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dimanche 12 août 2012

Un néonazi lyonnais en garde à vue pour avoir posté des photos de son bébé enveloppé dans un drapeau nazi

Lyon. Il postait sur Facebook des photos de son bébé enveloppé dans un drapeau nazi

Un néonazi lyonnais a été placé en garde à vue quelques heures lundi pour avoir posté sur Facebook des photos de son bébé enveloppé dans un drapeau nazi ou arborant une caquette à croix gammée, a indiqué la police, confirmant une information du progres.fr.
L'affaire a débuté fin juin par le dépôt d'une plainte par la femme de ce plombier intérimaire, excédée par les mises en scène de leur petit garçon de moins d'un an réalisées par l'homme. Sur certaines photos, "on voit le bébé enveloppé dans un drapeau nazi ou posé dessus, parfois il porte une casquette avec une croix gammée". Sur d'autres, des photomontages, il apparaît au côté d'Hitler, a détaillé un policier.
Le père, âgé d'une trentaine d'années, a depuis retiré ces photos de sa page Facebook. Il fait partie du groupe de supporters radicaux de l'Olympique lyonnais des "Bad Gones". Il a été laissé libre à l'issue de sa garde à vue. Le parquet de Lyon doit décider lundi prochain des suites à donner à l'affaire. Durant sa garde à vue au commissariat du VIIe arrondissement de Lyon, il a reconnu son "attirance pour les thèses du nazisme". Un écharpe "white power" (le pouvoir aux blancs) a été retrouvée lors d'une perquisition à son domicile, ainsi que des drapeaux nazis.
source :  http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/25/1407004-lyon-un-neonazi-postait-sur-facebook-des-photos-de-son-bebe-enveloppe-dans-un-drapeau-nazi.html

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Il n'est ni tapi dans l'ombre ni camouflé derrière des codes secrets ou des mots de passe introuvables. Il est là, à peine caché, sur la Toile. Aussi incroyable que cela puisse paraître, un "parti national-socialiste français" existe. Pourtant interdit par la loi, ce mouvement tout à la gloire d'Adolf Hitler peut, sur Internet, laisser libre cours à sa haine maladive des juifs. 

Que trouve-t-on sur le site du parti nazi, baptisé Phenix? Tout d'abord un portrait d'Hitler et une croix gammée en page d'accueil, un éditorial qui dénonce "la France enjuivée" et se termine ainsi: "Le combat continue! Heil Hitler!" Puis une documentation ahurissante, l'outillage idéal du parfait nazi et/ou révisionniste. Des rubriques surprenantes, telles "la coiffure du national-socialiste" ou la photo d'une jeune blonde posant nue, le bras droit tendu. Mais aussi des textes qui font froid dans le dos, interdits de parution en France, comme Le Protocole des sages de Sion ; des jeux vidéo où l'on tue des juifs ; des chants de la Waffen-SS ; des documents intitulés "Militer en milieu scolaire", "Directives pour la sélection d'une compagne ou d'un compagnon et la procréation", "Le massacre d'Oradour, un demi-siècle de mise en scène", etc. 
Le délire de deux ou trois illuminés? Difficile à savoir. Le "parti nazi français", qui serait surtout présent en Alsace, sur la Côte d'Azur, dans le Nord et en Vendée, refuse tout contact avec la presse. En cherchant bien, on trouve un numéro de téléphone et une adresse à Malakoff (Hauts-de-Seine) qui datent de 2006. Impossible de connaître la fréquentation du site, aucun compteur n'apparaissant nulle part. A l'inverse, à chaque message laissé sur le forum de discussions correspond le nombre de consultations: le plus souvent, elles se comptent en centaines. Le message "Bannissement de membres" dépasse, lui, les 2000 lectures. 
Les cibles sont toujours les mêmes: juifs, musulmans (de plus en plus), Noirs?
 
Les renseignements généraux, les policiers de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCLTIC) et la gendarmerie surveillent de près ce site, comme une quinzaine d'autres rédigés en langue française. Au sujet de Phenix, certains policiers se disent tout autant frappés par la violence des propos que par l'actualisation constante, le nombre de documents qu'il recense et l'abondance de photos "d'actes militants" (essentiellement des croix gammées taguées ou collées sur des lieux publics, affiches électorales ou panneaux de signalisation) mises en ligne. 
Le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), qui a entrepris le recensement de tous les sites extrémistes de droite et prévoit la publication d'un rapport sur le sujet d'ici à la fin de l'année, se dit lui aussi impressionné par la quantité de documents que contient le site. "Il est difficilement imaginable qu'une petite poignée de personnes puisse collecter et mettre en ligne autant de fichiers", estime un responsable de l'association. Le Mrap note également que le site renvoie vers 291 sites d'extrême droite, eux-mêmes liés, chacun, à au moins dix autres. 
La violence des propos est sidérante, l'obsession antisémite omniprésente. Plusieurs sites dressent une interminable liste de personnalités françaises juives ou supposées telles: hommes politiques, artistes, journalistes? "En termes de racisme, on a longtemps été dans le subliminal, même sur la Toile, souligne un spécialiste de l'Internet. Là, ce n'est plus du tout le cas." Les cibles sont toujours les mêmes: juifs, musulmans (de plus en plus), Noirs? "Caisse de résonance idéale pour les personnes à la marge, que ce soit sexuellement ou politiquement", comme le dit un policier, Internet ici sert de défouloir aux racistes et fait office de lieu de ralliement: des rendez-vous y sont discrètement donnés. "Avant, un nazi qui voulait se faire des amis rencontrait quelques difficultés. Aujourd'hui, en allant sur le Web, il peut se faire plein d'amis en quelques minutes", résume un militant associatif qui réclame l'anonymat - un de ses collègues, moins discret, a reçu des menaces de mort à son domicile. 


Alexandre DUYCK - Le Journal du Dimanche
dimanche 08 juin 2008
source :  http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Les-neonazis-tissent-leur-Toile-91940

dimanche 8 juillet 2012

Toulouse lieu de tous les affronts

En septembre 2001 Toulouse était martyrisée après New York avec l'accident industriel de l'usine AZF proche de lieux classés SEVESO. Avant les élections les attaques de militaires puis de jeunes dans une école juive avait de nouveau apeuré les esprits quand l'auteur des crimes fut identifié sous les traits d'un jeune fanatique islamiste Mohamed Merah. Voici que de nouveau cette école juive de Toulouse (Ozar Hatorah) est citée pour une agression contre l'un de ses élèves.

Oh Toulouse !


Agression dans un train contre un élève de l'école juive visée par Merah

Deux jeunes ont été interpellés jeudi à Lyon après l'agression dans un train Toulouse-Lyon d'un élève de l'école juive visée par Mohamed Merah à Toulouse, une attaque dont le caractère antisémite reste à confirmer mais qui a déclenché de vives réactions des pouvoirs publics.
Les deux hommes de 18 ans, d'origine maghrébine et sans casier judiciaire selon une source policière, ont été interpellés peu après 11H00 dans un bureau de recrutement de l'armée à Lyon et placés en garde à vue. "Ces deux jeunes venaient passer des tests pour intégrer l'armée", a précisé la zone de défense sud-est.
"Dans le cadre du début de l'enquête, le caractère antisémite de l'agression n'est pas encore avéré", a prudemment déclaré jeudi soir une source judiciaire à l'AFP, évoquant "des témoignages contradictoires".
"Les faits de violences sont là, par pluralité d'auteurs et dans un moyen de transport, mais il faut continuer à recueillir des témoignages, notamment des passagers de la rame, pour considérer un caractère antisémite", a dit encore cette source, précisant que la garde à vue des deux auteurs présumés serait prolongée vendredi.
Scolarisé à l'école Ozar Hatorah de Toulouse, l'école dans laquelle Mohamed Merah avait tué le 19 mars trois enfants et un père de famille, la victime, âgée de 17 ans, rentrait dans sa famille à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon.
Dans le train, il a été pris à partie et insulté par l'un de ses agresseurs présumés, alors qu'il téléphonait à son frère, "qui a un prénom juif", a-t-il dit au quotidien régional Le Progrès à sa sortie de l'hôpital, avec une interruption temporaire de travail de dix (bien dix) jours.
"Il me demande de le suivre sur la plateforme. Je m'exécute, pensant que nous allons avoir une simple explication. C'est alors qu'il commence à me frapper. Il est ensuite rejoint par son ami. Durant la bagarre, seul l'un des deux a fait référence à mon judaïsme", dit-il.
"Seule l'intervention d'un passager et des contrôleurs de la SNCF a pu mettre un terme aux violences", a précisé le ministère de l'Intérieur.
"C'est intolérable. Ils étaient sur la plateforme et ils l'ont mis dans les toilettes avant de lui donner des coups", a dit à l'AFP le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, qui a pu s'entretenir avec la famille.
"Il a tenté d'apaiser la situation en s'exprimant en arabe, une langue qu'il parle. Mais loin d'apaiser ses agresseurs, ça les a excités davantage", a raconté à l'AFP l'avocat Alain Jakubowicz, président de la Licra.
La Licra qui a par ailleurs demandé "la convocation en urgence d'une réunion interministérielle" et précise qu'elle sera reçue vendredi par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
"Tous les moyens seront mis en oeuvre pour faire reculer, pour faire disparaître ces actes d'antisémitisme. Nous avons un travail de longue haleine, en profondeur" à faire, a déclaré le ministre.
Pour le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, "il y a un problème d'antisémitisme en France dont il faut absolument être conscient".
A Lyon, le sénateur-maire PS Gérard Collomb a appelé "les autorités à condamner les auteurs de ces faits avec la plus grande sévérité", "devant la multiplication des manifestations de haine et d'intolérance".
Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, a rappelé qu'il recevait vendredi "les représentants de la communauté juive dans le cadre de la Conférence départementale de la laïcité et de la liberté religieuse".
Début juin, trois jeunes juifs portant la kippa avaient été agressés à coups de barre de fer et de marteau à Villeurbanne. Quatre suspects ont été interpellés et mis en examen pour "violences aggravées".
Selon le ministère de l'Intérieur, les actes et menaces antisémites ont augmenté de 46% de janvier à avril 2012 par rapport à l'an dernier.
Jeudi, le ministère s'est à nouveau dit déterminé "à combattre toutes les résurgences de ce mal profond qu'est l'antisémitisme" et souligné que la loi prévoit "des sanctions sévères".
source :  http://www.liberation.fr/depeches/2012/07/05/agression-dans-un-train-contre-un-eleve-de-l-ecole-juive-visee-par-merah_831455