lundi 5 décembre 2011

Relations internationales sur fond de trafic de drogue afghan

Le Mise à jour 05.02.2010 13h38
La Russie et les USA promettent de lutter ensemble contre le problème de drogue afghan
La Russie et les Etats-Unis ont promis jeudi de lutter contre la production et le trafic de drogue en Afghanistan, ont rapporté les agences de presse russes.

La Russie s'est plainte que les Etats-Unis et l'OTAN n'en ont pas fait assez pour empêcher le flux des drogues en provenance d' Afghanistan, qui a entraîné une augmentation des taux de dépendance en Russie.

Viktor Ivanov, directeur de l'agence de contrôle des drogues en Russie, et son homologue américain, Gil Kerlikowske, ont signé jeudi une série de documents cadres sur les efforts de lutte contre la drogue à Moscou.

Les accords stipulent les activités d'un groupe de contrôle de la drogue russo-américain, les participants à ce groupe et les domaines de coopération.

« La Russie et les Etats-Unis sont convaincus que résoudre ce problème nécessite les efforts des gouvernements des deux pays », selon un communiqué conjoint signé par MM. Ivanov et Kerlikowske.

Le travail commun doit aller au-delà de l'application de la loi afin d'inclure la prévention, les soins, les contrôles financiers et les échanges d'informations et de personnes, a ajouté le communiqué.
Source: xinhua

http://french.people.com.cn/International/6889028.html

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et le 3 mars 2010 le son de cloche est différent :

Afghanistan: la lutte contre le trafic de drogue sans les Etats-Unis
19:45 02/03/2010
© RIA Novosti. Tikhonov
Par Vladimir Evseïev, RIA Novosti
Après l’achèvement de l’opération des troupes américaines dans la province afghane du Helmand, une autre opération est en voie de préparation à Kandahar.

Mais il est déclaré ouvertement que la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan ne prévoit pas de lutter contre la production de drogue. Les Américains craignent probablement de dresser contre eux de nombreux Afghans dont le bien-être dépend, pour beaucoup, des volumes de production de pavot à opium.

C’est ce que confirme le rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) selon lequel les plantations de pavot à opium en Afghanistan dépassent actuellement celles de Colombie, du Pérou et de Bolivie réunies et couvrent 193000 hectares. Par rapport à 2001, la production de drogue en Afghanistan s’est considérablement accrue pour atteindre 7500 tonnes d’opium.

L’héroïne représente un très grand danger. La production annuelle dans les laboratoires clandestins des provinces du Badakhchan, du Helmand et de Nangarhâr dépasse 800 tonnes.

L’héroïne occupe la première place en Russie en nombre de décès dus à la consommation de drogue. Selon le rapport de l’UNODC, la Russie a occupé en 2009 la première place au monde pour la quantité d’héroïne consommée: 75 à 80 tonnes par an, soit 20% de la consommation mondiale. Cela signifie que la Russie en consomme 3,5 fois plus que les États-Unis et le Canada (environ 20 tonnes) et presque deux fois plus que la Chine (45 tonnes).

Les données de l’ONU sont entièrement confirmées par les sources russes. Ainsi, en mars 2009, Viktor Ivanov, le directeur du Service fédéral de contrôle du trafic de stupéfiants (FSKN), déclarait que la Russie comptait 2 à 2,5 millions de toxicomanes, dont 500000 officiellement recensés. Selon certaines estimations, chaque année en Russie, environ 30000 personnes meurent par suite de consommation de stupéfiants et le nombre de toxicomanes s’accroît de 80000.

Il existe trois voies principales pour le passage des stupéfiants en provenance d’Afghanistan vers l’étranger. La première route (35 à 40%) passe par l’Iran, le deuxième itinéraire emprunté par les trafiquants (25 à 30%) passe par le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Ensuite, la drogue parvient en Fédération de Russie, pour l’essentiel, en provenance du Kazakhstan: environ 50 tonnes d’héroïne par an. Il y a également l’itinéraire aérien menant en Russie directement depuis le Pakistan et les pays d’Asie centrale, ainsi que les itinéraires maritimes et aériens en provenance des pays d’Afrique.

La troisième route (25 à 30% de la drogue) passe par le Pakistan, plus précisément via le Baloutchistan et le port de Karachi d’où les stupéfiants sont envoyés en Europe occidentale.

L’itinéraire le plus largement suivi pour le transport de la drogue est celui qui passe par le Tadjikistan où les forces de l’ordre sont très corrompues. La baisse considérable des saisies de drogue à la frontière tadjiko-afghane depuis le retrait des gardes-frontières russes du Tadjikistan en 2005 en est une confirmation.

Le Kirghizstan intensifie sa lutte contre le trafic de drogue et les représentants de la Commission de contrôle du trafic de drogue qui fonctionne auprès du président de ce pays coopèrent étroitement avec leurs collègues iraniens. Cette activité est bien justifiée car l’accroissement du trafic de stupéfiants déstabilise la situation dans la vallée du Ferghana.

Les dirigeants de l’Ouzbékistan accordent une grande attention, surtout après les événements tragiques d’Andijan de mai 2005, à la lutte contre le trafic de drogue via leur territoire dans la mesure où plusieurs organisations terroristes internationales participent à ce trafic.

C’est le Kazakhstan qui lutte de la façon la plus énergique contre le trafic de drogue. Les forces de l’ordre de cette république saisissent plus de 23 tonnes de stupéfiants par an et suppriment environ 200 filières d’acheminement.

Pour l’instant, la coopération avec les forces de l’ordre du Turkménistan n’est pas au niveau souhaité. Certes, cette voie n’est pas si largement empruntée pour transporter de grandes quantités d’opium et d’héroïne en provenance d’Afghanistan, mais elle constitue ce qu’on appelle la « zone grise », mal contrôlée par la communauté internationale.

Les dirigeants afghans qui ont remplacé les talibans ont tout de suite initié une lutte contre la production de stupéfiants. Un décret interdisant la culture du pavot à opium a été promulgué peu après la formation de l’administration temporaire de Hamid Karzaï, une agence de lutte contre le trafic de stupéfiants a été mise en place, suivie d’une campagne pour la suppression des plantations d’opium. Il avait alors été prévu que la production de stupéfiants dans le pays diminuerait de 75% avant 2008. Ces mesures se sont avérées cependant insuffisantes.

Par conséquent, le trafic de drogue afghan représente une menace réelle pour la sécurité de notre pays et celle des États d’Asie centrale. Le transit de stupéfiants ne cesse d’augmenter et prend une envergure alarmante. Les troupes des États-Unis et de l’OTAN qui se trouvent en Afghanistan refusent de lutter contre cette menace. Dans ces conditions, il devient vital de réunir toutes les ressources disponibles pour lutter contre ce fléau général. Il faut le faire dans le cadre de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC, qui regroupe la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan).

Vladimir Evseïev est secrétaire scientifique du Conseil de coordination des prévisions de l’Académie des sciences de Russie.

Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur.

http://www.alvinet.com/actualite/article-4566393-afghanistan-la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue-sans-les-etats-unis.html

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Drogue: Washington se dit prêt à remonter jusqu'au gouvernement afghan

Publié le jeudi 01 avril 2010 à 12H55

L'agence américaine de lutte contre la drogue (Drug enforcement administration, DEA) est prête à remonter les filières de trafiquants afghans, y compris jusqu'au sein du gouvernement, a déclaré jeudi sa dirigeante par intérim, Michelle Leonhart.

"Nous irons là où nous conduirons les preuves", a affirmé Mme Leonhart, administratrice adjointe de la DEA, qui dépend du ministère américain de la Justice, lors d'une conférence de presse à Kaboul.

"S'il y a des des preuves contre de hauts responsables du gouvernement, j'ai tout à fait confiance dans le fait qu'en partenariat avec la police anti-drogue et le ministère de l'Intérieur (afghan), nous les exploiterons", a-t-elle ajouté.

Mme Leonhart, de retour d'une visite à Marjah (sud), répondait à une question sur les accusations répétées d'implication d'Ahmed Wali Karzaï, frère du président Hamid Karzaï, dans le trafic de stupéfiants dans la province de Kandahar (sud), dont il préside le Conseil provincial (le Parlement local).

"Je ne parlerais pas de cas particulier", a-t-elle cependant ajouté.

Plusieurs capitales occidentales dénoncent régulièrement l'implication de hauts responsables gouvernementaux ou des autorités provinciales dans le trafic de drogue.

"Maintenant que nous sommes montés en capacité ici, que nous sommes en mesure de travailler de concert et mener ensemble ces vastes enquêtes", a-t-elle ajouté, "nous allons faire porter notre attention sur la corruption".

Marjah, situé dans la province du Helmand, véritable grenier de l'opium afghan, est l'un des objectifs de l'opération Mushtarak (Ensemble), lancée le 13 février et mettant en oeuvre des moyens militaires considérables, 15.000 soldats de l'Otan et de l'armée afghane.

L'agence américaine de lutte contre la drogue (Drug enforcement administration, DEA) est prête à remonter les filières de trafiquants afghans, y compris jusqu'au sein du gouvernement, a déclaré jeudi sa dirigeante par intérim, Michelle Leonhart.

"Nous irons là où nous conduirons les preuves", a affirmé Mme Leonhart, administratrice adjointe de la DEA, qui dépend du ministère américain de la Justice, lors d'une conférence de presse à Kaboul.

"S'il y a des des preuves contre de hauts responsables du gouvernement, j'ai tout à fait confiance dans le fait qu'en partenariat avec la police anti-drogue et le ministère de l'Intérieur (afghan), nous les exploiterons", a-t-elle ajouté.

Mme Leonhart, de retour d'une visite à Marjah (sud), répondait à une question sur les accusations répétées d'implication d'Ahmed Wali Karzaï, frère du président Hamid Karzaï, dans le trafic de stupéfiants dans la province de Kandahar (sud), dont il préside le Conseil provincial (le Parlement local).

"Je ne parlerais pas de cas particulier", a-t-elle cependant ajouté.

Plusieurs capitales occidentales dénoncent régulièrement l'implication de hauts responsables gouvernementaux ou des autorités provinciales dans le trafic de drogue.

"Maintenant que nous sommes montés en capacité ici, que nous sommes en mesure de travailler de concert et mener ensemble ces vastes enquêtes", a-t-elle ajouté, "nous allons faire porter notre attention sur la corruption".

Marjah, situé dans la province du Helmand, véritable grenier de l'opium afghan, est l'un des objectifs de l'opération Mushtarak (Ensemble), lancée le 13 février et mettant en oeuvre des moyens militaires considérables, 15.000 soldats de l'Otan et de l'armée afghane.

http://www.varmatin.com/article/monde/drogue-washington-se-dit-pret-a-remonter-jusquau-gouvernement-afghan

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et pompom sur la cerise :

Haschich et Opium : l’Afghanistan leader mondial

Publié le avril 1, 2010
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L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié mercredi un rapport sur le cannabis en Afghanistan qui révèle que le pays, déjà premier producteur d’opium au monde, est aussi leader dans la production de haschich, la résine de cannabis.

145 kilos par hectare

« Même si d’autres pays ont des cultures plus étendues, le rendement étonnant des récoltes afghanes, soit 145 kilos par hectare de haschich contre 40 pour le Maroc par exemple, en font le premier producteur au monde, avec entre 1.500 et 3.000 tonnes produites par an », a précisé le directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa.

Le rapport, basé sur des données recueillies dans 1.634 villages de 20 provinces, montre que le cannabis est cultivé à grande échelle dans la moitié des 34 provinces afghanes.

« Ces cinq dernières années, la production de cannabis est descendue du nord au sud de l’Afghanistan. Comme l’opium, la culture du cannabis est maintenant concentrée dans les régions instables », a déclaré M. Costa.

3.900 dollars par hectare

Le revenu moyen tiré du cannabis est de 3.900 dollars par hectare cultivé, soit 300 dollars de plus que le rendement de l’opium. Il est en outre moins cher à cultiver, plus facile à récolter et à transformer.

Le rapport révèle néanmoins que la culture de l’opium continue d’être préférée à celle du cannabis en Afghanistan car le cannabis se conserve moins longtemps et se récolte en été, lorsque moins d’eau est disponible pour l’irrigation.

Même si le cannabis est consommé à l’intérieur du pays, les principaux flux commerciaux suivent les routes du trafic de l’opium, particulièrement dans les provinces de Balkh, Uruzgan et Kandahar.

En 2008, une saisie massive de cannabis, plus de 245.000 kilogrammes, a eu lieu à Kandahar. « Toutes les drogues en Afghanistan, que ce soit l’opium ou le cannabis, sont taxées par ceux qui contrôlent les territoires, fournissant ainsi des revenus supplémentaires aux insurgés », a rappelé Antonio Maria Costa.

« Le problème de drogue de l’Afghanistan est plus complexe encore que le commerce de l’opium », a t il aussi souligné. « Mais le remède reste le même. En améliorant la sécurité et le développement dans les régions du pays productrices de drogues, nous pouvons porter un coup d’arrêt au plus gros fournisseur mondial en haschich et en héroïne ».

http://www.toulouse7.com/2010/04/01/haschich-et-opium-lafghanistan-leader-mondial/

http://www.france-info.com/ressources-monde,53-2010-03-31-l-afghanistan-est-le-premier-producteur-mondial-de-haschich-et-d-424386-47-53.html

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Démantèlement d'un trafic de stupéfiants dans le Var et les Bouches-du-Rhône: 22 personnes ; la drogue provenait d'Afghanistan

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