Les vols de l'ONU se poursuivront en Côte d'Ivoire
La mission des Nations unies en Côte d'Ivoire maintiendra ses vols dans le pays en dépit de la décision du président sortant Laurent Gbagbo d'imposer une interdiction de survol du territoire aux appareils de l'ONU, a déclaré jeudi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.
Le porte-parole Martin Nesirky a précisé que Ban Ki-moon "déplorait" les tentatives de Laurent Gbagbo de clouer au sol les avions de l'ONU et jugeait cette mesure "inacceptable".
Le secrétaire général de l'ONU "confirme que (la mission) maintiendra ses opérations de vols et prendra toutes les mesures nécessaires", conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, pour "remplir son mandat, en particulier" en matière de "protection des civils", a ajouté le porte-parole.
Laurent Gbagbo a décidé une interdiction de survol de la Côte d'Ivoire par les vols des Nations unies, une décision qui pourrait compromettre le retour de son rival Alassane Ouattara, actuellement en Ethiopie pour un sommet de l'Union africaine consacrée à la crise politique ivoirienne.
Alassane Ouattara, dont la victoire à l'élection présidentielle du 28 novembre a été reconnue par la communauté internationale, a quitté mardi Abidjan grâce à un hélicoptère de l'ONU qui l'a acheminé jusqu'à Bouaké. Il a ensuite rejoint l'Ethiopie jeudi en avion privé.
La rencontre organisée à Addis-Abeba vise à mettre un terme au trois mois de crise politique en Côte d'Ivoire, où les affrontements entre les deux camps se multiplient. Laurent Gbagbo y a envoyé une délégation pour le représenter sur place, selon la télévision officielle.
C'est la première fois qu'Alassane Ouattara quitte le pays depuis le scrutin contesté par Laurent Gbagbo, qui refuse de lui céder le pouvoir.
Son porte-parole a rejeté la décision de Laurent Gbagbo. "Laurent Gbagbo n'est plus le président de la Côte d'Ivoire, sa décision ne veut rien dire", a déclaré Patrick Achi. "Il a dit aux ambassadeurs de partir, ils sont encore là. Il a dit aux Nations unies de partir, leurs effectifs ont été renforcés. Il a dit que les hélicoptères ne pouvaient plus voler, les hélicoptères volent partout au-dessus d'Abidjan".
Deux journalistes de l'Associated Press ont pu monter à bord d'un hélicoptère de l'ONU, plusieurs heures après l'annonce mercredi soir de Gbagbo. AP
publié sur romandie blog le 10/03/2011 22:18
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mardi 6 décembre 2011
dimanche 4 décembre 2011
Amnesty accuse Tsahal de "destructions gratuites" à Gaza
L'armée israélienne s'est livrée à des actes de "destructions gratuites", visant des civils Palestiniens, lors de son offensive dans la bande de Gaza en décembre et janvier, affirme Amnesty International.
Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours de combats, l'organisation humanitaire précise également que les tirs de roquettes des militants du Hamas contre Israël constituaient des "crimes de guerre".
Amnesty affirme n'avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du Hamas comme des boucliers humains, comme l'affirmait l'armée israélienne.
Au total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l'homme.
L'armée israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette intervention, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils.
"La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées", estime Amnesty dans son rapport. "Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires."
L'état-major israélien a réagi en disant que l'armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a accusé les auteurs du rapport d'ignorer "les efforts fournis par les forces de défense israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants".
"PRUDENCE"
"Dans de nombreux cas, les forces de défense israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque", ajoute Tsahal.
"Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires", affirme l'état-major.
Une enquête ouverte par l'état-major israélien avait conclu à l'absence de crimes tandis que l'Etat hébreu a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies.
Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.
Ils n'en restaient pas moins des actes "aveugles et illégaux au regard du droit international".
Amnesty accuse le Hamas et d'autres groupes armés d'avoir mis en danger la vie des civils palestiniens en tirant des roquettes et en cachant des armes à proximité d'habitations.
L'organisation humanitaire affirme n'avoir recueilli aucune preuve montrant que "le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants."
Aucune preuve n'a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôles des insurgés.
Le rapport affirme en revanche qu'en plusieurs occasions des soldats israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d'enfants comme de "boucliers humains" en les contraignant à rester à proximité de "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires".
Joseph Nasr, version française Pierre Sérisier et Pascal Liétout
Le jeudi 2 juillet 2009
http://fr.news.yahoo.com/4/20090702/twl-israel-gaza-amnesty-38cfb6d.html
Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours de combats, l'organisation humanitaire précise également que les tirs de roquettes des militants du Hamas contre Israël constituaient des "crimes de guerre".
Amnesty affirme n'avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du Hamas comme des boucliers humains, comme l'affirmait l'armée israélienne.
Au total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l'homme.
L'armée israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette intervention, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils.
"La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées", estime Amnesty dans son rapport. "Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires."
L'état-major israélien a réagi en disant que l'armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a accusé les auteurs du rapport d'ignorer "les efforts fournis par les forces de défense israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants".
"PRUDENCE"
"Dans de nombreux cas, les forces de défense israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque", ajoute Tsahal.
"Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires", affirme l'état-major.
Une enquête ouverte par l'état-major israélien avait conclu à l'absence de crimes tandis que l'Etat hébreu a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies.
Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.
Ils n'en restaient pas moins des actes "aveugles et illégaux au regard du droit international".
Amnesty accuse le Hamas et d'autres groupes armés d'avoir mis en danger la vie des civils palestiniens en tirant des roquettes et en cachant des armes à proximité d'habitations.
L'organisation humanitaire affirme n'avoir recueilli aucune preuve montrant que "le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants."
Aucune preuve n'a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôles des insurgés.
Le rapport affirme en revanche qu'en plusieurs occasions des soldats israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d'enfants comme de "boucliers humains" en les contraignant à rester à proximité de "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires".
Joseph Nasr, version française Pierre Sérisier et Pascal Liétout
Le jeudi 2 juillet 2009
http://fr.news.yahoo.com/4/20090702/twl-israel-gaza-amnesty-38cfb6d.html
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