PARIS (AFP) - 03/09/09 12:28
http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Lettres-de-menaces-contre-des-personnalites-de-droite-9-interpellations-dans-l-Herault.html
euf personnes ont été interpellées jeudi dans le département de l'Hérault et placées en garde à vue dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyée à des personnalités de droite, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.
"A ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause des neuf interpellés", a-t-on précisé de même source.
Parmi les gardés à vue figure un ancien militaire déjà entendu au mois d'avril dans cette affaire, a précisé RTL.
Les perquisitions sont toujours en cours, a ajouté la radio.
Trois services de police sont intervenus dans cette opération, a-t-on précisé de source proche de l'enquête : la sous-direction anti-terroriste de la direction centrale de la PJ, la direction régional de la PJ de Montpellier et la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris, a-t-on précisé.
Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et à Saint-Pons-de-Thomières dans l'Hérault (environ 30 km au nord-ouest de Béziers).
Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, parfois accompagnés d'une balle, postées dans le Midi, ont au total été adressés à des ministres ou personnalités de droite comme le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc, le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati et de la Culture Christine Albanel.
Certains médias comme TF1 ou France Télévisions ont eux aussi été destinataires de courriers de ce type.
Ces envois avaient amené le parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste, à ouvrir une enquête préliminaire début mars.
Treize perquisitions avaient été menées le 7 avril à Montpellier et dans sa région dans le cadre de cette affaire. Elles n'avaient pas donné lieu à des placements en garde à vue.
Un informaticien au chômage de 47 ans, militaire de réserve, soupçonné d'être l'auteur des lettres avait été interpellé le 4 mars à Montpellier à la suite d'une dénonciation de son ex-compagne. Il avait été remis en liberté 34 heures plus tard en l'absence de charges contre lui
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SAINT-PONS-DE-THOMIERES, Hérault (AFP) - 03/09/09 19:22
Lettres de menaces contre des personnalités de droite: 11 interpellations
Onze personnes ont été interpellées jeudi dans l'Hérault dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyées à des personnalités de droite, dont le président Sarkozy.
Dix d'entre elles restaient en garde à vue vers 18h00, l'une d'elles ayant été remise en liberté, selon des sources proches de l'enquête.
Parmi les personnes interpellées figurent un buraliste, ancien légionnaire déjà entendu mi-août (bien août) dans cette affaire, un chirurgien-dentiste, un architecte, un notaire, a-t-on appris de mêmes sources.
Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et Saint-Pons-de-Thomières (à 30 et 50 km au nord-ouest de Béziers), et des perquisitions ont été menées aux domiciles et commerces de ces personnes, faisant intervenir trois services de police - la direction centrale de la PJ, la direction de la PJ de Montpellier et la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris.
Vers 06H00-06H30, les policiers sont entrés dans la boutique de l'ex-militaire à Saint-Pons, selon un témoin qui a souhaité garder l'anonymat.
Ils ont ensuite perquisitionné les locaux du Secours populaire, où l'homme exerce une activité de bénévole, avant d'en ressortir vers 15H30, encadrant le buraliste menotté dans le dos. Celui-ci s'est écrié, devant les cameramen et photographes: "Front rouge, vive la République sociale!", a constaté un journaliste de l'AFP.
Les policiers, dont certains cagoulés, l'ont alors poussé dans une voiture et sont partis en trombe.
Un chauffeur routier aurait également été interpellé, d'après sa compagne, qui a estimé, interrogée par l'AFP, que cette arrestation était liée à ses "activités politiques".
Beaucoup de ces personnes militent contre les éoliennes. Or la première lettre anonyme contenant une munition avait été adressée en 2007 à Marcel Roques, maire Nouveau centre de Lamalou-les-Bains (Hérault) qui présente la particularité d'avoir sur son territoire une importante ferme éolienne.
Toutes ces personnes "se réclament de mouvements révolutionnaires", proches de l'extrême gauche, selon une source proche de la municipalité. Le buraliste s'était notamment présenté sur une liste d'opposition au maire socialiste Kléber Mesquida.
Dans un courrier daté du 9 mars adressé à Maryse Pechevis, avocate d'un Montpelliérain informaticien au chômage et militaire de réserve, interrogé puis relâché, l'auteur ou les auteurs des menaces demandai(en)t "l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan (cofondateur d'Action directe, NDLR), de Julien Coupat (soupçonné de sabotages contre des lignes SNCF, NDLR), l'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna".
Pour autant, "à ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause" des personnes interpellées, a-t-on précisé de source proche de l'enquête.
Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, postés de plusieurs villes de l'Hérault et parfois accompagnés d'une balle, ont été adressés à des ministres ou personnalités de droite, dont Nicolas Sarkozy.
Les lettres ont été adressées au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, aux ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de la Justice, Rachida Dati, et de la Culture, Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé.
Plusieurs autres personnalités, politiques ou des médias, ont également été destinataires de telles missives.
L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et 45.000 euros d'amende.
http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Lettres-de-menaces-contre-des-personnalites-de-droite-11-interpellations.html
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PARIS (AFP) - 06/09/09 10:08
Lettres de menaces envoyées à des personnalités politiques dont Ségolène Royal : remise en liberté du dernier suspect
Le buraliste de l'Hérault qui était la dernière personne en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les menaces adressées à des hommes politiques par une mystérieuse "cellule 34" a été remis en liberté samedi vers 21H00, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête.
Ce commerçant de Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), où s'était tenu samedi un rassemblement contre les "méthodes policières", avait été interpellé jeudi, en même temps que dix autres personnes.
Samedi soir, toutes avaient été finalement libérées, sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre elles.
Le buraliste, rédacteur d'une feuille qui se qualifie de "prolétarienne", avait déjà entendu précédemment au cours de cette enquête menée par le parquet antiterroriste.
Les enquêteurs cherchent à déterminer qui se cache derrière la "cellule 34" qui a adressé depuis fin 2008 une trentaine de lettres de menaces, parfois accompagnées d'une balle et postées dans le Midi, à des ministres ou personnalités de droite, dont le président Nicolas Sarkozy.
Les personnes interpellées, parmi lesquelles figuraient outre le buraliste - ancien légionnaire -, un dentiste et un architecte, seraient, selon certaines sources, proches de la mouvance d'extrême-gauche et engagées dans la lutte contre l'implantation d'éoliennes.
Les lettres ont été postées de plusieurs villes de l'Hérault: quelques envois sporadiques, inconnus à l'époque, fin 2008, suivis de plusieurs autres missives à partir de début février 2009 d'un même endroit, à proximité de Béziers.
Accompagnées d'une balle de 9 mm, de type 38, les lettres ont été adressées au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, et au président de la République. D'autres missives ont été envoyées à Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé.
Le député UMP du Nord Christian Vanneste et le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc ont également reçu la lettre. Un courrier similaire était aussi parvenu au PDG de TF1 Nonce Paolini au siège de la chaîne à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ainsi qu'à France Télévisions.
http://actu.orange.fr/articles/france/Lettres-de-menaces-envoyees-a-la-droite-remise-en-liberte-du-dernier-suspect.html
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