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vendredi 20 juillet 2012

La Bulgarie frappée par le terrorisme, persécution et séisme

 La Bulgarie qui comme le rappelle l'article de l'Alsace bien qu'étant alliée de l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale a aidé des prisonniers juifs à s'enfuir, est le théâtre de nombreux évènements bouleversants :
- Mercredi 18 juillet, jour anniversaire de l'attaque de la mutuelle juive en Argentine,

Terrorisme Israël attaqué en Bulgarie

le 20/07/2012 à 05:00
L’explosion, mercredi soir, a été d’une puissance inouïe. Photo AFP

L’explosion, mercredi soir, a été d’une puissance inouïe. Photo AFP

Un attentat-suicide anti-israélien, le premier du genre en Bulgarie, a fait au moins six morts, outre le kamikaze, et 32 blessés, une attaque terroriste imputée à l’Iran par Israël, qui promet des « représailles ».

L’attentat a visé un bus transportant des touristes israéliens, à la descente de leur avion charter, qui devaient se rendre à la station balnéaire de Slantchev Briag, au nord de Bourgas. Cinq morts sont israéliens, un autre est le conducteur bulgare du bus et le dernier est le kamikaze. 31 Israéliens ont été blessés dans l’attentat, dont deux sont dans le coma.
Les trois blessés les plus graves, des Israéliens, ont été transférés dans un hôpital de Sofia, la capitale bulgare, tandis que les 28 blessés hospitalisés à Bourgas, accompagnés d’équipes médicales venues d’Israël, ont été rapatriés hier en fin de matinée dans leur pays à bord d’un avion sanitaire. Une soixantaine de touristes israéliens ayant échappé à l’attentat ont également été rapatriés, à bord d’un Airbus affrété par le gouvernement bulgare.
« Le kamikaze, habillé avec un short et qui portait un sac à dos, paraissait comme tout autre touriste. Il a déposé son sac dans le compartiment à bagages du bus où l’explosion s’est produite », a indiqué le ministre bulgare de l’Intérieur, Tsvetan Tsvetanov. Le ministère a fait diffuser par les chaînes de télévision bulgares une vidéo du kamikaze présumé, filmé à l’aéroport par une caméra de surveillance.
La vidéo montre un homme faisant les cent pas dans la salle d’attente de l’aéroport : il s’agit d’un jeune homme maigre, à la peau blanche, avec de longs cheveux blonds descendant jusqu’aux épaules. Il est habillé d’une chemisette bleue, d’une casquette bleue, d’un short, de chaussettes blanches et de chaussures de sport. Il va et vient dans le salon de l’aéroport avec un grand sac-à-dos noir et une sacoche d’ordinateur portable.
« L’homme est âgé d’environ 36 ans. Nous avons des empreintes digitales », a déclaré le ministre de l’Intérieur, qui a précisé qu’un test ADN était en cours.
Si, selon Tsvetan Tsvetanov, aucune organisation n’a revendiqué l’attentat, dès mercredi soir, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait pointé du doigt l’Iran, dénonçant « une offensive terroriste iranienne ». « Tous les signes mènent à l’Iran », avait-il déclaré dans un communiqué.
Téhéran s’est élevé contre ces mises en cause. La télévision d’État iranienne a qualifié de « hâtives » et « ridicules » les accusations israéliennes. Téhéran a réaffirmé que l’Iran condamnait vigoureusement « tout acte terroriste ».
L’attentat coïncide jour pour jour avec le 18 e anniversaire de l’attentat commis en 1994 contre la Mutuelle juive argentine à Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et 300 blessés, un attentat déjà imputé par Israël à l’Iran.
Selon le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, « l’attentat de Bourgas a été mené par des activistes du Hezbollah (mouvement chiite libanais) et commandité par l’Iran ».
Israël voit la main de l’Iran dans une série d’attentats ou projets d’attaques cette année, notamment en Géorgie, en Azerbaïdjan, et plus récemment au Kenya et à Chypre.
L’Iran impute pour sa part à Israël une vague d’attentats meurtriers contre ses scientifiques nucléaires ainsi que d’attaques informatiques contre ses installations nucléaires.
Israël a promis des représailles, mais les analystes israéliens s’accordent à estimer que la guerre de l’ombre entre Israël et l’Iran ne va pas dégénérer en conflit ouvert dans un proche avenir.
Selon Yoav Limor, commentateur militaire du journal gratuit Israël Hayom, proche du Premier ministre, même si les enquêteurs israéliens dépêchés à Bourgas « découvrent l’arme du crime, il sera difficile pour Israël de répliquer ».
Un avis partagé par Ofer Shelah, expert militaire du quotidien israélien Maariv, pour qui « les idées de vengeance, collective ou individuelle, devront attendre », en raison notamment des pressions de l’administration américaine qui veut dissuader Israël de frapper les installations nucléaires de Téhéran. « La riposte d’Israël sera de nature diplomatique », écrit-il, « et consistera à montrer la carte des attaques terroristes de l’Iran pour convaincre tous ceux qui en doutent encore que l’Iran est un exportateur de terrorisme à grande échelle ».
Cet attentat est le premier attentat anti-israélien commis en Bulgarie. Toutefois, Danny Shenar, chef du service de sécurité au ministère israélien des Transports, avait révélé en janvier qu’une tentative d’attentat à la bombe visant des touristes israéliens en Bulgarie avait été déjouée le 3 janvier : un engin explosif avait été découvert dissimulé dans un autobus qui devait transporter des touristes israéliens de la frontière avec la Turquie à une station de ski bulgare. Mais les autorités bulgares avaient opposé un démenti à cette information.
Au cours des dernières années, les côtes bulgares de la mer Noire sont devenues un lieu de vacances prisé des Israéliens, les deux pays entretenant par ailleurs d’excellentes relations. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie fut le seul pays allié de l’Allemagne à avoir sauvé ses juifs des camps nazis, ce qui est régulièrement rappelé lors des contacts bilatéraux avec Israël.

source :  http://www.lalsace.fr/actualite/2012/07/20/israel-attaque-en-bulgarie

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L'année dernière les attaques visaient les témoins de Jéhovah en Bulgarie

 Bulgarie: les Témoins de Jéhovah persécutés par un parti nationaliste (vidéo)

Cinq personnes ont été blessées le 17 avril dernier dans une attaque devant une maison de prière. Le mouvement nationaliste annonce d'autres protestations en mai dans plusieurs grandes villes de Bulgarie.
27 Avril 2011 16h38

Les images, publiées sur Youtube, sont affligeantes (voir ci-dessous). Elles témoignent de l'intolérance, la bêtise et la brutalité d'un parti bulgare à tendance nationaliste, le VMRO/BND, apparemment bien représenté dans des groupes de supporters de foot ultras. Jugeant le mouvement des Témoins de Jéhovah comme "la plus agressive des sectes", le VMRO/BND s'attaque à ses adeptes. Physiquement. Dix membres de ce parti, dont son leader Georgi Drkaliev, ont été arrêtés le 17 avril dernier après avoir violemment agressé plusieurs membres des Témoins de Jéhovah devant une maison de prières, à Burgas, ville sur la mer Noire, faisant 5 blessés. Les jeunes agresseurs, habillés de noir, capuche sur la tête, s'étaient rassemblés après un appel fait par le VMR/BND dans plusieurs groupes de supporters. Les arrestations n'ont, semble-t-il, pas calmé les ardeurs des nationalistes qui ont annoncé de nouvelles protestations, en mai, dans plusieurs villes du pays.
source :  http://www.rtl.be/info/monde/europe/791911/bulgarie-les-temoins-de-jehovah-persecutes-par-un-parti-nationaliste-video
la video n'est plus disponible apparemment ne respectant pas les droits d'auteur
http://tj-tjc-bibliquement.exprimetoi.net/t63-bulgarie-persecutions-2011

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La Bulgarie fut également la seule région après l'Italie à subir un séisme lors des derniers sursauts répétés qui ont dévasté Ferrare alors qu'il n'y aurait pas de lien entre les deux secousses selon les sismologues

- Lourds dégâts mais pas de victimes après un séisme en Bulgarie
Un tremblement de terre d’une magnitude de 5,8 sur l'échelle de Richter a secoué dans la nuit de lundi à mardi la Bulgarie, à une trentaine de kilomètres de Sofia, mais «n’a pas provoqué de victimes», a indiqué le ministre bulgare de l’Intérieur, Tsvetan Tsvetanov.
Le maire de la petite ville de Pernik, à proximité de l'épicentre du séisme, Rositsa Yanakieva, a également indiqué que, selon un premier bilan, «il n’y avait pas de victimes» dans sa ville.
Toutefois, les dégâts matériels - cheminées effondrées, murs effondrés ou fissurés, fenêtres brisées - sont relativement importants, selon un photographe de l’AFP sur place.
Un état-major de crise a été formé à Pernik et des renforts de pompiers, de policiers et secouristes ont été dépêchés sur place, a indiqué le ministre de l’Intérieur à l’agence de presse bulgare Focus.
Ce tremblement de terre survient après un séisme avec répliques dimanche en Italie, près de Ferrare, qui a fait six morts, selon un dernier bilan. Mais, d’après l’Institut sismologique bulgare, il n’y a pas de rapport entre les deux catastrophes.
Le séisme en Bulgarie a eu lieu vers 3 heures locales (2 heures en France), à une trentaine de kilomètres de Sofia, près de la bourgade de Pernik.
«Le tremblement de terre, d’une magnitude de 5,8 selon l'échelle de Richter, est intervenu près de Sofia, entre les bourgades de Pernik et Radomir», a indiqué une porte-parole de l’Institut sismologique bulgare. «Plusieurs répliques du tremblement de terre ont eu lieu aussitôt après», a-t-elle ajouté.
Le tremblement de terre a été ressenti à Sofia, avec des objets tombant à terre dans des logements et de nombreux habitants quittant leurs appartement pour rester dans la rue, a indiqué une journaliste de l’AFP. Mais, il n’y a pas eu de coupure de courant électrique ou du réseau téléphonique.
«Tout bougeait de manière incroyable, je me suis précipitée dans la rue et, pour le moment, je ne veux pas rentrer chez moi», a indiqué à l’AFP la jeune Maria, devant son immeuble dans un faubourg de Sofia.
D’autres habitants, assis dans la rue en pyjama, ont indiqué avoir ressenti une nouvelle réplique du tremblement de terre vers 4h30. Selon l’Institut sismologique bulgare, cette réplique a été d’une amplitude de 4,2/4,3 sur l'échelle de Richter.
En août 2009, un tremblement de terre d’une amplitude de 5,0, selon l'échelle de Richter, avait eu lieu au bord de la Mer Noire, entre la Bulgarie et la Roumanie, au sud-est du Cap de Kaliakra, sans toutefois provoquer ni victimes, ni dégâts sérieux, a indiqué l’Institut sismologique bulgare.
source :  http://www.liberation.fr/monde/2012/05/22/lourds-degats-mais-pas-de-victimes-apres-un-seisme-en-bulgarie_820429

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le séisme en Italie
- Au moins six morts dans un séisme dans le nord-est de l'Italie
(Mis à jour:
 
La mairie de Sant' Agostino, à proximité de Ferrare.
La mairie de Sant' Agostino, à proximité de Ferrare. (Photo Reuters)
 Au moins six personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées après un fort séisme qui a frappé dans la nuit de samedi à dimanche la célèbre région de Ferrare (nord-est de l’Italie), au patrimoine classé, détruisant hangars, maisons et clochers.
Parmi les victimes figurent quatre ouvriers qui travaillaient de nuit dans des usines. Un Marocain de 29 ans a été tué par la chute d’une poutrelle lors de l'écroulement d’un hangar d’une fabrique de polystyrène expansé à Ponte Rodoni di Bondeno. Deux autres ouvriers italiens ont succombé dans une usine de céramique à Sant-Agostino, quand le toit est tombé sur eux.
L’un des deux, Nicola Cavicchi, 35 ans, «voulait aller à la mer mais avec les prévisions météos mauvaises, il avait décidé d’aller travailler, pour remplacer un collègue malade», ont raconté ses parents en larmes. Le corps d’un quatrième ouvrier a été retrouvé dans la matinée sous les décombres d’une fonderie dans un autre village de la zone.

Une petite fille de 5 ans sauvée

Deux femmes sont décédées après avoir été prises de malaise à la suite du déclenchement du séisme : une Allemande de 37 ans qui était en déplacement de travail, près de Bologne et une femme de plus de cent ans.
En revanche, une petite fille de 5 ans restée emprisonnée sous les ruines de sa maison à Finale Emilia a été sauvée par les pompiers grâce à un échange téléphonique par delà l’Atlantique.
«Mon fils, à New-York était sur internet quand il a vu la nouvelle du tremblement de terre. Il nous a tout de suite appelés. Et c’est d’Amérique qu’il a réussi à alerter les secours que nous n’arrivions pas à joindre», a raconté à l’Ansa Adriano Ziosi, 64 anni, décorateur à la retraite.
«La fillette est restée calme, alors qu’elle était recouverte d’un mètre et demi de décombres. Son papa s’est démenée comme un lion pour lui libérer le visage et la faire respirer. La protection civile a fait le reste», a raconté un voisin, Andrea Giovanardi, 50 ans, qui a participé aux premiers secours.

Magnitude 6

Une cinquantaine de personnes ont été blessées dans la région de Ferrare et de Modène, zone de l'épicentre, mais aucune ne serait gravement atteinte.
Le séisme, de magnitude révisée à 6 (5,9 dans un premier temps), a été enregistré par l’institut national de géophysique à 04H04 (02H04 GMT). Il est survenu à 5,1 km de profondeur. Son épicentre a été localisé à Finale Emilia, à 36 km au nord de Bologne.
La forte secousse sismique a duré une vingtaine de secondes interminables. Elle a été ressentie dans tout le nord-est de la péninsule, de l’Emilie-Romagne à la Vénétie -une famille de touristes colombiens a raconté à l’AFP avoir été prise de panique à Venise-, et même plus légèrement en Lombardie, dans le Frioul ou en Toscane.
Elle avait été précédée d’une première, qui n’avait pas causé de dommages, et suivie de deux autres, moins fortes. Selon des experts, cette atténuation des secousses laisse présager que le pire est passé.

Liaisons ferroviaires rétablies

«Nous avons eu très peur, tout le village est descendu dans la rue après la première secousse, après la deuxième, beaucoup ont trouvé refuge dans leur voiture mais heureusement, les dégâts sont plutôt limités et concernent surtout les églises», a indiqué à l’agence Ansa, Umberto Mazza, le maire de Ostiglia, près de Mantoue.
Dans une manifestation de confiance visant à rassurer les citoyens, les bureaux électoraux se sont ouverts comme prévu pour le deuxième tour des élections municipales à Piacenza, Parme, Budrio et Comacchio.
Autre signe de normalisation: les principales liaisons ferroviaires ont repris. Dans la zone la plus touchée, se succèdent maisons à demi écroulées, amoncellements de gravats sur les routes, corniches d'églises ou de tours détachées.

Plusieurs joyaux architecturaux endommagés

Les images de télévision montrent des milliers d’habitants descendus de nuit dans les rues de villes comme Bologne, parfois encore en pyjamas et recouverts de couverture, mais gardant le calme. Sous l’impact de ce séisme, qui est équivalent dans son intensité à celui de L’Aquila en 2009, plusieurs joyaux architecturaux de villages proches de Ferrare ont été endommagés.
Des dégâts importants sont ainsi survenus dans la petite ville de San Felice, où une église s’est écroulée. De nombreux monuments historiques, dont l’hôtel de ville, y ont été endommagés, leurs murs lézardés. Dans la région de Bologne, la partie supérieure d’une tour du château de Galeazza s’est détachée. Plusieurs hôpitaux ont été évacués par mesure de sécurité, dans la crainte de nouvelles secousses.
Selon Enzo Boschi, sismologue très connu en Italie, «il n’est pas vrai qu’il n’y a pas de séisme dans la plaine du Pô». «Ferrare en a subi un très important au quinzième siècle dont on peut encore voir les traces», a-t-il rappelé. «L’Italie est un pays hautement sismique. Ce que nous savons avec précision est que 5,9 de magnitude ou 6 est le maximum qui s’est produit dans ces zones par le passé», a-t-il dit.
L’Italie est encore traumatisée par le séisme de l’Aquila, dans les Abruzzes, plus au sud de la péninsule, qui avait causé la mort de 309 personnes et privé 80.000 de leurs logements.

source : http://www.liberation.fr/monde/2012/05/20/trois-morts-dans-un-seisme-dans-le-nord-est-de-l-italie_819959

images http://www.liberation.fr/monde/2012/05/20/l-italie-endeuillee-par-un-seisme_819969#s1
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je relève ces faits en liaison avec la probabilité d'une intervention humaine dans des séismes provoqués par les méthodes militaires  comme cela a déjà été vérifié dans le sud de la France autour de Toulon
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Attentat anti-israélien: Rencontre bulgaro-israélienne à Sofia

Mis à jour le 23.07.12 à 17h39
Le ministre israélien du Tourisme, Stas Meseznikov, a rencontré ce lundi le chef du gouvernement bulgare, Boïko Borissov, et s'est rendu à la Grande Synagogue de Sofia pour un hommage aux six morts, cinq touristes israéliens et un Bulgare, tués le 18 juillet dans un attentat anti-israélien à l'aéroport de Bourgas, au bord de la mer Noire.
Mardi, le ministre israélien se rendra à Bourgas pour une seconde manifestation de commémoration. «La Bulgarie et Israël sont des pays amis et nous ne permettrons pas que l'acte terroriste de Bourgas jette de l'ombre sur nos bons rapports traditionnels. Tout changement négatif de nos relations constituerait une récompense au terrorisme», a déclaré le ministre israélien, cité dans un communiqué du gouvernement bulgare.

Attentat-suicide

«Nous travaillons activement avec les représentants des meilleurs services du monde pour établir l'identité de l'auteur» de l'attentat, a de son côté déclaré le Premier ministre bulgare. «Les touristes israéliens sont importants pour nous, pas tellement pour des raisons économiques, mais parce que pour eux la Bulgarie est comme une seconde patrie et qu'ils se sentent bien ici». «Il est très important de ne pas permettre que de tels incidents se reproduisent», a-t-il souligné dans le communiqué.
Devant la communauté juive rassemblée à la Grande Synagogue de Sofia, Stas Meseznikov a souligné que la Bulgarie et Israël avaient «un ennemi commun, le terrorisme international», et devaient donc «renforcer leur coopération dans le domaine de la sécurité». Comme l'avait déjà fait le gouvernement israélien, il a déclaré que «l'attentat avait été organisé par le Hezbollah», mouvement chiite libanais, et «financé par l'Iran».
L'attentat-suicide a été imputé par Israël à l'Iran comme commanditaire, ce que Téhéran nie avec véhémence, et au Hezbollah comme exécutant.
source :  http://www.20minutes.fr/ledirect/975367/attentat-anti-israelien-rencontre-bulgaro-israelienne-sofia
 

lundi 5 décembre 2011

Les apprentis sorciers réunis au sommet de la Planète

Chaque année la fin du mois de juin se voit le théâtre des plus importantes réunions qui doivent décider des axes d'action prioritaires pour la planète et son devenir.

Ainsi, après la réunion préparatoire des Bilderberg en mai en Espagne, se poursuivent les réunions de travail au Canada.

Nous avions pris connaissance du rôle du président français Nicolas Sarkozy comme futur dirigeant du G20 de novembre 2010 à novembre 2011, son empressement à inaugurer le rutilant porte-avions Charles de Gaulle, sa non moins hégémonique promptitude à cerner et régler les différends au sein de la fédération française de football suite à la défaite et aux scandales qui ont attisé l'attention populaire de ces deux dernières semaines.

C'est dans ce contexte que s'ouvre aujourd'hui en parallèle à la rituelle réunion annuelle des "skull bones", à Huntsville Ontario, la pré-réunion du G8 (France, Canada, Allemagne, Italie, Japon, Etats-Unis, Grande Bretagne). Ses membres attendaient ce matin les documents de travail pour déterminer les axes à tenir afin de garantir Paix et Sécurité dans le monde.

L'ordre du jour dans la petite ville d'Huntsville est la sécurité globale et la santé maternelle et infantile sujet que le président Harper connaît sur le bout des doigts. En suivant le G20 se réunira samedi à Toronto pour clôturer les programmes politiques à adopter pour s'adapter à ces directives communes.

Et l'ONU dans tout cela ? En période de vaches maigres, où les coupes budgétaires sont la rigueur commune, pourquoi ne pas inclure ces rapports de travail à ceux que rédige l'ONU quotidiennement, expertises en mains. Le leimotiv étant réduction des dépenses, pourquoi ces réunions et empilements de compétences tant décriés par les Etas eux-mêmesi ?

Selon ce site canadien http://www.cbc.ca/canada/story/2010/06/25/g8-g20-huntsville-leaders.html 1 milliard (1 billion) aurait été alloué pour assurer la sécurité globale du G8/G20. Prix légitime et nécessaire pour protéger les dirigeants selon les autorités canadiennes. Cela veut-il dire qu'avec moins de dépenses la sécurité de nos dirigeants aux réunions du G8/G20 ne serait pas garantie ? A elle seule cette remarque justifie que non seulement les finances mondiales doivent être réorganisées mais également la multiplication des réunions mettant en danger la sécurité de nos dirigeants qui augmentent les dépenses asociées mais anachroniques dans le contexte de crise actuel.

Pour discuter de la pauvreté dans le monde, de la malnutrition et de la mortalité infantile ce chiffre est insensé à la limite démoniaque comme le prix payé pour le roi des démons par la banque Rothschild. Même s'il est pour servir la sécurité du sommet de la planète ce que je ne dénigre pas, bien au contraire.

Le titre en référence aux apprentis sorciers vient que comme un fait exprès cette année encore le G8 a été précédé d'un important séisme qui a secoué les esprits et les bâtiments canadiens sans toutefois faire de victime. Il est toutefois à noter que les séismes sont rares dans la région. Nous avions commencé à suspecter les séismes provoqués après celui de l'Aquila en avril* quelques semaines avant le G8 2009. Nous continuons à rester très statistiquement intéressés au sujet. C'est pourquoi nous comptabilisons à nouveau cet événement géophysique**.

Ouvrons donc une parenthèse bien méritée à ce sujet :

Détails du séisme http://earthquakescanada.nrcan.gc.ca/recent_eq/2010/20100623.1741/index-fra.php
mercredi 23 juin 2010. Heure locale 13h41m41 HAE

magnitude : 5 Mw,

localisation : latitude 45.9 nord Longitude 75.5 ouest .

Date et heure TU : 2010-06-23 à 17h41m41 TU

8 km E de Val-des-Bois, QC, Ressenti 35 km NNO de Buckingham, QC - ressenti

au nord d'Ottawa

et le mardi 15 juin au nord de Montréal

8 km O de Sainte-Julienne, QC. Ressenti ZONE SISMIQUE DE L'OUEST DU QUEBEC. Ressenti a Sainte-Julienne, Saint Sauveur, St Jerome Bellefeuille, QC.
Détails du séisme
mardi 15 juin 2010
Heure locale : 10h59m48 HAE
Magnitude : 3,3 MN
Latitude : 45.97 nord
Longitude : 73.82 ouest
Date et
heure TU : 2010-06-15
14h59m48 TU


Sur la période rapport des 23 et 24 juin séisme et tornade

DIR10-121 - 24 juin 2010 http://www.cbc.ca/canada/story/2010/06/23/tornado-midland.html?ref=rss#ixzz0rlxdEdIF

Actualités : Résumé quotidien de Sécurité publique Canada sur les infrastructures
http://www.publicsafety.gc.ca/dir/dir10-121-fra.aspx?rss=false

On soupçonne qu’une tornade a frappé Midland, en Ontario


Le 24 juin, CBC rapporte qu’on soupçonne qu’une tornade a dévasté un terrain de caravanes de Midland (Ontario), coupé l’électricité dans la majeure partie de la région et causé des dommages importants, détruisant notamment des toits, des fenêtres et des voitures. Des caravanes se sont amoncelées, et des possibilités de fuites de gaz ont entraîné la fermeture de la zone. Certaines personnes ont été blessées, mais on ne signale aucun mort ni blessé grave. Selon CBC, le maire de Midland a déclaré l’état d’urgence et a signalé que les dommages étaient « graves » dans la partie sud de la ville. La police provinciale a mentionné que la chute d’arbres et de poteaux électriques a entraîné la fermeture de plusieurs routes de la région. Hydro One a déclaré que 8 500 clients de la région avaient perdu le courant et que des équipes étaient sur les lieux. Environnement Canada avait diffusé une alerte de tornade dans la région. Le Ministère mentionne que le radar a montré qu’une grave tempête a vraisemblablement produit une tornade dans la région. Des rapports font aussi état de nuages en entonnoir près d’Orillia (Ontario). Le gouvernement de l’Ontario a déclaré une alerte rouge pour la région de la province comprise entre Penatanguishine au nord, Barrie au sud, Collingwood à l’ouest et Orillia à l’est. Le service météo a aussi publié une veille de tornade à Windsor et ses environs, y compris à Leamington et dans le comté d’Essex.

source : article d'origine : http://www.cbc.ca/canada/story/2010/06/23/tornado-midland.html?ref=rss#ixzz0rlxdEdIF le 24 juin et http://www.cbc.ca/

article d'origine http://www.radio-canada.ca/regions/ontario/2010/06/23/005-tornade-midland.shtml et le 24 juin radio canada http://www.radio-canada.ca/

Séisme ressenti en Ontario et au Québec
Le 23 juin, Séismes Canada a enregistré peu après 13 h 30 (HAE) un tremblement de terre dont l’épicentre était situé huit kilomètres à l’est de Val-des-Bois dans le Sud-Ouest du Québec, soit à environ 55 kilomètres au nord-est d’Ottawa. Le séisme a atteint 5,0 sur l’échelle de Richter. Les médias rapportent que les secousses ont été ressenties dans le Sud et l’Est de l’Ontario, dans l’Ouest du Québec et dans certains états américains. Elles ont entraîné des évacuations à Ottawa, à Toronto et à Windsor, de même que des fermetures d’écoles. La Ville de Gracefield (Québec), une centaine de kilomètres au nord d’Ottawa, a déclaré l’état d’urgence. Un tronçon de la route 307 près de Bowman (Québec), au Nord d’Ottawa, s’est effondré dans la rivière à la suite du séisme, entraînant la fermeture de la route. Un porte-parole de Telus à Toronto a signalé que le séisme n’a occasionné aucune interruption de service. Le volume d’appels très élevé dans les minutes suivant l’incident a toutefois surchargé le système; les usagers ne pouvaient donc pas obtenir la communication. On ne signale aucune blessure. Le 23 juin, VIA Rail a publié un avis de perturbation de service : les inspections faisant suite au séisme entraîneront un retard de deux heures trente des trains circulant à l’est de Kingston.
Article d’origine http://seismescanada.rncan.gc.ca/index-fra.php – Séismes Canada, http://earthquakescanada.nrcan.gc.ca/ 23 juin 2010

http://www.cbc.ca/canada/ottawa/story/2010/06/23/tor-earthquake.html#ixzz0rlmCDlR2

le séisme ressenti jusqu'aux USA http://www.cbc.ca/canada/ottawa/story/2010/06/23/tor-earthquake.html#ixzz0rlmCDlR2 Michigan, Ohio, Pennsylvanie, Vermont, New Jersey et New York. Au sud et est de l'Ontario et ouest du Quebec. L'église Gracefield's et un restaurant local ont été touchés, selon la police proviencial de Quebec. Des dommages ont été répertoriés à l'hotel, Mayor Réal Rochon (RDI), au bureaux de la television Société Radio-Canada, le bras armé français de CBC sans faire de blessés selon la police.

http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2010/06/23/005-seisme-ottawa.shtml

Le séisme de magnitude 5 qui a secoué l'Ontario et le Québec mercredi après-midi a eu plusieurs répercussions dans la région. L'épicentre est situé à une trentaine de kilomètres au nord de Buckingham, précisément au lac Écho, à Val-des-Bois, 51 kilomètres au nord-est d'Ottawa.

Lors du séisme, tous les édifices du centre-ville d'Ottawa et de Gatineau ont aussitôt été évacués, ainsi que le Parlement, le bureau du premier ministre et le Sénat. La plupart des employés ont pu réintégrer leurs bureaux. Certains employés fédéraux ont eu congé pour le reste de la journée.

La police et les pompiers de la région ont été inondés d'appels et submergés par les alarmes qui se sont déclenchées.

Les communications cellulaires ont été coupées pendant une quinzaine de minutes.

La police de Gatineau ne rapporte aucune urgence. Des vitres auraient toutefois été brisées, des plafonds seraient fissurés et des poutres seraient tombées.

À Ottawa, on note des dommages dans un centre commercial ainsi que dans au moins deux édifices du centre-ville. Une inspection de plusieurs bâtiments et structures des deux côté de la rivière des Outaouais sera d'ailleurs réalisée.

Le service de train de Via Rail a repris en fin d'après-midi. Il avait été interrompu entre les villes de Toronto, Ottawa et Montréal afin de procéder à l'inspection des voies. À l'aéroport d'Ottawa, des vols ont également été retardés.

Le nord de Gatineau plus touché

Tout le territoire de l'Outaouais sera sillonné par des équipes qui tenteront d'évaluer les dégâts.

Près de Bowman, une partie de la route 307 est fermée. Celle-ci s'est effondrée sur 45 mètres. Une personne aurait été blessée légèrement.

La municipalité de Gracefield serait cependant la plus touchée. Le maire a d'ailleurs déclaré les mesures d'urgence, car le tremblement de terre a fait s'écrouler le plafond du centre communautaire et a endommagé un hôtel et l'église. Le mur et la cheminée de la sacristie de l'église se sont effondrés. On craint que le clocher tombe. Il semblerait également qu'il y ait des fissures du côté de la partie secondaire de l'école. Personne n'a toutefois été blessé.

Selon un sismologue, Maurice Lamontagne, on peut s'attendre à avoir des répliques sismiques au cours des prochains jours qui seront ressenties par les gens près de l'épicentre. M. Lamontagne croit que ces répliques pourraient aller jusqu'à 4 sur l'échelle de Richter.

http://www.canada.com/news/Town+declares+emergency+earthquake+rattles/3191755/story.html

http://www.viarail.ca/fr

Read more: http://www.cbc.ca/canada/ottawa/story/2010/06/23/tor-earthquake.html#ixzz0rsnvPzYr

Si avant le sommet le grondement de la Terre a retenti comme pour donner le lancement de ces journées rituelles, pendant le sommet ce sont les ondes des canons qui règleront les problèmes de sécurité.


Le bruit des canons retentira pour contenir la foule trop bruyante ou agitée, cet appareil pourrait rendre sourd selon certaines sources, mais l'autorisation de son utilisation a été accordée http://www.cbc.ca/canada/toronto/story/2010/06/25/g20-sound-cannon.html
Comme je le craignais à la fin de cet article http://patreg.romandie.com/post/10546/183397 un grand malheur a non seulement encore frappé sur le lieu du G8/G20 mais un terrible attentat aurait pu avoir lieu en Grèce*** . Fort heureusement Dieu a entendu ma prière et aucune victime est à déplorer au Canada, par contre l'attentat en Grèce a fait un mort, je n'avais pas prié pour la Grèce à mon grand regret. Même si Dieu a accepté de perdre l'une de ses chapelles, et un homme et de faire quelques blessés graves, sa bienveillance a permis de gonfler le porte-feuille de la plate-forme pour la sécurité civile du G8/G20 de 1 milliard (1 billion) de dollars environ.

Priez pour nous pauvres pêcheurs... je vous salue Marie d'avoir fait que le thème de la santé maternelle et infantile dans le monde soit la priorité des priorités de ce G8/G20.

A ce sujet, le Canada refuse la proposition européenne de taxer les banques à l'origine de la crise financière mondiale pour la bonne raison que les banques canadiennes n'en sont pas responsables et ne doivent pas payer.

Cela augure mal du succès des idées européennes au sommet de la Planète. Mais bon, il est toujours possible de faire la suggestion suivante pour sauver la sécurité des idées novatrices que madame Boutin l'experte auprès du futur président du G20 appelle de ses voeux. Je vous salue...

Le Canada et les pays émergents sont opposés à cette proposition franco-germanique à la quelle se rallie britanniques et etats-uniens. Certes leur position est légitime, mais seulement dans un monde globalisé où le vecteur constant est celui de la solidarité, à l'instar des accords de l'OTAN qui légalisent l'intervention de ses signataires au nom de cette solidarité mutuelle. Comment le G8/G20 pourraient-ils s'y soustraire ? Canada ou pays émergents compris.

En effet il serait hautement plus opportun d'accepter la solidarité financière globalisée, que les banques des pays aient ou non contribué au désastre globalisé. Ceci au nom de la solidarité globale bien évidemment. Après il n'est pas interdit d'amménager des "oasis sécuritaires" comme par exemple faire en sorte que les banques des pays ayant contribué à rendre lisiblement profitable la gestion des fonds placés se voient rétrocéder d'un certain pourcentage et inversement celles ayant accentué le désastre se voient contraintes de régler des pénalités. Ainsi la cagnotte globale pourrait servir à la fois à répartir la solidarité globalisée et rassurer les banques des pays non impliquées en leur allouant un retour financier. Ainsi tout le monde serait assuré en quelque sorte contre les risques des placements bancaires dits "toxiques", y compris les banques qui aujourd'hui n'ont pas fauté. Car il n'est pas exclu qu'un jour ou l'autre leur rigueur fasse défaut, elles seraient alors satisfaites de pouvoir faire appel à ce fonds de solidarité globalisée. De plus leur aide de banques exemplaires pourraient servir à tous, y compris aux banques les moins aptes à protéger les plus pauvres de la banqueroute. Un système de points pourrait d'ailleurs favoriser l'émergence d'une nouvelle façon de "gérer ensemble" où chacun aiderait l'autre en pointant les risques ou les points positifs à développer. Il n'est pas interdit de rêver que le G20 accouche d'une vertue en matière de gestion globalisable.

Mais tout ceci à l'unique condition que les citoyens ne soient pas davantage ponctionnés, car ils le sont déjà suffismment y compris par les banques fautives. Il serait d'ailleurs urgent de prévoir une sorte de charte globale des instruments financiers et bancaires. Une uniformisation globalisée uniquement si elle sert à réduire et moraliser les frais bancaires et non l'inverse. Les banques exemptes de tout excès seraient alors bien placées pour rappeler à l'ordre celles qui s'écartent de la vertu. C'est donc pourquoi il faut que le Canada revienne sur sa décision et trouve une parade pour satisfaire à la fois les nantis et les pauvres dans un monde solidaire où ceux qui savent expliquent et montrent à ceux qui sont exclus de la connaissance. Merci monsieur Harper, priez pour nous.

Article proposé au site Mecanopolis sous ma signature Patricia Régnier

* nous noterons que c'est au mois d'avril 2010 qu'a eu lieu la catastrophe industrielle de la plateforme deepwater dans le golfe du Mexique qui détruit la faune et la flore sur plusieurs kilométres et qui continue de répandre des barils de pétrole tant que les connaissances humaines ne seront pas capables de stopper la pression démentielle du méthane qui s'éjecte du plancher océanique.

** je rejoins en ce point l'analyse que l'ingénieur Pierre Grésillaud fait au sujet des séismes provoqués par des armes nucléaires (ils sont connus et provoquent des séismes jusqu'à des magnitude 6). Sur internet plusieurs écrits apparaissent dans les moteurs de recherche. J'ai moi-même participé à plusieurs forums sur le sujet. Notamment ceux en rapport à l'accident de l'usine AZF dont l'origine n'est pas entièrement expliquée et dont trop de faits restent enigmatiques comme l'échelle remontée d'un hélicoptère se trouvant sur place peu de temps avant l'explosion. Trop de mystères qui ne satisfont pas le CHST. Nous le comprenons car comment édicter des règles de sécurité si trop de faits restent techniquement inexplicables et si les conditions et les respects des procédures étaient le plus souvent suivis comme dans d'autres sites comparable. Mais il est vrai que les sites d'essais militaires ne sont pas toujours proches de telles usines chimiques chargées en histoire militaire. Priez pour nous...

*** http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/06/24/006-athenes-attentat-police.shtml le chef de la sécurité du ministre chargé de la police a été tué par un colis piégé jeudi 24 juin. C'est au coeur même du siège du ministère au septième étage que la déflagration a eu lieu, à quelques mètres seulement du bureau du ministre Michalis Chryssohoïdis. Le ministre Michalis Chryssohoïdis, visé par cet attentat, est considéré comme une figure emblématique de la lutte antiterroriste grecque. Le mardi 22 juin c'est un incendie qui avait ravagé deux bâtiments de la police à Lyon détruisant des dizaines de voitures dans un local, des tenues de travail et du matériel de police dans l'autre.

publié sur romandie blog le 25/06/2010 18:03

mercredi 19 octobre 2011

Les scientifiques en procès à l'Aquila

Vendredi 15 octobre

A L’Aquila, la science secouée


grand angleSept experts sont accusés d’homicide involontaire par des survivants du séisme qui a dévasté la cité italienne en 2009. Ouvert le 20 septembre, ce procès est une première dans l’histoire des catastrophes naturelles. Demain, audience des premiers témoins (16 octobre 2011).

Par DINO DIMEO Envoyé spécial à L’Aquila (Italie)

«Mais quand quelqu’un lèvera-t-il donc le doigt pour dire que, durant cette nuit du 6 avril 2009, quelque chose n’a pas fonctionné correctement ? » Giustino Parisse ressasse cette question depuis plus de deux ans. Dans le séisme qui fit 309 morts et un millier de blessés à L’Aquila et alentours, il a perdu ses deux enfants et son père. La cinquantaine, il reçoit en survêtement dans la véranda de son nouveau bungalow d’Onna, un petit village où la secousse tellurique de magnitude 6,3 survenue à 3 h 32 du matin a tué 29 personnes, 11% de la population. Aujourd’hui, il fait partie des centaines de personnes qui ont portéplainte contre les sept membres de la Commission aux risques majeurs, cinq scientifiques et deux responsables de la protection civile. Réunis six jours avant le drame, alors que la région était l’objet de secousses telluriques inhabituelles depuis décembre, accusés d’avoir mal évalué le danger, ils sont poursuivis pour «homicide involontaire». Leur procès s’est ouvert le 20 septembre à L’Aquila dans une salle comble. C’est la première fois dans l’histoire des catastrophes naturelles que des scientifiques sont ainsi mis en cause. «Je ne m’en prends pas à la science en tant que telle mais à une science qui ne fait pas bien son métier», explique calmement Giustino Parisse.

Cette nuit-là, Giustino était resté chez lui, rassuré comme tant d’autres habitants par les déclarations faites à l’issue de la réunion de la Commission «Grandi Rischi». En quelques secondes, la ville médiévale de L’Aquila et 56 communes des environs étaient dévastées. Malgré l’état d’urgencedécrété le 5 avril par le maire de L’Aquila, Massimo Cialente, l’impréparation était totale. Seuls 15 pompiers étaient de service pour couvrir la ville et ses environs. Aucun des édifices fragilisés par les précédentes secousses n’avait été évacué. Et lorsque le séisme final est survenu, les secours ont été paralysés : le Palazzo del Governo d’où ils devaient partir avait été totalement détruit. Plus de 65 000 personnes se sont trouvées à la rue. Le chef-lieu des Abruzzes, trésor d’histoire et de culture, est aujourd’hui une ville fantôme, un Pompéi moderne dont les touristes arpentent les artères principales.

Prédictions et mesures

Pour ce procès sans précédent, le juge Marco Billi a pris ses quartiers dans un palais de justice relogé au sein d’une ancienne caserne, en pleine zone industrielle de Bazzano, à 3 kilomètres à l’est de la ville. Les audiences se tiennent dans un préfabriqué fraîchement peint en bleu. Le juge espère aller vite, tout boucler en un an et demi. Pourtant, pas moins de 70 parties civiles ont été constituées, 300 témoins doivent être entendus (presque autant que le nombre de victimes) dont 73 sont convoqués par le procureur. Les cinq scientifiques mis en examen sont des personnalités reconnues. Il y a le président de la Commission, Enzo Boschi, à l’époque à la tête de l’Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV); Giulio Selvaggi, directeur du Centre national des séismes de l’INVG; Franco Barberi, géophysicien de l’université de Rome ; Claudio Eva, physicien de l’université de Gênes, et Gian Michele Calvi, directeur d’Eucentre, un centre de formation et de recherche sur l’ingénierie antisismique. Accusés à leurs côtés figurent Bernardo De Bernardinis, numéro 2 de la protection civile italienne, une structure dépendant directement de la présidence du Conseil, chargée d’organiser les premiers secours, mais aussi les travaux liés à la prévention et même à la reconstruction après les sinistres, et Mauro Dolce, directeur du département des risques sismiques.

En ce début 2009, alors que la direction de la protection civile s’inquiétait de la sécurité du sommet du G8 prévu alors sur l’île de La Maddalena, au nord de la Sardaigne, les sismologues, eux, étudiaient avec attention l’évolution des tremblements telluriques qui secouaient la région depuis décembre, sans pour autant annoncer un séisme majeur imminent, aucune mesure scientifique ne permettant de faire ce genre de prévisions. Mais voilà qu’à la mi-mars, Giampaolo Giuliani, technicien au laboratoire souterrain du Gran Sasso, tout proche de L’Aquila, assure dans les médias qu’un grand séisme va survenir à Sulmona, une ville située à 60 kilomètres de la cité. Il fonde sa prédiction sur une forte hausse d’émission de radon dans la région, enregistrée par des instruments de sa fabrication. Ces mesures sont, estime-t-il, un indéniable signe d’urgence. Giuliani n’a jamais publié d’article scientifique sur cette corrélation. Pour les sismologues, il n’a aucune légitimité. Mais la population panique. Et les autorités aussi : il faut démonter l’imposture, et vite. Guido Bertolaso, le patron de la protection civile, va même jusqu’à porter plainte contre le technicien pour «alarmisme» suscitant l’affolement public. Le maire de L’Aquila, inquiet, ordonne néanmoins la fermeture de toutes les écoles, et fait pression sur Bertolaso pour qu’il convoque, dans sa ville, une réunion exceptionnelle de la Commission aux risques majeurs. Sa mission : faire la lumière, scientifiquement, sur la situation.

Quelle a été la responsabilité des scientifiques réunis le 31 mars dans les messages apaisants qui ont circulé ?«Je ne sais pas de quoi ils ont parlé pendant cette réunion, continue Parisse. Mais cela n’a duré qu’une heure. Ont-ils eu vraiment le temps de traiter le sujet ?» Que s’est-il dit, en effet, lors de cette réunion dont le procès-verbal n’a été signé que le 6 avril dans l’après-midi, douze heures après la tragédie ? Enzo Boschi, le président de l’INGV, y affirme prudemment : «Il est improbable que survienne à court terme un tremblement de terre comme celui de 1703 [6 000 morts, ndlr] mais la possibilité ne peut pas être totalement exclue.»

Une conversation téléphonique entre le géophysicien Franco Barberi et Guido Bertolaso, interceptée par la police et portée au dossier, éclaire l’état d’esprit de la commission. Ce scientifique, en route vers Rome, déclare au patron de la protection civile : «Je crois que nous avons été clairs sur l’impossibilité de prévoir un tremblement de terre et donc sur le fait que [les messages de Giuliani] sont totalement dénués de crédibilité, sans compter une évaluation de la situation qui, en somme, me semble (hésitation) très bien.» Le fait est que, à la sortie de la réunion, Bernardo de Bernardinis lâche, devant les caméras : «Plus la terre tremble, plus elle libère de l’énergie. Cela devrait se calmer. Je dirais : "Rentrez chez vous et dégustez un bon verre de montepulciano."» Ce discours tragiquement rassurant, qui n’est conforté par aucun des propos rapportés par le procès-verbal, est encore visible sur You Tube… Les secousses continueront encore, et plus.

Quelques semaines après la catastrophe, la population dévastée s’interroge sur les responsabilités. Parisse est rédacteur en chef du Centro, le quotidien local. Il se sent doublement coupable d’avoir relayé l’information officielle et d’avoir vu l’aile de sa maison (construite selon les normes) s’écrouler sur sa famille. Il est bientôt contacté par Vincenzo Vittorini, chirurgien, et Massimo Cinque, médecin. Le premier a perdu sa femme, le second son épouse et ses deux enfants. Tous deux veulent engager une procédure pénale contre la commission d’experts, et faire en sorte que le monde entier en parle. Ils ne sont pas les seuls. C’est ainsi qu’en mai dernier, ils obtiennent gain de cause : un procès s’ouvrira en septembre.

La bataille s’annonce rude. Samedi 1er octobre, dans la salle d’audience comble, Marco Billi écoute, stoïque, la défense. La bordée d’avocats de renom (dont Alfredo Biondi, l’ex-ministre de la Justice) menée par Carlo Sica, le représentant légal de la présidence du Conseil, pinaillent. Après quatre heures, l’audience est renvoyée au 15 octobre. Motif ? La chancellerie n’aurait pas fourni à la défense tous les éléments de l’instruction, dont le DVD du documentaire de Sabina Guzzanti Draquila (qui dénonce les rapports complices entre Berlusconi et Bertolaso, mis en examen en 2010 pour corruption et détournement de fonds publics). «Si vous voulez, j’apporte le graveur que j’ai chez moi», a ironisé le substitut du procureur, Fabio Picuti, auteur d’un dossier à charge de 224 pages.

«Insister sur la dangerosité»

«J’aurais préféré qu’ils soient aussi pointilleux le soir du tremblement de terre», lance le chirurgien Vincenzo Vittorini, président de l’association 309 Martyrs.Non loin de lui, les nombreux avocats des parties civiles n’ont rien de stars. Des familles sont venues regarder dans les yeux les accusés, en l’occurrence les membres de la protection civile. Aucun des scientifiques mis en examen n’était présent à cette audience. Ils ont le soutien de 4 000 chercheurs italiens et étrangers qui ont adressé unelettre ouverte au président de la république italienne réaffirmant l’impossibilité de prédire la catastrophe.

La question pendante est celle d’une négligence. Gaetano de Luca, sismologue travaillant aujourd’hui à l’INGV à L’Aquila, qualifie les communiqués de la réunion de «légers». «Personne ne peut prévoir un tremblement de terre, mais les scientifiques présents auraient dû insister sur la dangerosité de ce qui se passait ici. Je n’avais jamais vu une série de secousses telles de toute ma carrière, assure-t-il. Les experts se sont focalisés sur l’affaire Giuliani. La population a compris qu’il avait tort, et chacun en a déduit qu’il n’y aurait pas de tremblement de terre.» Spécialiste de la sismologie de la région, il relève en outre que «la prévention est aussi l’affaire des maires, des présidents de région et de province. Pourtant, ils ne sont pas au procès». Pas encore.

Pour le professeur Domenico Giardini, qui a remplacé Enzo Boschi à la présidence de l’INVG, le problème crucial est celui de la communication sur les risques : «Comment réussir à rendre compréhensible des données scientifiques complexes comportant autant d’incertitudes ? Comment les livrer à la protection civile qui, elle, doit retransmettre un message simple ?» Le professeur reconnaît que, s’il avait perdu ses enfants, il aurait peut-être lui aussi porté plainte. «Nous sommes tous préoccupés. Ils risquent quinze ans de prison. Il faut maintenant qu’il y ait une prise de conscience sur plusieurs fronts. Car il y a eu des morts à cause d’un message erroné.»

Demain, à 9 heures, la troisième audience du procès de L’Aquila devrait permettre d’entendre pour la première fois des témoins. A moins que la défense déploie, une nouvelle fois, ses talents procéduriers.

Photos Claudio Vitale

source :
http://www.liberation.fr/monde/01012365565-a-l-aquila-la-science-secouee
 
Peu de temps après s'ouvrait le G20 en Italie, les membres sont venus sur place se rendre compte de l'état des vestiges... le lieu devrait devenir un nouveau site touristique selon les autorités gouvernementales. Le G20 doit s'ouvrir dans les jours qui viennent à Cannes, autre lieu qui fut marqué par des catastrophes naturelles avec les raz-de-marée successifs comme je l'ai noté dans un précédent article... Bizarre !