jeudi 17 novembre 2011

Ban Ki-moon: Khartoum doit assurer la sécurité des personnels de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon attend du Soudan qu'il assure la sécurité des personnels des Nations unies après la demande d'une inculpation du président Omar el-Béchir pour crimes au Darfour, a indiqué lundi son service de presse.

Dans un communiqué, Ban Ki-moon souligne que la Cour pénale internationale (CPI) "est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire".

Indiquant que les opérations de maintien de la paix de l'ONU au Soudan se poursuivront, le communiqué ajoute que M. Ban "attend du gouvernement du Soudan qu'il continue à coopérer pleinement avec les Nations unies, tout en remplissant son obligation d'assurer la sécurité des personnels et des biens de l'ONU sur son territoire".

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a réclamé lundi à La Haye aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre le président Béchir pour "génocide" au Darfour (ouest du Soudan).

Depuis 2003, les affrontements entre forces gouvernementales et mouvements rebelles au Darfour ont fait jusqu'à 300.000 morts et déplacé 2,2 millions de personnes, selon l'ONU. Khartoum parle de quelque 10.000 morts.

avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-onu-cpi-soudan-darfour-conflit-lead-f8fd361.html

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Mandat d'arrêt El-Béchir: l'ONU et la Maison Blanche appellent au calme

AFP -

WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon attend du Soudan qu'il assure la sécurité des personnels des Nations unies après la demande d'une inculpation du président Omar el-Béchir pour crimes au Darfour, a indiqué lundi son service de presse.

Dans un communiqué, Ban Ki-moon souligne que la Cour pénale internationale (CPI) "est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire".

Indiquant que les opérations de maintien de la paix de l'ONU au Soudan se poursuivront, le communiqué ajoute que M. Ban "attend du gouvernement du Soudan qu'il continue à coopérer pleinement avec les Nations unies, tout en remplissant son obligation d'assurer la sécurité des personnels et des biens de l'ONU sur son territoire".

La Maison Blanche a dit lundi que les Etats-Unis allaient examiner la demande de mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, et appelé toutes les parties au calme.

Elle a dans le même temps appelé le gouvernement soudanais à mettre fin aux violences et à permettre à l'ONU de faire son travail.

"Nous allons suivre la situation à La Haye et examiner ce que le procureur a demandé", a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, après que le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, eut demandé aux juges de la CPI à La Haye un mandat d'arrêt contre le président soudanais pour "génocide" au Darfour.

M. Johndroe a cependant rappelé que les Etats-Unis n'étaient pas partie prenante à la CPI.

Mais "nous appelons instamment toutes les parties à garder le calme", a-t-il dit. Cet appel au calme fait écho aux inquiétudes exprimées par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, qui s'est alarmé des conséquences qu'aurait une demande de mandat d'arrêt pour la force mixte ONU-Union africaine (Minuad) chargée du maintien de la paix au Darfour. Ce mandat suscite aussi la crainte de représailles contre les populations du Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile et à une grave crise humanitaire.

"Le Soudan doit cesser les violences commises contre sa population, permettre aux humanitaires et à la force UA-ONU de maintien de la paix de faire son travail et se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU", a dit M. Johndroe. Le Darfour est l'une des grandes causes humanitaires du président George W. Bush. Il qualifie de "génocide" les violences qui y sont commises. Mais les Etats-Unis ont retiré en 2002 leur signature au statut de Rome établissant un tribunal jugeant les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale, les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre. L'administration Bush avait alors invoqué la souveraineté nationale et la possibilité que la Cour pénale internationale remette en cause des décisions de la justice américaine. Cette décision a été largement considérée comme motivée par la crainte que des soldats et des diplomates américains ne soient jugés par cette cour. Elle a renforcé les accusations d'unilatéralisme contre l'administration Bush

avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-usa-cpi-soudan-darfour-2elead-f8fd361.html

AFP -

Réactions très diverses à la demande de mandat d'arrêt contre Béchir

NEW YORK (AFP) - Rejet, soutien, réserves, inquiétudes : la demande lundi par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour génocide au Darfour a suscité des réactions très diverses.

Immédiatement rejetée par le Soudan, désapprouvée par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et par la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), la demande du procureur Luis Moreno-Ocampo aux juges de la CPI, dont la décision devrait prendre plusieurs mois, a reçu un soutien mesuré de l'Union européenne.

Les Etats-Unis ont appelé toutes les parties au calme et l'ONU s'est déclarée inquiète pour le processus de paix au Soudan et pour la sécurité de ses personnels. L'Union africaine (UA) et la Ligue Arabe ont annoncé des réunions d'urgence.

A Khartoum, le ministère des Affaires étrangères a rejeté l'initiative du procureur. "L'accusation contre le président ne tient pas du tout compte des efforts du gouvernement, des puissances régionales et de la communauté internationale" pour la paix au Darfour, a déclaré le porte-parole du ministère, Ali al-Sadiq.

Toutefois, elle ne dissuadera pas le Soudan de continuer ses efforts pour une solution politique au Darfour, a dit le porte-parole. Khartoum ne retirera pas non plus son soutien à la mission ONU-UA de maintien de la paix (Minuad), selon lui.

Plusieurs groupes rebelles du Darfour ont en revanche salué la demande de mandat d'arrêt contre M. Béchir. Mahgoub Hussein, un porte-parole d'une faction de l'Armée de libération du Soudan (SLA), a ainsi évoqué une "victoire pour l'Humanité au Darfour".

La demande du procureur de la CPI a aussi été saluée par plusieurs organisations non-gouvernementales occidentales de défense des droits de l'homme.

Par ailleurs, le ministère soudanais des Affaires étrangères a écarté les craintes de responsables occidentaux et onusiens qui s'inquiétaient de possibles expulsions en représailles. "Nous n'allons renvoyer personne", a déclaré son porte-parole.

Préventivement, l'ONU a relevé le niveau d'alerte pour son personnel au Darfour, et des ambassades occidentales ont recommandé à leurs ressortissants de limiter leurs déplacements au Soudan.

Avant même la demande du procureur, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se déclarait très préoccupé par une éventuelle inculpation. "Cela aurait des répercussions négatives très sérieuses sur l'opération de maintien de la paix, y compris le processus politique", avertissait-il dans une interview au quotidien français Le Figaro.

M. Ban "attend du gouvernement du Soudan qu'il continue à coopérer pleinement avec les Nations unies, tout en remplissant son obligation d'assurer la sécurité des personnels et des biens de l'ONU sur son territoire", a ensuite indiqué son service de presse.

L'Union africaine s'est montrée inquiète. "Rien ne doit être fait qui puisse remettre en cause les processus de paix au Soudan, c'est dans ce sens que nous avons pris des mesures immédiates", a déclaré El-Ghassim Wane, porte-parole de la Commission de l'UA, annonçant une prochaine réunion d'urgence.

La Ligue arabe tiendra elle aussi, à la demande du Soudan, une réunion d'urgence au niveau ministériel samedi au Caire.

Le Conseil de coopération du Golfe s'est prononcé ouvertement contre une inculpation de M. Béchir. "Nous espérons que la CPI n'approuvera pas les accusations du procureur", a déclaré son secrétaire général, Abderrahmane Al-Attiyah.

Les 25 pays de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) ont également rejeté la demande du procureur de la CPI, qui pourrait selon eux "anéantir les efforts de paix menés par des organismes africains". Ils ont dénoncé "l'utilisation de cette cour à des fins d'ingérences dans les affaires intérieures des pays".

Les Etats-Unis, qui ne sont pas partie à la CPI, ont réagi avec une grande réserve. "Nous allons suivre la situation à La Haye et examiner ce que le procureur a demandé", a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe. "Nous appelons instamment toutes les parties à garder le calme."

A Bruxelles, le commissaire européen au Développement, Louis Michel, a estimé "important de mettre un terme à l'impunité qui entoure les crimes" au Darfour et a souligné "la nécessité pour le gouvernement du Soudan de coopérer sans réserve avec la CPI", nécessité également affirmée par plusieurs autres responsables européens.

La requête de M. Moreno-Ocampo est un "développement majeur" et il appartient à la CPI de l'étudier, a relevé M. Michel, "supposant" que les dossiers du procureur étaient "convaincants".

"La recherche d'une solution politique au Darfour et la mise en oeuvre de l'accord de paix Nord-Sud revêtent une importance stratégique", a déclaré la présidence française de l'UE.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-cpi-soudan-darfour-reactions-prev-f8fd361.html

Il a notamment été demandé le gel des avoirs d'El Bechir
publié le 14/07/2008 18:24 sur le blog de romandie blog

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