dimanche 4 décembre 2011

Explosion d'une voiture piégée en Espagne: une quarantaine de blessés

Des enquêteurs marchent au milieu des débris devant la caserne de la gare civile de Burgos où une voiture piégée a explosé mercredi matin. (Felix Ausin Ordonez / Reuters)

L'attentat s'est produit, mercredi matin, près d'une caserne de la garde civile à Burgos, dans le nord du pays. Un véhicule piégé a explosé mercredi matin près d'une caserne de la garde civile à Burgos, dans le nord de l'Espagne, faisant une quarantaine de blessés légers dans cet attentat non revendiqué mais qui porte la marque de l'organisation séparatiste armée basque ETA.

«C'était un véhicule piégé», qui a sauté «vers 04h du matin», a déclaré un porte-parole de la sous préfecture de Burgos, sans confirmer le nombre de blessés.

Selon les médias espagnols, 46 personnes souffrent de coupures et de contusions diverses, et 38 ont été transférées à l'hôpital. Le ministère de l'Intérieur n'était pas immédiatement disponible pour commenter l'information.

La garde civile est une cible privilégiée de l'organisation séparatiste armée basque ETA, que l'ensemble des médias désignent comme responsable de l'attaque.

Le préfet de Castille-et-Leon, Miguel Alejo, interrogé sur la radio nationale, a déclaré qu'il n'y aurait «pas eu d'appel d'avertissement» avant l'explosion, comme le fait parfois l'ETA pour permettre l'évacuation des lieux. Selon lui, «il y a des restes de ce qui semble être une fourgonnette», qui aurait été utilisée comme véhicule piégé.

Le préfet a également affirmé que la volonté des poseurs de bombes était manifestement de tuer. Les dégâts matériels sont importants. La façade de l'immeuble moderne la plus touchée est ravagée, selon les images diffusées par les télévisions, et il y aurait un important cratère dans le sol.

Un poste médical avancé a été installé à proximité. Le dernier attentat attribué à l'ETA remonte à la nuit du 9 au 10 juillet, quand une bombe avait explosé devant un bâtiment du Parti socialiste basque à Durango.

Le dernier attentat mortel de l'ETA a eu lieu le 19 juin, quand un policier est mort dans l'explosion de sa voiture piégée à Arrigorriaga, près de Bilbao. (Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101582462-explosion-d-une-voiture-piegee-en-espagne-une-trentaine-de-blesses

Lire aussi sur le post.fr : http://www.lepost.fr/article/2009/07/29/1638158_espagne-une-trentaine-de-blesses-dans-un-attentat-a-la-voiture-piegee.html

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Attentat à la voiture piégée contre une caserne de la Garde civile à Burgos: une soixantaine de blessés

mercredi 29 juillet à 19H40

Une voiture piégée a explosé dans la nuit de mardi à mercredi près d'une caserne de la Guardia civil à Burgos, dans le nord de l'Espagne, faisant une soixantaine de blessés, selon le ministère de l'Intérieur, qui accuse l'organisation séparatiste basque ETA.

Environ 120 personnes, dont un tiers d'enfants, se trouvaient dans la caserne et les immeubles alentour quand la bombe a explosé, à 4h du matin (02H00 GMT). Trente-huit personnes ont été hospitalisées, essentiellement pour des blessures causées par des éclats de verre, mais toutes sont sorties dans la journée.

La façade de l'immeuble de 13 étages a été éventrée par la déflagration. Nombre d'autres bâtisses du quartier ont vu leurs fenêtres et certains de leurs murs voler en éclats. L'explosion a creusé un cratère qui s'est rapidement rempli d'eau venue des canalisations arrachées.

"La fourgonnette utilisée pour cet attentat a été déplacée de quelque 70 mètres, ce qui donne une idée de la puissance de l'explosion", a souligné le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, qui s'est rendu sur place. Le véhicule équipé de fausses plaques d'immatriculation a probablement été volé en France, selon lui. D'après des enquêteurs cités par les médias espagnols, la bombe utilisée contenait jusqu'à 200kg d'explosifs.

"L'attentat avait pour but de faire des victimes. Quarante-et-un garçons et filles qui dormaient auraient tout simplement pu être tués", a affirmé M. Rubalcaba. "Il n'était pas seulement dirigé contre ceux qui travaillent à la Garde civile, ce qui est déjà détestable en soi, mais il visait aussi leurs familles, ce qui lui donne un caractère encore plus odieux."

L'attentat montre, a-t-il ajouté, qu'ETA n'est pas seulement un groupe "de meurtriers et de sauvages mais aussi de fous. Cela ne les rend pas plus forts mais cela les rend plus dangereux". Le gouvernement est déterminé à vaincre les séparatistes depuis qu'ETA a mis fin à un cessez-le-feu avec un attentat qui a fait deux morts à l'aéroport Barajas de Madrid.

La police a dit n'avoir reçu aucun avertissement par téléphone mercredi, contrairement à l'habitude de l'organisation clandestine qui permet ainsi d'évacuer les lieux, mais l'Intérieur affirme que c'est parfois le cas quand ETA s'en prend à la Garde civile. Pour les autorités, l'attentat porte donc la marque d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA, Pays basque et Liberté, ndlr).

Ancienne capitale du royaume, Burgos est une cité historique qui attire de très nombreux touristes.

Le 19 juin dernier, un engin dissimulé sous une voiture explosait à Arrigorriaga près du port basque de Bilbao, tuant un policier espagnol qui enquêtait sur le groupe séparatiste. Le dernier attentat en date attribué à l'organisation clandestine remonte au 10 juillet et avait causé d'importants dégâts à des locaux du Parti socialiste du Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero à Durango, à une quarantaine de kilomètres à l'est de la ville portuaire basque de Bilbao. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090729/twl-espagne-basques-eta-attentat-synthes-0ef7422.html

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