignants qui ne sont pas hospitalisés, la plupart étaient attendus mardi soir à l’aéroport de Périgueux ou de Bordeaux-Bergerac.
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2010/02/17/italie-morts-accident-car.html
publié sur romandie blog le 17/02/2010 23:53
commentaire
A propos des discussions que nous avions suite au show du soleil et du pseudo "Ale" voici un lien à visiter. Un belge venait à poser une question sur les liens fournis par un blog italien où Ale Simon Dalton intervient. http://www.laterredufutur.com/html/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&t=1023&postdays=0&postorder=asc&sta
rt=1020
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