http://tf1.lci.fr/infos/monde/asie/0,,3437460,00-attentat-suicide-pakistan-morts-ministre-blesse-.html
Pakistan - Attentat suicide au Pakistan : 24 morts et un ministre blessé
Le ministre de l'Intérieur terminait son discours à Charsada, à 30 kilomètres de Peshawar, lorsque le kamikaze s'est élancé vers la tribune pour se faire exploser.
- le 28/04/2007 - 21h48
Vingt-quatre personnes ont été tuées samedi dans le nord-ouest du Pakistan, lors d'un attentat-suicide commis durant une réunion politique du ministre de l'Intérieur. Le ministre Aftab Sherpao s'adressait à la foule lorsque l'explosion s'est produite au cours d'un meeting réunissant quelque 400 personnes à Charsada, à une trentaine de kilomètres de Peshawar, la grande ville du nord-ouest du Pakistan. Cinq policiers qui avaient tenté d'intercepter le kamikaze figuraient parmi les tués.
Le ministre a réchappé à l'attentat avec des blessures légères. Les télévisions pakistanaises ont montré des images d'Aftab Sherpao, choqué mais en possession de tous ses moyens, quittant à pied les lieux de la réunion publique, avec des taches de sang sur ses vêtements. Le ministre a reçu quelques soins dans un hôpital de Charsada avant de rejoindre sa résidence de Peshawar. "C'était le chaos total", a expliqué Sabz Ali, un journaliste local, en décrivant les scènes de panique et l'état des victimes après l'explosion.
"Nous avons retrouvé la tête du kamikaze"
Le président pakistanais Pervez Musharraf a condamné l'attentat auquel a réchappé le ministre de l'Intérieur, un fervent partisan du général Musharraf. "Nous avons retrouvé la tête du kamikaze et il semble qu'il pourrait s'agir d'un Afghan", a assuré le chef de la police de la Province-Frontière du Nord-Ouest (NWFP), frontalière de l'Afghanistan. En visite en Bosnie, a le président Musharraf a déclaré "rentrer" au Pakistan, sans préciser s'il annulait la rencontre prévue en Turquie avec son homologue afghan, Hamid Karzaï.
Plusieurs centaines de milliers d'Afghans vivent dans le nord-ouest du Pakistan où les forces pakistanaises s'efforcent de contrôler la présence de militants islamistes liés à l'ancien régime afghan des talibans (1996-2001) et au réseau Al-Qaïda. Le Pakistan a été frappé depuis le début de l'année par une demi-douzaine d'attaques suicide qui ont fait une cinquantaine de morts, notamment dans le nord-ouest du pays. D'après agence
Article publié le 27 Décembre 2007
Source : LE MONDE.FR avec AFP, AP et Reuters
Les partisans de l'ex-première ministre, tuée jeudi dans un attentat-suicide, ont manifesté dans les grandes villes du pays, placé en "état d'alerte" par les autorités. Nawaz Sharif, autre leader de l'opposition, a appelé au boycott des élections législatives du 8 janvier et à une grève nationale, vendredi. Quelques heures après l'attentat-suicide qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, jeudi 27 décembre, l'ex-premier ministre et opposant Nawaz Sharif a exhorté le président Pervez Musharraf à démissionner sur le champ pour "sauver le Pakistan". Pour M. Sharif, le chef de l'Etat est "la source de tous les problèmes auxquels le pays est confronté".
http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/27/01003-20071227ARTFIG00323-benazir-bhutto-tuee-dans-un-attentat-suicide.php
Au moins quatre personnes ont été tuées au cours d'affrontements survenus jeudi dans plusieurs villes du Pakistan. Crédits photo : AFP Crédits photo : AFP
Des émeutes ont éclaté au Pakistan jeudi soir, après l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre.
Les forces de sécurité, c'est-à-dire les troupes paramilitaires et la police, ont été placées en «état d'alerte» jeudi au Pakistan, quelques heures après la mort de Benazir Bhutto. L'ancienne premier ministre a été tuée dans un attentat-suicide qui a fait au moins 16 morts à Rawalpindi, une ville proche de la capitale Islamabad, dans l'est du Pakistan. L'opposante, âgée de 54 ans, a reçu des balles dans le cou et la poitrine alors qu'elle montait dans son véhicule à l'issue d'une réunion électorale. Le kamikaze se serait ensuite fait exploser. Benazir Bhutto a été transportée grièvement blessée à l'hôpital. C'est là qu'elle s'est éteinte.
Immédiatement après le drame, des violences ont éclaté dans plusieurs villes. Quatre personnes ont été tuées lors de ces affrontements. La police pakistanaise a dispersé à coups de bâton et de gaz lacrymogène plus d'une centaine de manifestants à Peshawar, un commissariat de police a été visé par des jets de pierre, des protestataires ont enflammé des pneus et bloqué les routes à Karachi. Le ministère de l'Intérieur de la province méridionale de Sindh a déclaré que l'armée pourrait être déployée.
Elections boycottées
La Maison-Blanche a tout de suite réagi en appelant les manifestants au calme. L'ex-premier ministre et opposant Nawaz Sharif a, de son côté, exhorté le président Musharraf à démissionner sur le champ pour «sauver le Pakistan». Il a appelé à une grève nationale et d'ores et déjà prévenu qu'il boycotterait les élections législatives du 8 janvier. Quelques heures auparavant, Nawaz Sharif s'était rendu à l'hôpital où est morte Benazir Bhutto, et s'était adressé à la foule : «Je serai avec vous pour venger sa mort!»
Conséquence des violences et de l'attentat, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de tenir une réunion d'urgence : il a c ondamné «dans les termes les plus forts l'attentat suicide terroriste». Le chef de l'Etat pakistanais, Pervez Musharraf, a annoncé trois jours de deuil et lancé un appel au calme. Il a aussi convoqué une réunion extraordinaire pour discuter des réponses du gouvernement à ce crime. Son premier ministre de transition, Mohammedmian Soomro a promis que le gouvernement allait employer tous les moyens pour «mettre au jour le complot» contre le Pakistan.
Une femme menacée
L'attentat suicide qui a tué Benazir Bhutto est le dernier d'une série qui a fait près de 800 morts en 2007 au Pakistan. Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi le retour de l'ex-premier ministre après six années d'exil.
Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations «précises» permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie. Après l'attentat, Benazir Bhutto avait accusé des «hauts responsables» proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.
L'ex-premier ministre, qui fut la première femme à occuper ce poste dans un pays musulman, dirigeait le PPP. Et ce depuis qu'elle avait tourné le dos au président Pervez Musharraf début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir. Cet accord lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie sur les poursuites pour corruption pesant sur elle depuis l'époque où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).
C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que Pervez Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre (levé le 15 décembre). Après quelques jours de tergiversations, Benazir Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition. Benazir Bhutto menait campagne contre Pervez Musharraf, réélu le 6 octobre à la tête du pays, mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'«éliminer la menace islamiste» du pays. Quelques instants après le drame, de nombreuses capitales ont condamné cet attentat suicide.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/267221.FR.php
Pakistan : attentats en série après la chute de la mosquée
Trois attaques, qui ont fait 70 morts dans le nord du pays, annoncent une guerre entre les islamistes et Musharraf.
Par LAURA MARTEL
QUOTIDIEN : lundi 16 juillet 2007
Après l’assaut sur la Mosquée rouge, devenue le symbole de la «talibanisation» de la société pakistanaise au cœur de la capitale, le numéro 2 d’Al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri, avait appelé à la vengeance et à la résistance contre le président Musharraf. Un appel qui semble avoir été entendu. Ce week-end, 70 personnes, surtout des soldats, sont mortes dans des attentats-suicides contre des convois militaires et un centre de recrutement de la police. Ces trois attaques ont eu lieu dans les zones tribales frontalières du nord du Pakistan, dont certains islamistes retranchés dans la Mosquée rouge auraient été issus. Ces attentats pourraient annoncer une guerre entre le président pakistanais et les partis islamistes qu’il a longtemps soutenus jusqu’à l’assaut sur la mosquée.
«Stratégie». D’après les forces de sécurité, l’échec des tentatives de négociation avec les insurgés pourrait signifier leur volonté de provoquer l’assaut et ainsi pousser les extrémistes du pays à prendre les armes contre le gouvernement. Hier, le conseil taliban dans le Waziristan, une province du Nord-Ouest, a annoncé mettre fin à un accord de paix conclu avec Islamabad en 2006.
Après la mort des radicaux de la mosquée et l’appel à la révolte d’Al-Zawahiri, des milliers de manifestants avaient envahi, jeudi dernier, les rues du Pakistan. Le même soir, Musharraf était apparu à la télévision pour présenter sa «nouvelle stratégie contre le terrorisme». En décidant d’envoyer plusieurs milliers de soldats dans les provinces du Nord, susceptibles de s’embraser les premières, il espérait étouffer un début de «guerre sainte». Un conflit ouvert que le président tente d’éviter depuis le 11 Septembre et sa décision contestée de s’allier aux Américains dans la lutte contre le terrorisme.
«Guérilla». Hier, une bombe a explosé au passage d’un convoi militaire qui traversait la vallée de Swat, dans le Nord-Ouest. Dans le même temps, deux kamikazes lançaient leurs voitures sur les camions. Aux 20 morts de cet attentat se sont ajoutés les 26 morts et 30 blessés de l’attaque suicide d’un centre de recrutement de la police à Dera Ismail Khan, toujours dans le Nord-Ouest. Samedi, ce sont 24 soldats qui avaient été tués à Miransha.
Pressé par les Etats-Unis, dont un récent rapport désigne le nord du Pakistan comme une base arrière majeure d’Al-Qaeda, et par les chefs talibans du Nord qui promettent «une guerre de guérilla» aux forces pakistanaises, Musharraf dispose d’une faible marge de manœuvre pour préserver l’équilibre précaire de son pays.
http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_monde/265304.FR.php
REUTERS : jeudi 5 juillet 2007. Offre de réddition à la mosquée rouge au Pakistan, Par Augustine Anthony
ISLAMABAD (Reuters) - Un responsable de la mosquée Rouge d'Islamabad cernée par la police a annoncé jeudi que les étudiants islamistes retranchés dans l'édifice et lui-même étaient prêts à se rendre, ce qui permettrait de mettre un terme à une confrontation qui a fait 19 morts. Dans une interview téléphonique à la chaîne de télévision Geo, Abdul Rashid Ghazi, qui n'est autre que le frère d'Abdul Aziz, chef religieux du Lal Masjid (la mosquée Rouge) arrêté mercredi, a jugé que les autorités devaient laisser partir les étudiants si elles ne pouvaient établir leur lien avec des organisations armées. "S'ils sont liés à une organisation interdite, on peut le vérifier. On peut le vérifier et ceux qui ne sont pas liés à une telle organisation doivent pouvoir partir", a-t-il dit, en dénonçant au passage une campagne de dénigrement tendant à faire croire à la population que des activistes étaient présents parmi les étudiants. Il a précisé que lui et ses fidèles étaient prêts à quitter l'école coranique (madrassa) pour femmes qui se trouve à l'intérieur du complexe mais qu'il lui fallait du temps pour organiser aussi l'évacuation de la mosquée.
"PAS DE CONDITION"
Le vice-ministre pakistanais de l'Information, Tariq Azim Khan, a semblé exclure tout compromis. "S'il dit que ses hommes sont prêts à déposer les armes, il ne devrait pas fixer de conditions. Nous n'accepterons aucune condition", a dit Khan à Reuters. "Il doit permettre à tout le monde, les femmes et les enfants, de sortir. Il peut sortir avec eux. Personne ne va leur tirer dessus. Il doit se rendre. S'il doit y avoir des poursuites contre lui, le tribunal le décidera." Lors d'une conférence de presse, un peu plus tôt, il avait dit que les activistes se servaient des femmes et des enfants comme de boucliers humains. "Un grand nombre de femmes et d'enfants sont retenus en otages par des hommes armés dans une pièce", avait-il dit. Le bilan officiel, sans doute très provisoire, fait désormais état de 19 morts depuis trois jours. La mosquée Rouge, connue depuis longtemps pour abriter des islamistes radicaux, symbolise la "talibanisation" de la société pakistanaise. Elle est située à moins de deux kilomètres du Parlement et du quartier diplomatique. L'opposition libérale presse depuis longtemps le gouvernement de réduire ce foyer d'intégrisme.
NOUVELLE DIFFICULTÉ POUR MUSHARRAF
L'origine de la confrontation remonte à janvier, lorsque les étudiants ont occupé une bibliothèque pour dénoncer la destruction de mosquées construites illégalement sur des terrains publics. Plusieurs centaines de policiers et de soldats, appuyés par des véhicules blindés et ayant reçu l'ordre de tirer à vue sur tout homme armé qui résisterait, ont cerné le bâtiment et imposé dans le secteur un couvre-feu d'une durée indéterminée. Devant les caméras de la chaîne de télévision publique, le frère de Ghazi, Abdul Aziz, qui a été capturé la veille alors qu'il tentait de fuir vêtu d'une burqa, a affirmé que 850 élèves, dont 600 femmes ou jeunes filles, étaient toujours présents à l'intérieur le site. Le gouvernement estime qu'il y a 50 à 60 activistes "durs" dans le complexe, qui seraient équipés d'armes automatiques, de grenades et de bombes incendiaires. Ces violences tombent particulièrement mal pour le président pakistanais Pervez Musharraf, déjà confronté à une fronde des avocats et de l'opposition depuis qu'il a suspendu de ses fonctions, en mars, le président de la Cour suprême. Il prépare d'autre part l'élection présidentielle et les prochaines législatives.
http://www.assemblee-nationale.fr/11/cra/1999-2000/1999102015.asp#P122_35274
Assemblée Nationale Session ordinaire de 1999-2000 - 10ème jour de séance 23ème séance . Première séance du mercredi 20 octobre 1999 Présidence de séance M. Laurent Fabius
COUP D'ÉTAT AU PAKISTAN
M. Jean-Claude Perez - Même si les informations provenant du Pakistan -pays qui subit une grave crise économique et vit essentiellement des subsides du FMI- se veulent rassurantes et font état d'un calme relatif, le coup d'Etat du 12 octobre inquiète, car il va créer un nouveau facteur d'instabilité dans la région. L'Inde, en conflit avec le Pakistan au Cachemire, a mis son armée en état d'alerte maximum. Cette escalade est d'autant plus inquiétante que les deux pays ont l'arme atomique ; le Pakistan a procédé à six essais en 1998. Quelle est la position de la France sur ces événements ?
M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères - Ce qui s'est passé le 12 octobre au Pakistan est l'aboutissement d'un processus de dégradation continu, dans un pays dont la situation économique est très mauvaise et la situation politique instable. Ce pays était de plus en plus critiqué, notamment pour son soutien au répugnant régime afghan des talibans. Par ailleurs l'armée a toujours occupé une place considérable dans le régime pakistanais. C'est elle qui a engagé le pays dans cette aventure inconsidérée au Cachemire. Le gouvernement avait dû reculer devant les pressions internationales, au prix d'un conflit aigu avec l'armée. Le premier ministre M. Sharif a tenté de destituer le chef d'état-major : c'est ce dernier qui l'a renversé.
Certes, il faut rétablir la démocratie. Si la condamnation internationale est unanime, il faut néanmoins être prudent sur l'impact qu'auraient telles ou telles mesures, telles ou telles sanctions : l'expérience montre qu'elles donnent souvent des résultats inverses à l'effet voulu. Les pays occidentaux -Etats-Unis, Europe, Commonwealth- ont d'ores et déjà suspendu toute aide nouvelle au Pakistan et se concertent. Nous cherchons à peser sur la situation, sans porter atteinte aux conditions de vie d'une population déjà en mauvaise posture (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et du groupe communiste)
La séance, suspendue à 16 heures, est reprise à 16 heures 20, sous la présidence de Mme Catala.
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